612078937 1314950074000573 6623521062790991966 n 360x320

Guinée : le CNT convoque une plénière décisive autour du discours de politique générale du gouvernement.

Le Conseil National de la Transition (CNT) tiendra ce mercredi 25 mars 2026, à 15 heures, une séance plénière majeure à l’hémicycle du Palais du Peuple de Conakry. Au cœur de cette rencontre : la présentation du discours de politique générale par le Premier ministre, chef du gouvernement.

Un rendez-vous institutionnel aux enjeux stratégiques

Selon un communiqué officiel, cette session s’inscrit dans le cadre du fonctionnement régulier des institutions de transition. Elle revêt toutefois une importance particulière en raison de la portée du discours attendu.

Le chef du gouvernement devrait y décliner les grandes orientations de l’action publique pour les mois à venir, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de réformes, de gouvernance et de relance économique en Guinée.

Une mobilisation des hautes autorités de l’État

Outre les conseillers nationaux, plusieurs hautes personnalités sont attendues à cette plénière. Parmi elles figurent les présidents des institutions républicaines, ainsi que des responsables de la présidence, dont le ministre secrétaire général et le directeur de cabinet.

Le conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions devrait également prendre part à cette séance.

Une forte représentation gouvernementale et diplomatique

Le gouvernement sera largement représenté, avec la présence annoncée de plusieurs ministres clés, notamment ceux en charge de la Justice, de la Défense nationale, de la Sécurité et de la Protection civile, du Plan et de la Coopération internationale, ainsi que des Affaires étrangères.

La ministre de l’Économie et des Finances, le ministre de l’Administration du territoire et le secrétaire général du gouvernement figurent également parmi les participants.

À ces autorités s’ajouteront le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, la gouverneure de la ville de Conakry, ainsi que les chefs de missions diplomatiques, consulaires et les représentants des organisations internationales accréditées dans le pays.

Enfin, les anciens membres du Comité Transitoire de Redressement National (CTRN) et du CNT de 2010, ainsi que des représentants de la presse publique et privée, sont également attendus.

À travers cette plénière, les autorités entendent poser les bases d’une nouvelle phase de l’action gouvernementale, dans un contexte où les enjeux politiques, économiques et institutionnels restent particulièrement élevés.

Conseil des ministres au senegal president bassirou diomaye faye 1024x675 1 360x320

Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur la production locale, l’économie solidaire et les infrastructures

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mars 2026 au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le président de la République a mis en avant plusieurs priorités stratégiques, notamment la promotion du « consommer local », le développement de l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures routières.

Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de renforcer la résilience économique du pays et de valoriser davantage les ressources nationales.

Renforcer la production nationale et promouvoir le consommer local

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’améliorer l’organisation des marchés agricoles afin d’accompagner les performances enregistrées ces dernières années dans le secteur. Pour Sénégal, l’enjeu consiste désormais à consolider les gains de production en structurant mieux les circuits de commercialisation et de transformation.

Selon le chef de l’État, l’augmentation de la production agricole doit s’accompagner d’une vision globale intégrant la modernisation des marchés, la transformation locale des produits et la promotion de la consommation nationale.

Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, tout en accélérant la mise en œuvre du programme national d’infrastructures de stockage et de conservation. Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce ont également été instruits de conclure des conventions de commercialisation afin de faciliter l’écoulement des productions à des prix rémunérateurs pour les producteurs.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la création d’un label de qualité « Sénégal », destiné à valoriser les produits locaux, ainsi que le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie Alimentaire afin d’améliorer la valorisation scientifique et technologique des céréales et des productions horticoles.

L’économie sociale et solidaire érigée en levier de développement territorial

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement la loi d’orientation encadrant ce secteur.

Le président a appelé à accélérer la mise en place des mécanismes prévus par ce cadre légal, notamment la création d’un fichier national de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de mieux structurer ce secteur qui regroupe coopératives, mutuelles et initiatives communautaires.

Le chef de l’État a également plaidé pour une mobilisation élargie autour d’un modèle de développement endogène reposant sur la participation conjointe des acteurs publics, du secteur privé, des institutions de microfinance, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il a souligné l’importance du Registre National Unique, outil central permettant d’identifier les ménages vulnérables et d’améliorer l’efficacité des programmes sociaux. Il a également demandé une meilleure articulation entre les dispositifs de protection sociale et les initiatives relevant de l’économie solidaire.

