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La Guinée se dote d’un Commandement des opérations spéciales pour renforcer ses capacités militaires.

Par un décret lu à la télévision nationale le mercredi 22 avril 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du Commandement des opérations spéciales (COS), une nouvelle structure stratégique au sein des forces armées guinéennes. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation de l’appareil sécuritaire et de renforcement de la capacité opérationnelle face aux menaces contemporaines.

Une structure interarmées sous autorité militaire centrale

Selon les dispositions du décret, le COS est institué comme un commandement opérationnel interarmées et interservices. Dépourvu de personnalité juridique propre, il est placé sous l’autorité du chef d’état-major général des armées et agit conformément aux orientations stratégiques définies par le chef de l’État.

Cette organisation traduit une approche intégrée de la gestion des opérations spéciales, visant à améliorer la coordination entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.

Des missions axées sur les opérations d’élite et la lutte contre les menaces asymétriques

Le Commandement des opérations spéciales a pour vocation principale de coordonner et d’employer les unités d’élite placées sous son autorité. À ce titre, il est chargé de planifier, préparer et conduire des opérations spéciales, notamment celles présentant un enjeu stratégique élevé.

Le décret précise également que le COS contribuera au renforcement des capacités d’anticipation et de réaction des forces armées, en particulier dans la lutte contre le terrorisme et les menaces asymétriques. Il devra, en outre, travailler en étroite collaboration avec les services compétents en matière de renseignement opérationnel.

Une composition élargie aux principales forces de sécurité

Le COS repose sur une architecture interarmées et interservices, intégrant des éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale.

Parmi les unités concernées figurent notamment le Groupement des forces spéciales, le Bataillon des troupes aéroportées, le Groupement des forces d’intervention rapide, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale, les fusiliers commandos de l’air et de la marine, ainsi que le Groupement d’intervention de la police nationale.

Cette diversité reflète la volonté des autorités de mutualiser les compétences et les expertises au sein d’un dispositif unifié.

Une organisation structurée et encadrée

Le Commandement des opérations spéciales est organisé autour d’un commandant, assisté d’un commandant adjoint, d’un état-major opérationnel, d’unités spéciales intégrées et de structures de soutien.

Le commandant, nommé par décret, doit être un officier général ou un officier supérieur du grade de colonel, titulaire du brevet de l’École de guerre et justifiant d’une expérience significative dans le domaine des opérations spéciales.

L’état-major opérationnel est chargé de la planification et de la conduite des missions, tandis que les unités intégrées assurent leur exécution sur le terrain. Les structures de soutien garantissent, pour leur part, l’appui logistique, technique et administratif.

Le Commandement des opérations spéciales est constitué d’éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale.

Parmi les unités concernées figurent notamment :

  • le groupement des forces spéciales (GFS),
  • le bataillon des troupes aéroportées (BATA),
  • le groupement des forces d’intervention rapide (GFIR),
  • le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN),
  • les fusiliers commandos de l’air,
  • les fusiliers marins commandos,
  • ainsi que le groupement d’intervention de la police nationale (GIPPN).

Un outil de coordination sans remise en cause des structures existantes

Le décret insiste sur le principe de non-substitution : le COS n’a pas vocation à se substituer aux forces existantes, mais à en optimiser l’emploi. Il s’agit d’un mécanisme de coordination destiné à renforcer l’efficacité globale des unités d’élite, sans altérer leurs prérogatives respectives.

Modalités de mise en œuvre

Le personnel du COS sera mis à disposition par les ministères en charge de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile. Le commandement aura la responsabilité de leur sélection, de leur formation, de leur entraînement et de leur engagement opérationnel.

Des arrêtés du ministre de la Défense viendront préciser les modalités pratiques d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle structure, tandis que les départements concernés sont chargés de l’application du décret.

