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Guinée : le ministère de l’Environnement et la FAO renforcent leur coopération sur les enjeux climatiques.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour faire le point sur plusieurs projets consacrés à la restauration des écosystèmes, à la lutte contre la déforestation et à l’adaptation au changement climatique en Guinée.

Conduite par Dr Mamadou Tanou Diallo, assistant du représentant de la FAO chargé des programmes, la délégation comprenait notamment le coordinateur national, Mohamed Gassimou Keïta, ainsi que Mahamadou Diallo. Le ministre était entouré de plusieurs responsables de son département, dont le secrétaire général, le chef de cabinet, le conseiller principal et le directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement.

Plusieurs projets examinés

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des programmes mis en œuvre conjointement par la FAO et le ministère de l’Environnement. Les discussions ont notamment permis d’identifier les principales avancées, mais également certaines contraintes rencontrées dans l’exécution des activités sur le terrain.

Parmi les projets examinés figure celui consacré à la restauration des écosystèmes et à la gestion intégrée des paysages dégradés, notamment en Guinée forestière et en Haute-Guinée.

Les deux parties ont également fait le point sur les initiatives liées à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, à travers notamment le programme REDD+, ainsi que sur les actions d’adaptation au changement climatique déployées en Moyenne-Guinée, en Haute-Guinée et en Guinée forestière.

Ces programmes visent notamment à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à favoriser une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FAO sollicite un accompagnement renforcé

Selon Dr Mamadou Tanou Diallo, la rencontre avait également pour objectif de présenter un état des lieux des projets et de solliciter un appui accru du ministère afin de faciliter la résolution de certaines contraintes administratives et opérationnelles.

L’objectif est de permettre une accélération de la mise en œuvre des programmes et d’améliorer leur impact sur les territoires et les communautés bénéficiaires.

À l’issue des échanges, le ministre Fassou Théa a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la FAO dans le suivi et l’exécution de ces initiatives.

Cette coopération s’inscrit dans les efforts engagés par la Guinée pour renforcer la protection de ses écosystèmes, lutter contre la dégradation des ressources naturelles et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

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Guinée : un accord de 425 millions de dollars avec le FMI.

Guinée–FMI : 425 millions de dollars et un pacte de discipline pour transformer l’essai de Simandou

La Guinée vient d’obtenir un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) même si un accord n’est jamais un simple transfert de devises. Mais plutôt mjun brevet de crédibilité décerné à une  politique économique, assorti d’un cahier des charges rigoureux.

La signature à Conakry d’un accord ce lundi 10 août au niveau des services (Staff-Level Agreement) pour un programme de 41 mois soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) s’inscrit exactement dans cette tradition. Sous réserve de la validation par le Conseil d’administration du FMI prévue en septembre prochain, la Guinée obtiendra un tirage d’environ 425 millions de dollars américains.

Mais le véritable enjeu de cet accord ne se chiffre pas en millions de dollars. Il se mesure à la capacité de Conakry à gérer un choc d’abondance imminent.

Sur le papier, les indicateurs macroéconomiques guinéens affichent une bonne santé. Après une expansion de 7,1 % en 2025, le Produit intérieur brut (PIB) devrait bondir de 8,6 % en 2026.

Une accélération directement tirée par l’extraction minière et la montée en puissance du mégaprojet de fer de Simandou et de ses infrastructures connexes.

Pourtant, c’est précisément lorsque les voyants sont au vert que les risques d’asphyxie structurelle sont les plus élevés. L’histoire économique continentale regorge d’exemples où des boom miniers se sont traduits par le « syndrome hollandais » : appréciation réelle de la monnaie, perte de compétitivité des secteurs agricoles et industriels, et creusement des inégalités.

En s’inscrivant dans un programme de 41 mois avec le FMI, les autorités guinéennes cherchent un ancrage de discipline. L’objectif avoué est d’éviter les dérapages budgétaires, d’accumuler des réserves de change protectrices face aux volatilités des cours des matières premières et de garantir la soutenabilité de la dette publique.

Le programme négocié entre le 16 juin et début août s’articule autour de axes fondamentaux :

La capture de la rente minière : Mobiliser durablement les recettes publiques en renforçant la transparence fiscale sur les ressources naturelles. L’enjeu est de s’assurer que l’État perçoive sa juste part de la valeur ajoutée générée par les géants miniers.

