Pp 56815b72a43f5e4d40917e46 ph0 360x320

Guinée : promulgation d’une loi clé pour le financement de la TNT.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a officialisé, par décret lu le jeudi 16 avril à la télévision nationale, la promulgation d’une loi stratégique relative au financement du projet de télévision numérique terrestre (TNT). Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus de modernisation du secteur audiovisuel guinéen.

Une loi modificative désormais en vigueur

Le texte promulgué, la loi ordinaire L-2025-018-CNT du 30 mai 2025, entre officiellement en application. Il vient modifier la loi L-2024-022-CNT du 23 octobre 2024, qui autorisait déjà la ratification d’une convention de crédit acheteur conclue entre l’État guinéen et BPI France.

Cette mise à jour législative vise à adapter le cadre juridique aux exigences opérationnelles et financières du projet.

Un financement de 66 millions d’euros pour moderniser l’audiovisuel

D’un montant global de 66 millions d’euros, l’accord signé le 25 juin 2024 prévoit le financement du déploiement de la TNT sur l’ensemble du territoire national. Ce projet structurant ambitionne d’améliorer significativement la qualité et l’accessibilité de la diffusion télévisuelle en Guinée.

Au-delà de la TNT, le programme inclut également la modernisation du réseau de radiodiffusion FM, la rénovation des studios de production ainsi que la sauvegarde et la valorisation des archives audiovisuelles nationales.

Un levier pour la transformation du paysage médiatique

À travers cette initiative, les autorités guinéennes entendent accélérer la transition vers le numérique et renforcer les capacités techniques du secteur audiovisuel. L’objectif est de doter le pays d’infrastructures modernes, capables de soutenir une offre médiatique plus diversifiée et compétitive.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique, considérée comme un levier essentiel de développement et de souveraineté informationnelle.

615821856 1323498346479079 1667492286818597418 n 360x320

Guinée : une prorogation exceptionnelle du mandat de certains magistrats.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a signé un décret introduisant une mesure exceptionnelle concernant le corps judiciaire, en application des dispositions de l’article 76 de la loi organique du 17 mai 2013 portant statut des magistrats.

Cette décision intervient dans un contexte de réformes en cours du système judiciaire, marqué par la volonté des autorités de garantir la continuité du service public de la justice.

Une prolongation de douze mois accordée

Selon le décret, lu à la télévision nationale le jeudi 16 avril, une prorogation de douze mois est accordée aux magistrats qui devaient faire valoir leurs droits à la retraite à compter du 31 décembre 2025.

Concrètement, cette prolongation s’étend du 30 juin 2026 au 30 juin 2027, permettant aux magistrats concernés de continuer à exercer leurs fonctions au-delà de la limite d’âge initialement prévue.

Une dérogation encadrée par la loi

Cette mesure constitue une dérogation à l’article 92 de la loi organique relative au statut des magistrats, qui fixe les conditions de départ à la retraite. Elle s’inscrit dans un cadre légal précis, autorisant des ajustements exceptionnels en fonction des besoins du service public.

Une telle décision peut répondre à plusieurs impératifs, notamment la nécessité de maintenir l’expertise au sein des juridictions et d’assurer la stabilité du système judiciaire dans une phase de transition.

Le ministère de la Justice chargé de l’application

Le décret précise que sa mise en œuvre relève de la responsabilité du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, chargé de veiller à l’application effective de cette prorogation.

À travers cette mesure, les autorités entendent préserver la continuité et l’efficacité du fonctionnement de l’appareil judiciaire, tout en accompagnant les évolutions en cours dans le secteur de la justice.

IMG 0880 1024x683 1 360x320

Guinée : S.E Mamadi Doumbouya appelle à la responsabilité sur les réseaux sociaux.

Face à la multiplication de contenus jugés excessifs sur les réseaux sociaux ces derniers jours, le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a lancé un appel solennel à la responsabilité des citoyens, en particulier des jeunes et des acteurs du numérique.

Dans un message publié sur ses canaux officiels, le chef de l’État a tenu à saluer l’engagement de la jeunesse ainsi que le rôle croissant des journalistes, blogueurs et créateurs de contenus dans l’animation du débat public. Il a souligné leur contribution à l’émergence d’une gouvernance plus participative en Guinée.

Liberté d’expression et responsabilité collective

Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression, le président a insisté sur les devoirs qui l’accompagnent. Il a rappelé que cette liberté implique le respect d’autrui, la recherche de la vérité et la préservation de la cohésion nationale.

