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Mali–Côte d’Ivoire : vers un rapprochement sécuritaire après plusieurs années de tensions.

Le Mali et la Côte d’Ivoire amorcent un rapprochement dans le domaine de la sécurité. Vassiriki Traoré, coordonnateur national du renseignement ivoirien, est attendu à Bamako pour une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération entre les services de renseignement des deux pays et à l’amélioration du partage d’informations dans la lutte contre le terrorisme.

Cette visite, organisée à l’invitation du général Modibo Koné, directeur de l’Agence nationale de la sécurité d’État (ANSE) du Mali, intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de tensions diplomatiques entre Bamako et Abidjan.

Elle traduit une volonté de relancer le dialogue sécuritaire entre les deux voisins, alors que la menace jihadiste continue de peser sur plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Pour les autorités ivoiriennes comme maliennes, la coordination des services de renseignement constitue un levier essentiel pour anticiper les menaces et limiter les risques d’extension des violences.

La sécurité transfrontalière au cœur des échanges

Au-delà de la portée diplomatique de cette rencontre, les enjeux sont directement liés à la sécurisation de la frontière entre les deux pays. Le partage de renseignements et la coordination des dispositifs de surveillance peuvent contribuer à mieux prévenir les mouvements de groupes armés et à renforcer la capacité de réaction des services compétents.

Ce rapprochement intervient alors que les États de la sous-région sont confrontés à des défis sécuritaires qui dépassent leurs frontières nationales et nécessitent une coopération renforcée.

La visite de Vassiriki Traoré à Bamako pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase dans les relations sécuritaires entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Sa portée dépendra toutefois de la concrétisation des échanges en mécanismes opérationnels durables, dans un contexte où les divergences politiques entre les deux pays restent un enjeu de leurs relations bilatérales.

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Agriculture : la Côte d’Ivoire prépare une assurance pour protéger les récoltes de riz face aux aléas climatiques.

La Côte d’Ivoire avance sur la mise en place d’une assurance récolte fondée sur des indicateurs mesurables. Le riz fait partie des trois premières filières retenues par le PASSIR, aux côtés du coton et du palmier à huile. Pour les producteurs, l’enjeu est de mieux absorber les pertes provoquées par les aléas climatiques, alors que l’État multiplie en parallèle les investissements dans l’irrigation, les semences et la mécanisation.

Une mauvaise saison ne se résume pas à quelques sacs de riz en moins. Pour un exploitant qui a déjà payé ses semences, ses engrais, la préparation de la parcelle ou la main-d’œuvre, une sécheresse prolongée ou des pluies mal réparties peuvent déséquilibrer toute une campagne. La récolte diminue, mais les dépenses engagées restent.

C’est sur ce risque que la Côte d’Ivoire cherche désormais à agir avec le Projet de mise en place d’un mécanisme d’Assurance récolte indicielle en Côte d’Ivoire (PASSIR). Du 2 au 4 septembre, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières réunissait ainsi à Yamoussoukro producteurs, administrations, experts de l’assurance et acteurs financiers de la filière riz. L’objectif était encore largement pédagogique : expliquer le fonctionnement de l’assurance indicielle, présenter l’avancement du projet et préparer son appropriation par les futurs bénéficiaires. Les études de faisabilité ont retenu trois premières filières : le coton, le palmier à huile et le riz. Le PASSIR bénéficie d’un financement obtenu auprès de la Banque ouest-africaine de développement.

Une assurance au fonctionnement différent

Le principe diffère d’une assurance agricole classique. Après un sinistre, l’indemnisation n’est pas nécessairement calculée à partir d’une expertise individuelle de chaque parcelle. Elle repose sur un indice défini à l’avance. Selon les dispositifs, celui-ci peut être construit autour des précipitations, du rendement constaté dans une zone ou d’autres données permettant d’objectiver un choc agricole.

Lorsque le seuil prévu par le contrat est atteint, le mécanisme peut déclencher un paiement selon les conditions établies. Pour des exploitations nombreuses et dispersées, l’intérêt est évident : limiter le recours systématique aux expertises individuelles et accélérer le traitement des indemnisations.

