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Guinée : le BEQQ renforce le contrôle des exportations minières et affirme la souveraineté de l’État.

Longtemps dépendante des déclarations fournies par les compagnies minières pour évaluer les volumes exportés, la Guinée amorce aujourd’hui une transformation stratégique dans le contrôle de ses ressources extractives. À travers le travail du Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité, l’État guinéen renforce progressivement sa capacité à vérifier lui-même les quantités et la qualité des minerais quittant son territoire.

Cette évolution marque un tournant majeur pour un pays qui figure parmi les premiers exportateurs mondiaux de bauxite, mais qui, pendant plusieurs décennies, ne disposait pas des moyens techniques suffisants pour effectuer des contre-expertises indépendantes face aux grandes multinationales du secteur.

Une montée en puissance stratégique du BEQQ

Créé sous la précédente administration avant d’être érigé en direction générale après l’arrivée du Comité national du rassemblement pour le développement, le Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité est désormais devenu un maillon central du dispositif de contrôle du ministère des Mines et de la Géologie.

Avec l’appui de partenaires techniques internationaux, notamment la coopération allemande, cette structure mène depuis plusieurs années une vaste opération de renforcement des capacités techniques de l’administration minière guinéenne.

Selon des informations obtenues auprès de sources du secteur, les inspections et contre-vérifications menées par le BEQQ auraient permis à l’État de récupérer l’équivalent de 400 000 tonnes métriques de bauxite non déclarées pour la seule année 2025.

Une performance qui illustre le changement progressif de méthode dans la gestion des exportations minières et la volonté des autorités de mieux sécuriser les revenus issus des ressources naturelles.

La bataille technique du contrôle en haute mer

Derrière ces chiffres se cache un travail hautement technique effectué sur le terrain par des ingénieurs et inspecteurs guinéens mobilisés lors des opérations de chargement et de transbordement des minerais.

Selon plusieurs acteurs du secteur, les compagnies minières transmettaient historiquement leurs propres estimations des cargaisons à travers des manifestes déclaratifs utilisés pour les formalités douanières.

Aujourd’hui, les équipes du Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité procèdent elles-mêmes à des opérations de contre-expertise afin de vérifier les volumes réellement exportés.

Cette mission repose notamment sur la méthode internationale du « draft survey », une procédure technique consistant à mesurer les tirants d’eau des navires afin d’évaluer avec précision le poids des cargaisons embarquées.

Les agents croisent ainsi les données officielles des navires, les relevés hydrostatiques et les observations physiques effectuées directement sur les bâtiments transportant le minerai.

Les inspecteurs effectuent également des analyses du taux d’humidité contenu dans la bauxite brute afin de s’assurer que les volumes taxés correspondent effectivement au minerai exporté et non à une quantité excessive d’eau intégrée dans les cargaisons.

Cette rigueur technique permet à l’administration guinéenne de disposer de données plus fiables pour le calcul des taxes minières et la valorisation des exportations.

Simandou et l’accélération des défis logistiques

Pour les responsables du secteur, cette dynamique n’en est qu’à ses débuts.

L’intensification des exportations de bauxite, combinée à l’entrée progressive en exploitation du gigantesque projet de fer de Simandou, place désormais la Guinée face à de nouveaux défis logistiques, techniques et administratifs.

Le développement des futures raffineries d’alumine et l’augmentation des flux miniers obligent les autorités à moderniser davantage leurs outils de contrôle afin d’éviter une saturation des capacités de suivi.

Sous la direction de Moussa Nimaga, le Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité travaillerait actuellement sur un vaste programme de réformes destiné à améliorer les performances opérationnelles de la structure.

Digitalisation, nouveaux équipements et renforcement des effectifs

Parmi les projets envisagés figurent la digitalisation complète du processus d’évaluation des cargaisons, l’installation de systèmes modernes de suivi centralisé dans les bases portuaires ainsi que l’ouverture prochaine d’un bureau permanent au port de Morébaya, point stratégique pour l’exportation du minerai de fer de Simandou.

