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Guinée : lors de l’hommage national à Hadja Andrée Touré, sa famille plaide pour qu’un établissement public porte son nom.

La Guinée a rendu un dernier hommage à Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame et veuve du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré, décédée le 8 juillet 2026 à l’âge de 92 ans. Une cérémonie officielle s’est tenue, dimanche 12 juillet, au Palais du Peuple de Conakry, en présence des autorités nationales, des membres du gouvernement, de responsables politiques, de proches et de nombreuses personnalités venues saluer la mémoire d’une figure marquante de l’histoire contemporaine du pays.

Avant son inhumation à la Case de Bellevue, sa résidence privée, plusieurs hommages ont retracé son parcours, mettant en lumière son engagement politique, son implication dans les actions sociales et éducatives, ainsi que son attachement à la mémoire de la Guinée indépendante.

La famille sollicite un geste de reconnaissance de l’État

Prenant la parole au nom de la famille, Aly Badra Doukouré a salué la mémoire de l’ancienne Première dame tout en rappelant son rôle aux côtés des acteurs de l’indépendance guinéenne.

Profitant de cette cérémonie de recueillement, il a adressé une requête au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, afin que le nom de Hadja Andrée Touré soit attribué à une infrastructure publique en hommage à son engagement.

« Nous soumettons à la haute attention du président Mamadi Doumbouya qu’il veuille bien attribuer le nom de Hadja Andrée Touré à un centre actuellement en activité, en reconnaissance de son engagement exemplaire », a-t-il déclaré.

Pour la famille, une telle initiative constituerait un témoignage durable de reconnaissance envers une personnalité ayant accompagné l’une des périodes fondatrices de l’histoire nationale.

Une figure engagée en faveur de la réconciliation nationale

Dans son intervention, Aly Badra Doukouré a également insisté sur les efforts déployés par la défunte pour favoriser le rapprochement entre les Guinéens, dans un contexte marqué par les blessures héritées de l’histoire politique du pays.

Selon lui, Hadja Andrée Touré a consacré une partie importante de sa vie à promouvoir le dialogue et l’apaisement.

« Elle a œuvré sans relâche à la cicatrisation des plaies profondes qui ont nourri les oppositions au sein de la nation guinéenne », a-t-il affirmé.

Le représentant de la famille a enfin inscrit l’ancienne Première dame parmi les grandes figures ayant marqué l’histoire du pays, évoquant son héritage aux côtés de personnalités telles que Jeanne Martin Cissé, Hadja Mafory Bangoura, ainsi que de plusieurs héros de la résistance guinéenne, dont Almamy Samory Touré, Zegbela Togba, Kissi Kaba Keita, Dinah Salifou, Bocar Biro Barry et Alpha Yaya Diallo.

Le PDG-RDA plaide pour la levée de la sanction administrative

Au cours de la cérémonie, la famille politique de la défunte a également pris la parole.

S’exprimant en son nom, Elhadj Hassane Keita a rendu hommage à Hadja Andrée Touré, qu’il a présentée comme une personnalité intimement liée à l’histoire politique de la Guinée et au parcours du Parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA).

Selon lui, l’ancienne Première dame a consacré une grande partie de son existence au rayonnement de cette formation politique.

Profitant de cette tribune, il a adressé un plaidoyer au chef de l’État afin qu’il procède à la levée de la sanction administrative qui frappe actuellement le PDG-RDA.

« Le plaidoyer soumis au Président de la République est de solliciter la levée de la sanction administrative du PDG-RDA, pour lequel Hadja Andrée Touré a consacré sa vie durant et a œuvré pour son plein rayonnement », a déclaré Elhadj Hassane Keita.

Une cérémonie marquée par les appels à préserver sa mémoire

Au-delà des hommages rendus à l’ancienne Première dame, cette cérémonie nationale a été l’occasion pour ses proches et plusieurs responsables politiques de souligner l’importance de préserver son héritage au sein de la mémoire collective guinéenne.

