715501732 122138050281117942 8561646027339090331 n 360x320

Législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo élu député de la diaspora Afrique.

La diaspora guinéenne établie en Afrique a désormais son représentant à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections législatives, Elhadj Amadou Diarouga Diallo a été élu député de la circonscription de la diaspora Afrique, consacrant ainsi un parcours marqué par l’engagement communautaire et la proximité avec les Guinéens vivant hors du territoire national.

Cette victoire intervient dans un contexte où la participation de la diaspora aux grandes décisions nationales occupe une place croissante dans le débat public. Acteurs économiques majeurs, contributeurs au développement local et ambassadeurs de la Guinée à travers le continent, les Guinéens de l’extérieur voient leur rôle politique se renforcer à travers cette représentation parlementaire.

Une confiance accordée par les Guinéens de l’extérieur

L’élection d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo traduit la confiance que lui ont accordée les électeurs de la diaspora africaine. Tout au long de la campagne, le nouveau député a multiplié les échanges avec les communautés guinéennes installées dans plusieurs pays du continent, portant un message centré sur la représentation, l’écoute et la défense des intérêts des citoyens vivant à l’étranger.

Son élection est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’une volonté des électeurs de voir leurs préoccupations mieux prises en compte au sein des institutions nationales.

Porter la voix de la diaspora au Parlement

En accédant à l’Assemblée nationale, Elhadj Amadou Diarouga Diallo aura pour mission de porter les attentes des Guinéens établis en Afrique sur des questions aussi diverses que la protection consulaire, l’investissement de la diaspora, la mobilité, l’accès aux services administratifs ou encore la participation au développement économique du pays.

La diaspora guinéenne représente en effet un levier stratégique pour la Guinée, tant par ses transferts financiers que par son apport en compétences, en expertise et en réseaux économiques.

Un mandat placé sous le signe du rapprochement

Au-delà de la représentation institutionnelle, cette élection ouvre une nouvelle étape dans les relations entre la Guinée et sa diaspora. Les attentes sont importantes concernant le renforcement des mécanismes de dialogue entre les autorités nationales et les communautés guinéennes établies à travers le continent africain.

Pour de nombreux électeurs, le mandat d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo devra contribuer à rapprocher davantage la diaspora des centres de décision et à faire entendre sa voix dans les politiques publiques nationales.

Avec cette victoire, le nouveau député devient l’un des visages de la représentation des Guinéens de l’extérieur et hérite de la responsabilité de transformer les aspirations de la diaspora africaine en propositions concrètes au service du développement de la Guinée.

IMG 8168 360x320

Élections législatives et communales en Guinée: La Cedeao, l’Ua et la Francophonie saluent un scrutin apaisé.

Les élections législatives et communales, organisées dimanche dernier, en Guinée, ont reçu un satisfecit des missions d’observation de la Cedeao, de l’Union africaine et de la Francophonie, indique un communiqué. Déployées à l’invitation des autorités guinéennes, ces missions ont suivi l’ensemble du processus électoral à travers des consultations avec les acteurs institutionnels, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux impliqués dans l’accompagnement du scrutin. À leur arrivée dans la capitale guinéenne, les observateurs ont rencontré les autorités gouvernementales ainsi que les organes chargés de l’organisation et de la supervision des élections.

Les échanges ont notamment porté sur le contexte général du scrutin et les développements intervenus dans les jours précédant le vote. Selon un communiqué conjoint, ces consultations ont permis aux différentes missions de mieux apprécier les enjeux entourant cette échéance électorale. Déployées dans sept régions administratives du pays, à l’exception de N’Zérékoré, les équipes d’observation ont assuré une couverture de plusieurs bureaux de vote. Au terme de leurs constatations, elles indiquent avoir observé un processus globalement apaisé.

«Les scrutins se sont déroulés dans le calme et la discipline, conformément à la législation électorale en vigueur», soulignent les trois organisations dans leur déclaration conjointe. Les missions internationales ont toutefois insisté sur la nécessité de préserver un climat de dialogue et de responsabilité après la proclamation des résultats. Elles invitent l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à privilégier les mécanismes prévus par la loi pour le traitement d’éventuels différends électoraux. « Les missions encouragent toutes les parties prenantes à maintenir un esprit constructif de dialogue et de responsabilité et à recourir aux voies légales pour régler tout contentieux », indique le communiqué.

