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Gabon : un Fonds public de près de 45 millions USD en faveur des jeunes entrepreneurs.

Le gouvernement gabonais a annoncé la mise en place d’un fonds de près de 45 millions de dollars américains destiné à soutenir les jeunes entrepreneurs. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à stimuler l’emploi, encourager l’innovation et renforcer la compétitivité de l’économie locale.

Selon les autorités, ce mécanisme de financement public permettra de faciliter l’accès des jeunes porteurs de projets aux ressources financières nécessaires à la création et au développement de leurs entreprises. Les bénéficiaires pourront accéder à des prêts à des conditions avantageuses, mais aussi à des dispositifs d’accompagnement technique et de formation.

Le fonds cible en priorité les secteurs jugés stratégiques pour la diversification de l’économie gabonaise, notamment l’agro-industrie, le numérique, l’économie verte et les services. En encourageant la jeunesse à se lancer dans l’entrepreneuriat, le gouvernement entend créer de nouvelles opportunités d’emplois et réduire la dépendance du pays aux revenus issus du pétrole.

Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique plus large de promotion de l’entrepreneuriat en Afrique centrale, où de nombreux États multiplient les programmes de financement et d’accompagnement pour stimuler l’innovation et la création de valeur locale.

Avec ce fonds, le Gabon veut non seulement répondre aux attentes d’une jeunesse en quête de perspectives, mais aussi bâtir un écosystème entrepreneurial solide, capable de contribuer durablement au développement économique et social du pays.

Numérique & Formation : le Gabon relance l’African Institute of Informatics pour une souveraineté digitale africaine

Numérique & Formation : le Gabon relance l’African Institute of Informatics pour une souveraineté digitale africaine

Le Gabon a officiellement lancé une refonte stratégique de l’African Institute of Informatics (IAI), une institution panafricaine emblématique créée en 1971, avec pour ambition de faire de cette école un hub régional de compétences numériques, au service de la souveraineté technologique du continent africain.

Une renaissance pour un acteur historique

L’Institut Africain d’Informatique, longtemps fleuron de la formation informatique en Afrique centrale, avait perdu en attractivité au cours des deux dernières décennies. En cause : des programmes devenus obsolètes, un manque d’investissements et des difficultés structurelles.

Sous l’impulsion du gouvernement gabonais et avec le soutien de partenaires internationaux (notamment l’Union africaine, l’AFD et l’UNESCO), l’IAI entre dans une nouvelle ère de modernisation, axée sur :

  • La révision complète des curricula,

  • La numérisation des supports pédagogiques,

  • La création de laboratoires d’innovation et d’intelligence artificielle,

  • Le déploiement de formations certifiantes à distance.

Objectifs : souveraineté, inclusion et compétitivité

Cette refonte s’inscrit dans une dynamique continentale visant à réduire la dépendance technologique de l’Afrique, à former des talents locaux et à favoriser l’innovation endogène.

Les nouvelles orientations de l’IAI s’articulent autour de trois axes :

  1. Souveraineté numérique : renforcer la capacité des États africains à concevoir, héberger et sécuriser leurs données.

  2. Inclusion technologique : démocratiser l’accès aux compétences numériques, en particulier pour les jeunes et les femmes.

  3. Employabilité & entrepreneuriat : connecter la formation aux besoins réels du marché, en misant sur le cloud, la cybersécurité, la data science et les logiciels libres.

Un projet au rayonnement continental

Le Gabon ambitionne de faire de l’IAI un centre d’excellence régional, en lien avec d’autres institutions africaines telles que le Smart Africa Digital Academy (SADA), l’Université virtuelle africaine, ou les hubs technologiques de Kigali, Lagos et Nairobi.

Des bourses régionales, des programmes d’échange et des partenariats avec les universités techniques africaines et européennes sont en préparation pour soutenir cette ambition.

La relance de l’African Institute of Informatics par le Gabon marque une volonté claire : donner aux Africains les moyens de maîtriser leur avenir numérique. C’est un signal fort en faveur d’une Afrique actrice – et non consommatrice – de l’innovation technologique mondiale.

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Santé : L’OMS lance une alerte mondiale face à une flambée du chikungunya en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis une alerte mondiale après une recrudescence inquiétante des cas de chikungunya dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique continentale et dans les îles de l’océan Indien. Cette poussée épidémique, qui s’accompagne de formes sévères et de complications inhabituelles, inquiète les autorités sanitaires.

Afrique en première ligne

Selon les dernières données de l’OMS, les foyers les plus actifs sont localisés en :

  • Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Comores),

  • Afrique centrale (République Démocratique du Congo, Gabon),

  • Et Madagascar, où les cas ont quadruplé par rapport à la même période en 2024.

Les services de santé dans certaines zones rurales font face à une saturation des centres de soins, en raison de la co-circulation du chikungunya, de la dengue et du paludisme.

Qu’est-ce que le chikungunya ?

Le chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques du genre Aedes (notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus), les mêmes vecteurs que ceux de la dengue et du Zika.

Ses symptômes incluent :

  • Forte fièvre brutale,

  • Douleurs articulaires intenses,

  • Éruptions cutanées,

  • Fatigue extrême.

La maladie n’est généralement pas mortelle, mais elle peut entraîner des douleurs persistantes sur plusieurs semaines, voire mois, et dans certains cas, des complications neurologiques.

Appels à l’action

L’OMS appelle les pays africains à :

  • Renforcer la surveillance épidémiologique,

  • Mettre en œuvre des campagnes de lutte anti-vectorielle (pulvérisation, destruction des gîtes larvaires),

  • Sensibiliser les populations, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Les professionnels de santé sont également invités à signaler tout cas suspect, afin d’éviter une propagation transfrontalière incontrôlée.

