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Décès du professeur Moustapha Kassé : le Sénégal perd une figure majeure de la pensée économique africaine.

Le Sénégal est en deuil. Le professeur Moustapha Kassé, économiste de renom et figure incontournable de la réflexion économique en Afrique, est décédé ce lundi 1er juin, selon plusieurs sources relayées par la presse sénégalaise.

Avec sa disparition, le monde universitaire, les milieux économiques et financiers ainsi que l’ensemble du continent africain perdent l’un de leurs intellectuels les plus respectés. Enseignant, chercheur, analyste et penseur du développement, Moustapha Kassé a consacré plusieurs décennies à l’étude des grandes questions économiques africaines, laissant une empreinte durable sur plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et de décideurs publics.

Une carrière dédiée à la transmission du savoir

Tout au long de son parcours, le professeur Kassé s’est illustré par son engagement en faveur de la formation des élites africaines. Ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, il a joué un rôle central dans l’encadrement de nombreux cadres appelés à occuper des fonctions stratégiques au Sénégal et dans plusieurs pays du continent.

Son rayonnement dépassait largement les frontières nationales. Membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques du Maroc, il entretenait également des liens étroits avec plusieurs institutions universitaires et centres de recherche en Afrique, en Europe et dans le monde arabe.

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle et sa capacité à vulgariser les enjeux économiques les plus complexes, il était régulièrement sollicité pour éclairer les débats sur les politiques publiques, l’intégration régionale, la gouvernance économique et les perspectives de développement de l’Afrique.

Un défenseur d’une Afrique économiquement souveraine

Profondément attaché à l’avenir du continent, Moustapha Kassé a toujours plaidé pour une Afrique capable de construire ses propres modèles de développement et de renforcer sa souveraineté économique.

Ses interventions publiques étaient souvent marquées par une vision panafricaniste assumée, fondée sur l’idée que les États africains devaient davantage miser sur la coopération régionale, la valorisation de leurs ressources et le renforcement de leurs capacités productives pour accélérer leur transformation économique.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’une des voix les plus écoutées sur les questions liées à l’intégration économique africaine, à la compétitivité des économies du continent et aux défis de la mondialisation.

Une approche pragmatique des politiques économiques

Contrairement à certaines analyses plus idéologiques, le professeur Kassé défendait une approche pragmatique des relations entre les États africains et les grandes institutions financières internationales.

S’il soulignait régulièrement les limites de certaines politiques économiques inspirées par le néolibéralisme, il estimait néanmoins que les pays africains devaient avant tout se concentrer sur la mise en place de stratégies cohérentes, capables d’attirer les investissements, de stimuler la production locale et de créer durablement de la richesse.

Pour lui, le développement ne pouvait être le fruit de discours ou de postures, mais devait reposer sur des politiques publiques efficaces, une gouvernance rigoureuse et une vision stratégique de long terme.

Un héritage intellectuel durable

La disparition du professeur Moustapha Kassé laisse un vide considérable dans le paysage intellectuel africain. Son œuvre, ses enseignements et ses nombreuses contributions continueront toutefois d’alimenter la réflexion sur les défis économiques auxquels le continent est confronté.

Au-delà de l’universitaire et de l’économiste, beaucoup retiendront l’image d’un homme de conviction, profondément engagé dans la recherche de solutions concrètes pour le développement de l’Afrique et la promotion d’une croissance inclusive au service des populations.

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Décès de Souleymane Diallo : la Guinée rend hommage à une figure historique de la presse indépendante

La Guinée pleure l’une des figures les plus marquantes de son histoire médiatique. Le décès du journaliste et patron de presse Souleymane Diallo suscite une vive émotion au sein de la profession, des institutions et de l’opinion publique. Fondateur du groupe de presse Le Lynx, La Lance et Lynx FM, il laisse l’image d’un homme dont l’engagement a profondément contribué à l’émergence et à la consolidation de la presse privée dans le pays.

Reconnu pour son indépendance éditoriale, son esprit critique et son attachement aux principes démocratiques, Souleymane Diallo a consacré plusieurs décennies à la défense de la liberté d’expression et du droit des citoyens à une information libre et pluraliste. Sa disparition marque la fin d’un parcours exceptionnel qui a accompagné les grandes évolutions du paysage médiatique guinéen.

