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Guinée–Royaume-Uni : Conakry mise sur le renforcement des partenariats économiques.

Le ministre des Affaires étrangères de la Guinée, Morissanda Kouyaté, a reçu ce lundi 23 mars 2026 à Conakry une mission économique en provenance du Royaume-Uni. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de dynamiser la coopération bilatérale, en particulier sur le plan économique.

Une délégation multisectorielle à la recherche d’opportunités

Introduite par l’ambassadeur de Guinée à Londres, Aly Diallo, la délégation britannique est composée de chefs d’entreprises, de représentants d’institutions financières et d’acteurs économiques. Leur mission : explorer les opportunités d’investissement en Guinée, notamment dans des secteurs stratégiques.

Des rencontres sont ainsi prévues avec des responsables du secteur minier, pilier de l’économie guinéenne, afin d’identifier des partenariats potentiels sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Le projet WACAF et Simandou 2040 au centre des échanges

Parmi les dossiers abordés figure le projet WACAF, dont la faisabilité devrait faire l’objet d’évaluations conjointes avec les autorités guinéennes.

Le ministre a également mis en avant le programme Simandou 2040, présenté comme un cadre structurant pour attirer les investissements et soutenir une croissance inclusive et durable.

Un discours axé sur la stabilité et l’attractivité

Lors des échanges, Morissanda Kouyaté a souligné les réformes engagées par les autorités, ainsi que le climat de stabilité du pays, qu’il considère comme des facteurs clés pour rassurer les investisseurs.

Au nom du président Mamadi Doumbouya, il a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les initiatives économiques et à faciliter les partenariats, dans une logique de coopération mutuellement bénéfique.

Cette mission économique marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre la Guinée et le Royaume-Uni, avec l’ambition de renforcer les échanges et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement.

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Guinée : le ministère des Infrastructures met l’accent sur la performance et le suivi des chantiers.

La réunion de cabinet du ministère des Infrastructures de la Guinée s’est tenue ce lundi 23 mars 2026 sous la présidence du ministre Facinet Sylla. Cette rencontre a permis de faire le point sur les priorités du département, dans un contexte marqué par l’accélération des projets structurants.

Renforcer la cohésion et moderniser les pratiques administratives

Dès l’ouverture des travaux, le ministre a appelé ses collaborateurs à consolider l’esprit d’équipe, la cohésion interne et le sens de l’humilité dans les relations avec les usagers et les partenaires du secteur. Il a également insisté sur la nécessité d’ancrer une culture de performance et de professionnalisme au sein de l’administration.

Dans cette optique, il a encouragé l’adoption d’outils de travail modernes et adaptés, notamment l’usage systématique des adresses électroniques professionnelles, afin d’améliorer l’efficacité et la traçabilité des échanges.

Suivi des chantiers routiers : Mamou-Labé et Mamou-Faranah en phase d’accélération

Au cours de la séance, les services techniques ont présenté plusieurs points d’attention accompagnés de recommandations visant à optimiser la mise en œuvre des projets.

Le directeur général de l’Agence de gestion des routes, Moïse Sidibé, a notamment fait le point sur l’état d’avancement des travaux sur les axes MamouLabé et MamouFaranah. Il a annoncé une intensification des activités sur ces chantiers, jugés stratégiques pour la mobilité et le développement économique.

Avancées sur le projet Hamdallaye–Sonfonia

De son côté, le directeur national des Infrastructures, Mohamed Mandjan Traoré, a indiqué que la mission conjointe de délimitation des emprises sur le tronçon HamdallayeSonfonia était achevée.

Cette étape s’inscrit dans le cadre du projet de construction d’une route en 2×2 voies, incluant un échangeur au carrefour de Hamdallaye, un point névralgique du trafic à Conakry.

