609157966 1274498564703441 3743024669630310927 n 360x320

Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

612260041 1274498648036766 4798658713082980481 n 360x320

Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

Oignon pommedeterre 360x320

Marchés agricoles : le gouvernement fait le point sur l’arachide, l’oignon, la pomme de terre et le riz.

À l’occasion de la prise de parole périodique du gouvernement devant la presse, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, a dressé un état des lieux détaillé du marché national des produits agricoles de grande consommation. Riz, arachide, oignon et pomme de terre ont été au cœur de cette communication, marquée par la volonté affichée de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir la transformation locale.

Campagne arachidière : priorité à l’approvisionnement local

S’agissant de la campagne arachidière en cours, le ministre a d’abord insisté sur la forte production enregistrée cette année, largement détenue par les paysans. Face aux débats récurrents sur la commercialisation et l’exportation de l’arachide, Serigne Gueye Diop a tenu à clarifier la position de l’État.

« Le gouvernement n’est pas contre l’exportation de l’arachide. Nous avons simplement pris des mesures pour garantir l’approvisionnement prioritaire de la SONACOS, des huiliers et des acteurs locaux avant toute exportation », a-t-il expliqué. Selon lui, cette orientation vise à préserver la capacité de transformation nationale et à sécuriser la chaîne de valeur locale.

Le ministre a par ailleurs indiqué que des discussions sont en cours avec la Chine et d’autres pays importateurs afin de trouver un cadre consensuel pour l’exportation, compatible avec les intérêts stratégiques du Sénégal.

Sur le plan financier, l’État a déjà mobilisé 42 milliards de francs CFA pour l’achat d’arachide. L’objectif gouvernemental est d’atteindre un volume de 250 000 tonnes. À ce stade, la SONACOS a collecté 126 000 tonnes en moins de deux mois, un rythme jugé encourageant par les autorités.

Oignon et pomme de terre : vers l’autosuffisance en 2027

Le ministre du Commerce et de l’Industrie est également revenu sur les efforts engagés pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, en particulier pour l’oignon et la pomme de terre, à l’horizon 2027.

« Cette année, nous sommes proches de 75 % de couverture pour l’oignon », a-t-il indiqué, rappelant que la consommation annuelle nationale est estimée à 350 000 tonnes d’oignons et à environ 150 000 tonnes de pommes de terre. Selon lui, les progrès enregistrés témoignent de l’efficacité des politiques de soutien à la production locale.

Serigne Gueye Diop a souligné un fait marquant : le Sénégal est parvenu à rester neuf mois sans importer d’oignons, un indicateur fort de la montée en puissance de la filière nationale et de la réduction progressive de la dépendance extérieure.

Riz : levée de l’interdiction d’importation du riz brisé

Concernant le riz, denrée stratégique pour les ménages sénégalais, le ministre a annoncé la levée de l’interdiction d’importation du riz brisé. Cette décision s’inscrit, selon lui, dans une logique d’équilibre du marché et de sécurisation de l’approvisionnement.

« Le Sénégal consomme en moyenne 100 000 tonnes de riz par mois et dispose actuellement d’un stock d’environ 400 000 tonnes », a précisé Serigne Gueye Diop. Ces niveaux de stocks sont jugés suffisants pour répondre à la demande nationale à court terme, tout en maintenant une veille sur l’évolution des prix et de la disponibilité.

Une stratégie axée sur la souveraineté alimentaire

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa stratégie de souveraineté alimentaire, fondée sur le soutien à la production locale, la transformation nationale et une gestion encadrée des importations. Les autorités entendent ainsi concilier stabilité des marchés, protection des producteurs et accès durable des populations aux denrées de base.

IMG 6568 360x320

Burkina Faso : le gouvernement dissout l’ensemble des partis politiques et engage une refonte du système partisan.

Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté, jeudi, un décret actant la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques légalement constitués sur le territoire national. Parallèlement, un projet de loi visant à abroger les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement ainsi que le statut du chef de file de l’opposition a été approuvé. La décision a été prise au cours d’une réunion présidée par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État.

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette mesure s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) et dans le processus de refondation institutionnelle engagé depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de transition. L’objectif affiché est de préserver l’unité nationale, de renforcer la cohésion sociale et de corriger ce que l’exécutif qualifie de « dérives structurelles » du système partisan burkinabè.

