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Guinée : un nouveau cap dans la transformation minière avec le projet de raffinerie d’alumine de Chalco

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation locale des ressources minières. Les autorités guinéennes ont officialisé la signature des accords liés à la construction d’une raffinerie d’alumine portée par Chalco Guinea Company, un projet majeur inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre Conakry et Pékin.

Cette initiative découle de l’accord-cadre sino-guinéen conclu lors du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine en Chine, à l’issue des échanges entre le président guinéen Mamadi Doumbouya et son homologue chinois Xi Jinping.

Une cérémonie placée sous le sceau du Programme Simandou 2040

La cérémonie de signature a été présidée par Djiba Diakité, également président du Comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Selon les informations relayées par la Direction de la communication et de l’information de la Présidence, ce projet s’inscrit dans la politique d’industrialisation engagée par les autorités de transition, avec pour ambition de réduire progressivement la dépendance du pays à l’exportation brute de bauxite.

Longtemps considérée comme l’un des principaux producteurs mondiaux de bauxite, la Guinée cherche désormais à renforcer la chaîne de valeur locale en développant des infrastructures de transformation industrielle capables de produire de l’alumine sur le territoire national.

Un investissement de 1,68 milliard de dollars

Le projet porté par Chalco Guinea Company prévoit la construction d’une raffinerie d’une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine.

Le coût global de l’investissement est estimé à 1,68 milliard de dollars, dont 1,12 milliard consacrés aux infrastructures de raffinage.

Les autorités guinéennes indiquent que le projet repose sur un dispositif contractuel intégrant des obligations de performance, des échéances techniques précises ainsi que des mécanismes de suivi destinés à garantir le respect des délais d’exécution et des standards industriels attendus.

La troisième raffinerie d’alumine depuis l’indépendance

Avec cette nouvelle infrastructure, la Guinée devrait disposer de sa troisième raffinerie d’alumine depuis son indépendance.

Le pays prépare déjà l’entrée en service du projet SPIC, annoncée pour 2027, tandis que celle de Winning Consortium Alumina Guinea est attendue en 2028.

Ces investissements traduisent l’accélération de la politique minière impulsée autour du Programme Simandou 2040, qui ambitionne notamment la réalisation de cinq raffineries d’alumine d’ici à 2030, dont trois seraient déjà en phase de développement.

Formation, contenu local et transfert de compétences

Au-delà de son volet industriel, le projet intègre également un important programme de développement des compétences locales.

Les accords prévoient l’octroi de 500 bourses d’études sur une période de vingt ans, soit 25 bourses annuelles dans les filières techniques et industrielles, dans le cadre de l’initiative Simandou Academy.

Une école d’ingénieurs et de formation technique devrait également voir le jour en Guinée. L’établissement pourrait accueillir jusqu’à 100 étudiants par filière et par an pendant une décennie.

Le projet comprend par ailleurs des mécanismes de contenu local destinés à favoriser l’emploi des jeunes Guinéens, le transfert de savoir-faire industriel et le renforcement des capacités nationales dans les métiers miniers et techniques.

Boffa au cœur de la stratégie industrielle guinéenne

La future raffinerie sera implantée dans la préfecture de Boffa, une zone déjà stratégique pour l’exploitation de la bauxite.

À travers ce projet, les autorités guinéennes cherchent à repositionner le pays comme un acteur non seulement extractif, mais également industriel dans la chaîne mondiale de l’aluminium, à un moment où la valorisation locale des ressources naturelles devient un enjeu central pour plusieurs économies africaines riches en minerais.

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La Fédération Guinéenne de Football reçoit Serhou Guirassy avec son Soulier d’Or.

La Fédération Guinéenne de Football a accueilli Serhou Guirassy ce mercredi 20 mai 2026 dans les locaux de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel à Kaloum.

À son arrivée au siège de la FGF, l’attaquant du Syli National et du Borussia Dortmund a été reçu par le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Monsieur Sory Doumbouya, entouré des membres du Comité Exécutif ainsi que du personnel administratif de l’institution.