Cap sur la mise en œuvre du plan d’action 2026

En clôture, le ministre Facinet Sylla a exhorté l’ensemble des cadres à s’approprier pleinement le Plan d’action opérationnel 2026. Il a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse et coordonnée afin de garantir des résultats concrets sur le terrain.

À travers cette réunion, le ministère réaffirme sa volonté d’accélérer les projets d’infrastructures, considérés comme un levier essentiel de développement et d’intégration territoriale en Guinée.

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Guinée : vers une émission de sukuk pour financer les projets structurants.

La Guinée envisage de recourir à un instrument financier innovant pour soutenir ses ambitions de développement. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a annoncé, samedi 21 mars, l’étude d’une émission de sukuk souverains d’un montant de 500 millions de dollars, destinée à financer des projets structurants.

Une piste explorée avec des partenaires spécialisés

Dans cette perspective, une réunion exploratoire s’est tenue avec des représentants du cabinet d’intermédiation financière NOMAD AFIIP. Cette rencontre visait à examiner les modalités de mise en œuvre de cette opération, qui pourrait constituer une première d’envergure pour le pays sur le marché de la finance islamique.

Les sukuk, instruments conformes aux principes de la finance islamique, permettent de lever des fonds en s’appuyant sur des actifs tangibles, offrant ainsi une alternative aux obligations classiques.

Un levier pour diversifier les sources de financement

Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une stratégie de diversification des mécanismes de financement de l’économie. Elle capitalise notamment sur la notation souveraine de la Guinée, actuellement évaluée à « B+ » avec perspectives positives, un élément jugé favorable pour attirer les investisseurs.

L’objectif est également de renforcer l’implication du secteur privé dans le financement des grands projets, dans un contexte où les besoins en infrastructures et en investissements productifs restent importants.

Un soutien au programme Simandou 2040

Les ressources mobilisées à travers cette éventuelle émission de sukuk devraient contribuer au financement des projets inscrits dans le programme Simandou 2040, feuille de route stratégique visant un développement socio-économique souverain, inclusif et durable.

À travers cette démarche, les autorités guinéennes entendent élargir leur accès aux marchés financiers internationaux tout en consolidant les bases d’une croissance soutenue et diversifiée.

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Guinée : une mobilisation gouvernementale au service du rayonnement culturel post-Ramadan

À l’occasion des grandes manifestations culturelles organisées au lendemain de la fête de Ramadan, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a entrepris une tournée marquée par sa présence à plusieurs événements artistiques d’envergure. Une démarche qui illustre l’engagement des autorités à promouvoir la culture comme vecteur de développement et de cohésion sociale en Guinée.

Une première étape au Palais du Peuple avec Mballou Barry

Le périple ministériel a débuté au Palais du Peuple de Conakry, où l’artiste Mballou Barry présentait son double album. À cette occasion, le ministre était accompagné de son homologue des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, ainsi que de plusieurs cadres.

Au-delà de la dimension artistique, la cérémonie a également revêtu une portée symbolique. À travers son œuvre, la chanteuse a mis en avant les actions du président Mamadi Doumbouya en faveur du développement national et du soutien au secteur culturel. En guise de reconnaissance, elle a offert au chef de l’État un présent symbolique représentant un trône royal.

Un message politique autour de la cohésion et du développement

Prenant la parole, le ministre Morissanda Kouyaté a réaffirmé la vision du chef de l’État, insistant sur sa volonté de bâtir une Guinée où les richesses nationales profitent prioritairement aux citoyens, dans un climat de stabilité et de cohésion sociale.

Une scène musicale dynamique entre concerts et festival

La tournée s’est poursuivie au stade Petit-Sory, lors du concert de Tenin Diawara, marquant la sortie de son album Héritage. L’engouement du public et la qualité de la prestation ont témoigné du dynamisme de la scène musicale guinéenne.

Enfin, le ministre s’est rendu au stade de Coléah pour assister au festival porté par Lil Sako. Cet événement, mêlant musique et engagement social, a mis en lumière le rôle des artistes dans la promotion de causes humanitaires et solidaires.