Un « diagnostic profond » du système politique

Prenant la parole à l’issue du Conseil, le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a expliqué que cette décision est le résultat d’un « diagnostic approfondi » du régime juridique des partis politiques. Selon les autorités, la multiplication des formations politiques au fil des années aurait contribué à fragmenter la société, à exacerber les clivages et à affaiblir la capacité de l’État à conduire des politiques publiques cohérentes.

Le gouvernement estime également que le cadre légal en vigueur n’a pas permis d’assurer une représentation politique efficace ni de répondre aux aspirations profondes des populations, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs.

Transfert des biens et fin du cadre légal existant

Le décret adopté prévoit le transfert à l’État de l’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier des partis politiques dissous. En complément, un projet de loi sera prochainement soumis à l’Assemblée législative de transition pour abroger les textes régissant l’existence, le financement et l’organisation des partis politiques, ainsi que le dispositif institutionnel lié au chef de file de l’opposition.

Selon le gouvernement, cette étape législative vise à poser les bases d’un nouveau cadre politique, plus adapté à la vision de refondation portée par les autorités de transition.

Un tournant majeur pour la vie politique burkinabè

Cette décision marque un tournant historique dans la vie politique du Burkina Faso. Elle redessine en profondeur le paysage institutionnel et interroge sur les modalités futures de participation politique, de gouvernance et de représentation citoyenne.

Si les autorités affirment agir dans l’intérêt supérieur de la nation, les conséquences concrètes de cette dissolution générale sur l’organisation du pouvoir, le dialogue politique et la transition vers un ordre constitutionnel durable restent à observer. Le gouvernement assure, pour sa part, que cette réforme vise à jeter les bases d’un État plus fort, plus uni et davantage en phase avec les attentes du peuple burkinabè.

618487666 1215698330652057 4698180843920208482 n 360x320

Guinée : Amadou Oury Bah officiellement réinstallé à la Primature.

Reconduit à la tête du gouvernement, le Premier ministre a été installé dans ses fonctions au Palais de la Colombe, dans un contexte marqué par la poursuite de la refondation de l’État et l’ouverture d’une nouvelle séquence de l’action publique.

Amadou Oury Bah a été officiellement installé, ce mercredi 28 janvier 2026, dans ses fonctions de Premier ministre, Chef du Gouvernement, lors d’une cérémonie solennelle tenue au Palais de la Colombe. L’acte d’installation a été présidé par le Ministre Secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, et le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, consacrant ainsi sa reconduction à la tête de l’Exécutif.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses hautes autorités civiles et militaires, témoignant de l’importance institutionnelle de l’événement. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le Vérificateur général, Dr Joseph Togna Doré, des conseillers à la Présidence de la République, le Chef d’état-major général des Armées, le général Ibrahima Sory Bangoura, le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le général Balla Samoura, ainsi que plusieurs ministres intérimaires. D’anciens Premiers ministres ont également pris part à la cérémonie.

Chargé de conduire la prise de fonction, le Vérificateur général a rappelé que les missions du Chef du Gouvernement s’exercent dans un contexte de profonde refondation de l’État, marqué par des réformes institutionnelles, économiques et sociales d’envergure. Il a souligné la complexité des responsabilités confiées au Premier ministre, appelant à une coordination rigoureuse de l’action gouvernementale et à une culture de résultats.

Prenant la parole, Amadou Oury Bah a déclaré mesurer « pleinement la portée politique et institutionnelle de la responsabilité » qui lui est confiée. Il a affirmé sa détermination à conduire un gouvernement « résolument aligné sur les orientations stratégiques du Président de la République, Son Excellence le général Mamadi Doumbouya », avec pour priorité la satisfaction des attentes essentielles des populations.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur les principes devant guider l’action de son équipe, insistant sur la nécessité d’une gouvernance exemplaire fondée sur la responsabilité, la redevabilité et l’efficacité de l’action publique. Il a réaffirmé son engagement à renforcer la discipline gouvernementale et à accélérer la mise en œuvre des politiques publiques.

À l’issue de son intervention, le Vérificateur général a officiellement renvoyé Amadou Oury Bah dans l’exercice de ses fonctions, en lui rappelant son rôle central dans la coordination de l’action gouvernementale et la recherche de résultats tangibles au service de l’État et des citoyens. La cérémonie s’est achevée par son installation dans son bureau à la Primature.

