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La Guinée rejoint le Conseil économique et social des Nations unies pour le mandat 2027-2029.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein des institutions multilatérales. Le pays a été élu membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, à l’issue d’un vote organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.

L’annonce a été faite ce samedi 6 juin 2026 par le ministère guinéen du Plan et de la Coopération internationale, qui a salué une avancée diplomatique majeure pour le pays sur la scène internationale.

Une présence renforcée au sein du système onusien

Considéré comme l’un des principaux organes des Nations unies, l’ECOSOC joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et environnementales de l’organisation. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et favorise le dialogue entre les États membres, les institutions spécialisées et les différents acteurs du développement.

L’élection de la Guinée lui permettra de participer activement aux travaux du Conseil et de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux mondiaux liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement et à la coopération internationale.

Une opportunité pour porter les priorités nationales

À travers ce mandat, Conakry disposera d’une tribune supplémentaire pour défendre les priorités de développement du pays et faire entendre la voix de l’Afrique dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance économique mondiale.

Cette présence au sein de l’ECOSOC intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts pour renforcer sa visibilité diplomatique et accroître sa participation dans les grandes instances décisionnelles internationales.

Cap sur le Forum politique de haut niveau

Cette élection intervient également à quelques semaines d’un rendez-vous important pour les autorités guinéennes. En juillet prochain, la Guinée présentera à New York son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies.

Ce document permettra d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale et la croissance économique durable.

Une dynamique africaine au sein des Nations unies

L’entrée de la Guinée à l’ECOSOC s’inscrit dans une dynamique plus large portée par plusieurs États africains, qui cherchent à renforcer leur représentation au sein des organes stratégiques des Nations unies. Cette présence accrue vise à permettre au continent de peser davantage sur les décisions relatives au développement, au financement international et aux réformes de la gouvernance mondiale.

Pour la Guinée, cette élection constitue à la fois une reconnaissance de son engagement diplomatique et une opportunité de contribuer davantage aux grandes orientations économiques et sociales discutées au sein de l’organisation internationale.

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Festival International du Djembé et des Percussions 2026 : la Guinée veut affirmer son statut de capitale mondiale du rythme.

La Guinée a officiellement lancé, samedi à Conakry, les préparatifs de la deuxième édition du Festival International du Djembé et des Percussions (FID 2026), un rendez-vous culturel majeur qui se tiendra du 8 au 13 décembre prochain. Organisée au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), la cérémonie de lancement a réuni autorités gouvernementales, artistes, acteurs culturels et partenaires autour d’un objectif commun : faire de la Guinée la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

À travers cette nouvelle édition, les organisateurs entendent renforcer le positionnement du pays comme berceau historique du djembé tout en valorisant un patrimoine culturel qui a largement contribué au rayonnement de la Guinée sur la scène internationale.

Un hommage aux maîtres de la percussion guinéenne

La cérémonie a été marquée par plusieurs prestations artistiques mettant à l’honneur des figures emblématiques de la musique traditionnelle guinéenne. Les doyens Fatou Abou Camara et Famoudou Konaté, véritables références de l’art du djembé, ont partagé la scène avec l’artiste Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et le groupe Sabou Gnouma.

À travers leurs performances, ces artistes ont rappelé la richesse et la diversité d’un héritage culturel qui continue d’influencer les musiques du monde et de former des générations de percussionnistes bien au-delà des frontières guinéennes.

Un festival au service du développement culturel et économique

Dans son intervention, Miryam Sylla, cheffe de projet de Circus Baobab chargée de la mise en œuvre du festival, a souligné la portée stratégique de l’événement pour la promotion de la culture guinéenne. Elle a salué l’engagement des autorités ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux mobilisés autour de cette initiative.

Selon elle, le festival s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation du patrimoine culturel national et dans la vision de développement portée par le programme Simandou 2040, qui accorde une place importante aux industries culturelles et créatives.

Cette édition bénéficie également du soutien institutionnel de plusieurs membres du gouvernement. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, en assure le marrainage, tandis que le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, en est le parrain.

Matam au cœur du dispositif culturel

L’une des principales innovations annoncées pour cette édition concerne la mise en place d’un vaste village du festival dans la commune de Matam, considérée comme l’un des hauts lieux historiques du djembé en Guinée.

