WhatsApp Image 2026 02 05 at 10 06 49 360x320

Sénégal : le port de Bargny-Sendou se profile comme un futur hub logistique stratégique.

En chantier depuis plusieurs années, le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou devrait être livré d’ici la fin de l’année 2026. Présenté comme une infrastructure structurante pour l’économie nationale, il ambitionne de transformer en profondeur le paysage logistique du pays, avec une capacité cible de 20 millions de tonnes de marchandises traitées par an et la création attendue d’environ 2 600 emplois.

Une montée en puissance progressive des capacités

Selon les responsables du projet, le port entamera ses activités avec une capacité initiale de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation. Cette capacité devrait ensuite évoluer progressivement pour atteindre 12 millions, avant de culminer à 20 millions de tonnes par an, positionnant ainsi le site comme l’un des principaux pôles logistiques de la sous-région.

Un levier pour la compétitivité économique

Située à une quarantaine de kilomètres de Dakar, cette infrastructure vise à désengorger le port autonome de la capitale et à fluidifier les chaînes d’approvisionnement.

En visite sur le site, le sous-secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Richard Michaels, a mis en avant le potentiel du projet pour renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a notamment évoqué les importantes capacités de stockage prévues pour les céréales, les hydrocarbures et d’autres types de marchandises.

Un projet encore dépendant de financements complémentaires

Malgré ses ambitions, la concrétisation complète du projet reste conditionnée à la mobilisation de financements additionnels estimés à 400 millions de dollars. Des discussions sont actuellement en cours entre les autorités sénégalaises et des partenaires américains afin de sécuriser ces ressources.

La visite du chantier a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada, ainsi que le directeur général de Senegal Minergy Port, Dame Diané.

Un projet au cœur des attentes économiques

À terme, le port de Bargny-Sendou est appelé à devenir un hub logistique majeur, capable de soutenir la croissance des échanges commerciaux et d’accompagner le développement industriel du Sénégal. Son aboutissement constitue ainsi un enjeu stratégique pour les autorités, dans un contexte de forte demande en infrastructures modernes et performantes.

678303498 1354198053424157 9152355539463971396 n 360x320

Guinée : la distinction de Mamadi Doumbouya au cœur des priorités du ministère des Infrastructures.

Le ministère guinéen des Infrastructures a tenu, lundi 20 avril 2026, une réunion de cabinet présidée par le ministre Facinet Sylla. Plusieurs points stratégiques étaient à l’ordre du jour, dans un contexte marqué par l’accélération des projets de modernisation du réseau routier.

Une reconnaissance continentale saluée par le gouvernement

La séance a débuté par la mise en lumière d’un événement marquant : la distinction du président de la transition, Mamadi Doumbouya, élevé au rang de « Super Grand Bâtisseur 2026 ».

Ce prix, attribué dans le cadre du Trophée Babacar Ndiaye lors d’une cérémonie à Abidjan, vient saluer les efforts engagés en faveur du développement des infrastructures en Guinée. Il consacre également une volonté affichée de positionner le pays comme un acteur dynamique sur la scène continentale.

Le programme Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Au cours des échanges, Facinet Sylla a partagé les conclusions de sa récente mission en Haute-Guinée, mettant en avant les avancées réalisées par AGEROUTE Guinée S.A..

Le ministre a rappelé que le programme Simandou 2040 constitue désormais le cadre de référence de l’action gouvernementale, assurant la cohérence et l’alignement des projets d’infrastructures avec les objectifs de développement à long terme du pays.

Priorité à l’autoroute Hamdallaye–Sonfonia

Parmi les projets jugés prioritaires figure la construction de l’autoroute 2×2 voies reliant Hamdallaye à Sonfonia. Ce chantier structurant s’inscrit dans la dynamique de modernisation des axes urbains de la capitale.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’anticiper les contraintes liées aux travaux, notamment à travers la mise en place de déviations adaptées, afin de limiter les perturbations pour les usagers et de garantir la fluidité du trafic.

