672673338 1409085807925776 3674119341362024592 n 360x320

Guinée : lancement du recrutement pour la première promotion de l’ENA.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation de l’État avec le lancement officiel de l’appel à candidatures pour la première promotion de l’École nationale d’administration (ENA). L’annonce a été faite le 15 avril 2026 par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno.

Cette initiative marque le démarrage effectif d’une institution appelée à jouer un rôle central dans la formation des élites administratives du pays.

Un projet structurant inscrit dans la vision Simandou 2040

La création de l’ENA s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique « Simandou 2040 », qui ambitionne de transformer en profondeur l’appareil étatique et de renforcer les capacités de gouvernance. À travers ce projet, les autorités entendent professionnaliser davantage la haute administration et doter le pays de cadres compétents, capables de répondre aux défis du développement.

L’ENA apparaît ainsi comme un levier clé pour améliorer l’efficacité de l’action publique et accompagner les réformes institutionnelles en cours.

240 places ouvertes, dont un quota pour les candidats externes

Pour cette première promotion, un total de 240 élèves sera recruté. La répartition prévoit 180 fonctionnaires déjà en poste et 60 candidats externes. Ces derniers devront être titulaires d’au moins une licence et âgés de 45 ans au plus.

Les candidatures seront ouvertes à partir du 20 avril via la plateforme officielle dédiée. Les candidats admis au concours externe bénéficieront du statut d’élèves fonctionnaires, incluant une rémunération pendant toute la durée de leur formation, un dispositif destiné à attirer des profils qualifiés.

Une école tournée vers la performance administrative

Au-delà de la formation initiale des futurs cadres de l’État, l’ENA proposera également des programmes en management adaptés aux besoins du secteur public et du secteur privé. Cette ouverture traduit la volonté des autorités de faire de l’établissement un centre de référence en matière de formation et de renforcement des compétences.

À terme, l’objectif affiché est d’améliorer durablement la gouvernance publique, en renforçant la qualité des ressources humaines et en diffusant des standards élevés de performance administrative.

IMG you tube 360x320

Interview avec M. Patrice CAMARA président de la commission de désignation à la députation et ministre conseiller chargé d’affaires à l’Ambassade de Guinée au Sénégal

M. Patrice Seny Camara, président de la commission de désignation à la députation et ministre conseiller chargé d’affaires à l’Ambassade de Guinée au Sénégal, s’est exprimé à l’issue d’une interview portant sur les critères objectifs de candidature aux élections législatives en Guinée.



672676320 1282706457284577 1569854599120959417 n 360x320

Guinée : vers une refonte stratégique du Code des investissements

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, mardi 14 avril 2026, le processus de refonte du Code des investissements, une réforme d’envergure destinée à redéfinir les fondements de la politique économique nationale. Pilotée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’attractivité du pays, tout en recentrant les priorités sur un développement plus inclusif et souverain.

La cérémonie de lancement, présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires économiques, témoignant de l’importance accordée à cette réforme.

Une réforme à forte portée politique

Au-delà de son aspect technique, la révision du Code des investissements est présentée par les autorités comme un choix politique structurant. Elle s’inscrit dans la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de redéfinir le modèle économique du pays.

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a souligné la dimension stratégique de cette réforme. Selon elle, il s’agit de rompre avec des approches jugées trop passives pour construire une économie davantage orientée vers les intérêts nationaux. Elle a notamment insisté sur la nécessité de reprendre le contrôle de la trajectoire économique du pays et de garantir que les retombées des investissements bénéficient en priorité aux populations guinéennes.

Vers un cadre plus sélectif et orienté vers la valeur ajoutée

Au cœur de cette refonte se dessine une nouvelle doctrine en matière d’investissements. L’objectif affiché est d’attirer des capitaux, mais selon des critères plus exigeants, en cohérence avec les priorités de développement du pays.

Le futur Code devrait ainsi privilégier les projets à forte valeur ajoutée, notamment ceux favorisant la transformation locale des ressources et le transfert de compétences. Cette orientation traduit une volonté claire de passer d’un modèle principalement incitatif à un cadre plus sélectif, capable d’orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie guinéenne.