Le renforcement des ressources humaines constitue également un axe prioritaire. De nouveaux recrutements d’agents techniques seraient prévus afin d’accompagner l’augmentation des activités minières et d’améliorer la présence opérationnelle sur le terrain.

Les autorités envisagent aussi des programmes de formation continue et des échanges d’expériences avec d’autres grands pays producteurs de minerais afin d’aligner les pratiques guinéennes sur les standards internationaux.

Le renouvellement des équipements logistiques et de la flotte de véhicules figure également parmi les priorités afin de faciliter les interventions sur les différents sites miniers et portuaires.

Une affirmation progressive de la souveraineté minière

Au-delà de l’aspect purement technique, cette montée en puissance du Bureau d’Évaluation Quantité et Qualité s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main des ressources naturelles par l’État guinéen.

Dans un contexte où le secteur minier demeure l’un des principaux moteurs de l’économie nationale, les autorités cherchent à mieux contrôler les volumes exportés, sécuriser les recettes publiques et renforcer la transparence dans la chaîne de valeur minière.

Avec l’accélération des projets structurants liés à Simandou et l’industrialisation progressive du secteur, la capacité de la Guinée à maîtriser ses outils de contrôle technique apparaît désormais comme un enjeu central de souveraineté économique.

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Guinée : le ministère de l’Agriculture accélère la modernisation du Laboratoire national des sols.

La ministre guinéenne de l’Agriculture, Aminata Kaba, a présidé, mercredi 20 mai 2026, la cérémonie officielle de remise d’équipements modernes au Laboratoire national des sols, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation des infrastructures agricoles et scientifiques du pays.

L’événement a également été marqué par le lancement d’une session de formation destinée aux cadres techniques du département, dans le cadre du renforcement des capacités nationales en matière d’analyse des sols et d’agriculture de précision.

Une réforme au cœur de la stratégie agricole nationale

À travers cette initiative, le ministère de l’Agriculture entend renforcer les outils techniques de l’État afin d’améliorer la productivité agricole, la gestion durable des terres et la résilience du secteur face aux défis climatiques et alimentaires.

Les autorités guinéennes considèrent en effet la maîtrise de la qualité des sols comme un levier essentiel pour accroître les rendements agricoles, orienter les politiques de fertilisation et accompagner la transformation structurelle de l’économie rurale.

La cérémonie s’est tenue en présence de cadres du département ministériel ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment Banque islamique de développement et Institut international de recherche en agroforesterie.

Des équipements modernes pour une agriculture plus performante

Selon le ministère, la rénovation du laboratoire et l’acquisition de nouveaux équipements doivent permettre d’améliorer les capacités d’analyse scientifique et de renforcer la qualité des services techniques fournis aux producteurs agricoles.

Lors de son intervention, Aminata Kaba a insisté sur la nécessité de développer une agriculture plus compétitive, productive et durable, tout en mettant l’accent sur l’exigence de rigueur et d’efficacité dans les formations destinées aux cadres techniques.

Cette modernisation s’inscrit dans la volonté des autorités de doter les administrations publiques d’outils performants capables d’accompagner les ambitions nationales en matière de souveraineté alimentaire et de transformation économique.

Une montée en compétence des cadres agricoles

Dans le prolongement de cette dynamique, une formation spécialisée sera également organisée au sein de Université Mohammed VI Polytechnique, au Maroc.

L’objectif affiché est de renforcer durablement le capital humain du secteur agricole guinéen et de favoriser l’émergence d’une expertise nationale capable d’accompagner les mutations engagées dans le cadre du programme Simandou 2040.

Les autorités souhaitent ainsi développer des compétences locales dans les domaines scientifiques, techniques et agronomiques afin de réduire la dépendance extérieure et soutenir une agriculture davantage fondée sur l’innovation et la recherche.

Le programme Simandou 2040 comme fil conducteur

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme Simandou 2040, qui place la transformation structurelle de l’économie, la modernisation des services publics et la souveraineté alimentaire parmi les priorités stratégiques de l’État.