Accélérer la modernisation du réseau routier

La réunion s’est achevée par une revue technique des différents projets en cours. Les équipes ont identifié des solutions opérationnelles visant à accélérer la mise en œuvre des chantiers et à améliorer la qualité des infrastructures.

À travers cette dynamique, les autorités guinéennes entendent renforcer la connectivité du territoire et soutenir le développement économique, en faisant des infrastructures un levier central de transformation nationale.

656012068 1332538952256734 2350491660000683205 n 360x320

Guinée : le ministre des Infrastructures reçoit une délégation d’entrepreneurs français.

Le ministre des Infrastructures de la Guinée, Facinet Sylla, a reçu ce mardi 24 mars 2026 à Conakry une importante délégation d’entrepreneurs français, dans une dynamique de renforcement des partenariats économiques internationaux.

Une mission tournée vers la coopération et l’investissement

Composée d’acteurs économiques issus d’une organisation à vocation transcontinentale, la délégation a pour ambition de faciliter les échanges et l’intégration entre entreprises de différents horizons. Cette première mission en Guinée vise à établir des contacts avec les institutions et opérateurs locaux, en vue de structurer un futur hub d’affaires en Guinée.

La délégation a été introduite par Kéïra Djènè Sougoulé, secrétaire générale de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et d’artisanat de Guinée, soulignant l’intérêt croissant des partenaires étrangers pour le marché guinéen.

Vers une feuille de route commune autour de Simandou 2040

Au cours des échanges, les participants ont exprimé leur volonté de co-construire avec les autorités guinéennes une feuille de route sur des priorités partagées, en cohérence avec le programme Simandou 2040. Ce cadre stratégique est perçu comme un levier majeur pour structurer les investissements et accompagner la transformation économique du pays.

Un climat d’ouverture aux partenaires internationaux

Prenant la parole, le ministre Facinet Sylla a réaffirmé la volonté de l’État guinéen de renforcer sa coopération avec les partenaires internationaux. Il a mis en avant les perspectives économiques prometteuses de la Guinée, portées par les réformes en cours et les grands projets structurants.

En conclusion, il s’est déclaré ouvert à toute collaboration avec les entreprises désireuses de contribuer au développement du pays, confirmant ainsi l’engagement des autorités à favoriser un environnement propice à l’investissement et à l’innovation.

657742005 1331557952354834 7493525481581277571 n 360x320

Guinée : le ministère des Infrastructures met l’accent sur la performance et le suivi des chantiers.

La réunion de cabinet du ministère des Infrastructures de la Guinée s’est tenue ce lundi 23 mars 2026 sous la présidence du ministre Facinet Sylla. Cette rencontre a permis de faire le point sur les priorités du département, dans un contexte marqué par l’accélération des projets structurants.

Renforcer la cohésion et moderniser les pratiques administratives

Dès l’ouverture des travaux, le ministre a appelé ses collaborateurs à consolider l’esprit d’équipe, la cohésion interne et le sens de l’humilité dans les relations avec les usagers et les partenaires du secteur. Il a également insisté sur la nécessité d’ancrer une culture de performance et de professionnalisme au sein de l’administration.

Dans cette optique, il a encouragé l’adoption d’outils de travail modernes et adaptés, notamment l’usage systématique des adresses électroniques professionnelles, afin d’améliorer l’efficacité et la traçabilité des échanges.

Suivi des chantiers routiers : Mamou-Labé et Mamou-Faranah en phase d’accélération

Au cours de la séance, les services techniques ont présenté plusieurs points d’attention accompagnés de recommandations visant à optimiser la mise en œuvre des projets.

Le directeur général de l’Agence de gestion des routes, Moïse Sidibé, a notamment fait le point sur l’état d’avancement des travaux sur les axes MamouLabé et MamouFaranah. Il a annoncé une intensification des activités sur ces chantiers, jugés stratégiques pour la mobilité et le développement économique.

Avancées sur le projet Hamdallaye–Sonfonia

De son côté, le directeur national des Infrastructures, Mohamed Mandjan Traoré, a indiqué que la mission conjointe de délimitation des emprises sur le tronçon HamdallayeSonfonia était achevée.