Économiste et homme politique chevronné, Amadou Oury Bah est considéré comme l’un des acteurs clés du processus de refondation engagé sous le leadership du Président Mamadi Doumbouya. Sa reconduction à la tête du gouvernement, conjuguée à la nouvelle configuration de l’Exécutif, s’inscrit dans une logique de continuité politique et constitue l’un des premiers marqueurs institutionnels du septennat présidentiel en cours.

Bah Oury okn e1745259487429 1 360x320

Guinée : reconduit à la Primature, Bah Oury mesure « une responsabilité encore plus lourde ».

Reconduit à la tête du gouvernement guinéen, Bah Oury a livré ses premières réactions publiques, mêlant reconnaissance, humilité et sens aigu des responsabilités. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le Premier ministre a salué le renouvellement de la confiance que lui a accordée le président de la République, Mamadi Doumbouya, dans un contexte national et sous-régional qu’il qualifie d’exigeant.

Un renouvellement de confiance salué

« Je suis particulièrement ému, d’abord pour le renouvellement de la confiance que le Président de la République, Mamadi Doumbouya, m’a une nouvelle fois gratifié », a écrit le chef du gouvernement. Cette reconduction intervient à un moment charnière pour la Guinée, engagée dans une nouvelle phase institutionnelle et confrontée à des défis économiques, sociaux et sécuritaires majeurs.

Au-delà de l’acte institutionnel, Bah Oury dit avoir été profondément marqué par l’élan de soutien populaire qui a suivi l’annonce de sa reconduction. Il affirme avoir reçu, ces derniers jours, de nombreux messages de félicitations et d’encouragements, en provenance de citoyens guinéens de l’intérieur du pays, de la diaspora, mais aussi de personnes qui lui étaient jusque-là inconnues.

Une attente collective clairement exprimée

Pour le Premier ministre, cette mobilisation spontanée traduit une attente forte et transversale au sein de la société. « Lorsqu’une multitude de gens d’horizons divers, de sensibilités diverses, expriment cette empathie, cela veut dire que tout ce monde attend de moi une action qui permettra de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins », a-t-il souligné.

Une lecture qui confère à sa reconduction une dimension dépassant le simple cadre gouvernemental, pour s’inscrire dans une exigence de résultats concrets, notamment en matière de gouvernance, de cohésion sociale et de développement.

Une mission jugée plus exigeante que par le passé

Conscient des enjeux, Bah Oury reconnaît que la tâche qui l’attend est aujourd’hui « encore beaucoup plus lourde que par le passé ». Il affirme néanmoins sa détermination à assumer pleinement cette responsabilité, en étroite collaboration avec le président Mamadi Doumbouya, dans le cadre de la mise en œuvre du programme présidentiel.

Dans un registre empreint de spiritualité, le Premier ministre a également invoqué l’aide divine, appelant à la force et à la sagesse nécessaires pour transformer les attentes populaires en actions concrètes. « Je mesure avec gravité la charge que le Président Doumbouya m’a confiée », a-t-il insisté, promettant de faire de son mieux pour être à la hauteur de la confiance placée en lui.

Un engagement au service de la Guinée et de la sous-région

Au-delà des frontières nationales, Bah Oury a rappelé que les choix et orientations de la Guinée s’inscrivent dans un environnement ouest-africain interconnecté. Il a réaffirmé sa volonté de travailler pour répondre aux aspirations des populations guinéennes, tout en contribuant à la stabilité et au progrès de la sous-région.

Cette prise de parole marque ainsi le ton d’un nouveau mandat placé sous le signe de la responsabilité, de l’écoute et de l’action, dans un contexte où les attentes citoyennes demeurent particulièrement élevées.

General mamadi doumbouya prg 360x320

Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe l’architecture du nouveau gouvernement.

Le président de la République de Guinée, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la structuration officielle du gouvernement à travers un décret présidentiel lu ce lundi 26 janvier 2026 à la télévision nationale. Cette décision, prise sur proposition du Premier ministre, chef du gouvernement, marque une étape institutionnelle majeure dans la mise en place de la nouvelle équipe exécutive.