La culture, levier stratégique de développement

À travers cette présence active sur le terrain, Moussa Moïse Sylla réaffirme la volonté des autorités de soutenir les initiatives culturelles et d’accompagner les artistes dans leurs projets. Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya, qui positionne la culture comme un pilier essentiel du développement, de la cohésion sociale et de la valorisation de l’identité nationale.

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Élections législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo se porte candidat pour représenter la diaspora

À l’approche des élections législatives prévues le 24 mai 2026 en République de Guinée, une nouvelle voix se fait entendre au sein de la diaspora guinéenne. Elhadj Amadou Diarouga Diallo a officiellement annoncé sa candidature à la députation pour représenter les Guinéens établis à l’étranger.

Dans un message adressé aux membres de la diaspora, le candidat exprime son engagement et son sens de responsabilité envers cette communauté qui joue un rôle économique et social majeur dans le développement du pays. Il affirme vouloir porter les aspirations des Guinéens vivant hors du territoire national et défendre leurs intérêts au sein des institutions de la République.

La diaspora guinéenne, souvent considérée comme un levier stratégique pour l’économie nationale à travers les transferts financiers, les investissements et les initiatives de développement, occupe aujourd’hui une place croissante dans le débat politique. Dans ce contexte, la représentation parlementaire de cette communauté devient un enjeu majeur afin de mieux intégrer ses préoccupations dans les politiques publiques.

Elhadj Amadou Diarouga Diallo souligne ainsi sa volonté de bâtir un dialogue constant avec les Guinéens de l’extérieur et de promouvoir une dynamique collective fondée sur l’unité, la transparence et le progrès. Son ambition est de contribuer activement au rayonnement de la diaspora tout en renforçant son rôle dans la construction de l’avenir national.

À travers cette candidature, il appelle les membres de la diaspora à s’impliquer davantage dans la vie publique et à soutenir une représentation forte et responsable au Parlement. Son message se veut avant tout un appel à la mobilisation et à la confiance, dans l’espoir de bâtir ensemble une diaspora plus organisée, influente et engagée dans le développement de la Guinea.

Dans un contexte politique marqué par des attentes fortes en matière de gouvernance et de participation citoyenne, cette candidature pourrait contribuer à ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre la diaspora et les institutions du pays.

« Je reste pleinement disponible pour porter nos aspirations communes et travailler avec vous dans un esprit d’unité, de transparence et de progrès », affirme le candidat, invitant la diaspora à participer activement à cette dynamique.

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Guinée : plusieurs arrestations liées à des réseaux terroristes annoncées par le parquet de Conakry.

Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a annoncé, dimanche 22 mars 2026, l’arrestation de plusieurs individus soupçonnés d’implication dans des réseaux liés à l’extrémisme violent.

Des interpellations dans le cadre de la lutte antiterroriste

Dans un communiqué officiel, le parquet général précise que ces arrestations s’inscrivent dans une stratégie de renforcement de la lutte contre le terrorisme en Guinée. Au total, onze personnes, en majorité de nationalité étrangère, ont été interpellées en avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan.

Parmi les suspects figure un ressortissant malien, Fotigui Daou, présenté comme étant lié à une cellule affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupe actif dans la région du Sahel.

Des réseaux de radicalisation identifiés en ligne

Les investigations ont également mis en lumière l’existence de réseaux de radicalisation opérant via des plateformes de messagerie, notamment WhatsApp. Selon le parquet, plusieurs groupes, dont « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », ont été identifiés comme des espaces d’échanges et de diffusion de contenus extrémistes.

Ces groupes totaliseraient plus de 500 membres, dont plusieurs ressortissants guinéens. Deux d’entre eux, identifiés comme particulièrement actifs, ont été arrêtés : Ibrahima Sow à Siguiri et Cheick Ibrahima Savane à Conakry.

