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OIF : la Candidature de la Mauritanie dans les starting-blocks

À sept mois du Sommet de la Francophonie 2026, prévu les 15 et 16 novembre à Phnom Penh, au Cambodge, la bataille pour la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) entre dans sa phase politique. Les candidatures ont été officiellement clôturées le 15 mai. Trois femmes dominent désormais les tractations diplomatiques : Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale de l’OIF, candidate à un troisième mandat soutenu par Kigali ; Juliana Lumumba, portée par le président Félix Tshisekedi ; et Dr Coumba Ba, présentée par Nouakchott comme une candidature de compromis entre les grands blocs africains. Ce portrait ci-dessous est consacré à la candidate mauritanienne Dr Coumba Ba. Ceux des autres postulants suivront dans nos prochaines éditions.

Dr Coumba Ba : «des réformes courageuses pour redonner à la Francophonie le rayonnement qu’elle mérite»

Officiellement investie en avril 2026, candidate au poste de Secrétaire générale de la Francophonie, Dr Coumba Ba bénéficie du soutien personnel du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Selon plusieurs sources diplomatiques, la candidature de la ministre-conseillère à la présidence a été évoquée lors du dîner entre Ghazouani et Emmanuel Macron à Paris en avril dernier, puis à Brazzaville avec Denis Sassou Nguesso et à Malabo avec Teodoro Obiang Nguema.

Dr Coumba porte depuis très longtemps la forte ambition de diriger le Secrétariat général de l’Organisation internationale de la France. Et elle a de très nombreux atouts pour y parvenir. Cette volonté s’est, notamment, traduite par la nomination en 2024  de Dr Coumba Ba comme Envoyé spécial de la Mauritanie pour la Francophonie.

Candidature mûrement réfléchie 

Nouakchott défend une ligne claire : réussir à fédérer autour de sa candidature l’ensemble des pays francophones, y compris ceux qui présentent des candidats. C’est ainsi que Dr Ba a effectué des visites en l’Afrique centrale, région d’’origine des deux autres candidates africaines.

Une façon évidente de montrer que la candidature mauritanienne n’est pas une candidature en réaction ou en opposition à celles des autres. Il s’agit d’une candidature mûrement réfléchie, portée par une personnalité reconnue pour ses compétences et sa très longue connaissance des enjeux internationaux.

Dans sa profession de foi, la candidate, ambitionne d’apporter des réformes courageuses pour redonner à la Francophonie le rayonnement qu’elle mérite dans le contexte international actuel. Une Francophonie plus utile à des Etats membres, plus apaisée, plus humaine et plus consensuelle.

« Une Francophonie de confiance, d’équilibre et d’utilité », résume-t-elle désormais dans ses prises de parole. Une formule qui traduit aussi la doctrine mauritanienne de “neutralité positive”. Dans cet esprit, le président mauritanien Mohamed Cheikh Ghazouani a rencontré ses homologues congolais Félix Tshisékedi et rwandais Paul Kagamé.

Restaurer la confiance dans l’OIF

La candidature de Dr Coumba Bâ au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie vise à restaurer la confiance dans l’institution, grâce à une diplomatie d’écoute et de préservation des équilibres.

Dr Coumba Ba prépare actuellement son audition du 30 juin avec une cellule présidentielle resserrée. Ceux qui la connaissent rappellent qu’elle fréquente les réseaux francophones depuis plus d’une décennie et qu’elle porte une vision réformatrice de l’organisation : une Francophonie plus ouverte, davantage tournée vers le multilinguisme, la médiation et la coopération culturelle.

La candidature mauritanienne est également perçue comme une tentative de repositionnement du monde arabe francophone et de l’Afrique de l’Ouest dans les équilibres internes de l’OIF. L’ancien ministre mauritanien Sid Ahmed Ould Bouh parle d’une « ambition légitime », reflet selon lui de la nouvelle stature internationale de Nouakchott.

L’Organisation internationale de la Francophonie est à une étape charnière. Face aux mutations géopolitiques, elle doit affirmer sa pertinence et porter sa vision par une personnalité expérimentée.

