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RDC : Félix Tshisekedi fixe les contours du futur dialogue national

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a précisé les grandes lignes du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Dans son adresse à la Nation du jeudi 27 août 2026, le chef de l’État a annoncé un processus qui devrait partir des provinces avant de converger vers Kinshasa, tout en excluant les groupes armés en tant qu’acteurs politiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, les tensions politiques et les difficultés socio-économiques. Le gouvernement entend faire du dialogue un espace de concertation destiné à réunir les différentes composantes de la société congolaise autour des principaux défis nationaux.

Un processus qui doit partir des provinces

Contrairement aux précédentes expériences de dialogue national, Félix Tshisekedi souhaite accorder une place centrale aux provinces. Le processus devrait commencer au niveau local afin de recueillir les préoccupations des populations et des forces vives, avant une convergence des propositions vers la capitale.

Cette démarche vise à donner au dialogue une dimension plus représentative et à éviter qu’il ne se limite à des discussions entre responsables politiques à Kinshasa. Elle tient également compte des réalités très différentes auxquelles sont confrontées les provinces congolaises, notamment sur les plans sécuritaire, économique et social.

Pour les autorités, cette consultation à la base doit permettre de faire émerger des propositions issues directement des territoires et de renforcer l’appropriation nationale du processus.

Les groupes armés exclus du dialogue politique

La question de la participation des mouvements armés constitue toutefois l’un des principaux points de débat. Le président congolais a affirmé qu’un groupe ayant choisi la voie des armes ne pourrait pas utiliser cette situation pour obtenir un statut d’acteur politique dans le cadre du dialogue national.

Cette position concerne notamment le Mouvement du 23 mars (M23), que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda, ce que Kigali conteste. Pour Félix Tshisekedi, l’ouverture du dialogue ne doit pas conduire à conférer une légitimité politique à des organisations engagées dans des affrontements armés contre les institutions de l’État.

Le chef de l’État entend ainsi distinguer le dialogue politique national des mécanismes consacrés au règlement des conflits armés. Cette ligne pourrait néanmoins susciter des discussions avec certains acteurs politiques et de la société civile qui défendent une approche plus inclusive de la résolution de la crise dans l’Est.

Des mesures de décrispation pour favoriser la participation

Parallèlement aux orientations relatives à la composition du dialogue, Félix Tshisekedi a annoncé des mesures destinées à favoriser un climat politique plus apaisé.

L’objectif affiché est de créer les conditions permettant aux différentes sensibilités politiques et sociales de participer aux consultations dans un environnement moins marqué par les tensions. La réussite de cette démarche dépendra notamment de la confiance que les acteurs de l’opposition, de la société civile et des provinces accorderont au processus.

La capacité des organisateurs à garantir une représentation suffisamment large constituera donc un élément déterminant de la crédibilité du dialogue.

Une initiative à articuler avec les processus diplomatiques

Le futur dialogue devra également s’inscrire dans un paysage diplomatique déjà marqué par plusieurs initiatives visant à résoudre la crise sécuritaire congolaise. Les processus engagés notamment à Doha et à Washington devront être pris en compte afin d’éviter une multiplication des cadres de négociation sans coordination suffisante.

L’enjeu sera de parvenir à une complémentarité entre le dialogue politique interne, destiné à traiter les questions nationales, et les démarches diplomatiques consacrées à la cessation des hostilités et au règlement des conflits dans l’Est.

La crédibilité du processus en question

En privilégiant une démarche partant des provinces et en excluant les groupes armés du dialogue en tant qu’acteurs politiques, Félix Tshisekedi cherche à concilier ouverture politique, recherche de cohésion nationale et défense du cadre institutionnel.

Mais au-delà des annonces, la réussite de l’initiative dépendra de sa mise en œuvre. La représentativité des participants, la liberté des échanges, la prise en compte des revendications exprimées dans les provinces et la capacité à produire des décisions concrètes seront autant de critères permettant d’évaluer la crédibilité du processus.

Pour la RDC, l’enjeu est désormais de transformer ce projet de dialogue en un véritable instrument de rapprochement national, capable de contribuer à la consolidation des institutions, à l’apaisement politique et, surtout, à la recherche d’une solution durable aux crises qui affectent le pays.

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Gabon–RDC : Libreville et Kinshasa renforcent leur coopération avec un accord d’exemption de visa.

Le Gabon et la République démocratique du Congo (RDC) donnent une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales. À l’occasion de la visite de travail et d’amitié du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Libreville, les deux pays ont signé un accord portant sur l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service.

Cette mesure vise principalement à faciliter les déplacements des responsables et agents publics des deux États et à renforcer les échanges institutionnels entre Libreville et Kinshasa.

Faciliter les déplacements officiels

L’accord figure parmi les trois instruments de coopération conclus à l’issue des entretiens entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et son homologue congolais.

