736931648 1342681277364408 1765946775347365578 n 360x320

Guinée : lancement d’un programme présidentiel pour aménager 1 500 hectares au profit des producteurs de riz et de maïs.

Une initiative destinée à renforcer la sécurité alimentaire et à faire de l’agriculture un pilier du projet Simandou 2040

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mercredi 1er juillet, l’Initiative présidentielle d’appui à la mise en valeur de 1 500 hectares en faveur des petits producteurs de riz et de maïs. Porté par le ministère de l’Agriculture, ce programme ambitionne de stimuler la production agricole, d’accompagner les exploitations familiales et de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du pays.

La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence de Facinet Sylla, ministre des Infrastructures, représentant le ministre directeur de Cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité.

Faire de l’agriculture un moteur de transformation économique

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale qui vise à faire du projet Simandou un véritable levier de transformation économique et sociale. Au-delà de son volet minier, le programme Simandou 2040 entend favoriser le développement de secteurs structurants tels que l’agriculture afin de diversifier l’économie guinéenne.

Le projet prévoit, dans sa phase pilote, l’aménagement de 1 500 hectares de terres agricoles, dont 100 hectares destinés à la culture du riz. Les bénéficiaires recevront un accompagnement complet comprenant la fourniture de semences améliorées, d’intrants agricoles, les travaux de labour, un encadrement technique ainsi que l’appui aux opérations de récolte.

L’objectif est d’améliorer les rendements agricoles tout en renforçant les capacités de production des exploitations familiales.

Un programme au bénéfice des producteurs et de l’emploi rural

Selon les autorités, l’initiative devrait profiter directement à 80 organisations agricoles réparties dans les zones concernées.

Le programme prévoit également la création de près de 5 000 emplois, contribuant ainsi au développement économique des localités traversées par le corridor de Simandou.

À travers cette approche, le gouvernement entend faire de l’agriculture un secteur créateur de richesse, d’emplois et de revenus, tout en consolidant la résilience alimentaire des populations.

L’appel à une appropriation par les producteurs

Intervenant au nom de Djiba Diakité, Facinet Sylla a rappelé que cette initiative traduit la volonté du président de la République de placer l’agriculture au cœur de la politique de développement du pays.

Il a souligné qu’aucun développement durable ne saurait être envisagé sans une véritable souveraineté alimentaire, invitant les producteurs à s’approprier pleinement ce programme afin d’en assurer la réussite.

Avant de procéder au lancement officiel de l’initiative, le ministre des Infrastructures a également plaidé pour que la contribution financière de 30 % demandée aux bénéficiaires ne constitue pas un frein à la mise en œuvre du projet ni à l’atteinte des objectifs fixés, au bénéfice des producteurs et des communautés rurales.

Fb img 1782927612905 360x320

Sécurité routière : la Guinée interdit provisoirement la circulation nocturne des gros porteurs sur les routes nationales.

Le gouvernement renforce les mesures pour freiner la recrudescence des accidents de la circulation

Face à la multiplication des accidents de la route, souvent meurtriers, le gouvernement guinéen durcit sa politique de sécurité routière. Réuni ce mercredi 1er juillet avec les représentants des principales organisations de transporteurs, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé une série de mesures destinées à réduire le nombre de drames enregistrés sur les axes routiers du pays.

Cette rencontre, tenue au siège du ministère, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte préoccupation des autorités face à l’augmentation des accidents de la circulation, qui continuent de faire de nombreuses victimes et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le facteur humain au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur le récent accident survenu à Mamou, dont les premières conclusions privilégient une erreur humaine comme principale cause.

Pour le ministre des Transports, cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer la discipline sur les routes et de responsabiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Il a ainsi appelé les transporteurs, les conducteurs et les propriétaires de véhicules à respecter rigoureusement le Code de la route et à abandonner les comportements à risque qui contribuent à la répétition des accidents.

Selon les autorités, plusieurs facteurs reviennent de manière récurrente dans les enquêtes menées après les sinistres. Parmi eux figurent la surcharge des véhicules, les excès de vitesse, l’absence de contrôles techniques réguliers ainsi que la fatigue des conducteurs, particulièrement sur les longues distances.