Des poursuites engagées pour terrorisme et financement illicite

D’après le communiqué, l’ensemble des personnes interpellées a été inculpé pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs et financement du terrorisme, avant d’être placé en détention.

Ces procédures judiciaires traduisent la volonté des autorités de renforcer la réponse pénale face à la menace terroriste, dans un contexte régional marqué par la progression des groupes armés dans plusieurs pays voisins.

Un appel à la vigilance citoyenne

Le parquet général se veut toutefois rassurant et appelle à la vigilance collective. Il réaffirme que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale, insistant sur la nécessité d’une mobilisation conjointe des services de sécurité et des populations pour prévenir toute menace.

Cette affaire met en lumière les défis sécuritaires auxquels la Guinée reste confrontée, notamment en raison de sa proximité avec des zones instables du Sahel, où les groupes extrémistes poursuivent leurs activités.

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Guinée : le plan d’urgence du président Mamadi Doumbouya pour juguler la crise de liquidité

Confrontée depuis plusieurs mois à une tension persistante sur la disponibilité des liquidités, la Guinée fait face à un ralentissement notable de ses échanges économiques. Cette situation, qui affecte à la fois les opérateurs économiques, les institutions financières et les ménages, a poussé le président, Mamadi Doumbouya, à annoncer un plan d’urgence visant à rétablir la fluidité des transactions et à restaurer la confiance dans le système financier.

Une crise qui fragilise l’activité économique

La crise de liquidité qui touche actuellement la Guinée se traduit par des difficultés accrues d’accès aux espèces dans les établissements bancaires et par un ralentissement des transactions commerciales. Plusieurs acteurs économiques dénoncent des limitations dans les retraits ainsi qu’une rareté du cash qui perturbe les circuits habituels d’échange.

Dans un pays où une grande partie des transactions repose encore sur l’utilisation de liquidités, cette situation exerce une pression significative sur les entreprises, notamment dans les secteurs du commerce, du transport et de l’import-export. Les opérateurs économiques se retrouvent ainsi confrontés à des contraintes de trésorerie qui ralentissent les opérations commerciales et fragilisent les chaînes d’approvisionnement.

Certains analystes évoquent également un phénomène de thésaurisation de la monnaie par une partie des acteurs économiques, ce qui réduit davantage la circulation de l’argent dans le circuit bancaire et accentue la tension sur les disponibilités financières.

Un plan de redressement pour rétablir la circulation monétaire

Face à cette conjoncture préoccupante, les autorités guinéennes ont décidé de déployer un ensemble de mesures destinées à stabiliser le système financier et à relancer la circulation monétaire.

Le plan présenté par le chef de l’État repose sur plusieurs leviers stratégiques :

  • Renforcer l’approvisionnement en liquidités du système bancaire, afin de permettre aux entreprises et aux particuliers d’accéder plus facilement à leurs ressources financières ;

  • Encourager la réintégration des flux financiers dans le circuit bancaire, notamment en luttant contre la rétention de liquidités hors du système ;

  • Soutenir la continuité des activités commerciales, en particulier dans les secteurs essentiels à l’économie nationale ;

  • Restaurer la confiance entre l’État, les institutions financières et les opérateurs économiques, élément clé pour stabiliser durablement le marché.

Ces mesures devraient également s’accompagner d’un dialogue renforcé avec les banques, les représentants du secteur privé et les acteurs du système financier afin d’identifier des solutions structurelles à la crise.

Un signal fort pour la stabilité économique

Au-delà de la réponse immédiate à la crise, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de stabilisation macroéconomique et de modernisation du système financier guinéen. La fluidité des transactions et la disponibilité de la monnaie constituent en effet des conditions indispensables au bon fonctionnement de toute économie.

Dans ce contexte, la réussite de ce plan d’urgence représente un enjeu majeur pour les autorités de transition. Elle pourrait permettre de rétablir un climat de confiance propice à la reprise des investissements et à la relance des activités économiques.

