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Afrique du Sud : un financement de 20 millions de dollars pour accélérer les infrastructures énergétiques d’Anzana Electric Group.

Un nouveau partenariat financier vient renforcer les perspectives de développement du secteur énergétique africain. En marge de l’édition 2026 de l’Africa Energy Forum (AEF), organisée au Cap, le développeur énergétique Anzana Electric Group (AEGL) et le fonds d’investissement Convergence Partners Energy Finance (CPEF) ont annoncé la conclusion d’un accord de principe portant sur un financement structuré pouvant atteindre 20 millions de dollars.

Cette opération vise à soutenir l’expansion des activités d’Anzana Electric Group à travers le continent, en particulier dans les domaines de l’hydroélectricité et de la distribution d’électricité, deux secteurs considérés comme essentiels pour répondre aux besoins croissants en énergie de nombreuses économies africaines.

Un levier pour accélérer les projets énergétiques stratégiques

Selon les deux partenaires, ce financement permettra à Anzana de renforcer son portefeuille d’actifs et d’accélérer plusieurs projets de développement et d’acquisition dans des marchés jugés prioritaires.

Une partie importante des fonds sera consacrée à des opérations de fusion-acquisition ainsi qu’à la réhabilitation et à l’optimisation d’infrastructures énergétiques existantes. L’accent sera notamment mis sur les actifs situés le long du corridor de Lobito, espace stratégique reliant plusieurs économies d’Afrique australe et centrale et considéré comme un axe majeur de développement régional.

Au-delà du financement immédiat des projets, cette opération doit également préparer l’entreprise à une nouvelle phase de croissance, avec l’objectif de mobiliser à terme des capitaux plus importants pour accompagner l’élargissement de son portefeuille énergétique.

Miser sur l’hydroélectricité et la distribution pour répondre aux besoins du continent

Pour Brian Kelly, directeur général d’Anzana Electric Group, cet accord intervient à un moment clé de l’évolution de l’entreprise.

Le responsable souligne que les infrastructures hydroélectriques de taille intermédiaire et les réseaux de distribution représentent aujourd’hui des solutions particulièrement adaptées aux réalités africaines. Elles permettent non seulement d’améliorer l’accès à l’électricité, mais aussi de soutenir durablement le développement économique des territoires.

Selon lui, le partenariat avec Convergence Partners apporte à l’entreprise les ressources financières nécessaires pour accélérer sa stratégie de croissance tout en consolidant des actifs à fort potentiel de rentabilité.

Combler le déficit de financement des infrastructures énergétiques

Du côté de Convergence Partners Energy Finance, l’investissement s’inscrit dans une logique visant à réduire le déficit de financement auquel restent confrontés de nombreux projets énergétiques sur le continent.

Laurentius Human, associé gérant du fonds, estime que le principal obstacle au développement énergétique africain ne réside pas dans l’absence de capitaux, mais dans la difficulté à proposer des instruments financiers adaptés aux besoins spécifiques des entreprises en phase d’expansion.

L’objectif du fonds est ainsi d’intervenir dans l’espace intermédiaire entre les projets déjà bancables et ceux disposant d’un fort potentiel de croissance mais nécessitant encore un accompagnement financier et stratégique pour atteindre une taille critique.

Une opération encore soumise à validation

La finalisation de l’investissement demeure toutefois conditionnée à plusieurs étapes, notamment l’achèvement des procédures de vérification, la signature des accords définitifs et l’approbation des organes décisionnels des deux structures.

Malgré ces conditions, l’annonce est perçue comme un signal positif pour le secteur énergétique africain, confronté à d’importants besoins d’investissement pour répondre à la demande croissante en électricité et accompagner l’industrialisation du continent.

Deux acteurs engagés dans le développement énergétique africain

Présent en Afrique de l’Est, en Afrique centrale et en Afrique australe, Anzana Electric Group développe, finance et exploite des infrastructures hydroélectriques ainsi que des réseaux de distribution d’électricité. L’entreprise bénéficie notamment du soutien d’investisseurs privés américains et de Gridworks Development Partners, acteur spécialisé dans les infrastructures énergétiques africaines.

