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CHEIKH HAMIDOU KANE : UNE GRANDE VOIX DES LETTRES AFRICAINES S’EST ÉTEINTE

Cheikh Hamidou Kane, écrivain majeur de la littérature africaine francophone et ancien haut responsable de l’État sénégalais, est décédé ce 4 octobre 2026, à l’âge de 98 ans, a-t-on appris. Avec sa disparition s’éteint une figure intellectuelle dont le parcours aura été marqué à la fois par le service de l’État, la réflexion sur les sociétés africaines et le rayonnement des lettres du continent.

La levée du corps est prévue ce dimanche à 16 heures à l’hôpital de Fann, à Dakar. L’inhumation est annoncée au cimetière de Yoff.

Né le 2 avril 1928 à Matam, Cheikh Hamidou Kane a grandi au croisement de deux univers culturels. Il fréquente d’abord l’école coranique avant de rejoindre, vers l’âge de dix ans, l’école française. Cette double formation, islamique et occidentale, constituera par la suite l’un des fondements de sa pensée et de son œuvre littéraire.

Son parcours académique le conduit au Sénégal puis en France. À la Sorbonne, il obtient des licences en droit, en lettres et en philosophie, avant d’intégrer l’École nationale de la France d’Outre-mer, dont il sort diplômé en 1956.

Un haut serviteur de l’État

De retour au Sénégal en 1959, à la veille de l’indépendance, Cheikh Hamidou Kane s’engage dans la construction de l’État naissant. Il exerce plusieurs responsabilités administratives et gouvernementales, parmi lesquelles celles de gouverneur de la région de Thiès et de commissaire au Plan auprès du président du Conseil, Mamadou Dia.

Il occupe également des fonctions ministérielles, notamment au ministère du Plan et de la Coopération ainsi qu’au ministère du Développement industriel et de l’Artisanat. Son parcours professionnel s’étend par ailleurs au-delà du Sénégal. Il travaille notamment pour l’UNICEF à Lagos et à Abidjan.

Mais c’est surtout par la littérature que son nom s’est durablement inscrit dans l’histoire intellectuelle de l’Afrique.

« L’Aventure ambiguë », un roman devenu classique

Commencé en 1952 et publié en 1961, « L’Aventure ambiguë » connaît un retentissement considérable. Le roman reçoit en 1962 le Grand Prix littéraire d’Afrique noire et devient rapidement une œuvre majeure de la littérature africaine de langue française.

En partie autobiographique, le livre raconte le parcours de Samba Diallo, jeune élève d’une école coranique envoyé en France pour y poursuivre des études de philosophie. À travers son itinéraire, Cheikh Hamidou Kane met en scène la confrontation entre les valeurs héritées de la tradition africaine et islamique et celles de la civilisation occidentale.

L’œuvre dépasse cependant le seul cadre du conflit culturel né de la colonisation. Elle interroge plus largement la quête d’identité, le rapport au savoir et le déchirement intérieur de l’individu confronté à des univers de pensée différents.

La destinée de Samba Diallo, partagé entre deux héritages et deux conceptions du monde, a ainsi donné au roman une portée universelle. « L’Aventure ambiguë » sera traduite dans plusieurs langues et deviendra une œuvre étudiée dans les collèges, les lycées et les universités au Sénégal, en Afrique et au-delà du continent.

Un long silence avant « Les Gardiens du temple »

Après le succès de son premier roman, Cheikh Hamidou Kane observe un long silence littéraire. Près de trois décennies passent avant la publication, en 1995, de « Les Gardiens du temple », aux éditions Stock.

Dans ce second roman, l’écrivain poursuit sa réflexion sur les sociétés africaines confrontées aux mutations de l’époque postcoloniale. Il y explore notamment la tension entre la préservation des traditions, l’affirmation de soi et les influences venues de l’Occident.

Deux romans seulement auront suffi à installer durablement Cheikh Hamidou Kane dans le patrimoine littéraire africain. En 2019, le Grand Prix des Mécènes vient couronner l’ensemble de son œuvre.

Un héritage intellectuel durable

Au-delà de ses fonctions administratives et politiques, Cheikh Hamidou Kane laisse l’image d’un intellectuel attaché à la transmission et au dialogue entre les cultures. Son œuvre, particulièrement « L’Aventure ambiguë », continue de nourrir les réflexions sur l’identité, l’éducation, la modernité et la rencontre des civilisations.

