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L’Éco se rapproche : la Guinée est-elle prête à abandonner le franc guinéen ?

En rejoignant la Task Force présidentielle de la CEDEAO chargée de piloter la mise en œuvre de l’Éco, la Guinée s’invite au cœur des décisions sur la future monnaie unique ouest-africaine. Si cette intégration ne signifie pas l’abandon imminent du franc guinéen, elle relance le débat sur l’avenir monétaire du pays. Le gouvernement affiche son soutien au projet, tout en conditionnant toute décision aux réalités économiques nationales.

Le projet de monnaie unique ouest-africaine entre dans une nouvelle phase. Réunis le 19 juillet 2026 à l’occasion de la 69ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les dirigeants de la sous-région ont réaffirmé leur ambition de lancer l’Éco à l’horizon 2027.

À cette occasion, la Guinée, récemment réintégrée au sein de l’organisation régionale, a obtenu l’approbation de sa demande d’intégrer la Task Force présidentielle chargée de conduire les travaux politiques devant aboutir à la création de la monnaie commune.

Cette décision marque un tournant pour Conakry. Sans préjuger d’une adhésion à l’Éco, elle place le pays au cœur des discussions stratégiques sur l’avenir de l’intégration monétaire ouest-africaine.

L’intégration de la Guinée dans l’instance de pilotage relance naturellement une interrogation : le pays est-il prêt à tourner la page du franc guinéen au profit de l’Éco ?

Pour le gouvernement, la réponse est loin d’être tranchée. Les autorités affichent une position favorable au principe de la monnaie unique, mais refusent toute décision précipitée.
« La Guinée est partie prenante dans la réflexion pour la mise en place de cette monnaie. Le président de la République a été approché pour intégrer ce groupe de chefs d’État qui va travailler sur sa mise en œuvre. Ensuite, nous verrons, en fonction des paramètres de notre pays, quelle décision sera prise », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence animée ce lundi 27 juillet 2026.

Autrement dit, l’adhésion éventuelle de la Guinée dépendra avant tout de l’évaluation de ses intérêts économiques, financiers et monétaires.
Pour les autorités, le projet de monnaie unique s’inscrit dans un processus d’intégration déjà engagé depuis plusieurs années au sein de la CEDEAO.
Le porte-parole invite d’ailleurs à ne pas comparer mécaniquement l’Éco à l’euro.
« Il faut comparer l’Éco et l’euro avec discernement. Ce n’est pas une monnaie héritée, mais une volonté politique des États de mettre en place une monnaie commune pour l’ensemble des pays de la sous-région. »

Selon lui, plusieurs instruments communautaires témoignent déjà de cette intégration progressive.
« Les permis de conduire sont déjà des permis CEDEAO. Les passeports sont des passeports CEDEAO. Les cartes nationales d’identité évolueront également vers un format CEDEAO. Beaucoup de facteurs d’intégration sont déjà en cours de réalisation. »

À ses yeux, la monnaie unique constituerait l’aboutissement logique de cette dynamique régionale.
« On ne peut pas avoir des passeports communs, des cartes d’identité communes, des permis communs et de nombreux autres documents communautaires, tout en laissant chaque pays évoluer seul sur le plan monétaire. À un moment donné, il faut oser pour renforcer l’intégration de la sous-région. »

Malgré cette volonté affichée, le gouvernement insiste sur le fait qu’aucune décision n’a encore été arrêtée concernant une éventuelle substitution du franc guinéen par l’Éco.
Il assure que les études techniques et économiques seront déterminantes avant toute orientation politique.
« Les économistes et les spécialistes disposant des instruments et des variables nécessaires à cette intégration prendront la parole le moment venu. Ils expliqueront clairement les raisons qui pourraient conduire l’État à adhérer à cette monnaie ou, au contraire, à ne pas y adhérer. »

En rejoignant la Task Force présidentielle de la CEDEAO, la Guinée envoie un signal clair : elle entend participer activement à la construction de la future monnaie unique. Mais entre participation aux travaux et abandon du franc guinéen, un pas reste à franchir. Pour l’heure, le gouvernement privilégie une approche pragmatique, laissant les analyses économiques déterminer si l’Éco représente une opportunité ou un risque pour l’économie nationale.

Source : Guinée360.

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Guinée : le gouvernement veut relancer le Conakry Express et moderniser le transport ferroviaire.