Une interdiction temporaire de circulation pour les gros porteurs

À l’issue de la réunion, le gouvernement et les représentants des transporteurs se sont accordés sur plusieurs mesures immédiates.

La décision phare porte sur l’interdiction provisoire, pour une durée de trois mois, de la circulation nocturne de l’ensemble des véhicules gros porteurs sur les routes nationales.

Les autorités estiment que cette mesure préventive permettra de réduire les risques d’accidents graves durant les heures de faible visibilité, période où la fatigue des conducteurs constitue également un facteur aggravant.

Cette restriction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer durablement la sécurité routière et à limiter les pertes en vies humaines.

Vers un renforcement du contrôle routier

Le ministère des Transports annonce également un suivi rigoureux de l’application des nouvelles dispositions.

Les services compétents seront chargés de veiller au respect de cette interdiction et des autres règles de circulation, tandis que les acteurs du transport sont invités à s’impliquer pleinement dans cette démarche de prévention.

À travers ces mesures, le gouvernement entend instaurer une culture de responsabilité partagée afin de rendre les routes guinéennes plus sûres et de réduire significativement le nombre d’accidents et de victimes au cours des prochains mois.

FB IMG 1782848259350 1024x786 1 360x320

Guinée–CEDEAO : l’ambassadeur Aka Brou salue un net réchauffement des relations à l’issue de sa mission.

Reçu par le Premier ministre, le représentant résident sortant dresse un bilan marqué par le retour du dialogue entre Conakry et l’organisation régionale

En fin de mission en Guinée, le représentant résident sortant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ambassadeur Aka Brou, a été reçu en audience ce mardi 30 juin 2026 par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. À l’issue de cette rencontre, le diplomate s’est félicité des progrès enregistrés dans les relations entre la Guinée et l’organisation sous-régionale depuis sa prise de fonctions, selon des informations communiquées par la Primature.

Nommé à Conakry en septembre 2022, Aka Brou est arrivé dans un contexte marqué par de fortes tensions entre les autorités guinéennes de la transition et la CEDEAO. Près de quatre ans plus tard, il estime que les efforts de dialogue entrepris de part et d’autre ont permis de restaurer progressivement un climat de confiance.

« Lorsque j’ai pris fonction en septembre 2022, les relations entre la CEDEAO et la Guinée étaient marquées par de fortes tensions. Aujourd’hui, la Guinée a réintégré toutes les instances internationales et le Président de la République est invité aux prochains sommets de la CEDEAO », a déclaré le diplomate, cité par la Primature.

Des avancées institutionnelles saluées

Parmi les principales réalisations de son mandat, Aka Brou a mis en avant la signature de l’Accord de siège de la représentation de la CEDEAO en Guinée. Ce texte, attendu depuis dix-sept ans, constitue selon lui une étape majeure dans l’institutionnalisation des relations entre l’organisation régionale et les autorités guinéennes.

Le diplomate considère cette avancée comme l’un des symboles du rapprochement opéré ces dernières années entre Conakry et la CEDEAO, dans un contexte régional marqué par des enjeux politiques et sécuritaires majeurs.

Un hommage au rôle du Premier ministre

Au cours de cette audience d’adieu, Aka Brou a également salué l’implication du Premier ministre Amadou Oury Bah dans le renforcement du dialogue entre les différentes parties.

Le représentant résident sortant a rendu hommage au chef du gouvernement pour son rôle dans la consolidation des échanges entre la Guinée et l’organisation sous-régionale.

« Vous êtes un facilitateur. Vous avez su nous motiver », a-t-il déclaré à l’adresse du Premier ministre.

Vers une nouvelle étape du rapprochement avec la CEDEAO

Le départ d’Aka Brou intervient alors que les relations entre Conakry et la CEDEAO semblent entrer dans une nouvelle phase. Le prochain sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, initialement prévu à la mi-juin, se tiendra finalement le 25 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone, à la demande du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio.

À cette rencontre, le président de la République, Mamadi Doumbouya, figure parmi les dirigeants attendus, un signal qui traduit la normalisation progressive des rapports entre la Guinée et l’organisation ouest-africaine après plusieurs années de tensions liées au processus de transition.

