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Guinée : Le Président de la République, S.E Mamadi Doumbouya engage une rupture historique avec l’exportation d’or brut.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique en annonçant une réforme majeure du secteur aurifère guinéen. Lors d’une rencontre stratégique tenue le 19 juin 2026 avec les acteurs de l’industrie minière, le chef de l’État a affirmé sa volonté de mettre un terme à l’exportation de l’or brut et d’imposer sa transformation intégrale sur le territoire national.

Cette décision marque un tournant dans la gestion des ressources minières du pays, deuxième détenteur de réserves aurifères en Afrique de l’Ouest. Elle s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer l’industrialisation de la Guinée et à accroître les retombées économiques des richesses naturelles pour les populations.

Une réforme présentée comme un impératif de justice économique

Dans une intervention particulièrement ferme, Mamadi Doumbouya a justifié cette orientation par la nécessité de corriger ce qu’il considère comme une injustice historique.

S’adressant aux opérateurs du secteur minier, il a rappelé que les ressources du sous-sol guinéen ont longtemps profité davantage aux acteurs étrangers qu’aux communautés vivant dans les zones d’exploitation.

Le président a évoqué les populations de Siguiri et de Kérouané, régions emblématiques de la production aurifère nationale, pour illustrer le contraste entre l’abondance des ressources extraites et les difficultés socio-économiques auxquelles restent confrontés de nombreux habitants.

Selon lui, la richesse minière du pays ne doit plus quitter la Guinée sans générer sur place les emplois, les investissements industriels et les recettes fiscales susceptibles de transformer durablement l’économie nationale.

Une orientation amorcée depuis 2022

Les autorités rappellent que cette réforme ne constitue pas une initiative isolée. Dès avril 2022, Mamadi Doumbouya avait annoncé sa volonté de revoir en profondeur le modèle économique du secteur extractif afin de favoriser la transformation locale des matières premières.

Cette stratégie a déjà commencé à se matérialiser dans la filière bauxite, où le gouvernement encourage le développement d’unités de transformation industrielle. Le secteur aurifère devient désormais l’un des principaux axes de cette politique de montée en gamme.

Pour l’exécutif, il ne s’agit plus seulement d’extraire et d’exporter les ressources naturelles, mais de bâtir un tissu industriel capable de générer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La raffinerie Nimba Gold Refinery au cœur du dispositif

La mise en œuvre de cette nouvelle politique repose en grande partie sur l’entrée en activité prochaine de la raffinerie Nimba Gold Refinery, installée à Gbessia, dans la périphérie de Conakry.

Présentée par les autorités comme la plus importante raffinerie d’or du continent africain, cette infrastructure doit permettre à la Guinée de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur du métal précieux, depuis le raffinage jusqu’à la certification des produits destinés à l’exportation.

Le gouvernement estime que cet outil industriel ouvrira la voie à une meilleure valorisation de la production nationale, tout en renforçant la traçabilité des exportations et les recettes fiscales associées.

À terme, l’ambition affichée est de faire de Conakry un centre régional de raffinage et de commercialisation de l’or africain.

Fin des exportations d’or brut : des sanctions annoncées

L’une des mesures phares annoncées par le chef de l’État concerne l’interdiction définitive des exportations d’or brut.

Désormais, toute production aurifère issue des mines guinéennes devra être raffinée localement avant d’être exportée vers les marchés internationaux.

Le président a averti que les entreprises qui ne respecteraient pas cette nouvelle réglementation s’exposeraient à des sanctions sévères, allant de la suspension de leur agrément à la résiliation de leurs conventions minières, voire à des poursuites judiciaires.

Cette position traduit la volonté des autorités de faire appliquer strictement cette réforme, considérée comme un élément central de la nouvelle doctrine économique du pays.

Un nouveau cadre pour les investisseurs étrangers

Malgré la fermeté de son discours, Mamadi Doumbouya a tenu à rassurer les investisseurs internationaux sur la volonté de la Guinée de maintenir un environnement favorable aux affaires.

Le chef de l’État a souligné que cette réforme ne visait pas à remettre en cause les partenariats étrangers, mais à établir une nouvelle relation fondée sur le partage de la valeur créée localement.

Il a notamment cité les grands projets en cours dans les régions de Simandou, Boffa et Boké comme illustration de la capacité du pays à attirer des investissements structurants tout en défendant ses intérêts stratégiques.

Selon lui, les entreprises souhaitant investir en Guinée devront désormais intégrer pleinement les objectifs nationaux d’industrialisation et de transformation locale.

 

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Simandou 2040, symbole d’une nouvelle ambition économique

Le président a également replacé cette réforme dans le cadre plus large de la vision Simandou 2040, présentée par les autorités comme la feuille de route de la transformation économique du pays.

Cette stratégie vise à faire évoluer la Guinée d’une économie essentiellement exportatrice de matières premières vers un modèle davantage fondé sur la transformation industrielle, la création d’emplois qualifiés et le développement des infrastructures.

