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Transition énergétique : Mamadi Doumbouya fixe le cadre d’action de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie

Dans un décret rendu public ce samedi 15 août 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement défini le statut, les attributions ainsi que l’organisation administrative de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME). Cette décision marque un tournant stratégique pour la gestion et l’optimisation des ressources énergétiques en Guinée.
Un statut juridique d’autonomie sous tutelle ministérielle
L’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME) est désormais structurée sous la forme d’un établissement public administratif (EPA). À ce titre, elle bénéficie de la personnalité morale et d’une autonomie financière. Sur le plan institutionnel, l’AME évoluera sous une double tutelle :

  • Tutelle technique : Le Ministère en charge de l’Énergie.
  • Tutelle financière : Le Ministère en charge des Finances.

Une feuille de route axée sur l’efficacité et la régulation
Au cœur de ce décret, l’AME se voit confier la mise en œuvre globale de la politique gouvernementale en matière d’efficacité énergétique. Ses missions s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :

  • Réglementation et certification : Définir les normes, performances et exigences minimales d’étiquetage, tout en gérant l’attribution, le recouvrement et le retrait des labels et certificats de performance énergétique.
  • Contrôle et audits : Assurer la conformité des installations, équipements et bâtiments publics ou privés, et promouvoir ou superviser les audits énergétiques obligatoires et volontaires.
  • Gestion des données : Collecter, analyser et diffuser les indicateurs et bilans énergétiques nationaux.
  • Incitations et finance verte : Proposer des régimes de subventions, des mesures fiscales adaptées, et participer à la politique tarifaire. L’agence est également chargée de canaliser les financements climatiques, fonds verts et mécanismes carbone.
  • Accompagnement et sensibilisation : Appuyer les collectivités, entreprises et institutions dans leurs projets d’efficacité énergétique, former les acteurs du secteur et développer le marché des sociétés de services énergétiques.

Conformément aux dispositions finales du décret, les détails spécifiques de l’organisation interne de l’AME seront élaborés par le Directeur général puis soumis à l’approbation du Conseil d’administration.

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Guinée : Amadou Oury Bah félicite les 26 lauréats admis dans les grandes écoles africaines de statistique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu en audience les 26 candidats guinéens admis dans plusieurs grandes écoles africaines spécialisées en statistique et en démographie, à la suite du concours d’entrée organisé par l’Institut national de la statistique.

Cette performance marque une progression notable pour la formation de compétences nationales dans les domaines de la statistique, de la démographie et de l’analyse des données. Parmi les 26 admis, 21 sont issus des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba, témoignant des résultats obtenus par cette filière dans la préparation des jeunes aux formations scientifiques de haut niveau.

Les statistiques au service de la gouvernance

Lors de la rencontre, Amadou Oury Bah a félicité les lauréats pour leurs résultats et les a encouragés à poursuivre leur parcours avec rigueur et détermination.

Le chef du Gouvernement a également souligné l’importance stratégique de la statistique dans la conduite des politiques publiques. Selon lui, la disponibilité de données fiables et de qualité constitue un outil essentiel pour anticiper les évolutions, planifier les investissements et orienter efficacement les décisions de l’État.

Cette rencontre met ainsi en lumière l’importance accordée au développement des compétences scientifiques et techniques en Guinée. La formation de statisticiens et de démographes qualifiés doit notamment contribuer à améliorer la production et l’analyse des données nécessaires à la planification du développement national.

À travers cette réussite, les 26 lauréats représentent une nouvelle génération de compétences appelées à jouer un rôle dans la modernisation de l’administration publique et dans l’amélioration de la gouvernance fondée sur les données.

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Guinée : le projet de crédit carbone au cœur des échanges entre le ministère de l’Environnement et West Africa Blue.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu lundi une délégation de la société West Africa Blue pour faire le point sur l’avancement de son projet de crédit carbone en République de Guinée.

Conduite par le directeur pays de l’entreprise, Mohamed Dansoko, la délégation a présenté au ministre les principales avancées du projet, ainsi que les perspectives de son développement. La rencontre intervient dans un contexte où la Guinée cherche à renforcer les mécanismes de financement de la protection de ses écosystèmes.

