Le president francais emmanuel macron a gauche et le president kenyan wil 750x375 1 360x320

Africa Forward : Macron et Ruto plaident pour une alliance Afrique-Europe autour de la jeunesse et de la technologie.

En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, les présidents français Emmanuel Macron et kényan William Ruto ont affiché leur volonté de renforcer les partenariats entre l’Afrique et l’Europe dans les domaines de l’innovation, du sport, de la culture et des nouvelles technologies. Une vision commune portée par la conviction que le potentiel démographique africain et l’expertise technologique européenne peuvent devenir des moteurs majeurs de croissance économique.

Lors de cette première journée du sommet, les deux chefs d’État ont échangé avec des étudiants, entrepreneurs, artistes et sportifs africains à l’Université de Nairobi, dans une séquence symbolique centrée sur la jeunesse et la créativité du continent.

Prenant la parole devant les participants, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité pour l’Afrique et l’Europe de bâtir une autonomie stratégique commune dans un monde dominé par les grandes puissances technologiques.

Le président français a souligné que les solutions numériques utilisées aujourd’hui à l’échelle mondiale proviennent majoritairement des États-Unis et de la Chine, estimant que l’Afrique et l’Europe disposent ensemble des capacités nécessaires pour développer des alternatives compétitives fondées sur l’innovation, la formation et les investissements.

« Nous devons construire ensemble notre autonomie stratégique. Si l’Europe et l’Afrique unissent leurs forces dans les investissements et les technologies, nous serons beaucoup plus forts », a-t-il affirmé.

De son côté, le président kényan William Ruto a mis l’accent sur le rôle central de la jeunesse africaine dans la transformation économique et numérique du continent. Selon lui, l’Afrique dispose aujourd’hui des ressources humaines et des infrastructures nécessaires pour accélérer son développement technologique.

Le chef de l’État kényan a notamment insisté sur l’importance des partenariats internationaux capables d’accompagner cette dynamique, tout en valorisant les compétences locales et l’esprit entrepreneurial des jeunes Africains.

« L’avenir repose sur la technologie, et l’Afrique possède une jeunesse talentueuse, connectée et entreprenante capable de porter cette transformation », a déclaré William Ruto.

Au-delà des discours, plusieurs initiatives de coopération dans les secteurs culturels, sportifs et technologiques ont été annoncées au cours des échanges. Les organisateurs du sommet ambitionnent de faire d’Africa Forward une plateforme durable de dialogue entre investisseurs, gouvernements et acteurs privés autour des grands enjeux de développement du continent.

Ce sommet intervient dans un contexte marqué par une reconfiguration des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, où les questions d’innovation, de souveraineté économique, de financement et de transformation numérique occupent une place de plus en plus stratégique.

Le ministre des Affaires etrangeres Cheikh Niang en Europe 1200x800 jpeg 360x320

Sénégal–Conseil de l’Europe : vers un partenariat renforcé autour des valeurs démocratiques.

Le Sénégal et le Conseil de l’Europe affichent leur volonté commune de renforcer leur coopération institutionnelle et interculturelle. Cette ambition a été réaffirmée en marge du segment de haut niveau de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, tenue le 23 février 2026 à Genève.

Une rencontre diplomatique de haut niveau

À cette occasion, le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, s’est entretenu avec le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération entre les deux espaces, dans un contexte international marqué par des défis croissants en matière de gouvernance et de respect des droits fondamentaux.

Des valeurs communes au cœur du rapprochement

Selon le ministère sénégalais des Affaires étrangères, les discussions ont mis en évidence un intérêt partagé pour un approfondissement du partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Ce rapprochement repose notamment sur des principes communs tels que la démocratie, l’État de droit et la promotion des droits humains.

Les deux parties ont ainsi convenu de promouvoir un dialogue institutionnel et interculturel renforcé, en s’appuyant sur une coopération accrue entre organisations régionales.

Une dynamique de coopération stratégique

Cette initiative s’inscrit dans une logique plus large de consolidation des relations euro-africaines, fondée sur la solidarité internationale et la recherche de réponses concertées aux enjeux globaux.

À travers ce dialogue renforcé, Dakar et Strasbourg entendent poser les bases d’un partenariat stratégique durable, susceptible de contribuer à la stabilité institutionnelle et au développement des sociétés des deux continents.

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7ᵉ Sommet UA–UE à Luanda : un appel à un partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe.

Le 7ᵉ Sommet Union africaine -Union européenne s’est ouvert lundi 24 novembre à Luanda, marquant un moment diplomatique majeur pour les deux continents. Placée sous le signe d’un partenariat plus équilibré et d’un multilatéralisme renforcé, cette rencontre intervient dans un contexte mondial où les défis géopolitiques, économiques et sécuritaires exigent une coopération repensée.

Un sommet au cœur d’une double célébration

L’Angola, qui vient de célébrer ses 50 ans d’indépendance, accueille pour la première fois un sommet d’une telle envergure. Pour l’occasion, les autorités ont mis en place un dispositif exceptionnel.
Les travaux se déroulent dans un centre de conférences ultramoderne installé au Mémorial Agostinho Neto, édifié en hommage au premier président angolais.

Afin d’assurer fluidité et sécurité, le gouvernement a décrété deux journées chômées et payées pour réduire la circulation dans une capitale souvent confrontée aux embouteillages. À l’aéroport et aux abords du site, une troupe folklorique accueille les délégations, tandis que plus de 300 journalistes d’Afrique et d’Europe couvrent l’événement.

Une participation au plus haut niveau

Près de quatre-vingts chefs d’État et de gouvernement ont répondu présent à ce sommet UA–UE. La forte affluence témoigne de l’importance stratégique accordée aux relations entre les deux organisations, représentées respectivement par l’Union africaine et l’Union européenne.

Un appel à un partenariat équilibré

Dès l’ouverture, les dirigeants ont insisté sur la nécessité de bâtir un partenariat rénové reposant sur :

  • un dialogue politique plus équilibré ;

  • une coopération économique fondée sur l’investissement durable ;

  • une réforme de l’architecture financière mondiale jugée inadaptée aux besoins des économies africaines ;

  • un multilatéralisme renforcé, notamment face aux tensions géopolitiques et aux crises globales.

Le rapport « The State of Africa-Europe 2025 », publié par la Fondation Afrique-Europe en amont du sommet, appelle également à une refonte de la relation et à la mise en place de mécanismes de financement plus adaptés aux enjeux du continent africain.

Enjeux majeurs pour les deux continents

Ce sommet intervient dans un contexte où :

  • les questions de transition énergétique, de sécurité alimentaire et de stabilité politique sont prioritaires pour l’Afrique ;

  • l’Europe cherche à redéfinir sa présence stratégique et sécuritaire sur le continent ;

  • les débats sur la dette, le financement du développement et l’équité des partenariats dominent l’agenda international.

Une rencontre décisive

Les travaux se poursuivront jusqu’au 25 novembre, avec l’ambition de déboucher sur une feuille de route claire pour l’avenir du partenariat UA–UE. Pour Luanda, ce sommet représente également une vitrine internationale et un symbole de stabilité au moment où le pays célèbre un demi-siècle d’indépendance.