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Gouvernance extractive : le Sénégal s’impose comme une référence mondiale de transparence

Le Sénégal continue de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale en matière de gouvernance des ressources naturelles. Le pays est désormais considéré comme l’un des modèles mondiaux en matière de transparence dans la gestion du secteur extractif.

Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre des efforts menés pour améliorer la gouvernance des industries extractives, notamment dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines. Le Sénégal s’est illustré par la mise en œuvre rigoureuse des principes de l’Extractive Industries Transparency Initiative (EITI), une norme internationale visant à promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des revenus issus des ressources naturelles.

Une gouvernance axée sur la transparence

Depuis plusieurs années, le Sénégal s’est engagé dans une politique visant à rendre plus transparentes les activités du secteur extractif. Cela passe par la publication régulière des revenus générés par les industries minières et pétrolières, ainsi que par la communication des contrats et des données relatives aux projets.

Cette démarche vise à renforcer la confiance entre l’État, les entreprises et les citoyens, tout en garantissant une meilleure gestion des ressources naturelles du pays.

Un enjeu stratégique pour l’économie

La question de la gouvernance extractive est devenue centrale pour le Sénégal, notamment avec l’entrée du pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière. Les projets offshore comme ceux liés au bassin de Sangomar et au champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim représentent des opportunités économiques majeures pour le pays.

Dans ce contexte, la transparence apparaît comme un élément clé pour assurer une gestion durable de ces nouvelles ressources et éviter les dérives souvent observées dans certains pays riches en matières premières.

Une reconnaissance internationale

La performance du Sénégal en matière de gouvernance extractive lui permet aujourd’hui de se positionner comme une référence à l’échelle internationale. Cette reconnaissance renforce l’attractivité du pays auprès des investisseurs et contribue à consolider son image de partenaire fiable dans le secteur des ressources naturelles.

Pour les autorités sénégalaises, l’objectif reste clair : faire en sorte que l’exploitation des ressources naturelles devienne un levier de développement économique durable et bénéficie réellement aux populations.

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Emploi au Sénégal : les leviers d’Ousmane Sonko pour accélérer l’insertion des jeunes

Face à l’urgence du chômage, notamment chez les jeunes, le gouvernement sénégalais entend intensifier ses actions pour favoriser l’insertion professionnelle et stimuler la création d’opportunités économiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment présenté plusieurs axes stratégiques visant à répondre à ce défi majeur pour le pays.

Miser sur la formation et l’adéquation avec le marché du travail

L’un des principaux leviers identifiés par le gouvernement repose sur le renforcement de la formation professionnelle. L’objectif est d’adapter les compétences des jeunes aux besoins réels du marché du travail, notamment dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’industrie, le numérique et les services.

Selon le Premier ministre, il est essentiel de réduire le décalage entre les formations disponibles et les attentes des entreprises, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.

Encourager l’entrepreneuriat et l’auto-emploi

Au-delà de l’emploi salarié, l’exécutif sénégalais souhaite également promouvoir l’entrepreneuriat comme un moteur de création d’emplois. Des dispositifs d’accompagnement, de financement et de formation devraient être renforcés pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs.

Cette orientation vise à encourager l’auto-emploi et à favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises capables de dynamiser l’économie locale.

Mobiliser les secteurs stratégiques de l’économie

Le gouvernement mise également sur le développement de secteurs à fort potentiel pour générer de nouveaux emplois. L’agriculture, l’économie numérique, l’industrialisation et les projets liés aux ressources naturelles figurent parmi les domaines prioritaires.

Ces secteurs sont perçus comme des moteurs capables de créer des opportunités durables et d’absorber une partie importante de la main-d’œuvre.

Une priorité nationale pour le développement

Pour Ousmane Sonko, la question de l’emploi est au cœur du développement économique et social du Sénégal. L’amélioration de l’insertion professionnelle constitue ainsi un pilier central des politiques publiques visant à réduire la précarité et à renforcer la stabilité économique.

Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une demande croissante d’emplois, la réussite de ces réformes sera déterminante pour l’avenir économique du pays.

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CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF et annonce un recours.

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a réagi à la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal au Maroc.

Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, l’instance sénégalaise indique « prendre acte » de la décision ayant conduit à attribuer officiellement le titre au Maroc sur tapis vert (3-0), à la suite des incidents ayant perturbé la rencontre.

Une décision contestée par Dakar

Cette issue tranche avec le résultat initial du match, remporté sur le terrain par la sélection sénégalaise avant l’interruption liée aux tensions survenues en fin de partie. La décision de la CAF fait suite à un recours introduit par la Fédération royale marocaine de football, finalement jugé recevable par le Jury d’appel.

L’instance continentale considère que le comportement de l’équipe sénégalaise constitue une infraction aux règlements, notamment en matière d’abandon de match. En conséquence, le Sénégal a été déclaré forfait, entraînant l’homologation du score de 3-0 en faveur du Maroc.

La FSF dénonce une décision « inique »

Dans sa réaction officielle, la Fédération sénégalaise de football a vivement critiqué cette décision, qu’elle qualifie d’« inique, sans précédent et inacceptable ». Elle estime qu’un tel verdict porte atteinte à la crédibilité des compétitions africaines et jette le discrédit sur la gouvernance du football continental.

Un recours annoncé devant le Tribunal arbitral du sport

Face à cette situation, la FSF annonce son intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction compétente pour trancher les litiges sportifs internationaux.

L’instance sénégalaise affirme vouloir faire valoir ses droits dans le respect des procédures, tout en réitérant son attachement aux principes d’intégrité et de justice sportive.

Une affaire appelée à se poursuivre

Ce recours ouvre un nouveau chapitre dans ce dossier, qui dépasse désormais le cadre continental. En attendant une éventuelle décision du TAS, cette affaire continue d’alimenter les débats autour de la gestion des compétitions africaines et du respect des règlements en situation de crise.

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Coopération sanitaire : le Sénégal et les États-Unis concluent un accord de 54 milliards de FCFA.

Le Sénégal et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sanitaire avec la signature, le 13 mars à Dakar, d’un protocole d’accord bilatéral d’une valeur de 90 millions de dollars, soit environ 54 milliards de francs CFA.

D’une durée de cinq ans, ce partenariat stratégique vise à renforcer la souveraineté sanitaire du Sénégal à travers des investissements ciblés dans plusieurs domaines prioritaires de la santé publique.

Un partenariat renforcé pour consolider le système de santé

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, cet accord marque une étape importante dans la coopération sanitaire entre les deux pays, qui dure depuis plus de deux décennies. L’objectif est de soutenir le renforcement du système de santé sénégalais, de prévenir la propagation des maladies infectieuses et d’améliorer les indicateurs sanitaires à l’échelle nationale.

Ce nouveau cadre de collaboration repose sur une vision commune des deux gouvernements : sauver des vies, garantir un financement durable du secteur de la santé et soutenir les priorités sanitaires nationales. Parmi les axes d’intervention figurent notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.

Un financement partagé entre Washington et Dakar

Dans le cadre de ce protocole d’accord, le Département d’État américain, avec l’appui du Congrès, prévoit de mobiliser jusqu’à 63 millions de dollars, soit environ 37,8 milliards de francs CFA, sur une période de cinq ans. Ces fonds serviront à soutenir plusieurs programmes de santé, des initiatives de santé numérique ainsi que des actions d’assistance technique.

De son côté, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à cofinancer le partenariat à hauteur de 27,3 millions de dollars supplémentaires, soit près de 16,3 milliards de francs CFA. Cet engagement vise à renforcer la responsabilité nationale dans la prise en charge des services de santé essentiels, notamment en matière d’approvisionnement en produits médicaux, de ressources humaines et de développement des solutions numériques.

Au total, l’État sénégalais prévoit d’investir 71,4 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de francs CFA, dans le secteur de la santé au cours des cinq prochaines années.

Une transition progressive vers une plus grande autonomie

Selon les autorités américaines, le partenariat maintiendra intégralement, durant la première année, le financement des agents de santé communautaires et des produits médicaux. Une transition progressive est toutefois prévue sur cinq ans afin de transférer progressivement certaines responsabilités aux autorités sénégalaises, notamment en matière d’approvisionnement et de financement des ressources humaines de santé.