Pour le chef de l’État, cette orientation doit permettre au pays d’occuper une place plus importante dans les chaînes de valeur mondiales et de tirer un meilleur profit de ses ressources naturelles.

Faire de la richesse minière un moteur du développement national

Au-delà des considérations économiques, Mamadi Doumbouya a insisté sur la dimension sociale de cette réforme.

Les revenus générés par l’exploitation et la transformation de l’or doivent, selon lui, contribuer davantage au financement des infrastructures publiques, de l’éducation, de la santé et de l’emploi.

Les autorités estiment que la valorisation locale des ressources minières constitue un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et réduire les inégalités entre les zones de production et le reste du pays.

Avec cette réforme, la Guinée affiche clairement son ambition de reprendre un contrôle accru sur l’exploitation de ses ressources stratégiques et d’inscrire leur gestion dans une logique de développement industriel à long terme.

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Guinée–FMI : des consultations stratégiques pour accompagner les réformes économiques et la vision Simandou 2040.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement en séjour à Conakry dans le cadre des consultations économiques périodiques menées avec les autorités guinéennes. Conduite par Papa Ndiaye, directeur adjoint du Département Afrique de l’institution, la délégation multiplie les rencontres avec les principaux responsables gouvernementaux et financiers du pays afin d’évaluer la situation macroéconomique nationale et d’examiner les perspectives de coopération entre la Guinée et le FMI.

Au cœur des échanges figurent les réformes structurelles engagées par les autorités, les orientations de la politique économique nationale, ainsi que les ambitions de transformation portées par le programme Simandou 2040, présenté comme la feuille de route stratégique du développement économique et social du pays.

Une mission d’évaluation au titre de l’Article IV

Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations prévues par l’Article IV des Statuts du FMI, un mécanisme qui permet à l’institution de procéder régulièrement à l’évaluation des économies de ses États membres. Ces consultations visent notamment à analyser les politiques budgétaires, monétaires et financières mises en œuvre, à identifier les risques éventuels et à formuler des recommandations destinées à renforcer la stabilité économique et la croissance durable.

Dans ce contexte, la délégation du FMI a été reçue par le Premier ministre Bah Oury, avec qui elle a échangé sur les priorités économiques du gouvernement, les perspectives de croissance et les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et les conditions de vie des populations.

Le FMI salue les ambitions de la vision Simandou 2040

À l’issue de cette rencontre, Papa Ndiaye a souligné la qualité des discussions et salué l’ambition du programme de transformation porté par les autorités guinéennes.

Selon lui, la vision Simandou 2040 constitue un projet structurant susceptible de modifier durablement le profil économique du pays. Il a notamment mis en avant la volonté affichée par les autorités de faire des ressources minières un levier de diversification économique, de création d’emplois et d’amélioration du bien-être des populations.

Le responsable du FMI a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner la Guinée dans cette trajectoire de transformation, en appui aux efforts engagés pour renforcer les fondamentaux économiques du pays.

Le gouvernement réaffirme son engagement réformateur

Pour sa part, le Premier ministre Bah Oury a rappelé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles considérées comme essentielles à la réussite des grands projets de développement en cours.

Le chef du gouvernement a souligné que les autorités entendent maintenir le cap des réformes économiques et institutionnelles afin de créer les conditions favorables à une croissance inclusive, durable et résiliente. Il a également assuré la mission du FMI de la pleine disponibilité de l’administration guinéenne pour faciliter le déroulement des travaux et fournir toutes les informations nécessaires à l’évaluation en cours.

Discussions approfondies avec la Banque centrale

En parallèle des rencontres gouvernementales, la mission du FMI s’est entretenue avec les responsables de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Les échanges ont porté sur la conduite de la politique monétaire, la stabilité du système financier, la gestion des réserves internationales ainsi que les perspectives macroéconomiques à moyen terme.

Les discussions ont également abordé la possibilité de mettre en place un Programme de Facilité élargie de crédit (FEC), un mécanisme de soutien financier du FMI destiné aux pays engagés dans des programmes de réformes économiques d’envergure.

Des indicateurs économiques en amélioration

À l’occasion de cette rencontre, la Banque centrale a présenté plusieurs indicateurs témoignant, selon elle, d’une évolution favorable de la situation économique nationale.

L’institution met notamment en avant l’assouplissement progressif de sa politique monétaire avec une baisse du taux directeur, passé de 10,75 % à 9,50 %, ainsi qu’une réduction du coefficient des réserves obligatoires des banques. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par une forte progression de la liquidité bancaire.

La BCRG souligne également le renforcement des réserves internationales du pays, dont près d’un quart est désormais constitué d’or, traduisant une stratégie de diversification des actifs de réserve destinée à consolider la résilience financière nationale.