La postérité de l’écrivain se lit également dans les institutions qui portent désormais son nom. Depuis janvier 2023, l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) est officiellement devenue l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK), à la suite d’un décret présidentiel pris sous la présidence de Macky Sall.

À 98 ans, Cheikh Hamidou Kane s’en va ainsi après une vie consacrée à la pensée, à la littérature et au service public. Il laisse une œuvre relativement brève par son volume, mais considérable par son influence.

Avec « L’Aventure ambiguë », il avait posé une question qui demeure d’une profonde actualité : que reste-t-il de soi lorsque l’on apprend à connaître et à comprendre le monde des autres ? Une interrogation qui explique, sans doute, pourquoi son œuvre continue de parler à plusieurs générations de lecteurs.

Source : RTS 

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Décès de Sidya Touré : Le Premier Ministre Oury Bah présente les condoléances du gouvernement à la famille.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah s’est rendu lundi 28 septembre 2026 à la maison mortuaire de Sidya Touré, à la tête d’une délégation gouvernementale. Cette visite avait pour objectif de présenter à la famille du défunt les condoléances du président de la République, Mamadi Doumbouya, et du gouvernement, après la disparition de l’ancien Premier ministre.

Décédé à Paris le 25 septembre à l’âge de 81 ans, Sidya Touré, ancien chef du gouvernement et président de l’Union des forces républicaines (UFR), a marqué plusieurs décennies de la vie politique guinéenne. Le gouvernement avait officiellement confirmé sa disparition le 26 septembre et adressé ses condoléances à sa famille ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Bah Oury salue le parcours de l’ancien Premier ministre

À l’issue de sa visite, Amadou Oury Bah a rendu hommage au parcours de Sidya Touré, rappelant son passage à la Primature et ses différentes participations aux échéances électorales guinéennes.

Le chef du gouvernement a notamment souligné les ambitions politiques que l’ancien Premier ministre avait nourries pour son pays et son engagement au plus haut niveau de l’État.

Cette disparition intervient après une carrière qui avait conduit Sidya Touré à occuper plusieurs fonctions importantes, notamment celle de Premier ministre de 1996 à 1999. Il avait ensuite poursuivi son parcours politique à la tête de l’UFR.

La question du lieu d’inhumation au cœur des échanges

La question du retour de la dépouille en Guinée a également été évoquée lors de la rencontre avec la famille. Amadou Oury Bah a indiqué que les autorités souhaitaient que l’ancien chef du gouvernement puisse être inhumé dans son pays, tout en affirmant que la décision finale appartenait à ses proches.

« Nous ne pourrons pas aller au-delà des vœux de la famille », a expliqué le Premier ministre, précisant que les autorités étaient en contact avec les proches du défunt, notamment son fils aîné et son épouse.

Selon des informations rapportées par Guinéenews, la famille aurait finalement choisi Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour l’inhumation de Sidya Touré, où résident plusieurs de ses proches. La date des obsèques n’avait toutefois pas encore été officiellement communiquée au moment de la publication de ces informations.

Un hommage officiel en préparation

La visite de Bah Oury intervient alors que les hommages se multiplient depuis l’annonce du décès de l’ancien Premier ministre. Figure importante de la vie politique guinéenne, Sidya Touré avait notamment été candidat à l’élection présidentielle de 2010 et avait dirigé l’UFR pendant plusieurs années.

En présentant les condoléances des autorités, le Premier ministre a ainsi rappelé la dimension nationale de la disparition de l’ancien chef du gouvernement, tout en indiquant que les autorités entendraient respecter les volontés de la famille concernant l’organisation des obsèques.

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Paris : décès de l’ancien Premier ministre Sidya Touré à l’hôpital américain

L’ancien Premier ministre et président de l’UFR -aujourd’hui dissout- Sidya Touré est décédé ce vendredi 25 septembre 2026 dans la capitale Française, Paris des suites de maladie, a appris cette nuit Guineenews de sources familiales.

Mort et tragédie

Le décès a eu lieu aux environs de 23 heures GMT(1 heure heure locale) à l’hôpital américain de Paris où il était alité depuis près de deux semaines. Déjà malade à Abidjan depuis plus de trois mois, Sidya Touré est arrivé à Paris dans un état critique, selon nos sources.

