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En République Démocratique du Congo, le pari discret de Vinmart Group pour reconnecter la RDC au monde.

L’inauguration de la Rotonde rénovée de l’aéroport international de N’Djili a offert une nouvelle visibilité à Infrarose, filiale de Vinmart Group. Au-delà de la restauration d’un bâtiment emblématique, ce chantier s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures en République démocratique du Congo, où les besoins demeurent considérables.

Le 30 juin, à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a inauguré la Rotonde réhabilitée de l’aéroport international de N’Djili. La cérémonie intervenait dans une séquence marquée également par la réception d’un Boeing 787-800 destiné à Air Congo et par la remise en circulation symbolique d’une liaison ferroviaire reliant le centre-ville à l’aéroport, interrompue depuis plus de vingt ans.

Au-delà de ces annonces, cette journée traduisait une ambition plus large : améliorer les infrastructures de transport afin de renforcer la connectivité du pays et accompagner son développement économique. Dans un territoire aux dimensions continentales, où les contraintes logistiques continuent de peser sur la compétitivité, la modernisation des plateformes de transport constitue un enjeu majeur.

C’est dans ce contexte qu’Infrarose, filiale de Vinmart Group, a conduit les travaux de réhabilitation de la Rotonde, l’un des bâtiments historiques de l’aéroport de N’Djili. « La Rotonde n’est pas seulement un bâtiment rénové. C’est un symbole que nous avons voulu remettre en mouvement. Notre rôle, chez Infrarose, est de montrer qu’il est possible de préserver la mémoire d’une infrastructure tout en l’adaptant aux exigences opérationnelles d’aujourd’hui », explique Gracia Kabanga, directrice des relations avec les parties prenantes d’Infrarose.

Redonner vie à un patrimoine aéroportuaire

Construite à la fin des années 1950, la Rotonde fait partie du patrimoine de l’aviation congolaise. Pendant plusieurs décennies, elle a constitué l’une des premières images de la RDC pour les voyageurs arrivant à Kinshasa. Avec le temps, cependant, le bâtiment ne répondait plus aux standards attendus en matière d’accueil, de confort et d’exploitation.

Le chantier engagé visait ainsi à préserver cette dimension patrimoniale tout en adaptant l’ouvrage aux exigences actuelles. La rénovation s’inscrit dans une stratégie plus globale d’amélioration des infrastructures aéroportuaires, alors que les autorités souhaitent renforcer l’attractivité des principales portes d’entrée du pays.

La Rotonde n’a toutefois pas vocation à remplacer le Terminal 1. Avec une superficie d’environ 4 200 m² et une capacité d’accueil de près de 250 passagers dans la zone de départ, elle est appelée à accueillir des flux régionaux et à compléter les installations existantes. Son efficacité dépendra désormais autant de la qualité des équipements que de la fluidité des opérations quotidiennes : traitement des passagers, gestion des bagages, coordination entre les services de sûreté, de police, d’immigration et les compagnies aériennes.

Des infrastructures au cœur des défis congolais

Cette rénovation intervient dans un pays où les infrastructures demeurent l’un des principaux défis du développement. Malgré ses importantes ressources minières, son potentiel hydroélectrique et un marché intérieur de plus de cent millions d’habitants, la RDC souffre encore d’un déficit significatif en matière de routes, d’énergie, de logistique et d’équipements publics.

La Banque africaine de développement chiffre depuis plusieurs années les besoins annuels du continent entre 130 et 170 milliards de dollars, avec un déficit de financement estimé entre 68 et 108 milliards. L’OCDE et l’Union africaine estiment, de leur côté, qu’un effort d’investissement annuel de 155 milliards de dollars pourrait contribuer à plus que doubler le PIB africain d’ici 2040. Pour Vinmart Group, le déficit d’infrastructures de la RDC n’est pas seulement le diagnostic d’un retard. Il dessine une carte d’opportunités. Le groupe semble avoir compris que la prochaine bataille économique du pays ne se jouera pas uniquement dans l’extraction de ses ressources, mais dans les plateformes qui permettront de les valoriser.

