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ONU : Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général

L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, samedi 17 octobre 2026, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, au lendemain d’un vote informel organisé au Conseil de sécurité.

Cette décision a été prise après des consultations avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et le chef de l’État sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la Cédéao.

Macky Sall explique vouloir favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle. Selon lui, les consultations menées depuis le début du processus montrent une préférence pour une personnalité issue d’Amérique latine ou des Caraïbes, avec une forte possibilité que le poste revienne à une femme.

Lors du scrutin informel du 16 octobre, l’ancien président sénégalais a obtenu cinq avis favorables contre dix défavorables, dont trois provenant de membres permanents du Conseil de sécurité. La Costaricienne Rebeca Grynspan est arrivée en tête avec neuf soutiens.

Malgré son retrait, Macky Sall a réaffirmé son engagement en faveur de la paix, du développement et de la coopération internationale. Il a également appelé à une réforme profonde du fonctionnement de l’ONU et invité l’Afrique à poursuivre ses efforts pour obtenir une place plus importante dans la gouvernance mondiale.

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CAN 2027 : le Syli National se relance face au Kenya grâce à Guirassy.

La Guinée tient sa première victoire dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Le Syli National s’est imposé 1-0 face au Kenya, jeudi 1er octobre 2026, au stade du 28-Septembre de Conakry. L’unique but de la rencontre a été inscrit par Serhou Guirassy à la 32e minute.

Cette victoire intervient après le revers concédé lors de la première journée face à l’Afrique du Sud, qui s’était imposée 2-1 à Johannesburg. Les hommes de Paulo Duarte étaient donc attendus à domicile pour lancer véritablement leur campagne dans le groupe D.

Guirassy fait la différence

Les deux sélections se sont livrées une première période disputée, avec plusieurs occasions de part et d’autre. La Guinée a toutefois progressivement pris le dessus et a fini par trouver l’ouverture peu après la demi-heure de jeu.

À la 32e minute, Serhou Guirassy a concrétisé une offensive guinéenne et placé le Syli National devant. L’attaquant a ainsi permis à son équipe de rejoindre les vestiaires avec un avantage d’un but.

Au retour des vestiaires, le Kenya a tenté de revenir au score et a exercé davantage de pression dans les dernières minutes. La défense guinéenne et le gardien Mohamed Camara ont néanmoins résisté aux offensives kényanes, permettant au Syli de conserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Le Syli retrouve son public

Cette rencontre avait également une dimension particulière pour la sélection guinéenne, qui retrouvait le stade du 28-Septembre et son public après plus de quatre ans sans disputer de match à domicile dans cette enceinte. Le retour à Conakry s’est finalement conclu par une victoire.

Avec ce succès, la Guinée totalise désormais trois points après deux journées et occupe la deuxième place du groupe D, derrière l’Afrique du Sud, qui compte six points après ses victoires contre la Guinée et l’Érythrée.

Le Kenya, de son côté, reste à un point après son match nul contre l’Érythrée lors de la première journée et cette défaite à Conakry. En tant que coorganisateur de la CAN 2027 avec la Tanzanie et l’Ouganda, le Kenya est déjà assuré de participer à la phase finale, mais prend part aux éliminatoires dans le cadre de la compétition du groupe D.

Après cette première victoire, le Syli National devra désormais poursuivre sa dynamique lors des prochaines journées afin de rester en course pour la qualification.

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Référendum de 1958 en Guinée : Histoire, acteurs et conséquences d’un vote décisif.

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« La liberté dans la pauvreté » : Le choix souverain qui a ébranlé l’Afrique francophone

CONAKRY- Le 28 septembre 1958, les électeurs guinéens étaient convoqués aux urnes pour se prononcer sur le projet de constitution de la Vᵉ République française, porté par le général Charles de Gaulle. Ce référendum proposait aux colonies de l’Afrique Occidentale Française (AOF) et de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) d’intégrer une « Communauté française » ou de rompre immédiatement leurs liens avec la métropole. Avec un rejet estimé à plus de 94 % des suffrages exprimés, la Guinée fut le seul territoire d’Afrique francophone à choisir le « NON », ouvrant la voie directe à la proclamation de son indépendance le 2 octobre 1958.

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La Guinée en 1958…

À la fin des années 1950, la Guinée française traverse une période de mutations sociopolitiques intenses. Sous le régime colonial, le territoire est marqué par une importante mobilisation syndicale et politique. Le Parti Démocratique de Guinée (PDG), section locale du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), est devenu la force politique hégémonique du pays.

Grâce à un ancrage populaire profond auprès des paysans, des ouvriers et des fonctionnaires, le PDG-RDA prône l’émancipation sociale et la fin des discriminations coloniales. Face à lui, des partis d’opposition comme le Bloc Africain de Guinée (BAG) ou la Démocratie Socialiste de Guinée (DSG) défendent des positions parfois plus modérées ou nuancées quant au rythme de la décolonisation.