733542737 1459679172870569 6059249499994209662 n 360x320

Guinée : le ministre Mourana Soumah explore un partenariat stratégique avec Alibaba pour accélérer la transformation numérique.

Vers la création d’un hub logistique et numérique en Afrique de l’Ouest

En déplacement en Chine, le ministre guinéen de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, poursuit une série de rencontres avec des acteurs majeurs de l’industrie technologique mondiale. À Shanghai, il s’est entretenu avec des responsables du groupe Alibaba afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines du commerce électronique, de la logistique et des infrastructures numériques.

Les échanges ont notamment réuni les dirigeants d’Alibaba en charge des régions Moyen-Orient, Asie et Afrique, ainsi que le directeur général de Cainiao, la filiale logistique du groupe spécialisée dans les solutions de livraison et de gestion des chaînes d’approvisionnement.

Alibaba intéressé par le potentiel logistique guinéen

Au cœur des discussions : la possibilité de faire de la Guinée le premier hub logistique d’Alibaba en Afrique de l’Ouest. Une ambition qui s’appuie sur l’expertise de Cainiao, l’un des leaders mondiaux du secteur, capable de traiter près de 100 millions de colis quotidiennement à travers le monde.

Pour les autorités guinéennes, ce partenariat potentiel représente une opportunité de positionner le pays comme une plateforme régionale dans le commerce numérique et les échanges internationaux.

Le ministre Mourana Soumah a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans l’étude et la mise en œuvre de cette coopération, considérée comme un levier stratégique pour accompagner la modernisation économique du pays.

Renforcer la souveraineté numérique de la Guinée

Les discussions ont également porté sur le déploiement d’infrastructures Cloud en Guinée. Ces technologies pourraient contribuer à accélérer la transformation digitale de l’administration publique, améliorer les services destinés aux citoyens et offrir de nouveaux outils aux entreprises.

À travers ces investissements numériques, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté technologique du pays et de créer un environnement favorable au développement de l’économie numérique.

Une démarche alignée sur la vision Simandou 2040

Selon le ministre, cette coopération s’inscrit dans la dynamique portée par le programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée un acteur économique majeur à travers le développement des infrastructures, l’innovation et la diversification des secteurs de croissance.

Au-delà des enjeux technologiques, cette démarche traduit la volonté des autorités guinéennes de positionner le pays comme un carrefour régional capable de soutenir l’intégration économique ouest-africaine grâce à des infrastructures numériques adaptées aux exigences de l’économie moderne.

À travers ces échanges avec les grands groupes internationaux, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation entend ainsi renforcer les partenariats stratégiques susceptibles d’accompagner la transformation digitale et le développement économique de la Guinée.

729658380 1469139411920415 1716517614032088926 n 1024x683 1 360x320

Guinée : plus de 5 000 fonctionnaires radiés dans le cadre de l’assainissement de la fonction publique.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la réforme de l’administration publique. À travers plusieurs arrêtés signés le 18 juin 2026, les autorités ont prononcé la radiation de 5 125 agents de l’État, une mesure présentée comme un levier majeur de l’assainissement du fichier de la fonction publique et de la maîtrise de la masse salariale.

Cette opération, pilotée par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’efficacité de l’appareil administratif, à fiabiliser les effectifs de l’État et à lutter contre les irrégularités dans la gestion des ressources humaines.

Plus de 4 900 agents sanctionnés pour abandon de poste

Selon les arrêtés pris par le ministre Faya François Bourouno, 4 906 fonctionnaires ont été radiés pour abandon de poste, tandis que 219 autres ont perdu leur statut d’agent de l’État pour avoir dépassé la durée réglementaire de leur mise en disponibilité, fixée à cinq ans.

Les radiations concernent un large éventail d’administrations publiques. Parmi les structures touchées figurent notamment la Présidence de la République ainsi que plusieurs ministères clés, dont ceux des Affaires étrangères, de l’Éducation, de la Santé, de la Justice, de la Sécurité, de l’Environnement et du Tourisme.

