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La Guinée accueillera pour la première fois les audiences délocalisées de la Cour de Justice de la CEDEAO.

La République de Guinée s’apprête à franchir une étape importante dans son engagement en faveur de l’intégration régionale et du renforcement de l’État de droit. Pour la toute première fois, Conakry accueillera les audiences hors siège de la Cour de Justice de la CEDEAO du 15 au 18 mai 2026.

Avant l’ouverture officielle des audiences, une mission de sensibilisation et de communication sera organisée les 13 et 14 mai dans la salle ayant abrité le procès des événements du 28 septembre. Cette phase préparatoire vise à mieux faire connaître aux citoyens, aux acteurs judiciaires et aux organisations de la société civile le rôle, les compétences et les mécanismes de recours de la juridiction communautaire ouest-africaine.

L’organisation de ces audiences délocalisées constitue un événement institutionnel majeur pour la Guinée. Placée sous la haute présidence du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, cette initiative illustre la volonté des autorités guinéennes de renforcer l’accès à la justice communautaire et de consolider les principes de gouvernance juridique au sein de l’espace CEDEAO.

Au-delà de sa portée symbolique, cette rencontre régionale traduit également la dynamique de rapprochement entre les institutions communautaires et les populations des États membres. En permettant aux citoyens et aux professionnels du droit de suivre de plus près les activités de la Cour, ces audiences contribuent à promouvoir une meilleure compréhension des instruments juridiques régionaux ainsi qu’une culture plus affirmée des droits humains et des libertés fondamentales.

La tenue de ces audiences à Conakry intervient dans un contexte où les questions liées à la justice, à la stabilité institutionnelle et à l’intégration régionale occupent une place centrale dans les débats ouest-africains. Elle offre ainsi à la Guinée l’opportunité de renforcer sa visibilité diplomatique et juridique sur la scène sous-régionale.

À travers cet accueil inédit, les autorités guinéennes affichent leur ambition de faire de la coopération judiciaire et du dialogue institutionnel des leviers essentiels pour la consolidation de l’État de droit et de l’intégration africaine.

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Processus électoral en Guinée : l’ONASUR-E appelle à préserver un climat apaisé.

À quelques semaines des prochaines échéances électorales, l’Observatoire national de supervision des élections (ONASUR-E) multiplie les appels à la responsabilité et au respect des règles démocratiques. Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 6 mai 2026 à Conakry, l’organisation a fait le point sur ses activités de suivi du processus électoral et réaffirmé son engagement en faveur d’élections apaisées et inclusives.

L’ONASUR-E met l’accent sur la paix électorale

Face aux médias, le président de l’ONASUR-E, Sékou Gouressy Condé, a insisté sur la nécessité de préserver le climat de stabilité observé ces dernières années en Guinée.

Selon lui, la communication joue un rôle central dans la prévention des tensions politiques et sociales en période électorale. Il a notamment salué la contribution des médias dans la diffusion de messages responsables et non violents.

« La paix électorale est soutenue par la communication électorale », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’un traitement professionnel et apaisé de l’actualité politique par les journalistes et les acteurs de l’information.

Une mission de dialogue et de suivi du processus

L’ONASUR-E affirme poursuivre un travail de proximité avec l’ensemble des parties prenantes impliquées dans le processus électoral. L’organisation indique maintenir des échanges réguliers avec les acteurs politiques, les institutions, les citoyens ainsi que les structures en charge de l’organisation des scrutins.

À travers cette démarche, l’observatoire dit vouloir favoriser un climat de dialogue permanent et prévenir d’éventuelles incompréhensions susceptibles de fragiliser le processus.

« Nous sommes à l’écoute de tout le monde », a assuré Sékou Gouressy Condé, mettant en avant une approche fondée sur l’inclusion et la concertation.

Des candidatures examinées sur une base strictement légale

Dans un contexte marqué par un nombre particulièrement élevé de candidatures pour les élections à venir, le président de l’ONASUR-E a rappelé que les validations ou rejets des dossiers relèvent exclusivement de l’application des textes en vigueur.

Il a tenu à préciser que les décisions prises ne visent pas les individus, mais concernent uniquement la conformité juridique des candidatures déposées.