Les autorités diplomatiques américaines ont également précisé que cet accord n’entraîne ni une réduction de l’engagement financier des États-Unis ni un transfert immédiat de l’ensemble des programmes actuellement financés. Par ailleurs, il ne prévoit aucun accès aux données médicales privées des patients, lesquelles restent protégées par la législation sénégalaise.

Un partenariat stratégique pour la santé mondiale

Au-delà du renforcement du système sanitaire sénégalais, ce partenariat s’inscrit également dans une logique de coopération internationale en matière de santé publique. Les autorités américaines soulignent qu’un système de santé plus résilient au Sénégal contribue également à limiter les risques de propagation des épidémies à l’échelle mondiale.

Ce nouvel accord illustre ainsi la volonté des deux pays de consolider leurs efforts communs pour améliorer durablement la santé des populations et renforcer la capacité de réponse face aux crises sanitaires futures.

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Renégociation des contrats miniers : un tournant stratégique pour la gouvernance des ressources au Sénégal

La décision de l’État du Sénégal de ne pas renouveler les trois concessions minières exploitées par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) marque une étape importante dans la redéfinition de la politique nationale de gestion des ressources naturelles. Cette orientation s’inscrit dans le cadre plus large du processus de réévaluation des contrats stratégiques engagé par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Au-delà d’une simple décision administrative, cette mesure révèle une volonté politique affirmée : rééquilibrer les rapports entre l’État et les opérateurs industriels afin d’assurer une meilleure valorisation des ressources nationales.

Un secteur clé de l’économie sénégalaise

Le phosphate constitue depuis plusieurs décennies l’un des piliers de l’industrie extractive sénégalaise. Exploité principalement par les Industries Chimiques du Sénégal, ce minerai joue un rôle central dans la production d’acide phosphorique et d’engrais, produits largement utilisés dans l’agriculture mondiale.

Les réserves du pays placent le Sénégal parmi les acteurs importants de cette filière en Afrique de l’Ouest. Toutefois, malgré ce potentiel, les retombées économiques pour l’État ont souvent fait l’objet de débats, notamment en ce qui concerne les conditions fiscales, les redevances minières et la gouvernance des concessions.

La renégociation des contrats apparaît ainsi comme une tentative de corriger les déséquilibres historiques et d’adapter les accords aux nouvelles ambitions économiques du pays.

Une volonté de souveraineté économique

La non-reconduction des concessions minières des ICS traduit une orientation stratégique plus large : renforcer la souveraineté économique sur les ressources naturelles.

Plusieurs objectifs semblent guider cette démarche :

  • améliorer la part de revenus captée par l’État dans l’exploitation des ressources ;

  • renforcer la transparence dans la gestion des contrats miniers ;

  • favoriser une transformation locale plus poussée des matières premières ;

  • créer davantage de valeur ajoutée pour l’économie nationale.

Cette approche s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays africains qui cherchent à passer d’un modèle extractif à un modèle industriel, où les ressources naturelles servent de levier pour le développement d’industries locales.


Les enjeux industriels et agricoles

La filière phosphatière possède un potentiel stratégique considérable, notamment dans la production d’engrais. Dans un contexte mondial marqué par des tensions sur les marchés agricoles et par la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire, la maîtrise de cette chaîne de valeur devient un enjeu majeur.

Pour le Sénégal, l’enjeu ne se limite donc pas à l’exploitation minière. Il s’agit également de développer une industrie capable de transformer localement les phosphates en produits à forte valeur ajoutée, notamment des fertilisants destinés aux marchés africains.

Une telle stratégie pourrait contribuer à :

  • soutenir la productivité agricole régionale,

  • réduire la dépendance aux importations d’engrais,

  • et positionner le pays comme hub industriel dans la chaîne des intrants agricoles en Afrique de l’Ouest.

Trouver l’équilibre entre attractivité et souveraineté

La décision concernant les concessions des ICS soulève néanmoins une question essentielle : comment concilier souveraineté économique et attractivité pour les investisseurs internationaux ?

L’industrie minière nécessite des investissements lourds, des technologies spécialisées et une expertise technique souvent détenue par des partenaires internationaux. La capacité de l’État à instaurer un cadre contractuel équilibré sera donc déterminante.

Un environnement réglementaire clair, stable et transparent permettra de sécuriser les investissements tout en garantissant une meilleure redistribution de la richesse générée.