Le gouvernement guinéen entend donner une nouvelle vie au Conakry Express, dont le fonctionnement est aujourd’hui fortement perturbé par la vétusté du matériel roulant et le coût élevé de sa maintenance. L’annonce a été faite lundi 27 juillet 2026 par le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry.

Longtemps considéré comme une alternative importante à la circulation routière et aux embouteillages qui affectent régulièrement la capitale, le train de banlieue fonctionne désormais de manière sporadique. Une situation qui, selon les autorités, s’explique principalement par le vieillissement des équipements et le poids financier de leur entretien.

Un service fragilisé par la vétusté des équipements

Face aux journalistes, Ousmane Gaoual Diallo a reconnu les difficultés auxquelles le Conakry Express est confronté. Le ministre estime que le modèle actuel n’est plus viable à long terme, compte tenu des dépenses nécessaires pour maintenir en service un matériel roulant vieillissant.

« Effectivement, le Conakry Express est à l’arrêt ou fonctionne de manière très sporadique parce que c’est un très vieux train. Le coût d’entretien est très élevé et la rentabilité n’est pas au rendez-vous. On ne peut pas continuer à subventionner indéfiniment un train qu’il faudra finalement abandonner », a déclaré le ministre.

Pour le gouvernement, la question ne se limite donc plus à assurer la maintenance du matériel existant. Elle implique désormais une transformation plus profonde du transport ferroviaire urbain, avec l’ambition de disposer d’une infrastructure adaptée aux besoins croissants de mobilité de la population de Conakry.

Vers une refonte du réseau ferroviaire urbain

Les autorités guinéennes indiquent avoir engagé des démarches pour mobiliser les financements nécessaires à la modernisation du réseau. Le projet envisagé repose notamment sur le renouvellement du matériel roulant, la réhabilitation de la ligne existante et le développement de nouvelles compétences dans les métiers du rail.

Plusieurs échanges seraient ainsi en cours avec des partenaires techniques et financiers. Parmi les pistes actuellement examinées figure une proposition de financement du Royaume-Uni.

Selon Ousmane Gaoual Diallo, cette offre prévoit l’acquisition d’un nouveau train et de wagons modernes, la reconstruction de la ligne ferroviaire ainsi que la création d’une école spécialisée dans les métiers du chemin de fer.

« Nous avons reçu une offre de financement britannique pour acheter un nouveau train avec de nouveaux wagons, reconstruire la ligne et créer une école de chemin de fer. Cette offre est actuellement en examen au ministère des Finances », a expliqué le ministre.

Le projet présente ainsi une double ambition : améliorer les conditions de mobilité dans la capitale et renforcer durablement les capacités nationales dans le domaine ferroviaire. La création d’une école spécialisée pourrait notamment contribuer à former des techniciens et des professionnels capables d’assurer l’exploitation et la maintenance des futures infrastructures.

Un financement encore soumis à validation

À ce stade, la proposition britannique doit toutefois franchir plusieurs étapes administratives avant une éventuelle mise en œuvre. Le ministre des Transports a indiqué que le projet a reçu un avis favorable de son département et qu’il est désormais soumis à l’examen du ministère des Finances.

« Nous l’avons déjà approuvée à notre niveau et nous espérons qu’elle recevra également l’accord du ministère des Finances », a précisé Ousmane Gaoual Diallo.

Une validation financière permettrait d’engager le processus de concrétisation du projet. Toutefois, les autorités reconnaissent que le renouvellement d’un système ferroviaire constitue un chantier de long terme, nécessitant notamment des études, des procédures de financement, des travaux d’infrastructure et la livraison des équipements.

Les usagers appelés à patienter

La relance du Conakry Express apparaît ainsi comme un projet stratégique pour améliorer la mobilité urbaine dans la capitale guinéenne, où la croissance démographique et l’augmentation du trafic routier accentuent les difficultés de déplacement.

Mais avant une reprise durable du service, plusieurs étapes restent encore à franchir. En attendant la concrétisation du projet de modernisation, les usagers devront donc composer avec un service ferroviaire limité.

Pour le gouvernement, l’objectif est désormais de passer d’une logique de maintenance coûteuse d’un matériel vieillissant à une véritable politique de modernisation du transport ferroviaire. Si le financement envisagé est validé, la Guinée pourrait ainsi engager une nouvelle étape dans le développement de son réseau ferroviaire urbain et offrir, à terme, une alternative plus fiable et plus durable au transport routier à Conakry.