La rigueur de l’investissement public : Améliorer le cadrage, la sélection et l’exécution des projets d’infrastructures pour éliminer les déperditions financières et maximiser l’impact économique.

La résilience financière : Consolider les réserves internationales de la Banque Centrale pour armer le pays contre les chocs exogènes.

La gouvernance institutionnelle : Renforcer les mécanismes de redevabilité et la lutte contre les lourdeurs bureaucratiques.

La diversification hors-mine : Transformer la manne extractive en capital humain, en appui au secteur privé local et en créations d’emplois pérennes.

« L’accord au niveau des services constitue une étape majeure, mais non une fin en soi. »

Un accord avec le FMI débloque rarement les problèmes d’un pays par la seule magie de sa signature. Il agit comme un catalyseur. L’ancrage macroéconomique fourni par la FEC doit servir d’effet de levier pour rassurer les bailleurs de fonds internationaux et le secteur privé international, dont les capitaux seront indispensables pour financer la diversification économique.

La réussite de ce plan de 41 mois ne se jugera pas au volume de devises engrangées dans les caisses de la Banque Centrale à Conakry, mais à la concrétisation sur le terrain : des routes praticables, une alimentation électrique stable pour les PME, des écoles formées aux métiers de demain et une économie capable de respirer le jour où le cycle des matières premières se retournera. La Guinée dispose aujourd’hui du cadre ; il lui reste à démontrer sa capacité d’exécution.

Source : GuinéeNews.
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La Guinée renforce ses liens avec la Côte d’Ivoire à l’occasion de la fête nationale ivoirienne.

La Guinée prend part aux célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire avec une importante délégation conduite par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, représentant le président Mamadi Doumbouya. Les festivités se tiennent ce 7 août à Yopougon, en présence de plusieurs délégations étrangères.

L’un des temps forts de cette participation est le défilé d’un détachement des Forces armées guinéennes, symbole de la coopération militaire et des relations d’amitié qui unissent Conakry et Abidjan.

En marge des célébrations, le Premier ministre guinéen a été reçu par son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, à la Primature. Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des relations historiques entre leurs pays et leur volonté commune de renforcer la coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire, au service de la stabilité et de l’intégration sous-régionale.

Amadou Oury Bah a également transmis au président ivoirien, Alassane Ouattara, les salutations du président Mamadi Doumbouya, précisant que ce dernier n’avait pu effectuer le déplacement en raison de contraintes d’agenda.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux États de consolider leur partenariat stratégique et de poursuivre le renforcement des échanges entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

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Guinée : lancement de la première promotion des « agriculteurs connectés ».

La Guinée a lancé, ce jeudi, la première promotion des « agriculteurs connectés », une initiative destinée à accélérer la transformation numérique du secteur agricole grâce aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, en présence du ministre de l’Agriculture, de la conseillère chargée des Nouvelles technologies et de l’Intelligence artificielle à la Présidence de la République, ainsi que de la représentante de l’UNICEF en Guinée.

Porté par la startup Kumy, lauréate du Grand Prix Ansuten de la Tech et de l’Innovation, le programme cible, dans sa première phase, 25 000 agriculteurs déjà répertoriés à travers le pays. Il vise à promouvoir l’agriculture de précision, à faciliter l’accès aux services financiers et à améliorer les rendements grâce aux solutions numériques.

À cette occasion, Mourana Soumah a salué cette initiative, qu’il considère comme un levier de modernisation du secteur agricole. Il a également mis en avant les résultats du programme Ansuten et de son Grand Prix de la Tech et de l’Innovation, qui permettent aux jeunes entreprises innovantes de bénéficier d’un accompagnement technique, financier et d’une meilleure visibilité pour développer leurs solutions.

La cérémonie s’est conclue par la remise d’équipements aux bénéficiaires, accompagnée d’un appui technique personnalisé et de solutions de financement proposées par le Crédit Rural de Guinée.

À travers ce programme, les autorités guinéennes entendent renforcer l’utilisation des technologies numériques dans l’agriculture afin d’améliorer la productivité, favoriser l’inclusion financière des producteurs et soutenir le développement durable du secteur agricole.

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Guinée : Conakry demande à la la restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro.

