À l’occasion de la 79e Session de l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir un système de santé plus équitable, résilient et durable face aux grands défis sanitaires mondiaux.
Prenant la parole devant les représentants des États membres et des organisations internationales, la ministre guinéenne de la Santé a porté la vision du pays autour d’une gouvernance sanitaire fondée sur la souveraineté, l’accès universel aux soins et le financement durable des politiques publiques de santé.
Une rencontre mondiale marquée par les défis sanitaires et financiers
Placée sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », cette 79e Assemblée mondiale de la Santé se déroule dans un contexte international marqué par de profondes mutations sanitaires, économiques et géopolitiques.
Les conséquences des crises sanitaires récentes, les tensions sur le financement des systèmes de santé ainsi que les inégalités persistantes dans l’accès aux soins et aux vaccins figurent parmi les principaux sujets au cœur des débats.
Face à cette situation, la Guinée a choisi de mettre en avant une approche reposant sur la responsabilité nationale et le renforcement des capacités internes.
La Couverture Sanitaire Universelle érigée en droit fondamental
Au cours de son intervention, la ministre de la Santé a rappelé que la Guinée a inscrit la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) comme un droit fondamental dans sa Constitution.
Cette orientation traduit la volonté des autorités guinéennes de garantir progressivement un accès plus large et plus équitable aux services de santé essentiels pour l’ensemble de la population.
Le gouvernement entend notamment renforcer le financement national du secteur sanitaire afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et d’assurer une meilleure stabilité des politiques publiques de santé.
Simandou 2040 au cœur de la stratégie sanitaire nationale
La vision sanitaire présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé s’inscrit également dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040, considéré par les autorités comme un pilier majeur du développement national.
À travers ce programme, la Guinée ambitionne d’investir massivement dans les infrastructures sanitaires, le développement des soins de santé primaires ainsi que le renforcement des capacités médicales sur l’ensemble du territoire.
Les autorités prévoient également d’intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, tout en améliorant l’accès aux services de prévention et de prise en charge.
L’objectif affiché est de transformer les ressources naturelles du pays en leviers de développement humain capables de garantir un accès durable à des soins de qualité.
Un appel à une gouvernance sanitaire mondiale plus inclusive
Dans son intervention, la Guinée a également plaidé pour une mobilisation internationale renforcée autour des enjeux de financement de la santé mondiale.
Les autorités guinéennes ont insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux vaccins, aux innovations médicales et aux traitements essentiels, notamment pour les pays en développement.
Conakry appelle par ailleurs à une gouvernance sanitaire internationale plus inclusive et davantage fondée sur la solidarité entre les États.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays africains réclament une réforme plus équilibrée des mécanismes mondiaux de financement et de gestion des crises sanitaires.
La santé mondiale confrontée à d’importantes inégalités
Selon les estimations évoquées durant les travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, près de 4,6 milliards de personnes dans le monde demeurent encore privées d’un accès complet aux soins essentiels.
Dans ce contexte, la Guinée entend défendre une approche axée sur le renforcement des systèmes de santé nationaux, la souveraineté sanitaire et la valorisation des investissements publics dans le capital humain.
À travers sa participation à cette rencontre internationale, le pays cherche également à renforcer sa présence dans les grands débats mondiaux liés à la santé, au développement et à la résilience des États face aux crises futures.

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