Le secteur privé au cœur de la dynamique

Lors de son intervention, le Premier ministre Amadou Oury Bah a rappelé le rôle central du secteur privé dans la stratégie de croissance du pays. Il a souligné que les réformes engagées visent à créer un environnement propice au développement des entreprises, qu’elles soient nationales ou internationales.

Dans cette perspective, les autorités entendent renforcer les conditions d’investissement afin de favoriser l’émergence d’un secteur privé plus robuste et compétitif. Présent à la cérémonie, un représentant du patronat a salué une réforme ambitieuse, estimant qu’elle pourrait contribuer à attirer des investissements plus durables et mieux structurés, en phase avec les besoins de l’économie nationale.

Une réforme attendue pour repositionner l’économie guinéenne

À travers cette refonte, la Guinée cherche à se doter d’un outil juridique moderne, capable d’accompagner ses ambitions économiques. En misant sur une approche plus stratégique et sélective, les autorités espèrent non seulement accroître l’attractivité du pays, mais aussi garantir un impact plus significatif des investissements sur le développement économique et social.

673940518 1265634482421142 6823637622118786282 n 360x320

Tourisme en Guinée : le CNT adopte un cadre légal structurant.

Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté, ce mardi 14 avril 2026 à Conakry, la loi portant organisation du secteur du tourisme en République de Guinée. Ce texte, approuvé à l’unanimité, marque une avancée majeure dans la volonté des autorités de structurer un secteur longtemps resté en marge de l’économie nationale.

La séance a été présidée par Maimouna Yombouno Bangoura, en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla.

Un potentiel touristique encore sous-exploité

Malgré des atouts naturels et culturels reconnus — des paysages du Fouta Djallon au Mont Nimba, en passant par les forêts de la Guinée forestière et le riche patrimoine mandingue — la Guinée demeure l’une des destinations les moins fréquentées du continent.

Ce paradoxe constitue l’un des principaux défis que ce nouveau Code du tourisme entend relever, en inscrivant le secteur dans une dynamique de transformation économique, en cohérence avec les ambitions du programme Simandou 2040.

Un cadre juridique pour structurer toute la filière

La nouvelle loi introduit une organisation complète de la chaîne touristique. Elle encadre les activités des agences de voyages, des établissements hôteliers, des guides, des restaurateurs et des gestionnaires de sites touristiques.

Le texte prévoit également l’instauration de normes de qualité, le renforcement de la protection des consommateurs et l’interdiction formelle de pratiques illicites, notamment le tourisme sexuel. Par ailleurs, des incitations fiscales sont annoncées afin d’attirer davantage d’investissements dans le secteur.

Les opérateurs déjà en activité disposent d’un délai de 24 mois pour se conformer aux nouvelles dispositions, traduisant une volonté d’accompagner progressivement la mise à niveau du secteur.

Une ambition de repositionnement sur la scène africaine

À travers cette réforme, la Guinée entend se positionner comme une destination crédible et compétitive sur le marché africain du tourisme, en pleine croissance. Le continent a enregistré 74 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse significative en un an.

En se dotant d’un cadre juridique modernisé, les autorités ambitionnent de transformer le tourisme en véritable levier de développement, capable de générer des emplois, d’attirer des investissements et de valoriser durablement les richesses culturelles et naturelles du pays.

9942ed901a3d172ac292b8cb0e54ee72b66ac04fe0cbde3d5aecad9487ea7216 360x320

Diplomatie économique : la Guinée s’impose dans les instances africaines.

En l’espace de 48 heures, la Guinée a enregistré une double avancée significative sur la scène institutionnelle africaine, en accédant à deux postes stratégiques au sein d’organisations majeures. Une dynamique qui confirme le renforcement progressif de son influence diplomatique et économique.

Une présidence stratégique à la BIDC

Le 8 avril 2026, à l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, la Guinée a été portée à la présidence du Conseil des gouverneurs pour un mandat d’un an.

Cet organe, composé des ministres en charge des Finances et de l’Économie des États membres, joue un rôle central dans l’orientation des politiques de financement du développement en Afrique de l’Ouest. Cette position offre à Conakry une capacité d’influence sur les priorités régionales, notamment en matière d’infrastructures et d’industrialisation.

À la tête de l’African Risk Capacity

Le lendemain, 9 avril, à Addis-Abeba, la Guinée a également été désignée à la présidence de la Conférence des États parties de l’African Risk Capacity.