Avec la création du COS, la Guinée franchit ainsi une nouvelle étape dans la structuration de so

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Lancement de Simandou TV et d’un pôle médiatique intégré : une nouvelle étape pour le secteur de l’information en Guinée.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, mercredi 22 avril 2026, à la pose de la première pierre de Simandou TV ainsi que du futur siège combiné regroupant le FADEM, la Radiodiffusion rurale de Guinée (RRG), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et le quotidien national Horoya.

Cette initiative marque un tournant important dans la modernisation du paysage médiatique guinéen, avec pour objectif de doter les médias publics d’infrastructures modernes, capables de répondre aux exigences actuelles en matière de production, de traitement et de diffusion de l’information.

Une cérémonie à forte portée institutionnelle

L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités de premier plan, illustrant l’importance stratégique du projet. Parmi elles figuraient la première vice-présidente du Conseil national de la transition, Maïmouna Yombouno, la gouverneure de la ville de Conakry, la générale M’mahawa Sylla, ainsi que le président de la Haute Autorité de la communication, Boubacar Yacine Diallo.

Cette mobilisation institutionnelle témoigne de la volonté des autorités de faire du secteur des médias un levier structurant du développement national et de la gouvernance publique.

Des médias publics au cœur des enjeux de transformation

Dans son allocution, le ministre Mourana Soumah a salué la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, et l’engagement du gouvernement en faveur de la réforme du secteur de la communication. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle des médias publics en tant qu’outils de diffusion d’une information fiable, de consolidation de la cohésion sociale et d’accompagnement des politiques publiques.

Le projet de Simandou TV et du siège combiné vise ainsi à créer un écosystème médiatique intégré, favorisant les synergies entre les différentes entités publiques de presse et améliorant leur efficacité opérationnelle.

Un projet inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040

Au-delà de sa dimension infrastructurelle, cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer en profondeur l’économie guinéenne. Dans ce cadre, la communication et le numérique sont considérés comme des piliers essentiels de la souveraineté nationale et du développement durable.

La mise en place de ce nouveau pôle médiatique traduit ainsi la volonté des autorités de repositionner l’information et l’innovation technologique au cœur du processus de transformation du pays.

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Guinée – CPI : Conakry réaffirme son engagement dans le procès du 28 septembre 2009.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne.

Le principe de complémentarité au cœur des échanges

Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus.

Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne.

Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne

La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.

Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation.

Une coopération internationale sous surveillance

En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national.

À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la Guinée.

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Guinée : la Cour suprême se prépare aux enjeux du contentieux électoral.

À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Cour suprême de Guinée a lancé, lundi 20 avril, un atelier stratégique de renforcement des capacités à l’intention de ses magistrats et greffiers. L’objectif affiché est de mieux anticiper et gérer les contentieux électoraux, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus électoral.

Un rôle central dans la consolidation de l’État de droit

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a insisté sur la responsabilité majeure de l’institution en période électorale. Il a souligné la nécessité d’harmoniser les pratiques et d’anticiper les litiges, afin de garantir des décisions rendues avec rigueur, impartialité et célérité.

En tant que juridiction de dernier ressort, la Cour suprême joue un rôle déterminant dans la préservation de la confiance des citoyens et la stabilité institutionnelle.

Une initiative saluée par le ministère de la Justice

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, a qualifié l’initiative de démarche « anticipatrice », rappelant que la gestion efficace du contentieux électoral constitue un pilier fondamental de la légitimité démocratique.

Il a réaffirmé l’engagement des autorités, sous la conduite du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, à organiser des élections apaisées, transparentes et crédibles.

Des défis techniques et opérationnels à relever

Les échanges ont mis en évidence la complexité croissante du contentieux électoral, marqué par l’évolution des modes de preuve, la multiplication des contestations et la circulation rapide d’informations, parfois erronées.

Dans ce contexte, magistrats et greffiers ont été appelés à renforcer leur maîtrise des normes électorales, à garantir la fiabilité des procédures et à assurer une traçabilité rigoureuse des dossiers, malgré des délais souvent contraints.