Ancien Premier ministre sous le régime de Lansana Conté, Sidya Touré avait quitté la Guinée au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée en 2021 pour s’exiler en Côte d’Ivoire.
Avant son entrée en  politique en Guinée, il avait notamment servi en Côte d’Ivoire comme directeur de cabinet d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre ivoirien et actuel président de la République de Côte d’Ivoire.
Sidya Touré a également été Haut Représentant du président Alpha Condé. Au cours des dernières décennies, il s’est imposé comme l’une des figures majeures de la vie politique guinéenne.
Il s’est éteint à l’âge de 81 ans.

De la haute administration à la Primature

Né en 1945, Sidya Touré a effectué une importante partie de sa carrière professionnelle en Côte d’Ivoire, où il s’est notamment illustré dans les milieux économiques et administratifs.

Son parcours prend une dimension nationale en 1996 lorsque le président Lansana Conté lui confie la mission de former le  gouvernement.

Pouvoir exécutif

Le 9 juillet 1996, Sidya Touré est nommé Premier ministre de la République de Guinée. Il devient ainsi le premier titulaire de la Primature après plusieurs années d’interruption de cette fonction. Il restera à la tête du gouvernement jusqu’au 8 mars 1999, date à laquelle il est remplacé par Lamine Sidimé.

Son arrivée à la Primature intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué notamment par les conséquences de la crise économique et financière et les tensions  politiques et sociales qui traversaient le pays.

Dans un entretien accordé à Guinéenews en 2018, Sidya Touré était revenu sur les circonstances de sa nomination. Il expliquait avoir été reçu par le président Lansana Conté dès mai 1996 pour échanger sur la situation économique, financière et militaire du pays. Selon son propre témoignage, les discussions engagées au cours des mois suivants ont progressivement conduit à la décision de restaurer la fonction de Premier ministre.

Un Premier ministre marqué par les réformes

Durant son passage à la Primature, Sidya Touré revendiquait une méthode fondée sur la réforme administrative et économique.

Administrations

Des sources consacrées à son passage au gouvernement lui attribuent notamment des initiatives ayant contribué à l’amélioration de la desserte en eau et en électricité à Conakry ainsi qu’à des réformes économiques et financières.

Sa période à la Primature est également associée aux efforts de la Guinée pour améliorer ses relations avec les institutions financières internationales et obtenir un allègement de sa dette dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés.

Mais au-delà de son bilan gouvernemental, Sidya Touré va surtout marquer durablement la scène politique guinéenne après son départ du gouvernement.

De la Primature à l’opposition

Après son départ de la Primature, Sidya Touré s’engage progressivement dans l’opposition.

Il devient le président de l’Union des forces républicaines (UFR), formation politique qui s’impose au fil des années parmi les principaux partis de l’opposition guinéenne.

Sa trajectoire politique va dès lors être étroitement liée aux grands rendez-vous électoraux et aux différentes crises politiques que connaît la Guinée.

Politique

En 2010, Sidya Touré est candidat à l’élection présidentielle. Il termine troisième au premier tour avec 13,62 % des suffrages, derrière Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo. Il conteste initialement certains aspects du processus avant d’accepter finalement les résultats après leur confirmation par la Cour suprême.

Le traumatisme du 28 septembre 2009

L’un des épisodes les plus marquants de son parcours politique reste la manifestation du 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry.

Sidya Touré figure alors parmi les principaux responsables de l’opposition mobilisés contre une éventuelle candidature du chef de la junte de l’époque, Moussa Dadis Camara, à l’élection présidentielle.

La manifestation est violemment réprimée. Des dizaines de personnes sont tuées et de nombreux responsables politiques et militants sont blessés.

Sidya Touré lui-même est grièvement blessé à la tête au cours des événements.

Abonnement Nouvelles

Cet épisode restera l’un des moments les plus dramatiques de sa carrière politique et de l’histoire récente de la Guinée.

Une voix constante dans les débats politiques

Au fil des années, Sidya Touré s’impose comme l’un des interlocuteurs réguliers des médias guinéens et internationaux sur les questions de gouvernance, d’économie, de démocratie et de développement.

Dans ses nombreuses interventions publiques, il défend notamment une vision de l’État fondée sur la rigueur dans la gestion publique, les réformes économiques et le respect des institutions.

Son passage à la tête du gouvernement sous Lansana Conté lui conférait également une position particulière dans les débats sur les différentes périodes de la gouvernance guinéenne.

Dans un entretien accordé à Guinéenews en 2020, il avait notamment livré son appréciation de la gouvernance de Lansana Conté et évoqué plusieurs épisodes politiques auxquels il avait été directement associé.