Une procédure encadrée par la réglementation

Le ministère précise que les agents sanctionnés avaient, dans un premier temps, fait l’objet d’une suspension conservatoire de leurs droits pendant une période de trois mois. En l’absence de reprise effective du service à l’issue de ce délai, leur radiation a été prononcée conformément aux dispositions prévues par la législation en vigueur.

Les textes indiquent toutefois que cette mesure administrative ne remet pas en cause les droits à pension des fonctionnaires concernés, lesquels demeurent garantis par les dispositions réglementaires applicables.

Une réforme pour moderniser l’administration publique

Cette opération s’appuie sur les dispositions de la loi de 2018 relative à l’organisation de l’administration publique ainsi que sur le Statut général des agents de l’État, adopté en 2019.

Elle s’inscrit dans le vaste chantier de modernisation engagé par les autorités guinéennes, qui vise à disposer d’une administration plus performante, à éliminer les dysfonctionnements liés à la gestion des effectifs et à optimiser les dépenses publiques.

À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la discipline administrative, améliorer la gouvernance des ressources humaines de l’État et garantir une meilleure utilisation des finances publiques, dans un contexte où la rationalisation de la fonction publique constitue l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale.

IMG 20260630 WA0014 360x320

Davos d’Été 2026, en Chine : la diplomatie économique guinéenne en mode solutions.

Pékin – Dalian – Shanghai, du 23 au 27 juin 2026 – En marge de sa participation remarquée à la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Davos d’Été, la visite officielle du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, en République populaire de Chine s’est distinguée par une démarche orientée vers la recherche de solutions concrètes aux défis structurels de la Guinée.

10005483001Accompagné d’une délégation composée du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, de conseillers techniques de la Présidence en charge des infrastructures et de l’économie, de conseillers de la Primature, du Directeur général de l’Agence guinéenne de développement ainsi que de hauts cadres des ministères des Mines et de la Géologie et des Affaires étrangères, le Chef du Gouvernement a fait le choix de mettre à profit chaque étape de cette mission pour échanger avec les principaux acteurs industriels, technologiques et institutionnels chinois.

L’approche traduit la conviction forte de faire des grands forums internationaux des lieux où se nouent des partenariats capables d’apporter des réponses opérationnelles aux préoccupations quotidiennes des populations.

En 2026, la Guinée représentait l’Afrique à plusieurs séquences majeures du Forum économique mondial. Cette responsabilité diplomatique s’est accompagnée d’une intense activité de terrain, tournée vers les expériences les plus avancées de la Chine dans des secteurs directement liés aux priorités nationales.

Le monde

Trouver une piste de solution durable à la gestion des déchets

IMG 20260630 WA0004La visite du centre de valorisation énergétique des déchets de Shanghai SIIC Baojingang Hills s’inscrit dans cette logique. Face aux défis de l’assainissement de la ville de Conakry et des principales villes du pays, la délégation guinéenne a étudié, à Shanghai, un modèle capable de traiter quotidiennement 3 800 tonnes de déchets, de produire de l’électricité et de transformer les résidus en matériaux de construction.

 

Au-delà de la performance technologique, cette visite a permis d’engager des discussions avec des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans la collecte, le tri, la valorisation énergétique des déchets et la réhabilitation des décharges urbaines.

 

Pour le Gouvernement, il s’agit d’une piste sérieuse afin d’accélérer les réformes engagées dans le secteur de l’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Observer les infrastructures qui dessinent l’économie du futur

IMG 20260630 WA0011Au Port de Shanghai, premier port à conteneurs au monde, le Premier ministre et sa délégation ont découvert un niveau d’automatisation qui redéfinit les standards mondiaux de la logistique. Pilotage intelligent, robotisation des opérations, exploitation du big data, gestion écologique des terminaux : autant d’innovations qui nourrissent la réflexion engagée sur la modernisation des infrastructures stratégiques guinéennes.

Pour un pays engagé dans le développement du corridor de Simandou, l’aménagement de hubs logistique au nord et dans l’amélioration de sa compétitivité logistique, cette immersion offre des enseignements précieux.

