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Budget 2026 : l’Assemblée nationale adopte l’enveloppe du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

L’Assemblée nationale a adopté ce lundi le projet de budget 2026 du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, fixé à 274,28 milliards FCFA en autorisations d’engagement et 217,27 milliards FCFA en crédits de paiement.

Présenté et défendu par le ministre Ibrahima Sy, ce budget traduit la volonté du gouvernement de poursuivre la transformation du système de santé sénégalais, engagée depuis 2025.

 Une stratégie orientée vers la modernisation du système sanitaire

Selon le ministre Ibrahima Sy, les priorités du budget retenu s’articulent autour de plusieurs axes clés :

  • Renforcement de la prévention, afin de réduire l’incidence des maladies évitables ;

  • Digitalisation des services de santé, pour améliorer le suivi médical, la transparence et l’efficacité des prestations ;

  • Relèvement du plateau technique, notamment par l’acquisition d’équipements modernes et la réhabilitation d’infrastructures ;

  • Réforme hospitalière, destinée à optimiser la gouvernance, la qualité des soins et la performance des établissements de santé.

Des défis persistants mais un engagement réaffirmé

Lors des discussions, les parlementaires ont soulevé plusieurs défis :
insuffisance de personnel spécialisé, difficultés d’accès aux soins en zones rurales, maintenance des équipements, et retards dans certains chantiers hospitaliers.

Le ministre a assuré que les efforts budgétaires de 2026 viseront à corriger ces insuffisances, tout en consolidant les programmes de 2025, notamment ceux liés à la couverture maladie universelle, aux urgences médicales et à la santé communautaire.

 Vers un système de santé plus résilient

Avec ce budget, le ministère ambitionne de construire un système sanitaire :

  • plus accessible,

  • mieux équipé,

  • technologiquement avancé,

  • et capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

La feuille de route proposée devrait permettre au Sénégal de franchir une nouvelle étape dans la modernisation et la résilience de son secteur de la santé.

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EPICON25 : Conakry accueille la grande réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination d’Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne abrite depuis ce lundi 24 novembre 2025 la réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination (PEV) des pays d’Afrique de l’Ouest, un événement régional majeur baptisé EPICON25. Plus de 200 participants venus de 17 pays du bloc épidémiologique ouest-africain prennent part à ces assises qui se poursuivront jusqu’au 27 novembre.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des réunions précédemment organisées dans d’autres régions du continent, notamment en Afrique de l’Est, australe et centrale, dans le but de renforcer la coordination et l’harmonisation des stratégies vaccinales.

Un espace stratégique d’évaluation et de planification

EPICON25 offre une plateforme essentielle pour examiner les performances des programmes nationaux, évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination et partager les meilleures pratiques entre pays voisins, avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Les échanges portent sur :

  • l’analyse des données de couverture vaccinale ;

  • l’état d’avancement des campagnes de vaccination ;

  • la surveillance des maladies épidémiques ;

  • les innovations pour améliorer l’accès aux vaccins.

Un agenda centré sur les priorités régionales et mondiales

L’édition 2025 accorde une attention particulière :

  • aux priorités de l’Agenda d’action 2025–2026 de l’initiative Immunisation 2030 (IA2030) ;

  • ainsi qu’aux quatre axes stratégiques définis par GAVI, notamment la couverture équitable, la durabilité des systèmes, l’introduction de nouveaux vaccins et la préparation aux épidémies.

Ces orientations permettront d’accompagner les États dans la consolidation de leurs programmes nationaux, tout en répondant aux défis persistants tels que l’accès géographique, les ruptures de stock, la désinformation ou encore les difficultés logistiques.

Un rendez-vous qui confirme la montée en puissance de la Guinée

La tenue d’EPICON25 à Conakry est perçue comme une reconnaissance des avancées du pays en matière de vaccination. La Guinée a en effet affiché une progression notable de sa couverture vaccinale, passant de 47 % à 63 % en une année, grâce aux réformes engagées dans la chaîne de froid, à la disponibilité accrue des vaccins et à l’introduction récente du vaccin contre le paludisme.