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Guinée : le gouvernement lance les premiers taxis d’un programme de renouvellement de 2 000 véhicules.

Le gouvernement guinéen poursuit sa politique de modernisation du transport urbain avec la mise à disposition des premiers véhicules du programme de renouvellement du parc automobile. Sur les 2 000 taxis urbains annoncés par les autorités, une première tranche de 300 véhicules a été officiellement présentée au public samedi dernier, marquant le lancement d’une nouvelle étape dans la transformation du secteur des transports.

Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté, lundi 27 juillet 2026, des précisions sur les modalités d’acquisition de ces nouveaux véhicules. Le dispositif, conçu en partenariat avec un opérateur privé, vise à faciliter l’accès aux taxis tout en réduisant le coût d’acquisition grâce à l’accompagnement financier et logistique de l’État.

Selon le ministre, ce partenariat permet au gouvernement de soutenir l’importation des véhicules et de proposer des prix plus accessibles aux futurs acquéreurs.

« Nous avons identifié un partenaire privé avec lequel nous avons mobilisé des ressources. Nous importons les véhicules et l’État accompagne l’importateur afin de permettre une entrée avec des coûts raisonnables. Ces véhicules sont vendus à moins de 150 millions de francs guinéens », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo.

Un apport initial compris entre 15 et 16 millions de francs guinéens

L’un des principaux objectifs du programme est de permettre aux professionnels du transport, mais également aux particuliers, notamment aux jeunes souhaitant se lancer dans le secteur, d’acquérir leur propre outil de travail.

Pour cela, le gouvernement prévoit un mécanisme de paiement progressif. Le futur propriétaire devra effectuer un apport initial estimé entre 15 et 16 millions de francs guinéens, avant de s’acquitter du solde par mensualités.

« Nous avons fixé le prix de manière à ce qu’une personne puisse pratiquement accéder à une voiture pour un montant comparable à celui d’une moto. L’objectif est de permettre à ceux qui veulent développer leur activité d’avoir un outil de travail durable », a souligné le ministre des Transports.

Le remboursement pourra s’effectuer sur une période minimale de 24 mois. Cette durée pourra toutefois être étendue jusqu’à 36 mois, soit trois années, selon les modalités convenues avec le propriétaire du véhicule. À l’issue du remboursement, l’acquéreur deviendra pleinement propriétaire de son taxi.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, ce mécanisme doit permettre aux bénéficiaires de disposer progressivement d’un patrimoine tout en développant une activité génératrice de revenus.

Un système de suivi pour renforcer la sécurité et la maintenance

Au-delà du renouvellement du parc automobile, le programme prévoit également un dispositif de suivi destiné à améliorer la gestion et la sécurité des véhicules mis en circulation.

Les autorités annoncent notamment la mise en place d’un système permettant de contrôler les taxis à distance, de vérifier leur situation en matière d’assurance et de suivre le respect des opérations de maintenance recommandées par les constructeurs.

Cette approche vise à garantir la durabilité des véhicules et à renforcer la régularité des contrôles dans un secteur marqué par le vieillissement du parc automobile et les difficultés liées à la gestion des transports urbains.

Le ministère affirme par ailleurs avoir simplifié les procédures administratives afin de faciliter l’accès au programme et d’accélérer la mise en circulation des nouveaux taxis.

Vers une transformation du transport urbain en Guinée

Avec ce programme de 2 000 taxis urbains, dont les 300 premiers véhicules sont désormais disponibles, le gouvernement entend engager une modernisation progressive du transport public en Guinée.

Au-delà de l’amélioration des conditions de mobilité, cette initiative ambitionne également de créer de nouvelles opportunités économiques pour les professionnels du secteur et les jeunes désireux d’entreprendre dans le transport.

Le dispositif devra désormais démontrer sa capacité à répondre aux besoins croissants de mobilité urbaine, tout en garantissant un accès équitable aux véhicules et un suivi efficace de leur exploitation. À terme, le renouvellement du parc pourrait ainsi contribuer à améliorer la qualité du service de transport et à structurer davantage un secteur essentiel à l’économie et à la vie quotidienne des populations.

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Remaniement ministériel en Guinée.

Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à un important remaniement ministériel à travers un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce lundi 27 juillet 2026.