Source : lesoleil.sn

FB IMG 1780515826920 1024x512 1 360x320

Guinée-Belgique : une mission économique annoncée pour renforcer les investissements et les partenariats.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu mercredi à Conakry l’ambassadeur du Royaume de Belgique, Olivier Quinaux, pour une séance de travail consacrée au renforcement des relations économiques entre les deux pays. Les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement en Guinée ainsi que sur les perspectives de coopération dans plusieurs secteurs jugés stratégiques pour le développement économique national.

À l’issue de la rencontre, le diplomate belge a annoncé l’organisation d’une mission économique et commerciale en Guinée du 10 au 15 octobre 2026. Cette initiative réunira des investisseurs belges et des entrepreneurs guinéo-belges désireux d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires et de nouer des partenariats avec les acteurs économiques locaux.

Attirer davantage d’investissements étrangers

Cette annonce intervient dans un contexte où les autorités guinéennes multiplient les actions visant à améliorer l’attractivité du pays et à mobiliser davantage de capitaux étrangers pour soutenir la croissance économique. La Guinée entend notamment valoriser ses ressources naturelles, développer ses infrastructures et renforcer son tissu entrepreneurial afin de favoriser la création d’emplois et de richesse.

La future mission économique devrait ainsi permettre aux opérateurs belges de mieux appréhender le potentiel du marché guinéen et d’identifier des secteurs porteurs susceptibles d’accueillir de nouveaux investissements.

Vers un partenariat économique renforcé

Au-delà des relations diplomatiques traditionnelles, Conakry et Bruxelles affichent leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur coopération en mettant davantage l’accent sur les échanges économiques et les initiatives du secteur privé.

La Belgique entretient déjà des relations de coopération avec la Guinée dans plusieurs domaines, notamment le développement, la gouvernance et le renforcement institutionnel. L’organisation de cette mission commerciale traduit une ambition commune d’élargir ce partenariat à des projets économiques concrets et à forte valeur ajoutée.

Pour les autorités guinéennes, cette démarche représente également une opportunité de mesurer l’intérêt des milieux d’affaires belges pour le marché national et de transformer les intentions d’investissement en projets susceptibles de contribuer à la transformation économique du pays.

Ufoma ojo MxHjumNWlkI unsplash 360x320

Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

HJuymqzXEAAiF6o 360x320

Décès de Souleymane Diallo : la Guinée rend hommage à une figure historique de la presse indépendante

La Guinée pleure l’une des figures les plus marquantes de son histoire médiatique. Le décès du journaliste et patron de presse Souleymane Diallo suscite une vive émotion au sein de la profession, des institutions et de l’opinion publique. Fondateur du groupe de presse Le Lynx, La Lance et Lynx FM, il laisse l’image d’un homme dont l’engagement a profondément contribué à l’émergence et à la consolidation de la presse privée dans le pays.

Reconnu pour son indépendance éditoriale, son esprit critique et son attachement aux principes démocratiques, Souleymane Diallo a consacré plusieurs décennies à la défense de la liberté d’expression et du droit des citoyens à une information libre et pluraliste. Sa disparition marque la fin d’un parcours exceptionnel qui a accompagné les grandes évolutions du paysage médiatique guinéen.

La HAC salue un bâtisseur de la presse privée

Au lendemain de cette disparition, les témoignages de reconnaissance se multiplient. Dans un communiqué publié ce lundi, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a rendu un hommage appuyé à celui qu’elle qualifie de « pionnier incontesté de la presse privée guinéenne ».

L’organe de régulation souligne l’apport déterminant de Souleymane Diallo dans la promotion du pluralisme médiatique et la défense constante de la liberté de la presse. Selon la HAC, son parcours a inspiré plusieurs générations de journalistes et contribué à façonner l’identité du journalisme moderne en Guinée.