Les acteurs clés du scrutin

Sékou Touré, premier président de la Guinée
Sékou Touré, premier président de la Guinée

Plusieurs figures politiques et institutionnelles ont marqué cette étape historique. Parmi eux, Ahmed Sékou Touré, leader du PDG-RDA et président du Conseil de gouvernement de la Guinée. Syndicaliste chevronné, il devient la figure de proue de la contestation contre la Communauté proposée par Paris.

Le Général Charles de Gaulle, Président du Conseil de la République française. En tournée africaine au mois d’août 1958 pour promouvoir sa Communauté, il cherche à maintenir un lien institutionnel étroit entre la France et ses colonies.

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Barry Diawadou et Barry III (Ibrahima Saidou). Bien qu’initialement favorables au projet de la Communauté ou partisans de réformes progressives, ils finissent par se rallier au consensus du « NON » face à l’élan populaire.

Bernard Cornut-Gentille, Ministre de la France d’Outre-mer, et Jean Risterucci, gouverneur de la Guinée française, représentants de l’administration coloniale chargés de l’organisation du scrutin.

Du discours de Conakry à la rupture avec la métropole

La rupture décisive s’est jouée un mois plus tôt, lors de la visite du général de Gaulle à Conakry le 25 août 1958. Lors d’une séance solennelle à l’Assemblée territoriale, Ahmed Sékou Touré prononce une allocution restée célèbre dans les annales politiques africaines, déclarant : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans la servitude. »

Piqué au vif, le général de Gaulle, répond séance tenante : « L’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre le 28 septembre en répondant « NON » à la proposition qui lui est faite. Je garantis que la Métropole n’y mettra pas d’obstacle. »

Dès cet instant, le destin de la consultation est scellé en Guinée. La consigne de vote pour le « NON » se généralise à travers tout le territoire national.

Témoignages et mémoires d’archives

Les témoignages conservés par la mémoire collective et documentés par les archives de votre quotidien Africaguinee.com rendent compte de la ferveur et du climat particulier qui régnaient dans le pays le jour du vote.

« Il était normal au référendum du 28 septembre 1958 que la Guinée devienne indépendante. Surtout qu’entre-temps les autres partis politiques ont rejoint le PDG avec l’idée qu’il ne sera pas enregistré dans l’histoire que par rapport à la libération de la Guinée, ils étaient en reste », se souvient le sociologue Ismaël Condé.

La rupture immédiate

Dès le lendemain du scrutin, les résultats confirment le rejet du projet constitutionnel par 1. 136. 000 voix contre environ 57 000 « OUI ». La réaction du gouvernement français est immédiate. Il prend acte de la volonté d’indépendance et cesse ses prestations financières et administratives.

Les fonctionnaires, médecins, enseignants et techniciens français reçoivent l’ordre d’évacuer le territoire dans des délais très brefs. Les archives administratives, le matériel technique et les équipements d’État sont rapatriés ou détruits.

Portée historique

Quatre jours après le vote, le 2 octobre 1958, l’Assemblée territoriale de Conakry se proclame Assemblée nationale constituante et proclame l’indépendance de la République de Guinée, élisant Ahmed Sékou Touré comme premier président.

Ahmed Sékou Touré

En disant « NON » au référendum du 28 septembre 1958, la Guinée est devenue la pionnière des indépendances en Afrique subsaharienne francophone, déclenchant une dynamique géopolitique qui conduira, deux ans plus tard, en 1960, à l’émancipation de la quasi-totalité des colonies françaises d’Afrique.

« 1960, c’est la conséquence de 1958. C’est indéniable. L’indépendance de la Guinée c’est un fait de Dieu (…). Quand la Guinée a pris son indépendance, les autres pays ont vu qu’elle n’est tombée. Dès lors, les mouvements des syndicats et des étudiants dans ces pays se sont accentués. Après, c’est De-Gaulle lui-même qui a décidé que les autres pays de la colonie accèdent à l’indépendance », expliquait à Africaguinee.com le Pr Ibrahima Caba Bah.

Pour l’actuel premier ministre guinéen, « la Guinée du 28 septembre 1958, c’était une Guinée adulée et observée par le monde entier qui projetait une volonté, une ambition de transformation, de liberté et de dignité ».

Amadou Oury Bah ajoute que l’autre idée qui rejoint celle de 1958, est que la Guinée était une « référence au début de l’indépendance ».

Source : Focus Africaguinee.com

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Élection de Boubacar Yacine Diallo à la PRA-UEMOA-GUINÉE : le président sortant Pitalounani TELOU salue « une brillante élection ».

Réunis en Assemblée générale les 31 août et 1ᵉʳ septembre 2026 à Conakry, les régulateurs de l’audiovisuel sous-régional ont porté Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC Guinée, à la tête de la PRA-UEMOA-GUINÉE.