Faire de Simandou un moteur d’industrialisation

IMG 20260630 WA0009La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les grands groupes industriels partenaires de la Guinée. Les visites successives auprès de CHINALCO, SPIC, puis de Baosteel, premier producteur mondial d’acier et acteur majeur du Projet Simandou, ont porté sur une ambition commune : faire du développement minier un levier de transformation industrielle.

IMG 20260630 WA0008La délégation guinéenne a pu mesurer le niveau d’intégration industrielle atteint par ces groupes, dont les chaînes de production hautement automatisées illustrent les perspectives offertes par une meilleure valorisation locale des ressources naturelles.

Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, consistant à dépasser l’exportation des matières premières pour développer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de compétences industrielles en Guinée.

Accélérer la transformation numérique

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 11 scaledLa visite du centre de recherche et développement de Huawei à Shanghai a ouvert un autre champ de coopération. Les solutions présentées en matière de connectivité, de cybersécurité, de gouvernance numérique, de réseaux intelligents, de supervision énergétique et d’exploitation minière assistée par l’intelligence artificielle rejoignent plusieurs chantiers prioritaires engagés par le Gouvernement suivant les orientations stratégiques du Chef de l’Etat.

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 25 scaledL’objectif est de mettre les technologies numériques au service de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité économique et de la modernisation des services rendus aux citoyens.

La coopération sino-guinéenne est appelée à se diversifier

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 5 scaledAvec le gouvernement municipal de Shanghai, la délégation guinéenne a également exploré de nouvelles perspectives de coopération décentralisée dans les domaines de l’investissement, de l’industrie, de la logistique portuaire, de la recherche scientifique, de la formation, du tourisme et des échanges culturels. Les autorités de Shanghai ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre les engagements pris par les Présidents des deux pays, en développant des partenariats concrets avec la Guinée.

Une mission tournée vers l’action

Dans un contexte où la Guinée accélère la mise en œuvre de ses grands projets structurants, la mission conduite par le Premier ministre en Chine illustre une approche fondée sur l’observation des meilleures pratiques internationales, le développement de partenariats stratégiques et la recherche de solutions immédiatement mobilisables au bénéfice des populations. Au-delà de la représentation diplomatique de la Guinée au Forum économique mondial, la participation guinéenne traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque coopération extérieure un levier de transformation économique, d’innovation et de création de valeur pour le pays.

Le monde

Gestion durable des déchets, modernisation portuaire, industrialisation autour de Simandou, transition numérique, innovation technologique et coopération territoriale, sont autant de domaines dans lesquels les échanges engagés en Chine ouvrent des perspectives nouvelles pour accompagner la transformation économique de la Guinée.

IMG 20260630 WA0006

IMG 20260630 WA0010

 

Mamadi Doumbouya 2 360x320

Guinée : un vaste programme de 670 millions de dollars pour révolutionner l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation des infrastructures publiques en lançant, ce lundi 29 juin 2026, le Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry (PEAG). Doté d’un financement global de près de 670 millions de dollars américains pour la période 2025-2031, ce projet d’envergure ambitionne de transformer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement dans la capitale guinéenne et sa périphérie.

Face à une croissance démographique soutenue et à une demande toujours plus forte en infrastructures de base, ce programme entend répondre à l’un des défis majeurs du développement urbain en Guinée.

Le gouvernement promet un changement de paradigme

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a qualifié cette initiative de véritable tournant pour le pays.

Selon lui, la Guinée, souvent présentée comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ne pouvait plus accepter que sa capitale continue de faire face à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau potable malgré son important potentiel hydrique.

Le ministre a rappelé que les premières réflexions autour de ce projet remontent au Forum national de l’Eau de 2023, alors qu’il dirigeait encore la Société des Eaux de Guinée (SEG). Il a souligné que la concrétisation du PEAG est le fruit de plusieurs années de négociations techniques, de mobilisation financière et de concertation avec les partenaires au développement.

« Ce programme représente près de 670 millions de dollars d’investissements mobilisés entre 2025 et 2031. Derrière cette enveloppe se cachent plusieurs années de travail, de négociations, de missions techniques et d’efforts constants pour convaincre les partenaires de soutenir cette vision », a-t-il expliqué.

Aboubacar Camara a également rendu hommage au ministre directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, dont il a salué l’implication dans l’aboutissement du projet.