La HAC salue un bâtisseur de la presse privée

Au lendemain de cette disparition, les témoignages de reconnaissance se multiplient. Dans un communiqué publié ce lundi, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a rendu un hommage appuyé à celui qu’elle qualifie de « pionnier incontesté de la presse privée guinéenne ».

L’organe de régulation souligne l’apport déterminant de Souleymane Diallo dans la promotion du pluralisme médiatique et la défense constante de la liberté de la presse. Selon la HAC, son parcours a inspiré plusieurs générations de journalistes et contribué à façonner l’identité du journalisme moderne en Guinée.

L’institution rappelle également que le défunt avait joué un rôle important au sein du Conseil national de la communication (CNC), structure qui a précédé l’actuelle HAC. À cette époque, il avait participé activement à la mise en place des premiers mécanismes d’encadrement et de régulation des médias privés.

« Sa disparition laisse un vide immense au sein du paysage médiatique guinéen et africain », a notamment souligné le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo.

Le gouvernement salue une voix respectée du journalisme guinéen

Le gouvernement guinéen a également exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès du fondateur du Lynx. Dans un message officiel, les autorités ont salué la mémoire d’un professionnel respecté, dont la carrière a été marquée par la rigueur, l’éthique et la défense du débat public.

Au nom du Président de la République, Mamadi Doumbouya, du Premier ministre Amadou Oury Bah et de l’ensemble du gouvernement, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a adressé ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de la corporation médiatique.

Le communiqué gouvernemental met particulièrement en avant l’indépendance d’esprit de Souleymane Diallo, son attachement aux valeurs professionnelles du journalisme et sa contribution à l’enracinement du droit à l’information dans la société guinéenne.

Un héritage durable pour les médias guinéens

Au-delà des hommages institutionnels, la disparition de Souleymane Diallo rappelle l’importance du rôle joué par les pionniers de la presse indépendante dans la construction de l’espace démocratique guinéen. À travers ses journaux, ses prises de position et son engagement constant en faveur des libertés publiques, il a contribué à faire de la presse un acteur incontournable du débat national.

Son héritage demeure aujourd’hui une référence pour de nombreux journalistes et professionnels des médias, qui voient en lui l’un des artisans majeurs de l’essor du journalisme indépendant en Guinée et en Afrique de l’Ouest.

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Guinée : le journalisme en deuil après la disparition d’Abdoulaye Sankara, dit Abou Maco.

Le monde de la presse guinéenne pleure la perte d’Abdoulaye Sankara, affectueusement surnommé Abou Maco, dont le décès laisse un vide profond dans l’univers médiatique.

Une carrière marquée par l’excellence et l’engagement

Journaliste reconnu pour sa rigueur, sa passion pour la vérité et la finesse de ses analyses, Abdoulaye Sankara a su s’imposer comme une voix respectée et écoutée. Sa culture générale et son style unique faisaient de chacun de ses articles un modèle de précision et de clarté.

Ancien directeur adjoint du Bureau de presse de la Présidence de la République sous le président Alpha Condé, il a également collaboré avec de prestigieuses rédactions guinéennes telles que L’Indépendant, Le Diplomate, L’Observateur et La Vérité. Son engagement et son sens du devoir ont marqué durablement le journalisme guinéen.

Un homme apprécié au-delà du professionnalisme

Abou Maco était aussi reconnu pour sa chaleur humaine et son humour, notamment sur les réseaux sociaux où il partageait sa vision du monde avec accessibilité et légèreté. Son décès laisse une génération de journalistes orpheline d’un maître et d’un modèle.

Aujourd’hui, Abdoulaye Sankara s’en est allé, mais son héritage demeure. Sa plume s’est tue, mais son influence continuera d’inspirer les acteurs des médias guinéens pour les années à venir.

Adieu, Abou Maco, et merci pour ton engagement envers le journalisme et la vérité.

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Disparition de Lamine Mboup, ancien international sénégalais et figure du football national.