Le président a enfin annoncé la tenue, d’ici fin octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

Les infrastructures routières érigées en priorité nationale

Les infrastructures de transport ont également occupé une place importante dans les orientations présidentielles. Le chef de l’État a rappelé que la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes et pistes de production constituent des attentes fortes pour les populations comme pour les acteurs économiques.

Dans ce contexte, il a demandé une accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires et la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec la dynamique d’urbanisation et le développement des pôles économiques du pays.

Diplomatie : Dakar s’apprête à accueillir deux grands rendez-vous internationaux

Sur le plan diplomatique, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine.

Il a annoncé la tenue, les 18 et 19 avril 2026 à Dakar, de la Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal. Cette rencontre vise à renforcer la cohérence et l’efficacité de la politique étrangère du pays.

Dans la continuité de ces initiatives, la capitale sénégalaise accueillera également les 20 et 21 avril la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous majeur réunissant responsables politiques, experts et acteurs civils et militaires autour des enjeux de stabilité et de sécurité sur le continent.

Selon les autorités, ces deux événements contribueront à consolider le rôle diplomatique du Sénégal et à renforcer son positionnement comme acteur clé dans la promotion du dialogue et de la coopération en Afrique.

609157966 1274498564703441 3743024669630310927 n 360x320

Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya renforce son cabinet civil.

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé le 6 mars à une nouvelle série de nominations au sein de la Présidence de la République. Rendues publiques par décret, ces décisions concernent plusieurs conseillers appelés à intégrer ou à renforcer le cabinet civil du chef de l’État.

Ces désignations s’inscrivent dans une dynamique de réorganisation de l’équipe présidentielle, visant à consolider l’accompagnement stratégique du chef de l’État dans la conduite des politiques publiques durant la période de transition.

Plusieurs profils expérimentés au sein du cabinet

Parmi les personnalités nommées figure Moussa Cissé, désigné conseiller chargé de l’emploi, du travail et de la protection civile. L’ancienne ministre de l’Action sociale, Charlotte Daffé, rejoint également la présidence en qualité de conseillère chargée de l’assainissement et de l’environnement.

Autre nomination notable, celle de Maïmouna Diakhaby, désormais conseillère chargée de la stratégie de croissance et du développement économique.

Dans le domaine juridique, la fonction de conseiller est confiée à Alpha Oumar Camara. Les relations avec les institutions de la République seront, quant à elles, suivies par Antoine Akoye Sovogui.

Les questions liées aux infrastructures et aux transports sont désormais placées sous la responsabilité de Yaya Sow, tandis que le secteur de l’énergie sera suivi par Aly Seydouba Soumah.

Par ailleurs, Thierno Mamadou Bah est nommé conseiller personnel du président de la République.

Des conseillers chargés de mission pour compléter l’équipe

Le décret présidentiel prévoit également la nomination de plusieurs conseillers chargés de mission. Il s’agit de Mamadou Dian Diallo, du Tidiane Traoré, de Balla Koivogui, de Ahmed Badara Aly Diallo, de Kemoko Camara et de Mohammed Fiman Camara.

Une réorganisation après un déplacement présidentiel

Ces nominations interviennent peu après le retour du président Mamadi Doumbouya d’un déplacement à l’étranger, marqué notamment par sa participation au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

À travers ce réaménagement, les autorités entendent renforcer l’appareil de conseil de la présidence afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes engagées et de soutenir l’action gouvernementale dans différents secteurs stratégiques.

75556ceb bfff 4dd8 8f59 1166b9193326 1024x1024 1 360x320

Youssouf Soumah nommé Directeur général du Trésor.

Un décret présidentiel diffusé sur les médias d’État a annoncé un réaménagement au sommet de l’administration financière en Guinée.

À la faveur de cette décision, Youssouf Soumah, jusque-là administrateur de l’Agence des dépôts du Trésor, est nommé Directeur général du Trésor public.

Il succède à Kabinet Traoré, qui prend désormais la tête de l’Agence des dépôts du Trésor, dans le cadre d’une permutation entre les deux responsables.

Un poste clé dans la gestion des finances de l’État

La Direction générale du Trésor public occupe une place stratégique dans l’architecture financière de l’État. Elle est chargée notamment de la gestion de la trésorerie publique, de la centralisation des ressources de l’État ainsi que de l’exécution des opérations financières et comptables du gouvernement.

Le directeur général du Trésor joue ainsi un rôle central dans la régulation des flux financiers publics et dans la mise en œuvre de la politique budgétaire.