La Guinée a officiellement sollicité auprès de la France la restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro Barry, dernier souverain de l’État théocratique du Fouta-Djalon, ainsi que des restes de trois de ses proches : son frère, son père et son chef de guerre.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de récupération et de valorisation du patrimoine historique guinéen. Elle intervient après une première demande formulée par Conakry concernant les objets personnels de l’Almamy Samory Touré, figure majeure de la résistance anticoloniale en Afrique de l’Ouest.

Selon le ministre guinéen de la Culture, Moussa Moïse Sylla, les recherches engagées à la suite de cette première requête ont permis d’identifier les crânes de Bokar Biro et de ses compagnons conservés en France. Les autorités françaises ont confirmé leur découverte fin juillet, ouvrant la voie à une demande officielle de restitution.

Un symbole de la résistance au colonialisme

L’Almamy Bokar Biro Barry, dernier dirigeant du Fouta-Djalon, est considéré par les autorités guinéennes comme une figure emblématique de la résistance à la pénétration coloniale française à la fin du XIXᵉ siècle.

Pour le ministre Moussa Moïse Sylla, ces restes humains ne doivent pas rester exposés à l’étranger, estimant que Bokar Biro fait partie des grandes figures historiques de la Guinée, aux côtés notamment de Samory Touré et d’autres héros de la résistance nationale.

Mohamed Amirou Conté, directeur général du Musée national de Guinée et membre du comité scientifique chargé du dossier, rappelle que Bokar Biro avait été décapité en raison de son opposition à l’avancée coloniale française au Fouta-Djalon.

Vers une restitution encadrée par la loi française

La procédure de restitution est rendue possible par une loi adoptée par le Parlement français en 2023 concernant les restes humains conservés dans les collections publiques françaises.

En Guinée, un comité scientifique accompagne les démarches et les autorités espèrent une restitution dans un délai d’un à deux ans.

Les restes de l’Almamy Bokar Biro sont actuellement conservés au Musée de l’Homme à Paris. Contrairement à certaines restitutions patrimoniales destinées à l’exposition, la Guinée prévoit une approche différente, fondée sur les traditions culturelles et le respect dû aux défunts.

Des funérailles nationales envisagées

Les autorités guinéennes indiquent que le retour des restes de Bokar Biro pourrait être suivi d’obsèques nationales. Le lieu d’inhumation n’a pas encore été définitivement choisi entre Conakry et Timbo, ancienne capitale du Fouta-Djalon.

À travers cette démarche, la Guinée entend réhabiliter la mémoire d’un souverain dont le parcours reste profondément lié à l’histoire politique, religieuse et résistante du pays.

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Infra for Africa 2026 : Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget porte la voix de la Guinée au Forum Panafricain de Dar Es Salam.

En Tanzanie, à Dar es Salaam, la Guinée prend part au Forum Infra for Africa, organisé par Africa50, un rendez-vous continental qui réunit, les 5 et 6 août 2026, les décideurs publics, institutions financières, investisseurs et partenaires techniques engagés dans le développement des infrastructures en Afrique. A Infra for Africa 2026, la Guinée met en avant les ambitions du programme Simandou 2040 devant les principaux acteurs du financement des infrastructures africaines

Conduite par Madame la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, la délégation guinéenne participe à cette rencontre avec une ambition clairement affichée : présenter la vision de transformation économique portée par le programme Simandou 2040 et poursuivre les échanges avec les partenaires susceptibles d’accompagner la préparation, la structuration et le financement des projets prioritaires du Gouvernement.

Cette première journée a donné lieu à des échanges de haut niveau, marqués par la cérémonie d’ouverture du Forum, la participation à plusieurs panels stratégiques et des audiences avec le Fonds souverain du Nigeria, la Société Financière Internationale (SFI), Afreximbank et Africa50. Ces rencontres ont permis de présenter les ambitions du programme Simandou 2040 et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement.

Le Programme Simandou 2040 au cœur des échanges

Ces rencontres ont permis de consolider le dialogue avec les partenaires techniques et financiers autour des mécanismes de financement, de la préparation des projets, de l’assistance technique et de la gouvernance des fonds souverains. Ils ouvrent également la voie à un renforcement de la coopération en faveur de la réalisation des infrastructures prioritaires portées par le programme Simandou 2040.

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Madame la Ministre a notamment mis en lumière les opportunités d’investissement qu’offre ce programme dans plusieurs secteurs stratégiques, parmi lesquels les infrastructures de transport, l’énergie, la logistique, les télécommunications, les plateformes industrielles ainsi que les services destinés à soutenir la compétitivité de l’économie nationale.

