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Sénégal : lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique, un nouvel outil pour l’inclusion financière.

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s’est tenue mardi 21 avril 2026 à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire visant à renforcer la place de la finance islamique dans l’architecture financière nationale et à accroître son rayonnement international.

Un instrument stratégique pour la période 2026-2030

Le FDMI entend déployer son action sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement. Selon son administrateur général, Abdou Diaw, sa mise en place constitue une étape structurante dans l’évolution de la microfinance islamique au Sénégal.

Doté désormais d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, le Fonds bénéficie d’une plus grande flexibilité opérationnelle. Cette configuration doit lui permettre de mobiliser, structurer et orienter des ressources conformes aux principes de la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, chargées de les redistribuer aux bénéficiaires finaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Un levier d’innovation financière et d’inclusion

Le FDMI se veut également un cadre de développement de produits financiers innovants adaptés aux besoins des populations exclues du système bancaire classique. L’approche repose sur une coopération renforcée avec les institutions financières islamiques, afin de promouvoir des mécanismes de financement conformes aux principes de partage des risques et d’ancrage dans l’économie réelle.

Cette orientation est présentée comme une réponse aux limites du système financier traditionnel, qui exclut encore une partie importante des populations rurales, périurbaines et urbaines.

Une vision politique axée sur une croissance inclusive

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a inscrit ce lancement dans une vision politique plus large de transformation économique. Il a rappelé l’ambition du Sénégal d’atteindre une croissance comprise entre 6 et 7 % du PIB à l’horizon 2050 et de tripler le revenu par habitant.

Selon lui, cette dynamique ne peut être durable que si elle est inclusive et repose sur des mécanismes permettant une meilleure redistribution des richesses. Dans cette perspective, la microfinance islamique est appelée à jouer un rôle de catalyseur, en complément des dispositifs classiques de financement.

Une architecture institutionnelle renforcée

Le ministre a également souligné la transformation du FDMI, issu du Programme de microfinance islamique (PROMISE), désormais restructuré et doté d’une gouvernance renforcée. L’objectif est de garantir davantage de transparence, d’efficacité et de crédibilité dans la gestion des ressources.

Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics et les institutions de microfinance afin de maximiser l’impact des financements sur l’économie réelle, notamment dans les secteurs agricoles et industriels.

Un instrument contre l’exclusion financière

Au-delà de l’aspect économique, la finance islamique est présentée comme un levier d’inclusion sociale. En excluant les mécanismes d’intérêt et de spéculation, elle repose sur une logique de partage des risques et de financement adossé à des actifs réels, ce qui la rend accessible à une partie de la population souvent exclue des circuits bancaires traditionnels.

Une ambition de transformation économique et sociale

En conclusion, le ministre a appelé les institutions de microfinance à saisir les opportunités offertes par ce nouveau cadre juridique afin de diversifier leurs offres et de répondre à une demande sociale croissante. Il a également souligné que cette dynamique vise à créer de la valeur ajoutée locale, à soutenir l’industrialisation des chaînes de valeur agricoles et à contribuer à la réduction de l’exode rural et de l’émigration irrégulière.

Le lancement du FDMI est ainsi présenté comme un instrument au service d’une transformation économique fondée sur l’éthique, la solidarité et la performance.

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La RDC réussit son entrée sur les marchés internationaux avec un eurobond largement sursouscrit.

La République démocratique du Congo a signé une première remarquée sur les marchés financiers internationaux. Le 9 avril, pour son tout premier eurobond souverain, le pays a suscité un fort engouement des investisseurs, avec une demande largement supérieure aux montants initialement proposés.

Une opération sursouscrite plusieurs fois

Kinshasa visait une levée de 600 millions de dollars sur une maturité de cinq ans, assortie d’un rendement de 8,75 %, ainsi que 650 millions de dollars sur dix ans à un taux de 9,50 %. Mais l’intérêt des marchés a largement dépassé ces prévisions : les offres ont atteint plus de 2 milliards de dollars pour la première tranche et 2,8 milliards pour la seconde.

Au final, la RDC a mobilisé un total de 1,25 milliard de dollars, une fois pris en compte les frais liés aux banques arrangeuses.