Mort et tragédie

Les dernières années loin de la Guinée

Les dernières années de la vie  politique de Sidya Touré ont été marquées par son éloignement de la Guinée.

Après le coup d’État du 5 septembre 2021 ayant renversé Alpha Condé, le leader de l’UFR s’est installé hors du pays. Dans une interview accordée à Deutsche Welle, il expliquait alors les raisons de son absence et évoquait ses préoccupations concernant les conditions de son éventuel retour en Guinée.

Cette période d’éloignement n’a cependant pas mis fin à son engagement politique. Sidya Touré continuait à intervenir régulièrement sur l’évolution de la situation nationale et à défendre les positions de sa formation politique.

Une disparition qui intervient après celle de plusieurs cadres de l’UFR

La disparition de Sidya Touré intervient quelques mois seulement après celle de Bakary Goyo Zoumanigui, autre figure historique de l’UFR et ancien vice-président de l’Assemblée nationale.

Immobilier Guinée

Bakary Goyo Zoumanigui est décédé à Conakry le 7 juin 2026. Il était considéré comme l’un des piliers historiques de l’UFR et un proche collaborateur de Sidya Touré.

Quelques jours avant la disparition de Sidya Touré, l’ancien député et ancien responsable de l’UFR Babara Fofana était également décédé à Conakry.

La disparition successive de plusieurs responsables historiques constitue donc un nouveau coup dur pour les anciens compagnons  politiques de Sidya Touré.

La Guinée face à la disparition d’un homme d’État

Ancien Premier ministre, candidat à l’élection présidentielle, chef de parti et figure historique de l’opposition, Sidya Touré aura occupé pendant près de trois décennies une place particulière dans la vie publique guinéenne.

Son parcours aura traversé plusieurs périodes de l’histoire récente du pays : la présidence de Lansana Conté, les années de transition militaire, l’élection présidentielle de 2010, les violences politiques de 2009, les années Alpha Condé et la transition ouverte après le coup d’État de septembre 2021.

Africains et diasporas

Au-delà des appréciations politiques parfois divergentes portées sur son action, son décès marque incontestablement la disparition d’un acteur qui aura profondément participé aux débats sur l’avenir politique, économique et institutionnel de la Guinée.

À 81 ans, Sidya Touré laisse derrière lui une longue carrière au service de l’État et de la politique, ainsi qu’une formation politique dont il aura été, pendant des décennies, le principal visage.

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Décès de Hadja Andrée Touré : le président de la HAC salue la mémoire d’une « figure monumentale » de l’histoire guinéenne.

Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rendu un hommage appuyé à Hadja Andrée Touré, décédée mercredi 8 juillet 2026 au Royaume du Maroc à l’âge de 93 ans. Dans un message empreint d’émotion, il a salué la mémoire de l’ancienne Première dame, qu’il présente comme l’une des grandes figures de l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison de son parcours, de son engagement et de la place qu’elle a occupée aux côtés du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

Alors que de nombreux hommages continuent d’affluer depuis l’annonce de son décès, le président de l’institution chargée de la régulation des médias a souligné l’héritage laissé par celle qui demeure, selon lui, une personnalité profondément liée à la mémoire nationale.

« Une figure monumentale » de la République

Dans son message de condoléances, Boubacar Yacine Diallo affirme avoir appris la disparition de Hadja Andrée Touré « avec une profonde émotion et une immense tristesse ».

Il décrit l’ancienne Première dame comme une « figure monumentale de notre histoire nationale » et une « éternelle Première Dame de la République de Guinée », saluant le rôle qu’elle a joué durant les premières décennies de l’indépendance.

Selon lui, son parcours reste indissociable de celui du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, dont elle a partagé les responsabilités publiques durant une période déterminante de la construction de l’État.

Une présence marquante aux premières heures de l’indépendance

Évoquant les premières années de la Guinée indépendante, le président de la HAC estime que Hadja Andrée Touré a accompagné cette période fondatrice avec « grâce, élégance et patriotisme ».

À ses yeux, elle a incarné la dignité attachée à la fonction de Première dame, tout en contribuant, par sa présence et son engagement, à l’image des institutions naissantes de la République.

Cet hommage s’inscrit dans la reconnaissance du rôle historique joué par les personnalités qui ont marqué les débuts de l’État guinéen après l’accession du pays à l’indépendance en 1958.