L’institution rappelle également que le défunt avait joué un rôle important au sein du Conseil national de la communication (CNC), structure qui a précédé l’actuelle HAC. À cette époque, il avait participé activement à la mise en place des premiers mécanismes d’encadrement et de régulation des médias privés.

« Sa disparition laisse un vide immense au sein du paysage médiatique guinéen et africain », a notamment souligné le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo.

Le gouvernement salue une voix respectée du journalisme guinéen

Le gouvernement guinéen a également exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès du fondateur du Lynx. Dans un message officiel, les autorités ont salué la mémoire d’un professionnel respecté, dont la carrière a été marquée par la rigueur, l’éthique et la défense du débat public.

Au nom du Président de la République, Mamadi Doumbouya, du Premier ministre Amadou Oury Bah et de l’ensemble du gouvernement, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a adressé ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de la corporation médiatique.

Le communiqué gouvernemental met particulièrement en avant l’indépendance d’esprit de Souleymane Diallo, son attachement aux valeurs professionnelles du journalisme et sa contribution à l’enracinement du droit à l’information dans la société guinéenne.

Un héritage durable pour les médias guinéens

Au-delà des hommages institutionnels, la disparition de Souleymane Diallo rappelle l’importance du rôle joué par les pionniers de la presse indépendante dans la construction de l’espace démocratique guinéen. À travers ses journaux, ses prises de position et son engagement constant en faveur des libertés publiques, il a contribué à faire de la presse un acteur incontournable du débat national.

Son héritage demeure aujourd’hui une référence pour de nombreux journalistes et professionnels des médias, qui voient en lui l’un des artisans majeurs de l’essor du journalisme indépendant en Guinée et en Afrique de l’Ouest.

Amara 360x320

Double scrutin du 31 mai en Guinée : « Une journée historique », salue le Général Amara Camara

Au lendemain de la tenue du double scrutin législatif et communal, le ministre secrétaire général de la Présidence s’est félicité du bon déroulement des opérations. Accompagnant le président Mamadi Doumbouya dans son bureau de vote, il a salué une étape décisive vers le couronnement de la transition entamée en septembre 2021.

Le processus de refondation institutionnelle de la Guinée a franchi un nouveau cap majeur ce dimanche 31 mai 2026. À l’occasion de la tenue simultanée des élections législatives et communales, les plus hautes autorités de l’État se sont rendues aux urnes, marquant le caractère solennel de cette journée. Après le vote du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de la Première dame, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, a tenu à exprimer toute la portée de l’événement.
S’exprimant devant les médias, le haut responsable a qualifié ce double scrutin de véritable « journée historique ». Pour lui, ce vote s’inscrit en ligne droite dans le strict respect du calendrier qui avait été présenté au peuple guinéen.

« C’est un jour historique en ce sens que le processus qui est enclenché, grâce à la vision du chef de l’État depuis le 5 septembre 2021, est en train d’être mis en place », a déclaré le ministre secrétaire général de la Présidence, rappelant l’enchaînement méthodique des étapes majeures du chronogramme, du référendum constitutionnel jusqu’aux élections présidentielles.

Vers une nouvelle architecture institutionnelle

Selon le Général Amara Camara, l’aboutissement de ces scrutins locaux et législatifs va accélérer l’ancrage démocratique du pays. L’installation prochaine des nouveaux députés et maires servira de tremplin indispensable pour déclencher les prochaines phases de l’architecture institutionnelle, à savoir la désignation des conseillers régionaux et des sénateurs.
Pour l’exécutif, cette dynamique démontre la constance et la clarté de la vision présidentielle pour structurer l’avenir politique de la Nation : « Le processus démocratique que le chef de l’État a bien voulu mettre en place, qui devrait couronner la transition, est finalement réalisé au grand bonheur du peuple de Guinée », a-t-il souligné.

Un hommage à la maturité civique du peuple guinéen

Au-delà des aspects purement politiques et logistiques, le secrétaire général de la Présidence a mis un point d’honneur à saluer l’atmosphère globale dans laquelle se sont déroulées les opérations de vote. Suivant de près la situation sur l’ensemble du territoire national depuis la matinée, le Général Amara Camara a adressé ses vœux de gratitude aux citoyens pour leur sens élevé des responsabilités.
« Merci au peuple pour le calme, la discipline, mais surtout l’engagement à aller dans la sérénité », s’est-il réjoui. Saluant un comportement « impressionnant », il a félicité l’ensemble des Guinéens pour leur maturité politique et leur patriotisme, permettant d’offrir des élections calmes, apaisées et inclusives à la hauteur des aspirations nationales.