Toutefois, une assurance de ce type n’est utile que si les données utilisées correspondent suffisamment aux réalités rencontrées sur le terrain. Le montant des cotisations, la nature des contrats et la qualité des indicateurs sont autant d’aspects à expliciter pour générer une plus grande adhésion chez les producteurs.

Alors que la Côte d’Ivoire continue d’affiner ce nouveau mécanisme au sein du secteur du coton, la protection des récoltes de riz est autrement plus pressante au vu des besoins du pays en la matière. Le PND 2026-2030 indique que la production nationale couvrait 63 % des besoins en 2024. La trajectoire inscrite dans le plan vise 76 % en 2026, 95 % en 2028 puis 106 % en 2030. Les efforts à fournir seront considérables et avec eux s’affirmera le besoin grandissant d’en protéger les résultats.

Mieux protéger pour faciliter l’investissement

Le mécanisme peut également agir sur une difficulté moins visible : le financement des exploitations. Accorder un crédit à un agriculteur dont le revenu dépend fortement des conditions météorologiques expose une banque ou une institution de microfinance à une incertitude importante. Une récolte assurée n’élimine pas ce risque, mais elle peut en absorber une partie. Le ministère de l’Agriculture voit ainsi dans l’assurance indicielle un moyen de protéger les investissements des producteurs tout en créant de nouvelles possibilités d’intervention pour les institutions financières.

Cette protection vient compléter d’autres actions déjà engagées dans la riziculture. En juin, des producteurs de Daloa et de Yamoussoukro ont notamment reçu des tracteurs, vingt tonnes de semences améliorées de riz ainsi que des engrais dans le cadre des appuis à la production vivrière. La maîtrise de l’eau constitue un autre volet. Fin août, le ministère s’est intéressé au barrage hydro-agricole de Gbemou, dans la Bagoué. L’ouvrage dispose d’un potentiel aménageable de 600 hectares, dont 214 sont actuellement exploités pour le riz, le maïs et les cultures maraîchères. L’extension des superficies irriguées doit permettre de moins dépendre du calendrier des pluies et de mieux stabiliser les rendements.

Construire une filière plus résistante aux chocs

La politique ivoirienne s’inscrit aussi dans une évolution régionale. En février 2026, la Banque africaine de développement, AfricaRice et la CEDEAO ont lancé à Bouaké le programme REWARD-AfricaRice. Doté de 8,5 millions de dollars et concernant quatorze pays d’Afrique de l’Ouest, il doit renforcer les chaînes de valeur rizicoles à travers l’amélioration des systèmes semenciers, des pratiques agricoles plus durables, de nouvelles technologies de transformation et une meilleure coordination entre les pays.

Les différents outils ne répondent pas au même besoin. Les semences et la recherche peuvent améliorer les rendements. L’irrigation réduit la dépendance aux précipitations. La mécanisation facilite certaines étapes de la production. L’assurance, elle, prend le relais lorsque le risque ne peut pas être totalement évité. Son efficacité devra cependant être mesurée dans la durée. L’un des points sensibles de l’assurance indicielle est le décalage possible entre l’indicateur choisi et la situation réelle d’un exploitant. Une parcelle peut subir des pertes alors que le seuil prévu par le contrat n’est pas franchi. À l’inverse, un indice trop large ou mal calibré risque de mal refléter les différences entre territoires.

La disponibilité de meilleures données agricoles devient donc importante. En 2026, la Côte d’Ivoire a publié pour la première fois les résultats de son Enquête agricole annuelle 2024-2025, menée avec l’appui de la FAO, de la Banque mondiale et de l’initiative 50×2030. Cette publication doit renforcer la connaissance des exploitations et des productions, dans un secteur qui représente plus de 15 % du PIB national.

Si l’étape de Yamoussoukro était celle de la préparation, le mouvement est toutefois engagé. À côté des investissements consacrés à l’eau, aux intrants, à la mécanisation et à la recherche, la gestion du risque commence à trouver sa place dans la politique rizicole ivoirienne : pour donner aux exploitants les moyens de mieux résister aux aléas et augmenter durablement la production.