Un passionné de football s’en est allé

L’ancien international du Sénégal, Mamadou Lamine Mboup, plus connu sous le nom de Lamine Mboup, est décédé dans la nuit du lundi au mardi 10 mars. Sa disparition marque la perte d’une figure respectée du football sénégalais, dont l’engagement s’est étendu sur plusieurs décennies, aussi bien sur les terrains que dans l’encadrement des jeunes talents.

Attaquant de formation, il s’était illustré au sein de la mythique Jeanne d’Arc de Dakar (JA), l’un des clubs historiques du football sénégalais. Après sa carrière de joueur, il avait également occupé les fonctions d’entraîneur de l’équipe espoir du club, contribuant à la formation de nombreuses générations de footballeurs.

Une carrière marquée par l’ouverture internationale

Dans un entretien accordé en 2020 à la plateforme « Tout sur la Ligue Sénégalaise », Lamine Mboup évoquait ses débuts précoces dans le football, nourris par l’environnement familial. Son père, feu Mamadou Issa Mboup, surnommé « Gutemberg », fut en effet une personnalité influente du football national, dirigeant de la Jeanne d’Arc et président de sa section football.

Cette proximité avec le club dakarois a profondément marqué la trajectoire de l’ancien attaquant, qui expliquait que l’équipe de la Jeanne d’Arc se réunissait régulièrement au domicile familial entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1980.

Au cours de sa carrière, Lamine Mboup a également évolué à l’étranger, poursuivant son parcours dans plusieurs pays, notamment en France, au Portugal, en Égypte, au Maroc, en Belgique, en Iran et au Liban, où il avait finalement achevé sa carrière de joueur.

Un acteur engagé dans le développement du football

Après avoir raccroché les crampons, l’ancien international est resté étroitement lié au monde du football. Analyste régulier dans plusieurs médias, il apportait souvent son regard sur l’évolution du football national, où son expertise était largement reconnue.

Il a également occupé le poste de sélectionneur de l’équipe féminine de futsal du Sénégal, mettant à profit son expérience de joueur et ses compétences tactiques pour structurer une équipe capable de rivaliser avec les meilleures sélections du continent.

Au-delà de ses fonctions sportives, Lamine Mboup s’est distingué par son engagement en faveur de la défense des droits des footballeurs. Selon le journaliste sportif Bamba Kassé, il fut l’un des premiers à promouvoir l’idée de syndiquer les joueurs professionnels sénégalais afin de mieux protéger leurs intérêts.

Un défenseur de la dignité des footballeurs

Son implication dans la formation et l’encadrement des jeunes joueurs reste également dans les mémoires. Plusieurs acteurs du milieu sportif rappellent qu’il organisait, il y a plus de vingt ans, des séances d’entraînement à l’École normale de Dakar pour accompagner de jeunes footballeurs vers le professionnalisme.

Pour le consultant culturel Guissé Pene, Lamine Mboup restera l’image d’un homme profondément attaché à la reconnaissance des footballeurs comme des travailleurs à part entière, appelant à l’instauration de contrats conformes aux standards professionnels.

Derniers hommages

La levée du corps est prévue ce mardi à 14 heures à l’Hôpital Idrissa Pouye, avant son inhumation à Tivaouane.

La disparition de Lamine Mboup constitue une perte importante pour la grande famille du sport sénégalais, qui salue la mémoire d’un homme engagé pour le développement et la dignité du football national.

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Disparition de Boncana Maïga, figure majeure de la musique africaine.

Le monde de la musique africaine est en deuil. Le musicien, arrangeur et producteur malien Boncana Maïga s’est éteint le samedi 28 février 2026 à Bamako, selon des sources familiales. Le décès est survenu aux premières heures de la matinée, aux environs de 5 heures, à la Clinique Pasteur.

Un architecte du son entre Afrique et Caraïbes

Artiste aux multiples talents, Boncana Maïga s’est imposé comme l’un des grands artisans du dialogue musical entre l’Afrique de l’Ouest et les sonorités afro-cubaines. Figure emblématique de la salsa africaine et de la musique mandingue, il a marqué son époque par la richesse de ses arrangements et son sens aigu de la fusion des genres.

Directeur de l’orchestre de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne, il a également contribué au rayonnement du groupe Africando, formation phare ayant popularisé la salsa africaine à l’échelle internationale.