Cette étape s’inscrit dans le cadre du projet de construction d’une route en 2×2 voies, incluant un échangeur au carrefour de Hamdallaye, un point névralgique du trafic à Conakry.

Cap sur la mise en œuvre du plan d’action 2026

En clôture, le ministre Facinet Sylla a exhorté l’ensemble des cadres à s’approprier pleinement le Plan d’action opérationnel 2026. Il a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse et coordonnée afin de garantir des résultats concrets sur le terrain.

À travers cette réunion, le ministère réaffirme sa volonté d’accélérer les projets d’infrastructures, considérés comme un levier essentiel de développement et d’intégration territoriale en Guinée.

637776019 1306028364907793 9128639500531510872 n 360x320

Infrastructures : la Guinée en quête de financements structurants auprès d’investisseurs internationaux.

Le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a reçu en audience, jeudi 19 février 2026, une délégation de Faminas Investment Group, un groupe international spécialisé dans la finance durable et le développement de projets.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de partenaires techniques et financiers, dans un contexte où la Guinée ambitionne d’accélérer la modernisation de ses infrastructures, levier essentiel de croissance économique et d’attractivité.

Une mission de prospection à l’échelle gouvernementale

Présente en Guinée pour une série de consultations, la délégation de Faminas Investment Group a multiplié les échanges avec les plus hautes autorités, notamment le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement. L’objectif : identifier des opportunités d’investissement et explorer des partenariats structurants dans des secteurs clés.

Spécialisée dans l’ingénierie financière et la structuration de projets, l’entreprise accompagne généralement des institutions publiques et privées dans la mobilisation de capitaux, avec un accent particulier sur les investissements durables et à fort impact.

Alignement sur la vision stratégique nationale

À l’issue des échanges, le ministre a rappelé les attentes des autorités guinéennes en matière de transformation du secteur des infrastructures. Il a insisté sur la nécessité pour tout partenariat de s’inscrire en cohérence avec la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

Cette orientation stratégique est notamment incarnée par le programme Simandou 2040, qui vise à structurer le développement économique du pays à long terme autour de grands projets intégrés, notamment dans les domaines des transports, de l’énergie et des infrastructures logistiques.

Une priorité : financer les projets structurants

Cette audience illustre l’un des axes majeurs de l’action gouvernementale : la recherche active de financements pour soutenir la mise en œuvre de projets structurants. Dans un contexte de besoins importants en infrastructures, les autorités entendent diversifier leurs partenaires et attirer des investisseurs capables d’apporter à la fois expertise technique et capacités financières.

À travers ce type d’initiatives, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à concrétiser ses ambitions de développement, en s’appuyant sur des partenariats solides et alignés sur ses priorités nationales.

AGL11 360x320

Au port de Conakry, la logistique face à l’accélération du trafic

À l’initiative de Africa Global Logistics (AGL), une journée portes ouvertes s’est tenue ce lundi au sein de Conakry Terminal, principale plateforme de manutention de conteneurs du Port autonome de Conakry. Partenaires institutionnels, clients, opérateurs privés et représentants des transporteurs ont été conviés à cette rencontre destinée à faire le point sur les performances du terminal et à renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne logistique.

Dans un contexte de forte croissance économique, marqué notamment par l’essor du secteur minier et la hausse des importations, la pression sur les infrastructures portuaires s’intensifie. Opérateur de la délégation de service public pour les activités conteneurs et la manutention de véhicules, Conakry Terminal fait aujourd’hui face à un défi d’ampleur : absorber des volumes en avance de plusieurs années sur les prévisions initiales.

Des volumes records, en avance sur les projections

Selon son directeur général, Emmanuel Masson, le terminal traite en 2025 des flux initialement projetés pour 2030. Le trafic mensuel atteint désormais entre 45 000 et 50 000 EVP (équivalents vingt pieds), contre 32 000 à 35 000 auparavant. Une progression significative qui témoigne du dynamisme économique du pays, mais met également sous tension l’ensemble de l’écosystème portuaire.