Source : FinancialAfrika 

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Visite d’État en Côte d’Ivoire : le président de la République, S.E. Mamadi Doumbouya, accueilli à Abidjan par les autorités ivoiriennes et la communauté guinéenne.

À peine deux heures de vol séparent Conakry d’Abidjan. Une proximité géographique qui traduit également la profondeur des liens historiques, humains et fraternels qui unissent la Guinée et la Côte d’Ivoire.
Dans le cadre de sa visite d’État en Côte d’Ivoire, le Président de la République de Guinée, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, est arrivé dans la soirée du vendredi, 11 septembre 2026 à Abidjan, où il a été accueilli à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny par les plus hautes autorités ivoiriennes ainsi que par une importante délégation de la communauté guinéenne vivant sur le sol ivoirien.
À sa descente d’avion, le Chef de l’État a été accueilli par la Présidente du Sénat ivoirien, Madame Kandia Camara, accompagnée de plusieurs membres du Gouvernement ivoirien.
L’Ambassadeur de la République de Guinée en Côte d’Ivoire Bachir DIALLO était également présent pour souhaiter la bienvenue au Président Mamadi DOUMBOUYA.
Au pavillon présidentiel, le Chef de l’État a eu de chaleureux échanges avec les représentants du Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane OUATTARA. Des échanges empreints de cordialité qui ont marqué les premiers instants de cette visite placée sous le signe de l’amitié, de la fraternité et du renforcement des relations entre les deux pays.
Mais au-delà du protocole officiel, c’est à l’extérieur du pavillon présidentiel qu’une autre séquence, particulièrement symbolique, a retenu l’attention.
Ils étaient nombreux. Hommes, femmes, jeunes et familles de la communauté guinéenne établie en Côte d’Ivoire avaient fait le déplacement pour accueillir le Chef de l’État et lui témoigner leur affection.
Dans une ambiance chaleureuse, le Président Mamadi DOUMBOUYA est allé à la rencontre de ses compatriotes. Il les a salués, échangé avec certains d’entre eux et partagé quelques instants de communion avec cette communauté guinéenne qui, malgré l’éloignement, demeure profondément attachée à la Guinée.
Cette mobilisation constitue un moment fort de cette arrivée. Loin de leur pays d’origine, ces Guinéens vivant en Côte d’Ivoire ont tenu à être présents pour accueillir leur Président et lui exprimer leur soutien et leur attachement.
Cette scène, à la fois simple et forte en émotion, illustre la place importante qu’occupent les communautés guinéennes établies à l’étranger dans la vie nationale. Elle rappelle également les liens humains qui dépassent les frontières et contribuent à rapprocher davantage Conakry et Abidjan.
Ainsi, dès les premières heures de cette visite d’État, l’accueil réservé au Président Mamadi Doumbouya a donné le ton d’un séjour placé sous le signe de la proximité entre les peuples guinéen et ivoirien.
À Abidjan, entre accueil officiel et ferveur populaire, la présence massive de la communauté guinéenne a conféré une dimension particulièrement chaleureuse à l’arrivée du Chef de l’État, témoignant de la force des liens qui unissent la Guinée et la Côte d’Ivoire.
Source : DCI-PRG

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La Guinée renforce ses liens avec la Côte d’Ivoire à l’occasion de la fête nationale ivoirienne.

La Guinée prend part aux célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire avec une importante délégation conduite par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, représentant le président Mamadi Doumbouya. Les festivités se tiennent ce 7 août à Yopougon, en présence de plusieurs délégations étrangères.

L’un des temps forts de cette participation est le défilé d’un détachement des Forces armées guinéennes, symbole de la coopération militaire et des relations d’amitié qui unissent Conakry et Abidjan.

En marge des célébrations, le Premier ministre guinéen a été reçu par son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, à la Primature. Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des relations historiques entre leurs pays et leur volonté commune de renforcer la coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire, au service de la stabilité et de l’intégration sous-régionale.

Amadou Oury Bah a également transmis au président ivoirien, Alassane Ouattara, les salutations du président Mamadi Doumbouya, précisant que ce dernier n’avait pu effectuer le déplacement en raison de contraintes d’agenda.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux États de consolider leur partenariat stratégique et de poursuivre le renforcement des échanges entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : le Marché africain des solutions spatiales veut transformer l’innovation technologique en moteur de développement.

