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Guinée : Orange Digital Center sensibilise les jeunes aux métiers de demain.

Orange Digital Center (ODC) a organisé, jeudi 20 août 2026, au siège d’Orange Guinée à Koloma, un Salon de l’orientation consacré aux métiers d’avenir et aux nouvelles compétences recherchées sur le marché de l’emploi.

La rencontre a réuni une centaine de jeunes ainsi que plusieurs professionnels des ressources humaines, de la data, de la stratégie et du numérique. D’autres participants ont suivi les échanges à distance.

Le numérique au cœur des nouvelles opportunités

Selon Philippe Kolama Guilavogui, manager d’Orange Digital Center, l’objectif était d’aider les jeunes à mieux comprendre les transformations du monde professionnel et à choisir des parcours de formation correspondant aux besoins futurs des entreprises.

Les échanges ont notamment mis en avant la data, l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité et l’Internet des objets. Des domaines appelés à prendre une place croissante dans de nombreux secteurs, au-delà des métiers traditionnellement associés aux technologies.

Pour les organisateurs, cette évolution concerne également les étudiants issus des sciences sociales et d’autres filières. La maîtrise des outils numériques devient progressivement une compétence transversale dans un marché du travail en pleine mutation.

Anticiper les besoins des entreprises

Cheick Oumar Barry, responsable de la prospective RH, a pour sa part insisté sur l’importance d’anticiper les besoins en compétences. Les entreprises peuvent déjà rencontrer des difficultés à identifier certains profils spécialisés correspondant aux nouveaux métiers.

Le développement des services numériques, des solutions de paiement digital et des grands projets économiques en Guinée devrait contribuer à accroître cette demande de compétences nouvelles.

Encourager les jeunes à se préparer dès maintenant

Pour les participants, le salon a également permis de découvrir des secteurs encore peu connus. Certains jeunes ont notamment exprimé leur intérêt pour la data et l’intelligence artificielle.

À travers cette initiative, Orange Digital Center entend ainsi encourager les jeunes Guinéens à mieux anticiper les évolutions du marché de l’emploi et à intégrer les compétences numériques dans leur parcours.

L’enjeu est désormais de rapprocher formation, compétences et besoins des entreprises, afin de permettre à la jeunesse guinéenne de mieux se positionner sur les emplois qui émergeront dans les prochaines années.

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Guinée : Son Excellence Mamadi Doumbouya officialise la signature électronique.

​Le président Mamadi Doumbouya, a pris ce mercredi 19 août 2026 un décret fixant les modalités d’application de l’article 1003 du Code civil guinéen. Ce texte encadre l’usage de la signature électronique pour garantir la sécurité juridique et la fiabilité des échanges numériques au sein des administrations publiques, du secteur privé et entre particuliers.

​Le présent décret a pour objet de fixer les modalités d’application des dispositions de l’article 1003 du Code civil de la République de Guinée relatif à la signature électronique.

Il vise à renforcer la sécurité et la fiabilité des échanges électroniques au sein de l’administration publique, des entreprises privées et entre particuliers.

​Article 2 : Définitions

​Au sens du présent décret, on entend par :
​Signature électronique : Un mécanisme juridique permettant de garantir l’intégrité d’un document électronique et l’authentification de son auteur, tout en favorisant sa sécurité et sa fiabilité.

​Prestataire de services de certification électronique : Une entité agréée par l’autorité compétente de l’État, chargée de la délivrance des certificats électroniques.

​Article 3 : Champ d’application

​Le présent décret s’applique à tous les actes juridiques électroniques et documents numériques nécessitant une authentification par signature électronique, notamment :
​Les documents administratifs et formulaires électroniques émis par l’administration publique ;
​Les actes et documents électroniques émis par les acteurs du secteur privé ;
​Les actes et documents électroniques émis entre particuliers ;
​Les actes et documents électroniques émis entre particuliers et professionnels.

​Article 4 : Valeur juridique et critères de validité

​Une signature électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, à condition qu’elle identifie la personne dont elle émane et qu’elle soit établie et conservée dans les conditions définies par la loi et le présent décret.

​Pour être valide, la signature doit répondre aux critères suivants :

​Authentique : L’identité du signataire doit être clairement mentionnée sur l’acte de manière certaine.