Dans ce contexte, il a mis en garde contre les dérives observées, notamment la diffusion de propos injurieux, de discours de haine et de contenus susceptibles d’alimenter les divisions. Selon lui, ces pratiques constituent un obstacle à la construction d’une société apaisée.

Préserver l’unité nationale face aux discours de division

Le chef de l’État a insisté sur l’importance de l’unité nationale comme socle du développement. Il a rappelé que la capacité des citoyens à dialoguer et à construire ensemble, dans le respect mutuel, demeure un atout essentiel pour le pays.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans le débat public, mais où leur utilisation soulève également des préoccupations en matière de régulation et de responsabilité.

Faire des réseaux sociaux un levier de développement

Dans la suite de son message, S.E Mamadi Doumbouya a invité les citoyens à transformer les plateformes numériques en espaces d’échanges constructifs. Il a encouragé la production de contenus porteurs d’idées positives et d’initiatives en faveur du développement national.

Un appel à l’unité et à l’engagement collectif

En conclusion, le président a réaffirmé que l’avenir de la Guinée repose sur le travail, la solidarité et la recherche du bien-être collectif. Il a appelé à un engagement commun pour bâtir une nation prospère, apaisée et inclusive.

Ce message s’inscrit dans une volonté de promouvoir un usage responsable des outils numériques, dans un contexte où leur influence sur la vie publique ne cesse de croître.

672673338 1409085807925776 3674119341362024592 n 360x320

Guinée : lancement du recrutement pour la première promotion de l’ENA.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation de l’État avec le lancement officiel de l’appel à candidatures pour la première promotion de l’École nationale d’administration (ENA). L’annonce a été faite le 15 avril 2026 par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno.

Cette initiative marque le démarrage effectif d’une institution appelée à jouer un rôle central dans la formation des élites administratives du pays.

Un projet structurant inscrit dans la vision Simandou 2040

La création de l’ENA s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique « Simandou 2040 », qui ambitionne de transformer en profondeur l’appareil étatique et de renforcer les capacités de gouvernance. À travers ce projet, les autorités entendent professionnaliser davantage la haute administration et doter le pays de cadres compétents, capables de répondre aux défis du développement.

L’ENA apparaît ainsi comme un levier clé pour améliorer l’efficacité de l’action publique et accompagner les réformes institutionnelles en cours.

240 places ouvertes, dont un quota pour les candidats externes

Pour cette première promotion, un total de 240 élèves sera recruté. La répartition prévoit 180 fonctionnaires déjà en poste et 60 candidats externes. Ces derniers devront être titulaires d’au moins une licence et âgés de 45 ans au plus.

Les candidatures seront ouvertes à partir du 20 avril via la plateforme officielle dédiée. Les candidats admis au concours externe bénéficieront du statut d’élèves fonctionnaires, incluant une rémunération pendant toute la durée de leur formation, un dispositif destiné à attirer des profils qualifiés.

Une école tournée vers la performance administrative

Au-delà de la formation initiale des futurs cadres de l’État, l’ENA proposera également des programmes en management adaptés aux besoins du secteur public et du secteur privé. Cette ouverture traduit la volonté des autorités de faire de l’établissement un centre de référence en matière de formation et de renforcement des compétences.

À terme, l’objectif affiché est d’améliorer durablement la gouvernance publique, en renforçant la qualité des ressources humaines et en diffusant des standards élevés de performance administrative.

672676320 1282706457284577 1569854599120959417 n 360x320

Guinée : vers une refonte stratégique du Code des investissements

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, mardi 14 avril 2026, le processus de refonte du Code des investissements, une réforme d’envergure destinée à redéfinir les fondements de la politique économique nationale. Pilotée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’attractivité du pays, tout en recentrant les priorités sur un développement plus inclusif et souverain.

La cérémonie de lancement, présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires économiques, témoignant de l’importance accordée à cette réforme.

Une réforme à forte portée politique

Au-delà de son aspect technique, la révision du Code des investissements est présentée par les autorités comme un choix politique structurant. Elle s’inscrit dans la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de redéfinir le modèle économique du pays.

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a souligné la dimension stratégique de cette réforme. Selon elle, il s’agit de rompre avec des approches jugées trop passives pour construire une économie davantage orientée vers les intérêts nationaux. Elle a notamment insisté sur la nécessité de reprendre le contrôle de la trajectoire économique du pays et de garantir que les retombées des investissements bénéficient en priorité aux populations guinéennes.