Un hommage à son courage et à sa résilience

Boubacar Yacine Diallo met également en avant la force de caractère de la défunte face aux épreuves qui ont jalonné son existence.

Il souligne qu’elle a fait preuve d’une résilience remarquable et d’une grande dignité, traversant les difficultés de son parcours avec sérénité, sans céder, selon ses mots, à « la haine ni à la rancœur ».

Pour le président de la HAC, cette attitude témoigne d’une profonde élévation morale et constitue l’un des traits marquants de son héritage personnel.

Une femme engagée au service des plus vulnérables

Au-delà de son rôle institutionnel, Boubacar Yacine Diallo rappelle l’engagement social de Hadja Andrée Touré en faveur des populations les plus fragiles.

Il salue une « femme de cœur » qui aurait consacré une part importante de son existence à l’accompagnement des personnes vulnérables, en particulier des femmes et des enfants, faisant de la solidarité une dimension essentielle de son action.

La réhabilitation saluée comme un acte de justice

Le président de la HAC a également évoqué la réhabilitation de l’ancienne Première dame intervenue sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya.

Selon lui, cette initiative a permis de rétablir l’honneur de Hadja Andrée Touré et de lui restituer la place qui lui revient dans l’histoire nationale. Il considère cette démarche comme une reconnaissance de son rôle et de sa contribution à la mémoire collective de la Guinée.

Des condoléances à la nation guinéenne

En conclusion de son message, Boubacar Yacine Diallo a adressé ses condoléances à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Il a conclu son hommage par une pensée empreinte de solennité, exprimant le souhait que « la terre de Guinée, qu’elle a tant aimée et servie, lui soit légère ».

Par cet hommage, le président de la Haute Autorité de la communication rejoint les nombreuses personnalités politiques et institutionnelles qui saluent la mémoire de Hadja Andrée Touré, dont la disparition marque la fin d’un chapitre important de l’histoire contemporaine de la Guinée.

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Guinée : le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya rend hommage à Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré.

Le président , S.E Mamadi Doumbouya, a exprimé sa profonde émotion à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Disparue au Royaume du Maroc, celle qui fut Première dame de Guinée laisse derrière elle une empreinte étroitement liée à l’histoire politique du pays.

Dans un message de condoléances, le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qui, au-delà de son statut d’épouse du premier président de la République, a accompagné l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire nationale.

« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que j’ai appris le décès de Madame Hadja Andrée Touré », a déclaré Mamadi Doumbouya, adressant ses pensées à la famille de la défunte ainsi qu’à ses proches.

Une figure associée aux premières années de l’indépendance

Le président guinéen a rappelé le rôle discret mais significatif joué par Hadja Andrée Touré aux côtés d’Ahmed Sékou Touré durant les premières décennies de l’indépendance de la Guinée.

Selon lui, elle a été un témoin privilégié des grandes étapes de la construction de l’État guinéen et a traversé les épreuves de l’histoire nationale avec dignité, constance et un profond attachement à son pays.

Le chef de l’État a également souligné sa résilience face aux événements qui ont marqué son parcours, estimant que sa disparition représente la perte d’une personnalité intimement liée à la mémoire collective de la nation.

Un hommage à une femme de courage

Dans son message, S.E Mamadi Doumbouya a rendu hommage à une femme qu’il décrit comme un symbole de courage, de fidélité et de résilience.

Il a estimé que son souvenir continuera d’occuper une place importante dans l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison du rôle qu’elle a joué aux côtés de son époux durant une période fondatrice pour le pays.

Le président de la République a présenté, au nom de l’État guinéen et en son nom personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par cette disparition.

Des prières pour la défunte

Concluant son message, le président a formulé des prières pour le repos de l’âme de Hadja Andrée Touré.

Il a imploré le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis, tout en souhaitant à sa famille la force, la patience et le réconfort nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une personnalité qui demeurait l’un des derniers témoins directs des premières années de la Guinée indépendante, une période qui continue de façonner la mémoire politique et historique du pays.

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Décès du professeur Moustapha Kassé : le Sénégal perd une figure majeure de la pensée économique africaine.

Le Sénégal est en deuil. Le professeur Moustapha Kassé, économiste de renom et figure incontournable de la réflexion économique en Afrique, est décédé ce lundi 1er juin, selon plusieurs sources relayées par la presse sénégalaise.