Préserver les mangroves et générer des revenus

Le projet repose notamment sur la conservation et la restauration des forêts de mangroves, avec pour objectif de générer des crédits carbone destinés aux marchés internationaux.

Selon Mohamed Dansoko, cette initiative doit permettre de créer des retombées économiques pour plusieurs parties prenantes. Les revenus issus de la vente des crédits carbone seraient ainsi répartis entre l’État, les communautés riveraines des zones concernées et le promoteur du projet.

Au-delà de son volet financier, le dispositif vise à contribuer à la préservation des mangroves, des écosystèmes essentiels à la biodiversité et à la protection des zones côtières.

Un mécanisme au service de la transition écologique

Les échanges entre le ministre et les responsables de West Africa Blue ont également porté sur les conditions nécessaires à la mise en œuvre du projet et à son développement en Guinée.

À travers cette initiative, les promoteurs entendent associer protection de l’environnement, mobilisation de financements climatiques et développement local. Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts engagés pour renforcer la résilience des communautés et valoriser les ressources naturelles de manière durable.

Pour le ministère de l’Environnement et du Développement durable, l’enjeu consiste désormais à accompagner les initiatives susceptibles de concilier les impératifs de conservation des écosystèmes avec la création de nouvelles opportunités économiques au bénéfice des populations locales.

Le projet de West Africa Blue apparaît ainsi comme l’une des initiatives explorant le potentiel du marché du carbone pour soutenir les politiques guinéennes de transition écologique et de protection des ressources naturelles.

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EMPLOI ET PROTECTION SOCIALE : LE GOUVERNEMENT ACCÉLÈRE LES RÉFORMES POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES GUINÉENS

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury Bah, a présidé la cérémonie de présentation du portefeuille de programmes et des projets de réformes du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté du Gouvernement de placer l’emploi, le travail décent et la protection sociale au cœur de la transformation économique et sociale du pays.

Dans son discours, le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mort Condé, a annoncé le renforcement du système d’information sur le marché du travail, en vue de mieux mesurer les emplois générés par les investissements publics et privés.

Il a également insisté sur l’adéquation entre la formation et les besoins de l’économie, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie, du numérique et de la logistique. Il a souligné que le déploiement progressif de maisons régionales de l’emploi et de l’entrepreneuriat doit contribuer à rapprocher les jeunes des entreprises et à faciliter leur insertion professionnelle.

Il a en outre mentionné un autre axe majeur : la formalisation progressive de l’économie informelle à travers le statut de l’entrepreneur. L’objectif, selon lui, est de faciliter l’accès au financement, aux marchés et à l’accompagnement et, à terme, à la protection sociale.

Le Premier ministre a souligné que la finalité de l’action gouvernementale reste l’amélioration des conditions de vie des populations, rappelant que la croissance économique doit permettre de créer davantage de richesses et de les partager équitablement.

Dans cette perspective, il a appelé à renforcer les investissements dans les secteurs productifs, particulièrement l’agriculture, l’élevage et la pêche, considérés comme des leviers essentiels de création d’emplois et de réduction de la pauvreté : « J’invite les partenaires sociaux à privilégier le dialogue et la co-construction, indispensables à la stabilité, à l’investissement et au développement durable. »

La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies en Guinée, les partenaires sociaux ainsi que des représentants du patronat.

Source : PrimatureGuinée.

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Guinée : le ministère de l’Environnement et la FAO renforcent leur coopération sur les enjeux climatiques.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour faire le point sur plusieurs projets consacrés à la restauration des écosystèmes, à la lutte contre la déforestation et à l’adaptation au changement climatique en Guinée.

Conduite par Dr Mamadou Tanou Diallo, assistant du représentant de la FAO chargé des programmes, la délégation comprenait notamment le coordinateur national, Mohamed Gassimou Keïta, ainsi que Mahamadou Diallo. Le ministre était entouré de plusieurs responsables de son département, dont le secrétaire général, le chef de cabinet, le conseiller principal et le directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement.

Plusieurs projets examinés

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des programmes mis en œuvre conjointement par la FAO et le ministère de l’Environnement. Les discussions ont notamment permis d’identifier les principales avancées, mais également certaines contraintes rencontrées dans l’exécution des activités sur le terrain.

Parmi les projets examinés figure celui consacré à la restauration des écosystèmes et à la gestion intégrée des paysages dégradés, notamment en Guinée forestière et en Haute-Guinée.

