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Guinée : une nouvelle loi redéfinit le cadre de la pêche maritime.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a promulgué, lundi 31 août 2026, la nouvelle loi portant réglementation de la pêche maritime en Guinée. Ce texte vient remplacer le dispositif juridique adopté en octobre 1997 et établit de nouvelles règles pour l’exploitation et la gestion des ressources halieutiques dans les eaux relevant de la juridiction guinéenne.

La nouvelle réglementation couvre l’ensemble de la chaîne du secteur, depuis les activités de pêche jusqu’à la conservation, la transformation, le transport et la commercialisation des produits halieutiques. Elle encadre également les conditions applicables aux pêcheurs, aux navires, ainsi qu’aux différents engins et équipements utilisés.

Quatre catégories de pêche désormais définies

Le nouveau cadre juridique établit quatre catégories de pêche maritime, déterminées notamment en fonction des moyens et des capacités techniques utilisés.

La pêche artisanale traditionnelle est pratiquée à pied ou à l’aide de pirogues non motorisées, notamment à la pagaie ou à la voile.

La pêche artisanale motorisée concerne les pirogues non pontées d’une longueur maximale de 24 mètres, dotées de moteurs dont la puissance ne dépasse pas 60 chevaux-vapeur. Les produits capturés doivent être conservés à bord au moyen de glace ou de sel.

La pêche semi-industrielle s’effectue avec des navires pontés ne dépassant pas 25 mètres et équipés de moteurs d’une puissance supérieure à 60 et inférieure ou égale à 250 chevaux-vapeur.

La pêche industrielle, pour sa part, concerne les navires pontés dont la puissance motrice est égale ou supérieure à 250 chevaux-vapeur. Ces embarcations disposent notamment de moyens permettant de conserver les captures par congélation, à la glace ou à l’eau réfrigérée.

Une transition prévue pour les autorisations existantes

La nouvelle loi prévoit également des dispositions transitoires pour les acteurs déjà autorisés à exercer dans le secteur. Les autorisations, licences et permis délivrés sous l’ancien régime demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration.

Toutefois, leur renouvellement devra désormais être effectué conformément aux nouvelles dispositions réglementaires.

À travers cette réforme, les autorités guinéennes entendent renforcer l’encadrement de la pêche maritime et améliorer la gestion des ressources halieutiques, tout en établissant des règles adaptées aux différentes formes d’exploitation du secteur.

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Guinée : le premier Recensement Général des Entreprises officiellement lancé à Conakry.

La cérémonie a réuni une forte mobilisation d’élus locaux de la capitale, des représentants de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), ainsi que Mohamed Lamine Sy Savané, président du Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique (INS).

Cette campagne vise à mobiliser les autorités locales et les acteurs économiques afin de faciliter le travail des 1 000 agents recenseurs qui seront déployés sur l’ensemble du territoire national pendant deux mois.

Prenant la parole à cette occasion, Ismaël Nabé, ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, a expliqué l’importance de cette opération pour une meilleure connaissance du tissu économique guinéen.

« Le RGPH4 nous a permis de mieux connaître qui nous sommes, où nous vivons et comment notre population évolue. Le RGE1 nous permettra de savoir qui produit, où l’on produit, dans quel secteur, avec combien d’emplois, avec quelle capacité économique et dans quelles conditions. Le RGE1 n’est pas un instrument de contrôle. C’est un instrument de connaissance, de planification et d’accompagnement. Il ne s’agit pas de juger les entreprises, mais d’apprendre à mieux les comprendre », a-t-il déclaré.

Le RGE1 couvrira l’ensemble des sociétés, entreprises individuelles, unités de production formelles et informelles disposant d’un local fixe, ainsi que les institutions sans but lucratif.

L’opération ambitionne ainsi de dresser une cartographie précise de l’économie réelle du pays, en mettant notamment l’accent sur les PME, les artisans, les commerçants, les acteurs des marchés, les jeunes entrepreneurs et les opérateurs du secteur informel.

Pour Abdourahmane Kaba, trésorier de la CCIAG, l’implication de la Chambre de Commerce constitue un atout majeur pour la réussite de cette opération.