« Conakry Terminal n’est rien tout seul », a rappelé le dirigeant, insistant sur la responsabilité collective des importateurs, industriels, transitaires, transporteurs et administrations, notamment douanières. Car si les capacités techniques évoluent, la fluidité dépend d’une coordination étroite entre tous les acteurs.

Investissements et réformes pour fluidifier les opérations

Pour répondre à cette montée en charge, plusieurs mesures structurantes ont été engagées. Sur le plan technique, le deuxième quai – le quai 10 – a été équipé de nouveaux moyens modernes de manutention, permettant d’accélérer les opérations navires et le traitement des conteneurs.

Parallèlement, l’ouverture récente de la circulation des poids lourds 24 heures sur 24 dans la commune de Kaloum constitue une avancée notable. Jusqu’alors limitée aux horaires administratifs, cette restriction freinait les enlèvements et rallongeait les délais. Depuis une dizaine de jours, les transporteurs peuvent récupérer leurs marchandises de manière continue, améliorant la cadence des sorties.

Le directeur général préfère évoquer un « défi » plutôt qu’une congestion structurelle. Néanmoins, l’allongement des délais d’importation peut engendrer des surcoûts logistiques, susceptibles d’être répercutés sur les prix des marchandises.

Un enjeu économique et social

Présent lors de la rencontre, Elhadj Aliou Chérif, président de la Chambre de commerce de la région de Conakry, a salué l’initiative d’AGL. Selon lui, cette immersion a permis aux opérateurs économiques de mieux appréhender les contraintes techniques et les efforts engagés pour moderniser l’outil portuaire.

Il a toutefois rappelé que la pression actuelle est directement liée à l’attractivité économique de Conakry, portée par les sociétés minières, les commerçants et les industriels, tous tributaires du port. Tout en remerciant les autorités pour la suspension temporaire des surestaries, il a appelé les opérateurs à accélérer l’enlèvement des conteneurs encore stationnés.

Des milliers d’unités demeurent en attente, contribuant à la rareté de certaines marchandises sur le marché intérieur et à la hausse des prix. La fluidité portuaire apparaît ainsi comme un enjeu social autant qu’économique, dans un pays où la dépendance aux importations reste forte.

Modernisation et coordination, clés de la compétitivité

Au terme de cette journée, un constat s’impose : la performance du port de Conakry repose sur un effort collectif et continu. Sous la supervision des autorités portuaires et gouvernementales, la modernisation des infrastructures doit s’accompagner d’une meilleure synchronisation des procédures et des acteurs.

Dans un contexte de mutation rapide, l’amélioration de la logistique portuaire constitue un levier stratégique pour accompagner durablement la croissance guinéenne. Transformer la pression actuelle en opportunité de développement dépendra de la capacité de la communauté portuaire à agir en synergie.

Fleuve Senegal 1200x798 1 360x320

Navigation sur le fleuve Sénégal : l’Omvs donne le feu vert au lancement des travaux.

La pose de la première pierre annoncée pour avril 2026

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a franchi une étape décisive dans la concrétisation de son ambitieux projet de navigation fluviale. Réunis à Nouakchott les 30 et 31 janvier 2026, à l’occasion de leur 78ᵉ session ordinaire, les ministres de l’organisation ont autorisé le démarrage de la première phase du projet, avec une cérémonie de pose de la première pierre prévue en avril 2026.

Dans le communiqué final sanctionnant les travaux, le Conseil des ministres a donné mandat à la Société de gestion et d’exploitation de la navigation (Sogenav) pour engager les opérations techniques et administratives nécessaires au lancement effectif des travaux. Cette décision marque une avancée majeure dans la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal, considérée comme l’un des piliers fondateurs de l’Omvs depuis sa création.