Dans cette perspective, la modernisation des infrastructures aéroportuaires répond autant à un impératif économique qu’à un enjeu d’image. Les plateformes aériennes constituent souvent la première expérience d’un pays pour les investisseurs, les partenaires internationaux et les voyageurs.

Vinmart Group, une stratégie de long terme

Le chantier de la Rotonde met également en lumière Vinmart Group, groupe panafricain qui s’apprête à célébrer près de trente années d’activité. Dirigé par Rahim Dhrolia, un profil discret, bâtisseur de l’ombre, il s’est progressivement développé dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’énergie, l’immobilier, l’hôtellerie ou encore l’agriculture.

Né à Toronto et ayant grandi entre Kinshasa et le Canada, Rahim Dhrolia a étudié à la Schulich School of Business, à Toronto, avant de revenir s’installer à Kinshasa. Il travaille depuis maintenant vingt ans en République démocratique du Congo, où il développe une approche fondée sur des investissements de long terme dans des secteurs structurants pour l’économie du pays.

Selon plusieurs proches du groupe, la rénovation de la Rotonde revêtait une dimension particulière. Au-delà de son intérêt opérationnel, le projet concernait un bâtiment emblématique de l’histoire de Kinshasa. L’objectif n’était pas seulement de restaurer une infrastructure, mais aussi de préserver un élément du patrimoine national tout en lui redonnant une fonctionnalité adaptée aux besoins actuels.

Cette logique se retrouve dans les autres activités du groupe, présent également dans l’hôtellerie à travers sa filiale CHIC, ainsi que dans l’immobilier, l’énergie et les équipements publics. L’ensemble traduit une stratégie centrée sur des secteurs directement liés à l’économie réelle  et à l’amélioration des conditions de vie.

Une référence pour Infrarose

Pour Infrarose, la rénovation de la Rotonde constitue désormais une réalisation de référence. Ce chantier lui offre une visibilité accrue sur un marché congolais appelé à connaître d’importants besoins en infrastructures dans les prochaines années.

« Notre ambition n’est pas de construire des objets isolés. Nous voulons contribuer à créer des infrastructures qui fonctionnent, qui durent et qui améliorent concrètement l’expérience des usagers. Dans un pays comme la RDC, reconnecter les territoires, c’est aussi redonner confiance dans la capacité à livrer des projets structurants », souligne Gracia Kabanga.

Au-delà de la qualité architecturale du projet, la réussite de cette rénovation se mesurera désormais dans la durée. Comme toute infrastructure aéroportuaire, la Rotonde sera jugée sur sa capacité à offrir un service efficace, à améliorer l’expérience des passagers et à répondre aux exigences d’exploitation d’une plateforme moderne.

Dans un contexte où la RDC entend poursuivre la modernisation de ses infrastructures de transport, la réhabilitation de la Rotonde constitue une étape significative. Pour Infrarose et Vinmart Group, elle représente une vitrine de leur savoir-faire. Pour les autorités congolaises, elle illustre la volonté de doter le pays d’équipements plus performants afin d’accompagner son développement économique et son ouverture sur le continent.

Source : FinancialAfrika.
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RDC : un partenariat stratégique pour moderniser la filière diamant et renforcer la valeur locale.

Kinshasa et ADEX Platform AG s’allient pour une industrie diamantifère plus transparente et compétitive

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la réforme de son secteur diamantaire. Le gouvernement congolais et la société suisse ADEX Platform AG ont signé un accord-cadre destiné à moderniser la chaîne de valeur des diamants et des pierres de couleur, en mettant l’accent sur la transparence, la transformation locale et la création de davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La cérémonie de signature a été présidée lundi par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, dans le cadre d’un accord conclu entre le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) et ADEX Platform AG, entreprise spécialisée dans la traçabilité, la transparence et l’optimisation des chaînes d’approvisionnement dans l’industrie du diamant.

Création d’une société commune dédiée à la transformation du diamant congolais

Validé lors du Conseil des ministres du 29 mai 2026, ce partenariat prévoit la création d’une nouvelle entité baptisée ADEX RDC S.A., détenue à parts égales par les deux partenaires.

