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Guinée-Sénégal : l’ambassadeur Mandjou Dioubaté et le député de la diaspora Elhadj Diarouga Diallo participe à une rencontre avec la diaspora guinéenne à Dakar

L’ambassadeur de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a pris part, samedi 3 octobre 2026 à Dakar, à la Convergence de la Diaspora Guinéenne. Organisée par le député de la diaspora guinéenne, Elhadj Diarouga Diallo, la rencontre a réuni plusieurs représentants et acteurs de la communauté guinéenne autour des préoccupations de la diaspora.

La communauté guinéenne établie au Sénégal a été au cœur d’une rencontre consacrée à ses enjeux et à ses préoccupations. Samedi 3 octobre 2026, l’ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a participé à la Convergence de la Diaspora Guinéenne, organisée à Dakar par l’honorable Elhadj Diarouga Diallo, député de la diaspora guinéenne.

La rencontre a rassemblé différents acteurs de la communauté guinéenne autour d’échanges portant notamment sur les réalités vécues par les Guinéens établis au Sénégal et sur les questions liées à leur participation à la vie économique et sociale de leur pays d’origine.

 

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Guinée–Banque mondiale : plus de 3 milliards de dollars annoncés pour accélérer la transformation économique.

La Guinée et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé, le 5 octobre 2026, leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2027-2033. Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus, ce programme entend soutenir la transformation économique du pays, renforcer le secteur privé et favoriser la création d’emplois. L’enjeu central reste toutefois de convertir la croissance attendue, notamment grâce au projet minier de Simandou, en améliorations concrètes des conditions de vie des populations.

La Guinée ouvre une nouvelle étape de sa coopération avec le Groupe de la Banque mondiale. Le lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033 fixe les grandes orientations de l’appui de l’institution au développement économique et social du pays pour les sept prochaines années.

Présenté le 5 octobre 2026, ce cadre prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements destinés à accompagner les priorités nationales. Au-delà du volume des financements annoncés, les autorités guinéennes et leurs partenaires mettent l’accent sur une question essentielle : comment faire en sorte que les investissements, en particulier ceux liés au secteur minier, produisent des retombées durables pour l’ensemble de la population ?

Lors de la cérémonie de lancement, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a insisté sur la nécessité de transformer les perspectives de croissance en emplois, en opportunités économiques et en amélioration du niveau de vie.

Une croissance portée par Simandou, mais encore à traduire en résultats

Les projections présentées à l’occasion du lancement du partenariat font état d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 8,6 % en 2026. Celle-ci pourrait ensuite atteindre une moyenne annuelle de 10,1 % sur la période 2027-2030, notamment sous l’effet de l’activité minière, des investissements dans les infrastructures et de leurs retombées sur les autres secteurs.

Ces perspectives sont encourageantes, mais elles ne garantissent pas, à elles seules, une amélioration des conditions de vie. C’est le message défendu par Mariama Ciré Sylla, qui appelle à placer les retombées sociales de la croissance au cœur des politiques publiques.

« La croissance, elle seule, ne suffit pas. Elle doit se traduire par des emplois, par une amélioration des conditions de vie des populations et par davantage d’opportunités pour nos concitoyens », a-t-elle souligné.

Cette exigence revêt une importance particulière dans un pays où, selon les données citées par la ministre, plus de 70 % de la population a moins de 35 ans. Pour les autorités, cette jeunesse représente un potentiel majeur, mais également un défi en matière d’emploi, de formation et d’insertion économique.

« Notre responsabilité collective est donc claire : transformer la croissance en emplois, réduire la pauvreté et faire en sorte que les fruits du développement bénéficient à toutes les régions de notre pays », a déclaré la ministre.

Simandou 2040, un levier pour diversifier l’économie

Le programme Simandou 2040 occupe une place importante dans cette ambition. Selon Mariama Ciré Sylla, il pourrait représenter plus de 300 milliards de dollars d’investissements sur quinze ans, dont 40 % attendus du secteur privé.

L’objectif affiché dépasse ainsi l’exploitation des ressources minières. Il s’agit de faire émerger autour de ces investissements des activités économiques capables de créer de la valeur ajoutée, de développer les compétences locales et de soutenir les entreprises guinéennes.

La ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les revenus issus des ressources extractives en actifs durables, en institutions solides et en opportunités pour les générations futures.

Cette orientation suppose notamment de renforcer les infrastructures, d’améliorer la gestion des ressources publiques et de favoriser les liens entre le secteur minier et le reste de l’économie. Sans ces mécanismes, la hausse de la production minière risque de ne pas se traduire suffisamment par une diversification économique et une amélioration généralisée des revenus.

1,5 million d’emplois à créer d’ici 2030

Le défi de l’emploi a également été au centre de l’intervention d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon les chiffres qu’il a présentés, la Guinée devra créer 1,5 million d’emplois d’ici 2030. Or, entre 2021 et 2024, le pays aurait généré en moyenne 121 000 nouveaux emplois par an. L’atteinte de l’objectif fixé nécessitera donc une accélération significative du rythme de création d’emplois.