Les différentes interventions ont rappelé le rôle qu’elle a joué dans la vie politique et sociale du pays, ainsi que son engagement en faveur de l’unité nationale, de la solidarité et de la transmission de l’histoire aux générations futures.

Les requêtes formulées à l’occasion de cet hommage témoignent de la volonté de ses proches de voir son nom et son parcours continuer d’occuper une place durable dans le patrimoine historique de la Guinée.

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Guinée : l’Enquête agricole annuelle 2025-2026 dévoile une nouvelle cartographie du secteur agricole national.

La Guinée dispose désormais d’un nouvel outil stratégique pour orienter ses politiques agricoles. Présenté jeudi 9 juillet 2026 à Conakry, le rapport de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026 dresse un état des lieux détaillé du secteur agricole et fournit aux décideurs publics des données actualisées sur les exploitations, les ménages agricoles et les réalités du monde rural.

Réalisée par l’Agence nationale des statistiques agricoles et alimentaires (ANASA), cette étude de grande ampleur vise à renforcer la disponibilité des données statistiques fiables, indispensables à la planification des politiques publiques et à l’accompagnement des producteurs.

La cérémonie de présentation a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge de l’Agriculture et de l’Élevage ainsi que du Commerce, des représentants des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Banque mondiale et la FAO, ainsi que de nombreux acteurs du secteur agricole.

Une enquête nationale menée sur six mois

Pour parvenir à ces résultats, l’ANASA a mobilisé d’importants moyens humains et techniques. Au total, 230 agents enquêteurs ont été déployés sur le terrain à travers les 33 préfectures du pays afin de collecter les informations auprès des exploitations agricoles.

Après six mois d’investigations, l’enquête a permis d’établir une photographie précise du paysage agricole guinéen.

Les principales données recueillies font état de :

  • 1 172 574 ménages agricoles identifiés sur l’ensemble du territoire ;
  • 15 294 ménages échantillonnés pour l’étude approfondie ;
  • 8 344 182 personnes recensées au sein de ces ménages agricoles.

Cette opération s’appuie sur la base de sondage issue du Recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNAE 2020-2022). Les données produites ont ensuite été soumises à un processus de validation technique conduit par l’Institut national de la statistique (INS).

Des données essentielles pour transformer l’agriculture guinéenne

Au-delà de la collecte statistique, cette enquête ambitionne de devenir un véritable outil d’aide à la décision pour les autorités publiques et les partenaires au développement.

Le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué la publication de ce rapport, soulignant son importance dans un contexte où l’agriculture occupe une place centrale dans les ambitions économiques du pays.

Selon lui, cet outil moderne de collecte de données a été entièrement financé par la Banque mondiale à travers le Projet de développement de l’agriculture commerciale de Guinée (PDACG) et le Projet de développement de l’agriculture et de l’élevage (PHASAOC), avec l’appui technique de la FAO.

« Ces données statistiques détaillées arrivent à un moment crucial, marqué par la validation du nouveau cadre de partenariat 2027-2033 en soutien au programme national Simandou 2040, où l’agriculture se positionne comme un pilier de la diversification économique et de la création d’emplois », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que ces informations serviront à orienter la mise en œuvre de la deuxième phase du PDACG, dotée d’une enveloppe de 116 millions de dollars, tout en appelant à accélérer la modernisation des exploitations agricoles, la sécurisation des espaces de production et le développement de l’agrobusiness privé.

L’agriculture, premier pilier du programme Simandou 2040

Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ces nouvelles statistiques constituent un levier indispensable pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du programme Simandou 2040, dont l’agriculture et l’agro-industrie représentent l’un des principaux piliers.

Le secrétaire général du ministère, Oumar Barry, a insisté sur le rôle stratégique des données dans la planification des politiques publiques.

« Une bonne planification découle impérativement de statistiques fiables », a-t-il rappelé, estimant que ce rapport doit devenir un véritable outil opérationnel pour orienter les interventions sur le terrain.