Régulation élections

​Dans une correspondance officielle adressée depuis Lomé ce 3 septembre 2026 dont Guineenews a reçu copie, le président de la HARC du Togo et président sortant de l’instance, Pitalounani TELOU, a adressé ses compliments à son successeur :

​« À mon retour de Conakry, je voudrais vous adresser mes chaleureuses et sincères félicitations pour votre brillante élection à la tête de la Plateforme des Régulateurs de l’Audiovisuel de l’UEMOA et de la Guinée (PRA-UEMOA-GUINÉE). »

​Le diplomate togolais a également salué la qualité de l’organisation et l’accueil réservé aux délégations :

​« Permettez-moi de vous exprimer toute ma gratitude pour l’excellente organisation et la parfaite réussite des travaux […]. Je voudrais également exprimer ma profonde reconnaissance au peuple guinéen pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité dont mon équipe et moi-même avons particulièrement bénéficié. »

​Impressionné par les chantiers en cours dans le pays hôte, Pitalounani TELOU a tenu à mentionner les progrès économiques de la Guinée :

Pouvoir exécutif

« Je ne saurais, par ailleurs, passer sous silence mon admiration pour les autorités guinéennes […]. La construction du Port minéralier de Moribaya en constitue, à mes yeux, une parfaite illustration. »

​En concluant sa lettre, le président sortant a formulé le vœu de voir émerger « une régulation moderne, efficace et adaptée aux mutations du paysage médiatique », scellant ainsi une passe de témoin fraternelle à la tête de la régulation audiovisuelle ouest-africaine.

Source : Guinéenews.

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Sénégal : les prix des produits importés progressent de 2 % en juin.

Les prix des produits importés au Sénégal ont augmenté de 2 % en juin 2026 par rapport au mois précédent, tandis que ceux des produits exportés sont restés stables, selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Cette évolution traduit une hausse ponctuelle du coût des importations, principalement portée par les produits minéraux, les matériels de transport et certains produits agricoles et industriels.

Les importations tirées par les produits minéraux et les transports

La hausse mensuelle de 2 % des prix à l’importation s’explique notamment par l’augmentation des prix des produits minéraux, qui ont contribué à hauteur de 0,7 point, suivis des matériels de transport (+0,3 point), des produits du règne végétal (+0,2 point) et des produits des industries chimiques (+0,2 point).

Les prix des produits minéraux ont progressé de 1,3 %, notamment sous l’effet du renchérissement des produits pétroliers raffinés et du gaz de pétrole. Les matériels de transport ont, pour leur part, enregistré une hausse de 7,7 %, notamment en raison de l’augmentation des prix des voitures de tourisme et des véhicules destinés au transport de marchandises.

Malgré cette progression mensuelle, les prix des importations restent inférieurs de 0,4 % à leur niveau de juin 2025. Sur les six premiers mois de 2026, ils affichent également un recul de 5,7 % par rapport à la même période de 2025.

Des exportations stables sur le mois

Du côté des exportations, les prix sont restés inchangés entre mai et juin 2026. La hausse des prix des produits minéraux, des produits alimentaires et de certains produits chimiques a été compensée par la baisse des prix des métaux précieux et des produits du règne animal.

Sur un an, les prix des produits exportés affichent toutefois une progression de 10,1 %. Sur le premier semestre, ils ont augmenté de 12,8 % par rapport à la même période de 2025.

Les produits minéraux exportés ont notamment enregistré une hausse de 5 %, portée par l’augmentation des prix des produits pétroliers raffinés. À l’inverse, les prix de l’or destiné au marché suisse ont reculé de 3,8 %.

Les termes de l’échange se dégradent légèrement

Malgré la progression annuelle des prix à l’exportation, les termes de l’échange se sont légèrement détériorés en juin. L’indicateur s’est établi à 1,24, contre 1,26 en mai.

Cette évolution s’explique notamment par des mouvements défavorables dans plusieurs catégories de produits, dont les graisses et huiles, les machines et appareils, ainsi que les peaux et cuirs.

Les données de l’ANSD mettent ainsi en évidence une situation contrastée : le Sénégal bénéficie d’une progression notable des prix de ses exportations sur un an, mais reste confronté à une hausse mensuelle du coût de ses importations.

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Au Ghana, un parlement panafricain des jeunes pour peser sur la démocratie.

Depuis 1999, la Journée internationale de la jeunesse est célébrée tous les 12 août. Une journée qui met en lumière les défis et le rôle des jeunes dans la société. L’édition de cette année coïncide avec la tenue quelques jours plus tôt de la session inaugurale du Parlement panafricain des jeunes pour la démocratie avec un objectif affiché : ne plus laisser les décisions démocratiques se prendre sans eux. Par  Éloi Mbainaiwala Danepeur.

Du 3 au 5 août s’est tenue à Accra la session inaugurale du Parlement panafricain des jeunes pour la démocratie. L’événement a été co-organisé par la Fondation de l’innovation pour la démocratie, à l’initiative du Parlement panafricain des jeunes, Parliamentary Network Africa et la National Youth Authority du Ghana, avec le soutien du Parlement ghanéen et de plusieurs partenaires institutionnels et diplomatiques.

Venus de toute l’Afrique et de la diaspora européenne, 13 des 14 jeunes parlementaires élus à l’issue d’un vote organisé en ligne du 3 au 9 juillet dernier ont pris part aux travaux, épaulés par une délégation de jeunes Ghanéens.