Née le 28 février 1970,  Dr Coumba a occupé plusieurs portefeuilles ministériels de premier plan : Fonction publique, Travail et Modernisation de l’administration, Jeunesse et Sports.

Ce passage par l’exécutif lui confère une compréhension concrète des défis administratifs, de l’employabilité des jeunes et de la réforme de l’État.

Une diplomatie qui dresse des passerelles et non des fractures

Dr Coumba Bâ a plusieurs cordes à son arc. Polyglotte, elle s’exprime couramment en cinq langues parlées sur les cinq continents : français, anglais, arabe, peulh, wolof. Femme d’action et de principes, elle incarne une Francophonie réelle : plurielle, métisse, à la croisée du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne.

Sur la scène internationale, elle s’est imposée comme une négociatrice discrète mais efficace. Elle a conduit des délégations de haut niveau et porté la voix de la Mauritanie dans des contextes sensibles auprès de chefs d’État africains. Cette pratique de la médiation lui donne une crédibilité immédiate dans les enceintes multilatérales, où l’OIF doit aujourd’hui rassembler plutôt que diviser.

Issue d’un pays fondateur de la Francophonie, au carrefour des espaces arabe et subsaharien, elle porte une voix de modération et de convergence. Dans un contexte où le Sud exige plus de poids dans la gouvernance multilatérale, sa candidature rééquilibre le récit francophone sans rompre avec son héritage.

Son long parcours auprès de cinq présidents successifs et son rôle actuel d’Envoyée spéciale auprès de l’OIF lui garantissent un accès direct aux capitales africaines et aux partenaires techniques et financiers. L’OIF a besoin de cette capacité de mobilisation pour relancer ses projets phares en matière de santé, d’éducation, d’économie créative et de numérique.

Source : FinancialAfrik.com

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Retour des Guinéens de Mauritanie : un pont aérien pour un retour attendu.

Près d’un millier de ressortissants de la Guinée vivent aujourd’hui en Mauritanie, parfois depuis plusieurs décennies. Mais pour beaucoup, l’heure est désormais au retour, portée par l’espoir d’un nouveau départ et les perspectives offertes par le programme Simandou 2040.

Une mission diplomatique au plus près des compatriotes

En déplacement en Mauritanie, le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, est allé à la rencontre de ses compatriotes afin d’évaluer leur situation et de leur transmettre un message de soutien des autorités.

Face à une communauté attentive, le chef de la diplomatie a insisté sur l’implication directe du président de la République, Mamadi Doumbouya, dans ce processus de retour. Il a assuré que des dispositions concrètes étaient en cours pour faciliter leur rapatriement dans des conditions dignes.

Un pont aérien pour organiser le retour

Conformément aux instructions présidentielles, un pont aérien doit être mis en place dès ce mardi afin d’assurer le retour progressif des Guinéens volontaires. Un premier groupe d’environ 60 personnes est attendu, marquant le lancement opérationnel de cette initiative.

Cette opération vise à répondre à une situation marquée, pour certains, par la précarité et l’isolement, notamment dans des zones comme Zouérat.

Des liens historiques rappelés

Au-delà de l’urgence sociale, Morissanda Kouyaté a tenu à rappeler la profondeur des relations entre les deux pays, évoquant les contributions historiques de la Guinée à la formation de cadres mauritaniens dans plusieurs secteurs, dont la santé et la culture.

Entre émotion et espoir d’un nouveau départ

Parmi les ressortissants concernés, les témoignages traduisent une forte émotion et une attente longtemps nourrie. Beaucoup voient dans ce rapatriement une opportunité de reconstruire leur vie en Guinée, dans un contexte de relance économique.

Après des années passées à l’étranger, ce retour s’inscrit pour eux comme une transition vers une nouvelle étape, marquée par la volonté de participer au développement national.

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Dakar–Nouakchott : le Sénégal et la Mauritanie consolident leur partenariat par de nouveaux accords sectoriels.

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi, ce jeudi à Dakar, une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale, avec la signature de plusieurs accords couvrant les secteurs scientifique, industriel et minier. Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique historique qui unit les deux pays.

