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Droits des femmes : la Guinée participe à la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU.

La Guinée prend part à la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70), organisée au siège des Nations Unies à New York. La délégation guinéenne est conduite par la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Pauline Adeline Patricia Lamah.

Cette rencontre internationale rassemble des représentants des États membres, des organisations internationales ainsi que des acteurs de la société civile autour des enjeux liés aux droits des femmes, à l’égalité de genre et à l’autonomisation féminine à l’échelle mondiale.

Une participation au débat ministériel

La ministre guinéenne a pris part à l’ouverture du débat général du segment ministériel, un espace d’échanges permettant aux pays participants de présenter leurs priorités et leurs initiatives en matière de promotion des droits des femmes.

L’intervention officielle de la Guinée est prévue le 10 mars. À cette occasion, Pauline Adeline Patricia Lamah devrait mettre en lumière les réformes et les programmes engagés dans le pays pour améliorer l’accès à la justice et renforcer la protection des femmes et des filles.

L’identité juridique au cœur des discussions

En marge des travaux de la session, la ministre a également participé à un dialogue de haut niveau organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les échanges ont porté sur la question de l’identité juridique et son rôle déterminant dans l’accès aux droits fondamentaux.

Les discussions ont notamment souligné l’importance de l’enregistrement des naissances et de l’accès à l’état civil, considérés comme des conditions essentielles pour garantir la reconnaissance juridique des individus et assurer la protection effective des droits des femmes et des filles.

La participation de la Guinée à cette session internationale s’inscrit dans la dynamique de coopération multilatérale visant à renforcer les politiques publiques en faveur de l’égalité de genre et de la protection des droits humains.

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Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe la répartition des sièges pour les législatives du 24 mai.

Dans un décret rendu public le 9 mars 2026 à la télévision nationale, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a officiellement fixé le nombre de députés par circonscription électorale en vue des élections législatives prévues le 24 mai prochain en Guinée. Ce texte précise l’architecture de la future Assemblée nationale ainsi que les modalités de représentation territoriale.

147 députés au total

Conformément à l’article 151 du Code électoral, le nombre total de parlementaires est établi à 147 députés. Parmi eux, 98 seront élus au scrutin majoritaire à un tour, soit selon un système uninominal (un député par circonscription), soit plurinominal dans certaines zones à forte densité démographique. Le reste des sièges sera attribué selon le mécanisme de représentation proportionnelle de liste nationale.

Cette configuration vise à concilier représentation territoriale et équilibre politique au sein de l’hémicycle.

Une répartition par régions et par circonscriptions

Le décret détaille également la distribution des sièges à travers les différentes régions administratives du pays. Les zones les plus peuplées, notamment certaines préfectures des régions de Kankan, Kindia ou encore Nzérékoré, disposent de plusieurs sièges en raison de leur poids démographique.

Dans la capitale, Conakry, la représentation parlementaire est répartie entre les différentes communes et nouvelles collectivités urbaines, telles que Kaloum, Dixinn, Ratoma, Matoto ou encore Gbéssia.

Par ailleurs, la diaspora guinéenne bénéficiera également d’une représentation spécifique. Trois sièges sont ainsi prévus pour les Guinéens établis à l’étranger, répartis entre les circonscriptions des ambassades en Europe, Asie et Amérique.

Une étape clé dans le processus électoral

La publication de ce décret constitue une étape importante dans la préparation des élections législatives, qui s’inscrivent dans le calendrier de la transition politique en Guinée. Elle intervient alors que les autorités électorales poursuivent l’organisation technique du scrutin, notamment avec l’ouverture prochaine du dépôt des candidatures.

L’objectif affiché par les autorités est de garantir une représentation équilibrée des territoires tout en assurant le bon déroulement d’un scrutin déterminant pour la recomposition des institutions nationales.

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Guinée : le gouvernement prononce la dissolution de plusieurs partis politiques.

Une décision officielle du ministère de l’Administration du territoire

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé la dissolution de plusieurs partis politiques en Guinée. La décision a été rendue publique à travers un arrêté officiel diffusé sur les médias d’État.

Selon les autorités, ces formations politiques ne respecteraient pas les dispositions légales encadrant le fonctionnement des partis dans le pays. En conséquence, elles sont désormais déclarées non autorisées à exercer des activités politiques sur le territoire national.

Deux formations majeures parmi les partis concernés

Parmi les organisations visées figurent deux acteurs importants de la vie politique guinéenne : le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC), ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Alpha Condé, ainsi que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par l’opposant Cellou Dalein Diallo.