​Infalsifiable : Elle doit être apposée de manière à éviter toute possibilité de falsification.

​Non réutilisable : Elle doit rendre impossible toute réutilisation sur un autre acte et fait partie intégrante du document signé.

​Inaltérable : L’acte signé doit être insusceptible de toute modification ultérieure.

​Irrévocable : La signature mentionnée sur l’acte est irrévocable par son auteur.

​Article 5 : Agrément des prestataires de services de certification

​Toute personne désireuse d’exercer des prestations de services de certification électronique en République de Guinée doit être agréée par l’autorité compétente.
​Les conditions d’agrément prennent en compte la conformité aux standards internationaux de sécurité, de fiabilité et de confidentialité des données.

​Article 6 : Obligations des prestataires

​Les prestataires de services de certification électronique sont tenus de mettre en œuvre tous les moyens et technologies garantissant :
​La sécurité de la création et de la vérification des signatures électroniques ;
​La protection des données à caractère personnel des signataires ;
​La traçabilité des opérations de certification.
​Remarque : Les solutions de signature électronique doivent se conformer aux normes techniques et de sécurité définies par arrêté conjoint du ministère en charge des Télécommunications et de l’Économie numérique et du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme.

​Article 7 : Autorité compétente

​L’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE) est désignée comme l’autorité compétente pour l’agrément, le contrôle, la supervision et l’audit des prestataires de services de certification électronique.
​Elle est la seule entité habilitée à délivrer la certification attestant de la capacité des prestataires à fournir des services conformes aux normes de sécurité en vigueur.

​Article 8 : Obligation de conservation

​Toute personne physique ou morale détentrice d’une signature électronique a l’obligation de conserver les supports d’archivage pour une durée minimale de 10 ans à compter de la date d’émission de la signature.

​Article 9 : Sanctions

​Toute violation des dispositions du Code civil et du présent décret expose ses auteurs aux sanctions prévues par la législation en vigueur, notamment en matière de cybercriminalité et de protection des données à caractère personnel.

​Toute falsification, altération ou utilisation frauduleuse d’une signature électronique sera punie conformément aux lois de la République.

​Article 10 : Dispositions finales
​Le présent décret, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature. Il sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Source : Guinée360.

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Guinée : la Présidence et le Gouvernement instaurent un nouveau cadre de dialogue avec les médias.

Les porte-paroles de la Présidence de la République et du Gouvernement ont rencontré, mercredi 19 août 2026 à Conakry, des représentants des médias nationaux et internationaux. Cette rencontre de prise de contact marque la mise en place d’un nouveau cadre d’échanges destiné à renforcer les relations entre les institutions publiques et les professionnels de l’information.

Vers une communication publique plus ouverte

Le ministre secrétaire général de la Présidence et porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a réaffirmé la volonté des autorités de favoriser une communication fondée sur la transparence, la disponibilité et l’accès à une information fiable.

« L’information publique appartient aux citoyens », a-t-il rappelé, en soulignant le rôle des porte-paroles dans la transmission des informations officielles et le renforcement du lien entre les institutions et les médias.

De son côté, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique et porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno, a présenté les principales orientations de la politique de modernisation de l’État portée par le président Mamadi Doumbouya.

Le numérique au cœur de la modernisation

Les échanges ont notamment porté sur la transformation numérique de l’administration. Plusieurs plateformes, dont DAMANDA, TELEMO, SONEYA, TRESOR PAY, FUGAS et GEDA, ont été présentées comme des outils destinés à améliorer l’efficacité des services publics, renforcer la traçabilité des procédures et faciliter l’accès des citoyens aux démarches administratives.

Cette digitalisation constitue l’un des axes de la modernisation engagée par les autorités guinéennes.

Des rencontres avec les médias tous les deux mois

La principale annonce de la rencontre concerne la création d’un mécanisme régulier de dialogue avec les médias.

Le dispositif prévoit notamment des rencontres bimestrielles, des points de contact dédiés et des briefings thématiques sur les principaux sujets d’intérêt national.

À travers cette initiative, la Présidence et le Gouvernement souhaitent instaurer un dialogue plus régulier avec les professionnels de l’information et favoriser une meilleure circulation de l’information publique.

Cette nouvelle plateforme d’échanges devrait ainsi permettre de rapprocher davantage les institutions et les médias, tout en renforçant l’accès des citoyens à une information officielle, claire et vérifiable.