À travers la modernisation du Laboratoire national des sols, le gouvernement guinéen cherche notamment à construire les bases d’une agriculture plus résiliente, fondée sur la recherche scientifique, l’innovation technique et l’amélioration durable des performances agricoles.

Pour le ministère de l’Agriculture, cette nouvelle étape illustre la volonté des autorités de faire des infrastructures scientifiques et techniques un pilier central du développement économique et rural de la Guinée.

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Guinée : un nouveau cap dans la transformation minière avec le projet de raffinerie d’alumine de Chalco

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation locale des ressources minières. Les autorités guinéennes ont officialisé la signature des accords liés à la construction d’une raffinerie d’alumine portée par Chalco Guinea Company, un projet majeur inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre Conakry et Pékin.

Cette initiative découle de l’accord-cadre sino-guinéen conclu lors du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine en Chine, à l’issue des échanges entre le président guinéen Mamadi Doumbouya et son homologue chinois Xi Jinping.

Une cérémonie placée sous le sceau du Programme Simandou 2040

La cérémonie de signature a été présidée par Djiba Diakité, également président du Comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Selon les informations relayées par la Direction de la communication et de l’information de la Présidence, ce projet s’inscrit dans la politique d’industrialisation engagée par les autorités de transition, avec pour ambition de réduire progressivement la dépendance du pays à l’exportation brute de bauxite.

Longtemps considérée comme l’un des principaux producteurs mondiaux de bauxite, la Guinée cherche désormais à renforcer la chaîne de valeur locale en développant des infrastructures de transformation industrielle capables de produire de l’alumine sur le territoire national.

Un investissement de 1,68 milliard de dollars

Le projet porté par Chalco Guinea Company prévoit la construction d’une raffinerie d’une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine.

Le coût global de l’investissement est estimé à 1,68 milliard de dollars, dont 1,12 milliard consacrés aux infrastructures de raffinage.

Les autorités guinéennes indiquent que le projet repose sur un dispositif contractuel intégrant des obligations de performance, des échéances techniques précises ainsi que des mécanismes de suivi destinés à garantir le respect des délais d’exécution et des standards industriels attendus.

La troisième raffinerie d’alumine depuis l’indépendance

Avec cette nouvelle infrastructure, la Guinée devrait disposer de sa troisième raffinerie d’alumine depuis son indépendance.

Le pays prépare déjà l’entrée en service du projet SPIC, annoncée pour 2027, tandis que celle de Winning Consortium Alumina Guinea est attendue en 2028.

Ces investissements traduisent l’accélération de la politique minière impulsée autour du Programme Simandou 2040, qui ambitionne notamment la réalisation de cinq raffineries d’alumine d’ici à 2030, dont trois seraient déjà en phase de développement.

Formation, contenu local et transfert de compétences

Au-delà de son volet industriel, le projet intègre également un important programme de développement des compétences locales.

Les accords prévoient l’octroi de 500 bourses d’études sur une période de vingt ans, soit 25 bourses annuelles dans les filières techniques et industrielles, dans le cadre de l’initiative Simandou Academy.

Une école d’ingénieurs et de formation technique devrait également voir le jour en Guinée. L’établissement pourrait accueillir jusqu’à 100 étudiants par filière et par an pendant une décennie.

Le projet comprend par ailleurs des mécanismes de contenu local destinés à favoriser l’emploi des jeunes Guinéens, le transfert de savoir-faire industriel et le renforcement des capacités nationales dans les métiers miniers et techniques.

Boffa au cœur de la stratégie industrielle guinéenne

La future raffinerie sera implantée dans la préfecture de Boffa, une zone déjà stratégique pour l’exploitation de la bauxite.

À travers ce projet, les autorités guinéennes cherchent à repositionner le pays comme un acteur non seulement extractif, mais également industriel dans la chaîne mondiale de l’aluminium, à un moment où la valorisation locale des ressources naturelles devient un enjeu central pour plusieurs économies africaines riches en minerais.