Au total, quarante partis politiques sont concernés par cette mesure administrative. Parmi eux figurent également l’Union des Forces Républicaines (UFR), le Parti Démocratique de Guinée – Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) ou encore l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), ainsi que plusieurs autres formations politiques.

Une mesure prise dans un contexte politique sensible

Cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en Guinée, alors que le pays se prépare à organiser des élections législatives prévues dans les prochains mois.

Pour les autorités, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un processus de mise en conformité des partis politiques avec les exigences juridiques en vigueur, visant à assainir et à restructurer le paysage politique national.

Elle marque néanmoins un tournant important dans la vie politique du pays, compte tenu du nombre de formations concernées et du poids historique de certains partis désormais dissous.

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Recherche scientifique : la Guinée présente sa vision à Lomé lors des Journées du CAMES.

Diaka Sidibé prend part à un rendez-vous académique majeur en Afrique

La ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Diaka Sidibé, est arrivée dimanche 8 mars 2026 à Lomé, au Togo, pour participer à la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), une rencontre de référence pour la coopération universitaire et la recherche sur le continent.

La ministre, qui assure également la présidence du Conseil des ministres du CAMES, a été accueillie à son arrivée à l’aéroport international de Lomé par le ministre délégué togolais chargé de l’Enseignement supérieur, en présence du consul honoraire de la République de Guinée au Togo, Ibrahima Kane.

Une réflexion continentale sur l’avenir de la recherche

Cette édition des Journées scientifiques se tient sous la présidence du chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, autour du thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».

L’événement réunit chercheurs, responsables universitaires et décideurs politiques afin de réfléchir aux moyens de renforcer la coopération scientifique et de mieux structurer les politiques de recherche au sein de l’espace CAMES.

Une conférence ministérielle sur les perspectives de la recherche

Au programme de cette rencontre figure notamment une conférence ministérielle prévue le 9 mars. À cette occasion, Diaka Sidibé interviendra dans un panel consacré aux perspectives de développement de la recherche scientifique dans les pays membres du CAMES.

Les travaux devraient également permettre de présenter la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES, ainsi que ses principaux axes. Ce document stratégique a été élaboré lors d’une réunion tenue à Bamako, au Mali, du 19 au 23 janvier 2026.

La Guinée met en avant ses réformes en matière d’innovation

La délégation guinéenne profitera de cette tribune pour partager l’expérience du pays dans la mise en place d’un cadre réglementaire consacré au développement de la recherche scientifique et de l’innovation.

À travers cette participation, les autorités guinéennes entendent renforcer leur contribution aux dynamiques de coopération académique en Afrique et promouvoir une politique de recherche capable de soutenir durablement le développement économique et social du continent.

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Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays.

Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité.

Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 »

Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040.

Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs.

Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux

L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays.

Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances.

Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État

Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques.

Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF.

Transparence et efficacité au cœur des investissements publics

Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance.

À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les résultats.

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Guinée : 940 nouvelles recrues officiellement intégrées à la Police nationale

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a procédé à l’intégration officielle de 940 nouveaux agents au sein de la Police nationale de Guinée, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo.

L’événement a réuni l’ensemble des responsables de l’institution policière, notamment l’Administrateur général de police, Djénaba Sory Camara, marquant une étape importante dans le processus de renforcement des effectifs et de modernisation des forces de sécurité.

Servir la Nation, un engagement avant tout moral

Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement des jeunes recrues, soulignant qu’elles ont choisi de servir la Nation avant même la formalisation administrative de leur statut. Un geste qu’il a présenté comme le reflet d’un profond sens du devoir et du patriotisme.

Rappelant la portée symbolique et institutionnelle du port de l’uniforme, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo a insisté sur les valeurs qui doivent guider l’action policière : loyauté, intégrité et sens du service public. Selon lui, l’uniforme représente avant tout un engagement moral envers la République et les citoyens.

Il a par ailleurs réaffirmé que la formation continue et la professionnalisation des forces de police demeurent au cœur des priorités du département, dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles.

Discipline et professionnalisme au cœur des attentes

De son côté, la Directrice générale de la Police nationale a indiqué que cette intégration répond à une attente forte et légitime en matière de sécurisation du territoire. Djénaba Sory Camara a invité les nouveaux agents à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à exercer leurs fonctions avec discipline, loyauté et sens du devoir.