Ce réaménagement de l’équipe gouvernementale est marqué par plusieurs départs, notamment ceux de Diaka Sidibé et de Patrice Lamah, ainsi que par des changements de portefeuille et l’arrivée de nouvelles personnalités à la tête de plusieurs départements ministériels.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, est reconduit dans ses fonctions.

Parmi les principaux changements, Lansana Béa Diallo qui prend le ministère de la Jeunesse. Bintou Keita, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. De son côté, Aboubacar Kourouma, jusque-là secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé ministre du Commerce.

Premier ministre, Chef du Gouvernement : Amadou Oury Bah ;
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Ibrahima Sory II Tounkara ;
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale : Ibrahima Khalil Condé ;
Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : Djenabou Touré ;
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Ahmed Mohamed Oury Diallo ;
Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : Morissanda Kouyaté;
Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Mariama Siré Sylla ;
Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement : Ismaël Nabé ;
Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale : Mory Condé ;
Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique : Faya François Bourouno ;
Ministre des Mines et de la Géologie : Bouna Sylla ;
Ministre de l’Agriculture : Félix Lamah ;
Ministre de l’Élevage : Alpha Bacar Barry;
Ministre de l’Industrie et de l’Économie maritime : Fatima Camara;
Ministre du Commerce : Aboubacar Kourouma ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Djami Diallo ;
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Bintou Keita ;
Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Moussa Moïse Sylla ;
Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Khaïté Sall ;
Ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : Aminata Kaba;
Ministre de la Jeunesse : Lansana Béa Diallo Ministre des Sports : Cellou Baldé;
Ministre des Infrastructures : Facinet Sylla ;
Ministre des Transports : Ousmane Gaoual Diallo ;
Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : Mourana Soumah ;
Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Fassou Théa

Ministre de l’Énergie : Laye Sékou Camara ;
Ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : Aboubacar Camara ;
Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire : Mohamed Lamine Sy Savané ;
Ministre-Secrétaire général du Gouvernement : Tamba Benoît Kamano ;
Ministre-Secrétaire général des Affaires religieuses : Karamoko Diawara.

Ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de redynamiser l’action gouvernementale à quelques mois des prochaines grandes échéances nationales. Plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles, tandis que de nouvelles figures font leur entrée au sein de l’exécutif.

Source : Guinée360.

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Contrôle des structures de santé privées : le gouvernement relance les opérations sur l’ensemble du territoire Guinéen..

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée annonce la reprise, à compter de ce lundi 27 juillet 2026, des opérations de contrôle des établissements médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques privés sur l’ensemble du territoire national. Cette campagne s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la qualité des soins, améliorer la sécurité des patients et assurer une meilleure régulation du système sanitaire.

Dans un communiqué, le département ministériel précise que cette initiative vise notamment à renforcer le dispositif de contrôle du secteur privé de la santé et à veiller au respect des normes légales et réglementaires en vigueur.

Le comité de lutte contre les pratiques illégales relancé

Cette opération marque également la relance des activités du comité technique national chargé de lutter contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, le trafic et la contrefaçon des médicaments ainsi que des autres produits de santé.

Pour mener cette campagne, des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées dans les différentes régions du pays. Leur mission consistera notamment à vérifier la conformité des structures sanitaires privées et à s’assurer que leurs activités sont exercées dans le respect des exigences réglementaires.

Les établissements appelés à présenter leurs documents

Les promoteurs et responsables des établissements concernés devront mettre à la disposition des équipes de contrôle plusieurs pièces justificatives. Il s’agit notamment des agréments de création et d’exploitation, des diplômes légalisés des professionnels de santé, des attestations d’inscription aux ordres professionnels compétents, ainsi que de tout autre document administratif ou technique requis par la réglementation.

À travers ces vérifications, les autorités souhaitent notamment s’assurer que les établissements disposent des autorisations nécessaires et que le personnel qui y exerce répond aux exigences professionnelles en vigueur.

Des sanctions prévues en cas de non-conformité

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avertit d’ores et déjà les structures qui ne respecteraient pas les dispositions légales et réglementaires.

Les établissements exerçant sans autorisation ou en infraction avec les textes en vigueur s’exposent à des mesures administratives, auxquelles peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires, conformément à la législation.