Au cours de la rencontre, Serhou Guirassy a présenté son Soulier d’Or européen, trophée de meilleur buteur de la Ligue des Champions UEFA 2024-2025

Au nom du Comité Exécutif qu’il préside, Monsieur Sory Doumbouya a félicité l’international guinéen pour cet exploit historique qui honore le football guinéen. Le Président de la FGF a salué le travail et la détermination de l’international guinéen.

Une délégation de la Fédération Guinéenne de Football, conduite par son Président Monsieur Sory Doumbouya, a ensuite accompagné Serhou Guirassy au Ministère de la Jeunesse et des Sports, où l’international guinéen a été reçu par le Ministre, Monsieur Cellou Baldé.

À l’occasion de cette visite de courtoisie, l’attaquant du Syli National et du Borussia Dortmund a présenté son Soulier d’Or de meilleur buteur de la Ligue des Champions UEFA 2024-2025.

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À l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée défend une vision souveraine et durable de son système sanitaire.

À l’occasion de la 79e Session de l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir un système de santé plus équitable, résilient et durable face aux grands défis sanitaires mondiaux.

Prenant la parole devant les représentants des États membres et des organisations internationales, la ministre guinéenne de la Santé a porté la vision du pays autour d’une gouvernance sanitaire fondée sur la souveraineté, l’accès universel aux soins et le financement durable des politiques publiques de santé.

Une rencontre mondiale marquée par les défis sanitaires et financiers

Placée sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », cette 79e Assemblée mondiale de la Santé se déroule dans un contexte international marqué par de profondes mutations sanitaires, économiques et géopolitiques.

Les conséquences des crises sanitaires récentes, les tensions sur le financement des systèmes de santé ainsi que les inégalités persistantes dans l’accès aux soins et aux vaccins figurent parmi les principaux sujets au cœur des débats.

Face à cette situation, la Guinée a choisi de mettre en avant une approche reposant sur la responsabilité nationale et le renforcement des capacités internes.

La Couverture Sanitaire Universelle érigée en droit fondamental

Au cours de son intervention, la ministre de la Santé a rappelé que la Guinée a inscrit la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) comme un droit fondamental dans sa Constitution.

Cette orientation traduit la volonté des autorités guinéennes de garantir progressivement un accès plus large et plus équitable aux services de santé essentiels pour l’ensemble de la population.

Le gouvernement entend notamment renforcer le financement national du secteur sanitaire afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et d’assurer une meilleure stabilité des politiques publiques de santé.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie sanitaire nationale

La vision sanitaire présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé s’inscrit également dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040, considéré par les autorités comme un pilier majeur du développement national.

À travers ce programme, la Guinée ambitionne d’investir massivement dans les infrastructures sanitaires, le développement des soins de santé primaires ainsi que le renforcement des capacités médicales sur l’ensemble du territoire.

Les autorités prévoient également d’intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, tout en améliorant l’accès aux services de prévention et de prise en charge.

L’objectif affiché est de transformer les ressources naturelles du pays en leviers de développement humain capables de garantir un accès durable à des soins de qualité.

Un appel à une gouvernance sanitaire mondiale plus inclusive

Dans son intervention, la Guinée a également plaidé pour une mobilisation internationale renforcée autour des enjeux de financement de la santé mondiale.

Les autorités guinéennes ont insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux vaccins, aux innovations médicales et aux traitements essentiels, notamment pour les pays en développement.

Conakry appelle par ailleurs à une gouvernance sanitaire internationale plus inclusive et davantage fondée sur la solidarité entre les États.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays africains réclament une réforme plus équilibrée des mécanismes mondiaux de financement et de gestion des crises sanitaires.

La santé mondiale confrontée à d’importantes inégalités

Selon les estimations évoquées durant les travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, près de 4,6 milliards de personnes dans le monde demeurent encore privées d’un accès complet aux soins essentiels.

Dans ce contexte, la Guinée entend défendre une approche axée sur le renforcement des systèmes de santé nationaux, la souveraineté sanitaire et la valorisation des investissements publics dans le capital humain.

À travers sa participation à cette rencontre internationale, le pays cherche également à renforcer sa présence dans les grands débats mondiaux liés à la santé, au développement et à la résilience des États face aux crises futures.

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À Londres, la Guinée défend une vision stratégique de l’éducation au service de sa transformation.