Vers un cadre plus sélectif et orienté vers la valeur ajoutée

Au cœur de cette refonte se dessine une nouvelle doctrine en matière d’investissements. L’objectif affiché est d’attirer des capitaux, mais selon des critères plus exigeants, en cohérence avec les priorités de développement du pays.

Le futur Code devrait ainsi privilégier les projets à forte valeur ajoutée, notamment ceux favorisant la transformation locale des ressources et le transfert de compétences. Cette orientation traduit une volonté claire de passer d’un modèle principalement incitatif à un cadre plus sélectif, capable d’orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie guinéenne.

Le secteur privé au cœur de la dynamique

Lors de son intervention, le Premier ministre Amadou Oury Bah a rappelé le rôle central du secteur privé dans la stratégie de croissance du pays. Il a souligné que les réformes engagées visent à créer un environnement propice au développement des entreprises, qu’elles soient nationales ou internationales.

Dans cette perspective, les autorités entendent renforcer les conditions d’investissement afin de favoriser l’émergence d’un secteur privé plus robuste et compétitif. Présent à la cérémonie, un représentant du patronat a salué une réforme ambitieuse, estimant qu’elle pourrait contribuer à attirer des investissements plus durables et mieux structurés, en phase avec les besoins de l’économie nationale.

Une réforme attendue pour repositionner l’économie guinéenne

À travers cette refonte, la Guinée cherche à se doter d’un outil juridique moderne, capable d’accompagner ses ambitions économiques. En misant sur une approche plus stratégique et sélective, les autorités espèrent non seulement accroître l’attractivité du pays, mais aussi garantir un impact plus significatif des investissements sur le développement économique et social.

673940518 1265634482421142 6823637622118786282 n 360x320

Tourisme en Guinée : le CNT adopte un cadre légal structurant.

Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté, ce mardi 14 avril 2026 à Conakry, la loi portant organisation du secteur du tourisme en République de Guinée. Ce texte, approuvé à l’unanimité, marque une avancée majeure dans la volonté des autorités de structurer un secteur longtemps resté en marge de l’économie nationale.

La séance a été présidée par Maimouna Yombouno Bangoura, en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla.

Un potentiel touristique encore sous-exploité

Malgré des atouts naturels et culturels reconnus — des paysages du Fouta Djallon au Mont Nimba, en passant par les forêts de la Guinée forestière et le riche patrimoine mandingue — la Guinée demeure l’une des destinations les moins fréquentées du continent.

Ce paradoxe constitue l’un des principaux défis que ce nouveau Code du tourisme entend relever, en inscrivant le secteur dans une dynamique de transformation économique, en cohérence avec les ambitions du programme Simandou 2040.

Un cadre juridique pour structurer toute la filière

La nouvelle loi introduit une organisation complète de la chaîne touristique. Elle encadre les activités des agences de voyages, des établissements hôteliers, des guides, des restaurateurs et des gestionnaires de sites touristiques.

Le texte prévoit également l’instauration de normes de qualité, le renforcement de la protection des consommateurs et l’interdiction formelle de pratiques illicites, notamment le tourisme sexuel. Par ailleurs, des incitations fiscales sont annoncées afin d’attirer davantage d’investissements dans le secteur.

Les opérateurs déjà en activité disposent d’un délai de 24 mois pour se conformer aux nouvelles dispositions, traduisant une volonté d’accompagner progressivement la mise à niveau du secteur.

Une ambition de repositionnement sur la scène africaine

À travers cette réforme, la Guinée entend se positionner comme une destination crédible et compétitive sur le marché africain du tourisme, en pleine croissance. Le continent a enregistré 74 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse significative en un an.

En se dotant d’un cadre juridique modernisé, les autorités ambitionnent de transformer le tourisme en véritable levier de développement, capable de générer des emplois, d’attirer des investissements et de valoriser durablement les richesses culturelles et naturelles du pays.

9942ed901a3d172ac292b8cb0e54ee72b66ac04fe0cbde3d5aecad9487ea7216 360x320

Diplomatie économique : la Guinée s’impose dans les instances africaines.

En l’espace de 48 heures, la Guinée a enregistré une double avancée significative sur la scène institutionnelle africaine, en accédant à deux postes stratégiques au sein d’organisations majeures. Une dynamique qui confirme le renforcement progressif de son influence diplomatique et économique.