Ngang God’swill, l’un des 14 jeunes parlementaires élus pour la zone Afrique centrale, affirme au sortir des échanges faire « confiance à la jeunesse pour porter le développement dont ce continent, et mon pays, le Cameroun, ont urgemment besoin. » Même tonalité chez Julia Somé, du Burkina Faso et parlementaire élue pour la zone Afrique de l’Ouest, qui affirme croire « de plus en plus que notre génération a une force particulière : nous avons la possibilité de nous rencontrer au-delà des frontières, de croiser nos expériences et de transformer nos différences en intelligence collective. » Un optimisme partagé par Badal Fohmoh, du Cameroun, membre du programme des Jeunes ambassadeurs de la démocratie, elle aussi présente à Accra. « Je rentre avec la certitude que les lignes bougent », affirme-t-elle.

« J’ai acquis de nouvelles perspectives, partagé mes idées et rencontré d’autres jeunes leaders. Plus important encore, j’ai compris que les jeunes ne doivent pas seulement être considérés comme les leaders de demain, mais qu’ils doivent également avoir une voix significative dans la prise de décision aujourd’hui », souligne Thomas Obeng Danso, membre de la délégation du Ghana, à l’issue des trois jours de travaux.

Un symbole assumé

Le choix du lieu et de la date et du lieu n’a rien d’anodin. Août est le mois de la jeunesse au Ghana, et le 12 août marque la Journée internationale de la jeunesse des Nations Unies. Surtout, Accra reste associée à l’histoire des indépendances africaines et à la naissance du panafricanisme. Un héritage que les organisateurs revendiquent explicitement.

Premier pays d’Afrique subsaharienne à accéder à l’indépendance en 1957, le Ghana s’est affirmé, sous l’impulsion de Kwame Nkrumah, comme l’un des principaux foyers intellectuels du panafricanisme moderne. « Le choix du Ghana comme pays hôte de cette édition inaugurale revêt une portée historique, symbolique et stratégique particulière », résume Arlande Aroukoun, responsable du laboratoire Nord Portes de l’Europe de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.

Trois axes de travail et des propositions soutenues par des personnalités

Structurés autour du thème « Une démocratie qui mise sur l’énergie des jeunes », les échanges ont porté sur trois axes : miser sur l’énergie de la jeunesse, faire confiance aux jeunes pour changer le monde, et leur donner les ressources pour y parvenir.

Les participants ont planché sur les défis démocratiques du continent, la place des jeunes dans les processus de décision, et les conditions d’émergence de sociétés africaines plus inclusives et résilientes. Selon les organisateurs, ce parlement constitue un espace dédié à la génération d’idées, à la construction de réseaux et au développement du leadership démocratique. Il vise à formuler des propositions et à affirmer une citoyenneté panafricaine renouvelée, susceptible de faire émerger des réponses africaines aux défis démocratiques contemporains.

Sur un plan plus concret, face aux conflits et à l’insécurité que connaît le continent africain, les jeunes ont décidé de mettre sur pied un groupe qui travaillera exclusivement sur ces questions. Ils ont d’ailleurs reçu le soutien de la Botswanaise Mpule Kgetsi, ancienne Ambassadrice de la jeunesse de l’Union africaine pour la paix pour l’Afrique australe, qui a promis de mettre son expertise au service de ce groupe. Autre soutien de poids : celui de la Sud-Africaine Bonolo Makgale, spécialiste des questions de démocratie, de gouvernance et d’engagement citoyen, qui a proposé de faciliter les mises en relation avec d’autres parlementaires et initiatives du Parlement panafricain, pour les jeunes souhaitant approfondir leur connaissance de l’institution ou rejoindre des dynamiques existantes ».

Des personnalités qui apportent leur appui

D’autres personnalités présentes ont elles aussi tenu à apporter leur soutien à cette initiative, à l’exemple de l’Ambassadrice de France au Ghana, Diarra Dimé Labille, qui s’est engagée à créer, avec les partenaires, un espace de dialogue de haut niveau entre jeunes, institutions et monde diplomatique. Elle a également rappelé la place particulière du Ghana dans l’histoire démocratique du continent.

De son côté, Scyrielle Philomène Sende Etali, Administratrice Directrice générale de l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte, est revenue sur la jeunesse comme un moment charnière : garder sa capacité à s’émerveiller, à découvrir, à s’interroger, mais aussi utiliser ce temps avec sagesse pour préparer la suite. Elle a invité les jeunes à se demander ce qu’ils aiment, ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, et comment tracer le chemin vers ce qui compte réellement. Au regard de son rôle à la tête de cette agence, on peut aussi y lire un signal : l’économie verte constitue une voie importante pour la formation, l’employabilité et l’accès des jeunes à des emplois dignes.

Les travaux ont également été marqués par la présence du Très Honorable Bernard Ahiafor, First Deputy Speaker du Parlement du Ghana, et d’Osman Abdulai Ayariga, Directeur général de la National Youth Authority.