Les deux parties ont également fait le point sur les initiatives liées à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, à travers notamment le programme REDD+, ainsi que sur les actions d’adaptation au changement climatique déployées en Moyenne-Guinée, en Haute-Guinée et en Guinée forestière.

Ces programmes visent notamment à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à favoriser une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FAO sollicite un accompagnement renforcé

Selon Dr Mamadou Tanou Diallo, la rencontre avait également pour objectif de présenter un état des lieux des projets et de solliciter un appui accru du ministère afin de faciliter la résolution de certaines contraintes administratives et opérationnelles.

L’objectif est de permettre une accélération de la mise en œuvre des programmes et d’améliorer leur impact sur les territoires et les communautés bénéficiaires.

À l’issue des échanges, le ministre Fassou Théa a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la FAO dans le suivi et l’exécution de ces initiatives.

Cette coopération s’inscrit dans les efforts engagés par la Guinée pour renforcer la protection de ses écosystèmes, lutter contre la dégradation des ressources naturelles et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

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Guinée : un accord de 425 millions de dollars avec le FMI.

Guinée–FMI : 425 millions de dollars et un pacte de discipline pour transformer l’essai de Simandou

La Guinée vient d’obtenir un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) même si un accord n’est jamais un simple transfert de devises. Mais plutôt mjun brevet de crédibilité décerné à une  politique économique, assorti d’un cahier des charges rigoureux.

La signature à Conakry d’un accord ce lundi 10 août au niveau des services (Staff-Level Agreement) pour un programme de 41 mois soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) s’inscrit exactement dans cette tradition. Sous réserve de la validation par le Conseil d’administration du FMI prévue en septembre prochain, la Guinée obtiendra un tirage d’environ 425 millions de dollars américains.

Mais le véritable enjeu de cet accord ne se chiffre pas en millions de dollars. Il se mesure à la capacité de Conakry à gérer un choc d’abondance imminent.

Sur le papier, les indicateurs macroéconomiques guinéens affichent une bonne santé. Après une expansion de 7,1 % en 2025, le Produit intérieur brut (PIB) devrait bondir de 8,6 % en 2026.

Une accélération directement tirée par l’extraction minière et la montée en puissance du mégaprojet de fer de Simandou et de ses infrastructures connexes.

Pourtant, c’est précisément lorsque les voyants sont au vert que les risques d’asphyxie structurelle sont les plus élevés. L’histoire économique continentale regorge d’exemples où des boom miniers se sont traduits par le « syndrome hollandais » : appréciation réelle de la monnaie, perte de compétitivité des secteurs agricoles et industriels, et creusement des inégalités.

En s’inscrivant dans un programme de 41 mois avec le FMI, les autorités guinéennes cherchent un ancrage de discipline. L’objectif avoué est d’éviter les dérapages budgétaires, d’accumuler des réserves de change protectrices face aux volatilités des cours des matières premières et de garantir la soutenabilité de la dette publique.

Le programme négocié entre le 16 juin et début août s’articule autour de axes fondamentaux :

La capture de la rente minière : Mobiliser durablement les recettes publiques en renforçant la transparence fiscale sur les ressources naturelles. L’enjeu est de s’assurer que l’État perçoive sa juste part de la valeur ajoutée générée par les géants miniers.

La rigueur de l’investissement public : Améliorer le cadrage, la sélection et l’exécution des projets d’infrastructures pour éliminer les déperditions financières et maximiser l’impact économique.

La résilience financière : Consolider les réserves internationales de la Banque Centrale pour armer le pays contre les chocs exogènes.

La gouvernance institutionnelle : Renforcer les mécanismes de redevabilité et la lutte contre les lourdeurs bureaucratiques.

La diversification hors-mine : Transformer la manne extractive en capital humain, en appui au secteur privé local et en créations d’emplois pérennes.

« L’accord au niveau des services constitue une étape majeure, mais non une fin en soi. »

Un accord avec le FMI débloque rarement les problèmes d’un pays par la seule magie de sa signature. Il agit comme un catalyseur. L’ancrage macroéconomique fourni par la FEC doit servir d’effet de levier pour rassurer les bailleurs de fonds internationaux et le secteur privé international, dont les capitaux seront indispensables pour financer la diversification économique.

