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Guinée : Conakry accueille la 12ᵉ Conférence africaine sur la santé et les droits sexuels et reproductifs.

La Guinée accueille, du 2 au 5 septembre 2026 à Conakry, la 12ᵉ Conférence africaine sur la Santé et les Droits sexuels et reproductifs (ACSHR). La rencontre réunit plusieurs acteurs du continent autour des enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des jeunes, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et la diminution des financements internationaux.

Placée sous le thème « Santé et Droits sexuels et reproductifs des adolescentes et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes », la conférence rassemble des responsables publics, des professionnels de santé, des chercheurs, des représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des jeunes venus de différents pays africains.

La jeunesse au cœur des échanges

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah. Les travaux doivent notamment favoriser le partage d’expériences entre les différents acteurs et permettre d’identifier des réponses adaptées aux difficultés qui limitent l’accès des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive.

La rencontre intervient alors que les crises sécuritaires, économiques, sanitaires et sociales affectent de manière particulière les populations les plus jeunes. Pour les participants, l’enjeu consiste notamment à maintenir l’accès aux services essentiels malgré ces contraintes et à mieux intégrer les besoins des jeunes dans les politiques publiques.

La Guinée mise sur le renforcement de son système de santé

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la transformation du système sanitaire guinéen et d’améliorer l’accès de la population aux soins.

Elle a également présenté la santé comme un investissement majeur dans le développement du capital humain et la construction de l’avenir du pays. Cette orientation s’inscrit, selon les autorités, dans les ambitions du programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040.

Amadou Oury Bah appelle à mieux répondre aux besoins des jeunes

Prenant la parole lors de la cérémonie, le Premier ministre a insisté sur le rôle déterminant de la santé, de l’éducation et de la protection de la jeunesse dans le développement du continent africain.

Amadou Oury Bah a appelé à intensifier les actions d’information et de prévention, tout en garantissant aux jeunes un accès effectif à des services de santé de qualité. Il a également insisté sur la nécessité de prendre en compte les réalités des populations, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.

Le chef du gouvernement guinéen a par ailleurs encouragé l’adoption de stratégies de sensibilisation davantage adaptées aux attentes et aux aspirations de la jeunesse. L’objectif est de favoriser leur implication et de parvenir à des changements durables dans les comportements.

Vers de nouveaux engagements

Durant quatre jours, les participants doivent poursuivre les échanges autour des moyens de mieux protéger la santé et les droits des adolescents et des jeunes africains face aux différentes crises.

La conférence de Conakry ambitionne ainsi de renforcer le dialogue entre gouvernements, acteurs sanitaires, organisations de la société civile, partenaires au développement et jeunes, avec l’objectif de faire émerger des engagements et des solutions concrètes en faveur de la santé sexuelle et reproductive sur le continent.

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Guinée : le ministère de la Santé clarifie la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen.

Face aux interrogations suscitées par l’évacuation et la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a apporté, mercredi 19 août 2026, des précisions sur les raisons de cette décision.

Selon le département dirigé par Khaïté Sall, cette mesure constitue une étape préparatoire au projet de reconstruction et de modernisation de l’établissement, l’un des principaux centres hospitaliers historiques de Guinée.

Les activités transférées au Camp Camayenne

Dans le cadre de cette transition, les activités du CHU Ignace Deen seront temporairement délocalisées vers le Camp Camayenne. Le ministère indique que ce transfert doit permettre de libérer et de sécuriser le site avant le démarrage effectif des travaux.

À compter du mercredi 19 août, aucune nouvelle hospitalisation ni intervention programmée ne sera donc admise au CHU Ignace Deen.

Les patients déjà hospitalisés feront, quant à eux, l’objet d’un suivi afin d’assurer la continuité des soins. Les personnes nécessitant une prise en charge seront orientées vers les structures sanitaires disposant des capacités adaptées à leur état et à leur pathologie.

Un projet destiné à moderniser l’offre hospitalière

Pour le ministère, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à la nécessité de moderniser les infrastructures sanitaires et d’améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Le projet vise notamment à renforcer la qualité et la sécurité des soins, ainsi que les capacités nationales dans la prise en charge des pathologies complexes.

À terme, les autorités souhaitent également réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger en développant davantage les capacités spécialisées disponibles en Guinée.

Une fermeture temporaire avant la reconstruction

Le ministère précise que la fermeture actuelle ne constitue donc pas un abandon du CHU Ignace Deen, mais une phase transitoire liée au lancement de sa reconstruction.