Cette structure aura pour objectif de transformer en profondeur la filière diamantifère congolaise grâce à plusieurs initiatives majeures, notamment :

  • la création d’une taillerie-joaillerie répondant aux standards internationaux ;
  • le développement d’une plateforme numérique permettant une commercialisation plus directe vers les marchés internationaux ;
  • le transfert de technologies ;
  • le renforcement des compétences et des capacités des acteurs locaux.

À travers cette coopération, les autorités congolaises ambitionnent de passer d’un modèle principalement axé sur l’extraction et l’exportation brute à une industrie intégrée capable de générer davantage d’emplois, de revenus et d’opportunités économiques.

Mettre fin à la sous-valorisation des ressources diamantifères

Dans son intervention, le ministre des Mines a présenté cet accord comme une étape importante vers « un nouveau chapitre du commerce responsable des diamants et des pierres de couleur » en République démocratique du Congo.

Louis Watum Kabamba a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre avec l’appui du gouvernement dirigé par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de lutter contre les pratiques de contrebande et la faible valorisation des ressources minières congolaises. Selon lui, le diamant doit devenir un véritable outil de développement industriel, capable de contribuer à la création de richesses et à l’amélioration des conditions économiques des populations impliquées dans la chaîne de production.

Vers une meilleure intégration de la RDC dans le marché mondial

Pour les autorités congolaises, ce partenariat devrait permettre d’améliorer la gouvernance du secteur, de renforcer la traçabilité des pierres précieuses et de positionner durablement la RDC comme un acteur crédible et responsable sur le marché international.

La transformation locale des diamants représente également un enjeu stratégique pour le pays, qui cherche à accroître les retombées économiques de ses ressources naturelles au-delà de la simple exportation de matières premières.

Un secteur minier au cœur de l’économie congolaise

La République démocratique du Congo figure parmi les pays disposant du potentiel minier le plus important au monde. Outre les diamants, son sous-sol regorge de ressources stratégiques telles que le cobalt, le cuivre, le coltan et l’or.

Selon les données de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-RDC), le secteur minier a généré en 2023 environ 5,61 milliards de dollars de revenus publics, sur un total de 5,85 milliards de dollars pour l’ensemble des industries extractives.

La même année, la RDC a produit près de 140 000 tonnes de cobalt, représentant une valeur estimée à 5,1 milliards de dollars, ainsi que 2,8 millions de tonnes de cuivre, évaluées à environ 24,2 milliards de dollars.

Avec ce nouvel accord, Kinshasa entend donc renforcer la gouvernance de ses ressources naturelles et faire de la filière diamantifère un moteur supplémentaire de croissance économique, d’industrialisation et de développement durable.

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Ebola en RDC: l’OMS appelle au calme : le risque mondial « reste faible ».

Alors que les autorités françaises ont confirmé, mercredi, un premier cas d’Ebola sur leur territoire depuis le début de l’épidémie en cours en Afrique centrale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se veut rassurante. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que le risque de propagation à l’échelle mondiale demeure faible malgré la vigilance accrue suscitée par cette maladie hautement mortelle.

Un premier cas détecté hors d’Afrique depuis le début de l’épidémie

Le patient diagnostiqué en France est un médecin de l’organisation humanitaire Alliance for International Medical Action (ALIMA). Selon les informations communiquées, il revenait récemment d’une mission en République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie actuelle. Les autorités sanitaires françaises ont immédiatement engagé des opérations de traçage afin d’identifier et de suivre les personnes ayant pu être en contact avec lui.

Cette confirmation constitue le premier cas recensé hors du continent africain depuis le début de la flambée épidémique qui touche principalement la RDC et qui a également enregistré des cas en Ouganda.

L’OMS appelle à éviter toute réaction disproportionnée

Face aux inquiétudes suscitées par cette annonce, le directeur général de l’OMS a tenu à relativiser les risques.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, les cas d’Ebola détectés hors d’Afrique restent extrêmement rares. Il rappelle qu’au cours des cinquante dernières années, moins de trente cas ont été identifiés en dehors du continent africain, malgré les différentes flambées enregistrées dans plusieurs pays africains.

Pour l’OMS, cette réalité statistique montre que la menace pour le reste du monde demeure limitée et ne justifie pas de mouvement de panique. L’organisation insiste néanmoins sur la nécessité de maintenir des dispositifs de surveillance efficaces afin de détecter rapidement tout cas importé.