L’exemption de visa devrait permettre de fluidifier les déplacements officiels et de faciliter les consultations entre les deux administrations. Elle constitue également un outil destiné à renforcer les échanges diplomatiques et politiques entre les deux capitales.

Pour les autorités des deux pays, cette décision traduit une volonté de donner un contenu plus concret au rapprochement engagé entre le Gabon et la RDC.

Une Commission mixte pour assurer le suivi

Les deux dirigeants ont également convenu de créer une Commission mixte chargée du suivi et de la mise en œuvre des différents engagements pris lors de la visite.

Un mémorandum prévoit en outre l’organisation régulière de consultations diplomatiques et politiques, afin de maintenir un dialogue institutionnel plus étroit entre les deux États.

Cette nouvelle architecture doit permettre d’assurer un meilleur suivi des accords conclus et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération.

Des secteurs stratégiques au cœur du partenariat

La coopération entre Libreville et Kinshasa devrait progressivement s’étendre à plusieurs domaines, notamment l’agriculture, les infrastructures, les transports, l’énergie, les mines, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, le numérique et la culture.

L’un des accords signés couvre également des questions liées à la justice, à l’environnement, à la santé et au secteur minier, avec une attention particulière portée à la transformation locale des ressources naturelles.

Cette orientation répond à une volonté commune de renforcer la valeur ajoutée créée au niveau national et de favoriser des partenariats économiques plus structurants.

Un engagement commun pour le Bassin du Congo

Le Gabon et la RDC ont par ailleurs réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération en matière de protection du Bassin du Congo, l’un des principaux réservoirs forestiers et écosystèmes du continent africain.

Les deux pays entendent également poursuivre leur collaboration sur les questions liées à la paix et à la stabilité en Afrique centrale.

Une visite placée sous le signe de l’amitié

La visite de Félix-Antoine Tshisekedi à Libreville s’inscrit dans le cadre des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon.

La participation du président congolais aux festivités a donné une dimension particulière à cette rencontre, qui intervient alors que les deux États cherchent à approfondir leurs relations politiques, diplomatiques et économiques.

Avec l’accord d’exemption de visa et les autres engagements conclus, Gabon et RDC entendent ainsi passer d’une relation fondée sur les liens historiques et diplomatiques à une coopération davantage structurée autour de projets et d’intérêts communs.

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Épidémie d’Ebola en RDC : l’OMS alerte sur une propagation sans précédent.

L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) atteint un niveau critique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle est désormais la deuxième plus importante jamais enregistrée et progresse plus rapidement que toutes les précédentes.

Au 12 août 2026, 4 449 cas confirmés et 2 061 décès ont été recensés dans cinq provinces et 53 zones de santé. À son rythme actuel, l’épidémie pourrait dépasser celle qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, jusque-là la plus importante avec plus de 28 000 cas et 11 000 décès.

L’Ituri au cœur de la crise

La province de l’Ituri concentre l’essentiel des contaminations et des décès. L’OMS s’inquiète particulièrement des transmissions qui échappent encore aux dispositifs de surveillance, notamment lorsque des décès surviennent au sein des communautés sans que les personnes concernées aient été identifiées comme contacts.

L’organisation estime que le suivi des contacts doit passer d’environ 80 % à 95 % afin de mieux identifier et interrompre les chaînes de transmission. Plus de 21 000 agents de santé communautaires ont été formés pour renforcer la surveillance.

Des capacités de prise en charge renforcées

Face à l’accélération de l’épidémie, l’OMS prévoit de tripler les capacités de traitement pour atteindre 3 000 lits dans les prochaines semaines. Les centres de traitement, les laboratoires et les équipes chargées des inhumations sécurisées sont également renforcés.

L’épidémie est liée au virus Ebola Bundibugyo, une souche distincte de celle responsable des grandes épidémies récentes d’Afrique de l’Ouest. Aucun vaccin ni traitement spécifiquement homologué contre cette souche n’est actuellement disponible. Des essais cliniques sont toutefois en cours pour évaluer de nouvelles options thérapeutiques et vaccinales.

Le contexte sécuritaire complique la riposte

La propagation du virus est également favorisée par le conflit persistant dans l’est de la RDC, les déplacements de populations, les difficultés d’accès aux soins et les insuffisances des infrastructures sanitaires.

Pour l’OMS, la priorité reste désormais d’identifier toutes les chaînes de transmission, renforcer la prise en charge précoce des malades et restaurer la confiance des communautés afin de contenir rapidement l’épidémie.

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RDC : un centre de 100 lits bientôt opérationnel pour renforcer la lutte contre Ebola.

La République démocratique du Congo (RDC) s’apprête à renforcer son dispositif de lutte contre Ebola avec l’ouverture prochaine du plus grand centre de traitement du pays à Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette nouvelle infrastructure intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état d’une progression préoccupante de l’épidémie.