Une organisation gouvernementale clarifiée

Le décret présidentiel définit de manière précise l’architecture de l’Exécutif, en établissant la liste complète des départements ministériels appelés à conduire l’action gouvernementale. Cette structuration vise à renforcer la lisibilité de l’action publique, à mieux répartir les compétences sectorielles et à répondre aux priorités économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Aux termes de l’article premier du décret, le gouvernement de la République de Guinée est désormais composé des départements suivants :

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Ministère de la Défense nationale

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger

Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget

Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement

Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique

Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale

Ministère des Mines et de la Géologie

Ministère de l’Agriculture

Ministère de l’Élevage

Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité

Ministère de la Jeunesse et des Sports

Ministère des Infrastructures

Ministère des Transports

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation

Ministère de l’Environnement et du Développement durable

Ministère de l’Énergie

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

À ces départements s’ajoutent deux structures transversales essentielles au fonctionnement de l’État :

le Secrétariat général du Gouvernement,

le Secrétariat général des Affaires religieuses.

Un cadre pour l’action gouvernementale

Cette nouvelle architecture gouvernementale constitue le socle institutionnel sur lequel reposera l’action de la prochaine équipe ministérielle. Elle traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un appareil exécutif structuré, capable de conduire les réformes prioritaires, d’assurer la coordination des politiques publiques et de répondre aux attentes des citoyens en matière de gouvernance, de développement et de cohésion sociale.

La publication de ce décret ouvre désormais la voie à la nomination des ministres appelés à diriger ces départements, étape attendue dans la consolidation du nouvel exécutif guinéen.

G YdG9WXwAAOqOY 360x320

Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé dévoile un gouvernement de continuité après les législatives.

Deux jours après sa reconduction à la Primature, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a annoncé, vendredi soir, la composition du nouveau gouvernement. Sans surprise, l’équipe gouvernementale s’inscrit largement dans la continuité de l’exécutif précédent, avec une ossature quasi inchangée et seulement quelques ajustements ciblés.

Des ajustements à la marge, une architecture inchangée

Le remaniement opéré se distingue par son caractère limité. Koffi N’Guessan quitte le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage pour prendre la tête du ministère de l’Éducation nationale, un portefeuille stratégique dans un contexte de réformes du système éducatif. De son côté, Nialé Kaba passe du ministère du Plan et du Développement à celui des Affaires étrangères, succédant ainsi à Léon Kacou Adom.

Autre évolution notable : Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense et frère du président de la République, conserve son portefeuille tout en accédant au rang de vice-Premier ministre, renforçant ainsi son poids au sein de l’architecture gouvernementale.

Des départs remarqués au sein de l’exécutif

Si la stabilité domine, plusieurs figures quittent néanmoins le gouvernement. Léon Kacou Adom, jusque-là ministre des Affaires étrangères, Bouaké Fofana, ancien ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, ainsi que Laurent Tchagba, en charge des Eaux et Forêts, ne figurent plus dans la nouvelle équipe.

Le départ le plus commenté reste toutefois celui de Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture et du Développement rural depuis 2019. Son portefeuille, central dans une économie largement portée par le secteur agricole, était l’un des piliers de l’action gouvernementale ces dernières années.

Un contexte politique largement favorable au pouvoir

La formation de ce nouveau gouvernement intervient après la démission de l’équipe précédente, survenue un mois après les élections législatives, largement remportées par le parti au pouvoir, qui détient près de 80 % des sièges à l’Assemblée nationale. Ce large contrôle parlementaire conforte la majorité présidentielle et offre à l’exécutif une marge de manœuvre politique importante.

Cette stabilité institutionnelle s’inscrit dans la continuité de la réélection du président Alassane Ouattara, en octobre dernier, pour un quatrième mandat, avec près de 90 % des suffrages. Dans ce contexte, le choix d’un gouvernement de continuité apparaît comme un signal de cohérence et de maîtrise du calendrier politique, à l’heure où les autorités entendent poursuivre les réformes économiques et sociales engagées.

En reconduisant l’essentiel de son équipe, le chef de l’État et son Premier ministre privilégient ainsi la stabilité gouvernementale, tout en procédant à quelques rééquilibrages stratégiques, dans un paysage politique désormais largement balisé en faveur du pouvoir en place.

Bah Oury okn e1745259487429 360x320

Guinée : la Transition s’achève, l’heure des choix s’ouvre pour la Cinquième République.

 Ce jeudi 22 janvier 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté la démission de son gouvernement au président Mamadi Doumbouya. Un acte institutionnel fort, intervenu cinq jours seulement après l’investiture solennelle du chef de l’État, qui marque la fin d’un cycle politique exceptionnel et l’entrée formelle dans l’ère du mandat septennal de la Cinquième République.