Renforcer la protection des personnels de santé

L’agence onusienne souligne également l’importance de sécuriser les interventions des personnels médicaux déployés dans les zones touchées par l’épidémie.

L’OMS recommande aux États et aux organisations humanitaires de fournir des informations claires sur les risques d’exposition au virus, de renforcer les mesures de prévention et de garantir la capacité d’évacuation sanitaire du personnel si la situation l’exige.

Ces recommandations visent à protéger les travailleurs de première ligne, particulièrement exposés lors des opérations de prise en charge des malades.

Une nouvelle flambée épidémique en RDC

La 17e épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 après plusieurs décès inexpliqués signalés dans la province de l’Ituri, à l’est du pays.

Cette région, riche en ressources minières mais fragilisée par l’insécurité et la présence de groupes armés, représente un environnement particulièrement complexe pour les équipes sanitaires. Les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent les efforts de surveillance, d’isolement des cas et de vaccination afin de contenir la propagation du virus.

Malgré la détection d’un cas importé en France, les autorités sanitaires internationales continuent donc de considérer que l’épidémie reste principalement circonscrite à l’Afrique centrale, tout en maintenant un haut niveau de vigilance pour prévenir toute extension de la maladie au-delà des zones actuellement touchées.

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La RD Congo signe un retour historique au Mondial en accrochant le Portugal.

Pour son grand retour sur la scène mondiale après 52 ans d’absence, la République démocratique du Congo a marqué les esprits en obtenant un match nul face au Portugal (1-1), mercredi à Houston, lors de la première journée du groupe K de la Coupe du monde 2026. Menés rapidement au score par une équipe portugaise annoncée parmi les prétendants au titre, les Congolais ont su réagir pour décrocher le premier point de leur histoire dans la compétition.

Cette entrée en matière constitue une performance majeure pour les Léopards, qui retrouvaient une phase finale de Coupe du monde pour la première fois depuis leur participation sous l’appellation du Zaïre en 1974. Face à une sélection portugaise dotée de nombreuses individualités et portée par de grandes ambitions, la RD Congo a affiché une solidité collective et une détermination qui lui ont permis de résister jusqu’au coup de sifflet final.

Le Portugal frappe tôt, mais ne parvient pas à faire la différence

Les Portugais ont pourtant pris le contrôle de la rencontre dès les premières minutes. À la 6e minute, João Neves a ouvert le score de la tête sur un centre précis de Pedro Neto, profitant d’une défense congolaise prise de vitesse. Cette réalisation semblait annoncer une soirée plus confortable pour la Seleção, habituée à imposer son rythme face à ses adversaires.

Mais la RD Congo n’a pas été déstabilisée par ce début difficile. Les hommes de Sébastien Desabre ont progressivement retrouvé leurs repères, en s’appuyant sur un bloc compact et des transitions rapides. Ils ont même failli égaliser quelques minutes plus tard par l’intermédiaire de Yoane Wissa, preuve que les Congolais étaient capables de menacer une défense portugaise pourtant expérimentée.

La récompense est finalement arrivée dans le temps additionnel de la première période. Servi par Arthur Masuaku, Yoane Wissa a repris victorieusement de la tête un centre venu du côté gauche pour remettre les deux équipes à égalité (45+5). Un but historique puisqu’il constitue la première réalisation de la RD Congo en phase finale d’une Coupe du monde.

Un exploit symbolique pour une sélection en quête de reconnaissance

Cette égalisation possède une portée particulière dans l’histoire du football congolais. En 1974, lors de son unique précédente participation, le Zaïre avait quitté la compétition sans inscrire le moindre but et avec quatorze buts encaissés en trois rencontres. Cinquante-deux ans plus tard, la nouvelle génération des Léopards a écrit une page différente en obtenant immédiatement un résultat face à une grande nation du football mondial.

Au retour des vestiaires, le Portugal a tenté de reprendre l’initiative. Le sélectionneur Roberto Martinez a procédé à des ajustements offensifs, notamment avec l’entrée de Francisco Conceição, afin d’apporter davantage de percussion dans les derniers mètres.