Cette fermeté affichée traduit la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, mais également contre la circulation de médicaments et de produits de santé contrefaits. Des phénomènes considérés comme des risques majeurs pour la sécurité des patients et la santé publique.

Les acteurs du secteur privé appelés à coopérer

Le ministère invite enfin les promoteurs et professionnels du secteur privé à collaborer pleinement avec les équipes mobilisées sur le terrain. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité et à respecter les normes applicables.

À travers cette campagne nationale de contrôle, le gouvernement entend ainsi consolider la régulation du secteur privé de la santé et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, dans un contexte où la sécurité des patients et la lutte contre les pratiques illégales constituent des priorités de santé publique.

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Emploi et protection sociale : la Guinée lance le Programme Accélérateur mondial de l’ONU.

La Guinée a officiellement lancé le Programme Accélérateur mondial pour l’emploi, le travail décent et la protection sociale pour des transitions justes, une initiative portée par le système des Nations Unies avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

La cérémonie de lancement, présidée à Conakry par le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mory Condé, a réuni des représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, des organisations d’employeurs et de travailleurs, du secteur privé ainsi que de la société civile.

Un programme mondial axé sur l’emploi et la protection sociale

Initié en 2021 par le Secrétaire général des Nations Unies, le Programme Accélérateur mondial ambitionne de contribuer à la création d’au moins 400 millions d’emplois décents à travers le monde, notamment dans les secteurs à fort potentiel que sont l’économie verte, l’économie numérique et l’économie des soins.

L’initiative vise également à élargir la couverture de la protection sociale aux quelque 4 milliards de personnes qui en restent encore privées. Elle entend, plus largement, accompagner les pays dans la mise en œuvre de transitions économiques, sociales et environnementales justes et contribuer à l’accélération des Objectifs de développement durable (ODD).

Pour la Guinée, le lancement de ce programme marque le début d’un processus national destiné à établir un diagnostic approfondi des défis et des opportunités liés à l’emploi, au travail décent et à la protection sociale.

Mory Condé appelle à aligner les priorités sur Simandou 2040

Prenant la parole à cette occasion, le ministre Mory Condé a salué la confiance accordée à la Guinée et présenté le programme comme une opportunité de renforcer les politiques publiques en faveur de l’emploi productif, du développement des compétences, de la protection sociale et du dialogue social.

Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’assurer une cohérence entre les conclusions du diagnostic national et les orientations du programme de développement Simandou 2040.

Selon lui, les actions prioritaires qui seront identifiées devront s’inscrire dans cette vision stratégique afin d’accompagner les ambitions de transformation économique et sociale portées par le Gouvernement.

« Les recommandations qui découleront de ce diagnostic devront s’inscrire dans la vision Simandou 2040 afin d’assurer une parfaite cohérence entre cette initiative mondiale et les priorités nationales. Notre ambition est de faire de l’emploi décent, du développement des compétences et de la protection sociale des piliers de la transformation structurelle de notre économie », a déclaré Mory Condé.

Un diagnostic présenté comme un outil de transformation

Pour le ministre, l’exercice qui débute ne doit pas se limiter à une analyse technique de la situation nationale. Il doit permettre d’identifier des réformes et des investissements susceptibles de produire des effets durables sur le marché du travail et les conditions de vie des populations.

Mory Condé a ainsi appelé les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, les agences des Nations Unies et les organisations professionnelles à privilégier une démarche concertée afin de construire une feuille de route adaptée aux réalités et aux priorités de la Guinée.

L’ONU et l’OIT réaffirment leur accompagnement

Les représentants du système des Nations Unies et de l’Organisation internationale du Travail ont, pour leur part, salué l’engagement des autorités guinéennes et réaffirmé leur disponibilité à accompagner le pays dans les différentes étapes de mise en œuvre du Programme Accélérateur mondial.

À travers cette initiative, la Guinée entend ainsi placer l’emploi décent, le développement des compétences, la protection sociale et le dialogue social au cœur de sa stratégie de transformation.

Une orientation qui s’inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, avec l’ambition de faire de la croissance économique un moteur de création d’emplois, d’inclusion sociale et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.

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Diplomatie : la Guinée renforce ses liens avec la France et le Maroc.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a reçu, mercredi 22 juillet 2026, au Palais Mohammed V, deux délégations venues transmettre des messages d’amitié et de coopération de la part de partenaires historiques de Conakry.