Pour Ousmane Diagana, cette ambition impose de revoir les approches traditionnelles et de faire de l’emploi une priorité explicite des politiques économiques.

« Nous ne pouvons pas atteindre l’objectif d’emploi simplement en faisant davantage de ce que nous avons fait aujourd’hui », a-t-il averti, appelant à « changer d’échelle » et à « changer de modèle ».

Il s’agit notamment de ne plus considérer l’emploi comme une conséquence indirecte de la croissance, mais de l’intégrer dès la conception des politiques publiques et des investissements.

Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant. Les entreprises étant les principales créatrices d’emplois, leur développement dépendra notamment de l’amélioration de l’accès au financement, de la disponibilité de l’électricité, de la qualité des infrastructures et de la logistique, mais aussi de l’accès aux marchés et de la prévisibilité du cadre réglementaire et fiscal.

Simandou : mesurer les retombées au-delà des exportations minières

Ousmane Diagana considère le projet Simandou comme une opportunité historique pour la Guinée. Il rappelle toutefois que l’exploitation des ressources naturelles ne garantit pas automatiquement une économie diversifiée, inclusive et créatrice d’emplois.

Pour lui, l’enjeu consiste à mesurer les retombées du projet au-delà des volumes de minerai exportés : combien d’emplois seront créés, combien d’entreprises pourront se développer, quelles compétences seront acquises et quels investissements profiteront durablement aux Guinéens ?

Cette approche vise à faire de Simandou un moteur de transformation de l’ensemble de l’économie, plutôt qu’un secteur isolé du reste du tissu productif.

Le responsable de la Banque mondiale met également en garde contre le risque d’une « Guinée à deux vitesses », dans laquelle un secteur minier moderne et performant coexisterait avec une économie informelle vulnérable, dont une grande partie de la population dépend pour ses revenus.

Pour éviter ce scénario, le nouveau partenariat accorde une place importante à la gestion des ressources publiques, au développement du capital humain, au soutien aux entreprises et à une croissance plus inclusive.

Quatre accords de financement de 320,8 millions de dollars

Le lancement du Cadre de partenariat pays a été marqué par la signature de quatre accords représentant un total de 320,8 millions de dollars de nouveaux financements.

Le premier accord porte sur la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale, avec un financement de 116 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.

Le deuxième concerne le Projet Compétences pour l’innovation, la résilience et les aspirations (SIRA). Il bénéficie de 100 millions de dollars de l’IDA, auxquels s’ajoutent 2 millions de dollars du Fonds fiduciaire multi-donateurs du Partenariat pour l’apprentissage précoce (ELP), soit un total de 102 millions de dollars.

Le troisième accord prévoit 75 millions de dollars de l’IDA pour le Projet de mobilisation des recettes intérieures et de gestion des dépenses publiques. Celui-ci constitue la première phase d’une approche-programme à phases multiples destinée à renforcer la mobilisation des ressources nationales et l’efficacité de la gestion budgétaire.

Enfin, 27,8 millions de dollars supplémentaires sont consacrés à la deuxième phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité. Cette enveloppe vient compléter les 132,3 millions de dollars approuvés le 30 juin 2025, portant le financement total de cette phase à 160,1 millions de dollars.

Ces accords ciblent ainsi plusieurs leviers de développement : l’agriculture commerciale, les compétences, la mobilisation des recettes publiques et l’accès à l’électricité. Ils constituent une première traduction opérationnelle du nouveau cadre de partenariat, sans représenter à eux seuls l’ensemble des engagements prévus pour la période 2027-2033.

Formation, santé et agriculture : les retombées sociales attendues

Le partenariat entend également renforcer l’accès aux services essentiels et développer les compétences nécessaires à la transformation de l’économie.

Selon les chiffres présentés par Mariama Ciré Sylla, le cadre prévoit une amélioration de la formation pour plus de 650 000 élèves. Le programme SIRA devrait, pour sa part, toucher plus de deux millions de jeunes, notamment grâce à la modernisation de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle dans des secteurs stratégiques.

Dans le domaine de la santé et de la nutrition, environ quatre millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux services.

L’agriculture commerciale figure également parmi les priorités. Le projet dédié à ce secteur devrait contribuer, selon les projections communiquées par la ministre, à la création de près de 66 000 emplois et bénéficier à plus de 250 000 agriculteurs et ménages ruraux.

Ces objectifs traduisent la volonté de soutenir des secteurs susceptibles de générer des activités et des revenus au-delà de l’industrie extractive. Leur réalisation dépendra toutefois de la mise en œuvre effective des projets, de leur suivi et de leur capacité à atteindre les populations ciblées.