La réussite de ce plan de 41 mois ne se jugera pas au volume de devises engrangées dans les caisses de la Banque Centrale à Conakry, mais à la concrétisation sur le terrain : des routes praticables, une alimentation électrique stable pour les PME, des écoles formées aux métiers de demain et une économie capable de respirer le jour où le cycle des matières premières se retournera. La Guinée dispose aujourd’hui du cadre ; il lui reste à démontrer sa capacité d’exécution.

Source : GuinéeNews.
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La Guinée renforce ses liens avec la Côte d’Ivoire à l’occasion de la fête nationale ivoirienne.

La Guinée prend part aux célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire avec une importante délégation conduite par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, représentant le président Mamadi Doumbouya. Les festivités se tiennent ce 7 août à Yopougon, en présence de plusieurs délégations étrangères.

L’un des temps forts de cette participation est le défilé d’un détachement des Forces armées guinéennes, symbole de la coopération militaire et des relations d’amitié qui unissent Conakry et Abidjan.

En marge des célébrations, le Premier ministre guinéen a été reçu par son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, à la Primature. Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des relations historiques entre leurs pays et leur volonté commune de renforcer la coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire, au service de la stabilité et de l’intégration sous-régionale.

Amadou Oury Bah a également transmis au président ivoirien, Alassane Ouattara, les salutations du président Mamadi Doumbouya, précisant que ce dernier n’avait pu effectuer le déplacement en raison de contraintes d’agenda.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux États de consolider leur partenariat stratégique et de poursuivre le renforcement des échanges entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

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Guinée : lancement de la première promotion des « agriculteurs connectés ».

La Guinée a lancé, ce jeudi, la première promotion des « agriculteurs connectés », une initiative destinée à accélérer la transformation numérique du secteur agricole grâce aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, en présence du ministre de l’Agriculture, de la conseillère chargée des Nouvelles technologies et de l’Intelligence artificielle à la Présidence de la République, ainsi que de la représentante de l’UNICEF en Guinée.

Porté par la startup Kumy, lauréate du Grand Prix Ansuten de la Tech et de l’Innovation, le programme cible, dans sa première phase, 25 000 agriculteurs déjà répertoriés à travers le pays. Il vise à promouvoir l’agriculture de précision, à faciliter l’accès aux services financiers et à améliorer les rendements grâce aux solutions numériques.

À cette occasion, Mourana Soumah a salué cette initiative, qu’il considère comme un levier de modernisation du secteur agricole. Il a également mis en avant les résultats du programme Ansuten et de son Grand Prix de la Tech et de l’Innovation, qui permettent aux jeunes entreprises innovantes de bénéficier d’un accompagnement technique, financier et d’une meilleure visibilité pour développer leurs solutions.

La cérémonie s’est conclue par la remise d’équipements aux bénéficiaires, accompagnée d’un appui technique personnalisé et de solutions de financement proposées par le Crédit Rural de Guinée.

À travers ce programme, les autorités guinéennes entendent renforcer l’utilisation des technologies numériques dans l’agriculture afin d’améliorer la productivité, favoriser l’inclusion financière des producteurs et soutenir le développement durable du secteur agricole.

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Guinée : Conakry demande à la la restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro.

La Guinée a officiellement sollicité auprès de la France la restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro Barry, dernier souverain de l’État théocratique du Fouta-Djalon, ainsi que des restes de trois de ses proches : son frère, son père et son chef de guerre.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de récupération et de valorisation du patrimoine historique guinéen. Elle intervient après une première demande formulée par Conakry concernant les objets personnels de l’Almamy Samory Touré, figure majeure de la résistance anticoloniale en Afrique de l’Ouest.

Selon le ministre guinéen de la Culture, Moussa Moïse Sylla, les recherches engagées à la suite de cette première requête ont permis d’identifier les crânes de Bokar Biro et de ses compagnons conservés en France. Les autorités françaises ont confirmé leur découverte fin juillet, ouvrant la voie à une demande officielle de restitution.

Un symbole de la résistance au colonialisme

L’Almamy Bokar Biro Barry, dernier dirigeant du Fouta-Djalon, est considéré par les autorités guinéennes comme une figure emblématique de la résistance à la pénétration coloniale française à la fin du XIXᵉ siècle.