En attendant sa mise en service, les patients présentant des symptômes suspects sont pris en charge au centre de transit de Kigonze, où ils sont placés en isolement le temps de confirmer ou d’écarter l’infection. Selon le médecin Francis Bigirimwami Chibanvunya, les personnes testées négatives sont autorisées à regagner leur domicile et reçoivent un traitement adapté à leur pathologie.

Actuellement, quatre personnes, dont un enfant de deux ans souffrant de fièvre, de diarrhées et de vomissements, sont en observation. Son père est récemment décédé dans un centre de transit Ebola.

Le futur centre de traitement de Rwankole, réalisé avec le soutien de l’ONG International Medical Corps, disposera de 100 lits, dont 60 réservés aux cas confirmés et 40 aux cas suspects. Plus de 300 professionnels de santé y seront mobilisés pour améliorer la prise en charge des patients, renforcer le dépistage et limiter la propagation du virus.

Selon les dernières données de l’OMS, arrêtées au 30 juillet, la RDC a enregistré 3 605 cas confirmés d’Ebola, dont 1 587 décès. Face à cette situation, l’organisation appelle à intensifier les actions de dépistage, de prise en charge et de sensibilisation des populations afin de contenir l’épidémie.

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RDC : Washington finance la première raffinerie de cuivre et de cobalt à capitaux congolais, un tournant sur le corridor de Lobito.

La raffinerie de Buenassa a obtenu une subvention non remboursable de 3 385 000 dollars américains de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA). Pour la première fois, le gouvernement américain apporte un soutien direct à un projet minier crucial en République démocratique du Congo, dans une optique d’harmonisation géopolitique manifeste.

Par Rodrigue Fenelon Massala 

C’est une étape que Kinshasa qualifie déjà d’historique. Buenassa, porteur d’un ambitieux projet de raffinerie de cuivre et de cobalt dans le Lualaba,  en République démocratique du Congo, a reçu l’approbation officielle d’une subvention non remboursable de 3 385 000 USD de l’USTDA destinée à financer son étude de préfaisabilité (PFS). L’information a été rendue publique par Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur de la RDC et ancien ministre de l’Industrie, à l’issue d’une séance de travail stratégique tenue le 17 juillet 2026 avec la direction de l’entreprise, conduite par son fondateur et directeur général, Eddy Kioni.

Buenassa n’est pas un projet porté par une firme étrangère  implanté en République du Congo. C’est une initiative portée par un opérateur économique congolais . En effet, depuis juin 2023, l’État congolais détient une part de 10 % dans Buenassa Resources S.A., la société qui gère la mise en œuvre du projet. De plus, l’ancien Premier ministre Samy Badibanga exerce en tant que président non exécutif du conseil d’administration de la société. C’est à Kinshasa, bien avant l’arrivée de Washington, que le processus a été lancé : le gouvernement congolais a fourni le capital initial sous forme de subvention non remboursable de 3,5 millions USD, grâce au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), pour couvrir les études de cadrage. Le soutien américain est donc une extension de l’engagement congolais déjà existant, et non une substitution.

Au-delà du symbole, c’est la nature du financement qui marque les esprits. Il s’agit de la toute première injection significative et directe de capitaux publics américains dans un projet minier stratégique congolais aligné sur le corridor de Lobito, cet axe logistique appelé à évacuer les minerais du cœur du continent vers l’Atlantique, tout en stimulant une industrie régionale plus riche et diversifiée. Ce geste s’inscrit dans le cadre de l’accord stratégique entre les États-Unis et la RDC, et Washington signale ainsi sa volonté de peser dans une filière longtemps dominée par d’autres puissances.

Le contexte donne la mesure de l’enjeu. Selon le Cobalt Institute, la RDC assure près de 73 % de la production mondiale de cobalt en 2025, très loin devant l’Indonésie, et le pays est le 2ième producteur de cuivre au monde derrière le Chili, deux métaux au cœur de l’électrification, du stockage d’énergie et des technologies de défense comme de l’aérospatiale. Fait décisif, Kinshasa a remplacé son interdiction d’exportation du cobalt du début 2025 par un régime de quotas courant jusqu’en 2027, plafonnant les exportations à 87 000 tonnes en 2026 : en limitant les sorties de minerai brut, l’État resserre l’offre mondiale, soutient les prix et accélère la logique de transformation sur place que porte Buenassa. La demande mondiale a atteint 276 000 tonnes en 2025, en hausse de 13 % sur un an, portée par les batteries mais aussi par les superalliages de la défense et de l’aérospatiale, dont la consommation a progressé de 7,5 %. Longtemps exportés à l’état brut, ces minerais sont devenus l’objet d’une rivalité serrée entre Washington et Pékin pour la sécurisation des chaînes d’approvisionnement. C’est précisément la fonction du corridor de Lobito, dont la voie ferrée de 1 300 kilomètres reliant le cœur minier congolais au port angolais fait l’objet d’un financement de plus de 750 millions USD porté notamment par la DFC américaine. En s’y arrimant, la raffinerie Buenassa entend capter la valeur au point de transformation, et non plus à la seule extraction.