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Guinée : la Présidence défend la sanction du magistrat Algassimou.

Au cours de la rencontre de prise de contact entre les porte-parole de la Présidence et du Gouvernement, le porte-parole adjoint de la Présidence s’est prononcé sur la sanction du magistrat Algassimou. Dans son intervention axée sur les exigences de rigueur au sein de l’appareil d’État, Thierno Mamadou Bah a vivement critiqué les partisans du « laxisme institutionnel ».

En confirmant la sanction infligée au magistrat Algassimou, l’exécutif pose un acte fort et invite la corporation des journalistes à troquer les spéculations contre le véritable travail d’investigation.

De la pédagogie à l’exemplarité

« Le général Amara l’a dit clairement, dans l’administration, on sanctionne. »

Le message est d’une clarté limpide. En comparant la gestion de l’État à la rigueur d’une chefferie de famille où l’on recadre les enfants turbulents, la Présidence entend siffler la fin de la récréation. Trop longtemps habitués à observer un État indulgent ou spectateur de ses propres dérives, les citoyens assistent ici à un tournant. L’argument est massue : lorsqu’une sanction tombe, les réflexes épidermiques crient immédiatement à l’acharnement cerné sur un individu.

Le défi jeté aux journalistes : Exit les « il paraît que « mais là où le discours prend une tournure éminemment professionnelle, c’est lorsqu’il interpelle directement notre caste. La Présidence l’admet : l’information est officielle, elle est confirmée. Finies les supputations de couloir et les vagues rumeurs distillées sur les réseaux sociaux.

Le pouvoir tend la main, mais pose une exigence de taille : changer de méthode : Ne plus se contenter des on-dit. Aller à la source : Franchir le seuil du ministère de la Justice pour exiger les motifs réels de cette sanction.

Source : GuinéeNews.

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Guinée : le ministère de la Santé clarifie la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen.

Face aux interrogations suscitées par l’évacuation et la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a apporté, mercredi 19 août 2026, des précisions sur les raisons de cette décision.

Selon le département dirigé par Khaïté Sall, cette mesure constitue une étape préparatoire au projet de reconstruction et de modernisation de l’établissement, l’un des principaux centres hospitaliers historiques de Guinée.

Les activités transférées au Camp Camayenne

Dans le cadre de cette transition, les activités du CHU Ignace Deen seront temporairement délocalisées vers le Camp Camayenne. Le ministère indique que ce transfert doit permettre de libérer et de sécuriser le site avant le démarrage effectif des travaux.

À compter du mercredi 19 août, aucune nouvelle hospitalisation ni intervention programmée ne sera donc admise au CHU Ignace Deen.

Les patients déjà hospitalisés feront, quant à eux, l’objet d’un suivi afin d’assurer la continuité des soins. Les personnes nécessitant une prise en charge seront orientées vers les structures sanitaires disposant des capacités adaptées à leur état et à leur pathologie.

Un projet destiné à moderniser l’offre hospitalière

Pour le ministère, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à la nécessité de moderniser les infrastructures sanitaires et d’améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Le projet vise notamment à renforcer la qualité et la sécurité des soins, ainsi que les capacités nationales dans la prise en charge des pathologies complexes.

À terme, les autorités souhaitent également réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger en développant davantage les capacités spécialisées disponibles en Guinée.

Une fermeture temporaire avant la reconstruction

Le ministère précise que la fermeture actuelle ne constitue donc pas un abandon du CHU Ignace Deen, mais une phase transitoire liée au lancement de sa reconstruction.

Une fois le transfert achevé, les services de l’établissement poursuivront temporairement leurs activités au Camp Camayenne pendant la durée des travaux.

Ils devraient réintégrer le site après l’achèvement du chantier et la mise en service du nouveau CHU Ignace Deen, dans le cadre de la modernisation du système hospitalier guinéen.

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Hôpital International Indo-Guinéen : la ministre de la Santé évalue l’état d’avancement avant l’inauguration.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté SALL, a effectué une visite de terrain sur le chantier de l’Hôpital International Indo-Guinéen, situé à Gbessia Cité de l’Air, à Conakry.