Une dynamique régionale pour renforcer la santé publique

Au-delà du bilan technique, EPICON25 marque une volonté collective de renforcer la coopération sanitaire entre les pays ouest-africains face aux risques épidémiologiques persistants, dans un contexte où les systèmes de santé doivent continuellement s’adapter aux crises et innovations.

Les conclusions attendues le 27 novembre devraient orienter les actions prioritaires pour 2026 et consolider la résilience vaccinale dans toute la sous-région.

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Le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles éliminent officiellement la rougeole et la rubéole.

Le Cap-Vert, l’île Maurice et les Seychelles franchissent une étape historique en matière de santé publique : ces trois pays sont officiellement déclarés éliminés de la rougeole et de la rubéole, devenant ainsi les premiers pays subsahariens à atteindre ce niveau de protection contre ces maladies virales hautement contagieuses.

Cette certification a été accordée à l’issue des vérifications menées par la Commission régionale africaine de vérification de l’élimination de la rougeole et de la rubéole, mise en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les évaluations ont confirmé que ces nations ont maintenu l’interruption de la transmission de ces virus sur plusieurs années grâce à des programmes de vaccination efficaces et une surveillance sanitaire rigoureuse.

Avec cette annonce, le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles rejoignent le groupe restreint des pays à avoir éliminé la rougeole (94 pays) et la rubéole (133 pays) à l’échelle mondiale.

Pourquoi c’est important

  • La rougeole : virus respiratoire extrêmement contagieux pouvant provoquer des complications graves, voire mortelles, surtout chez les jeunes enfants.

  • La rubéole : infection virale qui, si elle survient pendant la grossesse, peut entraîner des malformations congénitales irréversibles.

Ces maladies peuvent être prévenues efficacement grâce à la vaccination, et la réussite de ces trois nations illustre l’impact positif des programmes de vaccination à grande échelle et de la surveillance sanitaire continue.

Cette avancée constitue un modèle pour les autres pays africains, démontrant qu’avec un engagement politique, des campagnes vaccinales soutenues et un suivi rigoureux, il est possible d’éradiquer durablement ces maladies.

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Congo-Brazzaville : Denis Sassou-Nguesso inaugure à Pointe-Noire l’Institut national de biologie et de veille épidémiologique.

À quatre mois de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou-Nguesso a inauguré, ce lundi, un nouvel Institut national de biologie et de veille épidémiologique dans la ville de Pointe-Noire. Bien qu’il n’ait pas encore annoncé officiellement sa candidature, ce déplacement intervient dans un contexte politique attentivement scruté.

Une infrastructure de santé stratégique

Financé avec l’appui de la Banque mondiale, le nouvel institut se veut un outil scientifique de premier plan pour renforcer les capacités nationales en matière de surveillance sanitaire.
La structure est dotée d’équipements modernes destinés à :

  • analyser rapidement les agents infectieux,

  • améliorer le diagnostic précoce des maladies,

  • renforcer la lutte contre les épidémies,

  • soutenir la recherche biomédicale locale.

Les autorités congolaises soulignent que cet institut répond à un besoin devenu crucial depuis la pandémie de Covid-19, qui avait mis en lumière les faiblesses des systèmes de veille et de laboratoire en Afrique centrale.

Une inauguration à portée politique

Bien que Denis Sassou-Nguesso n’ait pas déclaré son intention de se présenter à la prochaine élection, sa présence à Pointe-Noire pour un événement majeur à forte visibilité nourrit les analyses politiques.
Le président a mis en avant « l’importance de consolider les capacités nationales en santé publique » et a salué la coopération avec les partenaires internationaux pour soutenir la modernisation des infrastructures sanitaires.

Un signal pour la modernisation de la santé au Congo

L’ouverture de cet institut représente un pas important pour la gestion des risques épidémiologiques dans un pays où la surveillance des maladies reste un enjeu constant.
Il devrait permettre au Congo de mieux détecter, analyser et contenir les épidémies, tout en renforçant la formation des chercheurs et biologistes locaux.