« L’important est d’avoir mis la CCIAG au centre de la réalisation du premier Recensement Général des Entreprises. Permettez-moi de rappeler que ce recensement répond à une préoccupation commune de l’ensemble des organisations en charge de la promotion et de l’accompagnement du secteur privé, au premier rang desquelles la CCIAG : celle de disposer d’informations fiables sur les acteurs économiques du pays. Nous réaffirmons l’engagement de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat à mobiliser l’ensemble de ses instances, aussi bien au niveau national qu’en région, préfecture ou commune, pour réussir le recensement général des entreprises », a-t-il affirmé.

De son côté, Kadiatou Amara Sylla, cheffe de cabinet du Gouvernorat de Conakry, a insisté sur la portée stratégique du RGE1 pour le développement économique et local.

« C’est tout le sens et l’enjeu du présent RGE1, qui permettra de mieux comprendre le tissu entrepreneurial de notre pays afin de mieux orienter les politiques publiques et les investissements en faveur du développement économique. Ce recensement ne doit pas être perçu comme une simple formalité administrative ou une contrainte fiscale, mais comme un outil stratégique d’aide à la décision pour le développement local », a-t-elle souligné.

Après l’étape de Conakry, la campagne d’information et de sensibilisation sera progressivement déployée à l’intérieur du pays. Elle vise à permettre aux autorités locales, aux élus à la base et aux acteurs économiques de mieux s’approprier les objectifs et les enjeux du premier Recensement Général des Entreprises.

L’INS entend ainsi disposer, à travers cette opération, de données statistiques fiables et actualisées permettant de mieux connaître le secteur productif guinéen et d’orienter plus efficacement les politiques publiques en faveur du développement économique.

Source: Guineenews

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Guinée : le chantier de reconstruction du CHU Ignace Deen entre dans une nouvelle phase.

Le processus de reconstruction du Centre hospitalier universitaire (CHU) Ignace Deen a franchi une nouvelle étape ce samedi avec le lancement des travaux de démolition des anciennes infrastructures de l’établissement. L’opération s’est déroulée sous la supervision de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, et du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané.

Cette intervention marque le début d’une transformation majeure pour l’un des établissements hospitaliers historiques de la capitale guinéenne. Édifié au début du XXe siècle, le site d’Ignace Deen doit désormais laisser place à une infrastructure hospitalière répondant à des standards modernes.

Vers un CHU de référence sous-régionale

Le projet prévoit la reconstruction complète du CHU Ignace Deen afin d’en faire un établissement hospitalier moderne à vocation sous-régionale. Cette initiative s’inscrit dans les orientations des autorités guinéennes, qui souhaitent renforcer les capacités du système national de santé et améliorer la prise en charge des patients.

La démolition intervient après le transfert des différents services hospitaliers vers le site du Camp Camayenne. Cette réorganisation a permis de libérer progressivement les espaces nécessaires au démarrage du chantier.

Réduire les évacuations sanitaires à l’étranger

Au-delà de la modernisation des infrastructures, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à un objectif plus large : renforcer l’offre de soins disponible en Guinée et limiter le recours aux évacuations sanitaires vers l’étranger.

Le futur établissement doit ainsi contribuer à accroître les capacités nationales en matière de soins spécialisés et à améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Lors du lancement de cette nouvelle phase, les ministres Khaïté Sall et Mohamed Lamine Sy Savané ont réaffirmé leur engagement à accompagner la réalisation du projet.

Pour les autorités, la transformation du CHU Ignace Deen constitue ainsi l’un des chantiers structurants destinés à moderniser le système de santé guinéen et à renforcer durablement les infrastructures publiques du pays.

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Éliminatoires Mondial FIBA 2027 : La Guinée écrase le Cameroun et se relance.

Le Syli national de basketball a terminé sa quatrième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027 sur une belle victoire. Ce dimanche 30 août 2026, à Radès, en Tunisie, la Guinée a largement dominé le Cameroun sur le score de 90 à 67.

Dès le premier quart-temps, les Guinéens ont pris les commandes de la rencontre. Avec une défense solide et une attaque efficace, ils ont remporté le premier acte 28-13. Le Cameroun a réagi dans le deuxième quart-temps, mais le Syli a rejoint les vestiaires avec neuf points d’avance, 47-38.