Accompagnée de plusieurs cadres de son département, la ministre s’est rendue sur le site afin d’évaluer le niveau de réalisation de cette infrastructure sanitaire et de s’assurer de son état de préparation avant sa prochaine inauguration.

Une infrastructure de 160 lits extensible à 400

L’Hôpital International Indo-Guinéen est conçu pour disposer, dans sa configuration initiale, d’une capacité de 160 lits, avec une possibilité d’extension pouvant porter cette capacité à 400 lits.

Lors de la visite, Khaïté SALL a inspecté plusieurs installations destinées à assurer la prise en charge des patients et le fonctionnement de l’établissement. La délégation s’est notamment rendue dans l’unité de soins intensifs, le bloc opératoire, le centre de transfusion sanguine et le service de pédiatrie.

Le bloc administratif ainsi que la morgue ont également fait l’objet d’une inspection.

Des orientations avant la mise en service

La visite a permis à la ministre d’échanger directement avec les responsables du site sur l’état des différentes installations et les dernières étapes à accomplir avant l’ouverture de l’établissement.

À travers cette démarche, le ministère entend disposer d’une évaluation globale de l’infrastructure et identifier les éventuels ajustements nécessaires à son fonctionnement.

Khaïté SALL a ainsi donné des orientations aux équipes concernées afin de préparer les conditions de mise en service de l’hôpital.

Renforcer l’offre de soins

Avec sa capacité importante et ses différents services spécialisés, l’Hôpital International Indo-Guinéen doit contribuer au renforcement de l’offre sanitaire à Conakry.

Sa prochaine inauguration constituera une nouvelle étape dans le développement des infrastructures de santé et l’amélioration des capacités de prise en charge des populations.

La visite ministérielle intervient ainsi dans la phase préparatoire précédant l’ouverture officielle du centre, dont les autorités souhaitent assurer le bon fonctionnement dès sa mise en service.

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Guinée : la Chambre des Mines et la CBG renforcent leur coopération en matière de santé.

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) poursuit ses initiatives en faveur du renforcement de la santé dans le secteur minier. Une délégation de l’organisation, conduite par son Directeur exécutif, François Phopho Kamano, a rencontré le 13 août la direction de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), représentée par Mamadou Aliou Barry, Conseiller chargé de mission et Directeur général par intérim.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme Santé de la Chambre des Mines de Guinée, avec un accent particulier sur la prévention et la prise en charge des maladies affectant les communautés et les travailleurs du secteur.

Des échanges autour du Programme Santé

À l’issue de la rencontre avec la direction de la CBG, la délégation de la CMG a tenu une séance de travail avec le comité médical de l’entreprise.

Les discussions ont notamment porté sur la préparation de la remise officielle d’un lot de produits de santé mobilisés auprès du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, avec l’appui du Programme national de lutte contre le VIH/Sida et les Hépatites ainsi que de la Pharmacie centrale de Guinée.

Les participants ont également examiné les modalités de distribution et de dispensation de ces produits, ainsi que les besoins en matière de formation des prestataires de santé et des pairs éducateurs.

Le suivi des indicateurs du programme a constitué un autre volet important des échanges, avec l’objectif de renforcer l’efficacité des actions de prévention et de prise en charge.

Vers un comité santé aux missions élargies

La rencontre a également permis d’aborder la prochaine création du Comité Santé de la Chambre des Mines de Guinée.

Cette nouvelle structure devrait prendre le relais du comité de pilotage consacré au programme VIH/Sida, tout en élargissant son champ d’intervention. Elle devrait notamment intégrer les questions liées aux maladies endémiques, à la santé communautaire ainsi qu’à la santé et à la sécurité au travail.

Cette évolution traduit la volonté de la Chambre des Mines d’inscrire les questions sanitaires dans une approche plus globale, couvrant à la fois les travailleurs du secteur minier et les communautés environnantes.

La santé, un enjeu pour le secteur minier

À travers cette démarche, la CMG entend renforcer la coordination entre les entreprises minières, les structures sanitaires et les autorités publiques afin d’améliorer les dispositifs de prévention et de prise en charge.

La CBG, acteur majeur de l’industrie bauxitique guinéenne, constitue ainsi l’un des partenaires mobilisés dans cette dynamique.

À l’issue des travaux, la Chambre des Mines de Guinée a salué la disponibilité de la direction de la CBG et la qualité des échanges avec son comité médical.