La Guinée a marqué sa présence à l’Education World Forum 2026 organisé à Londres, en portant une vision ambitieuse de l’éducation comme moteur central du développement économique et de la transformation sociale.

À l’occasion du panel 4B consacré à l’utilisation des données probantes dans les politiques éducatives, le ministre guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a défendu une approche plaçant le capital humain au cœur de la stratégie nationale de développement.

L’éducation présentée comme pilier du programme Simandou 2040

Animée par Rachel Hinton, la rencontre a réuni plusieurs responsables internationaux du secteur éducatif, parmi lesquels Vesna Janevska, Andreas Schleicher ainsi que Berj Akian.

Au cours des échanges, Alpha Bacar Barry a mis en avant la vision portée par le programme Simandou 2040, présenté comme le cadre stratégique de refondation du capital humain guinéen sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.

Selon le ministre, la transformation économique durable de la Guinée ne peut se construire sans un système éducatif performant, inclusif et capable de répondre aux exigences technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Modernisation du système éducatif et montée en compétences

Dans son intervention, le ministre a détaillé plusieurs axes prioritaires engagés par les autorités guinéennes pour moderniser le secteur éducatif.

Parmi les réformes évoquées figurent notamment la modernisation des curricula, le développement des compétences techniques et professionnelles, l’accélération de la digitalisation de l’enseignement ainsi que l’amélioration de la gouvernance éducative à travers une utilisation accrue des données.

Le gouvernement entend également renforcer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché de l’emploi afin de mieux préparer les jeunes aux mutations économiques en cours sur le continent africain.

Cette approche vise à faire émerger une génération de compétences capables d’accompagner l’industrialisation, l’innovation et la diversification économique du pays.

Une Guinée de plus en plus présente dans les débats internationaux sur l’éducation

À travers cette participation remarquée à l’Education World Forum 2026, la Guinée affirme progressivement son positionnement dans les grands débats internationaux consacrés à l’éducation et au développement du capital humain.

Les autorités guinéennes cherchent ainsi à promouvoir une vision où le savoir, l’innovation et la formation professionnelle deviennent des leviers essentiels de souveraineté économique et de transformation durable.

Dans un contexte africain marqué par une forte croissance démographique et des défis importants en matière d’emploi des jeunes, la question de l’éducation apparaît désormais comme l’un des principaux enjeux stratégiques du continent.

À Londres, la Guinée a ainsi défendu l’image d’un pays qui entend faire de l’investissement dans le capital humain un socle fondamental de son émergence économique et sociale.

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CAN 2027 : la Guinée fixée sur ses adversaires après le tirage au sort des éliminatoires.

Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 s’est tenu ce mardi 19 mai au Le Caire, marquant le lancement officiel de la course vers la prochaine phase finale continentale prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Quarante-huit sélections nationales connaissent désormais leurs adversaires pour ces qualifications qui se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027 sur plusieurs fenêtres FIFA.

D’anciennes gloires africaines au rendez-vous du tirage

La cérémonie organisée dans la capitale égyptienne a réuni plusieurs figures emblématiques du football africain.

Parmi les invités présents figuraient notamment Max-Alain Gradel, William Troost-Ekong, Essam El Hadary ainsi que Trésor Mputu.

Le tirage a réservé plusieurs affiches très attendues entre grandes nations du continent.

Côte d’Ivoire-Ghana, l’un des chocs des qualifications

Parmi les groupes les plus relevés figure la poule C, où la Côte d’Ivoire croisera le Ghana dans un duel qui s’annonce déjà très disputé.

De son côté, le Sénégal évoluera dans le groupe J aux côtés du Mozambique, du Soudan et de l’Éthiopie.

L’Algérie affrontera quant à elle la Zambie, le Togo et le Burundi.

La Guinée dans un groupe particulier avec le Kenya

La Guinée a hérité du groupe D en compagnie de l’Afrique du Sud, du Kenya et de l’Érythrée.

La situation du groupe présente toutefois une particularité importante : le Kenya étant déjà qualifié d’office en tant que pays organisateur, un seul billet direct restera à attribuer entre les trois autres sélections.

Cette configuration promet une bataille particulièrement serrée entre la Guinée et l’Afrique du Sud, considérées comme les principales favorites pour décrocher la qualification.