La séance de travail conjointe a été conduite par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue mauritanien, El Moctar Ould Djay, au Building administratif Président Mamadou Dia. Elle a été suivie d’un point de presse conjoint marquant la portée politique et stratégique des engagements conclus.

Les discussions ont abouti à la signature de plusieurs instruments clés, notamment un accord de coopération scientifique portant sur l’échange de publications, de recherches et d’études, un protocole d’accord sur la coopération industrielle destiné à renforcer les échanges technologiques et le développement du secteur manufacturier, ainsi qu’un protocole d’entente dans le domaine des minéraux, axé sur une exploitation concertée et durable des ressources naturelles. Un mémorandum d’accord relatif au Cadre régional de coordination des activités du Projet régional de développement local du fleuve Sénégal a également été paraphé, avec pour objectif de promouvoir l’intégration régionale et le développement des territoires riverains.

À l’issue de la rencontre, les deux chefs de gouvernement ont salué la solidité des relations entre Dakar et Nouakchott et souligné l’importance de ces accords pour approfondir la coopération économique, scientifique et régionale. Selon les autorités, ces nouveaux engagements traduisent une volonté commune de bâtir un partenariat durable, au service du développement et du bien-être des populations des deux pays.

Par ces initiatives, le Sénégal et la Mauritanie réaffirment leur ambition de consolider un axe stratégique régional, où la science, l’industrie et les ressources naturelles constituent des leviers essentiels de croissance et d’intégration.

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Coopération bilatérale : le Premier ministre mauritanien Moctar Ould Djay en visite officielle à Dakar.

Le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, Moctar Ould Djay, effectue une visite officielle au Sénégal du 8 au 9 janvier 2026. Il s’agit de son premier déplacement à Dakar depuis sa nomination en août 2024.

Cette visite s’inscrit dans la continuité du déplacement du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, à Nouakchott du 12 au 14 janvier 2025, et revêt une importance stratégique. Elle offre aux deux chefs de gouvernement l’occasion de renforcer le partenariat entre le Sénégal et la Mauritanie, fondé sur un dialogue politique constant et une coopération soutenue.

Des projets structurants au cœur de la coopération

Les relations bilatérales se traduisent par des projets d’envergure, tels que le développement conjoint du projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) sur la frontière maritime, ainsi que la construction du pont de Rosso, destiné à faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Ces initiatives illustrent la volonté partagée de renforcer l’intégration économique, la stabilité régionale et la prospérité mutuelle.

Un rapprochement politique constant

Le dialogue entre Dakar et Nouakchott s’est intensifié ces dernières années, comme le montrent les multiples rencontres entre les chefs d’État. Depuis avril 2024, les dirigeants des deux pays se sont rencontrés à au moins cinq reprises, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ayant choisi de faire de la Mauritanie sa première visite officielle de mandat, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette relation.

Relance de la coopération institutionnelle

La coopération bilatérale a également été réactivée à travers la 13ᵉ session de la Grande Commission sénégalo-mauritanienne, tenue en février puis en novembre 2024 à Nouakchott, après près de neuf années d’interruption. Cette relance témoigne de la volonté commune de consolider les liens institutionnels et de renforcer le partenariat entre les deux nations.

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Mauritanie : une avancée médicale majeure avec la 3e mission nationale de transplantation rénale.

La Mauritanie vient de franchir une nouvelle étape dans le domaine de la santé avec la réussite de deux nouvelles greffes de rein dans le cadre de la 3e mission nationale de transplantation rénale. Parmi elles, une intervention inédite a marqué les esprits : la transplantation réalisée sur un enfant âgé de seulement 7 ans, une première dans le pays.

Cette prouesse chirurgicale témoigne non seulement de la montée en compétences des équipes médicales mauritaniennes, mais aussi de l’engagement des autorités sanitaires à renforcer l’accès aux soins spécialisés.