Au Palais Mohammed V, l’heure n’est plus à la gestion de l’urgence, mais à la consolidation d’un pouvoir désormais adossé à la légitimité des urnes. Cette séquence, hautement symbolique, ouvre un nouveau chapitre de la vie politique guinéenne, tout en posant une question centrale : assiste-t-on à une simple reconfiguration institutionnelle ou à une véritable refondation de l’exécutif ?

Après la Transition, l’exigence de cohérence politique

Durant la période transitoire, les ministres avaient pour mission principale de stabiliser le pays, conduire des réformes prioritaires et préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Ils étaient, pour l’essentiel, des gestionnaires de transition, évoluant dans un cadre d’exception, avec des marges d’action dictées par l’urgence et l’instabilité héritée du passé.

La donne a radicalement changé. Fort d’un plébiscite électoral – 86 % des suffrages en faveur du président Doumbouya – le pouvoir exécutif s’inscrit désormais dans une temporalité longue. Cette nouvelle légitimité démocratique impose une autre exigence : celle de la responsabilité politique, de la vision stratégique et de la redevabilité devant les citoyens.

Un moment de vérité pour le pouvoir exécutif

La formation du prochain gouvernement apparaît ainsi comme un test décisif pour le président Mamadi Doumbouya. Elle devra traduire, dans les faits, la promesse de refondation institutionnelle, de bonne gouvernance et de renouveau de l’action publique.

Au-delà du protocole et des symboles, c’est bien la capacité du nouveau pouvoir à rompre avec les pratiques du passé, à instaurer une gouvernance efficace et à répondre aux attentes sociales et économiques qui déterminera si cette transition vers la Cinquième République marque une simple continuité ou un véritable tournant historique pour la Guinée.

000 34JA6GN1 360x270

Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé confirmé à la Primature, un choix de continuité stratégique.

Nommé Premier ministre en octobre 2023 à la surprise générale, Robert Beugré Mambé, 74 ans, s’impose aujourd’hui comme un pilier central de l’architecture gouvernementale ivoirienne. Sa reconduction ne suscite guère d’étonnement tant son passage à la tête du gouvernement s’est inscrit dans une logique de stabilité, de résultats et de continuité politique.

Depuis son entrée en fonction, le chef du gouvernement a piloté plusieurs dossiers majeurs, au premier rang desquels l’organisation réussie de la Coupe d’Afrique des nations 2024, un événement d’envergure continentale qui a renforcé l’image et la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur la scène africaine. Il a également assuré la coordination de l’action gouvernementale et la mise en œuvre du Programme national de développement (PND), axe structurant de la politique économique et sociale du pays.

Figure influente du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Robert Beugré Mambé a consolidé sa légitimité politique en remportant les élections législatives de décembre dans sa circonscription de Songon, confirmant ainsi son ancrage local et son poids électoral.

Un homme d’expérience salué par le pouvoir

Lors de sa démission formelle intervenue il y a deux semaines, le président de la République, Alassane Ouattara, avait publiquement salué son engagement et son efficacité. Un hommage appuyé repris par le porte-parole du RHDP, Kobénan Kouassi Adjoumani, qui résume le profil recherché par le chef de l’État : « Le président a besoin d’un homme assidu, travailleur, capable de prendre ses responsabilités ».

Pour de nombreux observateurs, ce maintien à la Primature traduit la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils éprouvés, capables d’assurer la continuité de l’action publique dans un contexte politique marqué par des enjeux de gouvernance et de renouvellement.

L’attente autour du nouveau gouvernement

Si la confirmation du Premier ministre est désormais actée, une inconnue majeure demeure : la composition du nouveau gouvernement, attendue dans les prochains jours. Cette étape est particulièrement scrutée, car elle s’inscrit dans la « transition générationnelle » annoncée par le président Ouattara dans le cadre de son quatrième mandat.

Un premier signal fort a été donné le samedi 17 janvier avec l’élection de l’ancien Premier ministre Patrick Achi à la présidence de l’Assemblée nationale. Reste désormais à savoir quel rôle joueront les autres figures de premier plan du RHDP au sein de l’exécutif.

Dans un climat politique attentif aux équilibres internes et aux signaux de renouvellement, la reconduction de Robert Beugré Mambé apparaît comme un choix de stabilité, en attendant les arbitrages décisifs qui façonneront la prochaine équipe gouvernementale ivoirienne.