Un atelier soutenu par des partenaires techniques

Cet atelier, prévu sur deux jours, bénéficie de l’appui du cabinet Global Expertise Guinée, en partenariat avec International Partnership for Integrity.

Au nom des formateurs, Mountaga Sylla a rappelé que le contentieux électoral constitue un élément central de la souveraineté de l’État, soulignant l’importance de décisions juridictionnelles cohérentes et motivées.

Une préparation globale du processus électoral

Les travaux couvrent l’ensemble des étapes du processus électoral, du pré-scrutin à la proclamation des résultats, en passant par la validation des candidatures et la campagne électorale. Ils s’appuient sur le nouveau code électoral adopté en septembre 2025, avec des études de cas pratiques destinées à renforcer l’efficacité opérationnelle des participants.

Consolider la confiance et prévenir les crises

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé sur l’importance de la crédibilité du juge électoral, fondée à la fois sur sa compétence technique et sur la confiance qu’il inspire.

À travers cette initiative, la Cour suprême de Guinée entend affirmer son rôle de régulateur démocratique, en contribuant à prévenir les crises électorales et à consolider la paix sociale dans le pays.

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Guinée : la distinction de Mamadi Doumbouya au cœur des priorités du ministère des Infrastructures.

Le ministère guinéen des Infrastructures a tenu, lundi 20 avril 2026, une réunion de cabinet présidée par le ministre Facinet Sylla. Plusieurs points stratégiques étaient à l’ordre du jour, dans un contexte marqué par l’accélération des projets de modernisation du réseau routier.

Une reconnaissance continentale saluée par le gouvernement

La séance a débuté par la mise en lumière d’un événement marquant : la distinction du président de la transition, Mamadi Doumbouya, élevé au rang de « Super Grand Bâtisseur 2026 ».

Ce prix, attribué dans le cadre du Trophée Babacar Ndiaye lors d’une cérémonie à Abidjan, vient saluer les efforts engagés en faveur du développement des infrastructures en Guinée. Il consacre également une volonté affichée de positionner le pays comme un acteur dynamique sur la scène continentale.

Le programme Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Au cours des échanges, Facinet Sylla a partagé les conclusions de sa récente mission en Haute-Guinée, mettant en avant les avancées réalisées par AGEROUTE Guinée S.A..

Le ministre a rappelé que le programme Simandou 2040 constitue désormais le cadre de référence de l’action gouvernementale, assurant la cohérence et l’alignement des projets d’infrastructures avec les objectifs de développement à long terme du pays.

Priorité à l’autoroute Hamdallaye–Sonfonia

Parmi les projets jugés prioritaires figure la construction de l’autoroute 2×2 voies reliant Hamdallaye à Sonfonia. Ce chantier structurant s’inscrit dans la dynamique de modernisation des axes urbains de la capitale.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’anticiper les contraintes liées aux travaux, notamment à travers la mise en place de déviations adaptées, afin de limiter les perturbations pour les usagers et de garantir la fluidité du trafic.

Accélérer la modernisation du réseau routier

La réunion s’est achevée par une revue technique des différents projets en cours. Les équipes ont identifié des solutions opérationnelles visant à accélérer la mise en œuvre des chantiers et à améliorer la qualité des infrastructures.

À travers cette dynamique, les autorités guinéennes entendent renforcer la connectivité du territoire et soutenir le développement économique, en faisant des infrastructures un levier central de transformation nationale.

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Jeux universitaires de Guinée : la jeunesse mobilisée autour de la vision Simandou 2040.

La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée a été officiellement lancée, dimanche 19 avril 2026, à stade Petit Sory de Nongo, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah. La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des responsables du secteur de l’enseignement supérieur ainsi qu’une importante mobilisation d’étudiants.

Un événement au croisement du sport et de la vision nationale

Placée sous le thème « Simandou 2040, une opportunité d’émancipation pour les étudiants de Guinée », cette édition met en perspective le rôle de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. À travers cette initiative, les autorités entendent faire des Jeux universitaires un espace d’expression, de cohésion et de valorisation des talents.