Malgré une possession largement favorable, les Portugais ont toutefois manqué de réalisme. Cristiano Ronaldo, qui disputait à 41 ans sa sixième Coupe du monde, n’a pas réussi à trouver l’ouverture. L’attaquant d’Al-Nassr a eu plusieurs opportunités en seconde période, mais ses tentatives n’ont pas trouvé le cadre.

Les Léopards passent tout près d’un exploit encore plus grand

Le Portugal a bien cru reprendre l’avantage sur une reprise spectaculaire de João Cancelo, mais le but a finalement été refusé pour une position de hors-jeu à la 55e minute.

De son côté, la RD Congo aurait même pu créer une immense surprise. Cédric Bakambu a trouvé le poteau à la 57e minute avant de manquer une nouvelle occasion en contre quelques minutes plus tard. Les Léopards ont ainsi démontré qu’ils pouvaient non seulement résister, mais également inquiéter une équipe portugaise pourtant considérée comme l’une des forces majeures du tournoi.

Dans les dernières minutes, Bruno Fernandes a tenté de forcer la décision par des frappes lointaines, sans parvenir à tromper la vigilance du gardien congolais. Le score est finalement resté inchangé.

Un avertissement pour le Portugal, une soirée historique pour la RD Congo

Ce match nul représente une véritable victoire symbolique pour la République démocratique du Congo, qui débute son retour au Mondial par une prestation pleine de caractère. Les Léopards lancent ainsi leur campagne avec confiance et prouvent qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures sélections du monde.

Pour le Portugal, en revanche, ce résultat constitue une première alerte. Malgré son statut de favori du groupe et la qualité de son effectif, la Seleção devra rapidement retrouver davantage d’efficacité offensive afin d’éviter une nouvelle désillusion dans une compétition où chaque point compte.

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Expulsés des États-Unis vers la RDC, des migrants ont été renvoyés dans leur pays d’origine.

« Plus de la moitié » des 15 migrants sud-américains expulsés des États-Unis et envoyés par avion à Kinshasa en avril ont quitté la République démocratique du Congo (RDC) pour regagner leurs pays d’origine, a annoncé vendredi le gouvernement congolais.

Le 17 avril, 15 hommes et femmes originaires de Colombie, d’Équateur et du Pérou avaient été débarqués d’un avion dans la capitale congolaise, dans le cadre d’un dispositif américain controversé d’expulsion de ressortissants étrangers en situation irrégulière vers des pays tiers.

Le président américain Donald Trump a récemment élargi les expulsions d’étrangers à de nouvelles catégories de personnes, y compris certaines bénéficiant de protections juridiques contre un retour dans leur pays.

L’arrivée des 15 Sud-Américains en avril était le premier envoi de migrants expulsés par les États-Unis vers la RDC. Le vaste pays d’Afrique centrale avait ainsi rejoint la liste des pays africains ayant accepté d’intégrer le dispositif américain d’expulsions, dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Cameroun et l’Eswatini.

Ces accords ont souvent été assortis d’un appui financier ou logistique américain, l’objectif pour Washington étant de faire partir rapidement les migrants de son sol.

« A ce jour, plus de la moitié des 15 ressortissants admis sur le territoire national le 17 avril dans le cadre de ce dispositif ont déjà quitté la République démocratique du Congo pour regagner leurs pays d’origine », indique un communiqué du ministère de la Communication congolais.

« D’autres départs interviendront incessamment dans le cadre de la mise en oeuvre du dispositif », poursuit le ministère, ajoutant que « ces évolutions confirment le caractère strictement transitoire » du dispositif.

L’arrivée de migrants sud-américains à Kinshasa avait suscité de vives critiques de la société civile et sur les réseaux sociaux congolais.

La RDC compte parmi les pays les plus pauvres de la planète. La majorité des habitants de Kinshasa n’a d’accès stable ni à l’eau courante, ni à l’électricité. Près des trois quarts des Congolais vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

L’AFP avait recueilli les témoignages de plusieurs des migrants arrivés à Kinshasa. La plupart, ne parlant pas français, langue officielle en RDC, et se retrouvant à des milliers de kilomètres de chez eux, avaient exprimé leur inquiétude et confié vouloir trouver un moyen rapide de quitter la RDC.