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La Fédération Guinéenne de Football reçoit Serhou Guirassy avec son Soulier d’Or.

La Fédération Guinéenne de Football a accueilli Serhou Guirassy ce mercredi 20 mai 2026 dans les locaux de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel à Kaloum.

À son arrivée au siège de la FGF, l’attaquant du Syli National et du Borussia Dortmund a été reçu par le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Monsieur Sory Doumbouya, entouré des membres du Comité Exécutif ainsi que du personnel administratif de l’institution.

Au cours de la rencontre, Serhou Guirassy a présenté son Soulier d’Or européen, trophée de meilleur buteur de la Ligue des Champions UEFA 2024-2025

Au nom du Comité Exécutif qu’il préside, Monsieur Sory Doumbouya a félicité l’international guinéen pour cet exploit historique qui honore le football guinéen. Le Président de la FGF a salué le travail et la détermination de l’international guinéen.

Une délégation de la Fédération Guinéenne de Football, conduite par son Président Monsieur Sory Doumbouya, a ensuite accompagné Serhou Guirassy au Ministère de la Jeunesse et des Sports, où l’international guinéen a été reçu par le Ministre, Monsieur Cellou Baldé.

À l’occasion de cette visite de courtoisie, l’attaquant du Syli National et du Borussia Dortmund a présenté son Soulier d’Or de meilleur buteur de la Ligue des Champions UEFA 2024-2025.

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À l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée défend une vision souveraine et durable de son système sanitaire.

À l’occasion de la 79e Session de l’Assemblée mondiale de la Santé, la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir un système de santé plus équitable, résilient et durable face aux grands défis sanitaires mondiaux.

Prenant la parole devant les représentants des États membres et des organisations internationales, la ministre guinéenne de la Santé a porté la vision du pays autour d’une gouvernance sanitaire fondée sur la souveraineté, l’accès universel aux soins et le financement durable des politiques publiques de santé.

Une rencontre mondiale marquée par les défis sanitaires et financiers

Placée sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », cette 79e Assemblée mondiale de la Santé se déroule dans un contexte international marqué par de profondes mutations sanitaires, économiques et géopolitiques.

Les conséquences des crises sanitaires récentes, les tensions sur le financement des systèmes de santé ainsi que les inégalités persistantes dans l’accès aux soins et aux vaccins figurent parmi les principaux sujets au cœur des débats.

Face à cette situation, la Guinée a choisi de mettre en avant une approche reposant sur la responsabilité nationale et le renforcement des capacités internes.

La Couverture Sanitaire Universelle érigée en droit fondamental

Au cours de son intervention, la ministre de la Santé a rappelé que la Guinée a inscrit la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) comme un droit fondamental dans sa Constitution.

Cette orientation traduit la volonté des autorités guinéennes de garantir progressivement un accès plus large et plus équitable aux services de santé essentiels pour l’ensemble de la population.

Le gouvernement entend notamment renforcer le financement national du secteur sanitaire afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et d’assurer une meilleure stabilité des politiques publiques de santé.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie sanitaire nationale

La vision sanitaire présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé s’inscrit également dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040, considéré par les autorités comme un pilier majeur du développement national.

À travers ce programme, la Guinée ambitionne d’investir massivement dans les infrastructures sanitaires, le développement des soins de santé primaires ainsi que le renforcement des capacités médicales sur l’ensemble du territoire.

Les autorités prévoient également d’intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, tout en améliorant l’accès aux services de prévention et de prise en charge.

L’objectif affiché est de transformer les ressources naturelles du pays en leviers de développement humain capables de garantir un accès durable à des soins de qualité.

Un appel à une gouvernance sanitaire mondiale plus inclusive

Dans son intervention, la Guinée a également plaidé pour une mobilisation internationale renforcée autour des enjeux de financement de la santé mondiale.

Les autorités guinéennes ont insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux vaccins, aux innovations médicales et aux traitements essentiels, notamment pour les pays en développement.