Une fois le transfert achevé, les services de l’établissement poursuivront temporairement leurs activités au Camp Camayenne pendant la durée des travaux.

Ils devraient réintégrer le site après l’achèvement du chantier et la mise en service du nouveau CHU Ignace Deen, dans le cadre de la modernisation du système hospitalier guinéen.

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Contrôle des structures de santé privées : le gouvernement relance les opérations sur l’ensemble du territoire Guinéen..

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée annonce la reprise, à compter de ce lundi 27 juillet 2026, des opérations de contrôle des établissements médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques privés sur l’ensemble du territoire national. Cette campagne s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la qualité des soins, améliorer la sécurité des patients et assurer une meilleure régulation du système sanitaire.

Dans un communiqué, le département ministériel précise que cette initiative vise notamment à renforcer le dispositif de contrôle du secteur privé de la santé et à veiller au respect des normes légales et réglementaires en vigueur.

Le comité de lutte contre les pratiques illégales relancé

Cette opération marque également la relance des activités du comité technique national chargé de lutter contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, le trafic et la contrefaçon des médicaments ainsi que des autres produits de santé.

Pour mener cette campagne, des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées dans les différentes régions du pays. Leur mission consistera notamment à vérifier la conformité des structures sanitaires privées et à s’assurer que leurs activités sont exercées dans le respect des exigences réglementaires.

Les établissements appelés à présenter leurs documents

Les promoteurs et responsables des établissements concernés devront mettre à la disposition des équipes de contrôle plusieurs pièces justificatives. Il s’agit notamment des agréments de création et d’exploitation, des diplômes légalisés des professionnels de santé, des attestations d’inscription aux ordres professionnels compétents, ainsi que de tout autre document administratif ou technique requis par la réglementation.

À travers ces vérifications, les autorités souhaitent notamment s’assurer que les établissements disposent des autorisations nécessaires et que le personnel qui y exerce répond aux exigences professionnelles en vigueur.

Des sanctions prévues en cas de non-conformité

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avertit d’ores et déjà les structures qui ne respecteraient pas les dispositions légales et réglementaires.

Les établissements exerçant sans autorisation ou en infraction avec les textes en vigueur s’exposent à des mesures administratives, auxquelles peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires, conformément à la législation.

Cette fermeté affichée traduit la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, mais également contre la circulation de médicaments et de produits de santé contrefaits. Des phénomènes considérés comme des risques majeurs pour la sécurité des patients et la santé publique.

Les acteurs du secteur privé appelés à coopérer

Le ministère invite enfin les promoteurs et professionnels du secteur privé à collaborer pleinement avec les équipes mobilisées sur le terrain. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité et à respecter les normes applicables.

À travers cette campagne nationale de contrôle, le gouvernement entend ainsi consolider la régulation du secteur privé de la santé et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, dans un contexte où la sécurité des patients et la lutte contre les pratiques illégales constituent des priorités de santé publique.

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L’Union africaine alerte sur la crise du financement de la santé.

Réunis en sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, les dirigeants africains ont lancé un appel urgent en faveur d’un financement durable des systèmes de santé.

Ils estiment que la baisse de l’aide internationale, conjuguée à l’insuffisance des investissements nationaux, menace les progrès accomplis depuis plusieurs décennies dans la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose.

À cette occasion, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué les avancées enregistrées sur le continent, notamment une réduction de 40 % des nouvelles infections au VIH depuis 2010. Mais il a averti que ces acquis pourraient être remis en cause si les financements continuent de diminuer.

L’épidémie d’Ebola en RDC suscite de vives inquiétudes

Les préoccupations des participants ont été renforcées par l’aggravation de l’épidémie d’Ebola-Bundibugyo en République démocratique du Congo.

Le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a indiqué que le nombre de cas confirmés et de décès continue d’augmenter rapidement.

« La situation n’est pas bonne. Hier, on dénombrait 966 cas confirmés et décès. Aujourd’hui, nous en sommes à 1 031. Ces personnes meurent parce que nous n’avons ni vaccins, ni médicaments, ni financements », a-t-il déclaré.

Selon Jean Kaseya, cette flambée épidémique pourrait devenir l’une des plus graves jamais enregistrées sur le continent si des ressources supplémentaires ne sont pas mobilisées rapidement.

De son côté, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a rappelé que les inégalités d’accès aux soins et le sous-financement des systèmes de santé favorisent la propagation des pandémies.