Pendant toute la durée de l’événement, le site accueillera des ateliers de formation, des espaces de fabrication d’instruments traditionnels, des spectacles, des concerts, des conférences et des rencontres professionnelles. Les organisateurs ambitionnent ainsi de transformer Matam en véritable centre international des percussions africaines.

Pour Ousmane Boudaouné, porte-parole du comité international d’experts, cette initiative témoigne du retour progressif de la Guinée sur la scène culturelle mondiale. Il a rappelé l’héritage laissé par des figures majeures telles que Fodéba Keïta, les Ballets africains et les grands maîtres percussionnistes qui ont contribué à faire connaître la culture guinéenne à travers le monde.

Faire du djembé un levier de rayonnement international

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a insisté sur la dimension stratégique du festival pour le développement culturel et touristique du pays.

Revenant sur l’histoire de cette manifestation, il a rappelé que la première édition avait été organisée en 1999 avant de connaître une relance en 2024. Selon lui, le Festival International du Djembé et des Percussions constitue aujourd’hui un outil essentiel pour structurer l’écosystème culturel national, préserver les savoir-faire traditionnels et créer de nouvelles opportunités économiques autour des industries créatives.

Le ministre a également souligné que la Guinée dispose d’un patrimoine unique, porté par plusieurs générations de djembéfolas et d’artistes qui ont exporté leur talent sur tous les continents.

Un rendez-vous mondial attendu en décembre

Du 8 au 13 décembre 2026, Conakry accueillera ainsi des artistes, chercheurs, professionnels de la culture et passionnés de percussion venus de plusieurs pays. Concerts, ateliers, expositions, conférences et rencontres interculturelles rythmeront cette semaine consacrée à la célébration du djembé et des traditions musicales africaines.

À travers cette édition, les organisateurs ambitionnent de renforcer la transmission des savoirs, préserver la mémoire des grands maîtres et promouvoir l’attractivité culturelle et touristique de la Guinée.

L’objectif affiché est clair : consacrer durablement la Guinée comme la terre d’origine et la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

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Législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo élu député de la diaspora Afrique.

La diaspora guinéenne établie en Afrique a désormais son représentant à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections législatives, Elhadj Amadou Diarouga Diallo a été élu député de la circonscription de la diaspora Afrique, consacrant ainsi un parcours marqué par l’engagement communautaire et la proximité avec les Guinéens vivant hors du territoire national.

Cette victoire intervient dans un contexte où la participation de la diaspora aux grandes décisions nationales occupe une place croissante dans le débat public. Acteurs économiques majeurs, contributeurs au développement local et ambassadeurs de la Guinée à travers le continent, les Guinéens de l’extérieur voient leur rôle politique se renforcer à travers cette représentation parlementaire.

Une confiance accordée par les Guinéens de l’extérieur

L’élection d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo traduit la confiance que lui ont accordée les électeurs de la diaspora africaine. Tout au long de la campagne, le nouveau député a multiplié les échanges avec les communautés guinéennes installées dans plusieurs pays du continent, portant un message centré sur la représentation, l’écoute et la défense des intérêts des citoyens vivant à l’étranger.

Son élection est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’une volonté des électeurs de voir leurs préoccupations mieux prises en compte au sein des institutions nationales.

Porter la voix de la diaspora au Parlement

En accédant à l’Assemblée nationale, Elhadj Amadou Diarouga Diallo aura pour mission de porter les attentes des Guinéens établis en Afrique sur des questions aussi diverses que la protection consulaire, l’investissement de la diaspora, la mobilité, l’accès aux services administratifs ou encore la participation au développement économique du pays.

La diaspora guinéenne représente en effet un levier stratégique pour la Guinée, tant par ses transferts financiers que par son apport en compétences, en expertise et en réseaux économiques.

Un mandat placé sous le signe du rapprochement

Au-delà de la représentation institutionnelle, cette élection ouvre une nouvelle étape dans les relations entre la Guinée et sa diaspora. Les attentes sont importantes concernant le renforcement des mécanismes de dialogue entre les autorités nationales et les communautés guinéennes établies à travers le continent africain.

Pour de nombreux électeurs, le mandat d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo devra contribuer à rapprocher davantage la diaspora des centres de décision et à faire entendre sa voix dans les politiques publiques nationales.

Avec cette victoire, le nouveau député devient l’un des visages de la représentation des Guinéens de l’extérieur et hérite de la responsabilité de transformer les aspirations de la diaspora africaine en propositions concrètes au service du développement de la Guinée.