De l’engagement financier à l’impact sur les populations

Pour les autorités guinéennes, le succès du nouveau partenariat ne devra pas être évalué uniquement à l’aune des financements obtenus ou du nombre de projets approuvés. Il devra surtout se mesurer aux changements observés dans la vie quotidienne des citoyens.

« La réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre de projets approuvés ni au volume des financements mobilisés. Elle se mesurera à ce qui changera concrètement dans la vie des Guinéens », a affirmé Mariama Ciré Sylla.

La ministre a ainsi appelé à passer « de l’ambition à l’exécution, des financements aux résultats, des projets aux emplois ».

Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus sur la période 2027-2033, la Guinée dispose d’un nouveau cadre de coopération pour accompagner ses ambitions économiques et sociales. Mais les perspectives de croissance, les investissements attendus autour de Simandou et les financements de la Banque mondiale devront désormais se traduire par des résultats mesurables.

La création des 1,5 million d’emplois visés d’ici 2030, la réduction de la pauvreté, le développement des entreprises locales et l’amélioration de l’accès aux services essentiels constitueront autant d’indicateurs pour évaluer la portée réelle de ce partenariat.

Le principal défi sera donc de transformer la croissance annoncée en prospérité partagée, afin que les ressources naturelles et les investissements contribuent durablement au développement de toutes les régions de la Guinée.

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Le gouvernement guinéen instaure un nouveau cadre strict pour l’exportation de l’or raffiné.

Le gouvernement de la République de Guinée vient de franchir une étape clé dans la structuration de sa filière aurifère. Par un décret rendu public le vendredi 2 octobre 2026 sur les antennes de la télévision nationale, les autorités ont formalisé une nouvelle procédure encadrant rigoureusement l’exportation de l’or et de ses métaux associés. Proposée par le ministre des Mines et de la Géologie, cette réforme place l’Office guinéen d’expertise de l’or, des diamants et autres matières précieuses (OGE) au centre du circuit de validation, tout en imposant une obligation de transformation locale avant toute sortie du territoire.
Le raffinage local comme condition obligatoire
Désormais, aucune demande d’exportation n’est recevable si l’or et les métaux connexes n’ont pas été préalablement traités au sein d’une raffinerie agréée et établie en Guinée. Les opérateurs économiques doivent adresser un dossier écrit complet à l’OGE comprenant :
  • Le certificat de raffinage ou d’affinage ainsi que le poids exact de la marchandise.
  • Les rapports d’analyse et de tirage (avant et après traitement).
  • Les justificatifs de régularité fiscale (certificat d’immatriculation et quitus fiscal à jour).
  • Les preuves de l’origine licite des matières précieuses.
  • Les détails logistiques du transport (date, heure, compagnie aérienne, numéro de vol et destination).
Un contrôle interinstitutionnel renforcé
Une fois le dossier validé par l’OGE, une procédure de sécurisation et de certification s’enclenche en coordination avec la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) et la Direction générale des douanes (DGD).
Les étapes de sécurisation à la raffinerie se déroulent comme suit :
  1. Pesage, emballage et scellage sur site en présence du propriétaire, des Douanes, de la BCRG et de la brigade antifraude.
  2. Escorte sécurisée vers l’aéroport ou stockage provisoire dans les caveaux de la raffinerie.
  3. Exportation finale dans un délai maximum de 15 jours calendaires.
Fiscalité et traçabilité accrue
Le texte rappelle que le règlement de l’ensemble des taxes est un prérequis absolu à l’exportation. La taxe sur la production industrielle ou semi-industrielle est calculée après titrage en se basant sur le fixing de l’après-midi de Londres. En cas de litige ou d’écart constaté lors des contrôles, l’exportateur bénéficie d’un délai de 72 heures pour régulariser sa situation financière.
Par ailleurs, les raffineries ont l’obligation de transmettre des rapports détaillés (quantités, origine, pureté obtenue, pertes techniques) à l’OGE, à la BCRG, aux Douanes et au Laboratoire national de la géologie pour garantir une transparence totale du secteur. Le convoyage et la logistique de sécurisation seront quant à eux encadrés par un arrêté conjoint fixant la répartition des frais entre les différents services étatiques et les sociétés de sécurité partenaires.
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Indépendance de la Guinée : les premières délégations étrangères sont arrivées à Conakry.

À quelques heures de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, Conakry a accueilli progressivement les premières délégations officielles venues de plusieurs pays voisins. Cette présence étrangère confère une dimension sous-régionale aux festivités de ce vendredi 2 octobre 2026.

Parmi les premières personnalités de haut rang à rejoindre la capitale guinéenne figure le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Arrivé jeudi en début de soirée à bord d’un vol spécial, il représente le président Bassirou Diomaye Faye aux cérémonies officielles. Il a été accueilli à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré par son homologue guinéen, Amadou Oury Bah.