Selon lui, les résultats de l’enquête permettront notamment de mieux cibler les besoins des producteurs, de renforcer les capacités techniques des acteurs locaux et d’accélérer la mécanisation agricole, particulièrement dans les zones rurales les plus éloignées.

Il a également souligné que les données mettent en évidence les disparités persistantes dans l’accès aux équipements agricoles, appelant à un accompagnement plus efficace des communautés rurales.

L’ANASA présente une « boussole » pour les décideurs

Le directeur général de l’ANASA, Sidiki Cissé, a présenté cette enquête comme une nouvelle référence pour la gouvernance agricole en Guinée.

Selon lui, le rapport apporte une meilleure compréhension des forces et des faiblesses du secteur, en permettant aux autorités d’identifier les besoins prioritaires et les opportunités de développement.

« L’Enquête agricole annuelle 2025-2026 est l’outil dont les décideurs avaient besoin pour identifier précisément ce qui va et ce qui ne va pas dans l’agriculture guinéenne », a-t-il expliqué.

Pour le responsable de l’ANASA, ces données constituent désormais un repère essentiel pour les ministères, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs souhaitant accompagner la transformation du secteur agricole.

Les exploitations familiales au cœur des politiques publiques

Représentant le Premier ministre à cette cérémonie, le ministre Directeur de cabinet à la Primature, Daouda Kamissoko, a rappelé que derrière ces chiffres se trouvent des millions de Guinéens dont la vie quotidienne dépend de l’agriculture familiale.

Selon lui, ces exploitations constituent le socle de la production nationale, contribuent à la sécurité alimentaire, créent des emplois et jouent un rôle majeur dans la stabilité économique et sociale du pays.

Il estime que les résultats de l’enquête permettront au gouvernement de mieux comprendre les réalités des exploitations agricoles, leur niveau de production, leurs besoins de financement ainsi que les spécificités propres à chaque zone agricole.

Ces informations devront notamment servir à orienter les investissements publics, renforcer les chaînes de valeur agricoles, améliorer les mécanismes d’accompagnement des producteurs et favoriser l’innovation afin d’accroître durablement la productivité du secteur.

Vers une agriculture davantage pilotée par la donnée

Avec la publication de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026, la Guinée entend renforcer une approche de développement agricole fondée sur des données fiables et actualisées.

Dans la perspective de Simandou 2040, les autorités misent sur une meilleure connaissance du monde rural pour accélérer la modernisation agricole, développer l’agro-industrie et faire du secteur un véritable moteur de diversification économique et de création d’emplois.

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Guinée : le Registre social unifié s’impose comme un pilier de la politique nationale de protection sociale.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de protection sociale. Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) a organisé un atelier de restitution du rapport d’analyse des données du Registre social unifié (RSU), un outil stratégique destiné à mieux identifier les ménages vulnérables et à améliorer le ciblage des politiques publiques.

La rencontre, présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur de la protection sociale. Elle a permis de présenter les principaux enseignements issus des données collectées et d’échanger sur les perspectives de consolidation du dispositif.

Un instrument au service d’une protection sociale plus équitable

Au cours de son intervention, le Premier ministre a souligné le rôle central que doit jouer le Registre social unifié dans la construction d’un système de protection sociale plus efficace, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des populations les plus fragiles.

Selon lui, le RSU constitue un levier essentiel pour bâtir un État plus juste et garantir une meilleure répartition des aides sociales.

Le chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer l’interconnexion entre les différentes bases de données administratives afin d’améliorer l’identification des bénéficiaires et la coordination des interventions publiques.

À terme, cette démarche doit conduire à la mise en place d’un Numéro d’identification unique, présenté comme un outil indispensable pour assurer la traçabilité des programmes sociaux, éviter les doublons et renforcer la redevabilité de l’État envers les citoyens.