707210097 1402996775194025 3141413026068871968 n 360x320

Guinée : lancement des projets du Pilier 1 de Simandou 2040 sous le signe de la transformation économique.

La Guinée poursuit le déploiement de son ambitieux programme de transformation structurelle Programme SIMANDOU 2040. Ce mardi 26 mai 2026, plusieurs membres du gouvernement se sont réunis à l’Hôtel Kaloum à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement des projets et réformes du Pilier 1 du programme national.

L’événement, organisé par le ministère de l’Industrie et du Commerce sous la conduite de Fatima Camara, a mobilisé plusieurs responsables gouvernementaux ainsi que des représentants institutionnels engagés dans la mise en œuvre des grands chantiers de développement du pays.

Une mobilisation gouvernementale autour des priorités économiques

Parmi les personnalités présentes figurait notamment Aminata Kaba, dont la participation traduit l’implication du secteur agricole dans les réformes économiques et industrielles portées par l’État guinéen.

La cérémonie s’est tenue sous la vision du président de la transition Mamadi Doumbouya et dans le cadre de la dynamique gouvernementale conduite par le Premier ministre Amadou Oury Bah.

Plusieurs hauts responsables de l’exécutif ont également pris part aux travaux, notamment Amara Camara ainsi que Djiba Diakité, également ministre directeur de cabinet de la présidence et président du Comité stratégique du programme Simandou.

Le Pilier 1 centré sur l’industrialisation et la transformation économique

Le Pilier 1 du Programme SIMANDOU 2040 constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de transformation économique engagée par les autorités guinéennes.

Ce volet est principalement consacré à l’industrialisation, au développement des infrastructures productives ainsi qu’à la valorisation des ressources nationales afin de renforcer la création de valeur locale et accélérer la diversification de l’économie.

À travers cette initiative, le gouvernement entend faire du programme Simandou un levier de transformation structurelle dépassant le seul cadre minier pour toucher l’ensemble des secteurs productifs, notamment l’agriculture, l’industrie, les infrastructures et la formation.

L’agriculture intégrée à la stratégie de transformation nationale

La participation du ministère de l’Agriculture à cette cérémonie illustre la volonté des autorités d’intégrer pleinement le secteur agricole dans la dynamique de modernisation économique du pays.

Sous l’impulsion de Aminata Kaba, le département de l’Agriculture multiplie depuis plusieurs mois les initiatives liées à la modernisation des infrastructures techniques, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la productivité agricole.

Le gouvernement considère en effet que la souveraineté alimentaire, la transformation locale et le développement des chaînes de valeur agricoles constituent des composantes essentielles du projet de transformation économique porté par Programme SIMANDOU 2040.

Une ambition de transformation structurelle à long terme

À travers le lancement des projets et réformes du Pilier 1, les autorités guinéennes cherchent à accélérer la mise en œuvre d’un modèle de développement fondé sur l’industrialisation, la modernisation des services publics et la valorisation des ressources nationales.

Le Programme SIMANDOU 2040 apparaît désormais comme le principal cadre stratégique autour duquel s’articulent les ambitions économiques et sociales du gouvernement pour les prochaines années.

En réunissant plusieurs ministères autour de cette vision commune, l’exécutif guinéen affiche sa volonté de coordonner les politiques publiques afin d’accompagner la transformation structurelle du pays et renforcer les perspectives de croissance à long terme.

705681687 122176633682863310 2911889607600106571 n 360x320

Guinée : la DGE réceptionne les premiers documents électoraux sécurisés avant le scrutin du 31 mai.

À quelques jours des élections communales et législatives prévues le 31 mai, la Direction générale des élections poursuit l’accélération des préparatifs logistiques et techniques du scrutin.