Une étape clé avant l’échéance électorale

À quelques mois de la présidentielle, cette inauguration s’inscrit dans une série d’activités gouvernementales visant à mettre en lumière les grands projets réalisés dans les secteurs de la santé, des infrastructures et du développement social.

Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite concernant la candidature du chef de l’État, mais l’agenda politique du pays entre dans une phase décisive.

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Éthiopie : un cas suspect de fièvre hémorragique virale sous surveillance à Jkina.

Les autorités sanitaires éthiopiennes, en collaboration avec Africa CDC, ont lancé une enquête approfondie après l’identification d’un cas suspect de fièvre hémorragique virale dans la ville de Jinka, située dans la région du Sud de l’Éthiopie.

Selon une note publiée le 12 novembre par l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI), huit cas suspects ont été recensés, dont six décès, parmi lesquels deux membres du personnel soignant, ce qui renforce les inquiétudes quant à la nature potentiellement contagieuse de l’agent pathogène.

Analyses en cours au Laboratoire national de référence

Des prélèvements ont été effectués sur les patients et envoyés au Laboratoire national de référence d’Éthiopie. Pour l’heure, l’origine exacte de l’infection n’a pas été établie, et aucune fièvre hémorragique virale n’a encore été confirmée officiellement.
Les autorités précisent que des analyses approfondies sont en cours pour déterminer si la cause pourrait être liée à des virus déjà présents sur le continent, tels qu’Ebola, Marburg, la fièvre de Lassa ou encore la fièvre de Crimée-Congo.

Enquête de terrain et recherche de cas supplémentaires

Parallèlement aux investigations en laboratoire, une enquête communautaire a été lancée dans les zones touchées afin de retracer les contacts, identifier d’éventuels cas supplémentaires et limiter au maximum une éventuelle propagation.
Des équipes mixtes comprenant experts de l’EPHI, autorités locales et spécialistes d’Africa CDC sont mobilisées sur place.

Un contexte régional sensible

Les fièvres hémorragiques virales constituent un enjeu majeur de santé publique en Afrique, avec plusieurs épidémies déjà recensées ces dernières années.
La réaction rapide observée en Éthiopie vise à anticiper tout risque d’expansion, dans une région où les infrastructures sanitaires restent fragiles.

Les autorités appellent la population à rester vigilante, tout en soulignant qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée tant que les analyses n’ont pas été finalisées.

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Sénégal – Santé publique : un partenariat innovant entre l’État et le Global Financing Facility pour un système plus résilient.

Le gouvernement sénégalais vient de franchir une étape importante dans sa politique de santé publique. À travers le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, l’État du Sénégal a conclu un partenariat stratégique avec le Global Financing Facility (GFF), un mécanisme international de financement mis en place par la Banque mondiale pour soutenir les pays dans leurs efforts de renforcement des systèmes de santé.

L’objectif de cet accord est clair : mobiliser des ressources financières innovantes, alignées sur les priorités nationales, afin d’améliorer la qualité, l’accessibilité et la durabilité des services de santé au Sénégal.

Selon un communiqué du ministère publié ce mercredi, cette collaboration s’inscrit dans la continuité de la vision portée par les autorités sanitaires, axée sur l’équité, la digitalisation, la bonne gouvernance et la durabilité du financement. Ces piliers doivent permettre au Sénégal de répondre plus efficacement aux besoins croissants de sa population en matière de santé, tout en renforçant la résilience du système face aux crises sanitaires.

« Le partenariat avec le GFF mobilise des ressources innovantes, alignées sur les priorités nationales, pour renforcer le système de santé et garantir un avenir plus sain pour tous », précise la note officielle.