La jeunesse, levier stratégique du développement

Au-delà de la dimension sportive, l’événement s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités guinéennes, visant à positionner les jeunes comme acteurs clés du développement national. Le programme Simandou 2040 est ainsi présenté comme un cadre structurant, offrant des perspectives en matière d’emploi, de formation et d’innovation.

Dans ce contexte, les Jeux universitaires apparaissent comme un moment de mobilisation collective, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’engagement des étudiants dans les grandes ambitions du pays.

Un rendez-vous fédérateur pour l’enseignement supérieur

En réunissant étudiants, institutions académiques et décideurs publics, cette 10ᵉ édition confirme le rôle des Jeux universitaires comme un rendez-vous majeur du calendrier universitaire guinéen. Elle traduit également la volonté des autorités de promouvoir une jeunesse dynamique, capable de contribuer activement aux mutations économiques en cours.

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Guinée : recomposition de la CRIEF avec la nomination de nouveaux magistrats.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé, par décret rendu public samedi 18 avril 2026 à la télévision nationale, à une série de nominations au sein de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Cette décision s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’appareil judiciaire, en particulier dans la lutte contre la corruption et les crimes économiques.

Une nouvelle configuration pour les instances de jugement

1. Siège :
Président de la CRIEF : M. Francis Kova Zoumanigui;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Daye Mara;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Lansana Cissé;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Raymond Bambi Kamano;
Conseiller à la Chambre des appels de la CRIEF : M. Zakaria Koke Camara, précédemment, juge d’instruction au tribunal de première instance de Dubréka;
Conseillère à la Chambre des appels de la CRIEF : Mme Fatoumata Diouldé Diallo;
Président de la Chambre de contrôle de l’instruction, M. Ali Badra Koma, précédemment, doyen des juges d’instruction au tribunal de première instance de Kaloum;
Conseiller à la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction, M. Aboubacar Conté;
Conseiller à la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction, M. Celestin Camara;
Président de la Chambre de jugement de la CRIEF : M. Alpha Camara, précédemment, président de la cinquième section au tribunal de commerce de Conakry;
Conseiller à la Chambre de jugement de la CRIEF : M. Kanda Doumbouya;
Conseiller à la Chambre de jugement de la CRIEF : M. Mamadou Dian Diallo, précédemment, Juge au tribunal de première instance de Kaloum.
Président de la Chambre de l’instruction de la CRIEF : M. Robert Ouendouno;
Conseiller à la Chambre de l’instruction de la CRIEF : M. Lansana Keïta, précédemment, juge au tribunal de première instance de N’zérékoré.
2. Parquet
Substitut du procureur spécial près la CRIEF : M. Ousmane Sanoh;
Substitut du procureur spécial près la CRIEF : M. Biwon Millimono, précédemment, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn;
Substitut du procureur spécial près la CRIEF : M. Pierre Segbé Kamano, précédemment, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Un enjeu majeur pour la gouvernance judiciaire

À travers ces nominations, les autorités guinéennes entendent consolider le fonctionnement de la CRIEF, une juridiction spécialisée appelée à jouer un rôle central dans la lutte contre les infractions économiques et financières.

Cette recomposition intervient dans un contexte où les attentes en matière de transparence, de reddition des comptes et de bonne gouvernance demeurent élevées, faisant de la CRIEF un pilier essentiel du dispositif judiciaire national.

Mourana Soumah nouveau ministre de lEconomie et des Finances de la Guinee 360x320

Guinée : un pari politique assumé pour impulser une nouvelle dynamique dans le numérique et les médias.

La nomination de Mourana Soumah à la tête du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, à la suite du remaniement gouvernemental de février 2026, a surpris plus d’un observateur. Peu d’analystes avaient anticipé le transfert de cet ancien haut cadre du Trésor vers un secteur aussi stratégique que celui du numérique et des médias.