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Élections législatives et communales en Guinée: La Cedeao, l’Ua et la Francophonie saluent un scrutin apaisé.

Les élections législatives et communales, organisées dimanche dernier, en Guinée, ont reçu un satisfecit des missions d’observation de la Cedeao, de l’Union africaine et de la Francophonie, indique un communiqué. Déployées à l’invitation des autorités guinéennes, ces missions ont suivi l’ensemble du processus électoral à travers des consultations avec les acteurs institutionnels, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux impliqués dans l’accompagnement du scrutin. À leur arrivée dans la capitale guinéenne, les observateurs ont rencontré les autorités gouvernementales ainsi que les organes chargés de l’organisation et de la supervision des élections.

Les échanges ont notamment porté sur le contexte général du scrutin et les développements intervenus dans les jours précédant le vote. Selon un communiqué conjoint, ces consultations ont permis aux différentes missions de mieux apprécier les enjeux entourant cette échéance électorale. Déployées dans sept régions administratives du pays, à l’exception de N’Zérékoré, les équipes d’observation ont assuré une couverture de plusieurs bureaux de vote. Au terme de leurs constatations, elles indiquent avoir observé un processus globalement apaisé.

«Les scrutins se sont déroulés dans le calme et la discipline, conformément à la législation électorale en vigueur», soulignent les trois organisations dans leur déclaration conjointe. Les missions internationales ont toutefois insisté sur la nécessité de préserver un climat de dialogue et de responsabilité après la proclamation des résultats. Elles invitent l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à privilégier les mécanismes prévus par la loi pour le traitement d’éventuels différends électoraux. « Les missions encouragent toutes les parties prenantes à maintenir un esprit constructif de dialogue et de responsabilité et à recourir aux voies légales pour régler tout contentieux », indique le communiqué.

Source : lesoleil.sn

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Guinée-Belgique : une mission économique annoncée pour renforcer les investissements et les partenariats.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu mercredi à Conakry l’ambassadeur du Royaume de Belgique, Olivier Quinaux, pour une séance de travail consacrée au renforcement des relations économiques entre les deux pays. Les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement en Guinée ainsi que sur les perspectives de coopération dans plusieurs secteurs jugés stratégiques pour le développement économique national.

À l’issue de la rencontre, le diplomate belge a annoncé l’organisation d’une mission économique et commerciale en Guinée du 10 au 15 octobre 2026. Cette initiative réunira des investisseurs belges et des entrepreneurs guinéo-belges désireux d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires et de nouer des partenariats avec les acteurs économiques locaux.

Attirer davantage d’investissements étrangers

Cette annonce intervient dans un contexte où les autorités guinéennes multiplient les actions visant à améliorer l’attractivité du pays et à mobiliser davantage de capitaux étrangers pour soutenir la croissance économique. La Guinée entend notamment valoriser ses ressources naturelles, développer ses infrastructures et renforcer son tissu entrepreneurial afin de favoriser la création d’emplois et de richesse.

La future mission économique devrait ainsi permettre aux opérateurs belges de mieux appréhender le potentiel du marché guinéen et d’identifier des secteurs porteurs susceptibles d’accueillir de nouveaux investissements.

Vers un partenariat économique renforcé

Au-delà des relations diplomatiques traditionnelles, Conakry et Bruxelles affichent leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur coopération en mettant davantage l’accent sur les échanges économiques et les initiatives du secteur privé.

La Belgique entretient déjà des relations de coopération avec la Guinée dans plusieurs domaines, notamment le développement, la gouvernance et le renforcement institutionnel. L’organisation de cette mission commerciale traduit une ambition commune d’élargir ce partenariat à des projets économiques concrets et à forte valeur ajoutée.

Pour les autorités guinéennes, cette démarche représente également une opportunité de mesurer l’intérêt des milieux d’affaires belges pour le marché national et de transformer les intentions d’investissement en projets susceptibles de contribuer à la transformation économique du pays.

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Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

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Décès de Souleymane Diallo : la Guinée rend hommage à une figure historique de la presse indépendante

La Guinée pleure l’une des figures les plus marquantes de son histoire médiatique. Le décès du journaliste et patron de presse Souleymane Diallo suscite une vive émotion au sein de la profession, des institutions et de l’opinion publique. Fondateur du groupe de presse Le Lynx, La Lance et Lynx FM, il laisse l’image d’un homme dont l’engagement a profondément contribué à l’émergence et à la consolidation de la presse privée dans le pays.