L’impact croissant du projet Simandou

Les autorités monétaires attribuent une part importante de l’amélioration des indicateurs extérieurs au développement du projet minier de Simandou, considéré comme l’un des plus importants projets d’exploitation de minerai de fer au monde.

Les flux d’investissements directs étrangers enregistrés en 2025 ainsi que l’amélioration significative de la balance des paiements illustrent, selon la Banque centrale, l’effet d’entraînement du projet sur l’économie guinéenne et sur l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Le premier vice-gouverneur de la BCRG, El Hadj Mohamed Lamine Conté, a insisté sur la nécessité de maintenir une gestion prudente de la politique monétaire afin de soutenir la croissance sans compromettre la stabilité des prix. Il a également souligné l’importance stratégique des réserves en or, présentées comme un instrument de protection contre les chocs économiques extérieurs.

Une étape importante pour la coopération entre Conakry et le FMI

L’arrivée de cette mission intervient dans un contexte économique particulier, marqué par l’accélération des grands projets structurants, l’augmentation des investissements étrangers et la volonté des autorités de consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Au-delà de l’évaluation annuelle prévue par l’Article IV, les consultations en cours pourraient ouvrir la voie à un approfondissement de la coopération entre la Guinée et le FMI, notamment à travers un éventuel Programme de Facilité élargie de crédit destiné à accompagner les réformes économiques engagées.

Pour Conakry, cette séquence constitue une occasion de mettre en avant les progrès réalisés, tout en renforçant la confiance des partenaires techniques et financiers dans les perspectives de développement du pays à l’horizon 2040.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya donne le feu vert à un vaste réseau de vidéosurveillance urbaine

Le président Mamadi Doumbouya a officiellement autorisé la mise en œuvre du projet de sécurité urbaine « Guinea Safe City ». À travers un décret lu ce mardi 16 juin 2026 à la télévision nationale, il a promulgué la loi ordinaire L/2026/009/CNT autorisant la ratification de l’accord de prêt concessionnel signé entre le gouvernement guinéen et la Banque d’import-export de Chine (China Exim Bank).

Conclu le 30 juin 2025, cet accord de financement vise à soutenir la réalisation de ce programme destiné à renforcer les capacités de sécurité et de gestion urbaine dans plusieurs villes du pays.

Présentant le dossier devant le Conseil national de la transition (CNT) le 13 mars dernier, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, avait précisé que le prêt accordé par la partie chinoise s’élève à 385,3 millions de renminbi, soit environ 54 millions de dollars américains.

Selon lui, ce financement permettra le déploiement d’infrastructures technologiques destinées à améliorer la sécurité dans les centres urbains guinéens.

Le ministre avait également rappelé que « Guinea Safe City » représente le premier projet concret issu du partenariat stratégique renforcé établi entre la Guinée et la Chine à l’issue du Forum sur la coopération sino-africaine 2024.

Soutenu par l’expertise technologique de Huawei, le programme prévoit notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance intelligentes, la création de centres de commandement numériques et la mise en place d’un système moderne de gestion et de régulation du trafic routier.

Selon les autorités, ce projet vise à moderniser les mécanismes de sécurité publique, à améliorer la fluidité de la circulation et à renforcer les capacités d’intervention des services de défense et de sécurité face aux défis liés à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.

Dans sa phase opérationnelle, « Guinea Safe City » prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillancerépartis dans huit villes, la création de huit centres de commandement, la mise à disposition de 900 terminaux portables pour les forces de sécurité, l’intégration de 100 équipements embarqués dans les véhicules d’intervention ainsi que le déploiement de six stations LTE destinées à sécuriser les communications.

Les autorités guinéennes présentent cette initiative comme un outil stratégique de modernisation visant à rapprocher Conakry et les principales agglomérations du pays des standards internationaux en matière de sécurité urbaine, tout en améliorant la gestion du trafic et l’efficacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité.

Source : Guinée 360.

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Crise en Iran : la Guinée rapatrie un premier groupe de ressortissants et active un dispositif d’urgence.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran consécutive aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique, les autorités guinéennes ont engagé une opération d’urgence visant à assurer la protection et le rapatriement de leurs ressortissants présents sur le territoire iranien.

Sur instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les actions de suivi, d’assistance et d’évacuation des citoyens guinéens exposés aux risques liés au conflit.

Une cellule de crise mobilisée pour suivre la situation

Depuis le déclenchement des hostilités, plusieurs réunions de coordination ont été organisées sous la supervision du ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin d’évaluer l’évolution de la situation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens.

Les autorités diplomatiques guinéennes, en lien avec leurs partenaires et les représentations concernées, ont travaillé à l’identification des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les familles confrontées à des difficultés de déplacement dans un contexte régional particulièrement tendu.

Cette mobilisation s’inscrit dans la politique de protection consulaire mise en avant par les autorités guinéennes, qui accordent une attention particulière à la sécurité des citoyens vivant à l’étranger en période de crise.