Basé à Maurice, Convergence Partners Energy Finance est une filiale du groupe d’investissement Convergence Partners. Sa mission consiste à fournir des financements structurés et du capital mezzanine aux entreprises africaines évoluant dans les secteurs de l’énergie et des technologies associées, afin de favoriser leur expansion tout en préservant leur structure actionnariale.

À travers ce partenariat, les deux acteurs entendent contribuer au renforcement des infrastructures énergétiques africaines, un enjeu majeur pour la croissance économique, l’industrialisation et l’amélioration des conditions de vie sur le continent.

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Afrique du Sud : la Banque des BRICS mobilise un milliard de dollars pour moderniser les infrastructures urbaines.

Afrique du Sud : la Banque des BRICS mobilise un milliard de dollars pour moderniser les infrastructures urbaines
Un financement stratégique destiné à améliorer les services essentiels dans les principales métropoles sud-africaines

La Nouvelle Banque de développement (NDB), institution financière créée par les pays du groupe BRICS, a approuvé un prêt pouvant atteindre un milliard de dollars en faveur de l’Afrique du Sud. Cette enveloppe financière vise à soutenir un ambitieux programme de modernisation des infrastructures municipales dans huit des plus grandes agglomérations du pays, où vivent près de 40 % de la population sud-africaine.

L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion du conseil d’administration de la banque, qui a validé ce financement destiné à renforcer la qualité et la résilience des services urbains essentiels dans plusieurs centres économiques stratégiques du pays.

Huit métropoles au cœur du programme

Le projet concerne les municipalités de Johannesburg, du Cap, de Tshwane, d’eThekwini, d’Ekurhuleni, de Buffalo City, de Mangaung et de Nelson Mandela Bay. Ces pôles urbains regroupent à eux seuls environ 22 millions d’habitants et concentrent une part importante de l’activité économique nationale.

Les investissements prévus permettront de réhabiliter, moderniser et étendre des infrastructures jugées essentielles au développement urbain durable. Les secteurs ciblés incluent notamment l’approvisionnement en eau potable, les réseaux d’assainissement, la distribution d’électricité ainsi que les systèmes de gestion des déchets solides.

Selon la NDB, l’amélioration de ces services contribuera non seulement à renforcer la qualité de vie des populations concernées, mais également à soutenir l’activité économique, l’attractivité des territoires et la compétitivité des entreprises locales.

Répondre aux défis d’un déficit chronique d’investissement

Cette initiative intervient dans un contexte où l’Afrique du Sud fait face depuis plusieurs années à un important déficit d’investissement dans les infrastructures publiques. Les difficultés rencontrées dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des services municipaux ont régulièrement été identifiées comme des freins à la croissance économique et à la création d’emplois.

Les données officielles montrent que l’investissement dans les infrastructures, qui représentait environ 30 % du produit intérieur brut au début des années 1980, est progressivement tombé à près de 15 % en 2022. Cette tendance a contribué à l’apparition de nombreuses contraintes structurelles affectant le fonctionnement des collectivités locales.

À travers ce nouveau financement, les autorités sud-africaines espèrent accélérer la modernisation des équipements urbains et renforcer la capacité des municipalités à répondre aux besoins d’une population en constante croissance.

Un soutien aligné sur les priorités nationales et internationales

Le programme soutenu par la NDB s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement de l’Afrique du Sud à l’horizon 2030. Il répond également à plusieurs Objectifs de développement durable des Nations unies, notamment ceux relatifs à l’accès à l’eau potable, à l’énergie, à l’assainissement et à la construction de villes plus inclusives et résilientes.

Pour les autorités locales, ces investissements devraient également contribuer à améliorer la gestion environnementale des grandes agglomérations, tout en renforçant leur capacité d’adaptation face aux défis liés à l’urbanisation rapide et au changement climatique.