Cette présentation a permis d’apporter aux différents interlocuteurs une vision d’ensemble des priorités du Gouvernement et des projets appelés à accompagner la dynamique de développement engagée par les autorités.

Un échange d’expériences autour de la gouvernance des fonds souverains

La délégation guinéenne a reçu le Directeur Général du Fonds souverain du Nigeria, dans le cadre d’un entretien consacré aux mécanismes de gouvernance et aux modèles de gestion des fonds souverains.

Après avoir présenté les ambitions de la Guinée dans le cadre du programme Simandou 2040, Madame la Ministre a échangé avec son interlocuteur sur les conditions de mise en place d’un instrument financier destiné à accompagner les investissements de long terme et à préserver les ressources au bénéfice des générations futures.

Les discussions ont porté sur plusieurs aspects structurants, notamment les modalités de capitalisation, l’organisation des organes de gouvernance, la composition des conseils d’administration, les critères de sélection des équipes dirigeantes ainsi que les principes de gestion appliqués par le Fonds souverain du Nigeria.

Les deux parties ont évoqué des possibilités de collaboration et des voyages d’études ont été émises.

Poursuite des échanges techniques avec la SFI

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Madame la Ministre s’est ensuite entretenue avec Madame Marième Travaly, Directrice des Infrastructures à la Société Financière Internationale (SFI).

Cette rencontre a permis de faire le point sur les discussions engagées précédemment à Conakry et d’examiner les prochaines étapes du travail technique autour des projets identifiés par les autorités guinéennes.  Au cours des échanges, les participants ont évoqué la nécessité de disposer d’un portefeuille de projets suffisamment documenté afin de faciliter les analyses techniques et financières qui accompagneront leur maturation.

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Plusieurs initiatives ont été passées en revue, notamment les projets relatifs à la production d’énergie solaire, aux infrastructures de transport urbain, au développement du réseau ferroviaire, aux plateformes logistiques, au Port sec de Kagbelen, à la route Fidel Castro, ainsi qu’à certaines infrastructures portuaires et de télécommunications. Les discussions ont également porté sur les réflexions engagées autour des enjeux de décarbonisation.

À cette occasion, Madame la Ministre a réaffirmé la disponibilité des équipes techniques du département à poursuivre le travail de préparation des dossiers afin d’en faciliter l’instruction.

Les mécanismes d’accompagnement explorés avec le staff d’Afreximbank

La délégation guinéenne a également rencontré Monsieur Alain Thiéry Mbongué, Directeur de Cabinet du Président d’Afreximbank. Les échanges ont essentiellement porté sur les besoins d’accompagnement de la Guinée dans la mise en œuvre des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

Madame la Ministre a présenté les principales attentes du Gouvernement en matière de financement, d’assistance technique, de garanties et de conseils destinés à renforcer la structuration des projets.

Pour sa part, la délégation d’Afreximbank a partagé plusieurs éléments de réflexion relatifs aux mécanismes de couverture et d’atténuation des risques susceptibles d’accompagner les projets d’investissement, tout en convenant de la poursuite des échanges techniques entre les équipes.

Africa50 et la Guinée poursuivent leurs échanges

La journée s’est poursuivie avec une séance de travail consacrée aux perspectives de coopération entre la Guinée et Africa50.

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À cette occasion, Madame la Ministre est revenue sur les principales priorités du programme Simandou 2040 et sur les besoins liés à la préparation des projets d’infrastructures appelés à soutenir la transformation économique du pays. Les représentants d’Africa50 ont, pour leur part, présenté leur approche en matière de préparation de projets, de mobilisation de capitaux et d’accompagnement des États dans la structuration d’infrastructures bancables.

Les échanges ont également porté sur l’organisation prochaine d’une mission technique en Guinée, destinée à approfondir les discussions avec les différentes parties prenantes nationales autour des besoins en études, en préparation de projets et en assistance technique. Il a également été rappelé que la République de Guinée figure parmi les États actionnaires d’Africa50, une qualité qui témoigne des liens institutionnels déjà établis entre les deux parties.