Un premier contingent de 48 Guinéens de retour à Conakry

Les efforts engagés ont permis l’évacuation d’un premier groupe de ressortissants. Selon un reportage diffusé par la télévision nationale, 48 Guinéens sont arrivés à l’aube du jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.

Ce premier contingent était composé principalement de femmes et d’enfants, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’opération de rapatriement. À leur arrivée, de nombreuses scènes d’émotion ont marqué les retrouvailles avec leurs proches, illustrant le soulagement ressenti après plusieurs jours d’incertitude.

Entre gratitude et soulagement

Pour les personnes évacuées, cette opération représente bien plus qu’un simple retour au pays. Plusieurs rapatriés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités guinéennes pour les démarches entreprises dans un contexte particulièrement complexe.

« Aujourd’hui, ma plus grande fierté, c’est d’abord d’être Guinéen. Cette évacuation a été une épreuve difficile pour nous, mais nous remercions sincèrement le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Ils nous ont véritablement sauvé la vie », a confié l’un des ressortissants rapatriés à son arrivée à Conakry.

Une vigilance maintenue face à l’évolution de la crise

Les autorités guinéennes poursuivent le suivi de la situation des compatriotes qui se trouvent encore en Iran ou dans les zones concernées par les tensions régionales. La cellule de crise reste mobilisée afin de coordonner d’éventuelles nouvelles opérations d’assistance ou d’évacuation selon l’évolution du contexte sécuritaire.

Cette première évacuation témoigne de la volonté de l’État guinéen de renforcer la protection de ses ressortissants à l’étranger et de réagir rapidement face aux crises internationales susceptibles de mettre en danger ses citoyens.

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Francophonie : la Guinée et la Cité internationale de la langue française renforcent leur coopération culturelle.

En visite de travail à Villers-Cotterêts, une délégation guinéenne conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a exploré de nouvelles perspectives de coopération avec la Cité internationale de la langue française. Les échanges ont porté sur la promotion du livre, de la littérature et du patrimoine francophone, ainsi que sur l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique et culturelle au sein de l’espace francophone. Une délégation officielle conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, accompagnée du chargé d’affaires de l’Ambassade de Guinée en France, a effectué mardi une visite de travail à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts.

Installée au sein du château historique de Villers-Cotterêts, lieu emblématique de l’histoire de la langue française, cette institution constitue aujourd’hui un centre de référence dédié à la promotion du français, à la valorisation des cultures francophones et au dialogue entre les peuples partageant un patrimoine linguistique commun.

Une rencontre tournée vers le livre et la création culturelle

La délégation guinéenne a été accueillie par Paul Rondin, directeur de la Cité internationale de la langue française, figure reconnue du monde culturel français, notamment pour son passage à la direction du Festival d’Avignon et son engagement en faveur de l’innovation culturelle.

Les discussions ont permis d’identifier plusieurs axes de coopération destinés à renforcer les échanges culturels entre la Guinée et la France. Parmi les projets évoqués figurent l’organisation d’une exposition dédiée à la Guinée, la mise en lumière de la littérature guinéenne auprès des publics francophones ainsi que l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry, présenté comme l’un des projets structurants de la politique culturelle nationale.

Les deux parties ont également exprimé leur volonté de développer une collaboration durable autour du livre, de la lecture publique et de la promotion de la francophonie, avec pour ambition de favoriser une meilleure circulation des œuvres, des auteurs et des initiatives culturelles entre les deux pays.

Le futur Musée du Livre de Conakry au cœur des échanges

Au-delà des projets immédiats, la rencontre a accordé une place importante au futur Musée du Livre de Conakry, considéré par les autorités guinéennes comme un outil majeur de préservation et de valorisation du patrimoine intellectuel national.

Cette future institution ambitionne de mettre en lumière l’histoire de l’écriture, de l’édition et de la création littéraire en Guinée, tout en contribuant au développement de la lecture et à la transmission du savoir auprès des jeunes générations.

La délégation guinéenne a salué l’ouverture et la disponibilité de la Cité internationale de la langue française à accompagner cette ambition, dans un contexte où les industries culturelles et créatives occupent une place croissante dans les stratégies de développement des États africains.

Des perspectives concrètes de partenariat

À l’issue des échanges, plusieurs pistes de collaboration ont été retenues. Elles incluent notamment la participation de Paul Rondin aux grands rendez-vous littéraires organisés en Guinée ainsi que l’établissement d’un partenariat structurant entre la Cité internationale de la langue française et le futur Musée du Livre de Conakry.

Pour les deux parties, ces initiatives constituent des leviers importants pour renforcer les liens culturels entre la Guinée et la France, tout en faisant du livre, de la lecture et de la langue française des instruments privilégiés de dialogue, de transmission du savoir et de rapprochement entre les peuples.

Cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer le rayonnement culturel du pays sur la scène internationale et de consolider sa place au sein de l’espace francophone, à travers des partenariats fondés sur la coopération, l’innovation et la valorisation du patrimoine culturel.