Ces deux audiences témoignent de l’attention croissante portée à la nouvelle dynamique politique engagée par la Guinée et de la volonté de plusieurs partenaires de consolider leurs relations avec le pays.

La France salue le retour à l’ordre constitutionnel

Le chef de l’État guinéen s’est d’abord entretenu avec une délégation française conduite par un envoyé spécial du président Emmanuel Macron. Au cours de cette rencontre, l’émissaire français a salué le retour de la Guinée à l’ordre constitutionnel et félicité les autorités pour la tenue des élections législatives et communales.

Les échanges ont également porté sur le discours prononcé récemment par Mamadi Doumbouya lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue à Freetown, en Sierra Leone.

Le message défendu par le président guinéen, axé sur l’unité régionale, la souveraineté des États et la solidarité entre les peuples ouest-africains, a été particulièrement relevé par la délégation française, qui y voit un plaidoyer en faveur d’une coopération régionale renforcée.

Rabat réaffirme son attachement au partenariat avec Conakry

Dans la continuité de ces échanges diplomatiques, le président Mamadi Doumbouya a accordé une audience à l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée, porteur d’un message du roi Mohammed VI.

À travers cette correspondance, le souverain marocain a adressé ses félicitations au peuple guinéen et au chef de l’État pour le bon déroulement des élections. Il a également réaffirmé sa volonté de consolider davantage les relations historiques d’amitié et de coopération entre Rabat et Conakry.

Le partenariat entre les deux pays couvre plusieurs secteurs d’intérêt commun et s’inscrit dans une relation diplomatique régulièrement présentée comme stratégique par les autorités des deux États.

Conakry poursuit son offensive diplomatique

Ces deux audiences illustrent la volonté de la Guinée de consolider ses relations avec ses partenaires traditionnels et de renforcer son positionnement sur la scène régionale et internationale.

Les messages transmis par la France et le Maroc traduisent, selon la présidence guinéenne, une volonté partagée de poursuivre une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts.

Pour Conakry, cette dynamique diplomatique doit contribuer à accompagner les ambitions de développement du pays et à renforcer son rayonnement, alors que les autorités mettent en avant une nouvelle phase de transformation nationale portée notamment par les projets structurants et la vision Simandou 2040.

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Présidence Guinée : un nouveau poste stratégique créé, le Cabinet civil réorganisé en profondeur.

Le Président de la République a procédé à une nouvelle réorganisation du Cabinet civil de la Présidence à travers un décret lu ce jeudi 23 juillet à la télévision nationale. Cette réforme prévoit notamment la création d’un poste de Chef de cabinet chargé d’appuyer le ministre directeur de cabinet dans la coordination et le suivi des activités présidentielles.

Selon les termes du décret, le Chef de cabinet est placé sous l’autorité directe du ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République. Cette nouvelle fonction vise à améliorer l’organisation interne, la circulation de l’information et le suivi des instructions au sein du Cabinet civil.

Désormais, l’architecture du Cabinet civil comprend un ministre directeur de cabinet, un Chef de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, ainsi que des services propres et rattachés.

Le décret introduit également un nouvel article 17 bis qui fixe les missions du Chef de cabinet. Celui-ci aura notamment pour responsabilité d’assister le ministre directeur de cabinet dans l’organisation, la coordination et le fonctionnement quotidien du Cabinet civil de la Présidence.

À ce titre, il devra assurer le suivi de l’exécution des instructions du ministre directeur de cabinet, coordonner les activités du secrétariat particulier, préparer les réunions internes du Cabinet civil et en rendre compte à sa hiérarchie. Il sera également chargé de veiller à la fluidité de la transmission des informations et des dossiers entre le Cabinet civil, le Secrétariat général de la Présidence et les autres structures présidentielles.

Le texte précise que le Chef de cabinet sera nommé par décret présidentiel et pourra recevoir toute autre mission confiée par le ministre directeur de cabinet.

Par ailleurs, cette réforme modifie l’ordre protocolaire au sein de la Présidence de la République. Le ministre secrétaire général de la Présidence conserve la première place, suivi du ministre directeur de cabinet du Président de la République. Le Chef de cabinet occupe désormais le troisième rang protocolaire, avant les conseillers du Président, le chef d’état-major particulier, les conseillers techniques, les responsables d’organismes spécialisés et les chefs de services.