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Au terme de cette première journée de travaux, la délégation guinéenne aura pris part à la cérémonie d’ouverture ainsi qu’à une série d’entretiens consacrés aux enjeux de financement, de préparation des projets et de partage d’expériences autour des infrastructures stratégiques. Ces rencontres, organisées en marge des travaux du Forum Infra for Africa 2026, s’inscrivent dans le calendrier des échanges engagés par le Gouvernement avec les partenaires techniques et financiers autour des projets prioritaires du programme Simandou 2040.

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Les activités du Forum se poursuivront à Dar es Salaam avec l’Assemblée Générale des actionnaires de Africa50, ainsi que plusieurs panels, rencontres institutionnelles et sessions de travail réunissant les principaux acteurs africains et internationaux du financement des infrastructures.

Source : Service Communication, Relations Publiques MEFB.

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La Guinée demande des garanties de sécurité avant son déplacement en Afrique du Sud.

À un mois du début des éliminatoires de la CAN PAMOJA 2027, la Fédération guinéenne de football (FGF) a saisi la Confédération africaine de football (CAF) afin d’obtenir des garanties de sécurité pour le déplacement du Syli National en Afrique du Sud.

Dans une correspondance adressée à l’instance continentale, la FGF fait part de ses préoccupations face aux violences xénophobes signalées ces derniers mois dans plusieurs régions sud-africaines. La sélection guinéenne doit affronter les Bafana Bafana à Johannesburg en septembre, lors de la première journée des qualifications.

Selon les informations disponibles, la Fédération guinéenne souhaite s’assurer que toutes les mesures nécessaires seront prises pour garantir la sécurité de sa délégation, notamment en ce qui concerne les déplacements, l’hébergement et la protection de l’équipe durant son séjour.

Cette demande intervient dans un contexte de recrudescence d’actes de violence visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud, une situation qui suscite des inquiétudes parmi plusieurs fédérations africaines appelées à se rendre dans le pays.

La CAF devrait désormais échanger avec la Fédération sud-africaine de football (SAFA) et les autorités compétentes afin d’évaluer les dispositions sécuritaires prévues pour cette rencontre.

À ce stade, aucun changement de calendrier n’a été annoncé. Le match reste programmé en septembre et ouvrira la campagne qualificative des deux sélections pour la CAN PAMOJA 2027.

Pour la Guinée, l’objectif est de garantir que le Syli National évolue dans des conditions de sécurité optimales avant ce rendez-vous sportif important.

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Guinée : l’État signe la convention de base de Nimba Mining Company, sa première société minière publique.

La République de Guinée a signé, mercredi au Palais présidentiel, la convention de base de Nimba Mining Company (NMC), une société minière détenue à 100 % par l’État guinéen et financée par des capitaux nationaux. Les autorités présentent cette étape comme un tournant dans leur stratégie de souveraineté sur les ressources minières.

La cérémonie, présidée par Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, intervient un an après la création de NMC et l’octroi de son permis d’exploitation.

Selon le gouvernement, cette convention marque l’entrée de la Guinée dans une nouvelle phase où l’État participe directement à l’exploitation et à la commercialisation de ses ressources minières.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a indiqué que cet accord s’inscrit dans la continuité de l’accord transactionnel global signé en mai 2026. Il vise à renforcer la gouvernance du secteur, sécuriser les investissements et accroître les retombées économiques des ressources naturelles.

5 millions de tonnes de bauxite déjà extraites

Le directeur général de Nimba Mining Company, Patrice Huillier, a annoncé que la société a déjà extrait 5 millions de tonnes de bauxite depuis sa création. L’objectif est d’atteindre 10 millions de tonnes produites et exportées en 2026.

L’entreprise emploie, avec ses sous-traitants, près de 2 000 personnes, dont 98 % de Guinéens, selon ses dirigeants.

Vers la transformation locale de la bauxite

Les autorités ambitionnent de faire de NMC un acteur majeur de la transformation des ressources minières. À terme, la Guinée prévoit de développer une industrie locale capable de produire de l’alumine, puis de l’aluminium, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La convention prévoit également des engagements en matière de contenu local, de formation, d’emploi, de développement communautaire et de transparence dans la gestion des ressources minières.

Pour le gouvernement, cette signature constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040, qui vise à faire du secteur minier un levier de développement économique, d’industrialisation et de création d’emplois en Guinée.

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Guinée : Dansa Kourouma appelle les nouveaux députés à mettre les vacances parlementaires à profit pour se former.