Des données qui révèlent l’ampleur de la vulnérabilité

Les résultats du rapport mettent en évidence l’importance des défis sociaux auxquels la Guinée reste confrontée.

Selon les données présentées lors de l’atelier, près de neuf ménages sur dix comptant au moins un enfant de moins de cinq ans vivent dans une situation de vulnérabilité. Un constat qui souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et d’améliorer le ciblage des interventions destinées aux populations les plus exposées.

Pour les autorités comme pour les partenaires au développement, la disponibilité de données fiables constitue désormais une condition essentielle à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du terrain.

Un partenariat engagé depuis plusieurs années

Le développement du Registre social unifié bénéficie depuis plusieurs années de l’appui technique et financier de l’UNICEF.

Depuis 2017, l’agence des Nations unies accompagne le gouvernement guinéen dans la mise en place de cet outil, avec pour objectif de doter le pays d’un système moderne de gestion des données sociales.

L’UNICEF considère que l’efficacité des politiques de protection sociale repose avant tout sur des informations régulièrement actualisées, permettant d’identifier avec précision les personnes les plus vulnérables et de leur apporter des réponses adaptées.

Le RSU au cœur des ambitions de Simandou 2040

À l’heure où la Guinée met en œuvre le Programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale tout en renforçant le développement humain, les autorités entendent faire du Registre social unifié un outil de référence pour accompagner les politiques sociales.

L’objectif est de veiller à ce que les bénéfices des réformes économiques et des investissements structurants profitent également aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les ménages en situation de précarité.

En réaffirmant son engagement aux côtés du gouvernement et du FDSI, l’UNICEF souligne sa volonté de contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale inclusif, afin qu’aucun enfant, aucune femme et aucune famille vulnérable ne soient laissés de côté dans la dynamique de développement engagée par la Guinée.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya impose le raffinage local de l’or avant toute exportation.

Le président de la transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier. Par un décret signé le mercredi 8 juillet 2026, le chef de l’État instaure une nouvelle réglementation de l’exportation de l’or, rendant désormais obligatoire le raffinage sur le territoire national de toute production aurifère destinée aux marchés internationaux.

Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique minière du pays. Elle vise à accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, renforcer le contrôle de la filière et améliorer les retombées économiques d’un secteur qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne.

Le raffinage local devient une obligation

Selon le décret, lu à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), aucun volume d’or extrait en Guinée ne pourra désormais être exporté sans avoir été préalablement traité dans une raffinerie agréée par l’État.

L’or destiné à l’exportation devra obligatoirement être présenté sous forme de lingots raffinés, certifiés et, lorsque cela est requis, numérotés. Chaque expédition devra être accompagnée de plusieurs documents officiels, notamment un certificat d’analyse, un certificat d’origine ainsi qu’une autorisation d’exportation délivrée par les autorités compétentes.

Le texte établit également une distinction claire entre l’or brut et l’or raffiné. Est considéré comme or brut tout métal extrait sous forme de minerai, de concentré, de doré ou d’alliage dont le degré de pureté est inférieur à 95,5 %. À l’inverse, l’or raffiné correspond à un métal présentant une pureté comprise entre 95 % et 99,99 %, certifiée par une raffinerie officiellement autorisée en Guinée.

Une réforme destinée à mieux valoriser les ressources nationales

À travers cette réforme, les autorités entendent favoriser la transformation locale des matières premières plutôt que leur exportation à l’état brut, une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique engagée par le gouvernement.

En encourageant le développement d’une industrie nationale du raffinage, l’exécutif ambitionne de créer davantage de valeur sur le territoire, de stimuler les investissements dans les infrastructures minières et de renforcer les recettes fiscales liées à l’exploitation de l’or.

Une chaîne d’exportation placée sous haute surveillance

Le décret redéfinit l’ensemble du dispositif de contrôle de la filière aurifère en précisant les responsabilités des différents intervenants.