Un signal fort de confiance des investisseurs

Cette sursouscription, estimée entre trois et quatre fois les montants proposés, traduit un niveau de confiance significatif des investisseurs internationaux à l’égard de l’économie congolaise.

Pour les autorités, cette opération constitue une étape majeure dans la diversification des sources de financement du pays et dans son intégration accrue aux marchés financiers mondiaux.

Une « entrée historique » saluée par les autorités

Le ministère des Finances, dirigé par Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, n’a pas tardé à saluer cette performance. Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, il a qualifié l’opération d’« entrée historique » sur les marchés internationaux, marquant selon lui un tournant dans la stratégie de financement de la RDC.

Au-delà de l’aspect financier, cette émission réussie positionne désormais la RDC comme un acteur crédible sur les marchés de capitaux, ouvrant la voie à de futures opérations dans un contexte de besoins croissants en investissements.

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Guinée : vers une émission de sukuk pour financer les projets structurants.

La Guinée envisage de recourir à un instrument financier innovant pour soutenir ses ambitions de développement. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a annoncé, samedi 21 mars, l’étude d’une émission de sukuk souverains d’un montant de 500 millions de dollars, destinée à financer des projets structurants.

Une piste explorée avec des partenaires spécialisés

Dans cette perspective, une réunion exploratoire s’est tenue avec des représentants du cabinet d’intermédiation financière NOMAD AFIIP. Cette rencontre visait à examiner les modalités de mise en œuvre de cette opération, qui pourrait constituer une première d’envergure pour le pays sur le marché de la finance islamique.

Les sukuk, instruments conformes aux principes de la finance islamique, permettent de lever des fonds en s’appuyant sur des actifs tangibles, offrant ainsi une alternative aux obligations classiques.

Un levier pour diversifier les sources de financement

Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une stratégie de diversification des mécanismes de financement de l’économie. Elle capitalise notamment sur la notation souveraine de la Guinée, actuellement évaluée à « B+ » avec perspectives positives, un élément jugé favorable pour attirer les investisseurs.

L’objectif est également de renforcer l’implication du secteur privé dans le financement des grands projets, dans un contexte où les besoins en infrastructures et en investissements productifs restent importants.

Un soutien au programme Simandou 2040

Les ressources mobilisées à travers cette éventuelle émission de sukuk devraient contribuer au financement des projets inscrits dans le programme Simandou 2040, feuille de route stratégique visant un développement socio-économique souverain, inclusif et durable.

À travers cette démarche, les autorités guinéennes entendent élargir leur accès aux marchés financiers internationaux tout en consolidant les bases d’une croissance soutenue et diversifiée.

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Guinée : une nouvelle équipe dirigeante au ministère de l’Économie et des Finances.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a procédé à une série de nominations stratégiques au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Ces décrets, lus à la télévision nationale le lundi 16 mars 2026, s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la gouvernance économique et de modernisation de l’administration publique en Guinée.

Un nouveau socle administratif pour piloter les réformes

Au cœur de cette réorganisation figure la nomination de Mamadou Touré au poste de secrétaire général. Économiste de formation, il aura la responsabilité de coordonner l’ensemble des services du département ministériel, dans un contexte marqué par des enjeux de réformes structurelles et de consolidation budgétaire.

À ses côtés, Nana Youssef Tèninké Diaré est désignée cheffe de cabinet. Spécialiste en gestion des ressources humaines, elle devra assurer la coordination stratégique du cabinet et accompagner la mise en œuvre des priorités ministérielles.

Un collège de conseillers aux profils diversifiés

Le dispositif est complété par une équipe de conseillers couvrant des domaines clés des politiques publiques. Thierno Amadou Bah est nommé conseiller principal, avec une expertise reconnue en finances publiques. Le volet juridique est confié à Abou Dioumessy, tandis qu’Ibrahima Camara prend en charge les questions de finances publiques.

La qualité de la dépense publique, enjeu central dans un contexte de rationalisation budgétaire, sera suivie par Émilie Bernadette Léno. Les questions fiscales reviennent à Adama Souaré, juriste fiscaliste, tandis que Kadiatou Dinah Sampil est nommée conseillère chargée de mission.