Le chef du gouvernement sénégalais a été précédé à Conakry par le vice-président de la Sierra Leone, Dr Mohamed Juldeh Jalloh, ainsi que par Samuel A. Stevquoah, ministre d’État chargé des Affaires présidentielles du Liberia. Leur présence témoigne de la participation de plusieurs États voisins aux célébrations guinéennes.

Cette 68ᵉ commémoration est organisée autour du thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ». Les autorités guinéennes ont retenu ce fil conducteur pour mettre l’accent sur la place de la jeunesse dans les perspectives de développement et de construction nationale.

Les festivités s’inscrivent dans le prolongement de la Semaine de la fête nationale, lancée le 25 septembre 2026. Plusieurs activités ont été organisées à travers le pays avant le rendez-vous officiel du 2 octobre.

La célébration doit également être marquée par le retour du grand défilé à Conakry. Des délégations venues de différentes régions du pays ont été mobilisées pour prendre part aux cérémonies nationales.

Alors que les premières personnalités étrangères sont déjà présentes dans la capitale, d’autres délégations sont attendues dans les prochaines heures. Leur arrivée devrait se poursuivre jusqu’au début des cérémonies officielles.

 

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Fête de l’indépendance : le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo présent à Conakry.

Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lo, est arrivé jeudi en début de soirée à Conakry pour prendre part aux célébrations marquant le 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée.

Le chef du gouvernement sénégalais représente le président Bassirou Diomaye Faye lors des cérémonies officielles prévues vendredi 2 octobre à Conakry.

À son arrivée à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré, Ahmadou Al Aminou Lo a été accueilli par son homologue guinéen, Amadou Oury Bah.

Cette présence officielle témoigne des liens de proximité entre la Guinée et le Sénégal, deux pays voisins partageant notamment des relations historiques, culturelles et économiques.

Les festivités du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance guinéenne doivent se dérouler vendredi à Conakry, en présence de plusieurs personnalités et délégations invitées.

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CAN 2032 et 2036 : la Guinée officialise sa candidature

La Guinée a officiellement franchi une nouvelle étape dans son ambition d’accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Le Premier ministre Amadou Oury Bah a signé, jeudi 20 août 2026 à Conakry, la demande de candidature du pays pour l’organisation des éditions 2032 et 2036 de la compétition.

La signature est intervenue à l’issue d’une réunion de travail réunissant plusieurs membres du gouvernement et les acteurs impliqués dans la préparation du dossier. Selon la Primature, cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités de positionner la Guinée parmi les pays capables d’accueillir de grands événements sportifs internationaux.

Un dossier préparé en amont

Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a indiqué qu’un travail préparatoire avait été mené avant l’officialisation de la candidature. Selon lui, les différentes exigences liées à l’organisation d’une CAN ont été examinées afin de constituer un dossier répondant aux critères de la Confédération africaine de football (CAF).

La candidature guinéenne doit désormais être transmise à la CAF par l’intermédiaire de la Fédération guinéenne de football. Le processus prévoit une évaluation des différents dossiers déposés avant la désignation des pays hôtes.

La CAF ouvre la course aux éditions 2028, 2032 et 2036

La démarche guinéenne intervient dans le cadre de l’appel à candidatures lancé par la CAF le 3 juillet 2026. L’instance africaine avait invité les 54 associations membres à soumettre leurs dossiers pour l’organisation des éditions 2028, 2032 et 2036.

La CAF précise avoir établi un cadre de candidature destiné à assurer une évaluation transparente et crédible des différents projets. Celui-ci porte notamment sur les dimensions techniques, financières et juridiques liées à l’organisation de la compétition.

L’édition 2027 est, pour sa part, déjà attribuée au Kenya, à la Tanzanie et à l’Ouganda, qui accueilleront conjointement la compétition du 19 juin au 17 juillet 2027.

Une candidature aux enjeux économiques et infrastructurels

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu dépasse l’organisation des rencontres sportives. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a souligné les retombées potentielles d’une CAN sur l’image et le rayonnement du pays, mais également sur plusieurs secteurs économiques.

Le gouvernement met notamment en avant les perspectives de développement des infrastructures, du tourisme, des investissements et des activités économiques liées à l’accueil d’une compétition internationale.

Une telle candidature implique toutefois de disposer d’infrastructures répondant aux exigences de la CAF, aussi bien pour les stades que pour les terrains d’entraînement, l’hébergement, les transports, la sécurité, les installations médicales et les dispositifs technologiques.

La mise à niveau des infrastructures au cœur du dossier

La candidature intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts de modernisation de ses infrastructures sportives. La question des enceintes capables d’accueillir des rencontres internationales constitue notamment un élément important de la préparation du pays.

Les autorités devront ainsi démontrer leur capacité à mettre à disposition des infrastructures adaptées aux standards de la CAF et à as

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Stade du 28-Septembre : une dernière évaluation avant le verdict de la CAF.