Ce premier pas américain appelle toutefois une réponse côté congolais. La lettre d’octroi de l’USTDA subordonne elle-même son offre à la capacité de Buenassa à démontrer l’allocation formelle  d’un  site du projet. Pour maintenir la dynamique, certaines conditions restent donc à réunir par le gouvernement de la RDC, à commencer par l’attribution d’un terrain, condition suspensive du projet. De sa satisfaction dépendra la poursuite du calendrier.

La dynamique ne s’arrête pas là. Des discussions avancées sont en cours avec l’US International Development Finance Corporation (DFC) en vue d’une assistance technique pour l’étude de faisabilité définitive (DFS). L’enveloppe d’investissement total est estimée à 700 millions de dollars pour la phase I et 1,3 milliard pour la phase II, soit près de 2 milliards de dollars pour l’ensemble du projet.

Côté production, les études de cadrage présentées prévoient 120 000 tonnes de cathodes de cuivre au standard LME et 20 000 tonnes de cobalt métal, avec une optionnalité pour du sulfate de cobalt. Buenassa a récemment recentré son positionnement sur les secteurs de la défense et de l’aérospatiale, en quête sécurisée de minerais stratégiques, tout en conservant une optionnalité pour le secteur du stockage d’énergie. Un repositionnement qui place le projet au cœur des chaînes d’approvisionnement les plus stratégiques pour les pays de l’Hémisphère nord, Etats-unis en tête.

Ce financement n’aurait pas vu le jour sans le cap fixé au sommet de l’État. Aux yeux de Kinshasa, le projet Buenassa matérialise la vision du Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : celle de la transformation locale des ressources congolaises, mise en oeuvre par son Gouvernement. « La RDC s’affirme ainsi comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale et de l’équilibre sécuritaire grâce à la transformation locale de ses minéraux stratégiques », résume le ministre Julien Paluku.

En misant sur le raffinage sur son propre sol plutôt que sur l’exportation de matière brute, la RDC entend capter davantage de valeur ajoutée, et l’appui financier américain lui en donne, pour la première fois, les moyens concrets.

Sources

Cobalt Institute, Cobalt Market Report 2025 (mai 2026).

U.S. Geological Survey, Mineral Commodity Summaries 2025 (Cobalt).

U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et Partnership for Global Infrastructure and Investment, corridor de Lobito.

Benchmark Mineral Intelligence et Fastmarkets, régime de quotas d’exportation de cobalt de la RDC (2025-2027).

Financial Afrika

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En République Démocratique du Congo, le pari discret de Vinmart Group pour reconnecter la RDC au monde.

L’inauguration de la Rotonde rénovée de l’aéroport international de N’Djili a offert une nouvelle visibilité à Infrarose, filiale de Vinmart Group. Au-delà de la restauration d’un bâtiment emblématique, ce chantier s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures en République démocratique du Congo, où les besoins demeurent considérables.

Le 30 juin, à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a inauguré la Rotonde réhabilitée de l’aéroport international de N’Djili. La cérémonie intervenait dans une séquence marquée également par la réception d’un Boeing 787-800 destiné à Air Congo et par la remise en circulation symbolique d’une liaison ferroviaire reliant le centre-ville à l’aéroport, interrompue depuis plus de vingt ans.

Au-delà de ces annonces, cette journée traduisait une ambition plus large : améliorer les infrastructures de transport afin de renforcer la connectivité du pays et accompagner son développement économique. Dans un territoire aux dimensions continentales, où les contraintes logistiques continuent de peser sur la compétitivité, la modernisation des plateformes de transport constitue un enjeu majeur.

C’est dans ce contexte qu’Infrarose, filiale de Vinmart Group, a conduit les travaux de réhabilitation de la Rotonde, l’un des bâtiments historiques de l’aéroport de N’Djili. « La Rotonde n’est pas seulement un bâtiment rénové. C’est un symbole que nous avons voulu remettre en mouvement. Notre rôle, chez Infrarose, est de montrer qu’il est possible de préserver la mémoire d’une infrastructure tout en l’adaptant aux exigences opérationnelles d’aujourd’hui », explique Gracia Kabanga, directrice des relations avec les parties prenantes d’Infrarose.