Reconnu pour son indépendance éditoriale, son esprit critique et son attachement aux principes démocratiques, Souleymane Diallo a consacré plusieurs décennies à la défense de la liberté d’expression et du droit des citoyens à une information libre et pluraliste. Sa disparition marque la fin d’un parcours exceptionnel qui a accompagné les grandes évolutions du paysage médiatique guinéen.

La HAC salue un bâtisseur de la presse privée

Au lendemain de cette disparition, les témoignages de reconnaissance se multiplient. Dans un communiqué publié ce lundi, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a rendu un hommage appuyé à celui qu’elle qualifie de « pionnier incontesté de la presse privée guinéenne ».

L’organe de régulation souligne l’apport déterminant de Souleymane Diallo dans la promotion du pluralisme médiatique et la défense constante de la liberté de la presse. Selon la HAC, son parcours a inspiré plusieurs générations de journalistes et contribué à façonner l’identité du journalisme moderne en Guinée.

L’institution rappelle également que le défunt avait joué un rôle important au sein du Conseil national de la communication (CNC), structure qui a précédé l’actuelle HAC. À cette époque, il avait participé activement à la mise en place des premiers mécanismes d’encadrement et de régulation des médias privés.

« Sa disparition laisse un vide immense au sein du paysage médiatique guinéen et africain », a notamment souligné le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo.

Le gouvernement salue une voix respectée du journalisme guinéen

Le gouvernement guinéen a également exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès du fondateur du Lynx. Dans un message officiel, les autorités ont salué la mémoire d’un professionnel respecté, dont la carrière a été marquée par la rigueur, l’éthique et la défense du débat public.

Au nom du Président de la République, Mamadi Doumbouya, du Premier ministre Amadou Oury Bah et de l’ensemble du gouvernement, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a adressé ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de la corporation médiatique.

Le communiqué gouvernemental met particulièrement en avant l’indépendance d’esprit de Souleymane Diallo, son attachement aux valeurs professionnelles du journalisme et sa contribution à l’enracinement du droit à l’information dans la société guinéenne.

Un héritage durable pour les médias guinéens

Au-delà des hommages institutionnels, la disparition de Souleymane Diallo rappelle l’importance du rôle joué par les pionniers de la presse indépendante dans la construction de l’espace démocratique guinéen. À travers ses journaux, ses prises de position et son engagement constant en faveur des libertés publiques, il a contribué à faire de la presse un acteur incontournable du débat national.

Son héritage demeure aujourd’hui une référence pour de nombreux journalistes et professionnels des médias, qui voient en lui l’un des artisans majeurs de l’essor du journalisme indépendant en Guinée et en Afrique de l’Ouest.

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Double scrutin du 31 mai en Guinée : « Une journée historique », salue le Général Amara Camara

Au lendemain de la tenue du double scrutin législatif et communal, le ministre secrétaire général de la Présidence s’est félicité du bon déroulement des opérations. Accompagnant le président Mamadi Doumbouya dans son bureau de vote, il a salué une étape décisive vers le couronnement de la transition entamée en septembre 2021.

Le processus de refondation institutionnelle de la Guinée a franchi un nouveau cap majeur ce dimanche 31 mai 2026. À l’occasion de la tenue simultanée des élections législatives et communales, les plus hautes autorités de l’État se sont rendues aux urnes, marquant le caractère solennel de cette journée. Après le vote du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de la Première dame, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, a tenu à exprimer toute la portée de l’événement.
S’exprimant devant les médias, le haut responsable a qualifié ce double scrutin de véritable « journée historique ». Pour lui, ce vote s’inscrit en ligne droite dans le strict respect du calendrier qui avait été présenté au peuple guinéen.

« C’est un jour historique en ce sens que le processus qui est enclenché, grâce à la vision du chef de l’État depuis le 5 septembre 2021, est en train d’être mis en place », a déclaré le ministre secrétaire général de la Présidence, rappelant l’enchaînement méthodique des étapes majeures du chronogramme, du référendum constitutionnel jusqu’aux élections présidentielles.