Le Stade du 28-Septembre de Conakry franchit une nouvelle étape vers son homologation définitive par la Confédération africaine de football (CAF). Une visite technique a été effectuée lundi 28 septembre 2026 par Stéphanie Totokra, experte du département des infrastructures de l’instance africaine, en présence de responsables sportifs guinéens.

Cette mission visait à vérifier la conformité des différentes installations avec les exigences de la CAF et de la FIFA, alors que la Guinée doit prochainement accueillir le Kenya pour une rencontre internationale.

Une inspection avant le verdict final

Au cours de la visite, l’experte de la CAF a examiné plusieurs compartiments de l’enceinte afin d’évaluer leur niveau de conformité aux standards requis pour l’organisation de matchs internationaux.

Stéphanie Totokra a salué la collaboration entre la CAF, les autorités guinéennes et la Fédération guinéenne de football dans le cadre du processus de rénovation du stade. Elle a également relevé les résultats obtenus à l’issue des travaux réalisés sur l’infrastructure.

L’experte a toutefois précisé que l’évaluation définitive ne sera arrêtée qu’après le match opposant la Guinée au Kenya. La rencontre doit ainsi permettre à la CAF d’apprécier les conditions réelles d’exploitation de l’enceinte avant de rendre son verdict final.

Des constats jugés concluants par les autorités

Présent lors de la visite, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a indiqué que les différents espaces du stade avaient été passés en revue, notamment ceux concernés par les normes de la CAF et de la FIFA.

Selon le ministre, les premières constatations sont positives et la partie du complexe destinée à accueillir les rencontres internationales est désormais opérationnelle.

« Nous avons passé en revue les différents compartiments, surtout ceux qui sont liés aux exigences de la mise aux normes CAF/FIFA. Et je suis heureux de vous annoncer que les constats sont concluants », a-t-il déclaré.

Cellou Baldé estime ainsi que l’enceinte est désormais en mesure d’accueillir des rencontres internationales, après plusieurs années d’indisponibilité pour les matchs du Syli National.

Un complexe sportif plus large que le seul stade

Le projet de rénovation ne se limite toutefois pas à la remise à niveau de la pelouse, des tribunes et des espaces réservés aux compétitions.

Les autorités présentent le Stade du 28-Septembre comme un complexe sportif comprenant plusieurs infrastructures. Le programme prévoit notamment un gymnase, une piscine olympique, une aréna, un terrain d’entraînement ainsi qu’un bâtiment administratif de type R+1.

Certaines de ces composantes restent encore à réaliser. Le ministre des Sports a ainsi rappelé que la rénovation s’inscrivait dans un projet plus vaste destiné à transformer l’ensemble du site en un complexe à vocation sportive et olympique.

Le match Guinée-Kenya, une étape décisive

La rencontre entre la Guinée et le Kenya constitue désormais une étape importante du processus d’homologation. Après cette rencontre, la CAF devra procéder à son évaluation finale avant de se prononcer sur le statut de l’enceinte.

Pour les autorités sportives guinéennes, l’objectif est de permettre au Stade du 28-Septembre de retrouver durablement sa place parmi les infrastructures capables d’accueillir des compétitions internationales.

La décision finale de la CAF reste donc attendue à l’issue du match, qui servira de test grandeur nature pour les installations rénovées.

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Référendum de 1958 en Guinée : Histoire, acteurs et conséquences d’un vote décisif.

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« La liberté dans la pauvreté » : Le choix souverain qui a ébranlé l’Afrique francophone

CONAKRY- Le 28 septembre 1958, les électeurs guinéens étaient convoqués aux urnes pour se prononcer sur le projet de constitution de la Vᵉ République française, porté par le général Charles de Gaulle. Ce référendum proposait aux colonies de l’Afrique Occidentale Française (AOF) et de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) d’intégrer une « Communauté française » ou de rompre immédiatement leurs liens avec la métropole. Avec un rejet estimé à plus de 94 % des suffrages exprimés, la Guinée fut le seul territoire d’Afrique francophone à choisir le « NON », ouvrant la voie directe à la proclamation de son indépendance le 2 octobre 1958.

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La Guinée en 1958…

À la fin des années 1950, la Guinée française traverse une période de mutations sociopolitiques intenses. Sous le régime colonial, le territoire est marqué par une importante mobilisation syndicale et politique. Le Parti Démocratique de Guinée (PDG), section locale du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), est devenu la force politique hégémonique du pays.

Grâce à un ancrage populaire profond auprès des paysans, des ouvriers et des fonctionnaires, le PDG-RDA prône l’émancipation sociale et la fin des discriminations coloniales. Face à lui, des partis d’opposition comme le Bloc Africain de Guinée (BAG) ou la Démocratie Socialiste de Guinée (DSG) défendent des positions parfois plus modérées ou nuancées quant au rythme de la décolonisation.