Au retour de la pause, le Syli Basket a repris son rythme et accentué progressivement leur avance. La Guinée a finalement remporté les deux derniers quart-temps pour s’imposer avec 23 points d’écart.

Observer Les Étoiles

Sur le plan individuel, Shannon Evans a été le meilleur marqueur guinéen avec 19 points, devant Sekou Doumbouya (18 points) et Souley Boum (16 points). Ousmane Dramé a également contribué avec 13 points, tandis que Mamadi Diakité a inscrit 12 points.

Cette victoire permet à la Guinée de terminer cette fenêtre avec deux victoires et une défaite, après son revers contre le Soudan du Sud (71-81) et son succès face au Cap-Vert (81-61). ([Africa Guinee][4])

Au classement du groupe E, le Cameroun reste en tête avec 16 points, tandis que la Guinée occupe désormais la deuxième place avec 15 points. Le Soudan du Sud suit avec 14 points.

Une victoire importante donc pour le Syli Basket, qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification pour la Coupe du monde FIBA 2027. La prochaine fenêtre des éliminatoires est prévue en février 2027.

Source : GuinéeNews

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COP17 sur la désertification : la Guinée défend ses priorités environnementales à Oulan-Bator.

La Guinée a pris part aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette rencontre internationale, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », a réuni les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la restauration des écosystèmes.

Les travaux de la COP17 se sont déroulés parallèlement à la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et à la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17). Ces différentes instances ont notamment permis d’examiner les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification et de réfléchir aux orientations à privilégier pour les prochaines années.

Une délégation guinéenne mobilisée autour des enjeux environnementaux

Pour porter la voix de la Guinée et défendre ses priorités dans les discussions internationales, le pays a dépêché une délégation composée de 18 participants. Celle-ci regroupait principalement des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La participation guinéenne s’est inscrite dans une approche visant à mieux articuler les impératifs de développement économique avec la préservation des ressources naturelles. Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans le cadre du programme Simandou 2040, qui entend accompagner la transformation économique du pays tout en accordant une place importante aux enjeux environnementaux.

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

Parmi les sujets défendus par la délégation guinéenne figure la lutte contre l’orpaillage clandestin. Cette activité constitue un enjeu environnemental majeur en raison de ses effets sur les sols, les ressources en eau et les écosystèmes, mais également de ses répercussions économiques et sociales.

À Oulan-Bator, la Guinée a ainsi participé à plusieurs rencontres bilatérales, aux échanges de haut niveau ainsi qu’aux travaux consacrés à la coopération contre l’exploitation minière illégale.

Le pays entend notamment renforcer les initiatives permettant de limiter la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau, tout en favorisant une réponse concertée à l’échelle régionale.

Le Fouta Djallon présenté comme une priorité nationale

La protection du Massif du Fouta Djallon a également occupé une place importante dans les échanges portés par la délégation guinéenne. Cet ensemble montagneux joue un rôle déterminant dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest, notamment en raison de son importance pour les ressources hydriques de plusieurs pays de la région.

La Guinée a plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour la préservation et la restauration de cet écosystème. Elle a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés, de faciliter l’accès aux technologies appropriées et d’associer davantage les communautés locales aux politiques de gestion et de restauration des terres.

Des partenariats pour accélérer la restauration des écosystèmes

La COP17 a également constitué une plateforme de dialogue pour la Guinée en matière de coopération internationale. La délégation a mis à profit les différentes rencontres organisées en marge des négociations pour rechercher de nouveaux partenariats et renforcer les appuis susceptibles d’accompagner les projets nationaux de restauration des terres et des écosystèmes.

Les discussions ont porté plus largement sur plusieurs enjeux : gestion durable des terres, adaptation aux sécheresses, financement climatique et environnemental, préservation des pâturages, participation des populations locales et préparation du cadre stratégique appelé à guider l’action internationale après 2030.

De l’engagement international à l’action nationale

Au terme des négociations, l’enjeu pour la Guinée consiste désormais à traduire les orientations retenues à l’échelle internationale en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités figurent l’adaptation des politiques nationales de gestion des terres aux nouvelles orientations internationales et la consolidation des mécanismes permettant de financer la restauration des zones dégradées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes, qui souhaitent faire de la transition écologique un élément du développement national.