Cette réorganisation traduit la volonté de renforcer la coordination administrative autour du Cabinet civil et d’optimiser le fonctionnement des services de la Présidence de la République.

Source : GuinéeNews.

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Forum de remobilisation : la Guinée veut capitaliser sur l’expérience de Simandou pour accélérer ses grands projets d’infrastructures.

Le Forum de remobilisation des équipements et des entreprises ayant participé à la réalisation du projet Simandou s’est officiellement ouvert ce mercredi à Conakry. Initiée par le Comité stratégique Simandou, cette rencontre de deux jours vise à tirer pleinement parti de l’expérience, des compétences et des moyens mobilisés dans le cadre de l’un des projets miniers et infrastructurels les plus importants de l’histoire récente de la Guinée.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le général Amara Camara, représentant le président du Comité stratégique Simandou, Djiba Diakité.

Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette rencontre stratégique, notamment le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, le ministre de la Fonction publique, François Bourouno, et le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, aux côtés de responsables de l’administration publique et de plusieurs hautes personnalités.

Transformer l’expérience de Simandou en levier pour les entreprises guinéennes

Au cœur des échanges figure une ambition : faire de l’expérience acquise à travers le projet Simandou un véritable accélérateur pour les futurs programmes d’infrastructures du pays.

Le forum entend ainsi créer des passerelles entre les entreprises nationales et les sociétés ayant participé à l’exécution du projet, afin de favoriser la conclusion de partenariats, la création de coentreprises et le transfert de compétences. La réutilisation et la valorisation des équipements déjà mobilisés constituent également l’un des axes majeurs de cette démarche.

Cette approche vise à éviter que les capacités techniques, les ressources humaines et les équipements développés ou mobilisés dans le cadre de Simandou ne restent sans emploi à l’issue des différentes phases du projet. Ils pourraient au contraire être redéployés vers d’autres chantiers structurants et contribuer ainsi à renforcer durablement les capacités du tissu économique national.

Experts, investisseurs et acteurs privés mobilisés

La rencontre a également enregistré la participation de partenaires techniques et financiers, de représentants de missions diplomatiques et d’acteurs du secteur privé. Leur présence témoigne de l’intérêt porté à la stratégie guinéenne visant à renforcer les capacités nationales et à maximiser les retombées économiques des grands projets.

Au cours de cette première journée, plusieurs panels de haut niveau ont réuni des experts autour des perspectives de réutilisation des ressources humaines, des équipements et du savoir-faire développés dans le cadre de Simandou.

Les discussions ont notamment porté sur les moyens de capitaliser sur cette expérience pour accompagner la réalisation des futurs projets structurants de la Guinée, dans les domaines des infrastructures, des transports, de l’énergie et d’autres secteurs stratégiques.

Place aux ateliers et aux rencontres B2B

Après cette première journée consacrée aux échanges et aux panels d’experts, le forum se poursuivra ce jeudi avec la tenue de quatre ateliers thématiques et l’organisation de rencontres B2B.

Ces séances devraient permettre aux entreprises guinéennes et aux partenaires du projet Simandou d’identifier des opportunités concrètes de collaboration et de poser les bases de nouveaux partenariats.

À travers cette initiative, le Comité stratégique Simandou entend ainsi inscrire le projet dans une dynamique plus large : faire de l’expertise, des équipements et des compétences mobilisés pour Simandou un patrimoine économique capable de servir durablement le développement et la transformation structurelle de la Guinée.

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Guinée : La BCRG lance NimbaPay, la plateforme nationale qui révolutionne les paiements instantanés et l’interopérabilité.

Ce mercredi 22 juillet 2026, la Banque Centrale de la République de Guinée à travers la Guinéenne de la Monétique (GuiM) a abrité la cérémonie officielle de lancement de la plateforme NimbaPay. Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Amadou Oury Bah, cette initiative majeure de modernisation des paiements électroniques a réuni les plus hauts responsables de l’institution émettrice et les acteurs clés de la Guinéenne de la Monétique (GuiM). Pilotée par le Vice-Gouverneur de la BCRG sous les auspices du Gouverneur Dr Karamo Kaba, la mise en place de cette infrastructure s’inscrit dans une vision stratégique de transformation numérique nationale.