« Ce n’est pas la personne qui est en cause, c’est la candidature », a-t-il expliqué, insistant sur le respect du cadre légal encadrant le processus électoral.

Appel au retour des acteurs ayant quitté le processus

Évoquant les tensions liées au retrait de certains acteurs politiques, l’ONASUR-E a plaidé en faveur d’un retour au dialogue et à la participation.

Sékou Gouressy Condé a exhorté les parties concernées à ne pas se mettre en marge du processus électoral, estimant que l’inclusivité demeure une condition essentielle à la crédibilité des scrutins.

« Ne combattez pas cette scène électorale », a-t-il lancé, appelant à privilégier les voies institutionnelles et le débat démocratique.

Préserver la stabilité pour favoriser le développement

Au-delà de l’organisation des élections, l’ONASUR-E considère que la consolidation d’une culture politique pacifique constitue un enjeu majeur pour l’avenir du pays.

L’organisation estime que la stabilité politique et sociale reste un facteur déterminant pour le développement économique et institutionnel de la Guinée.

« Quand il y a la paix, le développement s’annonce favorablement pour tous », a affirmé le président de l’ONASUR-E.

À l’approche du scrutin, l’observatoire réitère ainsi son appel à la responsabilité collective. Il invite les acteurs politiques, les médias et les citoyens à privilégier le respect des règles démocratiques, le dialogue et la préservation de la paix sociale afin de garantir des élections crédibles et apaisées.

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Assurance en Guinée : le Forum des courtiers appelle à une profonde transformation du secteur.

La capitale guinéenne a servi de cadre, ce mardi, à la deuxième édition du Forum des courtiers, une initiative portée par le groupe LANALA afin de stimuler la modernisation et le développement du secteur des assurances en Guinée et dans la sous-région.

Cette rencontre a réuni de nombreux acteurs du secteur, parmi lesquels des professionnels de l’assurance, des courtiers, des représentants des filiales du groupe LANALA, des régulateurs ainsi que plusieurs partenaires venus de différents pays africains.

Un secteur appelé à se réinventer

Au centre des discussions figurait la nécessité de renforcer le rôle stratégique du courtage dans un marché guinéen encore faiblement pénétré. Les participants ont souligné l’urgence d’adapter les pratiques du secteur aux mutations économiques, technologiques et sociales qui redéfinissent progressivement les métiers de l’assurance.

Intervenant au nom de l’Association professionnelle des courtiers d’assurances et de réassurances (APCAR Guinée), sa présidente, Théa Cécé, a salué une initiative qu’elle considère comme essentielle pour l’avenir de la profession.

Elle a notamment insisté sur la nécessité de transformer le modèle économique des cabinets de courtage, en privilégiant des mécanismes de revenus durables, particulièrement dans le domaine de l’assurance-vie.

Selon elle, l’avenir du métier passe désormais par davantage de professionnalisation, d’innovation et d’accompagnement des clients sur le long terme.

Le courtier, acteur clé de la gestion des risques

Même constat du côté du président de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC), Samaké Vakaramoko, qui a rappelé que l’assurance demeure encore largement sous-exploitée sur le continent africain.

Pour lui, le courtier ne doit plus être perçu comme un simple intermédiaire commercial, mais comme un partenaire stratégique capable d’apporter de la valeur ajoutée aux entreprises et aux particuliers dans la gestion des risques.

Il a souligné que l’assurance tend progressivement à remplacer les mécanismes traditionnels de solidarité, dans un environnement économique marqué par des risques de plus en plus complexes.

La Banque centrale souligne les progrès du secteur

Présent au forum, Mamadou Ciré Bah, représentant de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), a mis en avant les avancées enregistrées dans le secteur assurantiel guinéen grâce aux réformes engagées ces dernières années.

Selon lui, ces progrès nécessitent l’émergence d’un secteur de courtage solide et structuré, les courtiers constituant un maillon essentiel du développement des compagnies d’assurance.

Cette dynamique de modernisation est également portée par les autorités de régulation, qui encouragent une meilleure organisation du marché ainsi qu’une plus grande transparence des pratiques.

Digitalisation et bancassurance au cœur des enjeux

L’un des temps forts du forum a porté sur les défis liés à la transformation numérique du secteur, notamment à travers les nouvelles technologies de l’information et le développement de la bancassurance.