Le sommet d’Accra, qui réunit ministres africains de la Santé, responsables d’institutions sanitaires et partenaires internationaux, se poursuit avec pour objectif de définir de nouveaux mécanismes de financement capables de garantir la résilience des systèmes de santé africains face aux crises futures.

Source : GuinéeNews.

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Santé : l’Inde veut renforcer ses investissements pharmaceutiques en Guinée.

L’Inde entend consolider son partenariat avec la Guinée dans le domaine de la santé en misant sur le développement de l’industrie pharmaceutique locale. À l’occasion d’un point de presse organisé ce mardi 14 juillet 2026 à Conakry, l’ambassadeur de l’Inde en Guinée, Sandeep Sood, a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner les autorités guinéennes à travers l’implantation de nouvelles entreprises pharmaceutiques et le partage de son expertise dans le secteur.

Cette coopération s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités nationales en matière de production de médicaments, avec pour objectif de réduire la dépendance aux importations, d’améliorer l’accès aux traitements et de soutenir le développement d’une industrie pharmaceutique compétitive en Guinée.

Une production locale en pleine expansion

Le diplomate a rappelé que plusieurs entreprises indiennes participent déjà au développement du secteur pharmaceutique guinéen. Parmi elles, l’une a mis en place une unité de production de médicaments capable d’approvisionner non seulement le marché national, mais également certains pays voisins.

« Une entreprise indienne a déjà implanté une unité de production pharmaceutique en Guinée. Cette installation permet non seulement de répondre aux besoins du marché local, mais également d’exporter vers les pays voisins. C’est une fierté pour la coopération entre nos deux pays », a déclaré Sandeep Sood.

Selon lui, cette présence industrielle constitue une étape importante dans la stratégie visant à renforcer la souveraineté sanitaire de la Guinée tout en favorisant l’émergence d’un tissu industriel local créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

L’Inde prête à partager son expertise

Au-delà des investissements, New Delhi souhaite mettre son expérience au service de la Guinée dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la fabrication de médicaments, la couverture sanitaire, le développement des infrastructures de santé et la formation des professionnels du secteur.

L’ambassadeur a indiqué que son pays poursuivait ses échanges avec les autorités sanitaires guinéennes afin d’encourager l’installation de nouvelles entreprises pharmaceutiques et de favoriser le transfert de compétences.

« L’Inde est prête à partager son expérience avec la Guinée. Nous travaillons avec les autorités sanitaires guinéennes pour encourager d’autres entreprises à s’installer et à produire localement des médicaments au bénéfice des populations », a-t-il souligné.

Faire de la Guinée un pôle pharmaceutique régional

À travers ce partenariat, les deux pays ambitionnent de faire émerger en Guinée une véritable plateforme régionale de production pharmaceutique. L’objectif est de répondre plus efficacement aux besoins du marché national, d’alimenter les pays de la sous-région en médicaments fabriqués localement et d’améliorer l’accessibilité des produits de santé grâce à une offre plus abondante et à des coûts plus compétitifs.

Ce renforcement de la coopération sanitaire illustre également la volonté commune de Conakry et de New Delhi d’élargir leurs relations économiques et industrielles, tout en contribuant au développement d’un système de santé plus résilient et mieux adapté aux besoins des populations guinéennes.

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Guinée : MSHP Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

MSHP | Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

Conakry, le 2 juillet 2026 – Le Gouvernement, à travers les ministères du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de la Santé et de l’Hygiène Publique, ainsi que l’Institut National de la Statistique (INS), a procédé ce jeudi à la présentation officielle des résultats de la 6ᵉ Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI).

Réalisée entre 2024 et 2025 avec l’appui des partenaires au développement, cette enquête nationale constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Elle fournit des données fiables et actualisées sur la situation démographique, sanitaire et sociale de la Guinée.

Dans son allocution, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Khaïté SALL, a exprimé sa profonde satisfaction face aux résultats de l’EDS-VI. Les données révèlent une avancée notable : la mortalité infantile a reculé de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, tandis que la mortalité infanto-juvénile est passée de 111 % à 95 %.
« Ces avancées sont le fruit de choix politiques courageux, portés par le Chef de l’État et soutenus par nos partenaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ces données ne dormiront pas dans des tiroirs. Pour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, elles constituent un engagement sacré. Chaque décision, chaque budget, chaque déploiement de personnel devra désormais être guidé par une obsession unique : sauver des vies et améliorer la qualité des soins dans nos structures. »

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismael NABÉ, a abondé dans le même sens, soulignant que cette enquête permettra à la Guinée de mieux suivre ses engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les autres cadres auxquels le pays a souscrit.