Ce mécanisme, mis en place par l’Union africaine, vise à renforcer la capacité des États à anticiper et gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique sur le continent.

Des fonctions d’influence plus que de gestion

Si ces responsabilités ne relèvent pas de fonctions exécutives, elles n’en demeurent pas moins stratégiques. Elles permettent à la Guinée de peser dans les débats, d’orienter les priorités et de porter des initiatives à l’échelle régionale et continentale.

À la BIDC, il s’agira notamment de contribuer à orienter les financements vers des secteurs structurants. À l’ARC, la Guinée participera aux décisions liées à la résilience climatique, un enjeu devenu central pour les économies africaines.

Une reconnaissance du rôle croissant de la Guinée

Cette double désignation apparaît comme un signal fort de la reconnaissance du rôle grandissant de la Guinée dans les dynamiques africaines. Elle intervient dans un contexte où les enjeux de financement du développement, de souveraineté économique et de gestion des risques climatiques occupent une place centrale.

Au-delà de leur portée symbolique, ces positions offrent à Conakry une tribune pour défendre des priorités telles que la solidarité régionale, le renforcement des capacités économiques et l’adaptation aux défis climatiques.

IMG 20260408 153333 700 x 380 pixel 360x320

Campagne électorale en Guinée : la HAC fixe les règles du jeu pour les médias.

Au lendemain du report des élections législatives et communales au 31 mai, la Haute Autorité de la Communication a réuni, ce samedi 11 avril 2026, les responsables des associations de presse ainsi que les dirigeants de médias publics et privés.

Objectif affiché : encadrer rigoureusement la couverture médiatique de la campagne électorale et prévenir tout dérapage dans un contexte jugé sensible.

Rigueur et responsabilité exigées

Présidant la rencontre, Boubacar Yacine Diallo a appelé les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, dans la continuité des précédentes échéances électorales, notamment le référendum et la présidentielle.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir une information équilibrée, crédible et conforme aux principes démocratiques.

Médias privés : entre liberté et obligation d’équité

À l’endroit des médias privés, la HAC a rappelé l’exigence fondamentale d’un traitement équitable entre les candidats. Tout espace accordé doit respecter un principe d’égalité dans la diffusion.

La commercialisation d’espaces publicitaires reste autorisée, mais l’institution recommande une harmonisation des tarifs afin d’éviter toute distorsion entre les acteurs politiques.

Autre point clé : la séparation stricte entre information et propagande. Les contenus de campagne doivent être clairement identifiés et ne sauraient être confondus avec le travail journalistique.

Télévisions : une frontière stricte entre contenu éditorial et publicité

Les télévisions engagées dans la diffusion de la campagne officielle sont autorisées à vendre des espaces publicitaires, à condition que ceux-ci soient distincts des programmes institutionnels.

La HAC insiste : aucun contenu sponsorisé ne doit apparaître dans les journaux de campagne ou les émissions de débat.

Réseaux sociaux : une régulation ciblée

Une directive spécifique encadre désormais l’utilisation des réseaux sociaux. Seules les plateformes impliquées dans la campagne électorale seront soumises à la régulation.

Les pages et chaînes actives dans le débat politique devront ainsi se conformer aux règles fixées, tandis que les autres resteront en dehors du dispositif.

Journalistes engagés : obligation de retrait

Le régulateur a également clarifié la situation des journalistes engagés politiquement. Ceux qui sont candidats ou affichent un soutien public à un acteur politique devront suspendre leurs activités professionnelles durant toute la campagne.

Des sanctions sont annoncées en cas de non-respect de cette disposition.

Médias publics : un dispositif structuré à l’échelle nationale

La diffusion du journal de campagne sera assurée par la RTG, avec une production centralisée notamment à Koloma pour les listes nationales.

Pour les scrutins locaux, 32 radios rurales seront mobilisées afin d’assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions. Une exception est prévue à Coyah, où une radio privée prendra le relais en l’absence de station rurale.

Une innovation majeure : l’implication des radios privées

Parmi les principales nouveautés, la HAC annonce la mobilisation de 13 radios privées à Conakry pour accompagner la couverture de la campagne.

Une première, selon l’institution, qui marque une ouverture du dispositif à davantage d’acteurs médiatiques.