Le Maroc et l’Égypte également fixés

Leader africain au classement FIFA, le Maroc affrontera le Gabon, le Niger et le Lesotho.

L’Égypte de Mohamed Salah évoluera face à l’Angola, au Malawi et au Soudan du Sud.

Une CAN 2027 organisée par trois pays d’Afrique de l’Est

La phase finale de la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Cette édition marquera le retour de la compétition en Afrique de l’Est avec une organisation conjointe inédite entre les trois pays.

Les éliminatoires s’annoncent particulièrement disputés dans plusieurs groupes, alors que les sélections africaines tenteront de décrocher leur place pour l’un des événements sportifs les plus suivis du continent.

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Journée internationale des musées : la Guinée réaffirme son ambition de préserver et valoriser son patrimoine culturel

La Guinée a célébré, ce lundi 18 mai 2026, la Journée internationale des musées 2026 autour du thème mondial : « Les musées unissent un monde divisé ».

Organisée au Musée national de Guinée, la cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des diplomates, des chercheurs, des experts africains et européens du patrimoine ainsi que de nombreux acteurs du secteur culturel.

Cette célébration s’inscrit dans une dynamique internationale portée par le Conseil international des musées, qui mobilise chaque année des milliers d’institutions culturelles à travers le monde autour des enjeux liés à la mémoire, à la transmission et au dialogue interculturel.

« Le musée existe pour recoudre ce que le monde déchire »

Dans son allocution d’ouverture, Amirou Conté a rappelé que cette journée est célébrée simultanément dans plus de 37 000 musées répartis dans 158 pays.

Selon lui, le thème retenu cette année dépasse largement le cadre symbolique et constitue un véritable appel à renforcer le rôle des musées dans un monde marqué par les fractures sociales, culturelles et générationnelles.

Le responsable du Musée national a souligné que les institutions muséales ont aujourd’hui une double mission : préserver le patrimoine pour les générations futures tout en utilisant cette mémoire comme outil de rapprochement entre les peuples.

Il a également mis en avant les progrès réalisés dans la numérisation des collections patrimoniales guinéennes, affirmant qu’une importante partie des objets conservés par le musée fait désormais l’objet d’un archivage numérique destiné à assurer leur préservation.

Un futur complexe muséal moderne à l’horizon 2028

Amirou Conté a aussi insisté sur la nécessité de transformer les musées en espaces vivants, accessibles à la jeunesse et ouverts à la création contemporaine.

Dans cette perspective, il a salué le projet d’extension du Musée national de Guinée, soutenu par l’Agence Française de Développement.

Ce programme doit aboutir, d’ici 2028, à la création du « Territoire du Futur », un complexe muséal moderne destiné à accueillir les œuvres patrimoniales guinéennes dans des conditions répondant aux standards internationaux de conservation et d’exposition.

La restitution des œuvres africaines au cœur des échanges

Prenant la parole au cours de la cérémonie, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a qualifié d’historique le récent vote du Parlement français portant sur un nouveau cadre juridique destiné à faciliter la restitution des biens culturels africains.

Le diplomate français a souligné que cette décision, adoptée à l’unanimité, constitue une étape importante dans la reconnaissance du droit des peuples africains à retrouver leurs patrimoines culturels.

Selon lui, la restitution matérielle des œuvres doit également s’accompagner d’un important travail scientifique, historique et intellectuel autour de la mémoire et de la provenance des objets concernés.

Plus de 3 000 objets guinéens identifiés à l’étranger

Dans cette dynamique, Ismailou Baldé, directeur général de l’Institut de Recherche sur le Patrimoine et en Linguistique Appliquée, a présenté les avancées du projet PROV-GUI – REPATGUI consacré à l’identification des collections guinéennes conservées hors du pays.

Selon les données communiquées, plus de 3 000 objets patrimoniaux guinéens ont déjà été recensés dans des musées et institutions de recherche en France et en Allemagne.

Près de 2 000 de ces objets seraient actuellement conservés au Musée du Quai Branly.

Ce projet vise notamment à constituer une base de données stratégique destinée à accompagner les futures démarches officielles de restitution des biens culturels guinéens.

Le gouvernement veut faire du musée un outil de cohésion nationale

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a pour sa part présenté les musées comme des espaces de dialogue, de transmission et de réconciliation entre les générations.