Le rôle de l’Agence des dépôts du Trésor

De son côté, l’Agence des dépôts du Trésor assure la gestion et la sécurisation des fonds publics déposés au Trésor. Elle intervient également dans certaines opérations financières réalisées pour le compte de l’État et de plusieurs organismes publics.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a détaillé les motivations précises de cette permutation entre les deux hauts responsables de l’administration financière.

122499989 gettyimages 506266878 594x594 1 360x320

Sénégal : un projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » adopté en Conseil des ministres.

Le gouvernement du Sénégal, dirigé par le Pastef, a adopté en Conseil des ministres, mercredi 18 février, un projet de loi visant à durcir la législation sur l’homosexualité, conformément à une promesse électorale du parti au pouvoir.

Le texte modifie l’article 319 du Code pénal et propose d’augmenter considérablement les peines pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature ». Les peines de prison pourraient désormais atteindre dix ans, contre cinq ans actuellement, tandis que les amendes maximales passeraient de 1,5 million à 10 millions de F CFA.

Extension des sanctions à l’apologie des relations homosexuelles

La nouveauté majeure du projet réside dans l’extension de la répression aux organisations et individus qui feraient l’« apologie » des relations homosexuelles. Selon Amadou Ba, ministre de la Culture, cette disposition concerne notamment les films, programmes télévisés, publications ou écrits promouvant la philosophie LGBT, jugée contraire aux mœurs, coutumes et culture sénégalaises.

Le texte introduit également des sanctions contre les accusations infondées d’homosexualité. Toute « dénonciation calomnieuse » serait punie de deux à trois ans de prison et d’une amende comprise entre 200 000 et 500 000 F CFA, afin de limiter les abus et préserver la présomption d’innocence.

Un processus législatif encore en cours

Pour entrer en vigueur, ce projet de loi doit encore être soumis à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée nationale du Sénégal. Il s’inscrit dans un contexte de débats intenses autour des droits humains et des normes socioculturelles, alors que la criminalisation de l’homosexualité reste l’un des sujets les plus sensibles de la société sénégalaise.

Conseil ministre jpg 360x320

Conseil des ministres : un vaste mouvement à la tête de structures stratégiques

Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 18 février 2026 a procédé à une série de nominations au sein de l’administration sénégalaise. Touchant aussi bien la Présidence de la République que plusieurs ministères stratégiques, ce réaménagement marque une nouvelle étape dans la recomposition de l’appareil d’État.

Au cœur de ce mouvement, un changement notable à la direction de la Société nationale des Habitations à Loyer modéré (SN HLM), structure clé de la politique publique du logement.

SN HLM : un tournant dans la politique du logement social

Bassirou Kébé a été démis de ses fonctions de Directeur général de la SN HLM. Pour lui succéder, le gouvernement a porté son choix sur Pape Abourahmane Dabo, ingénieur des Travaux publics.

Cette nomination intervient dans un contexte de fortes attentes autour du logement social. Face à la pression démographique, à la flambée du coût du foncier et aux difficultés d’accès à un habitat décent pour une large frange de la population, la SN HLM occupe une position stratégique. Le défi porte à la fois sur l’augmentation de l’offre, la transparence dans l’attribution des logements et la maîtrise des coûts, dans un environnement marqué par des tensions foncières persistantes.

Le changement de direction apparaît ainsi comme un signal fort envoyé aux acteurs du secteur et aux ménages en quête de solutions concrètes.

Renouvellement au sein des institutions rattachées à la Présidence

Au titre de la Présidence de la République, le Colonel (er) Tabasky Diouf a été nommé président du Conseil de surveillance de la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS). Cette instance joue un rôle central dans la supervision stratégique des infrastructures aéroportuaires, dans un contexte d’ambition affirmée de positionner le Sénégal comme hub régional.

Diplomatie, énergie et sécurité : des postes sensibles renouvelés

Au ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Salomon Diedhiou prend la direction du Centre national d’action antimines au Sénégal (CNAMS), organisme chargé de la coordination des opérations de déminage, notamment en Casamance, où subsistent encore des séquelles du conflit.

Dans le secteur énergétique, Assane Ndir est nommé administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie, tandis que le magistrat Mamané Djitte en assure désormais la présidence du Conseil d’administration. Ces nominations interviennent dans un contexte de réformes structurelles visant à consolider la gouvernance financière et à accompagner les ambitions nationales en matière d’autonomie énergétique.