« Les statistiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles deviennent des politiques publiques. Les rapports n’ont de valeur que s’ils conduisent à des décisions concrètes. Les indicateurs ne sont utiles que s’ils améliorent effectivement la vie des populations. La publication de l’EDS-VI marque donc le début d’une nouvelle étape où chaque ministère, chaque collectivité locale, chaque partenaire et chaque chercheur devra s’approprier ces résultats pour mieux agir », a-t-il affirmé.

Cette enquête d’envergure a couvert plus de 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.
Au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a salué cette avancée. Il a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables et actualisées constitue le socle de la bonne gouvernance, de la transparence et de la prise de décisions fondées sur des faits probants.
« Le Gouvernement veillera à ce que les résultats soient immédiatement exploités pour anticiper les mesures futures en matière de santé, d’éducation et de protection sociale ; planifier les investissements publics structurants dans le domaine sanitaire ; et renforcer l’alignement des politiques sectorielles sur les priorités nationales du développement humain », a-t-il précisé.

L’aboutissement de cette 6ᵉ enquête, après celle de 2018, s’inscrit pleinement dans le 5ᵉ pilier Santé et Bien-être du programme stratégique Simandou 2040.

Source : sante.gov.gn

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Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux.

Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins

Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire

Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets.

Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées.

Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur.

Une ambition de modernisation à l’échelle nationale

À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays.

En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire national.

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À l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée défend une vision souveraine et durable de son système sanitaire.

À l’occasion de la 79e Session de l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir un système de santé plus équitable, résilient et durable face aux grands défis sanitaires mondiaux.

Prenant la parole devant les représentants des États membres et des organisations internationales, la ministre guinéenne de la Santé a porté la vision du pays autour d’une gouvernance sanitaire fondée sur la souveraineté, l’accès universel aux soins et le financement durable des politiques publiques de santé.

Une rencontre mondiale marquée par les défis sanitaires et financiers

Placée sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », cette 79e Assemblée mondiale de la Santé se déroule dans un contexte international marqué par de profondes mutations sanitaires, économiques et géopolitiques.

Les conséquences des crises sanitaires récentes, les tensions sur le financement des systèmes de santé ainsi que les inégalités persistantes dans l’accès aux soins et aux vaccins figurent parmi les principaux sujets au cœur des débats.

Face à cette situation, la Guinée a choisi de mettre en avant une approche reposant sur la responsabilité nationale et le renforcement des capacités internes.

La Couverture Sanitaire Universelle érigée en droit fondamental

Au cours de son intervention, la ministre de la Santé a rappelé que la Guinée a inscrit la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) comme un droit fondamental dans sa Constitution.

Cette orientation traduit la volonté des autorités guinéennes de garantir progressivement un accès plus large et plus équitable aux services de santé essentiels pour l’ensemble de la population.

Le gouvernement entend notamment renforcer le financement national du secteur sanitaire afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et d’assurer une meilleure stabilité des politiques publiques de santé.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie sanitaire nationale

La vision sanitaire présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé s’inscrit également dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040, considéré par les autorités comme un pilier majeur du développement national.

À travers ce programme, la Guinée ambitionne d’investir massivement dans les infrastructures sanitaires, le développement des soins de santé primaires ainsi que le renforcement des capacités médicales sur l’ensemble du territoire.

Les autorités prévoient également d’intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, tout en améliorant l’accès aux services de prévention et de prise en charge.

L’objectif affiché est de transformer les ressources naturelles du pays en leviers de développement humain capables de garantir un accès durable à des soins de qualité.

Un appel à une gouvernance sanitaire mondiale plus inclusive

Dans son intervention, la Guinée a également plaidé pour une mobilisation internationale renforcée autour des enjeux de financement de la santé mondiale.

Les autorités guinéennes ont insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux vaccins, aux innovations médicales et aux traitements essentiels, notamment pour les pays en développement.

Conakry appelle par ailleurs à une gouvernance sanitaire internationale plus inclusive et davantage fondée sur la solidarité entre les États.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays africains réclament une réforme plus équilibrée des mécanismes mondiaux de financement et de gestion des crises sanitaires.

La santé mondiale confrontée à d’importantes inégalités

Selon les estimations évoquées durant les travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, près de 4,6 milliards de personnes dans le monde demeurent encore privées d’un accès complet aux soins essentiels.