Conakry appelle par ailleurs à une gouvernance sanitaire internationale plus inclusive et davantage fondée sur la solidarité entre les États.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays africains réclament une réforme plus équilibrée des mécanismes mondiaux de financement et de gestion des crises sanitaires.

La santé mondiale confrontée à d’importantes inégalités

Selon les estimations évoquées durant les travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, près de 4,6 milliards de personnes dans le monde demeurent encore privées d’un accès complet aux soins essentiels.

Dans ce contexte, la Guinée entend défendre une approche axée sur le renforcement des systèmes de santé nationaux, la souveraineté sanitaire et la valorisation des investissements publics dans le capital humain.

À travers sa participation à cette rencontre internationale, le pays cherche également à renforcer sa présence dans les grands débats mondiaux liés à la santé, au développement et à la résilience des États face aux crises futures.

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À Londres, la Guinée défend une vision stratégique de l’éducation au service de sa transformation.

La Guinée a marqué sa présence à l’Education World Forum 2026 organisé à Londres, en portant une vision ambitieuse de l’éducation comme moteur central du développement économique et de la transformation sociale.

À l’occasion du panel 4B consacré à l’utilisation des données probantes dans les politiques éducatives, le ministre guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a défendu une approche plaçant le capital humain au cœur de la stratégie nationale de développement.

L’éducation présentée comme pilier du programme Simandou 2040

Animée par Rachel Hinton, la rencontre a réuni plusieurs responsables internationaux du secteur éducatif, parmi lesquels Vesna Janevska, Andreas Schleicher ainsi que Berj Akian.

Au cours des échanges, Alpha Bacar Barry a mis en avant la vision portée par le programme Simandou 2040, présenté comme le cadre stratégique de refondation du capital humain guinéen sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.

Selon le ministre, la transformation économique durable de la Guinée ne peut se construire sans un système éducatif performant, inclusif et capable de répondre aux exigences technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Modernisation du système éducatif et montée en compétences

Dans son intervention, le ministre a détaillé plusieurs axes prioritaires engagés par les autorités guinéennes pour moderniser le secteur éducatif.

Parmi les réformes évoquées figurent notamment la modernisation des curricula, le développement des compétences techniques et professionnelles, l’accélération de la digitalisation de l’enseignement ainsi que l’amélioration de la gouvernance éducative à travers une utilisation accrue des données.

Le gouvernement entend également renforcer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché de l’emploi afin de mieux préparer les jeunes aux mutations économiques en cours sur le continent africain.

Cette approche vise à faire émerger une génération de compétences capables d’accompagner l’industrialisation, l’innovation et la diversification économique du pays.

Une Guinée de plus en plus présente dans les débats internationaux sur l’éducation

À travers cette participation remarquée à l’Education World Forum 2026, la Guinée affirme progressivement son positionnement dans les grands débats internationaux consacrés à l’éducation et au développement du capital humain.

Les autorités guinéennes cherchent ainsi à promouvoir une vision où le savoir, l’innovation et la formation professionnelle deviennent des leviers essentiels de souveraineté économique et de transformation durable.

Dans un contexte africain marqué par une forte croissance démographique et des défis importants en matière d’emploi des jeunes, la question de l’éducation apparaît désormais comme l’un des principaux enjeux stratégiques du continent.

À Londres, la Guinée a ainsi défendu l’image d’un pays qui entend faire de l’investissement dans le capital humain un socle fondamental de son émergence économique et sociale.

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CAN 2027 : la Guinée fixée sur ses adversaires après le tirage au sort des éliminatoires.

Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 s’est tenu ce mardi 19 mai au Le Caire, marquant le lancement officiel de la course vers la prochaine phase finale continentale prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Quarante-huit sélections nationales connaissent désormais leurs adversaires pour ces qualifications qui se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027 sur plusieurs fenêtres FIFA.

D’anciennes gloires africaines au rendez-vous du tirage

La cérémonie organisée dans la capitale égyptienne a réuni plusieurs figures emblématiques du football africain.