Une carrière au service des plus grands noms

Au fil des décennies, Boncana Maïga a collaboré avec de nombreux artistes majeurs du continent, parmi lesquels Alpha Blondy, Aïcha Koné ou encore Abdoulaye Diabaté. Son empreinte se retrouve également dans plusieurs productions cinématographiques africaines de référence.

Il a notamment signé des compositions pour le film « Bal Poussière » du réalisateur Henri Duparc, ainsi que pour « Moolaadé » de Ousmane Sembène, contribuant ainsi à l’enrichissement du patrimoine culturel africain à l’écran.

Un héritage musical durable

Récompensé en 1997 par un Kora Award en tant qu’arrangeur, Boncana Maïga laisse derrière lui une œuvre considérable, saluée pour son exigence artistique et son influence sur plusieurs générations de musiciens.

Son travail a également bénéficié à de nombreux artistes guinéens, dont Ibro Diabaté, Missia Saran ou encore Aïcha Kamaldine Conté, témoignant de son rôle de passeur et de formateur au sein de la scène musicale ouest-africaine.

Avec sa disparition, l’Afrique perd l’un de ses grands maîtres du son, dont l’héritage continuera d’inspirer durablement les créateurs du continent et d’ailleurs.

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Décès d’Abdoulaye Bâ à l’UCAD : une perte tragique qui bouleverse la communauté universitaire.

La communauté universitaire sénégalaise est sous le choc après le décès d’Abdoulaye Bâ, étudiant en deuxième année de Chirurgie dentaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le jeune homme a perdu la vie le lundi 9 février 2026, à la suite des violences survenues au Campus social de l’université, un drame qui a profondément ému étudiants, enseignants et acteurs de la société civile.

Un étudiant prometteur, symbole d’espoir familial

Âgé d’une vingtaine d’années, Abdoulaye Bâ était inscrit à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. Apprécié pour son sérieux, sa discipline et son engagement académique, il incarnait l’excellence et l’espoir d’une réussite construite par le travail. Une photographie largement relayée sur les réseaux sociaux le montre concentré sur un mannequin d’entraînement, vêtu de sa blouse blanche et de gants bleus, image devenue le symbole d’un parcours brutalement interrompu.

Orphelin de père, Abdoulaye Bâ portait sur ses épaules les espoirs de toute une famille. À un camarade, il confiait avec émotion : « Copain, ma mère n’a d’autre espoir que moi ». Ces mots résonnent aujourd’hui avec une intensité particulière, soulignant la dimension humaine et sociale de cette perte.

Une prise en charge médicale tardive et des zones d’ombre

Selon Cheikh Atab Sagna, président de l’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, Abdoulaye Bâ a été admis dans l’après-midi au service médical du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) dans un état jugé critique. Il présentait de graves difficultés respiratoires, nécessitant une évacuation urgente vers l’Hôpital Principal de Dakar.

Le transfert n’a toutefois pas pu être effectué à temps. L’étudiant a succombé avant son évacuation, soulevant de nombreuses interrogations sur les conditions de sa prise en charge. La gestion de sa dépouille a également été source de confusion et d’inquiétude, son corps ayant été conduit à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, sans communication claire dans l’immédiat.

Une onde de choc à l’UCAD et au-delà

La mort d’Abdoulaye Bâ a provoqué une vive émotion sur le campus de l’UCAD, déjà marqué par des tensions récurrentes liées aux conditions de vie et de sécurité des étudiants. Elle ravive le débat sur la gestion des crises au sein des établissements universitaires, la sécurisation des campus et l’efficacité des dispositifs de prise en charge médicale en situation d’urgence.

Au-delà du drame individuel, ce décès pose une fois de plus la question de la protection des étudiants et de la responsabilité des autorités académiques et administratives dans la prévention et la gestion des violences universitaires. Pour beaucoup, Abdoulaye Bâ restera le visage d’une jeunesse studieuse et déterminée, emportée trop tôt par un contexte de violences qui continue d’interpeller la conscience nationale.

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Sénégal : le monde de la culture pleure la disparition de l’actrice Halima Gadji.