Une présidence stratégique à la BIDC

Le 8 avril 2026, à l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, la Guinée a été portée à la présidence du Conseil des gouverneurs pour un mandat d’un an.

Cet organe, composé des ministres en charge des Finances et de l’Économie des États membres, joue un rôle central dans l’orientation des politiques de financement du développement en Afrique de l’Ouest. Cette position offre à Conakry une capacité d’influence sur les priorités régionales, notamment en matière d’infrastructures et d’industrialisation.

À la tête de l’African Risk Capacity

Le lendemain, 9 avril, à Addis-Abeba, la Guinée a également été désignée à la présidence de la Conférence des États parties de l’African Risk Capacity.

Ce mécanisme, mis en place par l’Union africaine, vise à renforcer la capacité des États à anticiper et gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique sur le continent.

Des fonctions d’influence plus que de gestion

Si ces responsabilités ne relèvent pas de fonctions exécutives, elles n’en demeurent pas moins stratégiques. Elles permettent à la Guinée de peser dans les débats, d’orienter les priorités et de porter des initiatives à l’échelle régionale et continentale.

À la BIDC, il s’agira notamment de contribuer à orienter les financements vers des secteurs structurants. À l’ARC, la Guinée participera aux décisions liées à la résilience climatique, un enjeu devenu central pour les économies africaines.

Une reconnaissance du rôle croissant de la Guinée

Cette double désignation apparaît comme un signal fort de la reconnaissance du rôle grandissant de la Guinée dans les dynamiques africaines. Elle intervient dans un contexte où les enjeux de financement du développement, de souveraineté économique et de gestion des risques climatiques occupent une place centrale.

Au-delà de leur portée symbolique, ces positions offrent à Conakry une tribune pour défendre des priorités telles que la solidarité régionale, le renforcement des capacités économiques et l’adaptation aux défis climatiques.

IMG 20260408 153333 700 x 380 pixel 360x320

Campagne électorale en Guinée : la HAC fixe les règles du jeu pour les médias.

Au lendemain du report des élections législatives et communales au 31 mai, la Haute Autorité de la Communication a réuni, ce samedi 11 avril 2026, les responsables des associations de presse ainsi que les dirigeants de médias publics et privés.

Objectif affiché : encadrer rigoureusement la couverture médiatique de la campagne électorale et prévenir tout dérapage dans un contexte jugé sensible.

Rigueur et responsabilité exigées

Présidant la rencontre, Boubacar Yacine Diallo a appelé les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, dans la continuité des précédentes échéances électorales, notamment le référendum et la présidentielle.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir une information équilibrée, crédible et conforme aux principes démocratiques.

Médias privés : entre liberté et obligation d’équité

À l’endroit des médias privés, la HAC a rappelé l’exigence fondamentale d’un traitement équitable entre les candidats. Tout espace accordé doit respecter un principe d’égalité dans la diffusion.

La commercialisation d’espaces publicitaires reste autorisée, mais l’institution recommande une harmonisation des tarifs afin d’éviter toute distorsion entre les acteurs politiques.

Autre point clé : la séparation stricte entre information et propagande. Les contenus de campagne doivent être clairement identifiés et ne sauraient être confondus avec le travail journalistique.

Télévisions : une frontière stricte entre contenu éditorial et publicité

Les télévisions engagées dans la diffusion de la campagne officielle sont autorisées à vendre des espaces publicitaires, à condition que ceux-ci soient distincts des programmes institutionnels.

La HAC insiste : aucun contenu sponsorisé ne doit apparaître dans les journaux de campagne ou les émissions de débat.

Réseaux sociaux : une régulation ciblée

Une directive spécifique encadre désormais l’utilisation des réseaux sociaux. Seules les plateformes impliquées dans la campagne électorale seront soumises à la régulation.

Les pages et chaînes actives dans le débat politique devront ainsi se conformer aux règles fixées, tandis que les autres resteront en dehors du dispositif.

Journalistes engagés : obligation de retrait

Le régulateur a également clarifié la situation des journalistes engagés politiquement. Ceux qui sont candidats ou affichent un soutien public à un acteur politique devront suspendre leurs activités professionnelles durant toute la campagne.

Des sanctions sont annoncées en cas de non-respect de cette disposition.