Avec sa disparition, le monde universitaire, les milieux économiques et financiers ainsi que l’ensemble du continent africain perdent l’un de leurs intellectuels les plus respectés. Enseignant, chercheur, analyste et penseur du développement, Moustapha Kassé a consacré plusieurs décennies à l’étude des grandes questions économiques africaines, laissant une empreinte durable sur plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et de décideurs publics.

Une carrière dédiée à la transmission du savoir

Tout au long de son parcours, le professeur Kassé s’est illustré par son engagement en faveur de la formation des élites africaines. Ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, il a joué un rôle central dans l’encadrement de nombreux cadres appelés à occuper des fonctions stratégiques au Sénégal et dans plusieurs pays du continent.

Son rayonnement dépassait largement les frontières nationales. Membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques du Maroc, il entretenait également des liens étroits avec plusieurs institutions universitaires et centres de recherche en Afrique, en Europe et dans le monde arabe.

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle et sa capacité à vulgariser les enjeux économiques les plus complexes, il était régulièrement sollicité pour éclairer les débats sur les politiques publiques, l’intégration régionale, la gouvernance économique et les perspectives de développement de l’Afrique.

Un défenseur d’une Afrique économiquement souveraine

Profondément attaché à l’avenir du continent, Moustapha Kassé a toujours plaidé pour une Afrique capable de construire ses propres modèles de développement et de renforcer sa souveraineté économique.

Ses interventions publiques étaient souvent marquées par une vision panafricaniste assumée, fondée sur l’idée que les États africains devaient davantage miser sur la coopération régionale, la valorisation de leurs ressources et le renforcement de leurs capacités productives pour accélérer leur transformation économique.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’une des voix les plus écoutées sur les questions liées à l’intégration économique africaine, à la compétitivité des économies du continent et aux défis de la mondialisation.

Une approche pragmatique des politiques économiques

Contrairement à certaines analyses plus idéologiques, le professeur Kassé défendait une approche pragmatique des relations entre les États africains et les grandes institutions financières internationales.

S’il soulignait régulièrement les limites de certaines politiques économiques inspirées par le néolibéralisme, il estimait néanmoins que les pays africains devaient avant tout se concentrer sur la mise en place de stratégies cohérentes, capables d’attirer les investissements, de stimuler la production locale et de créer durablement de la richesse.

Pour lui, le développement ne pouvait être le fruit de discours ou de postures, mais devait reposer sur des politiques publiques efficaces, une gouvernance rigoureuse et une vision stratégique de long terme.

Un héritage intellectuel durable

La disparition du professeur Moustapha Kassé laisse un vide considérable dans le paysage intellectuel africain. Son œuvre, ses enseignements et ses nombreuses contributions continueront toutefois d’alimenter la réflexion sur les défis économiques auxquels le continent est confronté.

Au-delà de l’universitaire et de l’économiste, beaucoup retiendront l’image d’un homme de conviction, profondément engagé dans la recherche de solutions concrètes pour le développement de l’Afrique et la promotion d’une croissance inclusive au service des populations.

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Décès de Souleymane Diallo : la Guinée rend hommage à une figure historique de la presse indépendante

La Guinée pleure l’une des figures les plus marquantes de son histoire médiatique. Le décès du journaliste et patron de presse Souleymane Diallo suscite une vive émotion au sein de la profession, des institutions et de l’opinion publique. Fondateur du groupe de presse Le Lynx, La Lance et Lynx FM, il laisse l’image d’un homme dont l’engagement a profondément contribué à l’émergence et à la consolidation de la presse privée dans le pays.

Reconnu pour son indépendance éditoriale, son esprit critique et son attachement aux principes démocratiques, Souleymane Diallo a consacré plusieurs décennies à la défense de la liberté d’expression et du droit des citoyens à une information libre et pluraliste. Sa disparition marque la fin d’un parcours exceptionnel qui a accompagné les grandes évolutions du paysage médiatique guinéen.

La HAC salue un bâtisseur de la presse privée

Au lendemain de cette disparition, les témoignages de reconnaissance se multiplient. Dans un communiqué publié ce lundi, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a rendu un hommage appuyé à celui qu’elle qualifie de « pionnier incontesté de la presse privée guinéenne ».

L’organe de régulation souligne l’apport déterminant de Souleymane Diallo dans la promotion du pluralisme médiatique et la défense constante de la liberté de la presse. Selon la HAC, son parcours a inspiré plusieurs générations de journalistes et contribué à façonner l’identité du journalisme moderne en Guinée.

