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Gabon-France : Libreville et Paris renforcent leur coopération autour du manganèse et de la défense.

Le Gabon et la France entendent donner une nouvelle impulsion à leur coopération. Réunis lundi à Paris, les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron ont signé trois accords destinés à renforcer les relations entre les deux pays, notamment dans les domaines minier et sécuritaire.

Parmi ces engagements figure un accord consacré à la transformation locale du manganèse, une ressource stratégique pour l’économie gabonaise et pour les industries mondiales liées à la transition énergétique.

Le Gabon veut franchir une nouvelle étape dans la valorisation de son manganèse

Deuxième producteur mondial de manganèse, le Gabon ambitionne désormais de réduire progressivement l’exportation de minerai brut afin d’accroître la valeur ajoutée générée localement.

Les autorités gabonaises prévoient ainsi d’interdire les exportations de manganèse non transformé à compter de janvier 2029. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à développer une industrie minière intégrée et à conserver davantage de richesses et d’emplois sur le territoire national.

Trois projets industriels sont actuellement à l’étude. Leur objectif est de permettre la transformation locale de 700 000 tonnes de minerai par an à l’horizon 2031, renforçant ainsi la capacité du pays à s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales des métaux stratégiques.

Ces ressources sont particulièrement recherchées en raison de leur utilisation dans plusieurs secteurs industriels, notamment la sidérurgie, mais aussi dans certaines technologies liées à la transition énergétique.

Eramet au cœur de la filière, avec un enjeu énergétique majeur

La mise en œuvre de cette nouvelle politique industrielle repose en grande partie sur la capacité du Gabon à créer les conditions nécessaires au développement d’activités de transformation compétitives.

Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Comilog, constitue l’un des principaux acteurs de la filière manganèse dans le pays. En 2025, l’entreprise a extrait plus de 7,1 millions de tonnes de manganèse, principalement destinées à alimenter l’industrie sidérurgique internationale.

La concrétisation des nouveaux projets de transformation dépendra toutefois de leur rentabilité économique et de la disponibilité des infrastructures nécessaires à leur fonctionnement. Parmi les principaux enjeux figure notamment l’accès à une énergie abondante, stable et compétitive.

Les autorités gabonaises se sont engagées à répondre à cette exigence, considérée comme une condition essentielle à la réussite de la stratégie de transformation locale.

Au-delà de la seule exploitation minière, l’ambition affichée par Libreville est de développer une chaîne de valeur plus complète, capable de générer davantage d’emplois industriels, de stimuler les investissements et d’accroître les recettes tirées des ressources naturelles du pays.

Vers une redéfinition de la présence militaire française au Gabon

La coopération entre Libreville et Paris ne se limite toutefois pas au secteur minier. Les deux pays ont également signé un accord d’intention portant sur l’avenir du camp militaire français installé au Gabon.

Les autorités gabonaises souhaitent récupérer le titre foncier de la base, qui devrait être rebaptisée dans le cadre d’une nouvelle configuration de la coopération militaire entre les deux pays.

Cette évolution s’inscrit dans une volonté de redéfinir la présence française sur le territoire gabonais, en privilégiant désormais des missions davantage axées sur la formation, l’accompagnement et le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité gabonaises.

Cette nouvelle orientation traduit une transformation progressive de la relation sécuritaire entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par une redéfinition des partenariats militaires et stratégiques.

Une coopération appelée à évoluer

Les accords conclus à Paris illustrent ainsi la volonté du Gabon et de la France de réorganiser leur partenariat autour de nouveaux enjeux économiques et stratégiques.

Pour Libreville, la priorité est désormais de renforcer la souveraineté économique du pays en valorisant davantage ses ressources naturelles sur place. La transformation du manganèse constitue, à ce titre, un projet structurant susceptible de contribuer à la diversification de l’économie et à la création de valeur.

Sur le plan sécuritaire, la réorganisation de la présence militaire française ouvre également une nouvelle phase de coopération, davantage centrée sur le transfert de compétences et le renforcement des capacités nationales.

Entre industrialisation, valorisation des ressources minières et évolution du partenariat militaire, les engagements pris à Paris pourraient ainsi contribuer à redessiner durablement les relations entre le Gabon et la France.

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CAMES : Libreville accueille les experts chargés de préparer les grandes orientations de l’enseignement supérieur africain.