Ce lundi 25 mai 2026, un premier lot de documents électoraux sensibles a été réceptionné à l’aéroport international Aéroport international Ahmed Sékou Touré, marquant une nouvelle étape dans l’organisation de cette importante échéance électorale.

Des documents sensibles placés sous haute sécurité

La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de la directrice générale de la Direction générale des élections, Djénabou Touré, accompagnée de son adjoint et de plusieurs responsables électoraux.

Parmi les documents réceptionnés figurent notamment les procès-verbaux des bureaux de vote, les procès-verbaux de centralisation, les enveloppes sécurisées ainsi que les fiches officielles de résultats.

Compte tenu du caractère hautement sensible de ce matériel électoral, l’opération s’est déroulée sous un important dispositif sécuritaire assuré par les forces de gendarmerie déployées autour de l’aéroport et des zones de stockage.

Face à la presse, Djénabou Touré a rappelé l’importance stratégique de ces documents dans le bon déroulement et la crédibilité du processus électoral.

« Nous venons de recevoir un cargo contenant des documents électoraux sécurisés, à savoir les procès-verbaux des bureaux de vote, les procès-verbaux de centralisation, les enveloppes sécurisées ainsi que les fiches de résultats également sécurisées », a-t-elle déclaré.

Une digitalisation pour accélérer la proclamation des résultats

Au-delà de la sécurisation physique des documents, la Direction générale des élections met également en avant les innovations technologiques intégrées au dispositif électoral de cette année.

Selon Djénabou Touré, les nouveaux documents contiennent notamment des codes QR destinés à faciliter leur traçabilité et à accélérer la transmission ainsi que le traitement des résultats électoraux.

« Ces documents nécessitent un niveau élevé de sécurité. Cela permet également de renforcer notre système et surtout d’aller plus vite, car il y a des codes QR sur les documents, ce qui permet de les digitaliser et d’atteindre notre objectif de proclamation des résultats 48 heures après le scrutin », a-t-elle expliqué.

Cette stratégie de digitalisation vise notamment à réduire les délais de centralisation des données électorales et à renforcer la fiabilité du système de remontée des résultats.

La DGE se veut rassurante à quelques jours du vote

À moins d’une semaine du scrutin, la direction de la Direction générale des élections cherche désormais à rassurer les autorités ainsi que les électeurs sur l’état d’avancement des préparatifs.

Djénabou Touré a affirmé que l’ensemble du dispositif organisationnel était pratiquement finalisé pour permettre la tenue du vote dans de bonnes conditions sur toute l’étendue du territoire national.

« Je rassure le peuple de Guinée et les autorités que tout est fin prêt pour le dimanche 31 mai pour la tenue du triple scrutin dans notre pays », a-t-elle assuré.

Un scrutin à forts enjeux institutionnels

La patronne de la Direction générale des élections a également rappelé les enjeux politiques et institutionnels majeurs liés à ces élections.

Les électeurs seront appelés à désigner les futurs responsables communaux ainsi que leurs représentants parlementaires au niveau national.

« Il s’agit d’élire ceux qui vont gouverner nos communes et représenter nos circonscriptions, notamment les préfectures et les communes de Conakry. Le Parlement ne se limite pas à voter des lois, il contrôle également l’action du gouvernement », a souligné Djénabou Touré.

Un appel à la mobilisation malgré la Tabaski

Enfin, alors que le scrutin intervient dans un contexte marqué par les préparatifs de la Tabaski, la responsable électorale a appelé les citoyens à participer massivement au vote.

Elle a insisté sur l’importance de l’engagement civique malgré les festivités religieuses prévues au même moment.

« Nous allons fêter, certes, mais aller voter est tout aussi important pour participer à la mise en place de ces institutions essentielles au développement de notre pays », a-t-elle conclu.

À travers cette nouvelle étape logistique, la Direction générale des élections cherche à démontrer sa capacité à organiser un scrutin sécurisé, transparent et crédible dans un contexte politique particulièrement sensible.

IMG 1223 360x320

Guinée : le BEQQ renforce le contrôle des exportations minières et affirme la souveraineté de l’État.