Les intervenants ont insisté sur l’obligation pour les courtiers de s’adapter rapidement aux évolutions technologiques afin de rester compétitifs dans un environnement en mutation.

La digitalisation apparaît désormais comme un levier incontournable pour améliorer l’accès aux services d’assurance, optimiser la gestion des contrats et renforcer la proximité avec les clients.

Un défi culturel encore important

Au-delà des questions techniques, plusieurs intervenants ont mis en lumière les freins culturels qui limitent encore le développement de l’assurance en Guinée.

Avec un taux de pénétration inférieur à 1 %, le secteur reste confronté à une faible culture assurantielle, notamment au sein des petites et moyennes entreprises.

De nombreux acteurs économiques continuent de percevoir l’assurance comme une charge supplémentaire plutôt qu’un outil de protection et de sécurisation de leurs activités.

Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de renforcer la pédagogie autour de l’assurance afin de mieux faire comprendre les conséquences économiques liées à l’absence de couverture.

Vers un nouveau modèle de courtage

Les échanges ont également porté sur la résilience des cabinets de courtage et les moyens de développer des revenus récurrents, notamment grâce à l’assurance-vie.

À l’issue des travaux, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité pour les courtiers de se réinventer afin de devenir des acteurs centraux du développement économique.

Proximité avec les PME, digitalisation des services, innovation, conseil personnalisé et construction de la confiance apparaissent désormais comme les principaux leviers de transformation du secteur.

Comme l’a résumé une panéliste venue de Côte d’Ivoire, l’avenir de l’assurance en Afrique dépendra avant tout de la capacité des professionnels à rendre les services assurantiels accessibles, compréhensibles et utiles pour l’ensemble des populations.

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Gouvernance : la Guinée renforce la culture de performance au sommet de l’État.

Des contrats annuels pour structurer l’action gouvernementale
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé à la signature de contrats annuels de performance avec l’ensemble des membres du gouvernement, à l’occasion d’un Conseil interministériel. Cette démarche marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens.

Un cadre renforcé de redevabilité et d’engagement
Ces contrats s’inscrivent dans la continuité des lettres de mission récemment adressées aux ministres, en consolidant les exigences de résultats assignées à chaque département. Ils traduisent une orientation claire vers une gouvernance plus rigoureuse, fondée sur la responsabilité et la transparence dans la conduite des politiques publiques.

Des outils de pilotage axés sur les résultats
Véritables instruments de gestion stratégique, ces contrats définissent des objectifs précis, accompagnés d’indicateurs mesurables. Ils permettent un suivi régulier de l’action gouvernementale et offrent un cadre d’évaluation structuré des performances. Cette approche vise à instaurer une culture de gestion axée sur les résultats, encore peu ancrée dans de nombreuses administrations publiques de la sous-région.

Une exigence de résultats à l’horizon 2026
À travers cet engagement formalisé, chaque membre du gouvernement est désormais tenu de produire des résultats concrets, en cohérence avec les priorités nationales. Les contrats de performance serviront de base à l’évaluation annuelle des ministres à la fin de l’année 2026, renforçant ainsi la dynamique de redevabilité et d’efficacité au sein de l’appareil d’État.

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Éducation : la Guinée accélère la modernisation de l’enseignement scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Une réforme pédagogique orientée vers les compétences du XXIe siècle
La transformation du système éducatif guinéen franchit une nouvelle étape avec le déploiement d’un programme national de renforcement des compétences pratiques et numériques au profit de 190 enseignants en STEM (mathématiques, physique, chimie, biologie). Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation visant à adapter l’enseignement aux exigences d’une économie de plus en plus tournée vers la science, la technologie et l’innovation.

Combler le déficit de pratiques expérimentales
Au cœur de cette réforme figure une priorité clairement identifiée : corriger le manque d’approches pratiques dans l’enseignement des sciences. Longtemps dominé par des méthodes théoriques, le système éducatif évolue désormais vers des pédagogies actives, fondées sur l’expérimentation, l’observation et la résolution de problèmes. À travers des modules intensifs, les enseignants sont formés à intégrer ces méthodes en classe, en cohérence avec les standards internationaux.