La capitale gabonaise accueille depuis ce dimanche les travaux du Comité des experts du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), une étape décisive dans les préparatifs de la 43ᵉ session ordinaire de l’instance ministérielle de l’organisation.

Cette rencontre technique réunit des experts mandatés par les dix-neuf États membres du CAMES afin d’examiner les principaux dossiers qui seront soumis à l’appréciation des ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les conclusions de leurs travaux contribueront à définir les futures orientations de l’institution et à renforcer la gouvernance du système universitaire dans l’espace francophone africain.

Une étape essentielle dans le processus décisionnel du CAMES

Avant toute adoption par le Conseil des ministres, les projets, rapports et recommandations élaborés par le Secrétariat général du CAMES font l’objet d’une analyse approfondie par le Comité des experts.

Cette phase préparatoire vise à garantir la qualité scientifique, la cohérence administrative et la pertinence stratégique des décisions qui seront prises au niveau ministériel. Elle constitue un mécanisme essentiel pour assurer la crédibilité des politiques académiques portées par l’organisation.

Les participants sont ainsi appelés à évaluer de manière rigoureuse les différents dossiers relatifs à l’enseignement supérieur, à la recherche scientifique, à la gouvernance universitaire et au développement des compétences au sein des États membres.

Un engagement renouvelé en faveur de l’excellence académique

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le professeur Jacques François Mavoungou, représentant le ministre gabonais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en présence du secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, ainsi que de nombreuses délégations venues des pays membres.

Dans son intervention, le secrétaire général de l’institution a salué l’accueil réservé aux participants par les autorités gabonaises et remercié les plus hautes instances de l’État pour leur engagement en faveur du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Afrique.

Il a rappelé que le CAMES demeure un acteur central de la coopération universitaire africaine, œuvrant depuis plusieurs décennies à l’harmonisation des systèmes académiques, à la promotion de l’excellence scientifique et au renforcement de l’intégration régionale à travers le savoir.

Le rôle stratégique du Conseil des ministres

Le Conseil des ministres du CAMES constitue l’organe suprême de décision de l’organisation. Il est chargé de définir les orientations stratégiques de l’institution, d’évaluer ses performances et d’adopter les réformes destinées à accompagner l’évolution de l’enseignement supérieur dans les États membres.

Dans ce dispositif, le Comité des experts joue un rôle déterminant. Ses recommandations techniques servent de fondement aux décisions politiques qui seront arrêtées par les ministres.

Le professeur Souleymane Konaté a insisté sur la responsabilité qui incombe aux experts, estimant que leur expertise et leur expérience constituent des garanties essentielles pour la qualité et la pertinence des décisions futures.

Le Gabon réaffirme son engagement pour l’enseignement supérieur africain

Prenant la parole au nom des autorités gabonaises, le professeur Jacques François Mavoungou a souligné l’importance de l’organisation de cette session à Libreville.

Il a présenté cet événement comme une marque de confiance accordée au Gabon et comme une reconnaissance de son engagement en faveur du développement du système universitaire africain.

Le représentant du gouvernement gabonais a réaffirmé la volonté du pays de contribuer activement à la construction d’un espace académique africain fondé sur l’excellence, l’intégrité scientifique, l’innovation et la solidarité entre les institutions d’enseignement supérieur.

Des décisions attendues pour l’avenir de l’enseignement supérieur africain

Les travaux en cours portent sur plusieurs dossiers structurants dont les conclusions pourraient avoir un impact significatif sur les politiques d’enseignement supérieur et de recherche scientifique dans les pays membres.

Dans un contexte marqué par la transformation numérique, les enjeux de compétitivité scientifique, la mobilité académique et les besoins croissants en formation qualifiante, les décisions issues de cette 43ᵉ session sont particulièrement attendues.

À travers cette rencontre, le CAMES confirme son rôle de pilier de la coopération universitaire africaine et de cadre privilégié de réflexion sur les défis auxquels sont confrontés les systèmes d’enseignement supérieur du continent.

La session de Libreville apparaît ainsi comme une étape majeure dans la consolidation d’un espace académique africain francophone plus intégré, plus performant et davantage tourné vers les exigences du développement durable et de l’économie de la connaissance.

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Gabon : un nouveau palais pour renforcer l’ambition diplomatique et économique.

Une infrastructure moderne au service du rayonnement international
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré le 3 mai 2026 un complexe de conférences internationales comprenant un palais des congrès baptisé Omar-Bongo-Ondimba, à Libreville. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État africains, dont Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, et Denis Sassou-Nguesso.