Une déclaration comme pacte d’engagement en préparation

À l’issue des travaux, les participants ont signé un communiqué final scellant leur engagement à rédiger ensemble la Déclaration d’Accra, dont la présentation officielle est prévue le 15 septembre 2026, Journée internationale de la démocratie. Le texte devrait porter sur la participation des jeunes aux décisions publiques, l’accès à des moyens de subsistance dignes et à l’énergie, la lutte contre la désinformation, et les défis climatiques.

Une initiative qui s’inscrit dans un contexte de recomposition démocratique

Cette initiative intervient dans un contexte où près de 60 % de la population africaine selon les estimations des Nations Unies a moins de 25 ans, faisant du continent le plus jeune du monde, alors même que les canaux institutionnels de participation politique restent largement dominés par des générations plus âgées. Elle fait écho à des cadres existants, comme la Charte africaine de la jeunesse adoptée par l’Union africaine en 2006, mais s’en distingue par son ambition de créer un espace de représentation directe et élue, plutôt que consultatif. Dans un contexte marqué par une succession de coups d’État en Afrique de l’Ouest et centrale et par une défiance grandissante envers les processus électoraux classiques, ce pari sur une jeunesse organisée et légitimée par le vote peut se lire comme une tentative de renouveler les formes de participation démocratique, sans pour autant garantir, à ce stade, une influence réelle sur les processus décisionnels formels des États membres. La présence, parmi les soutiens, d’une responsable de l’économie verte gabonaise n’est d’ailleurs pas anodine : ce secteur constitue aujourd’hui l’une des voies les plus concrètes pour la formation, l’employabilité et l’accès des jeunes africains à des emplois dignes.

Source : LesNouvellesd’Afrique.

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Union africaine–Mali : Mahmoud Ali Youssouf en visite à Bamako pour relancer le dialogue politique.

Cette mission diplomatique intervient alors que l’Union africaine poursuit ses efforts en faveur d’un dialogue renforcé avec les autorités de la Transition malienne, avec pour objectif de maintenir les échanges politiques tout en accompagnant le retour progressif à l’ordre constitutionnel.

Une visite placée sous le signe du dialogue

À son arrivée dans la capitale malienne, Mahmoud Ali Youssouf a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Les deux responsables ont eu un premier entretien consacré aux relations entre le Mali et l’Union africaine ainsi qu’aux principaux dossiers d’intérêt commun. Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur le contenu précis de leurs échanges.

Au cœur de cette visite figure également une audience prévue avec le président de la Transition, le général Assimi Goïta. Cette rencontre devrait permettre d’aborder les perspectives de coopération entre Bamako et l’organisation continentale, même si l’ordre du jour officiel n’a pas été rendu public.

Une mission dans le prolongement des décisions du Conseil de paix et de sécurité

La visite du président de la Commission de l’UA s’inscrit dans la continuité des orientations définies par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine lors de sa réunion du 28 avril 2026.

À cette occasion, les États membres avaient demandé à la Commission d’intensifier les contacts de haut niveau avec les autorités maliennes afin de favoriser un dialogue politique constructif.

Les discussions devaient notamment porter sur les conditions du retour à l’ordre constitutionnel, l’élaboration d’un calendrier de transition crédible ainsi que les perspectives de normalisation des relations entre Bamako et l’organisation panafricaine.

Le Conseil avait par ailleurs réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en plaidant pour un renforcement de l’appui technique et opérationnel au secteur de la sécurité, notamment dans les domaines du renseignement, de l’alerte précoce et du conseil stratégique.

Une suspension toujours en vigueur depuis 2021

Le Mali demeure suspendu de la participation aux activités, organes et institutions de l’Union africaine depuis le 1er juin 2021.

Cette décision avait été prise par le Conseil de paix et de sécurité après l’arrestation du président de la Transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre Moctar Ouane, à la suite de la prise de pouvoir du colonel Assimi Goïta, déjà acteur majeur du changement de régime intervenu en août 2020.

L’organisation avait alors conditionné la levée de cette suspension au rétablissement d’un ordre constitutionnel conforme à ses principes de gouvernance démocratique.

Toutefois, cette mesure ne remet pas en cause l’appartenance du Mali à l’Union africaine. Elle limite uniquement sa participation aux instances décisionnelles de l’organisation, tandis que les échanges diplomatiques et les mécanismes de coopération continuent d’être maintenus.

Une présence permanente de l’Union africaine au Mali

Malgré cette suspension, l’Union africaine poursuit ses activités au Mali grâce à son Bureau de liaison pour le Mali et le Sahel, dirigé par Mamadou Tangara, ancien ministre gambien des Affaires étrangères.

Également Haut Représentant et Représentant spécial du président de la Commission pour le Mali et le Sahel, il assure le suivi des initiatives de médiation, de coopération sécuritaire et de dialogue politique dans la région.

Le 15 mai 2026, Mahmoud Ali Youssouf avait reçu Mamadou Tangara afin d’évaluer l’évolution de la situation sécuritaire et politique au Sahel et de préparer la poursuite des initiatives diplomatiques de l’Union africaine auprès des États de la région.