L’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch avait estimé en septembre que ces expulsions par les États-Unis dans le cadre « d’accords opaques » violaient le droit international et devaient être rejetées.

Source : lesnouvellesdafrique.info

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RDC : une nouvelle flambée d’Ebola alarme les autorités sanitaires en Afrique centrale.

Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo font face à une nouvelle résurgence du virus Ebola dans le nord-est du pays. Selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, au moins 65 décès ont déjà été enregistrés dans les zones touchées, ravivant les inquiétudes autour d’une possible propagation régionale de l’épidémie.

La province de l’Ituri, située dans une région régulièrement confrontée à des crises sécuritaires et sanitaires, concentre actuellement la majorité des cas suspects recensés par les autorités.

Près de 250 cas suspects recensés dans la province de l’Ituri

D’après les premières données communiquées par les autorités sanitaires, près de 250 cas suspects ont été signalés dans plusieurs localités de l’Ituri, notamment dans la ville de Bunia.

Des analyses préliminaires effectuées sur plusieurs échantillons ont confirmé la présence du virus Ebola. Des examens complémentaires sont toutefois en cours afin d’identifier précisément la souche à l’origine de cette nouvelle flambée.

Cette étape est jugée essentielle pour adapter la stratégie de riposte sanitaire, notamment en matière de vaccination, de surveillance épidémiologique et de prise en charge médicale.

Les déplacements de population compliquent la riposte sanitaire

Les autorités craignent désormais une extension de l’épidémie au-delà des frontières congolaises.

Le risque de propagation est accentué par les importants mouvements de population observés dans cette partie de l’Afrique centrale, en particulier autour des zones minières où les échanges et les déplacements sont fréquents.

L’insécurité persistante dans certaines localités affectées complique également le travail des équipes médicales et le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.

Depuis plusieurs années, les conflits armés et les difficultés d’accès à certaines zones rendent particulièrement complexe la gestion des crises sanitaires dans l’est de la RDC.

L’Ouganda et le Soudan du Sud placés sous surveillance

La proximité géographique avec l’Ouganda et le Soudan du Sud alimente les préoccupations des autorités régionales et des organisations internationales de santé.

Les échanges transfrontaliers permanents entre les populations de cette région augmentent les risques de circulation du virus vers les pays voisins.

Face à cette situation, plusieurs dispositifs de surveillance renforcée auraient déjà été activés dans les zones frontalières afin de détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.

Une mobilisation internationale en préparation

Face à l’évolution de la situation, une réunion d’urgence a été organisée entre les autorités sanitaires régionales, l’Organisation mondiale de la santé et plusieurs laboratoires pharmaceutiques internationaux.

Parmi les entreprises associées aux discussions figurent Merck, Johnson & Johnson et Moderna.

Les échanges portent notamment sur la coordination de la riposte sanitaire, la disponibilité des vaccins et traitements, ainsi que le renforcement des capacités de surveillance dans les zones affectées.

Cette nouvelle flambée rappelle la vulnérabilité persistante de certaines régions africaines face aux épidémies, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, les insuffisances des systèmes de santé et les difficultés logistiques.

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La RDC réussit son entrée sur les marchés internationaux avec un eurobond largement sursouscrit.

La République démocratique du Congo a signé une première remarquée sur les marchés financiers internationaux. Le 9 avril, pour son tout premier eurobond souverain, le pays a suscité un fort engouement des investisseurs, avec une demande largement supérieure aux montants initialement proposés.

Une opération sursouscrite plusieurs fois

Kinshasa visait une levée de 600 millions de dollars sur une maturité de cinq ans, assortie d’un rendement de 8,75 %, ainsi que 650 millions de dollars sur dix ans à un taux de 9,50 %. Mais l’intérêt des marchés a largement dépassé ces prévisions : les offres ont atteint plus de 2 milliards de dollars pour la première tranche et 2,8 milliards pour la seconde.

Au final, la RDC a mobilisé un total de 1,25 milliard de dollars, une fois pris en compte les frais liés aux banques arrangeuses.

Un signal fort de confiance des investisseurs

Cette sursouscription, estimée entre trois et quatre fois les montants proposés, traduit un niveau de confiance significatif des investisseurs internationaux à l’égard de l’économie congolaise.