Érigé sur le site de l’ancien palais détruit en 2013 en raison de la présence d’amiante, ce nouvel ensemble architectural incarne une volonté affirmée de modernisation des infrastructures d’État et de repositionnement stratégique du Gabon sur la scène internationale.

Une ambition affirmée pour l’accueil de grands sommets
À travers cette réalisation, les autorités gabonaises entendent faire de Libreville un pôle diplomatique de premier plan. Le chef de l’État a exprimé le souhait d’y accueillir le sommet de l’Union africaine en 2027, ainsi que celui de la Francophonie en 2030, traduisant une stratégie de rayonnement et d’influence à l’échelle régionale et internationale.

Le Forum international de Libreville, vitrine de la nouvelle stratégie économique
Dans la continuité de cette dynamique, le président a également procédé au lancement de la première édition du Forum international de Libreville, réunissant décideurs publics, acteurs privés et partenaires institutionnels autour des grands défis économiques du continent.

Parmi les intervenants, l’économiste et ancien ministre sénégalais Amadou Hott a insisté sur l’importance de ces cadres d’échange, qui permettent non seulement de confronter les analyses, mais surtout de faire émerger des initiatives concrètes susceptibles de renforcer la confiance des investisseurs.

Le tourisme d’affaires, nouvel axe de diversification
Au-delà de l’événement, le Gabon mise désormais sur le développement du tourisme d’affaires comme levier de diversification économique. Dans un contexte de transition, cette orientation vise à réduire la dépendance aux ressources extractives, tout en positionnant le pays comme une plateforme régionale de rencontres économiques et diplomatiques en Afrique centrale.

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Libreville : l’Afrique spatiale en quête de souveraineté et d’innovation.

Des délégations issues de 65 pays se sont réunies à Libreville pour une rencontre internationale consacrée aux enjeux du secteur spatial. Objectif : partager les dernières avancées technologiques, renforcer les coopérations et accélérer l’intégration de l’Afrique dans l’économie spatiale mondiale.

Un retard reconnu, mais une dynamique en marche

Dès l’ouverture des travaux, les participants ont dressé un constat sans équivoque : le continent accuse un retard significatif dans le domaine spatial. Une situation soulignée par Sémou Diouf, directeur du programme conjoint SatNav Africa, une initiative panafricaine soutenue par l’Union européenne.

Selon lui, les efforts se multiplient pour combler ce décalage, notamment à travers une meilleure coordination entre États africains et un engagement accru en faveur du développement de systèmes satellitaires propres au continent.

Le secteur aérien, principal utilisateur des données satellitaires

À ce jour, l’un des rares domaines où l’Afrique exploite pleinement les données satellitaires reste celui de la navigation aérienne. Cette utilisation est portée notamment par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, dirigée depuis Dakar par Prosper Zo’o Minto’o.

Le recours au satellite permet d’assurer une couverture optimale des communications et du transfert de données, contribuant ainsi à la sécurité et à l’efficacité du trafic aérien sur le continent.

Un potentiel économique en forte croissance

D’après les projections de l’Agence spatiale africaine, basée en Égypte, l’économie spatiale africaine pourrait atteindre 22 milliards de dollars en 2026, avant de progresser à 35 milliards de dollars à l’horizon 2030.

Pour tirer pleinement parti de cette croissance, les experts estiment que les pays africains doivent renforcer leurs capacités en matière de lancement et d’exploitation de satellites. À ce jour, seule une dizaine d’États disposent de tels équipements.

Vers une stratégie continentale plus ambitieuse

La rencontre de Libreville vise précisément à combler ce déficit, en favorisant les partenariats, le transfert de compétences et la mise en place de stratégies communes. Dans un contexte de compétition technologique mondiale, le développement du secteur spatial apparaît désormais comme un levier stratégique pour la souveraineté, la sécurité et le développement économique du continent africain.

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Gabon : la suspension des réseaux sociaux ravive le débat sur les libertés numériques.

Depuis plus d’une semaine, les autorités gabonaises ont décidé de suspendre l’accès à plusieurs grandes plateformes numériques, notamment Facebook, TikTok, YouTube et Instagram. Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de freiner la diffusion de contenus jugés contraires à la dignité humaine, à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités affirment être engagées dans des discussions avec Meta, maison mère de plusieurs de ces réseaux, ainsi qu’avec TikTok, afin de trouver une issue à la crise. De son côté, la plateforme chinoise indique avoir pris contact avec le régulateur gabonais et assure partager l’objectif de garantir un environnement numérique plus sûr.