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Guinée–ONU : Conakry consolide son positionnement diplomatique sur les questions de paix et de sécurité internationales.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique sur la scène internationale. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a reçu ce 15 juin 2026 à Conakry Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération multilatérale.

Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables guinéens, parmi lesquels le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi que des représentants du système des Nations unies en Guinée.

Une reconnaissance du rôle de la Guinée dans les opérations de paix

Porteur d’un message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Jean-Pierre Lacroix a salué la contribution historique de la Guinée aux missions de maintien de la paix déployées sous mandat onusien.

Depuis plusieurs décennies, les contingents guinéens participent à diverses opérations de paix sur le continent africain, contribuant aux efforts de stabilisation dans des zones affectées par des crises sécuritaires et humanitaires. Cette implication a permis à la Guinée de renforcer sa crédibilité au sein des mécanismes internationaux de gestion des conflits.

Le responsable onusien a également mis en avant les efforts engagés par les autorités guinéennes en faveur de la cohésion sociale, de la stabilité institutionnelle et du développement, estimant que ces initiatives participent à l’amélioration de l’image du pays sur la scène régionale et internationale.

Un dialogue centré sur les défis sécuritaires mondiaux

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales, notamment la prévention des conflits, les opérations de maintien de la paix et les mécanismes de coopération destinés à renforcer la stabilité dans les régions fragiles.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires et des tensions géopolitiques, Jean-Pierre Lacroix a encouragé la Guinée à poursuivre son engagement en faveur du multilatéralisme et du dialogue entre les nations.

Il a notamment souligné l’importance d’une coopération étroite entre les États, les organisations internationales et les partenaires au développement pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Une diplomatie guinéenne en quête d’influence accrue

Cette visite intervient alors que plusieurs partenaires internationaux saluent le renforcement de la présence diplomatique de la Guinée dans les grandes enceintes multilatérales.

Ces derniers mois, plusieurs responsables africains et internationaux ont souligné la volonté de Conakry de jouer un rôle plus actif dans les initiatives visant à promouvoir la stabilité régionale, la prévention des conflits et la coopération continentale.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement diplomatique portée par les autorités guinéennes, qui cherchent à renforcer l’influence du pays au sein des organisations internationales.

Des avancées saluées au sein des institutions internationales

Au cours de la rencontre, le président Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs succès diplomatiques récents enregistrés par la Guinée sur la scène internationale.

Le chef de l’État s’est notamment félicité de l’élection du pays au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), une instance clé chargée des questions liées au développement économique, social et environnemental.

Il a également salué l’entrée de la Guinée au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une désignation qui intervient dans un contexte marqué par les efforts de modernisation du système sanitaire national et de renforcement des capacités de réponse aux crises de santé publique.

Pour les autorités guinéennes, ces élections constituent une reconnaissance de la participation croissante du pays aux grandes initiatives internationales ainsi que des progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.

La Guinée réaffirme son engagement pour la paix et la coopération internationale

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a réitéré l’attachement de la Guinée aux principes de paix, de sécurité collective et de règlement pacifique des différends.

Le chef de l’État a confirmé la volonté de son pays de poursuivre sa participation aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, particulièrement sur le continent africain, où les défis sécuritaires demeurent nombreux.

Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les États et les institutions internationales afin de répondre efficacement aux enjeux liés à la sécurité, au développement et à la stabilité régionale.

Une nouvelle étape dans l’ouverture diplomatique de la Guinée

Cette audience illustre la volonté de la Guinée de consolider sa place dans les débats internationaux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement durable.

À travers le renforcement de ses partenariats multilatéraux et son implication dans les grandes instances internationales, Conakry cherche à affirmer son rôle d’acteur responsable et crédible sur les scènes africaine et mondiale.

La rencontre avec le responsable des opérations de paix des Nations unies apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture diplomatique engagée par les autorités guinéennes, qui ambitionnent de faire du pays un partenaire incontournable dans les efforts de stabilité et de coopération internationale.

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Guinée : lancement officiel de la raffinerie d’alumine de Chalco, un jalon industriel majeur du programme Simandou 2040.

Un projet structurant pour la transformation locale des ressources minières

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa, dans l’ouest du pays. L’annonce a été rendue publique le 13 juin 2026 par la présidence, confirmant l’entrée en phase opérationnelle d’un projet industriel d’envergure intégré au programme stratégique Simandou 2040.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale visant à accélérer la transformation locale des ressources minières, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de renforcer la création de valeur ajoutée sur le territoire.

Une cérémonie de lancement à forte portée institutionnelle

La cérémonie officielle a été coprésidée par le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Plusieurs membres du gouvernement, des représentants du partenaire industriel Chalco Hong Kong, filiale du groupe China Aluminium Corporation (Chinalco), ainsi que des autorités locales et des communautés riveraines ont pris part à l’événement.