Pour les autorités, cette opération constitue une étape majeure dans la diversification des sources de financement du pays et dans son intégration accrue aux marchés financiers mondiaux.

Une « entrée historique » saluée par les autorités

Le ministère des Finances, dirigé par Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, n’a pas tardé à saluer cette performance. Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, il a qualifié l’opération d’« entrée historique » sur les marchés internationaux, marquant selon lui un tournant dans la stratégie de financement de la RDC.

Au-delà de l’aspect financier, cette émission réussie positionne désormais la RDC comme un acteur crédible sur les marchés de capitaux, ouvrant la voie à de futures opérations dans un contexte de besoins croissants en investissements.

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Mondial 2026 : la RDC renoue avec l’histoire après 52 ans d’attente.

La République démocratique du Congo a validé son billet pour la Coupe du monde 2026, mettant fin à plus d’un demi-siècle d’absence sur la scène mondiale. Les Léopards se sont imposés face à la Jamaïque (1-0 après prolongation) au terme d’une rencontre disputée à Guadalajara, au Mexique, marquant un tournant historique pour le football congolais.

Une délivrance au bout du suspense

Dans un match longtemps fermé face aux Reggae Boyz de la Jamaïque, il a fallu attendre les prolongations pour voir la décision se dessiner. À la 100e minute, Axel Tuanzebe a inscrit l’unique but de la rencontre sur corner, libérant toute une nation et scellant la qualification de la RDC.

Cette victoire met un terme à une attente entamée depuis la dernière participation du pays à une Coupe du monde, en 1974 en Allemagne de l’Ouest, sous l’ancienne appellation du Zaïre.

Un parcours solide face aux grandes nations africaines

Loin d’être un exploit isolé, cette qualification récompense un parcours maîtrisé. La RDC s’est illustrée en éliminant successivement le Nigeria et le Cameroun, deux références du football africain, confirmant sa montée en puissance sur la scène continentale.

Une équipe transformée sous Sébastien Desabre

Depuis sa nomination en 2022, Sébastien Desabre a profondément restructuré la sélection congolaise. Le technicien français a instauré une organisation rigoureuse et un esprit collectif solide, permettant aux Léopards de gagner en efficacité et en constance.

Cette dynamique a progressivement fait de la RDC une équipe compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines.

Une Afrique fortement représentée

Avec cette qualification, la RDC rejoint un contingent africain inédit de dix nations pour la Coupe du monde 2026, élargie à 48 équipes. Aux côtés des Léopards figureront notamment le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, la Tunisie et le Maroc.

La RDC évoluera dans un groupe relevé, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.

Un symbole pour la jeunesse africaine

Au-delà du résultat sportif, cette qualification revêt une dimension symbolique forte pour le continent africain, dont la population est majoritairement jeune. Le retour de la RDC sur la scène mondiale incarne l’émergence d’une nouvelle génération de talents et nourrit les ambitions d’un football africain en pleine affirmation.

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RDC : TotalEnergies remporte un nouveau permis d’exploration offshore.

La République démocratique du Congo (RDC) vient d’accorder un nouveau permis d’exploration offshore à la compagnie pétrolière française TotalEnergies, confirmant la volonté du pays de renforcer l’exploitation de ses ressources énergétiques. Ce projet stratégique intervient dans un contexte où Kinshasa cherche à diversifier son économie, à augmenter ses revenus et à attirer des investissements étrangers de grande envergure.

Un pas de plus vers la valorisation des ressources congolaises

Le permis obtenu par TotalEnergies concerne un bloc situé dans le bassin côtier congolais, au large de l’océan Atlantique. Cette zone reste encore largement sous-explorée, mais elle suscite un intérêt grandissant de la part des compagnies pétrolières internationales, en raison de son potentiel en hydrocarbures.

La compagnie française prévoit dans un premier temps de réaliser des études géologiques et sismiques avancées pour évaluer la qualité des ressources disponibles. Si les résultats sont jugés prometteurs, l’étape suivante consistera à lancer des forages exploratoires.