Des nominations clés dans les directions stratégiques

Au-delà du cabinet, plusieurs postes de direction ont été renouvelés afin de renforcer l’efficacité de l’appareil économique et financier de l’État.

Le Bureau de Stratégie et de Développement sera dirigé par le Dr Mamadou Saliou Diallo, assisté d’Ibrahima Lincoln Camara comme directeur général adjoint. Aboubacar Diakité est nommé directeur national des Financements, un poste crucial pour la mobilisation des ressources.

La direction générale du Budget est confiée à Mamadi Mariam Traoré, épaulée par Soua Doré en qualité de directrice générale adjointe. Le contrôle des marchés publics, levier essentiel de transparence, est placé sous la responsabilité de Mamy Traoré.

En matière de gestion du patrimoine de l’État et de promotion des investissements privés, Djénabou Boiro Diallo est appelée à diriger la structure dédiée. Le Fonds spécial d’investissement est désormais piloté par Ibrahima Kalil Gueye.

Par ailleurs, Aissatou Yariatou Camara prend la tête de la direction générale des Investissements publics et du système intégré de gestion, tandis que le suivi des programmes et des réformes des finances publiques est confié au Dr Mamadou Barry, nommé secrétaire exécutif de la cellule technique dédiée.

Une volonté affichée de renforcer la gouvernance économique

À travers ces nominations, les autorités guinéennes entendent structurer davantage l’action publique dans un secteur clé pour la stabilité macroéconomique. Le renforcement des équipes techniques et la diversification des profils témoignent d’une volonté de professionnalisation de l’administration financière.

Dans un contexte de transition, marqué par des attentes fortes en matière de transparence, de mobilisation des ressources et de maîtrise des dépenses publiques, cette nouvelle équipe est appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des réformes économiques du pays.

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Burkina Faso : le FMI renforce son appui financier dans un contexte de résilience économique.

Le Fonds monétaire international (FMI) a validé le décaissement de 19,4 milliards de francs CFA en faveur du Burkina Faso, portant à près de 97 milliards de FCFA le volume total de son soutien financier au pays. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un programme d’appui visant à stabiliser l’économie et à accompagner les réformes structurelles engagées par les autorités.

Un financement additionnel de 72,6 milliards de FCFA est par ailleurs prévu d’ici à 2027. Il devrait contribuer à renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques, tout en consolidant les équilibres budgétaires et la gestion des finances publiques.

Une économie sous pression, mais résiliente

Malgré un environnement sécuritaire toujours fragile, l’économie burkinabè affiche des signes de résistance. La croissance économique est attendue autour de 5 % en 2025, portée notamment par la bonne tenue du secteur aurifère. La hausse des prix de l’or, principale ressource d’exportation du pays, continue de soutenir les recettes extérieures.

Dans le même temps, l’inflation demeure contenue, proche de zéro, grâce à une baisse des prix des produits alimentaires. Cette évolution contribue à préserver le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte marqué par des défis sociaux et sécuritaires persistants.

Des indicateurs extérieurs et budgétaires en amélioration

Selon les projections, le Burkina Faso pourrait enregistrer un excédent commercial pour la première fois depuis plusieurs années, grâce à la dynamique de ses exportations minières. Une telle performance constituerait un signal positif pour l’équilibre de la balance des paiements.

Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire reste maîtrisé et inférieur aux seuils fixés dans le cadre des engagements régionaux. Cette discipline budgétaire traduit les efforts des autorités pour renforcer la crédibilité de la gestion financière et préserver la soutenabilité de la dette.

Un appui stratégique face aux défis structurels

L’accompagnement du FMI intervient dans un contexte où le Burkina Faso doit concilier impératifs sécuritaires, adaptation aux changements climatiques et besoins de développement économique. L’appui financier et technique de l’institution apparaît ainsi comme un levier essentiel pour soutenir les politiques publiques et renforcer la stabilité macroéconomique du pays à moyen terme.

Adama Wade directeur de publication de Financial Afrik 360x320

Financial Afrik Awards 2026 : Banjul consacre l’excellence de la finance africaine.