Éducation, transports et urbanisme également concernés

Le Conseil des ministres a également acté plusieurs nominations sectorielles. Pape Abdou Dia devient Directeur de la maintenance des constructions scolaires, un poste stratégique pour la pérennité des infrastructures éducatives.

Dans le domaine des transports aériens, Abdoul Aziz Mbodji est nommé président du Conseil d’administration de la Société AIBD SA, entité gestionnaire de l’Aéroport international Blaise-Diagne, infrastructure clé du dispositif aéroportuaire national.

Au ministère de l’Urbanisme, El Hadji Mamadou Gueye est désigné Directeur de l’Architecture, en remplacement de Catherine Marie Thérèse Faye, admise à faire valoir ses droits à la retraite.

Une dynamique de redynamisation administrative

À travers ce vaste mouvement, l’exécutif semble engager une nouvelle phase de redynamisation de l’administration, dans un contexte de réformes et de priorités sectorielles affirmées.

Si plusieurs secteurs stratégiques sont concernés, c’est toutefois le changement à la tête de la SN HLM qui concentre l’attention, tant la question du logement social demeure sensible et centrale dans les préoccupations des populations.

FB IMG 1770418687586 360x320

Décret : Mamadi Doumbouya fixe en détail l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République.

Ce jeudi 12 février, à travers un décret, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a fixé l’attribution, l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République. Le texte, structuré en titres, sections et 44 articles, définit avec précision les missions et la structuration des services placés auprès du Chef de l’État.

Titre I : Dispositions générales

Article 1er : Le présent décret fixe les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République.

Article 2 : La Présidence comporte des services et structures qui ont pour mission d’appuyer le Président de la République dans l’exécution de ses attributions constitutionnelles en assurant notamment le fonctionnement régulier des institutions, des pouvoirs publics et la continuité de l’État.

Article 3 : Les services de la Présidence de la République comprennent un Secrétariat général, un cabinet civil, un cabinet militaire, des organismes spécialisés et des services rattachés. Cette structure est complétée par l’aide de camp du Président de la République.

Titre II : Le Secrétariat général de la Présidence de la République

Article 4 : Placé sous l’autorité du Président de la République, le Secrétariat général de la Présidence impulse et coordonne les activités des services de la Présidence relevant de son autorité. Il est dirigé par un Secrétaire général qui a rang de ministre et est nommé par décret. Le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République est l’ordonnateur délégué du budget de la Présidence de la République.

Section 1 : Attributions du ministre Secrétaire général de la Présidence de la République

Article 5 : Le ministre Secrétaire général de la Présidence assure la coordination des décisions présidentielles avec les actions du gouvernement, des institutions républicaines et de l’ensemble de l’administration publique. Il assiste au conseil interministériel et au conseil des ministres.

Il assure la préparation des conseils des ministres en relation avec le ministre Directeur de cabinet et le Secrétaire général du gouvernement. Il assure, au terme de chaque conseil des ministres, avec le Secrétaire général du gouvernement, la rédaction d’un relevé de décisions et d’un compte rendu intégral des délibérations qui ne sont pas rendues publiques.

Il assiste le Président de la République dans la formation des choix politiques et techniques correspondant à sa vision de la Nation. Il assure le suivi des activités gouvernementales et parlementaires pour le Président de la République et la coordination entre la Présidence et la Primature. Il peut recevoir délégation de signature du Président de la République sur des matières déterminées par celui-ci.

Il prépare les correspondances du Président destinées aux institutions de la République, aux administrations et aux autorités étrangères. Il gère le courrier de la Présidence et accomplit des missions particulières que le Président peut lui confier.

Il supervise les travaux des cellules techniques créées par le Président, chargées de formuler des avis et recommandations politiques et techniques sur les choix stratégiques et toutes questions soumises par le Chef de l’État.

Il assure le suivi de l’implémentation des orientations du Président à travers les institutions publiques, propose des solutions et stratégies pour la réalisation des missions constitutionnelles du Président, et assure les relations avec les institutions de la République, les formations politiques, la société civile et les confessions religieuses.

Il établit les décrets et ordonnances soumis à la signature du Président et en assure le suivi pour leur publication au Journal officiel. Il peut représenter le Président à sa demande lors d’événements officiels.

Section 2 : Organisation et fonctionnement du Secrétariat général

Article 6 : Le Secrétariat général comprend des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, des services propres et des services rattachés.

Article 7 : Le Secrétariat particulier, les conseillers techniques, les chargés de mission et les attachés de cabinet assistent le ministre Secrétaire général. Les membres de ce personnel, à l’exception des conseillers techniques, sont nommés par arrêté du ministre Secrétaire général. Les conseillers techniques sont nommés par décret.