Cette collaboration ouvre ainsi la voie à une approche élargie de la santé dans le secteur minier, avec une attention particulière portée à la prévention, à la santé communautaire et à la sécurité au travail.

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Guinée : le gouvernement ordonne un inventaire général des contrats signés depuis le 5 septembre 2021.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de transmettre l’intégralité des contrats signés depuis le 5 septembre 2021 par leurs ministères respectifs ainsi que par les administrations, agences et organismes placés sous leur tutelle.

Cette instruction, rendue publique à travers une correspondance officielle adressée aux différents départements ministériels, marque une nouvelle étape dans la volonté affichée des autorités de renforcer le contrôle sur la gestion des affaires publiques.

Selon les termes de la note, les ministres sont invités à fournir un état complet des conventions et accords conclus depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), à la suite du coup d’État qui a renversé le président Alpha Condé. L’exercice concerne aussi bien les marchés publics que les contrats de prestation, les partenariats institutionnels ou encore les accords conclus avec des entreprises privées.

Une opération de transparence

Si le gouvernement n’a pas détaillé les motifs exacts de cette initiative, plusieurs observateurs y voient une volonté de disposer d’une photographie exhaustive des engagements contractuels de l’État durant les cinq années de transition.

Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD a fait de la lutte contre la corruption et de l’assainissement de la gestion publique l’un des axes majeurs de son discours politique. Plusieurs audits ont déjà été menés dans différents secteurs, notamment les finances publiques, les infrastructures et les entreprises d’État.

Cette nouvelle démarche pourrait ainsi permettre aux autorités de recenser les engagements financiers pris par les différents ministères, d’en mesurer les implications budgétaires et d’évaluer leur conformité avec les procédures administratives en vigueur.

« Il s’agit probablement d’un exercice destiné à centraliser l’information et à disposer d’une visibilité globale sur les obligations contractuelles de l’État », analyse un spécialiste des politiques publiques à Conakry. « De nombreux contrats sont souvent dispersés entre les ministères et les agences sous tutelle, ce qui complique le suivi et l’évaluation des engagements de l’administration. »

Un examen des années de transition

L’initiative présente une particularité notable : elle couvre exclusivement la période ouverte par le changement de régime du 5 septembre 2021.

Contrairement aux audits précédents qui visaient parfois des actes de gestion remontant aux anciens gouvernements, cette revue concerne les contrats conclus sous la responsabilité de l’administration mise en place par les autorités de Conakry.

Ce choix pourrait témoigner d’une volonté de dresser un bilan de la gestion publique durant la période transitoire, alors que le pays s’apprête à entrer dans une phase décisive de son processus de retour à l’ordre constitutionnel.

La mesure intervient également au moment où les dépenses publiques connaissent une hausse importante liée à la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures, à la préparation d’échéances électorales et à l’accélération des investissements dans les secteurs stratégiques.

Des secteurs particulièrement concernés

Bien que la demande du Premier ministre s’adresse à l’ensemble des départements ministériels, certains secteurs pourraient faire l’objet d’une attention particulière.

Les mines, moteur de l’économie guinéenne, concentrent depuis plusieurs années une part importante des conventions conclues par l’État avec des partenaires nationaux et étrangers. Les infrastructures, l’énergie, les transports ou encore les télécommunications figurent également parmi les domaines où les engagements contractuels sont nombreux et souvent assortis d’importantes implications financières.

La centralisation de l’ensemble de ces contrats permettra aux autorités de disposer d’une base de données consolidée et d’identifier d’éventuels doublons, retards d’exécution ou engagements présentant des risques juridiques et budgétaires.

Vers de nouveaux audits ?

À Conakry, plusieurs analystes estiment que cette collecte pourrait constituer une étape préparatoire à des audits plus approfondis.

Dans de nombreux pays, les opérations de recensement contractuel servent de préalable à des vérifications portant sur la conformité des procédures d’attribution, le respect des obligations contractuelles ou encore la performance des projets financés sur fonds publics.

Le gouvernement n’a toutefois annoncé aucune mesure de contrôle spécifique à ce stade et n’a pas indiqué si cette opération pourrait déboucher sur des révisions ou des renégociations de contrats existants.

Pour l’heure, l’objectif affiché semble être avant tout de disposer d’une vision complète des engagements pris par les administrations depuis le début de la transition.