Le gratin de la finance et de l’économie africaines s’est réuni à Banjul, en Gambie, à l’occasion de la soirée de gala de la 7ᵉ édition des Financial Afrik Awards, dont la cérémonie de clôture s’est tenue le 23 janvier 2026. Cet événement devenu incontournable a célébré l’excellence, l’innovation et l’influence financière sur le continent, en distinguant plusieurs dizaines de personnalités et d’institutions dont les actions contribuent à transformer durablement l’économie africaine.

Une vitrine du leadership économique africain

Organisés par le média panafricain Financial Afrik, ces awards visent à mettre en lumière les acteurs qui façonnent les politiques économiques, financières et institutionnelles de l’Afrique. Banquiers centraux, dirigeants d’institutions financières, économistes, décideurs publics et leaders du secteur privé ont pris part à cette cérémonie, qui s’impose comme un espace de reconnaissance mais aussi de réflexion sur les défis économiques du continent.

L’édition 2026 s’est distinguée par la diversité des profils récompensés, illustrant la montée en puissance d’une nouvelle génération de décideurs engagés en faveur de la stabilité macroéconomique, de l’innovation financière et de l’intégration régionale.

Mohamed H’Midouche, Économiste de l’Année 2025

Parmi les lauréats les plus en vue figure l’économiste marocain Mohamed H’Midouche, qui s’est vu décerner le prestigieux prix d’Économiste de l’Année 2025. Cette distinction vient saluer une contribution jugée déterminante à l’analyse et à l’élaboration de politiques économiques adaptées aux réalités africaines, ainsi que son influence croissante dans les débats stratégiques sur le développement du continent.

Lors de la remise de son trophée, Mohamed H’Midouche a livré un message fort, appelant à une indépendance économique accrue de l’Afrique, fondée sur la valorisation des ressources locales, le renforcement des capacités institutionnelles et une meilleure coordination des politiques publiques à l’échelle régionale.

Un rendez-vous désormais incontournable

Au fil des éditions, les Financial Afrik Awards se sont imposés comme un baromètre de l’excellence financière africaine. Au-delà des distinctions, la cérémonie de Banjul a offert un cadre d’échanges privilégié entre décideurs, favorisant le dialogue sur les perspectives économiques, les réformes structurelles et les leviers de croissance durable.

En consacrant des figures influentes et des initiatives structurantes, cette 7ᵉ édition confirme le rôle central des Financial Afrik Awards dans la promotion d’un leadership économique africain ambitieux, innovant et résolument tourné vers l’avenir.

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AFIS 2025 : construire la souveraineté financière de l’Afrique.

Casablanca est, cette semaine, la capitale financière de l’Afrique. Du 1er au 2 novembre 2025, plus de 1 200 dirigeants du secteur financier, décideurs publics, investisseurs et experts internationaux se réunissent dans la métropole marocaine à l’occasion de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS), sous le thème évocateur : « Construire la souveraineté financière de l’Afrique ».

Un sommet stratégique pour le continent

L’AFIS s’impose, au fil des années, comme le principal rendez-vous de réflexion et d’action sur l’avenir financier de l’Afrique. Pour cette édition 2025, les discussions se concentrent sur un enjeu majeur : comment mobiliser et canaliser les capitaux africains pour financer durablement le développement du continent, sans dépendre exclusivement des ressources extérieures.

Les débats, répartis en plusieurs panels, abordent des thèmes aussi variés que :

  • le financement des infrastructures et de l’énergie,

  • la digitalisation et l’innovation financière,

  • l’intégration régionale et la libre circulation des capitaux,

  • la résilience face aux chocs économiques mondiaux,

  • et la régulation des marchés financiers.

Vers une finance africaine plus autonome

Les dirigeants africains présents – parmi lesquels des gouverneurs de banques centrales, des ministres des Finances et des PDG d’institutions financières majeures – plaident pour une approche concertée afin de bâtir des systèmes bancaires solides, transparents et inclusifs.
Selon eux, la souveraineté financière passe avant tout par la maîtrise des ressources internes, la mobilisation de l’épargne locale et la création de chaînes de valeur africaines.