Article 8 : Le ministre Secrétaire général dispose des services propres suivants placés sous son autorité : la Division des affaires financières, la Division des ressources humaines et le Secrétariat central.

Article 9 : La Division des affaires financières (DAF) a pour mission de gérer les questions financières et budgétaires de la Présidence et d’assurer la comptabilité publique de la Présidence. Elle est dirigée par un chef de division nommé par arrêté du ministre en charge du budget à la suite d’une sélection compétitive.

Article 10 : La Division des ressources humaines (DRH) élabore et met en œuvre la politique de gestion du personnel et de développement des ressources humaines de la Présidence. Elle est dirigée par un chef de division nommé par arrêté du ministre chargé de la Fonction publique à la suite d’une sélection compétitive.

Article 11 : Le Secrétariat central, ayant rang de division de l’administration générale, est chargé de l’enregistrement, de la distribution et de l’expédition du courrier des services de la Présidence. Son chef et ses collaborateurs sont nommés par arrêté du ministre Secrétaire général.

Article 12 : Les services rattachés au ministre Secrétaire général comprennent la Direction nationale des archives et la Direction des garages du gouvernement.

Article 13 : La Direction nationale des archives est dirigée par un directeur nommé par décret sur proposition du ministre Secrétaire général.

Article 14 : La Direction des garages du gouvernement assure l’attribution, l’entretien et la réparation de la flotte de véhicules destinés aux délégations officielles de l’État et aux missions officielles à l’intérieur du pays. Elle gère administrativement cette flotte et assure la formation du personnel. Elle est dirigée par un directeur assisté d’un adjoint, nommés par décret sur proposition du ministre Secrétaire général.

Titre III : Le cabinet civil du Président de la République

Article 15 : Placé sous l’autorité du Président de la République, le cabinet civil impulse et coordonne les activités relevant de son autorité. Il est dirigé par un Directeur de cabinet ayant rang de ministre, nommé par décret. Il assiste aux conseils interministériels et aux conseils des ministres et dispose d’un secrétariat particulier.

Article 16 : Le cabinet civil prépare et organise les déplacements du Président, assure la communication et la couverture médiatique de ses activités, le tient informé, suit la mise en œuvre de ses projets et programmes, représente le Président à sa demande, organise ses contacts personnels, supervise la traduction, assure la gestion et la maintenance des installations et équipements de la Présidence et accomplit toute autre mission confiée par le Président.

Section 2 : Organisation

Article 17 : Le cabinet civil comprend le Directeur de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, des services propres et des services rattachés.

Article 18 : Les membres du personnel, à l’exception des conseillers techniques, sont nommés par arrêté du ministre Directeur de cabinet. Les conseillers techniques sont nommés par décret.

Article 19 : Les services propres comprennent le service médical, le bureau de gestion du parc automobile, la Direction du protocole d’État, l’Intendance générale, l’administration des palais et sites présidentiels.

Articles 20 à 27 : Ces articles définissent en détail l’organisation, les missions et les modalités de nomination des responsables du service médical, du parc automobile, du protocole d’État, de l’Intendance générale et des administrations du Palais des Nations, du Palais du Peuple et de la Cité des Nations, en précisant leurs responsabilités en matière de gestion, de cérémonial, de maintenance et d’autonomie fonctionnelle.

Articles 28 à 32 : Ils fixent les missions des services rattachés au cabinet civil : services spéciaux, bureau central des transmissions, bureau des chiffres, centre de documentation, Direction de la communication et de l’information et Service national des bourses extérieures (SNAB), notamment en matière de sécurité, d’information stratégique, de communication institutionnelle et de gestion administrative des bourses.

Article 33 : Le Président nomme, en plus des conseillers techniques, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique et des conseillers placés directement sous son autorité.

Titre IV : Le cabinet militaire

Articles 34 à 39 : Ces articles organisent l’état-major particulier du Président de la République, composant le cabinet militaire. Dirigé par un chef d’état-major particulier assisté d’un adjoint et de conseillers, il veille à la sécurité du Chef de l’État, prépare les décisions en matière de défense, organise les honneurs militaires, coordonne les unités de sécurité présidentielle et définit le protocole sécuritaire. Les modalités de fonctionnement sont fixées par décret.