Plus de 2,6 millions de personnes concernées

Le coordonnateur du Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry, Arafan Bayo, a présenté les principales composantes de cette vaste réforme.

Le programme repose sur cinq axes majeurs :

  • le renforcement de l’accès à l’eau potable dans le Grand Conakry ;
  • la modernisation du secteur de l’eau et de l’assainissement à travers des réformes institutionnelles ;
  • l’amélioration de la gestion des ressources hydriques ;
  • l’appui à la coordination, au suivi et à l’exécution du programme ;
  • un mécanisme d’intervention d’urgence en cas de crise.

Selon lui, plus de 2,6 millions de personnes bénéficieront directement des retombées du PEAG.

Le coordonnateur a assuré que la mise en œuvre du projet reposera sur les principes de transparence, de redevabilité et de performance, afin de répondre aux fortes attentes des populations.

La Banque mondiale souligne un impact économique et social majeur

Présent à la cérémonie, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué l’ampleur de cette initiative, qu’il considère comme un levier majeur de développement.

Il a indiqué que le programme permettra notamment à près de 570 000 personnes d’accéder pour la première fois à une source d’eau potable améliorée.

Au-delà des bénéfices sanitaires, il estime que les investissements prévus contribueront également à améliorer les conditions de vie, à renforcer la productivité économique et à créer de nouvelles opportunités pour les populations.

Le représentant de la Banque mondiale a toutefois insisté sur un enjeu essentiel : la durabilité des infrastructures.

Selon lui, la mobilisation des financements et la réalisation des ouvrages constituent une première étape, mais leur entretien, leur gestion efficace et leur maintenance régulière demeurent indispensables pour garantir un service public performant sur le long terme.

Avec le lancement du PEAG, les autorités guinéennes affichent ainsi leur ambition de réduire durablement le déficit en infrastructures hydrauliques et d’accompagner la croissance du Grand Conakry à travers un accès plus équitable à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Gle Am 360x320

La Générale Aminata Diallo de Guinée élue Vice-présidente de l’AISS.

Le Bureau de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS) a élu la Générale Aminata Diallo, Directrice générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Guinée, au poste de Vice-présidente pour le triennat 2026-2028. L’élection a eu lieu lors de la 133ᵉ réunion du Bureau de l’AISS, tenue à Genève, Suisse, les 22 et 23 juin 2026.

Dans son discours d’acceptation, Mme Diallo a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance que lui ont accordée les membres du Bureau et a réaffirmé son engagement à servir l’Association et ses membres afin d’étendre et de renforcer la sécurité sociale dans le monde. Le Président de l’AISS, le Dr Mohammed Azman, a chaleureusement félicité Mme Diallo et souligné que cette élection renforce le leadership de l’Association. Mme Diallo a décrit la sécurité sociale comme un investissement dans la dignité humaine et la promesse que personne ne devrait être laissé sans soutien face aux défis de la vie. Elle a souligné la responsabilité des institutions de sécurité sociale de répondre à l’évolution des réalités sociales et économiques tout en restant fidèles aux principes de solidarité et d’inclusion.

Se tournant vers l’avenir, Mme Diallo a présenté trois ambitions pour son mandat: faire de la sécurité sociale un pilier encore plus fort de stabilité et de cohésion sociale; tirer parti de la transformation numérique pour améliorer la qualité, l’accessibilité et l’efficacité des services; renforcer la coopération internationale et régionale, notamment par le partage d’expériences et de bonnes pratiques au sein de l’AISS.

Évoquant le rôle de l’AISS, la Vice-présidente Diallo a souligné que, depuis sa création en 1927, l’Association est devenue la « maison de la sécurité sociale » à l’échelle mondiale. Elle a insisté sur l’importance de l’écoute et du dialogue, tout en mettant en avant le rôle unique de l’AISS dans la promotion de l’innovation, de la coopération et du partage d’expériences entre ses membres.

En 2027, l’AISS célébrera son centenaire, marquant 100 ans d’engagement au service de l’excellence dans l’administration de la sécurité sociale et du renforcement de la protection sociale à travers le monde.

Source : GuinéeNews.