Pourtant, derrière ce choix, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, semble avoir voulu impulser une rupture, en misant sur un profil réputé rigoureux pour accélérer la transformation d’un secteur en quête de modernisation.

Un secteur en quête de transformation structurelle

Le pari présidentiel s’inscrit dans un contexte marqué par des décennies de sous-investissement dans les infrastructures numériques et audiovisuelles. Si des progrès ont été enregistrés ces dernières années, les défis restent importants, notamment en matière de connectivité, de modernisation des équipements et de structuration de l’écosystème médiatique.

Dans cette perspective, la nomination de Mourana Soumah apparaît comme une tentative de créer un électrochoc, en insufflant une nouvelle dynamique dans un département considéré comme stratégique pour le développement.

Un style managérial axé sur la performance

Depuis sa prise de fonction, le ministre imprime un rythme de travail soutenu. Décrit comme méthodique et exigeant, il privilégie une approche fondée sur des objectifs mesurables, la recherche de résultats concrets et l’optimisation des performances.

Lors des réunions de travail, il accorde une attention particulière aux détails, encourage les contributions de ses collaborateurs tout en exigeant précision et rigueur. Un style qui tranche avec certaines pratiques administratives et qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Des premiers résultats visibles avec le projet TNT

Parmi les avancées notables, figure la relance du projet de télévision numérique terrestre (TNT), un chantier engagé depuis près d’une décennie. La promulgation récente de la loi relative à son financement, par le président Mamadi Doumbouya, constitue une étape décisive.

Ce projet, financé à hauteur d’environ 66 millions d’euros avec le concours de BPI France, prévoit notamment le déploiement d’infrastructures de diffusion, la modernisation des studios de production, ainsi que la numérisation des contenus audiovisuels à l’échelle nationale.

Au-delà de ses aspects techniques, la TNT est perçue comme un levier de transformation du paysage médiatique, avec des retombées attendues en matière de qualité de diffusion, de production de contenus et de valorisation culturelle.

Une vision inscrite dans la dynamique Simandou 2040

Cette dynamique s’inscrit dans la vision plus large des autorités, notamment à travers le programme Simandou 2040, qui ambitionne de moderniser les infrastructures et de renforcer la compétitivité de l’économie guinéenne.

Au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, les projets liés au numérique et aux télécommunications figurent désormais parmi les priorités, avec notamment le développement de la fibre optique et l’extension des capacités de connectivité.

Accélérer la transformation numérique de la Guinée

Parmi les chantiers évoqués, figure l’extension du réseau de câbles, avec l’ambition d’atteindre près de 10 000 kilomètres contre environ 4 500 actuellement. L’objectif est de renforcer l’accès à internet et d’améliorer l’intégration de la Guinée dans l’économie numérique mondiale.

À travers ces initiatives, Mourana Soumah et son équipe entendent rattraper le retard accumulé et donner un nouveau visage au secteur des médias et de l’audiovisuel.

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi de structurer un écosystème capable de soutenir l’innovation, de créer des emplois et de favoriser l’émergence d’une économie numérique compétitive.

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Guinée : lancement des ERAM de Kindia et Mamou, un tournant pour la formation professionnelle.

Le gouvernement guinéen accélère la mise en œuvre de sa politique de formation professionnelle. En déplacement à Kindia, samedi 18 avril 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a procédé à la pose de la première pierre des Écoles régionales des arts et métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou. Une étape symbolique qui marque l’entrée dans une phase opérationnelle d’un programme national dédié à la qualification des jeunes.

Des infrastructures au service de l’emploi des jeunes

Présentée comme l’aboutissement d’un vaste chantier engagé à l’échelle du pays, cette initiative vise à doter la Guinée d’infrastructures modernes capables de répondre aux défis du chômage et du sous-emploi. Les ERAM sont conçues pour offrir des formations techniques adaptées aux besoins du marché du travail, dans un contexte où la jeunesse représente près de 80 % de la population.

Pour le chef du gouvernement, ce lancement traduit un changement de cap : après la phase de construction des centres, l’enjeu se déplace désormais vers la qualité des formations dispensées.