Accusations contre les plateformes et contestation politique

Au sommet de l’État, Meta est accusé de ne pas avoir réagi aux multiples signalements portant sur des contenus diffamatoires ou violents circulant en ligne. Cette position est toutefois vivement contestée sur la scène politique nationale.

L’opposition, emmenée notamment par Alain-Claude Bilie-By-Nze, dénonce une mesure « disproportionnée » et anticonstitutionnelle, qu’elle considère comme une atteinte directe aux libertés fondamentales, en particulier à la liberté d’expression et au droit à l’information.

Malgré les restrictions, une partie importante de la population continue d’accéder aux plateformes grâce à des réseaux privés virtuels (VPN), dont l’usage a fortement augmenté depuis le début de la coupure, illustrant les limites pratiques de ce type de blocage.

Une décision critiquée à l’international

La suspension des réseaux sociaux au Gabon suscite également de nombreuses réactions à l’étranger. Le média britannique BBC, repris par plusieurs organes de presse africains, souligne que cette décision intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes et met en garde contre ses implications pour la liberté d’expression et l’accès à l’information.

Des organisations spécialisées dans la surveillance d’Internet, telles que NetBlocks, confirment le blocage massif des plateformes et dénoncent une atteinte préoccupante aux communications numériques dans un pays déjà fragilisé par une crise sociale et politique persistante.

Plusieurs médias internationaux, dont Le Monde, interprètent également cette décision comme un signal politique fort. Ils rappellent qu’elle s’inscrit dans un climat tendu, marqué notamment par le coup d’État de 2023, et avertissent des risques d’aggravation des tensions internes.

Une mesure présentée comme temporaire

Face aux critiques, le gouvernement gabonais insiste sur le caractère provisoire de cette suspension. Les autorités affirment vouloir profiter de cette période pour renforcer la régulation des plateformes numériques et mieux encadrer les contenus diffusés, dans l’objectif déclaré de « protéger l’intérêt supérieur » de la nation.

Reste que cette décision relance, au Gabon comme ailleurs sur le continent, le débat sur l’équilibre entre impératifs de sécurité et respect des libertés numériques.

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Coopération médiatique sud-sud : la HAC de Guinée s’inspire du modèle de l’Agence Gabonaise de Presse.

Libreville, 15 janvier (AGP).
Une délégation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée-Conakry a effectué une visite de travail à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), à Libreville. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités institutionnelles et d’échanges d’expériences entre les organes de régulation et les médias publics de la sous-région.

Une mission axée sur l’innovation et la performance éditoriale

Au cours de cette immersion professionnelle, la délégation guinéenne a pu s’imprégner du modèle organisationnel, éditorial et technique de l’AGP. Les échanges ont porté notamment sur la structuration des services, les méthodes de production et de diffusion de l’information, ainsi que sur l’intégration des outils numériques et des innovations technologiques dans le fonctionnement quotidien de l’agence.

Les responsables de l’AGP ont présenté les réformes engagées ces dernières années pour moderniser la chaîne de production de l’information, améliorer la rapidité de diffusion et renforcer la crédibilité des contenus, dans un contexte de mutation profonde des médias face aux défis du numérique et de la concurrence des réseaux sociaux.

Vers un partenariat durable entre médias publics

Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre a permis d’ouvrir des perspectives de coopération durable entre les médias publics guinéens et gabonais. Les discussions ont évoqué la possibilité de partenariats éditoriaux, d’échanges de contenus, de programmes de formation croisée et de partage de bonnes pratiques en matière de gouvernance médiatique et de déontologie professionnelle.

Pour la HAC de Guinée, cette visite constitue une étape importante dans sa volonté d’accompagner la modernisation du paysage médiatique guinéen, en s’appuyant sur des expériences africaines réussies et adaptées aux réalités locales.

Une coopération régionale au service d’une information crédible

Cette initiative illustre la montée en puissance d’une coopération médiatique sud-sud, fondée sur la solidarité institutionnelle et le partage d’expertise. Dans un contexte marqué par la désinformation et la transformation rapide des usages médiatiques, le rapprochement entre la HAC de Guinée et l’AGP témoigne d’une ambition commune : consolider des médias publics professionnels, crédibles et au service de l’intérêt général.