Médias publics : un dispositif structuré à l’échelle nationale

La diffusion du journal de campagne sera assurée par la RTG, avec une production centralisée notamment à Koloma pour les listes nationales.

Pour les scrutins locaux, 32 radios rurales seront mobilisées afin d’assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions. Une exception est prévue à Coyah, où une radio privée prendra le relais en l’absence de station rurale.

Une innovation majeure : l’implication des radios privées

Parmi les principales nouveautés, la HAC annonce la mobilisation de 13 radios privées à Conakry pour accompagner la couverture de la campagne.

Une première, selon l’institution, qui marque une ouverture du dispositif à davantage d’acteurs médiatiques.

Enfin, des superviseurs seront déployés dans chaque circonscription pour contrôler et valider les contenus avant diffusion, garantissant ainsi le respect strict des règles établies

668568362 1349460937207203 4819640968873263244 n 360x320

Réformes institutionnelles : la Guinée accélère l’adoption des lois organiques prévues par la Constitution.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations arrêtées lors des Conseils des ministres des 27 septembre 2025 et 2 avril 2026, les autorités guinéennes ont engagé une nouvelle phase d’accélération des réformes institutionnelles. Sur instruction du Président de la République, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, agit en étroite coordination avec le Premier ministre afin de conduire un travail concerté avec l’ensemble des départements ministériels concernés, ainsi qu’avec le Conseil national de la transition (CNT).

Cette démarche vise à garantir une adoption diligente des lois organiques et spéciales prévues par la Constitution. Elle répond à un impératif central : assurer une articulation cohérente entre le cadre juridique en construction et le calendrier progressif de mise en place des institutions, en lien avec le processus électoral en cours.

À cet effet, la commission chargée de l’examen et de l’élaboration des lois organiques, placée sous la tutelle technique du ministère de la Justice, a entamé l’étude de vingt projets de textes. Ce travail marque une étape décisive dans la structuration du futur dispositif institutionnel du pays.

Au-delà de l’aspect procédural, cette dynamique traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un socle juridique solide. Un préalable indispensable à la consolidation de l’État de droit, au renforcement de la gouvernance institutionnelle et à l’installation effective d’institutions républicaines stables.

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme, à travers cette mobilisation, son engagement à accompagner ce processus stratégique, au cœur de la refondation institutionnelle en cours dans le pays.

668519283 931830609773241 7207070442697308054 n 360x320

La Guinée à la tête de la BIDC : un positionnement stratégique au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

La scène aurait pu passer inaperçue. Elle marque pourtant un tournant significatif dans les dynamiques économiques régionales. À l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, la Guinée a été désignée pour assurer la présidence du Conseil des gouverneurs pour les douze prochains mois.

Une nomination à forte portée stratégique

Au-delà de son caractère institutionnel, cette désignation constitue un signal politique et économique fort. Elle illustre la montée en puissance de la Guinée sur la scène régionale, dans un contexte de recomposition des équilibres économiques en Afrique de l’Ouest.

Cette présidence confère au pays une position d’influence dans l’orientation des politiques d’investissement et de financement au sein de l’espace communautaire.

D’un potentiel reconnu à une crédibilité affirmée

Longtemps considérée comme une économie à fort potentiel mais insuffisamment valorisée, la Guinée semble amorcer un tournant décisif. Le pays s’inscrit désormais dans une dynamique de transformation structurelle, visant à renforcer sa crédibilité auprès des partenaires régionaux et internationaux.

Cette évolution s’appuie notamment sur les réformes engagées sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya, dans une logique de refondation du modèle économique.

Simandou 2040, socle d’une nouvelle ambition

Au cœur de cette stratégie figure le programme « Simandou 2040 », une vision de développement à long terme visant à restructurer l’économie nationale, à valoriser les ressources naturelles et à stimuler l’industrialisation.

À travers cette feuille de route, la Guinée ambitionne de s’imposer comme un acteur clé de la transformation économique régionale, en capitalisant sur ses atouts et en renforçant ses capacités institutionnelles.

Une opportunité pour peser sur l’avenir régional

En accédant à la présidence du Conseil des gouverneurs de la BIDC, la Guinée dispose désormais d’un levier supplémentaire pour contribuer à la définition des priorités économiques de la sous-région.

Cette position stratégique pourrait ainsi permettre au pays de jouer un rôle accru dans le financement des projets structurants et dans la promotion d’une intégration économique plus dynamique en Afrique de l’Ouest.