Ce programme de coopération ambitionne notamment de renforcer les capacités des établissements de santé, d’améliorer le suivi des indicateurs de performance, et de promouvoir la santé maternelle, néonatale et infantile, un domaine prioritaire du GFF. Il s’agit également d’appuyer la digitalisation du système de santé à travers la collecte et l’analyse de données fiables, essentielles pour une meilleure planification des politiques publiques.

En s’associant au GFF, le Sénégal consolide ainsi sa place parmi les pays africains engagés dans une approche intégrée du développement sanitaire, où innovation, transparence et efficacité sont mises au service du bien-être des citoyens.

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Inauguration de la centrale à oxygène de l’hôpital régional de Boké : un pas décisif pour la santé publique en Guinée.

Dans le cadre de sa tournée de remerciement auprès des populations de la région de Boké, le Premier ministre guinéen a officiellement inauguré ce jeudi la centrale à oxygène de l’hôpital régional, une installation moderne destinée à renforcer la prise en charge des urgences médicales et des patients nécessitant un soutien respiratoire.

La nouvelle centrale, conforme aux standards internationaux, permettra de produire et de distribuer de l’oxygène médical en continu, réduisant ainsi la dépendance aux livraisons extérieures et garantissant un approvisionnement stable pour l’ensemble des services hospitaliers. Selon le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, cette infrastructure répond à un besoin critique, en particulier pour les unités de soins intensifs et les services d’urgence.

Lors de la cérémonie, le Premier ministre a salué l’engagement et le professionnalisme des équipes médicales de l’hôpital de Boké, tout en soulignant l’importance d’investir dans les infrastructures sanitaires régionales pour assurer un accès équitable aux soins sur tout le territoire national. Il a également remercié le Ministère de la Santé pour son rôle déterminant dans la mise en œuvre du projet, en coordination avec les autorités locales.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à moderniser le système de santé guinéen, renforcer la capacité des hôpitaux régionaux et améliorer la qualité des soins, un objectif prioritaire pour le développement durable et la sécurité sanitaire du pays.

La centrale à oxygène de l’hôpital régional de Boké devient ainsi un symbolique jalon pour la santé publique en Guinée, promettant une meilleure réactivité face aux urgences médicales et une amélioration tangible du bien-être des populations.

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Octobre Rose : le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme s’engage pour la santé des femmes.

Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a pris part activement à la campagne mondiale de sensibilisation contre le cancer du sein à travers une cérémonie organisée par son Service Genre et Équité, dans le cadre d’Octobre Rose, mois dédié à la prévention et à la lutte contre cette maladie qui touche des millions de femmes à travers le monde.

L’événement, tenu dans les locaux du département, a réuni plusieurs cadres du ministère, des associations de femmes, ainsi que des professionnels de la santé venus partager leurs expériences et rappeler l’importance du dépistage précoce.

Dans son allocution, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Yaya Kaïraba Kaba, a exprimé son soutien aux femmes touchées par le cancer du sein, tout en réaffirmant l’engagement du ministère à promouvoir la santé, l’équité et le bien-être des femmes. Il a souligné que la justice ne se limite pas à la loi, mais qu’elle doit aussi défendre le droit fondamental à la santé.

De son côté, Madame Mamadama Keïta, Cheffe du Service Genre et Équité, a insisté sur l’importance de la solidarité et de la mobilisation collective dans cette lutte. Elle a appelé les femmes à se faire dépister régulièrement et à briser les tabous qui entourent la maladie, rappelant que « la prévention reste l’arme la plus efficace contre le cancer du sein ».

Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à intégrer la dimension genre et santé dans les politiques publiques, conformément à la vision du gouvernement guinéen pour un développement inclusif et humain.

À travers cette action, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme démontre que la justice sociale passe aussi par la protection de la vie et de la dignité des femmes, en leur donnant les moyens de se soigner, de s’informer et d’espérer. 🎀

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Sénégal : 21 cas de fièvre de la Vallée du Rift et 4 cas de Mpox confirmés.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a confirmé l’enregistrement de 21 cas de fièvre de la Vallée du Rift et 4 cas de Mpox (variole du singe) sur le territoire sénégalais.