Longtemps dépendante des déclarations fournies par les compagnies minières pour évaluer les volumes exportés, la Guinée amorce aujourd’hui une transformation stratégique dans le contrôle de ses ressources extractives. À travers le travail du Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité, l’État guinéen renforce progressivement sa capacité à vérifier lui-même les quantités et la qualité des minerais quittant son territoire.

Cette évolution marque un tournant majeur pour un pays qui figure parmi les premiers exportateurs mondiaux de bauxite, mais qui, pendant plusieurs décennies, ne disposait pas des moyens techniques suffisants pour effectuer des contre-expertises indépendantes face aux grandes multinationales du secteur.

Une montée en puissance stratégique du BEQQ

Créé sous la précédente administration avant d’être érigé en direction générale après l’arrivée du Comité national du rassemblement pour le développement, le Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité est désormais devenu un maillon central du dispositif de contrôle du ministère des Mines et de la Géologie.

Avec l’appui de partenaires techniques internationaux, notamment la coopération allemande, cette structure mène depuis plusieurs années une vaste opération de renforcement des capacités techniques de l’administration minière guinéenne.

Selon des informations obtenues auprès de sources du secteur, les inspections et contre-vérifications menées par le BEQQ auraient permis à l’État de récupérer l’équivalent de 400 000 tonnes métriques de bauxite non déclarées pour la seule année 2025.

Une performance qui illustre le changement progressif de méthode dans la gestion des exportations minières et la volonté des autorités de mieux sécuriser les revenus issus des ressources naturelles.

La bataille technique du contrôle en haute mer

Derrière ces chiffres se cache un travail hautement technique effectué sur le terrain par des ingénieurs et inspecteurs guinéens mobilisés lors des opérations de chargement et de transbordement des minerais.

Selon plusieurs acteurs du secteur, les compagnies minières transmettaient historiquement leurs propres estimations des cargaisons à travers des manifestes déclaratifs utilisés pour les formalités douanières.

Aujourd’hui, les équipes du Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité procèdent elles-mêmes à des opérations de contre-expertise afin de vérifier les volumes réellement exportés.

Cette mission repose notamment sur la méthode internationale du « draft survey », une procédure technique consistant à mesurer les tirants d’eau des navires afin d’évaluer avec précision le poids des cargaisons embarquées.

Les agents croisent ainsi les données officielles des navires, les relevés hydrostatiques et les observations physiques effectuées directement sur les bâtiments transportant le minerai.

Les inspecteurs effectuent également des analyses du taux d’humidité contenu dans la bauxite brute afin de s’assurer que les volumes taxés correspondent effectivement au minerai exporté et non à une quantité excessive d’eau intégrée dans les cargaisons.

Cette rigueur technique permet à l’administration guinéenne de disposer de données plus fiables pour le calcul des taxes minières et la valorisation des exportations.

Simandou et l’accélération des défis logistiques

Pour les responsables du secteur, cette dynamique n’en est qu’à ses débuts.

L’intensification des exportations de bauxite, combinée à l’entrée progressive en exploitation du gigantesque projet de fer de Simandou, place désormais la Guinée face à de nouveaux défis logistiques, techniques et administratifs.

Le développement des futures raffineries d’alumine et l’augmentation des flux miniers obligent les autorités à moderniser davantage leurs outils de contrôle afin d’éviter une saturation des capacités de suivi.

Sous la direction de Moussa Nimaga, le Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité travaillerait actuellement sur un vaste programme de réformes destiné à améliorer les performances opérationnelles de la structure.

Digitalisation, nouveaux équipements et renforcement des effectifs

Parmi les projets envisagés figurent la digitalisation complète du processus d’évaluation des cargaisons, l’installation de systèmes modernes de suivi centralisé dans les bases portuaires ainsi que l’ouverture prochaine d’un bureau permanent au port de Morébaya, point stratégique pour l’exportation du minerai de fer de Simandou.

Le renforcement des ressources humaines constitue également un axe prioritaire. De nouveaux recrutements d’agents techniques seraient prévus afin d’accompagner l’augmentation des activités minières et d’améliorer la présence opérationnelle sur le terrain.