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Au Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema a formé un nouveau gouvernement de trente ministres

Après quarante-cinq jours d’attente, de consultations et d’arbitrages politiques, le président de la Transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement dévoilé la composition d’un nouveau gouvernement composé de trente ministres. Cette annonce marque une étape majeure du processus de transition et met fin à une période de spéculations nourries sur l’orientation que prendrait le nouvel Exécutif.

Un contexte de transition exigeant

La formation de ce gouvernement intervient dans un climat politique et social particulier, où les attentes des populations sont élevées. Après le changement institutionnel intervenu en 2023, les autorités de la Transition sont confrontées à un double impératif : restaurer la confiance des citoyens et refonder durablement l’action publique. Les quarante-cinq jours ayant précédé l’annonce ont été mis à profit pour mener des consultations approfondies, évaluer les profils et définir une architecture gouvernementale jugée plus cohérente et fonctionnelle.

Une équipe de trente ministres, entre continuité et renouvellement

Le nouvel Exécutif compte trente portefeuilles ministériels, un format qui traduit la volonté du chef de l’État d’allier efficacité administrative et meilleure coordination gouvernementale. La composition de l’équipe reflète un équilibre entre technocrates, cadres expérimentés de l’administration et figures issues de divers horizons sociopolitiques.
Cette approche vise à garantir à la fois la continuité de certaines politiques publiques essentielles et l’introduction d’un souffle nouveau dans la conduite des affaires de l’État.

Des priorités clairement identifiées

Selon les orientations définies par la présidence, le gouvernement aura pour missions prioritaires :

  • le redressement économique et financier, dans un contexte marqué par des défis budgétaires et la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des ressources publiques ;

  • la réforme de la gouvernance, avec un accent particulier sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de l’administration ;

  • l’amélioration des services sociaux de base, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’accès à l’eau et à l’électricité ;

  • la préparation des prochaines échéances politiques, dans un climat apaisé, crédible et inclusif.

Un gouvernement attendu au tournant

Ce nouvel Exécutif est perçu comme un test décisif de la crédibilité de la Transition. Les populations attendent des résultats concrets, rapides et mesurables, notamment en matière de pouvoir d’achat, d’emploi et de justice sociale. La nomination des ministres ouvre désormais une phase d’action, où chaque département sera jugé à l’aune de sa capacité à traduire les orientations présidentielles en politiques publiques efficaces.

Un signal politique fort

En formant ce gouvernement après plusieurs semaines de réflexion, le président de la Transition entend envoyer un message clair : celui d’une gouvernance structurée, réfléchie et tournée vers les résultats. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la dynamique de cette nouvelle équipe et sa capacité à répondre aux aspirations profondes du peuple gabonais.

Dans un contexte régional et international attentif à l’évolution de la Transition au Gabon, ce gouvernement de trente ministres est désormais appelé à incarner le passage des promesses aux actes.

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Gabon : une avancée scientifique majeure contre le paludisme signée CERMEL.

Une équipe de chercheurs du Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL) vient de franchir une étape déterminante dans la lutte mondiale contre le paludisme. Sous la direction du Docteur Ghyslain Mombo-Ngoma, les scientifiques gabonais ont mis au point un traitement antipaludique à dose unique, une innovation qui pourrait révolutionner la prise en charge de cette maladie qui fait encore plus de 600 000 morts chaque année, selon l’OMS.

Le nouveau protocole, testé entre mai 2024 et octobre 2025, combine une artémisinine — molécule phare des traitements actuels — à trois autres médicaments déjà disponibles sur le marché, formant ainsi une thérapie simplifiée, plus rapide et plus accessible.

« Actuellement, la morbidité et la mortalité dues au paludisme augmentent. Nous avons besoin de solutions maintenant. Nous nous sommes donc demandé : pourquoi ne pas tirer le meilleur parti des médicaments antipaludiques existants ? », explique le Dr Ghyslain Mombo-Ngoma.

Au total, plus de 1 000 patients, dont la moitié âgés de moins de dix ans, ont participé aux essais cliniques menés au Gabon. Les résultats se sont révélés particulièrement encourageants : 93 % des personnes traitées par dose unique étaient totalement débarrassées des parasites après 28 jours, contre 90 % pour celles suivant le protocole standard de trois jours.