Prévention pour les populations

Pour se protéger :

  • Utiliser des moustiquaires et répulsifs,

  • Porter des vêtements couvrants,

  • Éviter les eaux stagnantes autour des habitations.

Le chikungunya, longtemps perçu comme une pathologie tropicale modérée, devient désormais une menace de santé publique à surveiller de près. En Afrique, la réponse rapide et coordonnée sera déterminante pour éviter une crise sanitaire de grande ampleur.

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Union africaine : le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema marque le retour du Gabon sur la scène continentale.

À l’occasion du 7ᵉ Sommet de coordination entre l’Union africaine (UA), les Communautés économiques régionales (CER) et les mécanismes régionaux, tenu ce 13 juillet 2025 à Malabo, en Guinée équatoriale, le président de la Transition du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a prononcé une intervention à la fois sobre et symbolique, soulignant le retour du Gabon au sein de l’organisation continentale.

Un retour sous le signe de la réintégration et de l’unité

Dans son allocution, le chef de l’État gabonais a d’abord salué l’hospitalité de la Guinée équatoriale, pays hôte du sommet, avant de rappeler avec force la date symbolique du 30 avril 2025, marquant le retour officiel du Gabon au sein de l’Union africaine, après un retrait temporaire décidé à la suite de la transition politique amorcée en 2023.

Ce retour acté illustre la volonté de réintégration du Gabon dans les dynamiques africaines, et sa détermination à contribuer activement aux chantiers communs de paix, de sécurité, de développement et d’intégration régionale.

L’UA, catalyseur de stabilité et d’intégration

Ce 7ᵉ sommet de coordination a réuni chefs d’États, responsables d’institutions régionales et représentants de l’Union africaine, avec pour objectif d’aligner les priorités continentales entre les institutions régionales et l’Union. La participation du Gabon a donc été hautement symbolique, traduisant son engagement renouvelé dans la construction d’une Afrique unie, stable et souveraine.

Le président Oligui Nguema a également exprimé sa volonté de travailler main dans la main avec les autres dirigeants africains, dans un esprit de solidarité, de respect des souverainetés nationales et d’aspiration collective au progrès.

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Gabon–États-Unis : le président Oligui Nguema préside une réunion de haut niveau à la Chambre de Commerce américaine.

En marge de sa visite officielle aux États-Unis, le président de la Transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé une réunion de haut niveau à la Chambre de Commerce américaine (U.S. Chamber of Commerce) à Washington, confirmant la volonté du Gabon de renforcer ses partenariats économiques avec les États-Unis.

Cette rencontre stratégique a rassemblé des représentants d’institutions économiques, des dirigeants d’entreprises américaines, des investisseurs potentiels ainsi que des membres du gouvernement gabonais. L’objectif : présenter les opportunités d’affaires au Gabon et encourager les investissements dans des secteurs clés tels que l’énergie, les mines, l’agro-industrie, les infrastructures et la transition verte.

Une relance des relations économiques bilatérales

À travers cette initiative, le président Oligui Nguema entend inscrire le Gabon dans une nouvelle dynamique de coopération économique fondée sur la transparence, la sécurité juridique et l’efficacité administrative. Il a réaffirmé la volonté des autorités de transition de créer un environnement propice aux affaires, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat des investissements.

« Le Gabon est ouvert, prêt et engagé à accueillir les partenaires qui partagent notre vision de développement durable et équitable », a déclaré le chef de l’État devant les participants.

Focus sur l’industrialisation locale et la diversification de l’économie

Au cœur des échanges figuraient les efforts du gouvernement gabonais pour diversifier l’économie, historiquement dépendante du pétrole. Le président a souligné les réformes en cours pour valoriser localement les ressources naturelles, en particulier dans les domaines du bois, du manganèse, du tourisme et des énergies renouvelables.

Les investisseurs américains ont été invités à s’impliquer dans cette nouvelle phase de transformation économique, qui place au centre les chaînes de valeur locales, l’emploi des jeunes et la transition écologique.

Une diplomatie économique assumée

Cette rencontre à la Chambre de Commerce américaine s’inscrit dans un programme diplomatique plus large de la visite du président Oligui Nguema aux États-Unis. Il s’agit pour Libreville de multiplier les partenariats économiques stratégiques, tout en repositionnant le Gabon sur la scène internationale comme un acteur stable, attractif et tourné vers l’avenir.

Les échanges se sont déroulés dans un climat de confiance et de réciprocité, témoignant d’un intérêt mutuel croissant entre le Gabon et les milieux d’affaires américains.

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Brice Clotaire Oligui Nguema à Abuja : le Gabon s’illustre au sommet économique africain d’Afreximbank.

Le Président de la République gabonaise, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a effectué ce mercredi 26 juin 2025 une visite officielle à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria. Accueilli avec les honneurs militaires à sa descente d’avion, le chef de l’État entame ainsi une participation stratégique à la 32ᵉ Assemblée annuelle de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

Ce sommet d’envergure, qui réunit chaque année les figures majeures de la finance, de la politique et du développement économique en Afrique, est l’occasion pour les États membres de réfléchir collectivement aux mécanismes innovants de financement, à la promotion du commerce intra-africain et à la consolidation de l’intégration économique régionale.

La présence du Président Oligui Nguema témoigne de l’engagement du Gabon à s’inscrire pleinement dans les dynamiques continentales de transformation économique. Ce forum représente également une opportunité pour le pays de nouer de nouveaux partenariats financiers, d’attirer des investissements structurants et de valoriser ses stratégies nationales de développement.

Ce déplacement s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques visant à repositionner le Gabon sur la scène économique africaine, en phase avec les ambitions de renouveau affichées depuis le début de la transition.