La deuxième édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS) a officiellement débuté ce mardi 7 juillet 2026 en Côte d’Ivoire. Organisé sur trois jours, jusqu’au 9 juillet, l’événement réunit les principaux acteurs de l’écosystème spatial africain autour d’un objectif majeur : faire des technologies spatiales un outil concret au service du développement économique, de l’aménagement du territoire et de l’amélioration des services publics.

Après une première édition consacrée à la découverte du concept et à la sensibilisation des acteurs, le MASS 2026 marque une nouvelle étape, avec une ambition clairement orientée vers la création d’opportunités économiques et la mise en œuvre de projets opérationnels.

« Nous lançons la deuxième édition qui est une édition de maturité pour faire du business », a déclaré Fabrice Irié, Commissaire général du MASS, soulignant le changement d’échelle de cette rencontre désormais tournée vers la concrétisation des solutions spatiales.

Faire du spatial un outil au service des territoires

Cette édition met l’accent sur l’intégration des innovations spatiales dans les réalités quotidiennes des collectivités et des populations. L’objectif affiché est de rapprocher les technologies développées dans le secteur spatial des besoins locaux, notamment en matière d’agriculture, d’urbanisme, de gestion des ressources naturelles, de connectivité et de prévention des risques.

Le dispositif du MASS repose sur trois grands axes complémentaires.

Le premier concerne les utilisateurs et porteurs de besoins, représentés notamment par les collectivités territoriales à travers l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI).

Le deuxième pilier regroupe les fournisseurs de solutions technologiques, parmi lesquels figurent les entreprises spécialisées, les start-up et les innovateurs proposant des applications issues de l’observation satellitaire, de l’intelligence artificielle ou encore de la géolocalisation.

Le troisième axe est consacré au financement des projets, avec l’appui du Comité national de pilotage des partenariats publics-privés, afin d’accompagner les initiatives présentant un potentiel économique et de faciliter leur transformation en projets réalisables.

Un espace d’échanges entre innovation, financement et collectivités

Le programme du MASS 2026 comprend plusieurs activités destinées à favoriser les rencontres entre acteurs publics et privés. L’événement prévoit notamment une web TV, un forum de discussions, des sessions de présentation de start-up ainsi qu’un espace de démonstration baptisé « l’Agora », conçu comme une plateforme de mise en relation directe entre collectivités et fournisseurs de solutions technologiques.

Pour Séka Hyacinthe, représentant du ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la vocation du MASS est de répondre aux besoins concrets des citoyens, des entreprises et des territoires grâce aux nouvelles capacités offertes par les technologies spatiales.

Selon lui, l’adoption de solutions modernes telles que les constellations de satellites en orbite basse (LEO) et moyenne (MEO) représente un levier stratégique pour améliorer l’accès au haut débit, réduire les zones non couvertes par les réseaux numériques et renforcer la transformation digitale des administrations.

Le spatial, un levier stratégique pour les politiques publiques africaines

Longtemps considéré comme un domaine réservé aux grandes puissances technologiques, le secteur spatial connaît aujourd’hui une démocratisation progressive grâce à l’émergence de nouvelles technologies plus accessibles, notamment les CubeSats et les nanosatellites.

Près de soixante-dix ans après les premiers grands jalons de la conquête spatiale, marqués par le lancement de Spoutnik 1 en 1957 et d’Explorer 1 en 1958, les pays africains disposent désormais de solutions capables de produire des données précises pour accompagner leurs politiques publiques.

Les images satellitaires haute résolution permettent notamment d’améliorer le suivi des cultures agricoles, la surveillance des forêts, la gestion des ressources naturelles, la planification urbaine ou encore l’anticipation des déplacements de populations.

Ces outils offrent également de nouvelles perspectives dans la lutte contre la cybercriminalité, la cartographie des infrastructures et la mise en place de stratégies publiques mieux adaptées aux réalités locales.