Du côté des opérateurs économiques, seules les sociétés minières industrielles et semi-industrielles, les exploitants artisanaux agréés ainsi que les comptoirs d’achat autorisés pourront intervenir dans le circuit officiel.

Sur le plan institutionnel, plusieurs administrations seront chargées du contrôle et du suivi des opérations. Il s’agit notamment de l’Office guinéen d’expertise de l’or, du diamant et autres matières précieuses (OGE), de la Direction générale des douanes, de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), du Laboratoire national de la géologie ainsi que de la Brigade anti-fraude des matières précieuses.

Les autorités expliquent que cette nouvelle organisation doit permettre d’améliorer la traçabilité de l’or, de renforcer la transparence des transactions, d’assurer un meilleur rapatriement des devises issues des exportations et d’aligner la filière sur les standards internationaux de gouvernance.

Des exportations strictement encadrées

Le nouveau dispositif limite les opérations d’exportation aux sociétés minières industrielles, aux entreprises semi-industrielles, aux comptoirs agréés ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée dans le cadre de ses missions.

Chaque demande d’autorisation devra être accompagnée d’un dossier complet comprenant notamment le certificat d’origine, le certificat d’analyse délivré par la raffinerie, l’attestation de conformité établie par l’OGE, la facture commerciale, le contrat de vente ou d’achat, la déclaration en douane, la preuve de domiciliation bancaire, un engagement formel de rapatriement des devises ainsi que l’autorisation délivrée par le ministre en charge des Mines.

Une plateforme numérique pour assurer la traçabilité de l’or

L’une des principales innovations introduites par le décret réside dans la création d’une plateforme nationale de traçabilité de l’or.

Placée sous la supervision du ministère des Mines et de la Géologie, cette plateforme centralisera l’enregistrement des producteurs, la déclaration des volumes extraits, le suivi des mouvements d’or brut et la délivrance des certificats d’origine.

Le gouvernement entend ainsi disposer d’un système numérique permettant de suivre chaque étape du parcours de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Des exigences renforcées en matière de conformité

Le décret impose à l’ensemble des acteurs de la filière le respect des principes internationaux de diligence raisonnable.

Les opérateurs devront notamment se conformer aux exigences relatives à la traçabilité des minerais, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, aucune activité liée à l’achat, à la collecte, au transport, au traitement, au raffinage ou à l’exportation de l’or ne pourra être exercée sans agrément, licence ou autorisation délivrés conformément à la réglementation nationale.

Les raffineries guinéennes désormais prioritaires

En application de l’article 139 du Code minier, le décret instaure une obligation d’approvisionnement prioritaire des raffineries agréées implantées sur le territoire guinéen.

Les modalités de cette priorité seront définies par arrêté du ministre en charge des Mines, après avis conforme du Conseil des ministres.

Le texte précise toutefois que les sociétés minières et les comptoirs agréés demeurent propriétaires de leur production aurifère. Les raffineries interviennent uniquement comme prestataires de transformation, sauf disposition contractuelle contraire entre les parties.

Des sanctions sévères contre les contrevenants

Le nouveau cadre réglementaire prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales destiné à garantir le respect de ces nouvelles obligations.

Les contrevenants pourront notamment faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait de leurs autorisations, de la saisie des quantités d’or concernées ainsi que de la suspension de leurs autorisations d’exportation.

Le décret prévoit également que toute exportation d’or brut réalisée en violation de ces dispositions entraînera la confiscation de la marchandise au profit de l’État, sans préjudice des poursuites prévues par le Code minier, le Code des douanes et les autres textes applicables.

Une transition de trois mois avant l’entrée en vigueur complète

Afin de permettre aux opérateurs de s’adapter à cette nouvelle réglementation, le gouvernement instaure une période transitoire de 90 jours.

Durant cette phase, les exportations d’or brut continueront de s’effectuer selon les règles actuellement en vigueur. À l’issue de ce délai, le raffinage local deviendra une condition obligatoire pour toute exportation.