L’institution rappelle également que le défunt avait joué un rôle important au sein du Conseil national de la communication (CNC), structure qui a précédé l’actuelle HAC. À cette époque, il avait participé activement à la mise en place des premiers mécanismes d’encadrement et de régulation des médias privés.

« Sa disparition laisse un vide immense au sein du paysage médiatique guinéen et africain », a notamment souligné le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo.

Le gouvernement salue une voix respectée du journalisme guinéen

Le gouvernement guinéen a également exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès du fondateur du Lynx. Dans un message officiel, les autorités ont salué la mémoire d’un professionnel respecté, dont la carrière a été marquée par la rigueur, l’éthique et la défense du débat public.

Au nom du Président de la République, Mamadi Doumbouya, du Premier ministre Amadou Oury Bah et de l’ensemble du gouvernement, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a adressé ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de la corporation médiatique.

Le communiqué gouvernemental met particulièrement en avant l’indépendance d’esprit de Souleymane Diallo, son attachement aux valeurs professionnelles du journalisme et sa contribution à l’enracinement du droit à l’information dans la société guinéenne.

Un héritage durable pour les médias guinéens

Au-delà des hommages institutionnels, la disparition de Souleymane Diallo rappelle l’importance du rôle joué par les pionniers de la presse indépendante dans la construction de l’espace démocratique guinéen. À travers ses journaux, ses prises de position et son engagement constant en faveur des libertés publiques, il a contribué à faire de la presse un acteur incontournable du débat national.

Son héritage demeure aujourd’hui une référence pour de nombreux journalistes et professionnels des médias, qui voient en lui l’un des artisans majeurs de l’essor du journalisme indépendant en Guinée et en Afrique de l’Ouest.

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Guinée : le journalisme en deuil après la disparition d’Abdoulaye Sankara, dit Abou Maco.

Le monde de la presse guinéenne pleure la perte d’Abdoulaye Sankara, affectueusement surnommé Abou Maco, dont le décès laisse un vide profond dans l’univers médiatique.

Une carrière marquée par l’excellence et l’engagement

Journaliste reconnu pour sa rigueur, sa passion pour la vérité et la finesse de ses analyses, Abdoulaye Sankara a su s’imposer comme une voix respectée et écoutée. Sa culture générale et son style unique faisaient de chacun de ses articles un modèle de précision et de clarté.

Ancien directeur adjoint du Bureau de presse de la Présidence de la République sous le président Alpha Condé, il a également collaboré avec de prestigieuses rédactions guinéennes telles que L’Indépendant, Le Diplomate, L’Observateur et La Vérité. Son engagement et son sens du devoir ont marqué durablement le journalisme guinéen.

Un homme apprécié au-delà du professionnalisme

Abou Maco était aussi reconnu pour sa chaleur humaine et son humour, notamment sur les réseaux sociaux où il partageait sa vision du monde avec accessibilité et légèreté. Son décès laisse une génération de journalistes orpheline d’un maître et d’un modèle.

Aujourd’hui, Abdoulaye Sankara s’en est allé, mais son héritage demeure. Sa plume s’est tue, mais son influence continuera d’inspirer les acteurs des médias guinéens pour les années à venir.

Adieu, Abou Maco, et merci pour ton engagement envers le journalisme et la vérité.

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Disparition de Lamine Mboup, ancien international sénégalais et figure du football national.

Un passionné de football s’en est allé

L’ancien international du Sénégal, Mamadou Lamine Mboup, plus connu sous le nom de Lamine Mboup, est décédé dans la nuit du lundi au mardi 10 mars. Sa disparition marque la perte d’une figure respectée du football sénégalais, dont l’engagement s’est étendu sur plusieurs décennies, aussi bien sur les terrains que dans l’encadrement des jeunes talents.

Attaquant de formation, il s’était illustré au sein de la mythique Jeanne d’Arc de Dakar (JA), l’un des clubs historiques du football sénégalais. Après sa carrière de joueur, il avait également occupé les fonctions d’entraîneur de l’équipe espoir du club, contribuant à la formation de nombreuses générations de footballeurs.

Une carrière marquée par l’ouverture internationale

Dans un entretien accordé en 2020 à la plateforme « Tout sur la Ligue Sénégalaise », Lamine Mboup évoquait ses débuts précoces dans le football, nourris par l’environnement familial. Son père, feu Mamadou Issa Mboup, surnommé « Gutemberg », fut en effet une personnalité influente du football national, dirigeant de la Jeanne d’Arc et président de sa section football.