Enfin, des superviseurs seront déployés dans chaque circonscription pour contrôler et valider les contenus avant diffusion, garantissant ainsi le respect strict des règles établies

668568362 1349460937207203 4819640968873263244 n 360x320

Réformes institutionnelles : la Guinée accélère l’adoption des lois organiques prévues par la Constitution.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations arrêtées lors des Conseils des ministres des 27 septembre 2025 et 2 avril 2026, les autorités guinéennes ont engagé une nouvelle phase d’accélération des réformes institutionnelles. Sur instruction du Président de la République, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, agit en étroite coordination avec le Premier ministre afin de conduire un travail concerté avec l’ensemble des départements ministériels concernés, ainsi qu’avec le Conseil national de la transition (CNT).

Cette démarche vise à garantir une adoption diligente des lois organiques et spéciales prévues par la Constitution. Elle répond à un impératif central : assurer une articulation cohérente entre le cadre juridique en construction et le calendrier progressif de mise en place des institutions, en lien avec le processus électoral en cours.

À cet effet, la commission chargée de l’examen et de l’élaboration des lois organiques, placée sous la tutelle technique du ministère de la Justice, a entamé l’étude de vingt projets de textes. Ce travail marque une étape décisive dans la structuration du futur dispositif institutionnel du pays.

Au-delà de l’aspect procédural, cette dynamique traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un socle juridique solide. Un préalable indispensable à la consolidation de l’État de droit, au renforcement de la gouvernance institutionnelle et à l’installation effective d’institutions républicaines stables.

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme, à travers cette mobilisation, son engagement à accompagner ce processus stratégique, au cœur de la refondation institutionnelle en cours dans le pays.

668519283 931830609773241 7207070442697308054 n 360x320

La Guinée à la tête de la BIDC : un positionnement stratégique au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

La scène aurait pu passer inaperçue. Elle marque pourtant un tournant significatif dans les dynamiques économiques régionales. À l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, la Guinée a été désignée pour assurer la présidence du Conseil des gouverneurs pour les douze prochains mois.

Une nomination à forte portée stratégique

Au-delà de son caractère institutionnel, cette désignation constitue un signal politique et économique fort. Elle illustre la montée en puissance de la Guinée sur la scène régionale, dans un contexte de recomposition des équilibres économiques en Afrique de l’Ouest.

Cette présidence confère au pays une position d’influence dans l’orientation des politiques d’investissement et de financement au sein de l’espace communautaire.

D’un potentiel reconnu à une crédibilité affirmée

Longtemps considérée comme une économie à fort potentiel mais insuffisamment valorisée, la Guinée semble amorcer un tournant décisif. Le pays s’inscrit désormais dans une dynamique de transformation structurelle, visant à renforcer sa crédibilité auprès des partenaires régionaux et internationaux.

Cette évolution s’appuie notamment sur les réformes engagées sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya, dans une logique de refondation du modèle économique.

Simandou 2040, socle d’une nouvelle ambition

Au cœur de cette stratégie figure le programme « Simandou 2040 », une vision de développement à long terme visant à restructurer l’économie nationale, à valoriser les ressources naturelles et à stimuler l’industrialisation.

À travers cette feuille de route, la Guinée ambitionne de s’imposer comme un acteur clé de la transformation économique régionale, en capitalisant sur ses atouts et en renforçant ses capacités institutionnelles.

Une opportunité pour peser sur l’avenir régional

En accédant à la présidence du Conseil des gouverneurs de la BIDC, la Guinée dispose désormais d’un levier supplémentaire pour contribuer à la définition des priorités économiques de la sous-région.

Cette position stratégique pourrait ainsi permettre au pays de jouer un rôle accru dans le financement des projets structurants et dans la promotion d’une intégration économique plus dynamique en Afrique de l’Ouest.

666349840 3370771326425637 8425628580165233971 n 360x320

Guinée : lancement de la campagne agricole 2026-2027 sous le signe de la souveraineté alimentaire.

La campagne agricole 2026-2027 a été officiellement lancée le 8 avril 2026 dans la sous-préfecture de Koba, à l’initiative du ministère de l’Agriculture. Placée sous le thème « Nourrir la Guinée avec nos propres ressources », cette cérémonie marque le début d’une nouvelle dynamique visant à renforcer la production nationale et à consolider la souveraineté alimentaire.