Pour le ministre Moussa Moïse Sylla, ces restes humains ne doivent pas rester exposés à l’étranger, estimant que Bokar Biro fait partie des grandes figures historiques de la Guinée, aux côtés notamment de Samory Touré et d’autres héros de la résistance nationale.

Mohamed Amirou Conté, directeur général du Musée national de Guinée et membre du comité scientifique chargé du dossier, rappelle que Bokar Biro avait été décapité en raison de son opposition à l’avancée coloniale française au Fouta-Djalon.

Vers une restitution encadrée par la loi française

La procédure de restitution est rendue possible par une loi adoptée par le Parlement français en 2023 concernant les restes humains conservés dans les collections publiques françaises.

En Guinée, un comité scientifique accompagne les démarches et les autorités espèrent une restitution dans un délai d’un à deux ans.

Les restes de l’Almamy Bokar Biro sont actuellement conservés au Musée de l’Homme à Paris. Contrairement à certaines restitutions patrimoniales destinées à l’exposition, la Guinée prévoit une approche différente, fondée sur les traditions culturelles et le respect dû aux défunts.

Des funérailles nationales envisagées

Les autorités guinéennes indiquent que le retour des restes de Bokar Biro pourrait être suivi d’obsèques nationales. Le lieu d’inhumation n’a pas encore été définitivement choisi entre Conakry et Timbo, ancienne capitale du Fouta-Djalon.

À travers cette démarche, la Guinée entend réhabiliter la mémoire d’un souverain dont le parcours reste profondément lié à l’histoire politique, religieuse et résistante du pays.

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Infra for Africa 2026 : Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget porte la voix de la Guinée au Forum Panafricain de Dar Es Salam.

En Tanzanie, à Dar es Salaam, la Guinée prend part au Forum Infra for Africa, organisé par Africa50, un rendez-vous continental qui réunit, les 5 et 6 août 2026, les décideurs publics, institutions financières, investisseurs et partenaires techniques engagés dans le développement des infrastructures en Afrique. A Infra for Africa 2026, la Guinée met en avant les ambitions du programme Simandou 2040 devant les principaux acteurs du financement des infrastructures africaines

Conduite par Madame la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, la délégation guinéenne participe à cette rencontre avec une ambition clairement affichée : présenter la vision de transformation économique portée par le programme Simandou 2040 et poursuivre les échanges avec les partenaires susceptibles d’accompagner la préparation, la structuration et le financement des projets prioritaires du Gouvernement.

Cette première journée a donné lieu à des échanges de haut niveau, marqués par la cérémonie d’ouverture du Forum, la participation à plusieurs panels stratégiques et des audiences avec le Fonds souverain du Nigeria, la Société Financière Internationale (SFI), Afreximbank et Africa50. Ces rencontres ont permis de présenter les ambitions du programme Simandou 2040 et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement.

Le Programme Simandou 2040 au cœur des échanges

Ces rencontres ont permis de consolider le dialogue avec les partenaires techniques et financiers autour des mécanismes de financement, de la préparation des projets, de l’assistance technique et de la gouvernance des fonds souverains. Ils ouvrent également la voie à un renforcement de la coopération en faveur de la réalisation des infrastructures prioritaires portées par le programme Simandou 2040.

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Madame la Ministre a notamment mis en lumière les opportunités d’investissement qu’offre ce programme dans plusieurs secteurs stratégiques, parmi lesquels les infrastructures de transport, l’énergie, la logistique, les télécommunications, les plateformes industrielles ainsi que les services destinés à soutenir la compétitivité de l’économie nationale.

Cette présentation a permis d’apporter aux différents interlocuteurs une vision d’ensemble des priorités du Gouvernement et des projets appelés à accompagner la dynamique de développement engagée par les autorités.

Un échange d’expériences autour de la gouvernance des fonds souverains

La délégation guinéenne a reçu le Directeur Général du Fonds souverain du Nigeria, dans le cadre d’un entretien consacré aux mécanismes de gouvernance et aux modèles de gestion des fonds souverains.

Après avoir présenté les ambitions de la Guinée dans le cadre du programme Simandou 2040, Madame la Ministre a échangé avec son interlocuteur sur les conditions de mise en place d’un instrument financier destiné à accompagner les investissements de long terme et à préserver les ressources au bénéfice des générations futures.