La montée en puissance de la Banque des BRICS en Afrique

Créée en 2015 par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, la Nouvelle Banque de développement s’est progressivement imposée comme un acteur majeur du financement des infrastructures dans les économies émergentes.

Basée à Shanghai et présidée par l’ancienne cheffe d’État brésilienne Dilma Rousseff, l’institution a pour vocation de proposer des alternatives de financement aux mécanismes traditionnels dominés par les institutions issues des accords de Bretton Woods.

L’Afrique du Sud, membre fondateur des BRICS, figure parmi les principaux bénéficiaires des financements de la banque sur le continent. Ces dernières années, plusieurs projets liés à l’énergie, aux transports et à la logistique ont déjà bénéficié de son soutien financier.

Avec cette nouvelle opération d’un milliard de dollars, la NDB confirme son engagement en faveur du développement urbain durable et du renforcement des infrastructures stratégiques en Afrique, considérées comme des leviers essentiels de croissance, de compétitivité et d’amélioration des conditions de vie des populations.

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Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux.

Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins

Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire

Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets.

Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées.

Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur.

Une ambition de modernisation à l’échelle nationale

À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays.

En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire national.

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Forum urbain mondial : à Bakou, la Guinée expose les défis de son urbanisation accélérée.

La 13e édition du Forum urbain mondial 2026 a officiellement ouvert ses portes ce dimanche 17 mai à Bakou, en Azerbaïdjan, où les travaux se poursuivront jusqu’au 22 mai.

Organisé par ONU-Habitat, ce rendez-vous international réunit plus de 40 000 participants issus de 182 pays autour des grands enjeux liés au logement, à l’urbanisation durable, aux infrastructures et à l’avenir des villes.

Parmi les délégations présentes figure celle de la Guinée, venue partager son expérience et exposer les défis croissants auxquels le pays est confronté face à l’expansion rapide de ses centres urbains.

Conakry confrontée à une urbanisation sous forte pression

Au cours des échanges, le ministre guinéen de l’Urbanisme, Mohamed Lamine Sy Savané, a dressé un état des lieux des difficultés qui affectent aujourd’hui les villes guinéennes.

Il a notamment évoqué la forte pression foncière, l’extension progressive des quartiers précaires, le déficit d’infrastructures urbaines, les difficultés d’accès au logement ainsi que la vulnérabilité croissante de certaines zones face aux inondations.

Ces problématiques concernent particulièrement Conakry, où la croissance démographique et l’expansion urbaine transforment rapidement le paysage de la capitale, souvent plus vite que les capacités de planification et d’aménagement.

Des conditions de vie encore difficiles dans plusieurs quartiers

Dans de nombreuses zones urbaines, les populations continuent de faire face à d’importantes difficultés liées à l’état des routes, à l’assainissement insuffisant et à l’exposition aux risques climatiques pendant la saison des pluies.

L’accès à un logement décent demeure également un défi majeur pour de nombreuses familles, dans un contexte marqué par l’augmentation de la demande foncière et l’insuffisance des infrastructures de base.

Cette situation reflète des réalités largement partagées par plusieurs grandes villes africaines confrontées à une urbanisation rapide, souvent difficile à encadrer faute de moyens financiers et de politiques urbaines adaptées.

Réforme foncière, cadastre et logements au cœur des projets présentés

À Bakou, la délégation guinéenne a présenté plusieurs initiatives visant à améliorer la gestion urbaine et à renforcer la planification territoriale.

Les projets exposés portent notamment sur la réforme foncière, la modernisation du cadastre ainsi que le développement de nouveaux programmes de logements.

Ces initiatives visent à mieux structurer l’expansion urbaine et à améliorer les conditions de vie des populations, tout en réduisant les déséquilibres liés à la croissance démographique.