Vers une nouvelle doctrine de gestion des ressources

La renégociation des contrats miniers pourrait annoncer l’émergence d’une nouvelle doctrine de gouvernance des ressources naturelles au Sénégal. Cette doctrine reposerait sur trois piliers :

  1. La souveraineté économique, à travers un meilleur contrôle des ressources stratégiques.

  2. La création de valeur locale, via la transformation industrielle.

  3. La transparence et la redevabilité, pour garantir une gestion durable et équitable.

Si cette orientation se confirme, elle pourrait redéfinir durablement le rôle du secteur extractif dans l’économie nationale.

La décision de ne pas renouveler certaines concessions minières constitue un signal fort envoyé par l’État sénégalais. Elle reflète une volonté de réexaminer les modèles d’exploitation des ressources naturelles afin de mieux aligner les intérêts économiques nationaux avec les dynamiques industrielles futures.

Dans un contexte mondial où les ressources stratégiques deviennent de plus en plus déterminantes pour la souveraineté économique, le Sénégal semble vouloir ouvrir un nouveau chapitre : celui d’une gestion plus stratégique, plus équilibrée et plus ambitieuse de son patrimoine minier.

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Sénégal : l’Assemblée nationale adopte une loi durcissant les sanctions contre les relations homosexuelles.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mercredi, un projet de loi renforçant les sanctions pénales visant les relations homosexuelles. Le texte prévoit désormais une peine pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature », expression utilisée dans la législation pour désigner les relations entre personnes de même sexe.

Adoptée à une large majorité par le Parlement, la loi doit encore être promulguée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour entrer en vigueur.

Des peines alourdies et de nouvelles infractions introduites

Au terme de plusieurs heures de débat, les députés ont approuvé le texte par 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions. La nouvelle disposition modifie le cadre pénal existant en portant la peine d’emprisonnement pour relations homosexuelles de un à cinq ans auparavant à cinq à dix ans.

Le projet de loi prévoit également de nouvelles sanctions visant toute personne accusée de promouvoir, défendre ou financer des relations homosexuelles. Dans ces cas, les peines pourraient atteindre trois à sept ans de prison.

Le texte introduit en outre un dispositif aggravant lorsque les faits impliquent un mineur. Dans ce cas, la peine maximale est susceptible d’être appliquée.

Par ailleurs, les amendes encourues ont été sensiblement revues à la hausse. Elles pourront désormais varier entre deux et dix millions de francs CFA, contre 100 000 à 1,5 million de francs CFA dans la législation précédente.

La loi prévoit toutefois des sanctions contre les accusations infondées : toute personne dénonçant une autre pour des faits liés à l’homosexualité sans preuve pourra également faire l’objet de poursuites.

Un climat de tensions et une vague d’arrestations

L’adoption de ce texte intervient dans un contexte marqué par plusieurs arrestations liées à l’application des lois existantes. Selon des informations relayées par divers médias locaux, des dizaines d’hommes auraient été interpellés depuis février, notamment après l’arrestation d’un groupe de douze personnes par la police.

Certaines procédures judiciaires se sont appuyées sur des dénonciations ou sur l’examen de téléphones portables dans le cadre d’enquêtes. Les identités de personnes arrêtées ont parfois été rendues publiques, alimentant un débat particulièrement vif sur les réseaux sociaux.

Dans certains dossiers, les autorités judiciaires ont également évoqué des accusations de transmission volontaire du VIH, ce qui a contribué à accentuer les tensions autour du sujet.

Un débat sociétal profondément ancré

La question des droits des personnes LGBTQ demeure particulièrement sensible au Sénégal, pays majoritairement musulman où l’homosexualité est largement rejetée sur les plans social et religieux. Plusieurs organisations religieuses ont, ces dernières années, organisé des mobilisations pour réclamer un durcissement des sanctions.

Dans l’espace public, les débats autour de ces questions sont souvent associés à une critique de ce qui est perçu comme une tentative d’imposition de valeurs occidentales.