Les collectivités appelées à intégrer les solutions spatiales

Pour les responsables des collectivités territoriales ivoiriennes, l’utilisation des données spatiales constitue désormais un enjeu majeur de gouvernance.

Koffi N’Guessan Lataille, représentant du président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouelé, a insisté sur l’importance de ces technologies dans la modernisation de la gestion territoriale.

« Ils constituent désormais des outils indispensables pour améliorer la gouvernance locale, renforcer la planification territoriale, prévenir les catastrophes naturelles, sécuriser le foncier, optimiser les infrastructures et développer une agriculture intelligente », a-t-il déclaré.

À travers le MASS 2026, la Côte d’Ivoire ambitionne ainsi de positionner le spatial comme un secteur stratégique capable de stimuler l’innovation, de créer des emplois qualifiés et d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques, sociaux et environnementaux du continent africain.

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Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire s’arrête en seizièmes de finale face à la Norvège.

L’aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a pris fin ce mardi 30 juin. Opposés à la Norvège en seizièmes de finale à Dallas, les Éléphants se sont inclinés 2-1 au terme d’une rencontre disputée, mettant un terme à un parcours qui restera historique pour le football ivoirien.

Pour leur première participation à une phase à élimination directe d’un Mondial, les champions d’Afrique en titre espéraient franchir un nouveau cap. Mais ils se sont heurtés à une formation norvégienne solide et réaliste, portée par ses individualités offensives.

Une égalisation ivoirienne avant le coup de grâce d’Haaland

La Norvège a pris les devants juste avant la pause grâce à Antonio Nusa, auteur de l’ouverture du score à la 39e minute. Dominés au tableau d’affichage, les Ivoiriens ont toutefois réagi avec caractère.

À la 74e minute, Amad Diallo a redonné espoir aux siens en inscrivant le but de l’égalisation, relançant complètement la rencontre. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers une prolongation, Erling Haaland a fait parler son efficacité en marquant le but de la victoire à la 86e minute, offrant ainsi la qualification aux Scandinaves.

Une campagne historique malgré l’élimination

Cette élimination met fin à une campagne qui restera marquante pour la sélection ivoirienne. Grâce à sa qualification pour les seizièmes de finale, la Côte d’Ivoire avait atteint, pour la première fois de son histoire, la phase à élimination directe d’une Coupe du monde, confirmant les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale.

Les Éléphants quittent donc le tournoi avec les honneurs, après avoir contribué au parcours inédit des sélections africaines dans cette édition 2026.

L’Afrique conserve de solides ambitions

La Côte d’Ivoire devient la deuxième nation africaine éliminée en phase à élimination directe, après la défaite de l’Afrique du Sud face au Canada (1-0).

Le continent reste néanmoins largement représenté dans la compétition. Le Maroc a déjà décroché son billet pour les huitièmes de finale en éliminant les Pays-Bas, tandis que le Sénégal, l’Égypte, le Ghana, le Cap-Vert, la République démocratique du Congo et l’Algérie poursuivent également leur aventure.

Avec neuf sélections qualifiées pour les seizièmes de finale, l’Afrique avait établi un record historique de représentation dans la phase à élimination directe de cette Coupe du monde 2026. Malgré la sortie des Éléphants, sept équipes africaines restent encore en course pour tenter d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football du continent.

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Électricité : Ouagadougou dément une hausse des importations depuis la Côte d’Ivoire

Les autorités burkinabè ont récemment démenti les informations faisant état d’une augmentation des importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, dans un contexte marqué par des tensions et des arriérés de paiement entre les deux pays.

Selon le gouvernement du Burkina Faso, les informations relayées sur une hausse significative des achats d’électricité auprès de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité ne reflètent pas la réalité de la situation énergétique actuelle.

Des relations énergétiques sous tension

Les relations énergétiques entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire reposent depuis plusieurs années sur des échanges d’électricité permettant au Burkina de renforcer son approvisionnement, notamment en période de forte demande.

Cependant, ces relations ont récemment été marquées par des tensions liées à des retards de paiement et à des discussions sur les modalités de fourniture d’énergie.