Elle a également réaffirmé la détermination de la Direction générale à poursuivre, avec professionnalisme et dévouement, sa mission républicaine de protection des personnes et de leurs biens.

À travers cette intégration massive, les autorités entendent consolider les effectifs et adapter l’institution policière aux défis sécuritaires contemporains, dans un contexte où les attentes des populations en matière de sécurité demeurent élevées.

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Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger : 150 postes publics ouverts aux Guinéens rapatriés.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de réintégration des ressortissants de retour au pays. Dans un communiqué rendu public le 3 mars 2026 à la télévision nationale, le Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger (MAEG) annonce l’ouverture de 150 postes dans la fonction publique, exclusivement réservés aux citoyens rapatriés.

Une réponse aux défis de la réinsertion

Portée par le département dirigé par Morissanda Kouyaté, cette initiative vise à répondre aux difficultés d’insertion socio-professionnelle auxquelles sont confrontés de nombreux Guinéens de retour de l’étranger. Entre précarité, inadéquation des compétences et manque d’opportunités, ces profils peinent souvent à se réintégrer durablement dans le tissu économique national.

En ouvrant l’accès à l’administration publique, les autorités entendent offrir un cadre de stabilité et valoriser les compétences acquises à l’international.

Des postes exclusivement dédiés aux rapatriés

Selon les précisions du ministère, les 150 postes sont strictement réservés aux Guinéens rapatriés. Cette mesure ciblée traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place des mécanismes concrets d’accompagnement, en transformant le retour au pays en opportunité plutôt qu’en rupture.

Au-delà de l’insertion professionnelle, l’initiative participe également à une stratégie plus large de mobilisation des compétences de la diaspora au service du développement national.

Modalités de candidature en cours de précision

Les candidats concernés sont invités à constituer un dossier comprenant les pièces professionnelles requises. Les dépôts devront s’effectuer au siège du ministère, auprès de la Direction des Guinéens établis à l’étranger.

Les autorités annoncent que des informations complémentaires, notamment sur les critères de sélection et les modalités pratiques de recrutement, seront communiquées dans les prochains jours.

Un signal politique en direction de la diaspora

À travers cette décision, le gouvernement guinéen adresse un signal fort à sa diaspora et aux ressortissants récemment rapatriés. En leur ouvrant les portes de la fonction publique, il cherche à favoriser une réintégration durable, tout en capitalisant sur les expériences acquises à l’étranger.

Dans un contexte marqué par les enjeux migratoires et les retours contraints, cette mesure s’inscrit dans une approche plus structurée de gestion des mobilités et de valorisation du capital humain.

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Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Conakry après plusieurs semaines d’absence.

Après plusieurs semaines passées hors du territoire national, le président de la transition guinéenne, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, s’apprête à regagner Conakry. L’annonce a été faite par son conseiller personnel, Thierno Mamadou Bah, lors d’une intervention sur Radio France Internationale, mettant un terme aux nombreuses spéculations entourant son absence.

Selon cette source officielle, le retour du chef de l’État est prévu pour le vendredi 6 mars 2026.

Une absence liée à des contraintes d’agenda et de récupération

Face aux interrogations persistantes, les autorités ont tenu à rassurer l’opinion publique. Thierno Mamadou Bah a expliqué que cette période d’éloignement s’inscrivait dans un contexte de forte sollicitation liée aux responsabilités présidentielles, nécessitant un temps de récupération.

Il a ainsi balayé les rumeurs relatives à l’état de santé du président, évoquant une situation maîtrisée et sans motif d’inquiétude.

Un contexte marqué par un déficit de communication

Le chef de l’État guinéen avait quitté le pays à la mi-février pour prendre part au sommet de l’Union africaine. Toutefois, l’absence de communication officielle régulière sur son agenda et sa localisation avait alimenté les interrogations au sein de l’opinion.

Ce retour annoncé intervient donc dans un climat où les attentes restent fortes en matière de transparence institutionnelle et de communication publique, dans un pays engagé dans une transition politique sensible.

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Guinée : le mouvement GMD pose les bases de sa structuration politique.

Le mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), porté par le slogan « Bâtir ensemble », a franchi une étape clé de son organisation en tenant, samedi 28 février 2026, son Assemblée générale constitutive dans un complexe hôtelier de Conakry. Cette rencontre marque une avancée significative dans la structuration du courant politique soutenant le pouvoir en place.