Le projet de loi a également ravivé les discussions autour des engagements politiques pris ces dernières années. Avant son accession au pouvoir en 2024, l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, avait évoqué la possibilité de requalifier l’homosexualité en infraction criminelle plutôt qu’en délit. Le texte adopté maintient toutefois la qualification actuelle dans le code pénal.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur la production locale, l’économie solidaire et les infrastructures

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mars 2026 au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le président de la République a mis en avant plusieurs priorités stratégiques, notamment la promotion du « consommer local », le développement de l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures routières.

Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de renforcer la résilience économique du pays et de valoriser davantage les ressources nationales.

Renforcer la production nationale et promouvoir le consommer local

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’améliorer l’organisation des marchés agricoles afin d’accompagner les performances enregistrées ces dernières années dans le secteur. Pour Sénégal, l’enjeu consiste désormais à consolider les gains de production en structurant mieux les circuits de commercialisation et de transformation.

Selon le chef de l’État, l’augmentation de la production agricole doit s’accompagner d’une vision globale intégrant la modernisation des marchés, la transformation locale des produits et la promotion de la consommation nationale.

Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, tout en accélérant la mise en œuvre du programme national d’infrastructures de stockage et de conservation. Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce ont également été instruits de conclure des conventions de commercialisation afin de faciliter l’écoulement des productions à des prix rémunérateurs pour les producteurs.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la création d’un label de qualité « Sénégal », destiné à valoriser les produits locaux, ainsi que le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie Alimentaire afin d’améliorer la valorisation scientifique et technologique des céréales et des productions horticoles.

L’économie sociale et solidaire érigée en levier de développement territorial

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement la loi d’orientation encadrant ce secteur.

Le président a appelé à accélérer la mise en place des mécanismes prévus par ce cadre légal, notamment la création d’un fichier national de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de mieux structurer ce secteur qui regroupe coopératives, mutuelles et initiatives communautaires.

Le chef de l’État a également plaidé pour une mobilisation élargie autour d’un modèle de développement endogène reposant sur la participation conjointe des acteurs publics, du secteur privé, des institutions de microfinance, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il a souligné l’importance du Registre National Unique, outil central permettant d’identifier les ménages vulnérables et d’améliorer l’efficacité des programmes sociaux. Il a également demandé une meilleure articulation entre les dispositifs de protection sociale et les initiatives relevant de l’économie solidaire.

Le président a enfin annoncé la tenue, d’ici fin octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

Les infrastructures routières érigées en priorité nationale

Les infrastructures de transport ont également occupé une place importante dans les orientations présidentielles. Le chef de l’État a rappelé que la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes et pistes de production constituent des attentes fortes pour les populations comme pour les acteurs économiques.

Dans ce contexte, il a demandé une accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires et la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec la dynamique d’urbanisation et le développement des pôles économiques du pays.

Diplomatie : Dakar s’apprête à accueillir deux grands rendez-vous internationaux

Sur le plan diplomatique, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine.

Il a annoncé la tenue, les 18 et 19 avril 2026 à Dakar, de la Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal. Cette rencontre vise à renforcer la cohérence et l’efficacité de la politique étrangère du pays.

Dans la continuité de ces initiatives, la capitale sénégalaise accueillera également les 20 et 21 avril la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous majeur réunissant responsables politiques, experts et acteurs civils et militaires autour des enjeux de stabilité et de sécurité sur le continent.

Selon les autorités, ces deux événements contribueront à consolider le rôle diplomatique du Sénégal et à renforcer son positionnement comme acteur clé dans la promotion du dialogue et de la coopération en Afrique.

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Industrie pharmaceutique : un projet d’usine de médicaments porté par un groupe égyptien au Sénégal.

Le Sénégal pourrait bientôt accueillir une nouvelle unité de production pharmaceutique destinée à fabriquer localement des médicaments pour le marché national et la sous-région ouest-africaine. Le projet est porté par l’entreprise égyptienne Mamiba, qui a récemment créé sa filiale locale, Sen Mamiba.

L’initiative a été au centre d’une audience accordée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, à l’ambassadeur de la République arabe d’Égypte au Sénégal, Khaled Aref. Le diplomate accompagnait les représentants de l’entreprise venus présenter les contours de ce projet industriel.

Produire localement pour renforcer la souveraineté pharmaceutique

Selon les informations communiquées par le ministère, l’objectif est de mettre en place au Sénégal une unité de production capable de fabriquer localement plusieurs types de médicaments, afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la disponibilité des produits pharmaceutiques dans le pays et dans la sous-région.