« L’Afrique doit être en mesure de financer ses propres ambitions. La souveraineté financière n’est pas seulement un idéal, c’est une nécessité stratégique », a déclaré un intervenant lors de la session d’ouverture, retransmise en direct.

Casablanca, place financière continentale

Ville hôte de ce sommet, Casablanca confirme son statut de hub financier incontournable. Grâce à la place financière Casablanca Finance City (CFC), la métropole s’impose comme un pont entre les marchés africains, européens et moyen-orientaux.
Les organisateurs soulignent que cette édition 2025 met l’accent sur les partenariats public-privé, la finance verte et l’inclusion numérique, trois leviers considérés comme essentiels pour soutenir la transformation structurelle du continent.

Un rendez-vous d’espoir et d’action

Au-delà des discours, l’AFIS 2025 se veut un cadre d’engagement concret. Des accords de coopération régionale, des initiatives d’investissement durable et plusieurs feuilles de route pour la réforme des systèmes financiers doivent être adoptés au cours des travaux.

Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique, la montée des taux et la compétition pour les ressources, l’Afrique choisit d’affirmer sa voix et de tracer sa propre trajectoire.
Le mot d’ordre est clair : unir les forces, valoriser les ressources africaines et bâtir une indépendance financière fondée sur la solidarité continentale.

Ainsi, l’AFIS 2025 n’est pas seulement un sommet — il est le symbole d’un continent qui veut redevenir maître de son destin économique.

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Guinée FinTech Week 2025 : Conakry au cœur de l’innovation financière en Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne accueille cette semaine la Guinée FinTech Week 2025, un événement phare destiné à propulser le pays comme un hub régional de l’innovation financière. Organisé par le Ministère de l’Économie Numérique en partenariat avec des acteurs privés et internationaux, ce rendez-vous rassemble startups, investisseurs, régulateurs et experts du numérique autour d’un objectif commun : stimuler l’inclusion financière et favoriser le développement des technologies financières en Guinée.

Pendant quatre jours, Conakry devient le centre d’échanges et de réflexions sur la FinTech, avec des panels sur les paiements digitaux, la blockchain, les cryptomonnaies, la cybersécurité et l’infrastructure bancaire innovante. Les participants ont l’opportunité de partager leurs expériences, d’exposer leurs solutions technologiques et de nouer des partenariats stratégiques.

Parmi les points forts de la FinTech Week, les ateliers de formation et d’accompagnement des startups permettent aux jeunes entrepreneurs guinéens de bénéficier de l’expertise de mentors et d’investisseurs internationaux, ouvrant ainsi la voie à une meilleure visibilité sur la scène africaine et mondiale.

Le gouvernement guinéen, représenté par le Ministre de l’Économie Numérique, a réaffirmé son engagement à créer un cadre favorable au développement des technologies financières : « La digitalisation de nos services financiers n’est pas seulement une nécessité, elle est un levier stratégique pour l’inclusion économique et la croissance durable », a-t-il déclaré lors de l’ouverture officielle.

L’événement a également mis l’accent sur la coopération régionale, avec des délégations venues du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, témoignant de la volonté de la Guinée de s’inscrire dans un écosystème numérique africain intégré.

En marge des conférences et panels, plusieurs startups guinéennes ont présenté leurs innovations, allant de solutions de paiement mobile à des plateformes de microcrédit, en passant par des outils de gestion comptable pour PME. L’objectif : démontrer que la Guinée peut combiner innovation technologique et développement économique local.

La Guinée FinTech Week 2025 s’affirme ainsi comme un catalyseur de transformation économique et sociale, offrant à la jeunesse guinéenne des perspectives concrètes pour s’insérer dans l’économie numérique mondiale.

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Qatar National Bank obtient le feu vert de l’Égypte pour lancer sa banque numérique « ezbank ».

La Qatar National Bank (QNB), premier groupe financier du Moyen-Orient et d’Afrique, vient d’obtenir l’autorisation officielle de la Banque centrale d’Égypte (CBE) pour le lancement de sa banque 100 % numérique baptisée « ezbank ». Une étape décisive dans la stratégie d’expansion digitale du groupe, mais aussi un tournant pour l’écosystème financier égyptien engagé dans une profonde transformation numérique.