Vers une nouvelle architecture institutionnelle

Selon le Général Amara Camara, l’aboutissement de ces scrutins locaux et législatifs va accélérer l’ancrage démocratique du pays. L’installation prochaine des nouveaux députés et maires servira de tremplin indispensable pour déclencher les prochaines phases de l’architecture institutionnelle, à savoir la désignation des conseillers régionaux et des sénateurs.
Pour l’exécutif, cette dynamique démontre la constance et la clarté de la vision présidentielle pour structurer l’avenir politique de la Nation : « Le processus démocratique que le chef de l’État a bien voulu mettre en place, qui devrait couronner la transition, est finalement réalisé au grand bonheur du peuple de Guinée », a-t-il souligné.

Un hommage à la maturité civique du peuple guinéen

Au-delà des aspects purement politiques et logistiques, le secrétaire général de la Présidence a mis un point d’honneur à saluer l’atmosphère globale dans laquelle se sont déroulées les opérations de vote. Suivant de près la situation sur l’ensemble du territoire national depuis la matinée, le Général Amara Camara a adressé ses vœux de gratitude aux citoyens pour leur sens élevé des responsabilités.
« Merci au peuple pour le calme, la discipline, mais surtout l’engagement à aller dans la sérénité », s’est-il réjoui. Saluant un comportement « impressionnant », il a félicité l’ensemble des Guinéens pour leur maturité politique et leur patriotisme, permettant d’offrir des élections calmes, apaisées et inclusives à la hauteur des aspirations nationales.

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Guinée : lancement des projets du Pilier 1 de Simandou 2040 sous le signe de la transformation économique.

La Guinée poursuit le déploiement de son ambitieux programme de transformation structurelle Programme SIMANDOU 2040. Ce mardi 26 mai 2026, plusieurs membres du gouvernement se sont réunis à l’Hôtel Kaloum à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement des projets et réformes du Pilier 1 du programme national.

L’événement, organisé par le ministère de l’Industrie et du Commerce sous la conduite de Fatima Camara, a mobilisé plusieurs responsables gouvernementaux ainsi que des représentants institutionnels engagés dans la mise en œuvre des grands chantiers de développement du pays.

Une mobilisation gouvernementale autour des priorités économiques

Parmi les personnalités présentes figurait notamment Aminata Kaba, dont la participation traduit l’implication du secteur agricole dans les réformes économiques et industrielles portées par l’État guinéen.

La cérémonie s’est tenue sous la vision du président de la transition Mamadi Doumbouya et dans le cadre de la dynamique gouvernementale conduite par le Premier ministre Amadou Oury Bah.

Plusieurs hauts responsables de l’exécutif ont également pris part aux travaux, notamment Amara Camara ainsi que Djiba Diakité, également ministre directeur de cabinet de la présidence et président du Comité stratégique du programme Simandou.

Le Pilier 1 centré sur l’industrialisation et la transformation économique

Le Pilier 1 du Programme SIMANDOU 2040 constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de transformation économique engagée par les autorités guinéennes.

Ce volet est principalement consacré à l’industrialisation, au développement des infrastructures productives ainsi qu’à la valorisation des ressources nationales afin de renforcer la création de valeur locale et accélérer la diversification de l’économie.

À travers cette initiative, le gouvernement entend faire du programme Simandou un levier de transformation structurelle dépassant le seul cadre minier pour toucher l’ensemble des secteurs productifs, notamment l’agriculture, l’industrie, les infrastructures et la formation.

L’agriculture intégrée à la stratégie de transformation nationale

La participation du ministère de l’Agriculture à cette cérémonie illustre la volonté des autorités d’intégrer pleinement le secteur agricole dans la dynamique de modernisation économique du pays.

Sous l’impulsion de Aminata Kaba, le département de l’Agriculture multiplie depuis plusieurs mois les initiatives liées à la modernisation des infrastructures techniques, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la productivité agricole.

Le gouvernement considère en effet que la souveraineté alimentaire, la transformation locale et le développement des chaînes de valeur agricoles constituent des composantes essentielles du projet de transformation économique porté par Programme SIMANDOU 2040.

Une ambition de transformation structurelle à long terme

À travers le lancement des projets et réformes du Pilier 1, les autorités guinéennes cherchent à accélérer la mise en œuvre d’un modèle de développement fondé sur l’industrialisation, la modernisation des services publics et la valorisation des ressources nationales.

Le Programme SIMANDOU 2040 apparaît désormais comme le principal cadre stratégique autour duquel s’articulent les ambitions économiques et sociales du gouvernement pour les prochaines années.