Un projet structurant pour l’intégration régionale

La navigation fluviale sur le fleuve Sénégal vise à renforcer l’intégration régionale entre les États membres — le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée — en facilitant les échanges commerciaux, la mobilité des personnes et le transport de marchandises à moindre coût. À terme, le projet ambitionne de désenclaver plusieurs zones riveraines, de stimuler les économies locales et de contribuer à la compétitivité des chaînes logistiques sous-régionales.

Au-delà de ses retombées économiques, le projet s’inscrit également dans une logique de développement durable, en promouvant un mode de transport moins polluant et complémentaire aux infrastructures routières et ferroviaires existantes.

Mobilisation financière et perspectives de financement

Conscients des enjeux financiers liés à un projet de cette envergure, les ministres de l’Omvs ont exhorté les États membres à accélérer la finalisation de leurs engagements financiers pour la première phase. Par ailleurs, le Conseil a instruit le Haut-commissariat de l’Omvs, en collaboration avec la Sogenav, « d’explorer des mécanismes de financement complémentaires » afin d’assurer la viabilité et la continuité des phases ultérieures du projet.

Cette orientation vise notamment à mobiliser des partenaires techniques et financiers, ainsi que des instruments innovants de financement adaptés aux projets d’infrastructures régionales.

Des programmes jugés globalement satisfaisants

Outre la question de la navigation, le Conseil des ministres s’est félicité de l’état d’avancement jugé satisfaisant des programmes de l’Omvs, à la lumière des rapports d’activités présentés par le Haut-commissariat et les différentes sociétés de gestion. Le rapport des experts a été adopté et plusieurs décisions structurantes ont été validées, traduisant la volonté de l’organisation de consolider ses acquis et d’accélérer la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.

Une session placée sous le signe de la coopération

La 78ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Omvs s’est tenue sous la présidence de Boubacar Diané, ministre de l’Eau et de l’Énergie du Mali et président en exercice du Conseil. Ont également pris part aux travaux Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Énergie et du Pétrole de la Mauritanie, Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, ainsi que Mandjou Dioubaté, ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal et en Mauritanie.

Cette rencontre de Nouakchott confirme la volonté commune des États membres de l’Omvs de renforcer la coopération autour du fleuve Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour le développement économique, social et environnemental de la sous-région.

1000313779 360x320

Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

LEthiopie lance la construction du plus grand aeroport dAfrique 360x320

Éthiopie : un mégaprojet aéroportuaire pour s’imposer comme hub aérien africain.

L’Éthiopie a officiellement lancé la construction de ce qui est présenté comme le futur plus grand aéroport du continent africain. L’annonce a été faite samedi par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui voit dans ce projet un levier stratégique majeur pour le développement économique et l’intégration internationale du pays.

Implanté à Bishoftu, à environ 40 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, le futur complexe aéroportuaire s’étendra sur près de 35 kilomètres carrés. Sa capacité annoncée est de 110 millions de passagers par an, soit près de cinq fois celle de l’actuel aéroport international de Bole, aujourd’hui saturé malgré ses extensions successives.

Un investissement de 12,7 milliards de dollars

Estimé à 12,7 milliards de dollars, ce mégaprojet vise à positionner l’Éthiopie comme une plaque tournante mondiale du transport aérien, reliant l’Afrique à l’Europe, à l’Asie et au Moyen-Orient. Le chantier, dont la durée prévisionnelle est de cinq ans, prévoit la construction de plusieurs pistes, de terminaux de dernière génération, ainsi que d’infrastructures annexes destinées au fret et à la maintenance aéronautique.

Le projet inclut également des investissements majeurs en matière de connectivité terrestre, avec la réalisation d’une autoroute à plusieurs voies et d’une ligne ferroviaire rapide reliant directement l’aéroport à la capitale, afin de fluidifier le trafic de passagers et de marchandises.

Ethiopian Airlines au cœur du dispositif

La compagnie nationale Ethiopian Airlines, pilier de la stratégie aéronautique du pays, participe activement au financement et à la conception du projet. Considérée comme l’une des compagnies les plus performantes du continent, elle ambitionne de renforcer sa position de leader africain face à la concurrence croissante des hubs du Golfe et d’Afrique du Nord.