Le financement urbain, enjeu central pour les pays africains

Les discussions du Forum urbain mondial accordent également une place importante à la question du financement des politiques urbaines.

Plusieurs délégations africaines plaident pour un renforcement des investissements internationaux et la mise en place de mécanismes financiers capables d’accompagner les États dans la modernisation de leurs villes.

Pour la Guinée, comme pour de nombreux pays du continent, l’enjeu dépasse désormais la simple croissance urbaine. Il s’agit surtout d’éviter que l’expansion rapide des villes ne creuse davantage les inégalités sociales, la précarité et les difficultés quotidiennes des populations urbaines.

À travers sa participation à ce forum mondial, la Guinée cherche ainsi à inscrire ses politiques urbaines dans une dynamique de développement plus durable, inclusive et résiliente face aux défis démographiques et climatiques.

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Corridor de Lobito : l’Afrique australe au cœur de la bataille mondiale des minerais stratégiques.

Longtemps présenté comme un ambitieux projet d’infrastructure régionale, le corridor de Lobito entre désormais dans une phase décisive. Reliant l’Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie, ce mégaprojet ferroviaire et logistique s’impose progressivement comme l’un des principaux enjeux géoéconomiques liés à l’exploitation des minerais stratégiques africains.

Porté par des investissements estimés à plus de 2,7 milliards de dollars, le corridor est destiné à faciliter l’exportation du cuivre et du cobalt extraits dans les régions minières de la RDC et de la Zambie vers le port angolais de Lobito, sur l’océan Atlantique. Ces ressources sont aujourd’hui considérées comme essentielles à la transition énergétique mondiale, notamment pour la fabrication de batteries électriques et de technologies vertes.

Au-delà du simple transport minier, les gouvernements concernés ainsi que leurs partenaires internationaux ambitionnent de faire du corridor un véritable levier de transformation économique régionale. L’Union européenne, principal soutien financier du projet, défend une approche intégrée associant infrastructures ferroviaires, développement agricole, plateformes logistiques, création d’emplois et renforcement des compétences locales.

Une infrastructure stratégique au cœur des rivalités internationales

L’épine dorsale du projet repose sur la ligne ferroviaire historique de Benguela, qui traverse l’Angola d’est en ouest jusqu’à la frontière congolaise. Détruite en grande partie durant la guerre civile angolaise, cette ligne a été reconstruite avec l’appui d’une entreprise chinoise avant d’être confiée, en 2022, au consortium européen Lobito Atlantic Railway (LAR) dans le cadre d’une concession de trente ans.

Le réseau est déjà connecté à la province congolaise du Lualaba, riche en minerais, et devrait à terme s’étendre jusqu’aux régions minières du Haut-Katanga et du nord de la Zambie.

Pendant plusieurs années, les États-Unis ont présenté le corridor de Lobito comme leur principal projet d’infrastructure en Afrique, dans un contexte marqué par la volonté occidentale de réduire la domination chinoise sur les chaînes d’approvisionnement minières du continent. Washington avait notamment mobilisé près de 550 millions de dollars via la Development Finance Corporation pour soutenir la modernisation de la ligne ferroviaire et du terminal minéralier de Lobito.

L’implication américaine avait atteint son apogée avec la visite du président Joe Biden à Lobito fin 2024, une première visite présidentielle américaine en Angola depuis près d’une décennie.

Cependant, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche semble avoir modifié les priorités stratégiques américaines. L’administration actuelle privilégierait davantage les accords bilatéraux ciblés que les grands projets multilatéraux de développement.

Dans ce contexte, l’Union européenne a renforcé son engagement. À travers ses institutions, ses États membres et plusieurs partenaires privés, elle a mobilisé près de 2 milliards d’euros pour soutenir le corridor. Bruxelles insiste sur la nécessité de faire du projet un véritable corridor de développement économique et non un simple axe d’exportation des ressources minières africaines.