Le ministre a insisté sur l’importance du retour des œuvres emblématiques guinéennes, notamment le célèbre masque Nimba, qu’il considère comme un symbole fort de l’identité culturelle nationale.

Selon lui, la restitution du patrimoine africain constitue à la fois un acte de justice historique, de vérité et de souveraineté culturelle.

Il a également rappelé la signature récente d’un accord de financement de 16 millions d’euros entre la Guinée et l’AFD pour la modernisation du Musée national de Guinée.

Faire du Musée national un carrefour culturel international

À travers cette célébration, les autorités culturelles guinéennes ont réaffirmé leur ambition de faire du futur Musée national de Guinée un véritable espace de rayonnement culturel et de dialogue interculturel.

L’objectif affiché est de préserver la mémoire nationale tout en inscrivant la Guinée dans les grandes dynamiques internationales de coopération patrimoniale, de restitution culturelle et de valorisation des identités africaines.

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Oxford Africa Conference 2026 : la Guinée défend sa stratégie de transformation fondée sur le capital humain.

À l’occasion de l’Oxford Africa Conference 2026, organisée à Oxford, la Guinée a porté sa vision de transformation économique et sociale axée sur le développement du capital humain.

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, est intervenu ce dimanche en qualité de speaker lors d’un dialogue ministériel de haut niveau consacré aux politiques publiques et aux dynamiques de transformation du continent africain.

La vision « Simandou 2040 » présentée à Oxford

Au cours de son intervention, le ministre guinéen a présenté les grandes orientations stratégiques impulsées par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme « Simandou 2040 ».

Cette vision nationale ambitionne de faire de la transformation économique, de l’industrialisation et du développement du capital humain les principaux moteurs du repositionnement de la Guinée sur la scène africaine et internationale.

Selon Alpha Bacar Barry, aucune transformation durable ne peut être envisagée sans un investissement massif dans l’éducation, la formation professionnelle et le développement des compétences.

L’éducation et la formation au cœur des priorités nationales

Le ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les mutations économiques et technologiques du XXIe siècle en préparant une jeunesse qualifiée et compétitive.

Dans cette perspective, la Guinée entend faire de l’éducation et de la formation technique des piliers structurants de sa stratégie de développement.

Cette orientation vise notamment à renforcer l’employabilité des jeunes, accompagner l’industrialisation du pays et répondre aux besoins croissants en compétences dans les secteurs stratégiques de l’économie.

Des échanges stratégiques avec plusieurs responsables africains

Lors de cette conférence internationale, Alpha Bacar Barry a participé à des échanges de haut niveau aux côtés de plusieurs responsables africains, dont Ahmed Rostom et Sheku Ahmed Fantamadi Bangura.

Les discussions ont porté sur les politiques publiques, la croissance inclusive, les réformes économiques et les leviers permettant d’assurer une transformation durable des économies africaines.

Les participants ont également échangé sur les défis liés à l’emploi des jeunes, au financement des systèmes éducatifs et à l’adaptation des compétences aux nouvelles réalités du marché du travail.

La Guinée veut faire du capital humain un levier de leadership africain

À travers sa participation à l’Oxford Africa Conference, la Guinée entend défendre une approche plaçant le capital humain au centre des politiques de développement.

Pour les autorités guinéennes, l’investissement dans l’éducation, les compétences et l’innovation constitue désormais un levier stratégique pour construire une croissance durable, renforcer la souveraineté économique et préparer l’émergence d’un nouveau leadership africain.

De Conakry à Oxford, le gouvernement guinéen cherche ainsi à promouvoir une vision du développement fondée sur la valorisation de la jeunesse et la construction d’une économie capable de répondre aux défis futurs du continent.

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Dictée internationale : la Guinée confirme son excellence académique sur la scène mondiale.

La Guinée continue de se distinguer dans les compétitions scolaires internationales. Après avoir décroché la première et la troisième places lors de la précédente édition de la finale internationale de la Dictée, le pays s’est une nouvelle fois illustré cette année en obtenant la deuxième place du concours.

Cette nouvelle performance confirme la régularité des candidats guinéens dans cette compétition académique de haut niveau, devenue au fil des années un rendez-vous majeur de promotion de l’excellence scolaire et de la maîtrise de la langue française.