Une stratégie de rapprochement avec les États du Sahel

Depuis son entrée en fonction, Mahmoud Ali Youssouf multiplie les initiatives destinées à préserver les canaux de dialogue avec les pays du Sahel.

Dès mai 2025, il avait engagé des consultations avec les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger accrédités auprès de l’Union africaine afin d’explorer les conditions d’une reprise progressive des échanges institutionnels.

Ces discussions visaient notamment à élaborer une feuille de route consensuelle permettant un retour progressif au fonctionnement constitutionnel, tout en tenant compte des réalités politiques et sécuritaires propres à chacun de ces États.

Une transition politique prolongée au Mali

Cette visite intervient également dans un contexte marqué par l’évolution du cadre juridique de la Transition malienne.

Promulguée le 8 juillet 2025, la révision de la Charte de la Transition prévoit que le général Assimi Goïta exerce les fonctions de chef de l’État pour une période de cinq ans, renouvelable autant de fois que nécessaire jusqu’au rétablissement de conditions sécuritaires permettant l’organisation d’une élection présidentielle.

Le texte précise que la Transition prendra fin après la tenue d’un scrutin présidentiel, la prestation de serment du président élu et la transmission effective du pouvoir.

La loi autorise également les responsables des institutions de la Transition, y compris le président de la Transition, à être candidats aux futures élections.

Une visite attendue pour clarifier les perspectives entre Bamako et l’Union africaine

Au-delà de son caractère protocolaire, la visite de Mahmoud Ali Youssouf constitue une nouvelle tentative de rapprochement entre l’Union africaine et les autorités maliennes.

Les conclusions de son entretien avec le général Assimi Goïta devraient permettre de mieux cerner les orientations futures des relations entre Bamako et l’organisation continentale, notamment sur les questions liées à la gouvernance, à la sécurité et à l’évolution du processus de transition.

Les déclarations officielles attendues à l’issue de cette mission pourraient également préciser les prochaines étapes du dialogue engagé entre les deux parties et les perspectives d’une normalisation progressive des relations institutionnelles.

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Davos d’Été 2026, en Chine : la diplomatie économique guinéenne en mode solutions.

Pékin – Dalian – Shanghai, du 23 au 27 juin 2026 – En marge de sa participation remarquée à la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Davos d’Été, la visite officielle du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, en République populaire de Chine s’est distinguée par une démarche orientée vers la recherche de solutions concrètes aux défis structurels de la Guinée.

10005483001Accompagné d’une délégation composée du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, de conseillers techniques de la Présidence en charge des infrastructures et de l’économie, de conseillers de la Primature, du Directeur général de l’Agence guinéenne de développement ainsi que de hauts cadres des ministères des Mines et de la Géologie et des Affaires étrangères, le Chef du Gouvernement a fait le choix de mettre à profit chaque étape de cette mission pour échanger avec les principaux acteurs industriels, technologiques et institutionnels chinois.

L’approche traduit la conviction forte de faire des grands forums internationaux des lieux où se nouent des partenariats capables d’apporter des réponses opérationnelles aux préoccupations quotidiennes des populations.

En 2026, la Guinée représentait l’Afrique à plusieurs séquences majeures du Forum économique mondial. Cette responsabilité diplomatique s’est accompagnée d’une intense activité de terrain, tournée vers les expériences les plus avancées de la Chine dans des secteurs directement liés aux priorités nationales.

Le monde

Trouver une piste de solution durable à la gestion des déchets

IMG 20260630 WA0004La visite du centre de valorisation énergétique des déchets de Shanghai SIIC Baojingang Hills s’inscrit dans cette logique. Face aux défis de l’assainissement de la ville de Conakry et des principales villes du pays, la délégation guinéenne a étudié, à Shanghai, un modèle capable de traiter quotidiennement 3 800 tonnes de déchets, de produire de l’électricité et de transformer les résidus en matériaux de construction.

 

Au-delà de la performance technologique, cette visite a permis d’engager des discussions avec des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans la collecte, le tri, la valorisation énergétique des déchets et la réhabilitation des décharges urbaines.

 

Pour le Gouvernement, il s’agit d’une piste sérieuse afin d’accélérer les réformes engagées dans le secteur de l’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Observer les infrastructures qui dessinent l’économie du futur

IMG 20260630 WA0011Au Port de Shanghai, premier port à conteneurs au monde, le Premier ministre et sa délégation ont découvert un niveau d’automatisation qui redéfinit les standards mondiaux de la logistique. Pilotage intelligent, robotisation des opérations, exploitation du big data, gestion écologique des terminaux : autant d’innovations qui nourrissent la réflexion engagée sur la modernisation des infrastructures stratégiques guinéennes.

Pour un pays engagé dans le développement du corridor de Simandou, l’aménagement de hubs logistique au nord et dans l’amélioration de sa compétitivité logistique, cette immersion offre des enseignements précieux.