Africains et diasporas

Un tournant historique pour l’écosystème financier

Ouvrant la série des allocutions, le Directeur général de la GuiM, Aly Badara Bérété, s’est dit honoré de prendre part au lancement de « NimbaPay, la plateforme nationale de paiement instantané et interopérable de la République de Guinée ». Rappelant qu’il s’agit d’une « œuvre collective portée par une vision commune », il a souligné que cette journée marque l’entrée de la Guinée dans le cercle restreint des nations dotées d’une infrastructure moderne de paiements 24h/24, 7j/7, décloisonnant banques, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance.

Aly Badara Berete 1,

Cette vision, portée par la BCRG, vise à « construire un système de paiement moderne, souverain, inclusif et interopérable, capable d’accompagner la transformation économique de notre pays », a insisté M. Bérété, précisant que cette interopérabilité constitue avant tout « une question d’équité, d’efficacité, de développement et de souveraineté ».

L’architecture opérationnelle présentée par le Vice-Gouverneur, Elhadj Mohamed Lamine Conté

Événements en Guinée.

Pour sa part, le président du Comité de pilotage et du Conseil d’administration de la GuiM, par ailleurs Vice-Gouverneur de la BCRG, Elhadj Mohamed Lamine Conté, a axé son intervention sur la technicité et la gouvernance de la plateforme. Il a rappelé que NimbaPay constitue un « écosystème inclusif conforme aux standards internationaux et connectant des institutions aux réalités techniques très diversifiées ».

« NimbaPay n’est pas une contrainte réglementaire, il faut le savoir. C’est une opportunité stratégique, une infrastructure mutualisée qui connecte chaque institution à tout l’écosystème », a martelé le Vice-Gouverneur.

Elhadj Mohamed Lamine CONTE

S’adressant aux partenaires, il a souligné que le succès du projet se mesurera à l’aune de son adoption populaire, formulant trois attentes majeures à l’égard des acteurs de l’écosystème pour faire de cette solution un réflexe quotidien.

La vision stratégique du Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba

Intervenant à son tour en sa qualité de premier responsable de l’institut d’émission, le Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, a indiqué que cette journée « marque une étape historique et importante pour notre pays ». Selon lui, à travers NimbaPay, la Banque centrale dote la Guinée d’un levier puissant pour « transformer durablement les échanges économiques, accélérer la modernisation de notre système financier et promouvoir encore plus l’inclusion financière ».

Revenant sur les progrès accomplis, le Gouverneur a rappelé que le taux d’accès aux comptes financiers est « passé de 4% en 2011 à près de 36% en 2024, grâce notamment au développement de la monnaie électronique ». Toutefois, a-t-il reconnu, la persistance de systèmes fragmentés pénalisait les transferts interinstitutionnels.

Karamoko KABA

« Avec NimbaPay, cette réalité change. Désormais, chaque Guinéen, n’importe où sur le territoire, pourra envoyer et recevoir de l’argent de façon instantanée, en toute sécurité, d’une banque vers une microfinance ou vers un établissement de monnaie électronique », s’est félicité Dr Karamo Kaba. Il a conclu en qualifiant NimbaPay de « levier stratégique pour réduire les coûts de transaction, sécuriser les paiements et préparer les prochaines étapes, notamment la digitalisation des paiements de l’État et les flux transfrontaliers ».

La mise en garde du Premier ministre : souveraineté et cybersécurité.

En clôturant la cérémonie, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a salué le leadership de la BCRG et rappelé les fondements macroéconomiques de cette réforme. Selon lui, la Guinée a longtemps souffert d’une incapacité structurelle à piloter de manière idoine sa masse et sa politique monétaires.

« Le concept de refondation n’est pas seulement une question d’institutions et d’infrastructures. Il est structurellement lié à la monnaie, à son fonctionnement et à sa vitesse de circulation. La modernisation des moyens de paiement est l’élément fondamental qui peut nous assurer une évolution stable de notre économie », a déclaré le chef du gouvernement.

Bah Oury

Toutefois, si NimbaPay insuffle l’espoir d’un écosystème unifié, cette volonté d’innovation à marche forcée expose l’économie nationale à de nouveaux risques. Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité impérative d’accentuer les dispositifs de cybersécurité. La partie est loin d’être gagnée, et le succès de ce noble chantier exigera des techniciens guinéens une vigilance de tous les instants pour verrouiller les pare-feux contre toute tentative de piratage et préserver la souveraineté numérique du pays. »

Source : GuinéeNews.