Hadja Karimata Baldé porte les couleurs de la Guinée

La distinction a été obtenue grâce à Hadja Karimata Baldé, élève d’un complexe scolaire privé guinéen, qui a brillamment représenté son pays en terminant vice-championne de cette édition internationale.

Par sa performance, la jeune candidate permet à la Guinée de maintenir sa présence parmi les nations les plus remarquées de cette compétition réunissant plusieurs participants venus de différents pays.

Son parcours a été salué dans les milieux éducatifs comme un symbole du potentiel académique de la jeunesse guinéenne.

Trois podiums internationaux en deux éditions

Avec cette nouvelle médaille, la Guinée totalise désormais trois places sur le podium international en seulement deux éditions de la compétition.

Une performance qui témoigne de la montée en puissance des élèves guinéens dans les concours éducatifs internationaux et de la qualité de la préparation assurée par les établissements scolaires et les encadreurs pédagogiques.

Cette régularité renforce également la visibilité du système éducatif guinéen sur la scène académique francophone.

Une reconnaissance du travail des encadreurs et des établissements scolaires

Le résultat obtenu par Hadja Karimata Baldé met également en lumière le travail accompli par les enseignants, les formateurs et les structures éducatives impliquées dans l’accompagnement des élèves vers les compétitions internationales.

Les concours de dictée sont souvent considérés comme des exercices exigeants mobilisant rigueur linguistique, concentration et maîtrise approfondie de l’orthographe et de la grammaire françaises.

Dans ce contexte, la performance de la candidate guinéenne apparaît comme le fruit d’un important travail de préparation et d’encadrement.

La Guinée poursuit sa dynamique de promotion de l’excellence

À travers cette nouvelle distinction, la Guinée confirme sa volonté de promouvoir l’excellence académique et de valoriser les performances scolaires de sa jeunesse.

Cette réussite contribue également à encourager les élèves et les établissements du pays à s’investir davantage dans les compétitions éducatives internationales, perçues comme des espaces de valorisation du mérite et du savoir.

Avec cette deuxième place mondiale, la Guinée consolide ainsi son image de nation compétitive dans les concours scolaires internationaux et poursuit sa dynamique de rayonnement académique sur la scène francophone.

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Forum urbain mondial : à Bakou, la Guinée expose les défis de son urbanisation accélérée.

La 13e édition du Forum urbain mondial 2026 a officiellement ouvert ses portes ce dimanche 17 mai à Bakou, en Azerbaïdjan, où les travaux se poursuivront jusqu’au 22 mai.

Organisé par ONU-Habitat, ce rendez-vous international réunit plus de 40 000 participants issus de 182 pays autour des grands enjeux liés au logement, à l’urbanisation durable, aux infrastructures et à l’avenir des villes.

Parmi les délégations présentes figure celle de la Guinée, venue partager son expérience et exposer les défis croissants auxquels le pays est confronté face à l’expansion rapide de ses centres urbains.

Conakry confrontée à une urbanisation sous forte pression

Au cours des échanges, le ministre guinéen de l’Urbanisme, Mohamed Lamine Sy Savané, a dressé un état des lieux des difficultés qui affectent aujourd’hui les villes guinéennes.

Il a notamment évoqué la forte pression foncière, l’extension progressive des quartiers précaires, le déficit d’infrastructures urbaines, les difficultés d’accès au logement ainsi que la vulnérabilité croissante de certaines zones face aux inondations.

Ces problématiques concernent particulièrement Conakry, où la croissance démographique et l’expansion urbaine transforment rapidement le paysage de la capitale, souvent plus vite que les capacités de planification et d’aménagement.

Des conditions de vie encore difficiles dans plusieurs quartiers

Dans de nombreuses zones urbaines, les populations continuent de faire face à d’importantes difficultés liées à l’état des routes, à l’assainissement insuffisant et à l’exposition aux risques climatiques pendant la saison des pluies.

L’accès à un logement décent demeure également un défi majeur pour de nombreuses familles, dans un contexte marqué par l’augmentation de la demande foncière et l’insuffisance des infrastructures de base.