Une coopération stratégique entre Kinshasa et TotalEnergies

Pour les autorités congolaises, ce partenariat marque une étape importante dans leur stratégie énergétique. La RDC, bien que riche en ressources naturelles (cobalt, cuivre, or, diamants, etc.), reste encore peu exploitée en matière de pétrole et de gaz. En s’appuyant sur un acteur de renom comme TotalEnergies, le pays espère bénéficier non seulement d’investissements financiers, mais aussi d’un transfert de compétences et de technologies.

Le gouvernement met également en avant l’impact potentiel sur l’emploi local et les retombées fiscales pour l’État. Selon certaines estimations, la production offshore pourrait constituer, à moyen et long terme, une nouvelle source de devises pour soutenir les ambitions de développement national.

Enjeux environnementaux et sociaux

Toutefois, cette perspective soulève aussi des inquiétudes. Plusieurs organisations de la société civile rappellent les risques liés aux projets pétroliers offshore, notamment en matière de pollution marine, de préservation de la biodiversité et d’impact sur les communautés de pêcheurs qui dépendent directement de l’océan pour leur subsistance.

Elles appellent à une gestion responsable et transparente des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures, afin d’éviter que la « malédiction des ressources » ne freine encore une fois le développement socio-économique du pays.

Vers une montée en puissance énergétique de la RDC

Avec ce nouveau permis attribué à TotalEnergies, la RDC espère se positionner progressivement comme un acteur émergent sur la carte énergétique africaine. L’enjeu pour Kinshasa est clair : transformer ses richesses naturelles en leviers concrets de croissance, tout en garantissant un développement durable.

Le succès de ce projet dépendra donc autant des résultats techniques que de la capacité des autorités et de la compagnie à instaurer une gouvernance transparente, respectueuse de l’environnement et bénéfique aux populations locales.

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RDC : KoBold Metals décroche des droits d’exploration pour le lithium.

La République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir une nouvelle étape dans la valorisation de son potentiel minier. La société américaine KoBold Metals, spécialisée dans l’exploration minière assistée par intelligence artificielle, a obtenu des droits d’exploration pour le lithium, un minerai stratégique de plus en plus convoité à l’échelle mondiale.

Un gisement stratégique pour la transition énergétique

Le lithium, indispensable à la fabrication des batteries rechargeables, est devenu l’un des métaux les plus recherchés, porté par la demande croissante des véhicules électriques et des solutions de stockage d’énergie. En s’implantant en RDC, KoBold Metals confirme l’importance du pays dans l’approvisionnement mondial en minerais stratégiques, aux côtés du cobalt et du cuivre dont il est déjà un leader incontesté.

Une technologie d’exploration innovante

KoBold Metals se distingue par son approche technologique. L’entreprise s’appuie sur l’intelligence artificielle et le traitement massif de données géologiques pour identifier avec précision les zones à fort potentiel minier. Ce modèle réduit les risques liés à l’exploration traditionnelle et accélère le processus de découverte de gisements exploitables.

Un enjeu économique majeur pour la RDC

L’arrivée de KoBold Metals sur le marché congolais s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à diversifier et mieux valoriser ses ressources naturelles. L’exploitation future du lithium pourrait constituer une source importante de revenus et attirer de nouveaux investissements dans le secteur minier. Cependant, cette perspective soulève aussi des défis, notamment en matière de gouvernance, de transparence et de retombées locales pour les communautés.

Le défi environnemental et social

Si le potentiel économique est indéniable, l’exploitation du lithium doit se faire dans le respect des normes environnementales et sociales. Les expériences passées dans le secteur minier congolais ont souvent montré les risques de dégradations environnementales et de tensions sociales liées au partage des bénéfices. Les autorités et KoBold Metals affirment vouloir éviter ces écueils en misant sur une exploitation durable et responsable.

Une opportunité géopolitique

La décision de confier des droits d’exploration à une société américaine n’est pas anodine. Elle reflète la compétition internationale autour des minerais stratégiques, où la RDC occupe une position centrale. Dans un contexte où la Chine domine largement la chaîne de valeur des batteries, l’arrivée d’acteurs occidentaux comme KoBold Metals pourrait rééquilibrer les rapports de force et renforcer la coopération économique entre Kinshasa et Washington.