Dans ce contexte, certaines informations ont évoqué une hausse des importations d’électricité burkinabè depuis la Côte d’Ivoire, ce que les autorités de Ouagadougou ont fermement contesté.

Une stratégie de diversification énergétique

Face aux défis liés à l’approvisionnement en électricité, le Burkina Faso poursuit une stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à renforcer sa production nationale.

Cette stratégie repose notamment sur le développement de projets d’énergie solaire, l’amélioration des infrastructures électriques et le renforcement de la coopération énergétique régionale.

L’objectif est de réduire la dépendance aux importations d’électricité tout en garantissant un approvisionnement stable pour les populations et les activités économiques.

Un enjeu majeur pour la stabilité économique

La question de l’énergie demeure un enjeu stratégique pour le développement du Burkina Faso. Un accès fiable à l’électricité est essentiel pour soutenir l’activité économique, favoriser l’industrialisation et améliorer les conditions de vie des populations.

Dans ce contexte, les autorités burkinabè assurent travailler à stabiliser le secteur énergétique tout en clarifiant les informations circulant autour des relations électriques avec leurs partenaires régionaux, notamment la Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : L’actrice et animatrice Nadiya Sabeh est décédée à l’âge de 32 ans.

L’actrice et animatrice ivoirienne Nadiya Sabeh, épouse de l’artiste Ariel Sheney, est décédée ce mercredi 3 décembre 2025 des suites d’un cancer du sein. Elle s’est éteinte dans une clinique d’Abidjan après plusieurs mois de lutte contre la maladie, diagnostiquée en 2024.

Nadiya Sabeh était l’une des personnalités montantes du paysage médiatique ivoirien. Actrice, comédienne, animatrice de télévision et créatrice de contenus, elle s’était imposée par son talent, son énergie et sa proximité avec le public. Elle avait participé à plusieurs productions audiovisuelles, animé des programmes suivis par les jeunes et collaboré à divers projets culturels, ce qui lui avait permis de se bâtir une communauté fidèle.

Diagnostiquée en 2024, elle avait choisi de combattre la maladie avec courage et discrétion, entourée de sa famille et de ses proches. Selon des informations concordantes, son état s’était aggravé ces dernières semaines, entraînant son hospitalisation dans une clinique d’Abidjan où elle est finalement décédée ce 3 décembre.

Sa disparition provoque une vive émotion en Côte d’Ivoire et au sein de la diaspora. Collègues, artistes, animateurs et influenceurs multiplient les hommages pour saluer son talent, sa joie de vivre et son parcours inspirant. Mariée à l’artiste Ariel Sheney, elle formait avec lui un couple particulièrement apprécié du public.

Bien que sa carrière ait été interrompue trop tôt, Nadiya Sabeh laisse derrière elle un héritage artistique important et une influence notable sur toute une génération de jeunes créateurs.

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Côte d’Ivoire : un boulevard de Cocody baptisé au nom de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, figure historique de la Nation.

La Côte d’Ivoire rend hommage à une femme d’exception. Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, Première Dame de la République de 1960 à 1993, a désormais un boulevard à son nom dans la commune de Cocody, à Abidjan. Cette décision, saluée par de nombreuses voix, traduit la reconnaissance de la Nation envers une figure féminine qui a marqué de son empreinte l’histoire politique et sociale du pays.

L’annonce a été faite par la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), précisant que le boulevard Marie-Thérèse Houphouët-Boigny relie désormais le rond-point Dominique Ouattara, situé près du lycée Jacques-Prévert, au rond-point de l’église Saint-Jean, en passant par celui de Notre-Dame de la Tendresse. Un axe central, très fréquenté, qui devient un symbole fort de mémoire et de gratitude nationale.

Une femme discrète, mais déterminée

Épouse du Président Félix Houphouët-Boigny, fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny s’est toujours tenue à ses côtés, dans l’ombre du pouvoir, mais avec une influence réelle sur la promotion du rôle des femmes dans la société ivoirienne. Connue pour sa discrétion, sa dignité et son sens du service, elle a œuvré avec constance pour l’éducation, la santé et l’émancipation des femmes, dans une époque où la voix féminine peinait encore à se faire entendre sur la scène publique.