Le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a exhorté les nouveaux députés à profiter de la période des vacances parlementaires pour approfondir leur connaissance des règles, des procédures et du fonctionnement de l’institution. Il s’est exprimé lors de la première séance plénière de la nouvelle législature, tenue le 3 août.

Cette recommandation intervient dans un contexte de renouvellement du Parlement. La nouvelle Assemblée nationale compte 147 députés, dont plusieurs effectuent leur première expérience parlementaire, après la transition assurée par le Conseil national de la transition (CNT).

S’adressant aux nouveaux élus, Dansa Kourouma a rappelé que le mandat parlementaire implique bien plus que la participation aux débats en séance ou la représentation des électeurs. Il a insisté sur la nécessité de maîtriser les institutions, les procédures législatives ainsi que les responsabilités attachées à la fonction de député.

Le président de l’Assemblée nationale a invité les parlementaires débutants à faire de cette période de pause un temps de formation, en s’appuyant sur la Constitution, le règlement intérieur de l’Assemblée et les lois de la République pour renforcer leurs compétences.

Selon lui, une bonne connaissance du cadre juridique et institutionnel constitue une condition essentielle pour exercer efficacement le mandat parlementaire et prendre des décisions conformes à l’intérêt général.

Par cette intervention, Dansa Kourouma place le renforcement des capacités des députés parmi les priorités de la nouvelle législature, avec l’objectif de consolider l’efficacité du travail parlementaire.

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African Mining Week 2026 : la Guinée, l’Égypte et le Nigeria présenteront leurs stratégies pour attirer les investissements miniers

Des responsables de haut niveau de la Guinée, de l’Égypte et du Nigeria participeront à l’édition 2026 de l’African Mining Week (AMW), prévue du 14 au 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud. Cette rencontre réunira gouvernements, entreprises minières et investisseurs autour des enjeux liés au développement du secteur minier africain.

Considéré comme l’un des principaux forums miniers du continent, l’AMW 2026 mettra l’accent sur l’exploration, la transformation locale des ressources, le financement des projets et les réformes visant à renforcer l’attractivité des marchés africains.

Parmi les intervenants annoncés figurent Daouda Diakité, conseiller principal du ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Yasser Ramadan, président de l’Autorité égyptienne des ressources minérales et des industries minières (MRMIA), ainsi que Martins Imonitie, directeur général de la Nigerian Mining Corporation.

Les représentants des trois pays présenteront leurs politiques publiques et leurs initiatives destinées à accélérer l’exploitation des ressources naturelles, développer les chaînes de valeur locales et attirer davantage de capitaux privés dans un secteur stratégique pour la croissance économique du continent.

La Guinée mise sur Simandou 2040 pour transformer son potentiel minier

Pour la Guinée, l’AMW 2026 sera une occasion de mettre en avant son potentiel minier, notamment ses importantes réserves de bauxite et de minerai de fer, ainsi que la stratégie Simandou 2040, présentée comme un programme majeur d’industrialisation et de développement des infrastructures.

Conakry poursuit également des réformes visant à améliorer la gouvernance minière, renforcer la planification économique et créer un environnement plus favorable aux investisseurs. Le pays estime que ses ressources minières peuvent jouer un rôle central dans le financement de son développement national.

L’Égypte et le Nigeria accélèrent leurs politiques minières

De son côté, l’Égypte poursuit la modernisation de son secteur minier à travers de nouveaux programmes d’exploration et de valorisation des ressources. Le pays a notamment lancé en 2026 un programme de levés géophysiques aéroportés afin d’identifier de nouveaux gisements et développer des projets liés à l’or, au phosphate et au minerai de fer.

Le Nigeria, engagé dans une stratégie de diversification économique au-delà des hydrocarbures, entend également faire du secteur minier un nouveau moteur de croissance. Abuja met en avant les investissements réalisés dans l’exploration de minerais stratégiques tels que le lithium, l’or, le nickel, le cuivre et les terres rares.

Avec 44 ressources minérales identifiées, le pays cherche à renforcer la participation du secteur privé et à accroître la contribution de l’exploitation minière à son économie.

À travers cette édition 2026, l’African Mining Week ambitionne de devenir une plateforme majeure de dialogue sur l’avenir de l’industrie minière africaine, en mettant en lumière les réformes, les opportunités d’investissement et les stratégies de transformation du secteur.