Le cinéma et le théâtre sénégalais sont en deuil. Halima Gadji, figure emblématique de la scène artistique nationale, s’est éteinte ce lundi 26 janvier 2025, à l’âge de 36 ans, des suites d’un malaise. Sa disparition brutale plonge le monde culturel dans une profonde tristesse et laisse un vide immense au sein de l’industrie audiovisuelle sénégalaise.

Une actrice devenue icône du petit écran

Connue du grand public sous le nom de Marième Dial, personnage phare de la série à succès Maîtresse d’un homme marié, Halima Gadji s’était imposée comme l’une des actrices les plus marquantes de sa génération. Grâce à une interprétation juste, intense et nuancée, elle avait su conquérir le cœur de millions de téléspectateurs au Sénégal, en Afrique et au sein de la diaspora.

Son charisme naturel, sa prestance à l’écran et son authenticité ont contribué à faire d’elle une référence du jeu d’acteur dans les productions télévisuelles contemporaines.

Un parcours artistique riche et ascendant

Née au Sénégal, Halima Gadji débute sa carrière dans le mannequinat avant de se tourner vers le théâtre et le cinéma, où elle révèle rapidement une sensibilité artistique affirmée. Elle fait ses premiers pas dans des productions telles que Tundu Wundu et Sakho et Mangane, qui permettent au public de découvrir une actrice dotée d’une grande finesse d’interprétation.

Elle confirme ensuite son talent dans plusieurs séries populaires, dont Bakary Taximan et Béte Béte, consolidant ainsi sa place parmi les valeurs sûres de la scène audiovisuelle sénégalaise.

Une reconnaissance au-delà des frontières

Au-delà du cadre national, Halima Gadji s’était également illustrée sur la scène internationale, notamment à travers sa participation à la série Le futur est à nous, confirmant son rayonnement et son succès bien au-delà des frontières du Sénégal. Cette ouverture internationale témoignait de l’universalité de son talent et de sa capacité à porter la culture sénégalaise sur des scènes plus larges.

L’héritage d’une artiste engagée

Le parcours de Halima Gadji restera gravé dans la mémoire collective comme celui d’une artiste engagée, passionnée et profondément attachée à la promotion de la culture sénégalaise. À travers ses rôles, elle a su donner une voix à des personnages complexes, reflétant avec justesse les réalités sociales et humaines de son époque.

Sa disparition prématurée constitue une perte majeure pour le cinéma et le théâtre sénégalais. Hommages et messages de compassion affluent du monde artistique, des institutions culturelles et du public, saluant la mémoire d’une actrice dont le talent et l’humanité continueront de marquer durablement la scène culturelle nationale.

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Côte d’Ivoire : L’actrice et animatrice Nadiya Sabeh est décédée à l’âge de 32 ans.

L’actrice et animatrice ivoirienne Nadiya Sabeh, épouse de l’artiste Ariel Sheney, est décédée ce mercredi 3 décembre 2025 des suites d’un cancer du sein. Elle s’est éteinte dans une clinique d’Abidjan après plusieurs mois de lutte contre la maladie, diagnostiquée en 2024.

Nadiya Sabeh était l’une des personnalités montantes du paysage médiatique ivoirien. Actrice, comédienne, animatrice de télévision et créatrice de contenus, elle s’était imposée par son talent, son énergie et sa proximité avec le public. Elle avait participé à plusieurs productions audiovisuelles, animé des programmes suivis par les jeunes et collaboré à divers projets culturels, ce qui lui avait permis de se bâtir une communauté fidèle.

Diagnostiquée en 2024, elle avait choisi de combattre la maladie avec courage et discrétion, entourée de sa famille et de ses proches. Selon des informations concordantes, son état s’était aggravé ces dernières semaines, entraînant son hospitalisation dans une clinique d’Abidjan où elle est finalement décédée ce 3 décembre.

Sa disparition provoque une vive émotion en Côte d’Ivoire et au sein de la diaspora. Collègues, artistes, animateurs et influenceurs multiplient les hommages pour saluer son talent, sa joie de vivre et son parcours inspirant. Mariée à l’artiste Ariel Sheney, elle formait avec lui un couple particulièrement apprécié du public.

Bien que sa carrière ait été interrompue trop tôt, Nadiya Sabeh laisse derrière elle un héritage artistique important et une influence notable sur toute une génération de jeunes créateurs.