Pour de nombreux observateurs, la capacité du gouvernement à restaurer rapidement la circulation monétaire constituera un indicateur déterminant de la solidité de la gouvernance économique actuelle et de la résilience du système financier guinéen face aux turbulences conjoncturelles.

Mine Guinee

Guinée : multiplication des procédures d’arbitrage après le retrait de permis miniers

La décision des autorités guinéennes de retirer plusieurs permis miniers continue de provoquer des répercussions au niveau international. Plusieurs entreprises concernées ont décidé de saisir des instances d’arbitrage, ouvrant une série de procédures juridiques contre l’État guinéen.

Une vague de contentieux en préparation

Depuis plusieurs mois, la Guinée a engagé une révision de certains permis miniers, estimant que plusieurs titulaires ne respectaient pas leurs obligations contractuelles, notamment en matière d’investissements et de développement des projets.

Dans ce contexte, plusieurs licences ont été retirées ou réattribuées, provoquant la réaction de certaines sociétés minières qui dénoncent une décision unilatérale. Certaines d’entre elles ont décidé d’engager des procédures d’arbitrage international afin de contester ces retraits.

Ces procédures pourraient être examinées devant des institutions spécialisées comme le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, dépendant de la World Bank, qui traite régulièrement les litiges entre États et investisseurs étrangers.

Une stratégie de souveraineté sur les ressources naturelles

Pour les autorités guinéennes, cette politique s’inscrit dans une volonté de mieux encadrer l’exploitation des ressources naturelles du pays. La Guinée possède en effet certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai stratégique pour l’industrie de l’aluminium.

Le gouvernement affirme vouloir garantir que les permis miniers soient attribués à des opérateurs capables de développer effectivement les projets et de contribuer à l’économie nationale.

Cette stratégie vise également à renforcer la valeur ajoutée locale et à assurer que les ressources naturelles profitent davantage au développement du pays.

Des enjeux financiers et diplomatiques importants

Cependant, la multiplication des arbitrages pourrait représenter un risque financier important pour l’État guinéen. Les procédures internationales peuvent en effet conduire à des demandes d’indemnisation de plusieurs centaines de millions de dollars.

Au-delà de l’aspect financier, ces litiges pourraient également influencer l’image du pays auprès des investisseurs internationaux, dans un contexte où la Guinée cherche à attirer davantage de capitaux pour développer son secteur minier.

Un équilibre délicat entre souveraineté et attractivité

Le défi pour la Guinée sera donc de trouver un équilibre entre la défense de sa souveraineté sur ses ressources naturelles et la nécessité de maintenir un climat favorable aux investissements.

Dans un secteur aussi stratégique que l’exploitation minière, les décisions prises aujourd’hui pourraient avoir des répercussions durables sur l’économie du pays et sur sa position dans l’industrie minière mondiale.

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Guinée : le journalisme en deuil après la disparition d’Abdoulaye Sankara, dit Abou Maco.

Le monde de la presse guinéenne pleure la perte d’Abdoulaye Sankara, affectueusement surnommé Abou Maco, dont le décès laisse un vide profond dans l’univers médiatique.

Une carrière marquée par l’excellence et l’engagement

Journaliste reconnu pour sa rigueur, sa passion pour la vérité et la finesse de ses analyses, Abdoulaye Sankara a su s’imposer comme une voix respectée et écoutée. Sa culture générale et son style unique faisaient de chacun de ses articles un modèle de précision et de clarté.

Ancien directeur adjoint du Bureau de presse de la Présidence de la République sous le président Alpha Condé, il a également collaboré avec de prestigieuses rédactions guinéennes telles que L’Indépendant, Le Diplomate, L’Observateur et La Vérité. Son engagement et son sens du devoir ont marqué durablement le journalisme guinéen.