Les acteurs clés du scrutin

Sékou Touré, premier président de la Guinée
Sékou Touré, premier président de la Guinée

Plusieurs figures politiques et institutionnelles ont marqué cette étape historique. Parmi eux, Ahmed Sékou Touré, leader du PDG-RDA et président du Conseil de gouvernement de la Guinée. Syndicaliste chevronné, il devient la figure de proue de la contestation contre la Communauté proposée par Paris.

Le Général Charles de Gaulle, Président du Conseil de la République française. En tournée africaine au mois d’août 1958 pour promouvoir sa Communauté, il cherche à maintenir un lien institutionnel étroit entre la France et ses colonies.

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Barry Diawadou et Barry III (Ibrahima Saidou). Bien qu’initialement favorables au projet de la Communauté ou partisans de réformes progressives, ils finissent par se rallier au consensus du « NON » face à l’élan populaire.

Bernard Cornut-Gentille, Ministre de la France d’Outre-mer, et Jean Risterucci, gouverneur de la Guinée française, représentants de l’administration coloniale chargés de l’organisation du scrutin.

Du discours de Conakry à la rupture avec la métropole

La rupture décisive s’est jouée un mois plus tôt, lors de la visite du général de Gaulle à Conakry le 25 août 1958. Lors d’une séance solennelle à l’Assemblée territoriale, Ahmed Sékou Touré prononce une allocution restée célèbre dans les annales politiques africaines, déclarant : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans la servitude. »

Piqué au vif, le général de Gaulle, répond séance tenante : « L’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre le 28 septembre en répondant « NON » à la proposition qui lui est faite. Je garantis que la Métropole n’y mettra pas d’obstacle. »

Dès cet instant, le destin de la consultation est scellé en Guinée. La consigne de vote pour le « NON » se généralise à travers tout le territoire national.

Témoignages et mémoires d’archives

Les témoignages conservés par la mémoire collective et documentés par les archives de votre quotidien Africaguinee.com rendent compte de la ferveur et du climat particulier qui régnaient dans le pays le jour du vote.

« Il était normal au référendum du 28 septembre 1958 que la Guinée devienne indépendante. Surtout qu’entre-temps les autres partis politiques ont rejoint le PDG avec l’idée qu’il ne sera pas enregistré dans l’histoire que par rapport à la libération de la Guinée, ils étaient en reste », se souvient le sociologue Ismaël Condé.

La rupture immédiate

Dès le lendemain du scrutin, les résultats confirment le rejet du projet constitutionnel par 1. 136. 000 voix contre environ 57 000 « OUI ». La réaction du gouvernement français est immédiate. Il prend acte de la volonté d’indépendance et cesse ses prestations financières et administratives.

Les fonctionnaires, médecins, enseignants et techniciens français reçoivent l’ordre d’évacuer le territoire dans des délais très brefs. Les archives administratives, le matériel technique et les équipements d’État sont rapatriés ou détruits.

Portée historique

Quatre jours après le vote, le 2 octobre 1958, l’Assemblée territoriale de Conakry se proclame Assemblée nationale constituante et proclame l’indépendance de la République de Guinée, élisant Ahmed Sékou Touré comme premier président.

Ahmed Sékou Touré

En disant « NON » au référendum du 28 septembre 1958, la Guinée est devenue la pionnière des indépendances en Afrique subsaharienne francophone, déclenchant une dynamique géopolitique qui conduira, deux ans plus tard, en 1960, à l’émancipation de la quasi-totalité des colonies françaises d’Afrique.

« 1960, c’est la conséquence de 1958. C’est indéniable. L’indépendance de la Guinée c’est un fait de Dieu (…). Quand la Guinée a pris son indépendance, les autres pays ont vu qu’elle n’est tombée. Dès lors, les mouvements des syndicats et des étudiants dans ces pays se sont accentués. Après, c’est De-Gaulle lui-même qui a décidé que les autres pays de la colonie accèdent à l’indépendance », expliquait à Africaguinee.com le Pr Ibrahima Caba Bah.

Pour l’actuel premier ministre guinéen, « la Guinée du 28 septembre 1958, c’était une Guinée adulée et observée par le monde entier qui projetait une volonté, une ambition de transformation, de liberté et de dignité ».

Amadou Oury Bah ajoute que l’autre idée qui rejoint celle de 1958, est que la Guinée était une « référence au début de l’indépendance ».

Source : Focus Africaguinee.com

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Guinée : Ecobank organise un forum pour mobiliser les capitaux de la transformation économique.

A l’heure où la Guinée entend accélérer sa transformation économique à travers le programme Simandou 2040, la mobilisation de financements de long terme apparaît comme un enjeu majeur. C’est dans ce contexte qu’Ecobank Guinée a organisé, ce mercredi 23 septembre 2026 à Conakry, un Forum sur le financement de l’économie guinéenne, réunissant autorités publiques, institutions financières, entreprises et acteurs des marchés de capitaux.