Cette avancée pourrait constituer une percée majeure en santé publique, notamment dans les zones rurales où le suivi des traitements demeure un défi. Un médicament à dose unique faciliterait non seulement l’observance thérapeutique, mais réduirait aussi les risques de résistance aux antipaludiques, un enjeu majeur pour l’Afrique subsaharienne.

Les chercheurs du CERMEL, en collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, entendent désormais étendre les essais à d’autres pays africains avant une éventuelle homologation par les autorités sanitaires internationales.

Cette innovation gabonaise illustre le rôle croissant de l’Afrique dans la recherche biomédicale mondiale, en apportant des solutions locales à des défis globaux.

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Guinée : Le Président Mamadi Doumbouya accueille son homologue gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema

À quelques heures du lancement officiel de l’exploitation du plus grand gisement de fer inexploité au monde, le Simandou, la Guinée a reçu un hôte de marque. Le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a accueilli ce lundi à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré son homologue gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, venu assister à cette étape historique pour le pays et pour le continent africain.

Dès son arrivée, le Président Oligui Nguema a été accueilli avec les honneurs dus à son rang : tapis rouge, hymnes nationaux, salutations protocolaires et entretiens au pavillon présidentiel. Cette visite officielle, hautement symbolique, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la Guinée et le Gabon, mais aussi dans une dynamique plus large de coopération entre nations africaines engagées dans la quête d’une souveraineté économique durable.

Les deux Chefs d’État ont échangé à huis clos sur les perspectives de coopération dans les domaines des mines, de l’énergie, de la sécurité et du développement économique. Selon des sources proches de la présidence, cette rencontre traduit la volonté commune de promouvoir un modèle africain de gestion des ressources naturelles, axé sur la transparence, la valeur ajoutée locale et la transformation sur le continent.

La présence du Président gabonais à Conakry pour le lancement du projet Simandou est perçue comme un soutien fort à la stratégie guinéenne de valorisation souveraine de ses ressources. Elle envoie également un signal politique fort : celui d’une Afrique solidaire et confiante dans sa capacité à définir son propre destin économique.

Le lancement de l’exploitation du Simandou, prévu ce mardi 11 novembre 2025, marque une nouvelle ère pour la Guinée. Avec ce projet colossal, conduit en partenariat avec le consortium Winning, Rio Tinto et Baowu Steel, le pays s’apprête à devenir l’un des plus grands producteurs mondiaux de minerai de fer de haute teneur.

Au-delà de son impact économique, ce projet incarne la vision du Président Mamadi Doumbouya : faire de la Guinée un pôle industriel stratégique et un moteur de la transformation économique africaine.

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Gabon : ouverture des inscriptions et réclamations exceptionnelles sur la liste électorale.

Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a annoncé ce lundi 1er septembre 2025, l’ouverture de deux périodes exceptionnelles concernant la liste électorale, en prélude aux prochaines élections législatives et locales.

Une mesure pour renforcer la participation citoyenne

Cette décision vise à permettre aux citoyens gabonais de disposer d’un délai supplémentaire afin de régulariser leur situation électorale. Elle concerne à la fois :

  • les nouvelles inscriptions pour les électeurs qui n’avaient pas encore intégré la liste,

  • les réclamations pour corriger d’éventuelles erreurs administratives ou omissions.

Ces démarches sont essentielles pour garantir un processus électoral inclusif et crédible, en donnant la possibilité à chaque électeur éligible d’exercer pleinement son droit de vote.

Enjeux des prochaines échéances électorales

Les élections législatives et locales prévues dans les mois à venir revêtent une importance particulière. Elles doivent permettre de renouveler le paysage politique gabonais dans un contexte de transition marqué par des réformes institutionnelles et une volonté affichée de renforcer la transparence électorale.

Pour de nombreux observateurs, ces mesures s’inscrivent dans une dynamique d’ouverture et de consolidation démocratique, après les critiques qui avaient entouré les scrutins précédents.

Modalités pratiques

Le ministère a précisé que des guichets spéciaux seront ouverts sur l’ensemble du territoire national, afin de faciliter les démarches des citoyens, y compris dans les zones rurales. Des campagnes d’information devraient également accompagner cette opération, afin de sensibiliser la population sur l’importance de l’inscription et de la mise à jour des informations personnelles.

Une étape vers plus de transparence

L’ouverture exceptionnelle de ces inscriptions et réclamations est perçue comme un signal fort : celui de la volonté des autorités d’assurer une meilleure représentativité des électeurs et de renforcer la confiance du public dans le processus électoral.