Un projet issu d’un partenariat stratégique avec Chinalco

Le lancement des travaux intervient à la suite de la signature des accords conclus le 21 mai 2026 à Conakry entre Chalco Hong Kong et l’État guinéen. Ce partenariat illustre la consolidation de la coopération entre la Guinée et le groupe chinois Chinalco, déjà impliqué dans plusieurs projets structurants du secteur minier, notamment Simandou et la Compagnie du Transguinéen (CTG).

La raffinerie de Boffa constitue la troisième unité de transformation de bauxite en alumine engagée dans le pays dans le cadre de cette dynamique industrielle.

Un projet au cœur de la stratégie de souveraineté économique

Pour les autorités guinéennes, ce projet dépasse la seule dimension industrielle. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie nationale, fondée sur la montée en puissance des capacités de transformation locale.

Djiba Diakité a notamment souligné que cette initiative constitue un levier de souveraineté économique, reposant sur la création de valeur ajoutée, le développement de l’emploi et le renforcement des compétences nationales à travers la formation et le transfert de savoir-faire.

Des retombées économiques et sociales attendues

Les autorités estiment que le projet générera environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Il prévoit également la mise en place de programmes de formation, de bourses et la création d’infrastructures dédiées au renforcement des compétences techniques, notamment pour les jeunes de la région de Boffa.

Le préfet de la localité a salué l’implantation de ce projet industriel, appelant la jeunesse à se préparer aux opportunités économiques et professionnelles qu’il devrait engendrer.

Une capacité de production appelée à renforcer la chaîne de valeur locale

Évaluée à environ 1 milliard de dollars, la raffinerie devrait atteindre une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle reposera sur l’exploitation de la bauxite de haute qualité de la région de Boffa, l’une des principales zones minières du pays.

Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de développer une industrie minière intégrée, capable de transformer localement les ressources naturelles et de positionner la Guinée comme un acteur industriel plus structuré dans la chaîne mondiale de valeur de l’aluminium.

Une étape clé dans la stratégie industrielle nationale

Avec ce nouveau chantier, la Guinée poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de valorisation du secteur minier, considérée comme un levier central de développement économique.

Au-delà de la coopération avec Chinalco, les autorités entendent faire du programme Simandou 2040 un cadre global de transformation économique, fondé sur l’industrialisation, la diversification et l’intégration accrue des chaînes de production nationales.

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Guinée–Dangote : Conakry renforce son offensive économique pour attirer les grands investisseurs africains.

S.E Mamadi Doumbouya reçoit Aliko Dangote pour approfondir les perspectives d’investissement

Le Président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya, a reçu ce vendredi au Palais Mohammed V l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, à la tête d’une importante délégation du Groupe Dangote. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans la continuité d’un dialogue stratégique engagé entre les autorités guinéennes et l’un des plus puissants groupes industriels du continent africain.

Au-delà de son caractère diplomatique, cette audience traduit la volonté des deux parties de renforcer leur coopération autour de projets structurants susceptibles de contribuer à la transformation économique de la Guinée.

Une relation de confiance en construction

La visite d’Aliko Dangote à Conakry intervient dans le prolongement des échanges initiés au Palais Mohammed V en janvier 2025, puis poursuivis lors de l’Africa Forward Summit à Nairobi. Ces différentes rencontres ont permis d’établir un cadre de dialogue régulier entre les autorités guinéennes et le groupe industriel nigérian, dont les activités s’étendent aujourd’hui à plusieurs secteurs stratégiques à travers l’Afrique.

Cette nouvelle audience témoigne du maintien de l’intérêt du groupe pour les opportunités offertes par le marché guinéen, dans un contexte où le pays cherche à diversifier son économie et à attirer davantage d’investissements privés.

Hydrocarbures, énergie, agriculture : les secteurs stratégiques au centre des discussions

Les échanges ont porté sur plusieurs domaines considérés comme prioritaires pour le développement économique de la Guinée. Les secteurs des hydrocarbures, de l’agriculture, de l’énergie, des services financiers et de l’industrialisation ont notamment occupé une place centrale dans les discussions.

Ces filières sont au cœur des ambitions économiques du pays, qui entend valoriser davantage ses ressources naturelles tout en développant des capacités locales de transformation et de production.

L’objectif affiché par les autorités est de faire émerger une économie plus diversifiée, moins dépendante de l’exportation brute des matières premières et davantage orientée vers la création de valeur ajoutée sur le territoire national.

Simandou 2040 comme cadre de transformation économique

Les perspectives évoquées lors de cette rencontre s’inscrivent dans la vision stratégique Simandou 2040, qui vise à accélérer la modernisation de l’économie guinéenne à travers des investissements structurants dans les infrastructures, l’industrie, l’énergie et le capital humain.

Pour les autorités, le développement de partenariats avec des acteurs économiques majeurs du continent constitue un levier essentiel pour soutenir cette transformation et renforcer la compétitivité du pays sur la scène africaine et internationale.