Cette rencontre était placée sous le thème : « Mobiliser le capital pour transformer l’économie guinéenne ».

L’objectif affiché était de favoriser un dialogue entre les différents acteurs de l’économie, mais aussi de mieux faire connaître les instruments de financement disponibles et les possibilités offertes par les marchés de capitaux aux entreprises guinéennes.

Pour le directeur général d’Ecobank Guinée, Diawado Bah, l’organisation de ce forum intervient dans un contexte particulier pour l’économie nationale.

«Pourquoi ce forum et pourquoi maintenant ? La Guinée se trouve aujourd’hui à un tournant historique, avec une notation souveraine B+, attribuée par S&P en septembre 2025, des perspectives de croissance de plus de 10% pour la période 2026-2028, et l’ambition portée par la vision Simandou 2040, notre pays dispose d’un potentiel considérable. Mais un défi demeure. Le crédit bancaire ne représente que 9,2% du PIB et reste essentiellement orienté vers le court terme. Il existe donc un décalage entre l’ambition et la capacité de financement de notre économie. Pour accompagner durablement les investissements dans les infrastructures, les entreprises et les capacités de production, nous devons diversifier nos sources de capitaux et mieux mobiliser les marchés financiers. C’est la raison d’être de ce forum», a-t-il expliqué.

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Le forum entend ainsi favoriser une meilleure connexion entre les porteurs de projets et les investisseurs. «Mettre en relation les porteurs de projets avec les fournisseurs de capitaux et passer des ambitions au financement concret», a résumé le patron d’Ecobank Guinée.

Alors que les besoins de financement des grands projets en Guinée continuent de croître, notamment dans les secteurs public et privé, Ecobank entend renforcer son rôle dans la mobilisation des capitaux. Pour Thierno Sadou Diallo, responsable du marché des Capitaux chez Ecobank, cette nouvelle structure doit permettre à la banque d’élargir considérablement sa capacité d’intervention et d’accompagnement des acteurs économiques.

« Nous avons mis en place un bureau marché des capitaux qui va nous permettre d’utiliser non seulement, nous, notre bilan Ecobank au niveau local pour financer des projets qui peuvent valoir jusqu’à 35, 40 millions de dollars, mais également on peut accompagner nos clients au niveau régional, au niveau africain, au niveau international pour des mandats qui dépassent des montants comme 100 millions de dollars. On est capable de mobiliser ces montants-là, nous, Ecobank, avec nos partenaires et c’est pour cette raison que nous avons organisé ce forum pour passer le message pour dire au gouvernement et au secteur privé que nous sommes prêts à les accompagner et que nous sommes à leur disposition », a-t-il affirmé.

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La question de la préparation des projets occupe une place importante dans cette recherche de financements. Le Guinea Development Board (GDB) a présenté, à cette occasion, un portefeuille de 15 projets couvrant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie guinéenne, pour un volume de Capex annoncé autour de 11 milliards de dollars.

M’Bamba Sylla, directeur adjoint du GDB, estime que la Guinée dispose désormais d’un portefeuille d’opportunités suffisamment structuré pour être présenté aux investisseurs.

«Si nous sommes réunis ce matin, c’est parce que la Guinée a changé de nature. Elle n’est plus seulement un pays à potentiel, nous avons entendu parler pendant des années. Aujourd’hui, elle est un pays avec des pipelines», a-t-il déclaré.

Selon les éléments présentés au cours de la rencontre, les projets ont été sélectionnés sur la base de critères liés notamment à leur structuration, leur faisabilité et leur capacité à être développés dans le cadre de transactions privées, mixtes ou de concessions.

Le responsable du GDB a également indiqué que les projets avaient été testés à partir d’hypothèses financières destinées à apprécier leur capacité à attirer les investisseurs.

«Je veux insister sur un point qui me semble important pour les investisseurs dans cette salle. Ces projets ont été testés aux conditions réelles, avec des hypothèses, notamment 70% de dette à 7%, 30% de fonds propres à 13%, au coût de l’exploitation sectorielle. Donc ce n’est pas de la théorie, ce sont des projets calibrés pour rencontrer les financeurs», a-t-il poursuivi.

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Pour les participants, le développement des marchés de capitaux constitue l’une des pistes permettant de répondre aux besoins de financement des entreprises et des grands projets.

Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Karamo Kaba, a insisté sur l’importance d’attirer des investisseurs capables d’accompagner les projets sur le long terme.

«La transformation de la Guinée va nécessiter des volumes de capitaux très importants. Nous devons donc être capables d’attirer les investisseurs de long terme. C’est la raison pour laquelle nous avons obtenu une notation B+, avec une perspective positive. Il y a une deuxième notation, qui n’est pas si récente, mais qui est plutôt bonne par fitch. Nous avons une stabilité macroéconomique qui constitue un atout essentiel. Nous allons avoir un taux de croissance d’à peu près 11% sur la période 2027-2029, selon les chiffres de la Banque mondiale. Nos réserves de change brut s’élèvent à près de 4 milliards de dollars sur à peu près 4 mois d’importation, tandis que le franc guinéen reste l’une des devises les plus stables en Afrique. Mais attirer les capitaux ne suffit pas. Nous devons nous assurer qu’ils créent davantage de valeur en Guinée», a-t-il martelé.