Le ministre de la Santé a salué une initiative en phase avec les ambitions de souveraineté sanitaire et industrielle portées par la stratégie nationale de développement, notamment dans le cadre de la vision à long terme du pays.

Vers une coopération pharmaceutique renforcée

Au cours de la rencontre, les discussions ont également porté sur les perspectives de collaboration avec la Pharmacie nationale d’approvisionnement du Sénégal (PNA), institution chargée de l’approvisionnement en médicaments et produits de santé pour les structures sanitaires publiques.

Les échanges ont aussi abordé le renforcement de la coopération entre les autorités de régulation pharmaceutique du Sénégal et de l’Égypte, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ce projet et de développer des partenariats durables dans le domaine de la production et de la distribution de médicaments.

Si elle se concrétise, cette initiative pourrait contribuer à structurer davantage l’industrie pharmaceutique locale et à améliorer l’accès aux médicaments pour les populations du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest.

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Renforcement du système de santé : un don de 400 millions de FCFA en équipements médicaux.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal a réceptionné, lundi 9 mars 2026, un important lot de matériel médical d’une valeur estimée à 400 millions de francs CFA. Cette dotation, offerte par l’ONG Al Attaa en partenariat avec Baitulmaal, vise à renforcer les capacités des structures sanitaires et à améliorer la qualité des soins offerts aux populations.

La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, qui a salué un geste de solidarité venant appuyer les efforts du gouvernement en matière de renforcement du système de santé. Selon lui, cette contribution constitue un soutien important pour les établissements de santé confrontés à des besoins croissants en équipements spécialisés.

Des équipements destinés aux services clés

Le don est composé de deux conteneurs renfermant divers équipements médicaux destinés principalement aux services de chirurgie, de pédiatrie ainsi qu’à la gynécologie-obstétrique. Une attention particulière a été accordée au matériel nécessaire pour la prise en charge des interventions chirurgicales, notamment les césariennes.

Ces équipements devraient permettre d’améliorer les conditions de travail du personnel soignant et de renforcer la capacité d’intervention des structures hospitalières, en particulier dans les services les plus sollicités.

Une répartition ciblée selon les besoins

Les autorités sanitaires ont indiqué que le matériel sera distribué de manière équitable et stratégique. Les établissements disposant de blocs opératoires seront privilégiés, en fonction des besoins prioritaires identifiés par le ministère.

À travers cette initiative, les partenaires entendent contribuer à l’amélioration de l’offre de soins et à la modernisation progressive du plateau technique des structures sanitaires du pays, dans un contexte où le renforcement des infrastructures médicales demeure un enjeu majeur pour le système de santé sénégalais.

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Sénégal : le waqf poursuit sa progression avec plus de 4,6 milliards FCFA mobilisés

La dynamique du waqf continue de se renforcer au Sénégal. Entre janvier 2025 et janvier 2026, douze nouveaux waqf privés ont été enregistrés, pour une valeur cumulée de plus de 408 millions de FCFA. Au total, les waqf formalisés auprès de la Haute Autorité du Waqf dépassent désormais 4,6 milliards de FCFA.

Ces chiffres ont été présentés jeudi 5 mars lors de la deuxième édition de l’iftar institutionnel organisé par l’institution à Dakar. La rencontre a réuni autorités publiques, leaders religieux, acteurs du secteur privé et partenaires au développement autour de la promotion de cet instrument de solidarité.

Le directeur général de la Haute Autorité du Waqf, Ahmed Lamine Athie, a également souligné qu’environ 400 waqf identifiés, mais non encore formalisés, représentent un potentiel estimé à plus de 17 milliards de FCFA.

Parmi les projets en cours figurent la construction d’un immeuble de 20 étages à Dakar pour financer les daaras modernes soutenus par la Banque islamique de développement, un programme de cantines scolaires bénéficiant déjà à 1.600 élèves, ainsi que le projet agricole WAPEC dédié à l’élevage caprin dans les départements de Podor et Koungheul.

Représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy a salué le rôle du waqf dans la mobilisation de ressources au service du développement, rappelant que l’année 2026 a été placée par le président Bassirou Diomaye Faye sous le signe de l’économie sociale et solidaire.