Le Pr Abdellatif Sidy Aly, néphrologue et président du Conseil national du don et de la transplantation en Mauritanie, salue cette avancée :

« Cette mission est une confirmation que la transplantation rénale est désormais une réalité en Mauritanie. La réussite de la greffe pédiatrique est un signal fort qui ouvre des perspectives immenses pour de nombreux patients en attente d’une solution thérapeutique durable. »

Ces opérations s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à développer les infrastructures médicales locales, réduire la dépendance aux soins à l’étranger et améliorer la qualité de vie des patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Avec cette réussite, la Mauritanie se positionne progressivement comme un pays capable de relever les défis complexes liés à la transplantation d’organes, tout en encourageant une culture du don et de la solidarité médicale.

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Partenariat Sénégal–Mauritanie : un nouvel élan depuis Tokyo.

En marge d’une rencontre internationale à Tokyo, le Sénégal et la Mauritanie ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération bilatérale. Les deux pays voisins, liés par une histoire commune et des intérêts stratégiques, ont profité de ce cadre pour approfondir leur partenariat dans plusieurs domaines clés.

Une coopération économique et énergétique

Au centre des discussions figurait le projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre les deux pays. Ce projet, développé en partenariat avec des compagnies internationales, représente une opportunité majeure pour renforcer la sécurité énergétique et stimuler la croissance économique des deux nations.

Diplomatie et intégration régionale

Au-delà de l’énergie, Dakar et Nouakchott ont insisté sur l’importance d’accroître leurs échanges commerciaux, de développer les infrastructures transfrontalières et de renforcer la sécurité commune. Les deux pays souhaitent également jouer un rôle moteur dans l’intégration de la sous-région ouest-africaine.

Un signal fort depuis Tokyo

Cette rencontre au Japon illustre la volonté du Sénégal et de la Mauritanie de donner une dimension internationale à leur coopération. En mettant en avant leurs priorités communes, ils cherchent aussi à attirer de nouveaux investisseurs et partenaires techniques dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la pêche, les transports et l’innovation.

Vers une alliance durable

Le partenariat sénégalo-mauritanien, déjà solide, entre ainsi dans une nouvelle phase. Porté par une vision partagée de développement et par des projets structurants, il s’impose comme un levier essentiel de stabilité et de prospérité pour toute la région.

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Mauritanie : le paiement électronique devient obligatoire pour les amendes de circulation

Le gouvernement mauritanien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation des services publics. À compter de ce mois de juillet 2025, le paiement des amendes de circulation ne pourra plus se faire en espèces. Cette mesure rend désormais obligatoire le recours aux moyens de paiement électronique pour régler toute infraction routière.

Une réforme dans la continuité de la modernisation administrative

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de modernisation de l’administration et de lutte contre la corruption. L’objectif affiché est double : renforcer la transparence dans la gestion des amendes routières, tout en facilitant les démarches pour les citoyens et les résidents. Les autorités espèrent ainsi réduire les interactions physiques entre usagers et agents de la circulation, une source potentielle de pratiques frauduleuses.

Des moyens de paiement diversifiés

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a précisé que plusieurs canaux de paiement seront disponibles :

  • Portefeuilles mobiles (tels que Masravi Pay ou MauriCash),

  • Cartes bancaires via les terminaux de paiement électronique installés dans les commissariats,

  • Plateformes en ligne sécurisées accessibles via smartphone ou ordinateur.

Un reçu électronique est automatiquement généré après chaque transaction, offrant une traçabilité complète.

Une sensibilisation en cours

Pour accompagner cette transition, les autorités ont lancé une campagne nationale d’information, incluant des spots radio, des publications sur les réseaux sociaux et des affiches dans les grands axes urbains. Les conducteurs sont ainsi invités à se familiariser avec les outils numériques et à créer un compte sur les plateformes officielles dédiées.

Vers une administration 100 % numérique ?

Cette réforme pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires, comme le paiement électronique des impôts, des frais de scolarité ou des services consulaires. Elle confirme également l’ambition de la Mauritanie de rattraper son retard en matière de gouvernance numérique, à l’image d’autres pays africains comme le Rwanda, le Maroc ou le Bénin.