L’intelligence artificielle, levier de transformation pédagogique
L’introduction de l’intelligence artificielle constitue l’un des axes majeurs de cette réforme. Bien au-delà d’une simple sensibilisation, les enseignants bénéficient d’une immersion dans les usages concrets de l’IA appliquée à l’éducation : personnalisation des apprentissages, automatisation de certaines évaluations, conception de contenus interactifs et suivi individualisé des élèves. Cette évolution redéfinit le rôle de l’enseignant, désormais appelé à concevoir et piloter des environnements d’apprentissage enrichis par la technologie.

Une vision stratégique portée par les autorités éducatives
Cette dynamique s’inscrit dans la vision défendue par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, pour qui la qualité du système éducatif repose avant tout sur celle de ses enseignants. L’intégration des innovations scientifiques et technologiques apparaît ainsi comme un levier central pour bâtir une école en phase avec les réalités contemporaines.

Vers une mutation durable du système éducatif
Au-delà de la formation de ces 190 enseignants, cette initiative traduit une ambition plus large : celle de refonder en profondeur les pratiques pédagogiques en Guinée. L’objectif est de former un corps enseignant capable de préparer les élèves non seulement à la réussite académique, mais aussi à leur insertion dans un monde professionnel en constante mutation. À travers cette réforme, la Guinée amorce ainsi une transition vers une école plus moderne, plus performante et résolument tournée vers les défis scientifiques et numériques du XXIe siècle.

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Guinée : Élections du 31 mai le gouvernement encadre les campagnes pour garantir un climat apaisé.

Des instructions fermes pour prévenir les tensions électorales
À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation anticipe les enjeux liés à la période de campagne. Dans une lettre circulaire adressée aux autorités administratives locales, le ministre Ibrahim Kalil Condé a fixé un cadre strict destiné à assurer un déroulement serein et maîtrisé des activités politiques sur l’ensemble du territoire.

Cette démarche vise à prévenir les risques de tensions, dans un contexte où les périodes électorales sont souvent sensibles et susceptibles de cristalliser des rivalités politiques.

Six principes pour encadrer les campagnes électorales
Au cœur des directives ministérielles figurent six principes fondamentaux destinés à garantir l’équité et la stabilité. Les autorités déconcentrées — gouverneurs, préfets, sous-préfets et secrétaires généraux des communes — sont notamment appelées à veiller au respect de la liberté et de l’égalité entre les candidats, à encadrer strictement les zones de campagne, et à assurer le maintien de l’ordre public.

Le ministre insiste également sur la nécessité de faire respecter les règles régissant la propagande électorale, afin d’éviter les dérives susceptibles d’altérer la transparence du processus.

Neutralité de l’administration et vigilance accrue
Par ailleurs, une attention particulière est portée à la neutralité de l’administration publique, considérée comme un pilier essentiel de la crédibilité électorale. Les autorités locales sont invitées à faire preuve de vigilance, en prévenant toute forme d’irrégularité et en sanctionnant les manquements constatés.

Cette exigence s’inscrit dans une volonté de renforcer la confiance des citoyens et des acteurs politiques dans les institutions en charge de l’organisation des élections.

Vers un scrutin transparent et apaisé
À travers ces mesures, le gouvernement entend poser les bases d’un processus électoral transparent, équitable et pacifique. L’objectif affiché est clair : garantir un environnement propice à l’expression démocratique, tout en préservant la stabilité sociale dans une période décisive pour la vie politique nationale.

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Hajj 2026 : la Guinée lance officiellement les opérations de départ des pèlerins.

Le coup d’envoi du pèlerinage aux lieux saints de l’islam pour les fidèles guinéens sera donné dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai 2026, avec le départ du premier convoi depuis l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. Cette première rotation marque le lancement officiel des opérations du Hajj pour l’année en cours.

Un premier groupe de 342 pèlerins attendu pour le vol inaugural

Selon les autorités en charge des Affaires religieuses, le vol inaugural transportera un groupe de 342 pèlerins. L’annonce a été faite par le ministre secrétaire général chargé des Affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara, qui a précisé les modalités de départ.

Les fidèles concernés sont invités à se présenter au Centre islamique de Donka dès le lundi 4 mai à partir de 17 heures, afin d’accomplir les formalités administratives et logistiques préalables à leur départ.