Redonner vie à un patrimoine aéroportuaire

Construite à la fin des années 1950, la Rotonde fait partie du patrimoine de l’aviation congolaise. Pendant plusieurs décennies, elle a constitué l’une des premières images de la RDC pour les voyageurs arrivant à Kinshasa. Avec le temps, cependant, le bâtiment ne répondait plus aux standards attendus en matière d’accueil, de confort et d’exploitation.

Le chantier engagé visait ainsi à préserver cette dimension patrimoniale tout en adaptant l’ouvrage aux exigences actuelles. La rénovation s’inscrit dans une stratégie plus globale d’amélioration des infrastructures aéroportuaires, alors que les autorités souhaitent renforcer l’attractivité des principales portes d’entrée du pays.

La Rotonde n’a toutefois pas vocation à remplacer le Terminal 1. Avec une superficie d’environ 4 200 m² et une capacité d’accueil de près de 250 passagers dans la zone de départ, elle est appelée à accueillir des flux régionaux et à compléter les installations existantes. Son efficacité dépendra désormais autant de la qualité des équipements que de la fluidité des opérations quotidiennes : traitement des passagers, gestion des bagages, coordination entre les services de sûreté, de police, d’immigration et les compagnies aériennes.

Des infrastructures au cœur des défis congolais

Cette rénovation intervient dans un pays où les infrastructures demeurent l’un des principaux défis du développement. Malgré ses importantes ressources minières, son potentiel hydroélectrique et un marché intérieur de plus de cent millions d’habitants, la RDC souffre encore d’un déficit significatif en matière de routes, d’énergie, de logistique et d’équipements publics.

La Banque africaine de développement chiffre depuis plusieurs années les besoins annuels du continent entre 130 et 170 milliards de dollars, avec un déficit de financement estimé entre 68 et 108 milliards. L’OCDE et l’Union africaine estiment, de leur côté, qu’un effort d’investissement annuel de 155 milliards de dollars pourrait contribuer à plus que doubler le PIB africain d’ici 2040. Pour Vinmart Group, le déficit d’infrastructures de la RDC n’est pas seulement le diagnostic d’un retard. Il dessine une carte d’opportunités. Le groupe semble avoir compris que la prochaine bataille économique du pays ne se jouera pas uniquement dans l’extraction de ses ressources, mais dans les plateformes qui permettront de les valoriser.

Dans cette perspective, la modernisation des infrastructures aéroportuaires répond autant à un impératif économique qu’à un enjeu d’image. Les plateformes aériennes constituent souvent la première expérience d’un pays pour les investisseurs, les partenaires internationaux et les voyageurs.

Vinmart Group, une stratégie de long terme

Le chantier de la Rotonde met également en lumière Vinmart Group, groupe panafricain qui s’apprête à célébrer près de trente années d’activité. Dirigé par Rahim Dhrolia, un profil discret, bâtisseur de l’ombre, il s’est progressivement développé dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’énergie, l’immobilier, l’hôtellerie ou encore l’agriculture.

Né à Toronto et ayant grandi entre Kinshasa et le Canada, Rahim Dhrolia a étudié à la Schulich School of Business, à Toronto, avant de revenir s’installer à Kinshasa. Il travaille depuis maintenant vingt ans en République démocratique du Congo, où il développe une approche fondée sur des investissements de long terme dans des secteurs structurants pour l’économie du pays.

Selon plusieurs proches du groupe, la rénovation de la Rotonde revêtait une dimension particulière. Au-delà de son intérêt opérationnel, le projet concernait un bâtiment emblématique de l’histoire de Kinshasa. L’objectif n’était pas seulement de restaurer une infrastructure, mais aussi de préserver un élément du patrimoine national tout en lui redonnant une fonctionnalité adaptée aux besoins actuels.

Cette logique se retrouve dans les autres activités du groupe, présent également dans l’hôtellerie à travers sa filiale CHIC, ainsi que dans l’immobilier, l’énergie et les équipements publics. L’ensemble traduit une stratégie centrée sur des secteurs directement liés à l’économie réelle  et à l’amélioration des conditions de vie.

Une référence pour Infrarose

Pour Infrarose, la rénovation de la Rotonde constitue désormais une réalisation de référence. Ce chantier lui offre une visibilité accrue sur un marché congolais appelé à connaître d’importants besoins en infrastructures dans les prochaines années.

« Notre ambition n’est pas de construire des objets isolés. Nous voulons contribuer à créer des infrastructures qui fonctionnent, qui durent et qui améliorent concrètement l’expérience des usagers. Dans un pays comme la RDC, reconnecter les territoires, c’est aussi redonner confiance dans la capacité à livrer des projets structurants », souligne Gracia Kabanga.

Au-delà de la qualité architecturale du projet, la réussite de cette rénovation se mesurera désormais dans la durée. Comme toute infrastructure aéroportuaire, la Rotonde sera jugée sur sa capacité à offrir un service efficace, à améliorer l’expérience des passagers et à répondre aux exigences d’exploitation d’une plateforme moderne.