La Chine conserve une influence déterminante

Malgré la perte de la concession ferroviaire au profit du consortium européen, la Chine demeure un acteur majeur dans la région. Plusieurs entreprises minières chinoises utilisent déjà le corridor pour l’exportation du cuivre congolais.

Parallèlement, Pékin poursuit sa propre stratégie logistique en Afrique australe. Fin 2025, la Chine a conclu un accord de 1,4 milliard de dollars avec la Zambie et la Tanzanie pour la réhabilitation du chemin de fer TAZARA, une ligne reliant les régions minières zambiennes à l’océan Indien via le port tanzanien de Dar es Salaam.

Cette initiative illustre la compétition croissante entre puissances mondiales pour sécuriser l’accès aux minerais critiques africains.

Lobito, un port stratégique pour les marchés mondiaux

Située à environ 500 kilomètres au sud de Luanda, Lobito dispose d’atouts logistiques majeurs. Son port naturel en eaux profondes permet une activité maritime continue tout au long de l’année, avec des capacités largement supérieures au trafic actuel. Cette situation réduit considérablement les délais d’attente et les coûts d’exportation pour les opérateurs miniers.

Pour autant, plusieurs défis demeurent. La Zambie, deuxième producteur africain de cuivre, reste encore insuffisamment connectée au corridor. Les infrastructures ferroviaires existantes nécessitent d’importants travaux de modernisation, estimés à près de 4 milliards de dollars.

À cela s’ajoutent les contraintes douanières, les lenteurs administratives, les incertitudes politiques liées aux échéances électorales dans la région ainsi que les risques climatiques. En avril dernier, de fortes pluies ont endommagé plusieurs portions de la ligne angolaise, perturbant temporairement les opérations ferroviaires.

Un projet attendu au tournant par les populations

Au-delà des enjeux géopolitiques et économiques, le corridor de Lobito est également observé avec prudence par une partie de l’opinion publique africaine. Plusieurs analystes et organisations locales estiment que le projet ne pourra être considéré comme une réussite que s’il génère des retombées concrètes pour les populations des trois pays concernés.

Création d’emplois, développement industriel local, amélioration des infrastructures sociales et valorisation des économies régionales figurent parmi les attentes majeures exprimées autour de ce vaste chantier continental.

Dans un contexte de transition énergétique mondiale et de forte demande en minerais stratégiques, le corridor de Lobito apparaît ainsi comme un symbole des nouvelles rivalités économiques en Afrique, mais aussi comme un test grandeur nature de la capacité des grands projets extractifs à produire un développement réellement inclusif.

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Port de Bargny-Sendou : un projet stratégique proche de l’achèvement, mais freiné par l’enjeu de l’eau.

Le Premier ministre sénégalais a effectué un point d’étape sur l’avancement du Port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou (PMVB), l’un des projets structurants majeurs de la politique d’infrastructures du pays. Conçu pour accompagner la transformation économique du Sénégal, ce port est appelé à jouer un rôle clé dans la gestion des flux de produits miniers, pétroliers et céréaliers, tout en contribuant à désengorger durablement le Port autonome de Dakar.

Un chantier avancé à 90 %

Développé par la société Senegal Minergy Port, le projet affiche un taux d’exécution estimé à près de 90 %, traduisant une progression significative vers sa mise en service. Cette infrastructure portuaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités logistiques nationales et à soutenir la compétitivité des échanges commerciaux.

Un blocage lié à l’alimentation en eau

Malgré cet état d’avancement, l’entrée en exploitation du port reste conditionnée à la résolution d’une contrainte technique majeure : l’approvisionnement en eau potable du site. Ce facteur, essentiel au fonctionnement des installations, constitue à ce stade le principal obstacle au démarrage des activités.

Face à cette situation, le chef du gouvernement a instruit le ministre des Infrastructures, en coordination avec les ministres en charge des Finances et de l’Hydraulique, d’obtenir de l’opérateur un engagement formel pour la mise en place d’un dispositif de stockage. Cette solution transitoire vise à garantir un approvisionnement minimal en attendant la réalisation d’une infrastructure pérenne.