Cette proximité avec le club dakarois a profondément marqué la trajectoire de l’ancien attaquant, qui expliquait que l’équipe de la Jeanne d’Arc se réunissait régulièrement au domicile familial entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1980.

Au cours de sa carrière, Lamine Mboup a également évolué à l’étranger, poursuivant son parcours dans plusieurs pays, notamment en France, au Portugal, en Égypte, au Maroc, en Belgique, en Iran et au Liban, où il avait finalement achevé sa carrière de joueur.

Un acteur engagé dans le développement du football

Après avoir raccroché les crampons, l’ancien international est resté étroitement lié au monde du football. Analyste régulier dans plusieurs médias, il apportait souvent son regard sur l’évolution du football national, où son expertise était largement reconnue.

Il a également occupé le poste de sélectionneur de l’équipe féminine de futsal du Sénégal, mettant à profit son expérience de joueur et ses compétences tactiques pour structurer une équipe capable de rivaliser avec les meilleures sélections du continent.

Au-delà de ses fonctions sportives, Lamine Mboup s’est distingué par son engagement en faveur de la défense des droits des footballeurs. Selon le journaliste sportif Bamba Kassé, il fut l’un des premiers à promouvoir l’idée de syndiquer les joueurs professionnels sénégalais afin de mieux protéger leurs intérêts.

Un défenseur de la dignité des footballeurs

Son implication dans la formation et l’encadrement des jeunes joueurs reste également dans les mémoires. Plusieurs acteurs du milieu sportif rappellent qu’il organisait, il y a plus de vingt ans, des séances d’entraînement à l’École normale de Dakar pour accompagner de jeunes footballeurs vers le professionnalisme.

Pour le consultant culturel Guissé Pene, Lamine Mboup restera l’image d’un homme profondément attaché à la reconnaissance des footballeurs comme des travailleurs à part entière, appelant à l’instauration de contrats conformes aux standards professionnels.

Derniers hommages

La levée du corps est prévue ce mardi à 14 heures à l’Hôpital Idrissa Pouye, avant son inhumation à Tivaouane.

La disparition de Lamine Mboup constitue une perte importante pour la grande famille du sport sénégalais, qui salue la mémoire d’un homme engagé pour le développement et la dignité du football national.

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Disparition de Boncana Maïga, figure majeure de la musique africaine.

Le monde de la musique africaine est en deuil. Le musicien, arrangeur et producteur malien Boncana Maïga s’est éteint le samedi 28 février 2026 à Bamako, selon des sources familiales. Le décès est survenu aux premières heures de la matinée, aux environs de 5 heures, à la Clinique Pasteur.

Un architecte du son entre Afrique et Caraïbes

Artiste aux multiples talents, Boncana Maïga s’est imposé comme l’un des grands artisans du dialogue musical entre l’Afrique de l’Ouest et les sonorités afro-cubaines. Figure emblématique de la salsa africaine et de la musique mandingue, il a marqué son époque par la richesse de ses arrangements et son sens aigu de la fusion des genres.

Directeur de l’orchestre de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne, il a également contribué au rayonnement du groupe Africando, formation phare ayant popularisé la salsa africaine à l’échelle internationale.

Une carrière au service des plus grands noms

Au fil des décennies, Boncana Maïga a collaboré avec de nombreux artistes majeurs du continent, parmi lesquels Alpha Blondy, Aïcha Koné ou encore Abdoulaye Diabaté. Son empreinte se retrouve également dans plusieurs productions cinématographiques africaines de référence.

Il a notamment signé des compositions pour le film « Bal Poussière » du réalisateur Henri Duparc, ainsi que pour « Moolaadé » de Ousmane Sembène, contribuant ainsi à l’enrichissement du patrimoine culturel africain à l’écran.

Un héritage musical durable

Récompensé en 1997 par un Kora Award en tant qu’arrangeur, Boncana Maïga laisse derrière lui une œuvre considérable, saluée pour son exigence artistique et son influence sur plusieurs générations de musiciens.

Son travail a également bénéficié à de nombreux artistes guinéens, dont Ibro Diabaté, Missia Saran ou encore Aïcha Kamaldine Conté, témoignant de son rôle de passeur et de formateur au sein de la scène musicale ouest-africaine.

Avec sa disparition, l’Afrique perd l’un de ses grands maîtres du son, dont l’héritage continuera d’inspirer durablement les créateurs du continent et d’ailleurs.