Vers des partenariats orientés vers l’investissement productif

Au-delà des déclarations d’intention, cette rencontre traduit une volonté commune de bâtir des partenariats à long terme capables de générer des retombées concrètes pour l’économie nationale. Les enjeux concernent notamment la création d’emplois, le développement des chaînes de valeur locales, le transfert de compétences et le renforcement du tissu industriel.

La présence de plusieurs membres du gouvernement et de responsables sectoriels aux côtés du Chef de l’État souligne l’importance stratégique accordée à ces discussions et la volonté de favoriser une mise en œuvre rapide des projets susceptibles d’émerger de cette coopération.

Une attractivité économique en progression

Cette nouvelle rencontre entre Mamadi Doumbouya et Aliko Dangote illustre les efforts entrepris par la Guinée pour améliorer son attractivité économique et se positionner comme une destination privilégiée pour les investisseurs africains et internationaux.

Dotée d’importantes ressources minières, d’un potentiel agricole significatif et d’ambitions industrielles croissantes, la Guinée cherche désormais à transformer ses atouts naturels en moteurs de croissance durable et de souveraineté économique.

À travers cette stratégie, les autorités entendent faire du pays un pôle économique régional capable de générer davantage de richesse, de favoriser l’industrialisation et de créer les conditions d’une prospérité partagée. Dans cette perspective, les partenariats stratégiques noués aujourd’hui pourraient jouer un rôle déterminant dans la construction de la Guinée de demain.

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Guinée : la première promotion du programme INITIA achève sa formation de haut niveau en France.

Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a présidé à Paris la cérémonie de clôture de la première cohorte du programme INITIA Guinée, marquant l’aboutissement de six mois de formation et d’immersion professionnelle au sein de l’Institut national du service public (INSP) de France.

Cette étape constitue un jalon important dans la stratégie de renforcement des capacités de l’administration guinéenne. À travers ce programme, 22 cadres de la fonction publique, sélectionnés sur la base de critères de mérite et d’excellence, ont bénéficié d’un parcours de formation destiné à consolider leurs compétences dans plusieurs domaines stratégiques de l’action publique.

Une formation axée sur les enjeux de l’administration moderne

Au cours de leur séjour en France, les participants ont été formés aux pratiques contemporaines de gouvernance publique, de leadership administratif, de conduite du changement, de transformation numérique et de management des organisations publiques.

L’objectif de cette initiative est de préparer une nouvelle génération de hauts cadres capables d’accompagner les réformes institutionnelles et administratives engagées par les autorités guinéennes dans un contexte marqué par des exigences croissantes de performance, de transparence et d’efficacité de l’action publique.

Au-delà des enseignements théoriques, le programme a également permis aux bénéficiaires de s’immerger dans l’environnement administratif français afin d’observer les mécanismes de fonctionnement de l’État, les méthodes de gestion publique et les outils de modernisation des services administratifs.

Le capital humain au cœur de la vision Simandou 2040

Dans son allocution, le ministre Faya François Bourouno a rappelé que le programme INITIA Guinée s’inscrit pleinement dans la vision stratégique Simandou 2040, qui place le développement du capital humain parmi les principaux leviers de transformation économique et institutionnelle du pays.

Selon lui, la modernisation de l’État passe avant tout par l’investissement dans les compétences des agents publics et par la création d’une administration capable de répondre efficacement aux attentes des citoyens et aux défis du développement national.

Le ministre a également salué l’engagement des partenaires techniques et financiers ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment l’Agence française de développement (AFD), Expertise France, l’Institut national du service public (INSP) de Paris, l’Institut régional d’administration de Lille ainsi que l’École nationale d’administration de Guinée.

Des compétences appelées à soutenir les réformes publiques

S’adressant aux lauréats, Faya François Bourouno les a invités à mettre les connaissances acquises au service de l’amélioration de la performance de l’administration publique guinéenne. Il les a encouragés à devenir des acteurs du changement au sein de leurs institutions respectives et à contribuer activement à la modernisation des services publics.

L’enjeu, a-t-il souligné, est de transformer ces acquis en résultats concrets au bénéfice des citoyens, à travers une administration plus efficace, plus innovante et davantage orientée vers la qualité du service rendu.

Une première étape vers une administration plus performante

La clôture de cette première cohorte du programme INITIA Guinée illustre la volonté des autorités de renforcer durablement les capacités des ressources humaines de l’État. En misant sur la formation de hauts cadres et sur l’échange d’expériences avec des institutions de référence, le gouvernement entend poser les bases d’une administration moderne, performante et adaptée aux ambitions de développement du pays.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation de la gouvernance publique, considérée comme un levier essentiel pour soutenir les réformes structurelles et accompagner les objectifs de développement de la Guinée à l’horizon 2040.