À travers Simandou 2040, le gouvernement entend ainsi poursuivre une transformation économique susceptible de s’accompagner d’une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux. La restauration des terres, la protection des écosystèmes et la lutte contre leur dégradation apparaissent dès lors comme des composantes essentielles de cette ambition, avec pour objectif de concilier développement, résilience écologique et préservation des ressources pour les générations futures.

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La Guinée accueillera la 77ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique en 2027.

La Guinée a été officiellement désignée pour accueillir, du 23 au 27 août 2027 à Conakry, la 77ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique. Cette décision place la capitale guinéenne au centre des échanges continentaux consacrés aux enjeux sanitaires.

Conakry, future capitale africaine de la santé

La tenue de cette importante rencontre en Guinée constitue une reconnaissance du rôle croissant du pays dans les discussions relatives à la santé publique en Afrique. Pendant plusieurs jours, responsables politiques, ministres de la Santé, experts et partenaires du secteur devraient se réunir à Conakry pour examiner les principales priorités sanitaires du continent.

Pour les autorités guinéennes, l’organisation de cette session représente également une opportunité de renforcer la visibilité internationale du pays et de présenter les réformes engagées dans le secteur de la santé.

La souveraineté sanitaire au cœur des ambitions nationales

Cette désignation intervient dans un contexte où la Guinée affirme vouloir renforcer la performance et la résilience de son système de santé. À travers ses orientations nationales de développement, le gouvernement entend notamment améliorer l’accès aux soins, renforcer les infrastructures sanitaires et développer les capacités nationales face aux crises de santé publique.

Le programme Simandou 2040 inscrit par ailleurs la santé et le bien-être des populations parmi les enjeux associés à la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, l’amélioration du système sanitaire apparaît comme un élément essentiel du développement humain.

Une vitrine pour la Guinée

Au-delà de sa dimension institutionnelle, Conakry 2027 devrait offrir à la Guinée une importante vitrine diplomatique et sanitaire. L’accueil de la session permettra au pays de mettre en avant ses infrastructures, ses compétences et son expérience dans la gestion des problématiques de santé publique.

Cette rencontre sera également l’occasion pour la Guinée de contribuer aux débats sur les grands défis sanitaires du continent, notamment le financement des systèmes de santé, la prévention des épidémies, la formation des professionnels, l’accès équitable aux soins et le renforcement de la production locale de médicaments et de vaccins.

La 77ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique est ainsi appelée à constituer un rendez-vous majeur pour le secteur sanitaire continental. Pour Conakry, l’enjeu sera double : assurer la réussite de l’événement et démontrer, à travers cette organisation, la capacité de la Guinée à accueillir des rencontres internationales de premier plan.

Rendez-vous est donc pris à Conakry du 23 au 27 août 2027 pour une nouvelle étape dans les échanges sur l’avenir de la santé en Afrique.

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Finance climatique : la Guinée prépare une nouvelle stratégie autour de Simandou 2040 et du FEM9.

En marge de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a poursuivi ses consultations autour de la mobilisation des financements climatiques. Une rencontre avec l’expert Dr Saliou Gaye Ndoye a notamment permis d’examiner les moyens de mieux structurer les projets nationaux et de renforcer leur accès aux mécanismes internationaux de financement.

Au cœur des échanges : l’alignement de la finance climatique sur les priorités du programme national Simandou 2040, ainsi que la préparation du prochain cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9).

Mieux préparer les projets pour accéder aux financements

L’un des principaux enseignements de la rencontre porte sur la nécessité pour la Guinée de renforcer la préparation technique de ses projets. Pour accéder plus efficacement aux différents guichets de financement climatique, les spécialistes guinéens sont appelés à mieux maîtriser les différentes étapes qui précèdent la soumission des projets.

Cette phase préparatoire doit permettre de transformer les besoins identifiés sur le terrain en projets suffisamment structurés, techniquement solides et susceptibles de répondre aux critères des bailleurs et institutions financières internationales.