Parmi les invités présents figuraient notamment Max-Alain Gradel, William Troost-Ekong, Essam El Hadary ainsi que Trésor Mputu.

Le tirage a réservé plusieurs affiches très attendues entre grandes nations du continent.

Côte d’Ivoire-Ghana, l’un des chocs des qualifications

Parmi les groupes les plus relevés figure la poule C, où la Côte d’Ivoire croisera le Ghana dans un duel qui s’annonce déjà très disputé.

De son côté, le Sénégal évoluera dans le groupe J aux côtés du Mozambique, du Soudan et de l’Éthiopie.

L’Algérie affrontera quant à elle la Zambie, le Togo et le Burundi.

La Guinée dans un groupe particulier avec le Kenya

La Guinée a hérité du groupe D en compagnie de l’Afrique du Sud, du Kenya et de l’Érythrée.

La situation du groupe présente toutefois une particularité importante : le Kenya étant déjà qualifié d’office en tant que pays organisateur, un seul billet direct restera à attribuer entre les trois autres sélections.

Cette configuration promet une bataille particulièrement serrée entre la Guinée et l’Afrique du Sud, considérées comme les principales favorites pour décrocher la qualification.

Le Maroc et l’Égypte également fixés

Leader africain au classement FIFA, le Maroc affrontera le Gabon, le Niger et le Lesotho.

L’Égypte de Mohamed Salah évoluera face à l’Angola, au Malawi et au Soudan du Sud.

Une CAN 2027 organisée par trois pays d’Afrique de l’Est

La phase finale de la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Cette édition marquera le retour de la compétition en Afrique de l’Est avec une organisation conjointe inédite entre les trois pays.

Les éliminatoires s’annoncent particulièrement disputés dans plusieurs groupes, alors que les sélections africaines tenteront de décrocher leur place pour l’un des événements sportifs les plus suivis du continent.

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Journée internationale des musées : la Guinée réaffirme son ambition de préserver et valoriser son patrimoine culturel

La Guinée a célébré, ce lundi 18 mai 2026, la Journée internationale des musées 2026 autour du thème mondial : « Les musées unissent un monde divisé ».

Organisée au Musée national de Guinée, la cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des diplomates, des chercheurs, des experts africains et européens du patrimoine ainsi que de nombreux acteurs du secteur culturel.

Cette célébration s’inscrit dans une dynamique internationale portée par le Conseil international des musées, qui mobilise chaque année des milliers d’institutions culturelles à travers le monde autour des enjeux liés à la mémoire, à la transmission et au dialogue interculturel.

« Le musée existe pour recoudre ce que le monde déchire »

Dans son allocution d’ouverture, Amirou Conté a rappelé que cette journée est célébrée simultanément dans plus de 37 000 musées répartis dans 158 pays.

Selon lui, le thème retenu cette année dépasse largement le cadre symbolique et constitue un véritable appel à renforcer le rôle des musées dans un monde marqué par les fractures sociales, culturelles et générationnelles.

Le responsable du Musée national a souligné que les institutions muséales ont aujourd’hui une double mission : préserver le patrimoine pour les générations futures tout en utilisant cette mémoire comme outil de rapprochement entre les peuples.

Il a également mis en avant les progrès réalisés dans la numérisation des collections patrimoniales guinéennes, affirmant qu’une importante partie des objets conservés par le musée fait désormais l’objet d’un archivage numérique destiné à assurer leur préservation.

Un futur complexe muséal moderne à l’horizon 2028

Amirou Conté a aussi insisté sur la nécessité de transformer les musées en espaces vivants, accessibles à la jeunesse et ouverts à la création contemporaine.

Dans cette perspective, il a salué le projet d’extension du Musée national de Guinée, soutenu par l’Agence Française de Développement.

Ce programme doit aboutir, d’ici 2028, à la création du « Territoire du Futur », un complexe muséal moderne destiné à accueillir les œuvres patrimoniales guinéennes dans des conditions répondant aux standards internationaux de conservation et d’exposition.