729293317 1512999613909494 3816312798634190864 n 360x320

Forum d’été de Davos : la Guinée et la Chine renforcent leur partenariat stratégique à Dalian.

À la veille de l’ouverture de la 17ᵉ Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connue sous le nom de Forum d’été de Davos, la Guinée et la Chine ont réaffirmé leur volonté de consolider une coopération devenue essentielle dans leurs relations bilatérales. Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a été reçu ce mardi 23 juin à Dalian par son homologue chinois, Li Qiang, dans le cadre d’une audience marquée par des échanges approfondis sur les perspectives économiques et les projets structurants entre les deux pays.

Une audience symbolique avant le rendez-vous économique mondial

Cette rencontre intervient dans un contexte où la Chine cherche à renforcer ses partenariats avec les pays africains engagés dans des dynamiques de transformation économique. La délégation guinéenne a d’ailleurs bénéficié d’une attention particulière en étant la première reçue par les autorités chinoises en marge de ce grand rendez-vous économique international.

Au-delà du caractère protocolaire, cette audience témoigne de l’importance stratégique que Pékin accorde à la Guinée, partenaire clé en Afrique de l’Ouest et acteur majeur du secteur minier mondial.

Pékin réaffirme son engagement aux côtés de Conakry

Au cours des discussions, le Premier ministre chinois Li Qiang a mis en avant la solidité des liens historiques qui unissent la Chine et la Guinée depuis plusieurs décennies. Il a rappelé que cette coopération repose sur une confiance mutuelle durable et sur une volonté commune d’approfondir les échanges dans plusieurs secteurs prioritaires.

Les deux responsables ont notamment évoqué le développement de l’agro-industrie, le renforcement de la coopération minière, l’amélioration des conditions de vie des populations ainsi que les opportunités offertes par l’initiative chinoise de la Ceinture et la Route, plus connue sous le nom de Nouvelle Route de la Soie.

Pour Pékin, ces domaines constituent des axes stratégiques susceptibles d’accompagner durablement la croissance économique de la Guinée et de renforcer les échanges entre les deux pays.

La Guinée met en avant la vision Simandou 2040

Prenant la parole à son tour, Amadou Oury Bah a salué la qualité du partenariat sino-guinéen et transmis les salutations du président de la République, Mamadi Doumbouya, aux autorités chinoises.

Le chef du gouvernement guinéen a profité de cette rencontre pour présenter les grandes orientations du programme Simandou 2040, considéré comme la pierre angulaire de la stratégie nationale de transformation économique. Ce programme vise notamment à accélérer l’industrialisation du pays à travers la valorisation locale des ressources naturelles, la création d’emplois et le développement d’infrastructures structurantes.

Selon le Premier ministre, cette ambition doit permettre à la Guinée de dépasser son statut traditionnel d’exportateur de matières premières pour devenir un véritable pôle industriel et logistique à l’échelle africaine.

Agro-industrie, énergie et infrastructures au cœur des priorités

Dans cette dynamique, Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité d’intensifier les investissements dans des secteurs jugés essentiels pour l’avenir du pays.

Les échanges ont notamment porté sur le développement de l’agro-industrie, considéré comme un levier de souveraineté alimentaire et de création de valeur ajoutée, mais également sur les projets énergétiques structurants. Le Premier ministre a évoqué à ce titre le barrage hydroélectrique de Fomi ainsi que le déploiement d’infrastructures photovoltaïques destinées à renforcer l’accès à l’énergie et à soutenir l’industrialisation du pays.

Ces projets s’inscrivent dans la volonté affichée des autorités guinéennes de bâtir une économie plus diversifiée, plus compétitive et davantage tournée vers les énergies propres.

De nouvelles perspectives pour la coopération sino-guinéenne

Cette rencontre bilatérale organisée en prélude au Forum d’été de Davos ouvre de nouvelles perspectives pour le partenariat entre Conakry et Pékin. Elle intervient dans un environnement international marqué par la recherche de modèles de développement plus résilients, durables et inclusifs.

Pour la Guinée, cette coopération renforcée avec la Chine apparaît comme un levier stratégique pour accélérer la mise en œuvre de ses grands projets de transformation économique, tandis que Pékin consolide sa présence auprès d’un partenaire africain disposant d’importantes ressources naturelles et d’un potentiel industriel en pleine expansion.