Dans un contexte où la RDC entend poursuivre la modernisation de ses infrastructures de transport, la réhabilitation de la Rotonde constitue une étape significative. Pour Infrarose et Vinmart Group, elle représente une vitrine de leur savoir-faire. Pour les autorités congolaises, elle illustre la volonté de doter le pays d’équipements plus performants afin d’accompagner son développement économique et son ouverture sur le continent.

Source : FinancialAfrika.
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RDC : un partenariat stratégique pour moderniser la filière diamant et renforcer la valeur locale.

Kinshasa et ADEX Platform AG s’allient pour une industrie diamantifère plus transparente et compétitive

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la réforme de son secteur diamantaire. Le gouvernement congolais et la société suisse ADEX Platform AG ont signé un accord-cadre destiné à moderniser la chaîne de valeur des diamants et des pierres de couleur, en mettant l’accent sur la transparence, la transformation locale et la création de davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La cérémonie de signature a été présidée lundi par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, dans le cadre d’un accord conclu entre le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) et ADEX Platform AG, entreprise spécialisée dans la traçabilité, la transparence et l’optimisation des chaînes d’approvisionnement dans l’industrie du diamant.

Création d’une société commune dédiée à la transformation du diamant congolais

Validé lors du Conseil des ministres du 29 mai 2026, ce partenariat prévoit la création d’une nouvelle entité baptisée ADEX RDC S.A., détenue à parts égales par les deux partenaires.

Cette structure aura pour objectif de transformer en profondeur la filière diamantifère congolaise grâce à plusieurs initiatives majeures, notamment :

  • la création d’une taillerie-joaillerie répondant aux standards internationaux ;
  • le développement d’une plateforme numérique permettant une commercialisation plus directe vers les marchés internationaux ;
  • le transfert de technologies ;
  • le renforcement des compétences et des capacités des acteurs locaux.

À travers cette coopération, les autorités congolaises ambitionnent de passer d’un modèle principalement axé sur l’extraction et l’exportation brute à une industrie intégrée capable de générer davantage d’emplois, de revenus et d’opportunités économiques.

Mettre fin à la sous-valorisation des ressources diamantifères

Dans son intervention, le ministre des Mines a présenté cet accord comme une étape importante vers « un nouveau chapitre du commerce responsable des diamants et des pierres de couleur » en République démocratique du Congo.

Louis Watum Kabamba a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre avec l’appui du gouvernement dirigé par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de lutter contre les pratiques de contrebande et la faible valorisation des ressources minières congolaises. Selon lui, le diamant doit devenir un véritable outil de développement industriel, capable de contribuer à la création de richesses et à l’amélioration des conditions économiques des populations impliquées dans la chaîne de production.

Vers une meilleure intégration de la RDC dans le marché mondial

Pour les autorités congolaises, ce partenariat devrait permettre d’améliorer la gouvernance du secteur, de renforcer la traçabilité des pierres précieuses et de positionner durablement la RDC comme un acteur crédible et responsable sur le marché international.

La transformation locale des diamants représente également un enjeu stratégique pour le pays, qui cherche à accroître les retombées économiques de ses ressources naturelles au-delà de la simple exportation de matières premières.

Un secteur minier au cœur de l’économie congolaise

La République démocratique du Congo figure parmi les pays disposant du potentiel minier le plus important au monde. Outre les diamants, son sous-sol regorge de ressources stratégiques telles que le cobalt, le cuivre, le coltan et l’or.

Selon les données de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-RDC), le secteur minier a généré en 2023 environ 5,61 milliards de dollars de revenus publics, sur un total de 5,85 milliards de dollars pour l’ensemble des industries extractives.

La même année, la RDC a produit près de 140 000 tonnes de cobalt, représentant une valeur estimée à 5,1 milliards de dollars, ainsi que 2,8 millions de tonnes de cuivre, évaluées à environ 24,2 milliards de dollars.

Avec ce nouvel accord, Kinshasa entend donc renforcer la gouvernance de ses ressources naturelles et faire de la filière diamantifère un moteur supplémentaire de croissance économique, d’industrialisation et de développement durable.

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Ebola en RDC: l’OMS appelle au calme : le risque mondial « reste faible ».

Alors que les autorités françaises ont confirmé, mercredi, un premier cas d’Ebola sur leur territoire depuis le début de l’épidémie en cours en Afrique centrale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se veut rassurante. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que le risque de propagation à l’échelle mondiale demeure faible malgré la vigilance accrue suscitée par cette maladie hautement mortelle.

Un premier cas détecté hors d’Afrique depuis le début de l’épidémie

Le patient diagnostiqué en France est un médecin de l’organisation humanitaire Alliance for International Medical Action (ALIMA). Selon les informations communiquées, il revenait récemment d’une mission en République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie actuelle. Les autorités sanitaires françaises ont immédiatement engagé des opérations de traçage afin d’identifier et de suivre les personnes ayant pu être en contact avec lui.