La restitution des œuvres africaines au cœur des échanges

Prenant la parole au cours de la cérémonie, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a qualifié d’historique le récent vote du Parlement français portant sur un nouveau cadre juridique destiné à faciliter la restitution des biens culturels africains.

Le diplomate français a souligné que cette décision, adoptée à l’unanimité, constitue une étape importante dans la reconnaissance du droit des peuples africains à retrouver leurs patrimoines culturels.

Selon lui, la restitution matérielle des œuvres doit également s’accompagner d’un important travail scientifique, historique et intellectuel autour de la mémoire et de la provenance des objets concernés.

Plus de 3 000 objets guinéens identifiés à l’étranger

Dans cette dynamique, Ismailou Baldé, directeur général de l’Institut de Recherche sur le Patrimoine et en Linguistique Appliquée, a présenté les avancées du projet PROV-GUI – REPATGUI consacré à l’identification des collections guinéennes conservées hors du pays.

Selon les données communiquées, plus de 3 000 objets patrimoniaux guinéens ont déjà été recensés dans des musées et institutions de recherche en France et en Allemagne.

Près de 2 000 de ces objets seraient actuellement conservés au Musée du Quai Branly.

Ce projet vise notamment à constituer une base de données stratégique destinée à accompagner les futures démarches officielles de restitution des biens culturels guinéens.

Le gouvernement veut faire du musée un outil de cohésion nationale

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a pour sa part présenté les musées comme des espaces de dialogue, de transmission et de réconciliation entre les générations.

Le ministre a insisté sur l’importance du retour des œuvres emblématiques guinéennes, notamment le célèbre masque Nimba, qu’il considère comme un symbole fort de l’identité culturelle nationale.

Selon lui, la restitution du patrimoine africain constitue à la fois un acte de justice historique, de vérité et de souveraineté culturelle.

Il a également rappelé la signature récente d’un accord de financement de 16 millions d’euros entre la Guinée et l’AFD pour la modernisation du Musée national de Guinée.

Faire du Musée national un carrefour culturel international

À travers cette célébration, les autorités culturelles guinéennes ont réaffirmé leur ambition de faire du futur Musée national de Guinée un véritable espace de rayonnement culturel et de dialogue interculturel.

L’objectif affiché est de préserver la mémoire nationale tout en inscrivant la Guinée dans les grandes dynamiques internationales de coopération patrimoniale, de restitution culturelle et de valorisation des identités africaines.

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Oxford Africa Conference 2026 : la Guinée défend sa stratégie de transformation fondée sur le capital humain.

À l’occasion de l’Oxford Africa Conference 2026, organisée à Oxford, la Guinée a porté sa vision de transformation économique et sociale axée sur le développement du capital humain.

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, est intervenu ce dimanche en qualité de speaker lors d’un dialogue ministériel de haut niveau consacré aux politiques publiques et aux dynamiques de transformation du continent africain.

La vision « Simandou 2040 » présentée à Oxford

Au cours de son intervention, le ministre guinéen a présenté les grandes orientations stratégiques impulsées par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme « Simandou 2040 ».

Cette vision nationale ambitionne de faire de la transformation économique, de l’industrialisation et du développement du capital humain les principaux moteurs du repositionnement de la Guinée sur la scène africaine et internationale.

Selon Alpha Bacar Barry, aucune transformation durable ne peut être envisagée sans un investissement massif dans l’éducation, la formation professionnelle et le développement des compétences.

L’éducation et la formation au cœur des priorités nationales

Le ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les mutations économiques et technologiques du XXIe siècle en préparant une jeunesse qualifiée et compétitive.

Dans cette perspective, la Guinée entend faire de l’éducation et de la formation technique des piliers structurants de sa stratégie de développement.

Cette orientation vise notamment à renforcer l’employabilité des jeunes, accompagner l’industrialisation du pays et répondre aux besoins croissants en compétences dans les secteurs stratégiques de l’économie.