Titre V : Les services et organismes spécialisés

Article 40 : Sont directement rattachés au Président notamment la Chancellerie des ordres nationaux, la Banque centrale de la République de Guinée, l’Inspection générale d’État, l’Agence nationale de lutte contre la corruption, la Société guinéenne du patrimoine minier, la Société nationale des pétroles, l’Autorité de régulation des marchés publics, la Loterie nationale de Guinée et l’Autorité de régulation des jeux.

Article 41 : D’autres services sont placés sous son autorité et rattachés par délégation au Secrétariat général, notamment l’Administration et contrôle des grands projets, la Direction du patrimoine bâti public, l’Agence judiciaire de l’État, l’Autorité de régulation des secteurs de l’eau et de l’électricité et d’autres structures stratégiques.

Article 42 : Sont rattachés par délégation au cabinet de la Présidence l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières, l’Agence guinéenne de développement (Guinean Development Board) et l’unité d’exécution du programme Simandou 2040.

Dispositions finales

Article 43 : Les avantages accordés aux travailleurs de la Présidence sont fixés par arrêté du ministre Secrétaire général après accord du Président de la République.

Article 44 : L’ordre protocolaire des hauts cadres de la Présidence est établi comme suit :

Le ministre Secrétaire général ;

Le ministre Directeur de cabinet ;

Les conseillers du Président ;

Le chef d’état-major particulier ;

Les conseillers techniques ;

Les chefs d’organismes spécialisés ;

Les chefs de services ;

Les chargés de mission ;

Les assistants techniques ;

Les attachés de cabinet.

Source : www.guineenews.org

Djiba Diakite 360x320

Djiba Diakité reconduit à la Présidence : un signal de continuité au sommet de l’État.

Confirmé dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité a réagi mercredi 4 février 2026, à l’issue de la lecture du décret présidentiel à la télévision nationale. Par cette décision, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, renouvelle sa confiance à l’un de ses plus proches collaborateurs, figure centrale de l’architecture institutionnelle actuelle.

Dans un message empreint de sobriété et de solennité, Djiba Diakité a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour cette reconduction, qu’il qualifie de marque de confiance reçue « avec honneur et sens aigu des responsabilités ». Selon lui, cette confirmation constitue à la fois un encouragement et une exigence accrue dans l’exercice de ses fonctions, au cœur de la coordination de l’action présidentielle.

Le ministre, directeur de cabinet de la Présidence, a réaffirmé son engagement total à accompagner, avec loyauté et constance, la vision de transformation, de refondation de l’État et de redressement national portée par le président Mamadi Doumbouya. Il a souligné l’importance de la cohérence et de la continuité dans l’action publique, à un moment clé du processus de réformes engagé par les autorités.

« Plus que jamais, l’heure est au travail, à l’unité et à l’action », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective autour des priorités nationales. Un message qui s’inscrit dans la ligne d’une gouvernance axée sur la stabilité institutionnelle, la discipline administrative et la projection de la Guinée vers un avenir durable et prospère.

V6MVza1V 360x320

Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

394989 960x632 1 360x320

Gouvernance et transparence : le Premier ministre Amadou Oury Bah déclare son patrimoine à la Cour suprême.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé ce mercredi au dépôt de sa déclaration de biens auprès de la Cour suprême, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. Cet acte intervient dans le cadre des obligations légales imposées aux plus hauts responsables de l’État à la suite de leur prise de fonction.

S’exprimant devant la presse à l’issue de la procédure, le chef du gouvernement a rappelé le caractère obligatoire de cette démarche, aussi bien pour le président de la République après son investiture que pour le Premier ministre dès son installation. Il a indiqué avoir transmis un dossier complet, accompagné d’une déclaration sur l’honneur retraçant de manière détaillée l’ensemble de son patrimoine.

Un principe central de redevabilité publique

Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité, pour tout responsable public, d’opérer une distinction claire entre le patrimoine privé et les biens relevant de la gestion publique. Selon lui, cette exigence participe pleinement au principe de redevabilité, en permettant aux institutions compétentes, et in fine aux citoyens, d’évaluer la gestion des affaires publiques durant l’exercice des responsabilités gouvernementales.

Pour le Premier ministre, la déclaration de biens constitue un pilier fondamental de la crédibilité de l’action gouvernementale. Elle s’inscrit dans une logique de gouvernance responsable et vise à renforcer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants, en garantissant une gestion transparente et rigoureuse du patrimoine public. Une position qu’il a réaffirmée sur son compte X, en soulignant l’importance de la transparence comme socle de l’action publique.