Faire de Simandou un moteur d’industrialisation

IMG 20260630 WA0009La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les grands groupes industriels partenaires de la Guinée. Les visites successives auprès de CHINALCO, SPIC, puis de Baosteel, premier producteur mondial d’acier et acteur majeur du Projet Simandou, ont porté sur une ambition commune : faire du développement minier un levier de transformation industrielle.

IMG 20260630 WA0008La délégation guinéenne a pu mesurer le niveau d’intégration industrielle atteint par ces groupes, dont les chaînes de production hautement automatisées illustrent les perspectives offertes par une meilleure valorisation locale des ressources naturelles.

Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, consistant à dépasser l’exportation des matières premières pour développer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de compétences industrielles en Guinée.

Accélérer la transformation numérique

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 11 scaledLa visite du centre de recherche et développement de Huawei à Shanghai a ouvert un autre champ de coopération. Les solutions présentées en matière de connectivité, de cybersécurité, de gouvernance numérique, de réseaux intelligents, de supervision énergétique et d’exploitation minière assistée par l’intelligence artificielle rejoignent plusieurs chantiers prioritaires engagés par le Gouvernement suivant les orientations stratégiques du Chef de l’Etat.

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 25 scaledL’objectif est de mettre les technologies numériques au service de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité économique et de la modernisation des services rendus aux citoyens.

La coopération sino-guinéenne est appelée à se diversifier

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 5 scaledAvec le gouvernement municipal de Shanghai, la délégation guinéenne a également exploré de nouvelles perspectives de coopération décentralisée dans les domaines de l’investissement, de l’industrie, de la logistique portuaire, de la recherche scientifique, de la formation, du tourisme et des échanges culturels. Les autorités de Shanghai ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre les engagements pris par les Présidents des deux pays, en développant des partenariats concrets avec la Guinée.

Une mission tournée vers l’action

Dans un contexte où la Guinée accélère la mise en œuvre de ses grands projets structurants, la mission conduite par le Premier ministre en Chine illustre une approche fondée sur l’observation des meilleures pratiques internationales, le développement de partenariats stratégiques et la recherche de solutions immédiatement mobilisables au bénéfice des populations. Au-delà de la représentation diplomatique de la Guinée au Forum économique mondial, la participation guinéenne traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque coopération extérieure un levier de transformation économique, d’innovation et de création de valeur pour le pays.

Le monde

Gestion durable des déchets, modernisation portuaire, industrialisation autour de Simandou, transition numérique, innovation technologique et coopération territoriale, sont autant de domaines dans lesquels les échanges engagés en Chine ouvrent des perspectives nouvelles pour accompagner la transformation économique de la Guinée.

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Forum d’été de Davos : la Guinée et la Chine renforcent leur partenariat stratégique à Dalian.

À la veille de l’ouverture de la 17ᵉ Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connue sous le nom de Forum d’été de Davos, la Guinée et la Chine ont réaffirmé leur volonté de consolider une coopération devenue essentielle dans leurs relations bilatérales. Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a été reçu ce mardi 23 juin à Dalian par son homologue chinois, Li Qiang, dans le cadre d’une audience marquée par des échanges approfondis sur les perspectives économiques et les projets structurants entre les deux pays.

Une audience symbolique avant le rendez-vous économique mondial

Cette rencontre intervient dans un contexte où la Chine cherche à renforcer ses partenariats avec les pays africains engagés dans des dynamiques de transformation économique. La délégation guinéenne a d’ailleurs bénéficié d’une attention particulière en étant la première reçue par les autorités chinoises en marge de ce grand rendez-vous économique international.

Au-delà du caractère protocolaire, cette audience témoigne de l’importance stratégique que Pékin accorde à la Guinée, partenaire clé en Afrique de l’Ouest et acteur majeur du secteur minier mondial.

Pékin réaffirme son engagement aux côtés de Conakry

Au cours des discussions, le Premier ministre chinois Li Qiang a mis en avant la solidité des liens historiques qui unissent la Chine et la Guinée depuis plusieurs décennies. Il a rappelé que cette coopération repose sur une confiance mutuelle durable et sur une volonté commune d’approfondir les échanges dans plusieurs secteurs prioritaires.

Les deux responsables ont notamment évoqué le développement de l’agro-industrie, le renforcement de la coopération minière, l’amélioration des conditions de vie des populations ainsi que les opportunités offertes par l’initiative chinoise de la Ceinture et la Route, plus connue sous le nom de Nouvelle Route de la Soie.

Pour Pékin, ces domaines constituent des axes stratégiques susceptibles d’accompagner durablement la croissance économique de la Guinée et de renforcer les échanges entre les deux pays.

La Guinée met en avant la vision Simandou 2040

Prenant la parole à son tour, Amadou Oury Bah a salué la qualité du partenariat sino-guinéen et transmis les salutations du président de la République, Mamadi Doumbouya, aux autorités chinoises.

Le chef du gouvernement guinéen a profité de cette rencontre pour présenter les grandes orientations du programme Simandou 2040, considéré comme la pierre angulaire de la stratégie nationale de transformation économique. Ce programme vise notamment à accélérer l’industrialisation du pays à travers la valorisation locale des ressources naturelles, la création d’emplois et le développement d’infrastructures structurantes.