L’objectif est également de mieux anticiper les exigences liées à la mobilisation des ressources afin d’éviter que des projets prioritaires ne soient retardés par des insuffisances dans leur conception ou leur préparation.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité d’associer davantage le secteur privé à la stratégie guinéenne de financement climatique.

Selon les recommandations formulées au cours de la rencontre, cette implication doit s’accompagner d’un renforcement des cadres systémique, réglementaire et institutionnel. Il s’agit notamment de créer un environnement suffisamment favorable pour attirer les investissements privés vers les projets liés à la protection des terres, à la résilience climatique et au développement durable.

Pour la Guinée, l’enjeu consiste ainsi à ne pas limiter la finance climatique aux financements publics ou aux mécanismes de coopération internationale, mais à construire une approche capable de mobiliser plusieurs catégories d’acteurs autour des priorités nationales.

Le FEM9 au centre des préparatifs

La préparation du neuvième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9) constitue l’un des principaux chantiers identifiés.

La Guinée doit notamment anticiper les ressources qui pourraient lui être attribuées et définir en amont les secteurs et projets prioritaires susceptibles de bénéficier de ces financements. Cette anticipation doit permettre au pays de mieux orienter ses ressources et d’accroître l’impact des financements obtenus.

Dans cette perspective, l’évaluation des résultats du FEM8 apparaît comme une étape importante. Les ressources de ce précédent cycle étant désormais épuisées, le retour d’expérience doit permettre d’identifier les acquis, les difficultés rencontrées et les améliorations nécessaires avant l’ouverture du nouveau cycle.

Transformer les priorités en projets bancables

Au-delà des échanges techniques, la rencontre a souligné l’importance pour la Guinée de formaliser rapidement ses besoins sous la forme de demandes précises et de résultats attendus clairement définis.

Cette démarche doit permettre aux partenaires techniques et financiers de mieux cibler leur accompagnement et de proposer des solutions adaptées aux priorités du pays.

Elle doit également renforcer la capacité de la Guinée à défendre ses projets auprès des mécanismes internationaux de financement et à mieux positionner ses ambitions nationales dans les discussions sur la finance climatique.

Simandou 2040 comme cadre stratégique

La mobilisation des financements climatiques s’inscrit dans une réflexion plus large autour de Simandou 2040, programme présenté comme un cadre majeur de transformation économique et de développement de la Guinée.

L’enjeu consiste désormais à articuler les ambitions économiques du pays avec les impératifs de préservation des ressources naturelles, de résilience climatique et de gestion durable des terres.

À travers les consultations menées en marge de la COP17, Conakry cherche ainsi à renforcer ses capacités techniques et institutionnelles afin de mieux exploiter les opportunités offertes par la finance climatique internationale.

La préparation du FEM9 pourrait constituer, dans cette perspective, une nouvelle étape pour transformer les priorités environnementales de la Guinée en projets financés, structurés et capables de contribuer durablement aux objectifs de développement du pays.

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COP17 : la Guinée plaide pour une restauration durable des terres africaines

En marge du segment ministériel de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) consacrée à la lutte contre la désertification, la Guinée a réaffirmé son ambition de contribuer à la restauration des terres africaines et d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.

Portée par les orientations du président de la République, Mamadi Doumbouya, la position guinéenne s’inscrit dans une approche qui place la protection des ressources naturelles au cœur des priorités de développement et de souveraineté du pays.

Le capital naturel au cœur de la stratégie nationale

Devant les représentants des États parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a défendu l’idée que la préservation des terres constitue à la fois un enjeu environnemental, économique et stratégique.

Cette vision est notamment articulée avec le Programme Simandou 2040, présenté comme un cadre destiné à transformer les ressources minières en moteur de diversification économique et de développement humain, tout en renforçant les exigences de protection de l’environnement.

Les autorités guinéennes mettent ainsi en avant la nécessité de concilier exploitation des ressources naturelles, restauration des écosystèmes et préservation des intérêts des générations futures.

Une politique de fermeté contre l’exploitation illégale

La lutte contre l’exploitation minière clandestine constitue également l’un des axes de cette politique environnementale. Les opérations de fermeture de plusieurs sites d’orpaillage illégal ont été présentées comme une illustration de la volonté des autorités de mieux protéger les sols, les cours d’eau et les espaces forestiers soumis à une forte pression.