Une organisation encadrée pour près de 10 000 pèlerins

Pour l’édition 2026 du Hajj, environ 10 000 pèlerins guinéens sont attendus. Le coût du pèlerinage est fixé à 58 325 000 francs guinéens par fidèle, couvrant l’ensemble des prestations liées au séjour et au transport.

Deux compagnies aériennes ont été mobilisées pour assurer les rotations entre la Guinée et l’Arabie saoudite, dans le cadre d’un dispositif logistique destiné à garantir le bon déroulement des opérations.

Un rendez-vous spirituel majeur

Au-delà des aspects organisationnels, le Hajj demeure l’un des piliers fondamentaux de l’islam et constitue un moment de forte portée spirituelle pour les fidèles. Chaque année, ce pèlerinage rassemble des millions de musulmans venus du monde entier, dans un esprit de recueillement, de fraternité et d’unité.

Le lancement des départs depuis Conakry ouvre ainsi une nouvelle étape pour les pèlerins guinéens, engagés dans ce voyage religieux majeur.

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Guinée : Journée mondiale de la liberté de la presse, un engagement renouvelé en faveur d’un journalisme responsable.

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2026, les acteurs du secteur médiatique guinéen se sont réunis à la Maison de la presse pour une cérémonie marquée par des échanges approfondis sur le rôle du journalisme dans la consolidation de la paix et du débat public.

Représentant le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, le secrétaire général du département, Souleymane Thianguel Bah, a pris part à cette rencontre aux côtés de plusieurs hautes personnalités, dont le président de la Haute Autorité de la communication, Boubacar Yacine Diallo, le ministre directeur de cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, et le président de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), Aboubacar Camara.

Une presse au cœur du débat public et de la cohésion sociale

Placée sous le thème « Façonner un avenir de paix », cette édition a rassemblé les organisations professionnelles des médias ainsi que de nombreuses figures emblématiques de la presse nationale. Les discussions ont permis de mettre en lumière la contribution essentielle des médias à la vitalité démocratique, à la qualité du débat public et à la préservation de la cohésion sociale.

Les participants ont également exprimé plusieurs préoccupations liées aux conditions d’exercice du métier. Parmi les priorités évoquées figurent le renforcement des mécanismes de soutien aux médias privés, la modernisation des organes publics et l’adaptation du secteur aux mutations numériques.

Reconnaissance et perspectives pour le secteur médiatique

La cérémonie a été marquée par la remise de distinctions honorifiques, notamment au chef de l’État, en reconnaissance des initiatives engagées en faveur de la liberté de la presse. Des hommages ont également été rendus à des professionnels chevronnés, dont les parcours ont contribué à façonner l’histoire du journalisme en Guinée.

Au terme de cette journée, les acteurs du secteur ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une presse responsable, professionnelle et pleinement mobilisée au service de la paix, de la démocratie et du développement durable.

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Éducation : la Guinée lance sa carte scolaire nationale pour une planification plus efficace.

Sous l’impulsion du Premier ministre Amadou Oury Bah, la Guinée a officiellement engagé, le 29 avril 2026, le processus d’élaboration de sa carte scolaire nationale. Cette initiative vise à doter le pays d’un outil stratégique de planification capable d’améliorer la répartition des ressources éducatives, de fiabiliser les données et de mieux intégrer les réalités territoriales.

Porté par le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui du ministère du Plan et de l’Institut national de la statistique, ce projet entend corriger des dysfonctionnements structurels qui affectent depuis plusieurs années le système éducatif guinéen.

Un outil stratégique pour transformer le système éducatif

Pour les autorités, la carte scolaire dépasse largement le cadre d’un simple exercice technique. Elle constitue un véritable instrument d’aide à la décision, appelé à orienter les politiques publiques en matière d’éducation.

Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, a souligné l’importance de cette démarche, insistant sur la nécessité de disposer de données fiables pour bâtir des réformes durables. Dans ce dispositif, l’Institut national de la statistique joue un rôle central en garantissant la qualité et la crédibilité des informations collectées.