Ibrahima Kalil Conde MATD Guinee 360x320

Guinée : les conseils communaux installés le 2 juillet, les maires élus dans la foulée.

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a fixé au 2 juillet 2026 l’installation officielle des nouveaux conseils communaux ainsi que l’élection des maires et de leurs adjoints dans l’ensemble des communes du pays. Cette décision, rendue publique à travers un arrêté publié le 23 juin, marque une nouvelle étape dans le processus de mise en place des exécutifs locaux à l’issue des élections communales du 31 mai dernier.

Les conseillers communaux élus sont ainsi convoqués en session inaugurale à partir de 9 heures au siège de leurs communes respectives afin de procéder à l’installation des nouveaux organes délibérants et à la désignation des autorités exécutives locales.

Une session inaugurale strictement encadrée

Selon les dispositions de l’arrêté, cette première réunion des conseils communaux sera exclusivement consacrée à trois points essentiels : l’installation officielle du conseil communal, l’élection du maire et celle des maires adjoints.

Aucune autre question ne pourra être examinée au cours de cette séance, dont le déroulement est strictement encadré par les textes en vigueur.

La supervision des opérations sera assurée par les représentants de l’État dans chaque circonscription administrative. À Conakry, cette responsabilité incombera au gouverneur ou à son représentant, tandis que dans les préfectures et sous-préfectures, elle sera exercée respectivement par les préfets et sous-préfets ou leurs délégués.

Le président de séance sera chargé de garantir la régularité de l’ensemble du processus. À ce titre, il pourra ouvrir, suspendre ou clôturer les travaux et veillera à la consignation de tout incident susceptible d’influencer le bon déroulement des opérations.

L’installation officielle des conseils communaux

La première étape de la session consistera à procéder à l’installation des conseils communaux nouvellement élus.

Après vérification de la présence des conseillers régulièrement proclamés élus, le président de séance procédera à leur installation conformément aux dispositions du Code des collectivités locales et aux textes réglementaires en vigueur.

Le secrétariat de la séance sera assuré par le secrétaire général de la commune ou, à défaut, par un agent désigné à cet effet jusqu’à la mise en place des nouvelles autorités communales.

Des élections au scrutin secret

Une fois le conseil communal installé, les conseillers passeront immédiatement à l’élection du maire et des maires adjoints.

Le scrutin se déroulera à bulletin secret, conformément aux dispositions du Code électoral et du Code révisé des collectivités locales.

Le maire et ses adjoints seront élus au scrutin uninominal secret à la majorité absolue des membres du conseil communal. Si aucun candidat n’obtient cette majorité au premier tour, un second tour sera organisé et l’élection se fera alors à la majorité relative.

L’arrêté prévoit également un mécanisme de départage en cas d’égalité parfaite. Dans cette situation, la priorité sera accordée à la candidate femme. À défaut, le candidat le plus jeune sera déclaré élu.

La séance élective sera présidée par le doyen d’âge du conseil communal, assisté des deux plus jeunes conseillers.

Un procès-verbal transmis sous 72 heures

À l’issue des opérations, un procès-verbal distinct devra être établi pour chaque commune afin de retracer le déroulement de la session, les résultats des élections, les éventuelles réclamations ainsi que les incidents enregistrés.

Ce document devra être signé par le président de séance, le secrétaire de séance et, le cas échéant, par les conseillers ayant formulé des observations ou des réserves.

Les procès-verbaux devront ensuite être transmis à la Direction nationale des collectivités locales dans un délai maximal de 72 heures après la clôture des travaux.

Vers la mise en place des nouvelles exécutifs locaux

Avec cette échéance du 2 juillet, la Guinée s’apprête à finaliser l’installation de ses nouvelles autorités communales, étape essentielle du processus de décentralisation et de gouvernance locale.

Les nouveaux maires et leurs équipes auront désormais la responsabilité de conduire les politiques de développement communal, de gérer les services de proximité et de répondre aux attentes des populations dans un contexte où les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans la mise en œuvre des politiques publiques.