Le projet a déjà bénéficié d’un financement initial de 500 millions de dollars de la part de la Banque africaine de développement. Les autorités éthiopiennes indiquent être en discussions avancées avec d’autres bailleurs de fonds et institutions financières internationales afin de compléter le montage financier.

Enjeux sociaux et critiques

Si le gouvernement met en avant les retombées économiques attendues création d’emplois, attractivité des investissements et développement du tourisme le projet n’est pas exempt de controverses. Environ 2 500 agriculteurs ont été déplacés pour permettre la réalisation des travaux. Leur relogement et leur indemnisation ont représenté un coût estimé à 350 millions de dollars, selon les autorités.

Pour Addis-Abeba, ce nouvel aéroport s’inscrit dans une vision de long terme visant à faire de l’Éthiopie un carrefour logistique et économique incontournable en Afrique. Un pari ambitieux, à la hauteur des transformations que le pays entend impulser sur la scène régionale et internationale.

598478302 1296950132467234 6588130686706711479 n 360x320

Simandou 2040 : Lancement historique de la raffinerie d’alumine de WCAG, symbole de l’industrialisation souveraine de la Guinée.

La Guinée a franchi, ce vendredi 12 décembre 2025, une étape majeure de son ambition industrielle avec le lancement officiel des travaux de construction de la Raffinerie d’Alumine de Winning Consortium Alumina Guinea (WCAG).
La cérémonie s’est tenue à Dobali, dans la sous-préfecture de Kanfarande (préfecture de Boké), sous la présidence de Monsieur Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence et Président du Comité Stratégique de Simandou.

Cet événement s’inscrit dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040, pilier de la transformation structurelle de l’économie guinéenne.

Une vision présidentielle affirmée pour la transformation locale

Dans son intervention, Djiba Diakité a rappelé la vision claire portée par le Chef de l’État, S.E. le Général Mamadi Doumbouya, en matière de souveraineté économique et de valorisation locale des ressources naturelles.

« Construire une raffinerie d’alumine en République de Guinée n’est plus une fatalité, ce n’est plus une option, grâce au leadership et à la détermination du Président de la République, S.E. Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.

Cette déclaration illustre le changement de paradigme engagé par les autorités guinéennes : passer d’un modèle d’exportation brute des ressources à une industrialisation fondée sur la transformation locale, créatrice de valeur ajoutée, d’emplois et de compétences nationales.

WCAG, un projet structurant pour la Guinée

La raffinerie d’alumine portée par Winning Consortium Alumina Guinea (WCAG) constitue l’un des projets industriels les plus importants du secteur minier guinéen. Elle permettra de transformer la bauxite localement en alumine, matière première essentielle pour l’industrie de l’aluminium.

Les impacts attendus du projet sont multiples :

  • création de milliers d’emplois directs et indirects ;

  • transfert de compétences et de technologies ;

  • augmentation des recettes fiscales et industrielles ;

  • structuration d’un véritable tissu industriel autour de la bauxite.

Ce projet s’inscrit pleinement dans les exigences du Code minier guinéen et dans la vision de contenu local promue par l’État.

Simandou 2040, socle de l’industrialisation souveraine

Au-delà de la raffinerie d’alumine, le programme Simandou 2040 incarne la stratégie globale de transformation économique de la Guinée. Il vise à faire des ressources minières un levier durable de développement, en intégrant infrastructures, énergie, formation et industrialisation.

Le lancement des travaux de la raffinerie de WCAG marque ainsi un tournant historique, confirmant la volonté des autorités de faire de la Guinée un pays producteur, transformateur et compétitif à l’échelle régionale et internationale.

Une étape décisive pour l’avenir industriel du pays

En présidant cette cérémonie, le Président du Comité Stratégique de Simandou a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les projets structurants et à veiller au respect des intérêts stratégiques de la nation.

La Guinée entre ainsi dans une nouvelle ère, où ses richesses naturelles deviennent le moteur d’une industrialisation souveraine, inclusive et durable, au service du développement national.