Vers une solution durable financée par l’État

Dans le même temps, le Premier ministre a demandé l’inscription, dans la loi de finances rectificative pour 2026, des ressources nécessaires à la mise en œuvre d’une solution définitive d’alimentation en eau potable. Le coût de cette intervention est estimé à 8 milliards de FCFA, sur la base des recommandations techniques formulées par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).

Un enjeu stratégique pour la logistique nationale

Au-delà de ses aspects techniques, le PMVB représente un levier essentiel pour la modernisation du système portuaire sénégalais. En permettant une meilleure spécialisation des flux et une décongestion des infrastructures existantes, il s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la souveraineté économique et de valorisation des ressources naturelles.

La finalisation de ce projet dépend désormais de la capacité des acteurs impliqués à lever rapidement les contraintes résiduelles, afin de permettre au port de jouer pleinement son rôle dans le dispositif logistique national.

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Infrastructures : cinq nouveaux ponts pour désengorger Conakry.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans l’amélioration de la mobilité urbaine avec l’inauguration de cinq ouvrages majeurs dans la capitale. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présidé ce mercredi la cérémonie officielle de mise en service des ponts de Kassonyah, Kakimbo, Demoudoula, Kiroty et Kissosso.

Organisée au pied du pont de Kakimbo, la cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux citoyens, illustrant l’importance stratégique de ces infrastructures pour le développement urbain et économique de Conakry.

Un levier pour fluidifier la circulation et désenclaver les quartiers

Ces nouveaux ponts s’inscrivent dans une réponse concrète aux défis croissants de congestion dans la capitale. Leur mise en service vise à améliorer significativement la circulation, en facilitant les connexions entre plusieurs zones clés.

Les infrastructures permettront notamment de renforcer la liaison entre Ratoma et Kipé, de faciliter les déplacements entre Nongo et Lambanyi, d’améliorer l’accès entre Kissosso et Entag, de fluidifier le trafic entre Demoudoula et Cosa, ainsi que d’optimiser l’axe stratégique reliant le Km36 à Coyah.

Un projet structurant inscrit dans une vision de long terme

Porté par le ministère des Infrastructures, ce programme bénéficie d’un financement du Royaume des Pays-Bas et s’inscrit dans la dynamique du Programme Simandou 2040, qui place les infrastructures au cœur de la transformation économique du pays.

Lors de la cérémonie, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a souligné la portée symbolique de ces réalisations, évoquant « une vision en action » et des engagements concrétisés au service des populations.

Modernisation urbaine et impact socio-économique

Au-delà de leur fonction de désengorgement, ces ouvrages devraient contribuer à améliorer la qualité de vie des habitants, à réduire les temps de trajet et à soutenir les activités économiques locales.

À travers ces réalisations, les autorités guinéennes réaffirment leur ambition de doter le pays d’infrastructures modernes, durables et inclusives, capables d’accompagner la croissance urbaine et de répondre aux besoins d’une population en constante expansion.

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Sénégal : le port de Bargny-Sendou se profile comme un futur hub logistique stratégique.

En chantier depuis plusieurs années, le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou devrait être livré d’ici la fin de l’année 2026. Présenté comme une infrastructure structurante pour l’économie nationale, il ambitionne de transformer en profondeur le paysage logistique du pays, avec une capacité cible de 20 millions de tonnes de marchandises traitées par an et la création attendue d’environ 2 600 emplois.

Une montée en puissance progressive des capacités

Selon les responsables du projet, le port entamera ses activités avec une capacité initiale de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation. Cette capacité devrait ensuite évoluer progressivement pour atteindre 12 millions, avant de culminer à 20 millions de tonnes par an, positionnant ainsi le site comme l’un des principaux pôles logistiques de la sous-région.