Des échanges stratégiques avec plusieurs responsables africains

Lors de cette conférence internationale, Alpha Bacar Barry a participé à des échanges de haut niveau aux côtés de plusieurs responsables africains, dont Ahmed Rostom et Sheku Ahmed Fantamadi Bangura.

Les discussions ont porté sur les politiques publiques, la croissance inclusive, les réformes économiques et les leviers permettant d’assurer une transformation durable des économies africaines.

Les participants ont également échangé sur les défis liés à l’emploi des jeunes, au financement des systèmes éducatifs et à l’adaptation des compétences aux nouvelles réalités du marché du travail.

La Guinée veut faire du capital humain un levier de leadership africain

À travers sa participation à l’Oxford Africa Conference, la Guinée entend défendre une approche plaçant le capital humain au centre des politiques de développement.

Pour les autorités guinéennes, l’investissement dans l’éducation, les compétences et l’innovation constitue désormais un levier stratégique pour construire une croissance durable, renforcer la souveraineté économique et préparer l’émergence d’un nouveau leadership africain.

De Conakry à Oxford, le gouvernement guinéen cherche ainsi à promouvoir une vision du développement fondée sur la valorisation de la jeunesse et la construction d’une économie capable de répondre aux défis futurs du continent.

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Dictée internationale : la Guinée confirme son excellence académique sur la scène mondiale.

La Guinée continue de se distinguer dans les compétitions scolaires internationales. Après avoir décroché la première et la troisième places lors de la précédente édition de la finale internationale de la Dictée, le pays s’est une nouvelle fois illustré cette année en obtenant la deuxième place du concours.

Cette nouvelle performance confirme la régularité des candidats guinéens dans cette compétition académique de haut niveau, devenue au fil des années un rendez-vous majeur de promotion de l’excellence scolaire et de la maîtrise de la langue française.

Hadja Karimata Baldé porte les couleurs de la Guinée

La distinction a été obtenue grâce à Hadja Karimata Baldé, élève d’un complexe scolaire privé guinéen, qui a brillamment représenté son pays en terminant vice-championne de cette édition internationale.

Par sa performance, la jeune candidate permet à la Guinée de maintenir sa présence parmi les nations les plus remarquées de cette compétition réunissant plusieurs participants venus de différents pays.

Son parcours a été salué dans les milieux éducatifs comme un symbole du potentiel académique de la jeunesse guinéenne.

Trois podiums internationaux en deux éditions

Avec cette nouvelle médaille, la Guinée totalise désormais trois places sur le podium international en seulement deux éditions de la compétition.

Une performance qui témoigne de la montée en puissance des élèves guinéens dans les concours éducatifs internationaux et de la qualité de la préparation assurée par les établissements scolaires et les encadreurs pédagogiques.

Cette régularité renforce également la visibilité du système éducatif guinéen sur la scène académique francophone.

Une reconnaissance du travail des encadreurs et des établissements scolaires

Le résultat obtenu par Hadja Karimata Baldé met également en lumière le travail accompli par les enseignants, les formateurs et les structures éducatives impliquées dans l’accompagnement des élèves vers les compétitions internationales.

Les concours de dictée sont souvent considérés comme des exercices exigeants mobilisant rigueur linguistique, concentration et maîtrise approfondie de l’orthographe et de la grammaire françaises.

Dans ce contexte, la performance de la candidate guinéenne apparaît comme le fruit d’un important travail de préparation et d’encadrement.

La Guinée poursuit sa dynamique de promotion de l’excellence

À travers cette nouvelle distinction, la Guinée confirme sa volonté de promouvoir l’excellence académique et de valoriser les performances scolaires de sa jeunesse.

Cette réussite contribue également à encourager les élèves et les établissements du pays à s’investir davantage dans les compétitions éducatives internationales, perçues comme des espaces de valorisation du mérite et du savoir.

Avec cette deuxième place mondiale, la Guinée consolide ainsi son image de nation compétitive dans les concours scolaires internationaux et poursuit sa dynamique de rayonnement académique sur la scène francophone.