Pour Conakry, le développement économique ne peut être durable s’il entraîne une dégradation irréversible du patrimoine naturel.

Le Fouta Djallon, un enjeu régional

La Guinée a également mis l’accent sur la protection du Massif du Fouta Djallon, considéré comme l’une des principales zones de sources des grands cours d’eau d’Afrique de l’Ouest.

La préservation des têtes de sources, la restauration des bassins versants et le renforcement de la résilience des communautés locales sont présentés comme des priorités dépassant les frontières nationales. La Guinée entend ainsi inscrire la protection du Fouta Djallon dans une approche régionale liée à la sécurité hydrique, alimentaire et à la stabilité des populations.

Cette dynamique s’appuie notamment sur la coopération au sein de l’Union du Fleuve Mano, avec la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, autour de la gestion durable des forêts et des paysages transfrontaliers.

Un appel à renforcer les financements internationaux

Au-delà des engagements nationaux, la Guinée a appelé à une mobilisation accrue de la communauté internationale. Elle plaide notamment pour un accès plus simple et plus important aux mécanismes de financement consacrés à la protection des terres et à la lutte contre la désertification, notamment à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Conakry défend également une meilleure coordination entre les trois grandes conventions environnementales issues du processus de Rio, consacrées à la biodiversité, au climat et à la lutte contre la désertification.

La participation des femmes, des jeunes et du secteur privé local figure également parmi les priorités mises en avant, avec l’objectif d’en faire des acteurs à part entière de la transition écologique et de la restauration des terres.

Vers une nouvelle approche de la gestion des terres

À travers sa participation à la COP17, la Guinée entend donc défendre une approche fondée sur la restauration des écosystèmes, la coopération régionale et l’accès aux financements internationaux.

Le pays réaffirme ainsi son soutien à la position commune africaine et entend faire de la protection des terres agricoles et des ressources naturelles un levier de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.

L’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions concrètes afin de préserver les terres productives et les ressources en eau indispensables aux générations futures.

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La Guinée réaffirme ses priorités pour renforcer son système de santé au Comité régional de l’OMS.

À l’occasion de la 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, la Guinée a réaffirmé ses ambitions en matière de financement de la santé et de développement des partenariats avec le secteur privé.

Représentant la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, le Conseiller principal du département a pris part aux panels ministériels consacrés aux principaux enjeux sanitaires du continent.

Vers un financement plus durable de la santé

Lors des échanges, la délégation guinéenne a insisté sur la nécessité de renforcer le financement national du secteur de la santé. Le pays entend notamment accroître la mobilisation des ressources domestiques et réduire progressivement la part des dépenses directement supportées par les ménages.

Cette orientation s’inscrit dans l’objectif de parvenir à une Couverture sanitaire universelle, en développant des mécanismes de financement plus durables et mieux adaptés aux besoins de la population.

Renforcer les partenariats avec le secteur privé

La Guinée a également mis en avant les réformes engagées pour améliorer la collaboration entre les pouvoirs publics, les établissements privés et les partenaires multilatéraux.

L’objectif est notamment de favoriser une meilleure harmonisation des protocoles de prise en charge, d’améliorer la qualité des services de santé et de renforcer la disponibilité des données sanitaires nécessaires au pilotage du secteur.

Cette approche vise à créer davantage de complémentarité entre les différents acteurs du système de santé et à améliorer l’efficacité des politiques publiques.

À travers ces interventions, la Guinée entend ainsi poursuivre la transformation de son système sanitaire autour de trois priorités : un financement plus pérenne, une meilleure qualité des soins et une gouvernance renforcée.

La participation guinéenne à cette session du Comité régional de l’OMS traduit par ailleurs la volonté de Conakry de poursuivre le dialogue avec l’organisation et ses partenaires afin de construire un système de santé plus moderne, accessible et durable.

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La Guinée mise sur la génétique brésilienne pour moderniser son élevage bovin.

La Guinée entend franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son élevage bovin. Le ministère de l’Élevage a annoncé l’introduction prochaine de 5 000 bovins de races améliorées en provenance du Brésil, dans le cadre du Programme national d’amélioration génétique bovine Horizon 2026-2035.