Un test de gouvernance

Au-delà de son aspect technique, la décision d’Amadou Oury Bah revêt une dimension politique. Elle place sous examen une période durant laquelle le pouvoir militaire a concentré entre ses mains l’essentiel des leviers de décision et de gestion.

Dans un pays où les questions de gouvernance et de transparence demeurent au cœur du débat public, la capacité des autorités à rendre compte de l’utilisation des ressources publiques constitue un enjeu majeur de crédibilité.

Reste désormais à savoir si cet inventaire débouchera sur de simples mesures administratives ou sur une véritable évaluation de la gestion contractuelle de l’État durant les années de transition. Une chose est certaine : en demandant à ses ministres d’ouvrir leurs archives contractuelles, le Premier ministre a lancé une opération dont les conclusions pourraient éclairer certains aspects encore méconnus de la gouvernance depuis le 5 septembre 2021.

Source : Les Nouvellesd’Afrique.

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Guinée : de retour de congé, Son Excellence Mamadi Doumbouya reprend immédiatement les dossiers de l’État.

À peine rentré à Conakry après quelques jours de congé annuel en Grèce, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rapidement repris son agenda institutionnel. Quelques heures seulement après son arrivée, le chef de l’État a présidé un Conseil extraordinaire des ministres élargi, donnant le coup d’envoi à une nouvelle séquence de travail gouvernemental.

Cette reprise intervient après une courte période de repos et traduit la volonté affichée de la présidence de maintenir le suivi des principaux dossiers nationaux sans délai.

Une reprise placée sous le signe des responsabilités institutionnelles

Le Conseil extraordinaire a notamment été marqué par la prestation de serment de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Devant le président de la République et les membres du gouvernement, la nouvelle ministre a officiellement pris ses fonctions conformément aux exigences institutionnelles. Cette cérémonie constitue une étape importante dans l’installation de la nouvelle responsable à la tête d’un département stratégique pour l’administration territoriale et la décentralisation.

Au-delà de cet acte solennel, la réunion a également permis d’examiner plusieurs dossiers liés aux priorités du gouvernement et de définir les orientations nécessaires à la poursuite de l’action publique.

Le 2 octobre déjà au centre des préparatifs

Parmi les échéances évoquées figure la prochaine célébration de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre 2026.

La Guinée commémorera à cette occasion le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 2 octobre 1958.

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ».

Cette thématique entend établir un lien entre la mémoire de l’indépendance et les perspectives d’avenir du pays, avec une attention particulière accordée à la jeunesse guinéenne.

La jeunesse au cœur du message

À travers ce thème, les autorités souhaitent mettre en avant le rôle des jeunes dans la transformation économique et sociale du pays. Éducation, entrepreneuriat, innovation, création d’emplois et participation à la vie nationale figurent parmi les enjeux associés à cette orientation.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur de la prochaine fête nationale intervient également dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer les dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle et du développement des compétences.

Une transition immédiate entre repos et action

Le retour du chef de l’État aura donc été suivi d’une reprise rapide des activités officielles. Du retour à Conakry à la présidence du Conseil extraordinaire des ministres, Mamadi Doumbouya a retrouvé en quelques heures les principaux dossiers de l’agenda gouvernemental.

Cette reprise intervient alors que plusieurs chantiers restent prioritaires pour les autorités, notamment les réformes institutionnelles, le développement des infrastructures, la transformation économique et la préparation des prochaines échéances nationales.

Après quelques jours de congé, le président guinéen renoue ainsi avec le rythme de l’action gouvernementale, dans une période où les attentes restent importantes autour de la mise en œuvre des projets et des engagements annoncés par les autorités.

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Guinée : le général Bienvenu Lamah nommé inspecteur technique

Dans un décret lu à la télévision nationale ce dimanche 16 août 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a nommé le général de brigade Bienvenu Lamah, matricule 19044G, au poste d’inspecteur technique de la Gendarmerie nationale.
Cette nomination intervient après l’acquittement de l’officier général par  le tribunal criminel de Dixinn dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009.
À travers cette nouvelle responsabilité, le général Bienvenu Lamah bénéficie une nouvelle fois de la confiance du chef de l’État et retrouve ainsi une position importante au sein de la Gendarmerie nationale.