Dans cette perspective, le gouverneur met l’accent sur le contenu local, la sous-traitance, le transfert de technologies et le développement des compétences nationales.

«Le capital n’est pas une fin. Le capital est un moyen. Le véritable objectif est de transformer le potentiel de la Guinée en capacités productives, en emplois et en prospérité. Notre ambition doit donc être claire, mobiliser le capital, investir dans la transformation, créer de la valeur en Guinée et faire bénéficier nos populations des fruits de cette transformation. la Guinée est un pays qui attire. Nous avons attiré 22 milliards de dollars avec le projet Simandou…La Guinée est un pays d’opportunités et de croissance. Nous allons connaître au cours des 5 à 10 prochaines années des taux de croissance à deux chiffres. La Guinée est un pays où l’inflation est maîtrisée. Bref, la Guinée est un pays d’avenir et un pays d’espoir», a-t-il indiqué.

Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a souligné la nécessité d’une meilleure coordination entre les politiques économique, budgétaire, monétaire et financière.

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«La transformation que nous voulons conduire exige une collaboration étroite en effet entre politique économique, politique budgétaire, politique monétaire et politique de développement du secteur financier. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et la Banque centrale de la République de Guinée ont à cet égard des responsabilités complémentaires. Renforcer la confiance, mobiliser davantage l’épargne, favoriser l’investissement et le financement, en monnaie locale notamment, allonger les maturités, orienter davantage le capital vers les investissements productifs. La question qui doit désormais nous mobiliser n’est pas seulement comment financer davantage, elle est surtout comment financer la transformation de notre économie», a-t-elle souligné.

Selon les projections présentées lors du forum, les besoins de financement concernent notamment l’énergie, les infrastructures routières et logistiques, les plateformes industrielles et agro-industrielles, le logement, les infrastructures numériques, l’eau, l’assainissement, l’éducation et la santé.

Face à ces besoins, le gouvernement estime que le budget de l’État ne peut constituer l’unique source de financement. Il entend ainsi mobiliser les banques locales et internationales, les marchés de capitaux, les investisseurs institutionnels, les fonds d’infrastructures, les partenaires au développement et les investisseurs internationaux.

Pour Mariama Ciré Sylla, le secteur bancaire doit également jouer un rôle plus important dans la préparation des projets, et pas uniquement intervenir au moment de leur financement.

«Dans cette mobilisation, le secteur financier guinéen rejoint un rôle beaucoup plus important aux côtés des partenaires techniques et financiers. Les banques ne doivent pas seulement intervenir à la fin du processus, là où tout est prêt, on vient juste dire qu’il faut financer. Les banques doivent travailler avec les différents acteurs, à l’identification, mais aussi à la structuration des projets, afin de construire avec l’État, les investisseurs, les partenaires, des montages réellement finançables. Nous devons notamment mieux combiner les capacités du secteur bancaire avec les ressources concessionnaires, les garanties, les instruments de partage de risques et l’expertise des banques multilatérales et bilatérales de développement», a-t-elle précisé.

Plusieurs mécanismes ont été évoqués au cours des échanges, notamment les partenariats public-privé, le financement de projets, les financements en monnaie locale, les fonds d’infrastructures, le capital-investissement, le crédit-bail, l’affacturage et les mécanismes de garantie destinés aux PME.

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Au-delà de la mobilisation des capitaux, les participants ont insisté sur la nécessité de disposer de projets suffisamment préparés et documentés pour répondre aux exigences des investisseurs. Études de faisabilité, études environnementales et sociales, structuration juridique et financière, modèles économiques et allocation des risques figurent parmi les éléments identifiés comme essentiels.

Un panel consacré aux marchés des capitaux comme levier de transformation économique de la Guinée ainsi que des ateliers sur le financement de projets, le cantonnement des flux de trésorerie et la gestion des risques au niveau des SPV ont également marqué cette rencontre.

Source : LeDjely

N’Famoussa Siby

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Coopération diplomatique :L’Ambassadeur de Guinée au Sénégal reçoit son homologue de Belgique.

Dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et multilatérales en terre sénégalaise, Son Excellence Monsieur Mandjou Bertrand Djoubaté, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée au Sénégal, a accordé ce matin une audience à son homologue, l’Ambassadrice de Belgique à Dakar.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de consolidation des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux chancelleries représentées au sein de leur pays hôte. Les deux diplomates ont profité de cet entretien pour échanger sur des sujets d’intérêt commun et réitérer leur volonté partagée d’œuvrer au rapprochement durable de leurs représentations respectives.