Des incohérences révélatrices des défis du secteur

Le lancement de cette initiative intervient dans un contexte marqué par des insuffisances notables en matière de données et de planification. Le ministre de l’Éducation, Alpha Bacar Barry, a évoqué des écarts significatifs entre les statistiques officielles, illustrant les difficultés à disposer d’une vision claire du système.

Au-delà des chiffres, les défis sont également visibles sur le terrain : établissements sous-utilisés, écoles surchargées, affectations d’enseignants dans l’urgence ou encore inadéquation des infrastructures face aux évolutions démographiques.

Vers une meilleure répartition des ressources et des infrastructures

La carte scolaire nationale ambitionne de répondre à ces enjeux en rationalisant l’implantation des établissements, la distribution des enseignants et l’allocation des équipements. L’objectif est de mieux adapter l’offre éducative aux besoins réels des populations, notamment dans les zones rurales souvent défavorisées.

Un levier de modernisation de l’action publique

Au-delà du secteur éducatif, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’État. Pour le chef du gouvernement, disposer d’outils de planification fiables est une condition essentielle pour améliorer l’efficacité de l’action publique et optimiser l’utilisation des ressources.

Dans cette perspective, la carte scolaire constitue une première étape vers la mise en place d’autres instruments structurants, notamment une future carte sanitaire. Elle sera également articulée avec les dispositifs d’identification des citoyens et de recensement administratif, afin de permettre un suivi précis des besoins.

Une réforme alignée sur les ambitions nationales

Adossée à la vision présidentielle et au Programme Simandou 2040, cette réforme ambitionne de faire de l’éducation un pilier central du développement national.

À terme, la carte scolaire devrait permettre d’anticiper les besoins en infrastructures et en personnel enseignant, de renforcer l’équité d’accès à l’éducation et d’améliorer la cohérence globale du système éducatif guinéen.

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Forum de la biodiversité 2026 : vers une gouvernance renforcée du capital naturel guinéen.

Le Forum de la biodiversité 2026 s’est achevé à Conakry sur une série d’engagements structurants en faveur de la préservation et de la gestion durable du capital naturel. Organisée dans un contexte d’accélération des projets de développement, cette rencontre a permis de poser les bases d’une approche plus intégrée entre croissance économique et protection de l’environnement.

Des échanges centrés sur les enjeux de compensation et de conservation

Au cours de la deuxième journée, les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment la compensation des pertes de biodiversité liées au Projet Simandou, le suivi des impacts du corridor ferroviaire sur la faune du Parc national de Pinselli–Soyah–Sabouyah, ainsi que les mécanismes de financement des compensations environnementales, en particulier au niveau du Mont Béro.

Les participants ont également examiné le rôle de la Fondation pour la conservation de la biodiversité en Guinée dans la consolidation du Réseau Guinéen des Aires Protégées, considéré comme un outil central de structuration des politiques de conservation.

Une feuille de route concertée et inclusive

Au terme de deux jours de concertation, une vision commune a émergé autour de plusieurs avancées majeures. Les parties prenantes ont d’abord convenu de renforcer les efforts d’information et de sensibilisation, afin de mieux accompagner la réforme des aires protégées dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, impulsé sous le leadership du président Mamadi Doumbouya.

Une feuille de route conjointe a également été adoptée, reposant sur un processus participatif associant l’ensemble des acteurs concernés, notamment les communautés locales, les collectivités territoriales, le secteur privé, les entreprises minières et la société civile. L’objectif est de co-construire et de réviser, de manière concertée, les limites des aires protégées.

Une approche méthodologique et des résultats concrets

Les participants ont par ailleurs validé une approche fondée sur l’évaluation environnementale stratégique, destinée à encadrer la délimitation et la gestion du réseau des aires protégées.

Parmi les résultats concrets figure également la validation de 14 sites de compensation, désormais intégrés au REGAP. Cette avancée s’inscrit dans la stratégie globale visant à atténuer les impacts environnementaux des grands projets structurants, tout en renforçant les mécanismes de conservation.

Les bases d’une gouvernance renouvelée

À travers ces engagements, le Forum de la biodiversité 2026 marque une étape importante dans la construction d’un modèle de gouvernance plus inclusif et durable. L’enjeu est désormais de traduire ces orientations en actions concrètes, afin de concilier impératifs de développement économique et préservation des écosystèmes en Guinée.