Cette situation reflète des réalités largement partagées par plusieurs grandes villes africaines confrontées à une urbanisation rapide, souvent difficile à encadrer faute de moyens financiers et de politiques urbaines adaptées.

Réforme foncière, cadastre et logements au cœur des projets présentés

À Bakou, la délégation guinéenne a présenté plusieurs initiatives visant à améliorer la gestion urbaine et à renforcer la planification territoriale.

Les projets exposés portent notamment sur la réforme foncière, la modernisation du cadastre ainsi que le développement de nouveaux programmes de logements.

Ces initiatives visent à mieux structurer l’expansion urbaine et à améliorer les conditions de vie des populations, tout en réduisant les déséquilibres liés à la croissance démographique.

Le financement urbain, enjeu central pour les pays africains

Les discussions du Forum urbain mondial accordent également une place importante à la question du financement des politiques urbaines.

Plusieurs délégations africaines plaident pour un renforcement des investissements internationaux et la mise en place de mécanismes financiers capables d’accompagner les États dans la modernisation de leurs villes.

Pour la Guinée, comme pour de nombreux pays du continent, l’enjeu dépasse désormais la simple croissance urbaine. Il s’agit surtout d’éviter que l’expansion rapide des villes ne creuse davantage les inégalités sociales, la précarité et les difficultés quotidiennes des populations urbaines.

À travers sa participation à ce forum mondial, la Guinée cherche ainsi à inscrire ses politiques urbaines dans une dynamique de développement plus durable, inclusive et résiliente face aux défis démographiques et climatiques.

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La Guinée accélère la modernisation de son secteur postal au sein de l’Union postale universelle.

La Guinée poursuit son repositionnement dans le secteur des télécommunications et des services postaux internationaux. Une importante délégation guinéenne a pris part aux travaux du Conseil d’exploitation postale (CEP) et du Conseil d’administration de l’Union Postale Universelle, organisés à Berne, en Suisse, du 25 avril au 10 mai 2026.

La mission guinéenne était conduite par le Conseiller chargé des Télécommunications à la Primature. Elle comprenait également le Directeur général du FADEM, le Directeur national de la Poste, le Directeur général de Poste SA ainsi que le Secrétaire exécutif de la Conférence des Postes des États de l’Afrique de l’Ouest.

Modernisation, numérique et inclusion financière au cœur des discussions

Au cours des différentes sessions de travail, les échanges ont porté sur plusieurs enjeux majeurs liés à l’avenir des services postaux à l’échelle mondiale et africaine.

Les participants ont notamment débattu des questions relatives à la modernisation des infrastructures postales, à la transformation numérique des services, à l’adressage physique et numérique, ainsi qu’au développement de solutions innovantes capables d’améliorer l’accessibilité des services postaux et financiers.

Dans un contexte marqué par la digitalisation croissante des échanges et l’essor du commerce électronique, les institutions postales africaines cherchent désormais à adapter leurs modèles afin de répondre aux nouveaux besoins des populations et des entreprises.

L’inclusion financière figurait également parmi les thèmes centraux des discussions, les services postaux étant de plus en plus considérés comme des relais stratégiques pour faciliter l’accès aux services financiers dans les zones peu bancarisées.

Le projet d’adressage guinéen salué par les responsables de l’UPU

En marge des travaux, plusieurs rencontres techniques et bilatérales ont permis à la délégation guinéenne d’explorer de nouvelles opportunités de coopération avec les partenaires internationaux du secteur postal.

Le projet national d’adressage présenté par la Guinée a particulièrement retenu l’attention des responsables du Bureau international de l’UPU ainsi que des membres du Conseil d’administration.

Ce projet vise notamment à améliorer l’identification des adresses physiques et numériques sur l’ensemble du territoire national, un enjeu devenu essentiel pour le développement des services publics, du commerce électronique, de la logistique et des services financiers numériques.

Une volonté affirmée d’alignement sur les standards internationaux

À travers cette participation aux instances dirigeantes de l’Union postale universelle, les autorités guinéennes entendent accélérer la modernisation du secteur postal national et renforcer son intégration aux standards internationaux.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique engagée par la Guinée afin de moderniser ses infrastructures administratives, améliorer la connectivité et développer de nouveaux services adaptés aux exigences de l’économie numérique mondiale.