Koba, un choix stratégique et symbolique

Située dans la préfecture de Boffa, dans la région de Boké, la plaine de Koba dispose d’un potentiel estimé à plus de 17 000 hectares de terres cultivables. Le choix de ce site traduit la volonté des autorités de réhabiliter cette zone agricole majeure, en écho à l’héritage du programme « Sènè Samo » initié sous Lansana Conté.

Pour cette campagne, l’État ambitionne de valoriser 7 000 hectares sur un potentiel de 12 000 hectares identifiés, à travers d’importants aménagements hydro-agricoles, notamment pour améliorer la maîtrise de l’eau.

Une mobilisation institutionnelle de haut niveau

La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, en présence de la ministre de l’Agriculture Aminata Kaba, du ministre de la Pêche Fassou Théa, ainsi que de partenaires techniques et financiers, dont le Programme alimentaire mondial et la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Dans son discours, la ministre de l’Agriculture a insisté sur l’ambition nationale portée par cette campagne : produire davantage, transformer localement et réduire la dépendance aux importations, afin de garantir une alimentation durable à l’ensemble de la population.

Des moyens importants pour soutenir la production

Pour atteindre ces objectifs, l’État prévoit d’accompagner près de 1,5 million de producteurs familiaux, considérés comme le socle de la souveraineté alimentaire, ainsi que 100 agriculteurs « champions » chargés d’impulser la modernisation du secteur.

D’importants intrants ont été mobilisés, notamment :

  • 3 000 tonnes de semences de riz
  • 1 500 tonnes de semences de maïs
  • 34 000 tonnes d’engrais NPK
  • 10 000 tonnes d’urée
  • plus de 785 000 litres d’herbicides

La politique agricole met également l’accent sur la valorisation des semences locales, combinée à l’introduction de variétés améliorées.

Femmes et jeunes au cœur de la stratégie

La campagne 2026-2027 accorde une place centrale aux femmes et aux jeunes, avec des programmes spécifiques d’insertion et de promotion de l’entrepreneuriat agricole. Cette approche intègre également des enjeux de durabilité, de mécanisation raisonnée et de préservation des sols.

Parallèlement, plusieurs réformes sont en cours, notamment une nouvelle loi d’orientation agricole, une politique foncière adaptée et un renforcement du rôle du secteur privé.

Une exigence de résultats

Prenant la parole, le Premier ministre Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité de résultats concrets, appelant à une mobilisation rapide des moyens de l’État pour rendre pleinement exploitables les plaines agricoles.

Il a dénoncé le paradoxe d’un pays riche en ressources naturelles mais encore dépendant des importations alimentaires, affirmant que des avancées rapides sont possibles au regard des réalisations récentes dans d’autres secteurs, notamment les infrastructures.

Une ambition nationale assumée

La cérémonie, marquée par des prestations culturelles et des expositions de produits agricoles, symbolise la volonté des autorités de faire de cette campagne un tournant décisif pour l’agriculture guinéenne.

Au-delà de la saison agricole, il s’agit d’un projet structurant visant à renforcer la résilience du pays, à dynamiser les territoires ruraux et à asseoir durablement la souveraineté alimentaire de la Guinée.

668350652 1392889616206618 6166512097436567557 n 360x320

Guinée–France : Mamadi Doumbouya reçoit un émissaire d’Emmanuel Macron pour renforcer la coopération.

Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 au Palais Mohammed V un émissaire du chef de l’État français, Emmanuel Macron, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Conakry et Paris.

Une mission diplomatique porteuse d’un message présidentiel

L’émissaire, Nicolas Forissier, ministre en charge du Commerce extérieur et de l’Attractivité, était porteur d’un message personnel du président français à son homologue guinéen.

Cette visite officielle s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue entre les deux pays, marquée par une volonté commune de consolider les partenariats stratégiques.

Vers un renforcement de la coopération économique

Au cœur des échanges figurent les perspectives de coopération économique, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’attractivité des marchés.

À travers cette rencontre, les autorités guinéennes et françaises entendent approfondir leurs relations bilatérales, dans un contexte de repositionnement des partenariats internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une relation bilatérale en phase de consolidation

Cette initiative traduit la volonté des deux chefs d’État de renforcer les liens historiques entre la Guinée et la France, en misant sur un dialogue politique renouvelé et des coopérations concrètes au service du développement.