Les autorités envisagent aussi des programmes de formation continue et des échanges d’expériences avec d’autres grands pays producteurs de minerais afin d’aligner les pratiques guinéennes sur les standards internationaux.

Le renouvellement des équipements logistiques et de la flotte de véhicules figure également parmi les priorités afin de faciliter les interventions sur les différents sites miniers et portuaires.

Une affirmation progressive de la souveraineté minière

Au-delà de l’aspect purement technique, cette montée en puissance du Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main des ressources naturelles par l’État guinéen.

Dans un contexte où le secteur minier demeure l’un des principaux moteurs de l’économie nationale, les autorités cherchent à mieux contrôler les volumes exportés, sécuriser les recettes publiques et renforcer la transparence dans la chaîne de valeur minière.

Avec l’accélération des projets structurants liés à Simandou et l’industrialisation progressive du secteur, la capacité de la Guinée à maîtriser ses outils de contrôle technique apparaît désormais comme un enjeu central de souveraineté économique.

703111670 1398424632317906 206248486951470397 n 360x320

Guinée : le ministère de l’Agriculture accélère la modernisation du Laboratoire national des sols.

La ministre guinéenne de l’Agriculture, Aminata Kaba, a présidé, mercredi 20 mai 2026, la cérémonie officielle de remise d’équipements modernes au Laboratoire national des sols, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation des infrastructures agricoles et scientifiques du pays.

L’événement a également été marqué par le lancement d’une session de formation destinée aux cadres techniques du département, dans le cadre du renforcement des capacités nationales en matière d’analyse des sols et d’agriculture de précision.

Une réforme au cœur de la stratégie agricole nationale

À travers cette initiative, le ministère de l’Agriculture entend renforcer les outils techniques de l’État afin d’améliorer la productivité agricole, la gestion durable des terres et la résilience du secteur face aux défis climatiques et alimentaires.

Les autorités guinéennes considèrent en effet la maîtrise de la qualité des sols comme un levier essentiel pour accroître les rendements agricoles, orienter les politiques de fertilisation et accompagner la transformation structurelle de l’économie rurale.

La cérémonie s’est tenue en présence de cadres du département ministériel ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment Banque islamique de développement et Institut international de recherche en agroforesterie.

Des équipements modernes pour une agriculture plus performante

Selon le ministère, la rénovation du laboratoire et l’acquisition de nouveaux équipements doivent permettre d’améliorer les capacités d’analyse scientifique et de renforcer la qualité des services techniques fournis aux producteurs agricoles.

Lors de son intervention, Aminata Kaba a insisté sur la nécessité de développer une agriculture plus compétitive, productive et durable, tout en mettant l’accent sur l’exigence de rigueur et d’efficacité dans les formations destinées aux cadres techniques.

Cette modernisation s’inscrit dans la volonté des autorités de doter les administrations publiques d’outils performants capables d’accompagner les ambitions nationales en matière de souveraineté alimentaire et de transformation économique.

Une montée en compétence des cadres agricoles

Dans le prolongement de cette dynamique, une formation spécialisée sera également organisée au sein de Université Mohammed VI Polytechnique, au Maroc.

L’objectif affiché est de renforcer durablement le capital humain du secteur agricole guinéen et de favoriser l’émergence d’une expertise nationale capable d’accompagner les mutations engagées dans le cadre du programme Simandou 2040.

Les autorités souhaitent ainsi développer des compétences locales dans les domaines scientifiques, techniques et agronomiques afin de réduire la dépendance extérieure et soutenir une agriculture davantage fondée sur l’innovation et la recherche.

Le programme Simandou 2040 comme fil conducteur

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme Simandou 2040, qui place la transformation structurelle de l’économie, la modernisation des services publics et la souveraineté alimentaire parmi les priorités stratégiques de l’État.

À travers la modernisation du Laboratoire national des sols, le gouvernement guinéen cherche notamment à construire les bases d’une agriculture plus résiliente, fondée sur la recherche scientifique, l’innovation technique et l’amélioration durable des performances agricoles.

Pour le ministère de l’Agriculture, cette nouvelle étape illustre la volonté des autorités de faire des infrastructures scientifiques et techniques un pilier central du développement économique et rural de la Guinée.