Un levier pour la compétitivité économique

Située à une quarantaine de kilomètres de Dakar, cette infrastructure vise à désengorger le port autonome de la capitale et à fluidifier les chaînes d’approvisionnement.

En visite sur le site, le sous-secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Richard Michaels, a mis en avant le potentiel du projet pour renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a notamment évoqué les importantes capacités de stockage prévues pour les céréales, les hydrocarbures et d’autres types de marchandises.

Un projet encore dépendant de financements complémentaires

Malgré ses ambitions, la concrétisation complète du projet reste conditionnée à la mobilisation de financements additionnels estimés à 400 millions de dollars. Des discussions sont actuellement en cours entre les autorités sénégalaises et des partenaires américains afin de sécuriser ces ressources.

La visite du chantier a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada, ainsi que le directeur général de Senegal Minergy Port, Dame Diané.

Un projet au cœur des attentes économiques

À terme, le port de Bargny-Sendou est appelé à devenir un hub logistique majeur, capable de soutenir la croissance des échanges commerciaux et d’accompagner le développement industriel du Sénégal. Son aboutissement constitue ainsi un enjeu stratégique pour les autorités, dans un contexte de forte demande en infrastructures modernes et performantes.

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Guinée : la distinction de Mamadi Doumbouya au cœur des priorités du ministère des Infrastructures.

Le ministère guinéen des Infrastructures a tenu, lundi 20 avril 2026, une réunion de cabinet présidée par le ministre Facinet Sylla. Plusieurs points stratégiques étaient à l’ordre du jour, dans un contexte marqué par l’accélération des projets de modernisation du réseau routier.

Une reconnaissance continentale saluée par le gouvernement

La séance a débuté par la mise en lumière d’un événement marquant : la distinction du président de la transition, Mamadi Doumbouya, élevé au rang de « Super Grand Bâtisseur 2026 ».

Ce prix, attribué dans le cadre du Trophée Babacar Ndiaye lors d’une cérémonie à Abidjan, vient saluer les efforts engagés en faveur du développement des infrastructures en Guinée. Il consacre également une volonté affichée de positionner le pays comme un acteur dynamique sur la scène continentale.

Le programme Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Au cours des échanges, Facinet Sylla a partagé les conclusions de sa récente mission en Haute-Guinée, mettant en avant les avancées réalisées par AGEROUTE Guinée S.A..

Le ministre a rappelé que le programme Simandou 2040 constitue désormais le cadre de référence de l’action gouvernementale, assurant la cohérence et l’alignement des projets d’infrastructures avec les objectifs de développement à long terme du pays.

Priorité à l’autoroute Hamdallaye–Sonfonia

Parmi les projets jugés prioritaires figure la construction de l’autoroute 2×2 voies reliant Hamdallaye à Sonfonia. Ce chantier structurant s’inscrit dans la dynamique de modernisation des axes urbains de la capitale.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’anticiper les contraintes liées aux travaux, notamment à travers la mise en place de déviations adaptées, afin de limiter les perturbations pour les usagers et de garantir la fluidité du trafic.

Accélérer la modernisation du réseau routier

La réunion s’est achevée par une revue technique des différents projets en cours. Les équipes ont identifié des solutions opérationnelles visant à accélérer la mise en œuvre des chantiers et à améliorer la qualité des infrastructures.

À travers cette dynamique, les autorités guinéennes entendent renforcer la connectivité du territoire et soutenir le développement économique, en faisant des infrastructures un levier central de transformation nationale.

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Interview de M. Idrissa Naby DIALLO, Le Directeur National du transport terrestre en Guinée

Sahel Matin a reçu, à travers son journaliste M. CISSÉ, M. Idrissa Naby Diallo, Directeur national du transport terrestre en Guinée.

À l’issue de cet entretien, M. Diallo a déclaré avoir accepté sa nomination à ce poste sans sourciller ni hésiter, affirmant croire avec conviction en la vision de la refondation engagée par le Président de la Ve République, Son Excellence Mamadi Doumbouya.