Cette confirmation constitue le premier cas recensé hors du continent africain depuis le début de la flambée épidémique qui touche principalement la RDC et qui a également enregistré des cas en Ouganda.

L’OMS appelle à éviter toute réaction disproportionnée

Face aux inquiétudes suscitées par cette annonce, le directeur général de l’OMS a tenu à relativiser les risques.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, les cas d’Ebola détectés hors d’Afrique restent extrêmement rares. Il rappelle qu’au cours des cinquante dernières années, moins de trente cas ont été identifiés en dehors du continent africain, malgré les différentes flambées enregistrées dans plusieurs pays africains.

Pour l’OMS, cette réalité statistique montre que la menace pour le reste du monde demeure limitée et ne justifie pas de mouvement de panique. L’organisation insiste néanmoins sur la nécessité de maintenir des dispositifs de surveillance efficaces afin de détecter rapidement tout cas importé.

Renforcer la protection des personnels de santé

L’agence onusienne souligne également l’importance de sécuriser les interventions des personnels médicaux déployés dans les zones touchées par l’épidémie.

L’OMS recommande aux États et aux organisations humanitaires de fournir des informations claires sur les risques d’exposition au virus, de renforcer les mesures de prévention et de garantir la capacité d’évacuation sanitaire du personnel si la situation l’exige.

Ces recommandations visent à protéger les travailleurs de première ligne, particulièrement exposés lors des opérations de prise en charge des malades.

Une nouvelle flambée épidémique en RDC

La 17e épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 après plusieurs décès inexpliqués signalés dans la province de l’Ituri, à l’est du pays.

Cette région, riche en ressources minières mais fragilisée par l’insécurité et la présence de groupes armés, représente un environnement particulièrement complexe pour les équipes sanitaires. Les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent les efforts de surveillance, d’isolement des cas et de vaccination afin de contenir la propagation du virus.

Malgré la détection d’un cas importé en France, les autorités sanitaires internationales continuent donc de considérer que l’épidémie reste principalement circonscrite à l’Afrique centrale, tout en maintenant un haut niveau de vigilance pour prévenir toute extension de la maladie au-delà des zones actuellement touchées.

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La RD Congo signe un retour historique au Mondial en accrochant le Portugal.

Pour son grand retour sur la scène mondiale après 52 ans d’absence, la République démocratique du Congo a marqué les esprits en obtenant un match nul face au Portugal (1-1), mercredi à Houston, lors de la première journée du groupe K de la Coupe du monde 2026. Menés rapidement au score par une équipe portugaise annoncée parmi les prétendants au titre, les Congolais ont su réagir pour décrocher le premier point de leur histoire dans la compétition.

Cette entrée en matière constitue une performance majeure pour les Léopards, qui retrouvaient une phase finale de Coupe du monde pour la première fois depuis leur participation sous l’appellation du Zaïre en 1974. Face à une sélection portugaise dotée de nombreuses individualités et portée par de grandes ambitions, la RD Congo a affiché une solidité collective et une détermination qui lui ont permis de résister jusqu’au coup de sifflet final.

Le Portugal frappe tôt, mais ne parvient pas à faire la différence

Les Portugais ont pourtant pris le contrôle de la rencontre dès les premières minutes. À la 6e minute, João Neves a ouvert le score de la tête sur un centre précis de Pedro Neto, profitant d’une défense congolaise prise de vitesse. Cette réalisation semblait annoncer une soirée plus confortable pour la Seleção, habituée à imposer son rythme face à ses adversaires.

Mais la RD Congo n’a pas été déstabilisée par ce début difficile. Les hommes de Sébastien Desabre ont progressivement retrouvé leurs repères, en s’appuyant sur un bloc compact et des transitions rapides. Ils ont même failli égaliser quelques minutes plus tard par l’intermédiaire de Yoane Wissa, preuve que les Congolais étaient capables de menacer une défense portugaise pourtant expérimentée.

La récompense est finalement arrivée dans le temps additionnel de la première période. Servi par Arthur Masuaku, Yoane Wissa a repris victorieusement de la tête un centre venu du côté gauche pour remettre les deux équipes à égalité (45+5). Un but historique puisqu’il constitue la première réalisation de la RD Congo en phase finale d’une Coupe du monde.

Un exploit symbolique pour une sélection en quête de reconnaissance

Cette égalisation possède une portée particulière dans l’histoire du football congolais. En 1974, lors de son unique précédente participation, le Zaïre avait quitté la compétition sans inscrire le moindre but et avec quatorze buts encaissés en trois rencontres. Cinquante-deux ans plus tard, la nouvelle génération des Léopards a écrit une page différente en obtenant immédiatement un résultat face à une grande nation du football mondial.