Dans ce contexte, la Guinée entend défendre une approche axée sur le renforcement des systèmes de santé nationaux, la souveraineté sanitaire et la valorisation des investissements publics dans le capital humain.

À travers sa participation à cette rencontre internationale, le pays cherche également à renforcer sa présence dans les grands débats mondiaux liés à la santé, au développement et à la résilience des États face aux crises futures.

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Santé : lancement de la plateforme “KAYIDI”, un pas décisif vers la digitalisation des agréments.

Une réforme numérique au service de la transparence et de l’efficacité
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son administration avec le lancement, le lundi 4 mai 2026, de la phase pilote de la plateforme numérique “KAYIDI”. Portée par la ministre Khaïté Sall, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de digitalisation du système de santé, visant à simplifier et sécuriser les procédures administratives.

Une gestion dématérialisée des demandes d’agrément
Développée par Netsen Group, entreprise spécialisée dans les solutions numériques, la plateforme permet aux professionnels de santé et aux promoteurs d’établissements sanitaires d’effectuer l’ensemble de leurs démarches en ligne. Les utilisateurs peuvent ainsi créer un compte sécurisé, soumettre leurs demandes d’agrément, téléverser les documents requis et suivre en temps réel l’évolution de leur dossier.

À l’issue du processus, chaque dossier validé donne lieu à la délivrance d’un certificat d’agrément sécurisé, dont l’authenticité est garantie par un système de vérification via QR code. Ce dispositif vise à renforcer la traçabilité et à lutter contre les fraudes.

Un outil structurant pour le pilotage du secteur
Au-delà de la simplification des procédures, la plateforme “KAYIDI” ambitionne de constituer une base de données centralisée et fiable sur les acteurs du secteur de la santé. Cette capacité de collecte et de traitement de l’information devrait permettre d’améliorer la prise de décision, d’accélérer le traitement des dossiers et de renforcer la transparence administrative.

La ministre de la Santé a salué une avancée majeure, estimant que cet outil contribuera à instaurer un climat de confiance entre l’administration et les usagers, tout en répondant aux exigences de modernisation de l’action publique.

Vers une transformation durable du système de santé
Avec le lancement de “KAYIDI”, les autorités guinéennes affichent leur volonté de faire du numérique un levier central de transformation du secteur sanitaire. Cette initiative marque ainsi une étape importante vers une administration plus performante, accessible et adaptée aux besoins des professionnels comme des citoyens.

La plateforme est désormais accessible en ligne, offrant un point d’entrée unique pour l’ensemble des démarches liées aux agréments sanitaires en Guinée. www.kayidi.sante.gov.gn

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Santé et souveraineté pharmaceutique : l’État accélère le suivi de quatre projets structurants.

Dans le cadre du suivi de l’action gouvernementale, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait le point sur l’état d’avancement de plusieurs projets majeurs dans le secteur de la santé, avec un accent particulier sur le renforcement des infrastructures hospitalières et le développement de la souveraineté pharmaceutique.

Des investissements estimés à 310 milliards de FCFA

Les autorités indiquent que quatre projets prioritaires, représentant un investissement global d’environ 310 milliards de FCFA, font l’objet d’un dispositif de suivi renforcé. Ces infrastructures sont considérées comme stratégiques pour améliorer l’offre de soins et réduire les dépendances extérieures en matière de santé.

Parmi les réalisations en cours, l’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane affiche un taux d’exécution de 95 %, se rapprochant de sa phase de finalisation. De son côté, le projet de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, infrastructure de référence à Dakar, est réalisé à hauteur de 60 %.

Vers une souveraineté pharmaceutique renforcée

Au-delà des infrastructures hospitalières, le gouvernement met également l’accent sur la production pharmaceutique locale à travers les projets portés par l’Institut Pasteur de Dakar.

Dans ce cadre, le projet AFRICAMARIL est exécuté à 80 %, tandis que le projet MADIBA atteint 48 % d’avancement. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie sanitaire du pays et à réduire la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques.

Une exigence d’accélération des chantiers

Face à l’état d’avancement global de ces projets, le Premier ministre a instruit les ministères concernés de prendre les mesures nécessaires pour accélérer la finalisation des travaux. L’objectif affiché est de mettre rapidement ces infrastructures à la disposition du système de santé national, dans un contexte de fortes attentes en matière d’accès aux soins et de modernisation du secteur.