Selon le Premier ministre, cette ambition doit permettre à la Guinée de dépasser son statut traditionnel d’exportateur de matières premières pour devenir un véritable pôle industriel et logistique à l’échelle africaine.

Agro-industrie, énergie et infrastructures au cœur des priorités

Dans cette dynamique, Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité d’intensifier les investissements dans des secteurs jugés essentiels pour l’avenir du pays.

Les échanges ont notamment porté sur le développement de l’agro-industrie, considéré comme un levier de souveraineté alimentaire et de création de valeur ajoutée, mais également sur les projets énergétiques structurants. Le Premier ministre a évoqué à ce titre le barrage hydroélectrique de Fomi ainsi que le déploiement d’infrastructures photovoltaïques destinées à renforcer l’accès à l’énergie et à soutenir l’industrialisation du pays.

Ces projets s’inscrivent dans la volonté affichée des autorités guinéennes de bâtir une économie plus diversifiée, plus compétitive et davantage tournée vers les énergies propres.

De nouvelles perspectives pour la coopération sino-guinéenne

Cette rencontre bilatérale organisée en prélude au Forum d’été de Davos ouvre de nouvelles perspectives pour le partenariat entre Conakry et Pékin. Elle intervient dans un environnement international marqué par la recherche de modèles de développement plus résilients, durables et inclusifs.

Pour la Guinée, cette coopération renforcée avec la Chine apparaît comme un levier stratégique pour accélérer la mise en œuvre de ses grands projets de transformation économique, tandis que Pékin consolide sa présence auprès d’un partenaire africain disposant d’importantes ressources naturelles et d’un potentiel industriel en pleine expansion.

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Coupe du monde 2026 : le Cabo Verde surprend l’Uruguay.

La Coupe du monde 2026 continue de réserver son lot de surprises. Lors des rencontres disputées dimanche dans les groupes H et G, le Cabo Verde a confirmé son statut de sensation du tournoi en tenant tête à l’Uruguay (2-2), tandis que l’Iran a décroché un précieux match nul face à la Belgique (0-0). Deux performances qui relancent les ambitions de ces sélections avant la dernière journée de la phase de groupes.

Le Cabo Verde poursuit son parcours historique

Après avoir déjà surpris en neutralisant l’Espagne (0-0) lors de son premier match, le Cabo Verde a une nouvelle fois démontré sa capacité à rivaliser avec les grandes nations du football mondial. Opposés à l’Uruguay, double champion du monde, les Requins Bleus ont livré une prestation courageuse et disciplinée pour arracher un deuxième match nul consécutif.

Les hommes de Bubista ont ouvert le score dès la 21e minute grâce à Kevin Pina, auteur d’un but historique puisqu’il devient le premier joueur cap-verdien à trouver le chemin des filets en phase finale de Coupe du monde.

L’Uruguay a toutefois réagi juste avant la pause en renversant temporairement la situation grâce à des réalisations de Maxi Araújo (44e) puis d’Agustín Canobbio dans le temps additionnel de la première période (45e+6).

Au retour des vestiaires, le Cabo Verde n’a jamais renoncé. Entré en jeu quelques minutes auparavant, Hélio Varela a permis à son équipe d’égaliser à la 61e minute, offrant un point précieux à sa sélection et entretenant le rêve d’une qualification historique.

Avec deux points au compteur après deux journées, le Cabo Verde demeure pleinement en course pour une place en seizièmes de finale. Son destin se jouera lors de l’ultime rencontre face à l’Arabie saoudite, tandis que l’Uruguay devra affronter l’Espagne dans un duel décisif.

« Nous pouvons être satisfaits de ce que nous avons accompli aujourd’hui », a déclaré le sélectionneur Bubista, saluant la détermination et l’engagement de ses joueurs face à l’une des grandes nations du football mondial.

Une fin de phase de groupes sous haute tension

À l’approche de la troisième et dernière journée, les deux groupes restent particulièrement ouverts.

Dans le groupe H, l’Espagne occupe provisoirement la première place avec quatre points, devant l’Uruguay et le Cabo Verde qui comptent chacun deux unités. L’Arabie saoudite reste également en embuscade.

Dans le groupe G, l’Égypte mène la danse avec quatre points, tandis que l’Iran et la Belgique suivent avec deux points chacun, laissant présager une lutte serrée pour les places qualificatives.

Le Mondial des surprises

Ces résultats illustrent parfaitement l’évolution de cette Coupe du monde élargie, où les écarts entre favoris et outsiders semblent se réduire. Le Cabo Verde et l’Iran incarnent cette dynamique en démontrant qu’une organisation collective solide, une discipline tactique rigoureuse et une forte détermination peuvent permettre de rivaliser avec des nations traditionnellement plus expérimentées.

À une journée de la fin du premier tour, les deux sélections continuent ainsi d’entretenir l’espoir d’une qualification historique pour la phase à élimination directe, confirmant que cette édition 2026 est déjà l’une des plus imprévisibles de l’histoire récente du football mondial.