Le décret abroge enfin les dispositions antérieures incompatibles avec ce nouveau dispositif, notamment le décret D-2026-0212-PRG-SGG du 3 juillet 2026 relatif à la réglementation de la filière aurifère nationale.

Avec cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de transformer en profondeur la gouvernance de l’industrie aurifère. Au-delà du renforcement des mécanismes de contrôle, l’objectif est de faire de la transformation locale un levier de création de valeur, d’industrialisation et de souveraineté économique, dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux tirer profit de leurs ressources minières.

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Guinée : le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya rend hommage à Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré.

Le président , S.E Mamadi Doumbouya, a exprimé sa profonde émotion à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Disparue au Royaume du Maroc, celle qui fut Première dame de Guinée laisse derrière elle une empreinte étroitement liée à l’histoire politique du pays.

Dans un message de condoléances, le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qui, au-delà de son statut d’épouse du premier président de la République, a accompagné l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire nationale.

« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que j’ai appris le décès de Madame Hadja Andrée Touré », a déclaré Mamadi Doumbouya, adressant ses pensées à la famille de la défunte ainsi qu’à ses proches.

Une figure associée aux premières années de l’indépendance

Le président guinéen a rappelé le rôle discret mais significatif joué par Hadja Andrée Touré aux côtés d’Ahmed Sékou Touré durant les premières décennies de l’indépendance de la Guinée.

Selon lui, elle a été un témoin privilégié des grandes étapes de la construction de l’État guinéen et a traversé les épreuves de l’histoire nationale avec dignité, constance et un profond attachement à son pays.

Le chef de l’État a également souligné sa résilience face aux événements qui ont marqué son parcours, estimant que sa disparition représente la perte d’une personnalité intimement liée à la mémoire collective de la nation.

Un hommage à une femme de courage

Dans son message, S.E Mamadi Doumbouya a rendu hommage à une femme qu’il décrit comme un symbole de courage, de fidélité et de résilience.

Il a estimé que son souvenir continuera d’occuper une place importante dans l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison du rôle qu’elle a joué aux côtés de son époux durant une période fondatrice pour le pays.

Le président de la République a présenté, au nom de l’État guinéen et en son nom personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par cette disparition.

Des prières pour la défunte

Concluant son message, le président a formulé des prières pour le repos de l’âme de Hadja Andrée Touré.

Il a imploré le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis, tout en souhaitant à sa famille la force, la patience et le réconfort nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une personnalité qui demeurait l’un des derniers témoins directs des premières années de la Guinée indépendante, une période qui continue de façonner la mémoire politique et historique du pays.

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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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Guinée : le FDSI et l’UNICEF présentent une analyse stratégique des ménages inscrits au Registre Social Unifié.

La Direction générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), placée sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, organisera le mercredi 8 juillet 2026 à Conakry un atelier consacré à la présentation du rapport d’analyse du profil socio-démographique et socio-économique des ménages inscrits au Registre Social Unifié (RSU). Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’UNICEF et réunira les principaux acteurs de la protection sociale en Guinée.

Prévu à partir de 9 heures à l’Hôtel Palm Camayenne, l’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de développement ainsi que des acteurs impliqués dans les politiques sociales. L’objectif est de partager les résultats de cette étude, d’en discuter les principaux enseignements et de renforcer la concertation autour de l’exploitation des données issues du Registre Social Unifié.

Un outil stratégique au service des politiques sociales

Le rapport d’analyse du RSU constitue un instrument d’aide à la décision destiné à améliorer la planification et l’efficacité des politiques publiques en matière de protection sociale. Il dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des ménages vulnérables enregistrés dans la base nationale.

Grâce aux données collectées, les décideurs disposent d’informations fiables pour mieux identifier les populations les plus exposées à la précarité, affiner le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Cette approche fondée sur des données probantes vise également à renforcer l’impact des interventions sociales, à améliorer la transparence dans la mise en œuvre des programmes d’assistance et à favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Renforcer la protection sociale grâce à des données fiables

Organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cet atelier traduit la volonté commune du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, du Fonds de Développement Social et de l’Indigence et de son partenaire de promouvoir un système de protection sociale davantage fondé sur l’analyse des données et les besoins réels des populations.