Au retour des vestiaires, le Portugal a tenté de reprendre l’initiative. Le sélectionneur Roberto Martinez a procédé à des ajustements offensifs, notamment avec l’entrée de Francisco Conceição, afin d’apporter davantage de percussion dans les derniers mètres.

Malgré une possession largement favorable, les Portugais ont toutefois manqué de réalisme. Cristiano Ronaldo, qui disputait à 41 ans sa sixième Coupe du monde, n’a pas réussi à trouver l’ouverture. L’attaquant d’Al-Nassr a eu plusieurs opportunités en seconde période, mais ses tentatives n’ont pas trouvé le cadre.

Les Léopards passent tout près d’un exploit encore plus grand

Le Portugal a bien cru reprendre l’avantage sur une reprise spectaculaire de João Cancelo, mais le but a finalement été refusé pour une position de hors-jeu à la 55e minute.

De son côté, la RD Congo aurait même pu créer une immense surprise. Cédric Bakambu a trouvé le poteau à la 57e minute avant de manquer une nouvelle occasion en contre quelques minutes plus tard. Les Léopards ont ainsi démontré qu’ils pouvaient non seulement résister, mais également inquiéter une équipe portugaise pourtant considérée comme l’une des forces majeures du tournoi.

Dans les dernières minutes, Bruno Fernandes a tenté de forcer la décision par des frappes lointaines, sans parvenir à tromper la vigilance du gardien congolais. Le score est finalement resté inchangé.

Un avertissement pour le Portugal, une soirée historique pour la RD Congo

Ce match nul représente une véritable victoire symbolique pour la République démocratique du Congo, qui débute son retour au Mondial par une prestation pleine de caractère. Les Léopards lancent ainsi leur campagne avec confiance et prouvent qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures sélections du monde.

Pour le Portugal, en revanche, ce résultat constitue une première alerte. Malgré son statut de favori du groupe et la qualité de son effectif, la Seleção devra rapidement retrouver davantage d’efficacité offensive afin d’éviter une nouvelle désillusion dans une compétition où chaque point compte.

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Expulsés des États-Unis vers la RDC, des migrants ont été renvoyés dans leur pays d’origine.

« Plus de la moitié » des 15 migrants sud-américains expulsés des États-Unis et envoyés par avion à Kinshasa en avril ont quitté la République démocratique du Congo (RDC) pour regagner leurs pays d’origine, a annoncé vendredi le gouvernement congolais.

Le 17 avril, 15 hommes et femmes originaires de Colombie, d’Équateur et du Pérou avaient été débarqués d’un avion dans la capitale congolaise, dans le cadre d’un dispositif américain controversé d’expulsion de ressortissants étrangers en situation irrégulière vers des pays tiers.

Le président américain Donald Trump a récemment élargi les expulsions d’étrangers à de nouvelles catégories de personnes, y compris certaines bénéficiant de protections juridiques contre un retour dans leur pays.

L’arrivée des 15 Sud-Américains en avril était le premier envoi de migrants expulsés par les États-Unis vers la RDC. Le vaste pays d’Afrique centrale avait ainsi rejoint la liste des pays africains ayant accepté d’intégrer le dispositif américain d’expulsions, dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Cameroun et l’Eswatini.

Ces accords ont souvent été assortis d’un appui financier ou logistique américain, l’objectif pour Washington étant de faire partir rapidement les migrants de son sol.

« A ce jour, plus de la moitié des 15 ressortissants admis sur le territoire national le 17 avril dans le cadre de ce dispositif ont déjà quitté la République démocratique du Congo pour regagner leurs pays d’origine », indique un communiqué du ministère de la Communication congolais.

« D’autres départs interviendront incessamment dans le cadre de la mise en oeuvre du dispositif », poursuit le ministère, ajoutant que « ces évolutions confirment le caractère strictement transitoire » du dispositif.

L’arrivée de migrants sud-américains à Kinshasa avait suscité de vives critiques de la société civile et sur les réseaux sociaux congolais.

La RDC compte parmi les pays les plus pauvres de la planète. La majorité des habitants de Kinshasa n’a d’accès stable ni à l’eau courante, ni à l’électricité. Près des trois quarts des Congolais vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

L’AFP avait recueilli les témoignages de plusieurs des migrants arrivés à Kinshasa. La plupart, ne parlant pas français, langue officielle en RDC, et se retrouvant à des milliers de kilomètres de chez eux, avaient exprimé leur inquiétude et confié vouloir trouver un moyen rapide de quitter la RDC.

L’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch avait estimé en septembre que ces expulsions par les États-Unis dans le cadre « d’accords opaques » violaient le droit international et devaient être rejetées.

Source : lesnouvellesdafrique.info