Un premier contingent de 2 500 animaux est attendu, avant l’arrivée d’un second lot de même importance. L’objectif est de constituer progressivement un noyau génétique performant afin d’accroître la production de viande et de lait et d’améliorer durablement les capacités du cheptel national.

Une stratégie qui dépasse l’importation de bovins

Le projet a été présenté lors d’une rencontre réunissant des représentants du gouvernement, des éleveurs, des établissements financiers, des compagnies d’assurance ainsi que des partenaires techniques guinéens et brésiliens.

Pour le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, l’enjeu n’est pas simplement d’augmenter le nombre d’animaux disponibles. Il s’agit surtout d’introduire une génétique plus performante et de créer les conditions nécessaires à sa diffusion dans les élevages guinéens.

Les animaux seront confiés à des éleveurs et entrepreneurs locaux, qui devraient bénéficier d’un accompagnement technique, vétérinaire et zootechnique, ainsi que de solutions de financement.

Vers un élevage plus productif

À travers Horizon 2026-2035, les autorités souhaitent progressivement faire évoluer le secteur vers un modèle plus moderne et plus intensif. Cette transformation repose sur plusieurs piliers : amélioration génétique, alimentation animale, santé vétérinaire, formation, financement et développement des infrastructures de transformation.

L’accès au crédit constitue notamment un enjeu majeur. Le gouvernement entend faciliter le financement des éleveurs et des jeunes entrepreneurs afin de leur permettre d’acquérir des animaux et de développer leurs exploitations. Le secteur des assurances est également appelé à accompagner cette dynamique en contribuant à réduire les risques liés aux investissements.

L’alimentation du bétail devra parallèlement être adaptée au potentiel productif des nouvelles races. Dans cette perspective, le développement de cultures destinées à l’alimentation animale, notamment le maïs et le sorgho, apparaît comme une condition importante de la réussite du programme.

Le Brésil comme partenaire technique

La coopération avec le Brésil ne devrait pas se limiter à la fourniture des animaux. Les partenaires brésiliens doivent également apporter leur expertise en matière de sélection génétique, de conduite des élevages et de suivi sanitaire.

Les bovins destinés à la Guinée feront notamment l’objet de contrôles sanitaires et d’une période de quarantaine avant leur expédition. Après leur arrivée, un accompagnement technique est prévu afin d’aider les producteurs guinéens à adapter les pratiques d’élevage aux caractéristiques de ces animaux.

Le choix du Brésil est également lié à la capacité de certaines races à évoluer dans des environnements caractérisés par des températures élevées, une caractéristique jugée compatible avec les conditions climatiques guinéennes.

L’objectif : diffuser la génétique améliorée localement

À terme, le programme prévoit de renforcer les compétences des techniciens guinéens et de développer des techniques telles que l’insémination artificielle et le transfert d’embryons.

L’ambition est ainsi de passer progressivement de l’importation de reproducteurs à une véritable reproduction locale et à une diffusion de la génétique améliorée au sein du cheptel national.

Cette approche pourrait permettre d’augmenter durablement les performances des exploitations, à condition que les animaux bénéficient d’une alimentation adaptée, d’un suivi vétérinaire régulier et de conditions d’élevage appropriées.

Construire une véritable chaîne de valeur

Pour les autorités, la modernisation de l’élevage doit également profiter à l’ensemble de la filière. L’arrivée des nouveaux reproducteurs pourrait stimuler plusieurs activités liées à la production d’aliments pour bétail, aux services vétérinaires, à la collecte et à la transformation du lait, à la transformation de la viande ainsi qu’à la valorisation du cuir.

Le programme Horizon 2026-2035 s’inscrit ainsi dans une ambition plus large : faire de l’élevage un secteur économique davantage structuré, capable de générer des emplois, d’améliorer les revenus des producteurs et de contribuer à la réduction de la dépendance aux importations de produits d’origine animale.

L’introduction des 5 000 bovins brésiliens constitue donc une première étape d’une stratégie qui entend transformer progressivement la filière bovine guinéenne en misant sur la génétique, la productivité, le financement et l’accompagnement technique.