Une nouvelle étape axée sur la qualité des enseignements

Lors de la cérémonie, Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité de renforcer les contenus pédagogiques, d’améliorer les critères de recrutement et de consolider l’encadrement technique.

Selon lui, la formation professionnelle doit permettre aux jeunes d’acquérir des compétences concrètes et directement mobilisables, favorisant leur insertion socio-professionnelle et leur contribution à l’économie nationale.

Le capital humain au cœur de la stratégie de développement

Le Premier ministre a également mis en avant le rôle central du capital humain dans la stratégie de développement du pays. Il a souligné que la qualification des ressources humaines constitue un levier essentiel pour améliorer la productivité et soutenir la croissance.

Au-delà de la formation technique, ce programme s’inscrit dans une vision plus large de transformation du système éducatif, incluant notamment le développement d’écoles d’ingénieurs et le renforcement des partenariats internationaux.

Offrir des perspectives locales face aux défis migratoires

S’adressant à la jeunesse, Amadou Oury Bah a assuré que des opportunités de formation de qualité sont désormais accessibles en Guinée. Ce message vise à restaurer la confiance des jeunes dans les perspectives offertes sur le territoire national.

Dans ce cadre, les autorités considèrent ces nouvelles infrastructures comme des alternatives crédibles à la migration irrégulière, en offrant des perspectives durables d’apprentissage et d’insertion professionnelle.

Une ambition pour un système de formation plus inclusif

Avec le lancement des ERAM de Kindia et de Mamou, la Guinée entend poser les bases d’un système de formation professionnelle plus inclusif, mieux aligné sur les réalités économiques et résolument orienté vers l’emploi.

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Guinée : décès de l’homme d’affaires et homme politique Mamadou Sylla.

L’homme d’affaires et acteur politique guinéen Mamadou Sylla est décédé ce jeudi 16 avril 2026 à son domicile de Dixinn Bora, dans la commune de Dixinn à Conakry. Sa disparition marque la fin d’un parcours à la fois économique et politique qui a fortement marqué la vie publique en Guinée.

Président de l’Union démocratique de Guinée (UDG) et dirigeant du groupe Futurelec, il était considéré comme l’une des figures influentes du paysage national, tant dans le secteur privé que dans la sphère politique.

Un parcours politique construit sur plusieurs décennies

Ancien membre du Parti de l’unité et du progrès (PUP), Mamadou Sylla avait ensuite fondé l’UDG, formation politique avec laquelle il a participé à plusieurs échéances électorales.

Son ascension politique s’est particulièrement affirmée à l’issue des élections législatives de 2020. À la suite de ce scrutin, son parti avait obtenu un nombre significatif de sièges à l’Assemblée nationale, ce qui lui avait valu le statut de chef de file de l’opposition, une fonction jusque-là occupée par Cellou Dalein Diallo.

Un acteur majeur du secteur privé guinéen

Avant son engagement politique, Mamadou Sylla s’était imposé dans le monde des affaires. À la tête de la holding Futurelec, il figurait parmi les entrepreneurs les plus influents du pays dans les années 2000, période durant laquelle il a consolidé une importante position économique.

Il était également connu pour sa proximité avec l’ancien président Lansana Conté, décédé en 2008, relation qui avait contribué à renforcer son influence dans les cercles politico-économiques de l’époque.

Une dernière phase consacrée à la réflexion et à l’écriture

Ces dernières années, Mamadou Sylla s’était progressivement retiré de certaines activités pour se consacrer à l’écriture et à la réflexion politique.

Il a notamment publié en 2023 l’ouvrage « L’homme et son destin », suivi en 2025 de « Plaidoyer pour une Guinée libre et digne », dans lesquels il partageait sa vision du pays et de ses enjeux institutionnels et économiques.

Sa disparition laisse un vide dans les milieux politique et économique guinéens, où il aura occupé, pendant plusieurs décennies, une place de premier plan.