La fièvre de la Vallée du Rift, une zoonose préoccupante

La fièvre de la Vallée du Rift est une maladie virale transmise principalement par les moustiques, touchant aussi bien les animaux d’élevage que les êtres humains. Le Sénégal, pays à forte activité pastorale, surveille de près l’évolution de la situation, notamment dans les zones rurales où les populations sont plus exposées. Les autorités sanitaires rappellent les risques liés à la consommation de viande mal cuite et de lait non pasteurisé, ainsi que l’importance de la protection contre les piqûres de moustiques.

Quatre cas de Mpox identifiés

Parallèlement, quatre cas de Mpox ont été notifiés. Cette maladie virale, généralement bénigne mais contagieuse, se transmet par contact étroit avec une personne infectée ou un animal porteur. Le ministère indique que les patients sont pris en charge et que des mesures de surveillance épidémiologique sont renforcées pour éviter toute propagation.

Appel à la vigilance

Les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance et au respect des consignes d’hygiène et de prévention. Des équipes médicales sont mobilisées pour la riposte, et un suivi rapproché est assuré dans les zones affectées.

Le ministère rassure toutefois que la situation est sous contrôle et que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour protéger les populations et contenir la propagation de ces deux maladies.

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Bien manger pour mieux vivre : l’Afrique redécouvre son assiette.

Dans un continent où coexistent abondance agricole et insécurité alimentaire, l’alimentation est devenue une question de santé publique mais aussi de mode de vie. Bien manger, ce n’est pas seulement remplir son estomac : c’est un équilibre entre tradition, modernité et conscience de son corps.

🍚 Trop de féculents, pas assez de diversité

Dans de nombreux pays africains, le régime alimentaire repose majoritairement sur les féculents : riz, manioc, maïs, igname. S’ils sont indispensables comme source d’énergie, leur consommation excessive, souvent accompagnée de sauces grasses ou salées, favorise le surpoids, l’hypertension et le diabète, des maladies en forte progression dans les villes africaines.

🥗 Le retour aux aliments naturels

Pourtant, l’Afrique regorge de trésors nutritionnels. Le moringa, riche en vitamines et en protéines, est reconnu comme un superaliment. Le fonio, céréale ancestrale d’Afrique de l’Ouest, est sans gluten et très digeste. Le niébé, légumineuse africaine, est une source précieuse de protéines végétales. Le mil et le sorgho, longtemps délaissés au profit du riz importé, reviennent dans les assiettes grâce à leur apport énergétique et leur rôle dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.

🍤 Protéines animales et alternatives locales

Le poisson, abondant sur les côtes africaines, reste une excellente source de protéines, mais sa consommation décline dans certaines zones en raison de la surpêche et de l’exportation. Le recours à la volaille, aux œufs, mais aussi aux insectes comestibles (chenilles, criquets, termites) constitue une alternative durable, déjà valorisée dans certaines régions.

💧 L’eau, boisson vitale

Si les sodas et jus industriels envahissent le quotidien des jeunes, l’eau demeure la meilleure alliée de la santé. En Afrique, où la chaleur est souvent intense, boire suffisamment d’eau potable est un geste simple mais essentiel pour prévenir la déshydratation et favoriser le bien-être général.

🌱 Entre modernité et tradition

Aujourd’hui, les nutritionnistes africains plaident pour un retour à l’assiette traditionnelle équilibrée : céréales locales, légumes de saison, fruits frais, protéines variées et peu de produits transformés. L’idée n’est pas de renier les habitudes culinaires, mais de les adapter aux besoins actuels d’une population de plus en plus urbaine et exposée aux maladies liées au mode de vie.

🔑 Un enjeu de santé publique

Bien manger en Afrique, c’est aussi un acte citoyen. Choisir des produits locaux, c’est soutenir les agriculteurs, réduire les importations coûteuses et renforcer la souveraineté alimentaire. C’est aussi préserver la santé des générations futures en les sensibilisant dès l’enfance à l’importance d’une alimentation équilibrée.