Un homme apprécié au-delà du professionnalisme

Abou Maco était aussi reconnu pour sa chaleur humaine et son humour, notamment sur les réseaux sociaux où il partageait sa vision du monde avec accessibilité et légèreté. Son décès laisse une génération de journalistes orpheline d’un maître et d’un modèle.

Aujourd’hui, Abdoulaye Sankara s’en est allé, mais son héritage demeure. Sa plume s’est tue, mais son influence continuera d’inspirer les acteurs des médias guinéens pour les années à venir.

Adieu, Abou Maco, et merci pour ton engagement envers le journalisme et la vérité.

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Guinée : une nouvelle équipe dirigeante au ministère de l’Économie et des Finances.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a procédé à une série de nominations stratégiques au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Ces décrets, lus à la télévision nationale le lundi 16 mars 2026, s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la gouvernance économique et de modernisation de l’administration publique en Guinée.

Un nouveau socle administratif pour piloter les réformes

Au cœur de cette réorganisation figure la nomination de Mamadou Touré au poste de secrétaire général. Économiste de formation, il aura la responsabilité de coordonner l’ensemble des services du département ministériel, dans un contexte marqué par des enjeux de réformes structurelles et de consolidation budgétaire.

À ses côtés, Nana Youssef Tèninké Diaré est désignée cheffe de cabinet. Spécialiste en gestion des ressources humaines, elle devra assurer la coordination stratégique du cabinet et accompagner la mise en œuvre des priorités ministérielles.

Un collège de conseillers aux profils diversifiés

Le dispositif est complété par une équipe de conseillers couvrant des domaines clés des politiques publiques. Thierno Amadou Bah est nommé conseiller principal, avec une expertise reconnue en finances publiques. Le volet juridique est confié à Abou Dioumessy, tandis qu’Ibrahima Camara prend en charge les questions de finances publiques.

La qualité de la dépense publique, enjeu central dans un contexte de rationalisation budgétaire, sera suivie par Émilie Bernadette Léno. Les questions fiscales reviennent à Adama Souaré, juriste fiscaliste, tandis que Kadiatou Dinah Sampil est nommée conseillère chargée de mission.

Des nominations clés dans les directions stratégiques

Au-delà du cabinet, plusieurs postes de direction ont été renouvelés afin de renforcer l’efficacité de l’appareil économique et financier de l’État.

Le Bureau de Stratégie et de Développement sera dirigé par le Dr Mamadou Saliou Diallo, assisté d’Ibrahima Lincoln Camara comme directeur général adjoint. Aboubacar Diakité est nommé directeur national des Financements, un poste crucial pour la mobilisation des ressources.

La direction générale du Budget est confiée à Mamadi Mariam Traoré, épaulée par Soua Doré en qualité de directrice générale adjointe. Le contrôle des marchés publics, levier essentiel de transparence, est placé sous la responsabilité de Mamy Traoré.

En matière de gestion du patrimoine de l’État et de promotion des investissements privés, Djénabou Boiro Diallo est appelée à diriger la structure dédiée. Le Fonds spécial d’investissement est désormais piloté par Ibrahima Kalil Gueye.

Par ailleurs, Aissatou Yariatou Camara prend la tête de la direction générale des Investissements publics et du système intégré de gestion, tandis que le suivi des programmes et des réformes des finances publiques est confié au Dr Mamadou Barry, nommé secrétaire exécutif de la cellule technique dédiée.

Une volonté affichée de renforcer la gouvernance économique

À travers ces nominations, les autorités guinéennes entendent structurer davantage l’action publique dans un secteur clé pour la stabilité macroéconomique. Le renforcement des équipes techniques et la diversification des profils témoignent d’une volonté de professionnalisation de l’administration financière.

Dans un contexte de transition, marqué par des attentes fortes en matière de transparence, de mobilisation des ressources et de maîtrise des dépenses publiques, cette nouvelle équipe est appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des réformes économiques du pays.