Les discussions ont porté sur plusieurs aspects structurants, notamment les modalités de capitalisation, l’organisation des organes de gouvernance, la composition des conseils d’administration, les critères de sélection des équipes dirigeantes ainsi que les principes de gestion appliqués par le Fonds souverain du Nigeria.

Les deux parties ont évoqué des possibilités de collaboration et des voyages d’études ont été émises.

Poursuite des échanges techniques avec la SFI

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Madame la Ministre s’est ensuite entretenue avec Madame Marième Travaly, Directrice des Infrastructures à la Société Financière Internationale (SFI).

Cette rencontre a permis de faire le point sur les discussions engagées précédemment à Conakry et d’examiner les prochaines étapes du travail technique autour des projets identifiés par les autorités guinéennes.  Au cours des échanges, les participants ont évoqué la nécessité de disposer d’un portefeuille de projets suffisamment documenté afin de faciliter les analyses techniques et financières qui accompagneront leur maturation.

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Plusieurs initiatives ont été passées en revue, notamment les projets relatifs à la production d’énergie solaire, aux infrastructures de transport urbain, au développement du réseau ferroviaire, aux plateformes logistiques, au Port sec de Kagbelen, à la route Fidel Castro, ainsi qu’à certaines infrastructures portuaires et de télécommunications. Les discussions ont également porté sur les réflexions engagées autour des enjeux de décarbonisation.

À cette occasion, Madame la Ministre a réaffirmé la disponibilité des équipes techniques du département à poursuivre le travail de préparation des dossiers afin d’en faciliter l’instruction.

Les mécanismes d’accompagnement explorés avec le staff d’Afreximbank

La délégation guinéenne a également rencontré Monsieur Alain Thiéry Mbongué, Directeur de Cabinet du Président d’Afreximbank. Les échanges ont essentiellement porté sur les besoins d’accompagnement de la Guinée dans la mise en œuvre des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

Madame la Ministre a présenté les principales attentes du Gouvernement en matière de financement, d’assistance technique, de garanties et de conseils destinés à renforcer la structuration des projets.

Pour sa part, la délégation d’Afreximbank a partagé plusieurs éléments de réflexion relatifs aux mécanismes de couverture et d’atténuation des risques susceptibles d’accompagner les projets d’investissement, tout en convenant de la poursuite des échanges techniques entre les équipes.

Africa50 et la Guinée poursuivent leurs échanges

La journée s’est poursuivie avec une séance de travail consacrée aux perspectives de coopération entre la Guinée et Africa50.

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À cette occasion, Madame la Ministre est revenue sur les principales priorités du programme Simandou 2040 et sur les besoins liés à la préparation des projets d’infrastructures appelés à soutenir la transformation économique du pays. Les représentants d’Africa50 ont, pour leur part, présenté leur approche en matière de préparation de projets, de mobilisation de capitaux et d’accompagnement des États dans la structuration d’infrastructures bancables.

Les échanges ont également porté sur l’organisation prochaine d’une mission technique en Guinée, destinée à approfondir les discussions avec les différentes parties prenantes nationales autour des besoins en études, en préparation de projets et en assistance technique. Il a également été rappelé que la République de Guinée figure parmi les États actionnaires d’Africa50, une qualité qui témoigne des liens institutionnels déjà établis entre les deux parties.

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Au terme de cette première journée de travaux, la délégation guinéenne aura pris part à la cérémonie d’ouverture ainsi qu’à une série d’entretiens consacrés aux enjeux de financement, de préparation des projets et de partage d’expériences autour des infrastructures stratégiques. Ces rencontres, organisées en marge des travaux du Forum Infra for Africa 2026, s’inscrivent dans le calendrier des échanges engagés par le Gouvernement avec les partenaires techniques et financiers autour des projets prioritaires du programme Simandou 2040.

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Les activités du Forum se poursuivront à Dar es Salaam avec l’Assemblée Générale des actionnaires de Africa50, ainsi que plusieurs panels, rencontres institutionnelles et sessions de travail réunissant les principaux acteurs africains et internationaux du financement des infrastructures.

Source : Service Communication, Relations Publiques MEFB.