En réunissant plusieurs ministères autour de cette vision commune, l’exécutif guinéen affiche sa volonté de coordonner les politiques publiques afin d’accompagner la transformation structurelle du pays et renforcer les perspectives de croissance à long terme.

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Guinée : la DGE réceptionne les premiers documents électoraux sécurisés avant le scrutin du 31 mai.

À quelques jours des élections communales et législatives prévues le 31 mai, la Direction générale des élections poursuit l’accélération des préparatifs logistiques et techniques du scrutin.

Ce lundi 25 mai 2026, un premier lot de documents électoraux sensibles a été réceptionné à l’aéroport international Aéroport international Ahmed Sékou Touré, marquant une nouvelle étape dans l’organisation de cette importante échéance électorale.

Des documents sensibles placés sous haute sécurité

La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de la directrice générale de la Direction générale des élections, Djénabou Touré, accompagnée de son adjoint et de plusieurs responsables électoraux.

Parmi les documents réceptionnés figurent notamment les procès-verbaux des bureaux de vote, les procès-verbaux de centralisation, les enveloppes sécurisées ainsi que les fiches officielles de résultats.

Compte tenu du caractère hautement sensible de ce matériel électoral, l’opération s’est déroulée sous un important dispositif sécuritaire assuré par les forces de gendarmerie déployées autour de l’aéroport et des zones de stockage.

Face à la presse, Djénabou Touré a rappelé l’importance stratégique de ces documents dans le bon déroulement et la crédibilité du processus électoral.

« Nous venons de recevoir un cargo contenant des documents électoraux sécurisés, à savoir les procès-verbaux des bureaux de vote, les procès-verbaux de centralisation, les enveloppes sécurisées ainsi que les fiches de résultats également sécurisées », a-t-elle déclaré.

Une digitalisation pour accélérer la proclamation des résultats

Au-delà de la sécurisation physique des documents, la Direction générale des élections met également en avant les innovations technologiques intégrées au dispositif électoral de cette année.

Selon Djénabou Touré, les nouveaux documents contiennent notamment des codes QR destinés à faciliter leur traçabilité et à accélérer la transmission ainsi que le traitement des résultats électoraux.

« Ces documents nécessitent un niveau élevé de sécurité. Cela permet également de renforcer notre système et surtout d’aller plus vite, car il y a des codes QR sur les documents, ce qui permet de les digitaliser et d’atteindre notre objectif de proclamation des résultats 48 heures après le scrutin », a-t-elle expliqué.

Cette stratégie de digitalisation vise notamment à réduire les délais de centralisation des données électorales et à renforcer la fiabilité du système de remontée des résultats.

La DGE se veut rassurante à quelques jours du vote

À moins d’une semaine du scrutin, la direction de la Direction générale des élections cherche désormais à rassurer les autorités ainsi que les électeurs sur l’état d’avancement des préparatifs.

Djénabou Touré a affirmé que l’ensemble du dispositif organisationnel était pratiquement finalisé pour permettre la tenue du vote dans de bonnes conditions sur toute l’étendue du territoire national.

« Je rassure le peuple de Guinée et les autorités que tout est fin prêt pour le dimanche 31 mai pour la tenue du triple scrutin dans notre pays », a-t-elle assuré.

Un scrutin à forts enjeux institutionnels

La patronne de la Direction générale des élections a également rappelé les enjeux politiques et institutionnels majeurs liés à ces élections.

Les électeurs seront appelés à désigner les futurs responsables communaux ainsi que leurs représentants parlementaires au niveau national.

« Il s’agit d’élire ceux qui vont gouverner nos communes et représenter nos circonscriptions, notamment les préfectures et les communes de Conakry. Le Parlement ne se limite pas à voter des lois, il contrôle également l’action du gouvernement », a souligné Djénabou Touré.

Un appel à la mobilisation malgré la Tabaski

Enfin, alors que le scrutin intervient dans un contexte marqué par les préparatifs de la Tabaski, la responsable électorale a appelé les citoyens à participer massivement au vote.

Elle a insisté sur l’importance de l’engagement civique malgré les festivités religieuses prévues au même moment.

« Nous allons fêter, certes, mais aller voter est tout aussi important pour participer à la mise en place de ces institutions essentielles au développement de notre pays », a-t-elle conclu.

À travers cette nouvelle étape logistique, la Direction générale des élections cherche à démontrer sa capacité à organiser un scrutin sécurisé, transparent et crédible dans un contexte politique particulièrement sensible.