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Djiba Diakité : «le capital humain est la première richesse de la Guinée»

Simandou 2040 et la Vision du Président Doumbouya pour la Jeunesse Guinéenne

À la clôture de la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN), le 5 juin 2026, le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba Diakité, a livré un message puissant : la vraie richesse de la Guinée, ce sont ses hommes et ses femmes — bien avant son minerai.

Pendant trois jours, Conakry a vibré au rythme du SADEN — le Salon des Entrepreneurs et de l’Emploi de Guinée, dans sa 5ème édition. Des entrepreneurs venus des quatre coins du pays, des institutions engagées, des partenaires techniques et financiers, et par-dessus tout : une jeunesse déterminée, créative, prête à bâtir. C’est dans ce contexte que M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Suivi du Projet Simandou, a pris la parole pour clore cette édition. Son discours n’était pas un simple mot de fin. C’était une feuille de route, une déclaration d’intention, et un appel vibrant à toute une génération.

Un pays ne change pas grâce à ses ressources. Il change grâce à ses hommes.

M. Diakité a posé d’emblée une vérité que peu de dirigeants osent formuler avec autant de franchise. Cette déclaration résume l’âme de Simandou 2040 — le grand programme de développement socio-économique porté par S.E. Mamadi Doumbouya, Président de la République.

“Un pays ne change pas parce qu’il possède des ressources. Un pays change lorsque ses ressources créent des emplois, des entreprises, des compétences et de la richesse pour sa population.”, poursuit Djiba Diakité.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent encore, Simandou 2040 n’est pas simplement un projet d’exploitation minière. C’est le socle d’une transformation économique et sociale durable pour toute la nation guinéenne. Sa réussite ne se mesurera pas aux tonnes de minerai extraites. Elle se mesurera aux emplois créés, aux entreprises nationales qui émergeront, et aux portes ouvertes à la jeunesse guinéenne.

Simandou Academy : Quand le Président investit dans l’Humain

Au cœur de cette vision se trouve une conviction centrale du Chef de l’État : le capital humain est la première richesse de la Guinée. Et pour que cette conviction devienne réalité concrète, il faut une institution à la hauteur de l’ambition. C’est le sens profond de Simandou Academy — l’initiative présidentielle dédiée à la formation de la prochaine génération de bâtisseurs guinéens.

“Il y a des diplômés — mais ce qui est important, ce sont les compétences.”
— M. Djiba Diakité

Dans un monde où la concurrence est mondiale et les exigences sans cesse croissantes, la Guinée ne peut pas se permettre de former pour former. Elle doit former pour transformer. Simandou Academy ambitionne ainsi de produire des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs armés pour les métiers de demain — capables d’innover, de prendre des risques, et de répondre aux exigences réelles d’une économie en pleine mutation. L’objectif n’est pas le parchemin. L’objectif, c’est la capacité à agir.

La jeunesse guinéenne, première ressource de la nation

Le moment le plus fort du discours fut sans doute celui où M. Diakité s’est adressé directement aux jeunes présents dans la salle — et à travers eux, à toute une génération. Il a reconnu leur attente sans détour : un emploi, une chance de prouver leur valeur, la possibilité de construire leur avenir ici, en Guinée.

“Votre formation, votre énergie, votre exigence sont les premières ressources de la Guinée — bien avant le minerai.”
— M. Djiba Diakité

Cette phrase dit tout. Elle inverse la hiérarchie traditionnelle des richesses. Elle place le jeune Guinéen — avec ses idées, son énergie, sa créativité — au sommet de ce que la nation possède de plus précieux. Investir dans la jeunesse, selon la vision du Président Doumbouya incarnée dans ce discours, n’est pas un acte de charité. C’est l’acte fondateur du développement national.

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Un appel à l’action pour les entrepreneurs

M. Diakité a également adressé un message clair aux PME et TPME guinéennes. Les opportunités liées à Simandou 2040 seront considérables — mais elles ne tomberont pas du ciel. Elles appartiennent à ceux qui se préparent. Compétitivité, qualité, formation et capacité à collaborer : telles sont les clés pour que les entreprises guinéennes soient au rendez-vous de cette transformation historique. Le SADEN lui-même incarne cet esprit — un espace d’anticipation où se construisent, année après année, les alliances et les ambitions de la Guinée de demain.

Le discours de M. Djiba Diakité à la clôture du SADEN 2026 restera comme l’un des énoncés les plus clairs et les plus inspirants de la vision présidentielle pour la Guinée. Une vision qui ne mise pas uniquement sur ce que la terre contient, mais sur ce que les hommes et les femmes de ce pays sont capables d’accomplir. Simandou 2040 est un pont vers la prospérité. Mais ce pont, c’est la jeunesse guinéenne qui le bâtira.

“Croyez en vos capacités. Croyez en vos idées. Surtout, croyez en votre pays. Car la Guinée de demain se construira à travers vos projets, votre créativité et votre courage à prendre des risques pour entreprendre.”
— M. Djiba Diakité

Source : www.financialafrik.com