Les organisateurs estiment que le Registre Social Unifié constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des ménages vulnérables, dans un contexte où les enjeux liés à la pauvreté, à l’inclusion sociale et à la résilience des populations demeurent au cœur des priorités nationales.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à consolider les mécanismes de protection sociale, à développer des politiques publiques plus équitables et à favoriser un développement inclusif reposant sur une meilleure connaissance des réalités socio-économiques des ménages les plus fragiles.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya met fin à l’exportation de l’or brut après une période transitoire de 90 jours.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a décidé de durcir l’encadrement de la filière aurifère en interdisant l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. La mesure est contenue dans un décret présidentiel lu le vendredi 3 juillet 2026 à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), et marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier.

Selon les dispositions du texte, les opérateurs disposent d’un délai de trois mois à compter de la publication officielle du décret pour se conformer à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera formellement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie des autorités guinéennes visant à accroître la maîtrise de la chaîne de valeur des ressources minières, à renforcer la traçabilité de la production aurifère et à favoriser une meilleure valorisation des richesses nationales avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Un dispositif de sanctions renforcé

Le décret prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales à l’encontre des personnes physiques ou morales qui enfreindraient cette nouvelle réglementation.

Sur le plan administratif, les autorités pourront procéder à la suspension ou au retrait des autorisations d’exportation accordées aux opérateurs concernés. Le texte autorise également l’immobilisation, la consignation ainsi que la saisie des cargaisons d’or faisant l’objet d’une exportation irrégulière, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Le volet pénal du décret est tout aussi dissuasif. Toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette interdiction sera désormais considérée comme une infraction à la fois douanière et minière. Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la législation guinéenne.

Une réforme pour mieux valoriser les ressources minières

À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, lutter contre les circuits illicites d’exportation et améliorer les retombées économiques de l’exploitation aurifère pour l’État.

Premier secteur d’exportation du pays, les mines occupent une place stratégique dans l’économie guinéenne. Les autorités ambitionnent désormais de développer davantage la transformation locale des ressources, d’améliorer le contrôle des flux d’exportation et de garantir une exploitation plus transparente et plus bénéfique pour l’économie nationale.

L’interdiction de l’exportation de l’or brut constitue ainsi un nouveau levier de la politique de souveraineté économique engagée par les autorités de la transition, avec pour objectif de mieux préserver les intérêts de la Guinée dans la gestion de ses ressources naturelles.,

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Guinée : MSHP Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

MSHP | Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

Conakry, le 2 juillet 2026 – Le Gouvernement, à travers les ministères du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de la Santé et de l’Hygiène Publique, ainsi que l’Institut National de la Statistique (INS), a procédé ce jeudi à la présentation officielle des résultats de la 6ᵉ Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI).

Réalisée entre 2024 et 2025 avec l’appui des partenaires au développement, cette enquête nationale constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Elle fournit des données fiables et actualisées sur la situation démographique, sanitaire et sociale de la Guinée.

Dans son allocution, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Khaïté SALL, a exprimé sa profonde satisfaction face aux résultats de l’EDS-VI. Les données révèlent une avancée notable : la mortalité infantile a reculé de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, tandis que la mortalité infanto-juvénile est passée de 111 % à 95 %.
« Ces avancées sont le fruit de choix politiques courageux, portés par le Chef de l’État et soutenus par nos partenaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ces données ne dormiront pas dans des tiroirs. Pour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, elles constituent un engagement sacré. Chaque décision, chaque budget, chaque déploiement de personnel devra désormais être guidé par une obsession unique : sauver des vies et améliorer la qualité des soins dans nos structures. »

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismael NABÉ, a abondé dans le même sens, soulignant que cette enquête permettra à la Guinée de mieux suivre ses engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les autres cadres auxquels le pays a souscrit.