 Une banque 100 % digitale pour une nouvelle génération d’usagers

« ezbank » ambitionne de révolutionner la manière dont les Égyptiens interagissent avec leur banque. Entièrement dématérialisée, cette nouvelle institution offrira une gamme complète de services — ouverture de compte, épargne, transferts, crédits, paiements en ligne — directement accessibles via une application mobile sécurisée.

L’objectif est double : accroître l’inclusion financière en facilitant l’accès aux services bancaires pour les populations non bancarisées, et répondre aux nouveaux usages d’une clientèle jeune, connectée et en quête de simplicité.

 L’Égypte, nouveau terrain d’innovation financière

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale égyptienne de transformation numérique, portée par la Banque centrale, qui souhaite faire du pays un hub régional de la fintech et des services financiers digitaux.
Le lancement d’ezbank constitue ainsi un signal fort : le marché bancaire égyptien, longtemps dominé par les institutions traditionnelles, s’ouvre désormais à la banque de demain, agile, technologique et inclusive.

Selon QNB, ezbank reposera sur des technologies de pointe en matière de cybersécurité et d’intelligence artificielle, afin de garantir une expérience fluide, rapide et sûre. L’accent sera mis sur la personnalisation des services et la transparence dans la gestion des opérations.

QNB, un géant régional en pleine expansion

Présente dans plus de 28 pays à travers le monde, la Qatar National Bank poursuit une stratégie ambitieuse d’expansion sur les marchés émergents à fort potentiel. L’Égypte, où le groupe est déjà implanté depuis plusieurs années, représente un maillon essentiel de cette vision.

Avec ezbank, QNB confirme son rôle de pionnier de la digitalisation bancaire dans la région MENA. Le groupe souhaite capitaliser sur son expertise et ses ressources technologiques pour soutenir la dynamique d’innovation locale tout en consolidant sa position sur un marché égyptien en pleine mutation.

 Un pas vers une économie plus inclusive et connectée

Le lancement d’ezbank est porteur d’enjeux économiques et sociaux majeurs. En simplifiant l’accès aux services bancaires via le numérique, cette initiative pourrait contribuer à réduire la fracture financière, renforcer la confiance des citoyens dans les services digitaux et encourager une plus grande formalisation de l’économie.

Au-delà de la performance économique, QNB affirme vouloir « soutenir la vision d’un avenir numérique durable pour l’Égypte », où chaque citoyen pourrait gérer ses finances sans contraintes géographiques ni barrières administratives.

 

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Guinée : PayCard lance son service de transfert international vers plus de 60 pays.

La société PayCard, acteur de la fintech en Guinée, vient d’annoncer le lancement officiel de son service de transfert international d’argent. Ce nouveau dispositif permet désormais aux usagers d’envoyer et de recevoir des fonds dans plus de 60 pays à travers le monde, offrant une solution rapide, sécurisée et accessible.

Une innovation au service des communautés

En mettant en place ce service, PayCard ambitionne de répondre aux besoins croissants des Guinéens de la diaspora et de leurs familles. L’objectif est clair : connecter les communautés au-delà des frontières et faciliter les échanges financiers, qu’il s’agisse de soutien familial, d’investissements ou d’opérations commerciales.

Inclusion financière et accessibilité

Ce lancement s’inscrit également dans la volonté de l’entreprise de renforcer l’inclusion financière. Grâce à une interface simplifiée et à des coûts compétitifs, PayCard rend le transfert d’argent accessible à un plus grand nombre de citoyens, y compris ceux vivant en zones rurales.

Un pas stratégique pour la fintech guinéenne

Avec ce service international, PayCard confirme son rôle de pionnier dans le secteur numérique et financier en Guinée. La société entend non seulement contribuer à l’autonomisation des ménages, mais aussi participer à la modernisation du système de paiement en Afrique de l’Ouest.

Selon la direction générale, ce projet n’est qu’une étape : d’autres innovations sont prévues pour élargir l’offre et consolider la place de PayCard comme un acteur incontournable de la finance digitale en Guinée et dans la sous-région.