Une mobilisation des figures de l’exécutif

La cérémonie a réuni plusieurs hauts responsables de l’État, dont le Premier ministre Amadou Oury Bah, qui assure également la coordination générale du mouvement. À ses côtés, plusieurs membres du gouvernement ont fait le déplacement, notamment en charge de l’Élevage, de la Jeunesse et des Sports, de la Communication, de la Pêche, de la Fonction publique, de l’Enseignement supérieur et de la Promotion féminine.

La présence d’anciens ministres a également été remarquée, traduisant une dynamique d’adhésion autour de cette initiative politique liée aux soutiens du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.

Clarifier l’organisation et apaiser les tensions internes

Selon les organisateurs, cette Assemblée générale visait avant tout à préciser les contours de la mise en place des instances fondatrices du mouvement. Elle avait également pour objectif de dissiper les rumeurs et de prévenir d’éventuelles frustrations parmi les membres et sympathisants, dans un contexte de forte attente autour de la formalisation du projet politique.

Un processus suspendu au retour du chef de l’État

Les responsables du mouvement ont toutefois annoncé la suspension provisoire des activités liées à la création officielle du parti, en attendant le retour du président Mamadi Doumbouya à Conakry. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée d’aligner la finalisation du processus sur la vision et les orientations du chef de l’État.

Prenant la parole, Amadou Oury Bah a insisté sur la portée symbolique de la présence du président pour l’aboutissement du projet. Il a rappelé que le mouvement s’inscrit dans la continuité des événements du 5 septembre 2021 et dans la mise en œuvre de la vision portée par Mamadi Doumbouya. Selon lui, la participation du chef de l’État à l’acte fondateur du parti revêt une importance majeure, tant pour la cohésion interne que pour l’adhésion des différentes composantes sociales.

Une ambition affirmée sur la scène politique

Au-delà des aspects organisationnels, la rencontre a permis de réaffirmer les valeurs et les ambitions du GMD. Le mouvement entend s’imposer comme un acteur central du paysage politique en Guinée, en fédérant autour d’un projet axé sur la modernisation de l’État, le développement économique et la cohésion nationale.

Cette étape marque ainsi le début d’un processus structurant pour les soutiens du pouvoir, à l’approche des échéances politiques à venir.

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Guinée : les 20 nominations à la Primature.

À travers un décret signé par le président Mamadi Doumbouya, vingt hauts cadres ont été nommés à la Primature. Voici la liste complète :

  1. Dr Daouda Kamissoko – Ministre directeur de cabinet

  2. M. Lancinet Awa Doumbouya – Directeur de cabinet adjoint

  3. Mme Fatoumata Binta Diallo – Cheffe de cabinet

  4. Dr Saïko Oumar Baldé – Conseiller spécial

  5. M. Mohamed Yahya Bah – Conseiller chargé de mission

  6. M. Souleymane Touré – Conseiller juridique et affaires institutionnelles

  7. M. Siddy Yahya Camara – Conseiller politique, dialogue social et relations avec les acteurs nationaux

  8. M. François Abou Soumah – Conseiller chargé des affaires diplomatiques, de la coopération et des relations internationales

  9. M. Thierno Souleymane Bah – Conseiller en coordination interministérielle et suivi des réformes

  10. M. Olomou Koné Kourouma – Conseiller en stratégie économique, finance publique et financement du développement

  11. Mme Yayé Mariama Diallo – Conseillère chargée du capital humain, de la jeunesse, du sport, de l’éducation et de la formation

  12. Dr Imidine Touré – Conseiller chargé du numérique, de la transformation digitale et de l’innovation publique

  13. M. Cheick Alioune Diallo – Conseiller chargé des affaires territoriales, de la décentralisation et de la gouvernance locale

  14. M. Aboubacar Camara – Conseiller en communication stratégique et relations publiques

  15. Mme Aminata Bérété – Conseillère chargée de la cohésion sociale, de la citoyenneté et des dynamiques communautaires

  16. Mme Taïbou Diallo – Conseillère chargée de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage et de l’économie bleue

  17. M. Tierno Iliassa Baldé – Conseiller chargé de la planification stratégique, du suivi-évaluation et de la performance publique

  18. M. Bangaly Maty – Conseiller chargé des mines, de l’énergie et des infrastructures stratégiques

  19. Dr Robert Camara – Conseiller chargé de la santé, de la nutrition et de la sécurité sanitaire

  20. Mme Kadiatou Virginie Touré – Conseillère chargée du suivi des projets stratégiques à financement extérieur

Cette série de nominations marque une réorganisation d’ampleur au sein de la Primature guinéenne.