« Les statistiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles deviennent des politiques publiques. Les rapports n’ont de valeur que s’ils conduisent à des décisions concrètes. Les indicateurs ne sont utiles que s’ils améliorent effectivement la vie des populations. La publication de l’EDS-VI marque donc le début d’une nouvelle étape où chaque ministère, chaque collectivité locale, chaque partenaire et chaque chercheur devra s’approprier ces résultats pour mieux agir », a-t-il affirmé.

Cette enquête d’envergure a couvert plus de 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.
Au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a salué cette avancée. Il a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables et actualisées constitue le socle de la bonne gouvernance, de la transparence et de la prise de décisions fondées sur des faits probants.
« Le Gouvernement veillera à ce que les résultats soient immédiatement exploités pour anticiper les mesures futures en matière de santé, d’éducation et de protection sociale ; planifier les investissements publics structurants dans le domaine sanitaire ; et renforcer l’alignement des politiques sectorielles sur les priorités nationales du développement humain », a-t-il précisé.

L’aboutissement de cette 6ᵉ enquête, après celle de 2018, s’inscrit pleinement dans le 5ᵉ pilier Santé et Bien-être du programme stratégique Simandou 2040.

Source : sante.gov.gn

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Guinée–Tchad : Conakry et N’Djamena renforcent leur partenariat diplomatique.

Le président Mamadi Doumbouya invité au Forum africain de N’Djamena consacré aux enjeux de l’eau

Les relations entre la Guinée et le Tchad franchissent une nouvelle étape. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a reçu ce jeudi à Conakry son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin, porteur d’un message officiel du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, destiné au président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, rapporte la télévision nationale.

Cette visite de haut niveau illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération politique et diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre plusieurs États africains autour de priorités communes de développement et d’intégration.

Une invitation officielle au Forum africain de N’Djamena

Au centre des échanges figure l’invitation adressée au chef de l’État guinéen à participer au Forum africain de N’Djamena, prévu les 15 et 16 juillet 2026.

Cette rencontre internationale sera consacrée à la gestion durable des ressources en eau, un enjeu stratégique pour le continent africain face aux défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au développement économique.

Selon le ministre d’État tchadien, le forum est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, ainsi que diverses institutions techniques et financières engagées dans la promotion du développement durable en Afrique.

L’objectif est de favoriser une réflexion commune sur les politiques de gestion de l’eau et leur rôle dans la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé publique et la résilience des États africains.

Des relations politiques placées sous le signe de la confiance

À cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a mis en avant la qualité des relations entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Mamadi Doumbouya, estimant que cette proximité contribue au renforcement du partenariat entre Conakry et N’Djamena.

Le responsable tchadien a également salué les progrès enregistrés par la Guinée en matière de stabilité, de consolidation de la paix et de développement, félicitant les autorités guinéennes pour les réformes engagées.

Conakry salue un geste de fraternité

De son côté, Dr Morissanda Kouyaté a rappelé que les deux chefs d’État avaient déjà échangé à plusieurs reprises, notamment lors de leur rencontre à Nairobi, où ils avaient abordé les perspectives de coopération bilatérale ainsi que plusieurs dossiers relatifs aux enjeux africains et internationaux.

Le chef de la diplomatie guinéenne a qualifié le message transmis par le président tchadien de « signe de considération et de fraternité », y voyant une illustration de la solidité des liens qui unissent les deux pays.

Vers un partenariat renforcé autour des défis africains

Cette visite confirme la volonté commune de la Guinée et du Tchad de consolider leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le développement durable, l’intégration africaine et les grands défis auxquels le continent est confronté.

À travers ce rapprochement diplomatique, Conakry et N’Djamena entendent poursuivre un dialogue politique étroit et développer des initiatives conjointes au service de la stabilité régionale et du développement de l’Afrique.