Sous son impulsion, plusieurs initiatives sociales ont vu le jour, contribuant à renforcer la place des femmes dans la vie économique et familiale. Elle incarnait cette première génération de femmes africaines instruites et conscientes de leur rôle dans la construction d’une nation nouvelle.

Un hommage à la mémoire d’une pionnière

Plus de trente ans après la fin de son passage au palais présidentiel, le nom de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny continue de résonner comme un symbole de fidélité, de résilience et de patriotisme. En baptisant ce boulevard, les autorités ivoiriennes entendent perpétuer le souvenir d’une femme qui a su incarner la grâce et la force tranquille du leadership féminin africain.

Cet hommage s’inscrit également dans une dynamique plus large de valorisation des grandes figures féminines de l’histoire ivoirienne. Il vient rappeler aux jeunes générations que le progrès et la modernité de la Côte d’Ivoire se sont aussi bâtis grâce à des femmes de conviction, de cœur et de vision.

Au-delà d’un simple acte symbolique, ce baptême est une invitation à la mémoire et à l’inspiration. Sur ce boulevard désormais à son nom, c’est tout un pan de l’histoire nationale qui continue de vivre, entre héritage et modernité.

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Côte d’Ivoire : la réélection d’Alassane Ouattara officiellement validée par le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel ivoirien a confirmé, ce lundi 3 novembre 2025, la réélection du président sortant Alassane Ouattara à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre. Avec 89,77 % des suffrages exprimés, le chef de l’État ivoirien entame ainsi un quatrième mandat consécutif, dans un climat politique marqué par l’absence de ses principaux adversaires historiques.

La haute juridiction, présidée par Mamadou Koné, a jugé que le scrutin s’était déroulé dans le respect des dispositions constitutionnelles et électorales, estimant qu’aucune irrégularité majeure n’était de nature à remettre en cause la sincérité du vote. Le taux de participation s’établit à un peu plus de 52 %, selon les chiffres officiels de la Commission électorale indépendante (CEI).

Une victoire attendue mais controversée

Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, consolide son leadership sur la scène politique ivoirienne. Cette victoire était largement anticipée, notamment après l’invalidation des candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, respectivement pour des raisons judiciaires et administratives. Une situation qui a conduit une partie de l’opposition à boycotter le scrutin, dénonçant une compétition “verrouillée”.

Pour ses partisans, cette réélection traduit une volonté de continuité politique et économique, après plus d’une décennie de croissance soutenue, de grands chantiers d’infrastructures et de stabilité macroéconomique. “Le président Ouattara est l’homme de la stabilité et du développement. Ce résultat reflète la confiance du peuple”, a déclaré Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale et proche allié du chef de l’État.

Soutiens internationaux et appels à l’apaisement

La victoire du président ivoirien a été saluée par plusieurs partenaires internationaux, dont la France. Le président Emmanuel Macron a adressé ses félicitations à Alassane Ouattara, soulignant “le rôle clé de la Côte d’Ivoire dans la stabilité régionale” et appelant à “poursuivre les efforts de réconciliation nationale”.

Dans la sous-région, plusieurs chefs d’État de la CEDEAO ont également exprimé leur soutien, félicitant la Côte d’Ivoire pour le bon déroulement du scrutin.

Cependant, au sein de la société civile et de certains mouvements citoyens, des inquiétudes persistent quant à la concentration du pouvoir et à l’avenir démocratique du pays. “Cette réélection pose la question du renouvellement politique et de la préparation d’une transition apaisée”, estime un chercheur du Centre ivoirien d’études politiques.

Cap sur un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité

Le président réélu devrait prêter serment dans les prochaines semaines lors d’une cérémonie solennelle à Yamoussoukro. Ce quatrième mandat, qu’il a présenté comme celui de la “transmission et de la consolidation”, devrait être marqué par une attention particulière à la jeunesse, à la transformation économique et à la modernisation de l’administration publique.

Avec cette nouvelle validation, Alassane Ouattara s’affirme une fois de plus comme la figure centrale de la vie politique ivoirienne, tout en ouvrant une période charnière pour l’avenir institutionnel et démocratique de la Côte d’Ivoire.