548904618 1217570463748109 3309909681353234093 n 360x320

Le ministre de l’Information répond aux préoccupations des populations à Fria.

À la demande des responsables locaux, un lot de motos neuves a été mis à disposition afin de faciliter leur mobilité et d’améliorer l’efficacité de leurs missions. La radio rurale de Fria a également bénéficié de nouveaux équipements destinés à renforcer ses capacités techniques et son rôle d’information auprès des citoyens.

En réponse à une sollicitation du notable El Sitan Condé, le ministre a doté le conseil des sages d’équipements techniques et d’un écran téléviseur, installés à son domicile pour un meilleur accès à l’information.

Par ailleurs, le ministère prévoit l’installation de matériels audiovisuels pour les jeunes de certaines localités reculées ainsi que la réalisation de forages, offerts au nom du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya.

Ce séjour de deux semaines, marqué par des tournées dans les districts les plus éloignés, a permis au ministre, parrain de la localité, de s’imprégner des réalités du terrain, de recueillir les doléances des habitants et d’apporter des solutions immédiates aux besoins les plus urgents.

Le ministre de l’Information et de la Communication a réaffirmé son engagement à porter la voix des populations de Fria auprès du gouvernement, dans la perspective d’un développement durable et inclusif de la préfecture.

Stade 360x300

CAN 2025 : le Maroc dévoile ses infrastructures aux journalistes africains.

Rabat, septembre 2025. À un peu plus de trois mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), le Maroc a ouvert ses portes à une cinquantaine de journalistes et d’influenceurs venus de différents pays du continent. L’initiative, portée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), vise à mettre en lumière les infrastructures sportives et hôtelières qui accueilleront cette grande fête du football africain.

Une tournée à travers les villes hôtes

Au programme, la visite des principaux stades sélectionnés pour abriter la compétition, notamment à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir. Ces enceintes sportives, modernisées ou nouvellement construites, répondent aux standards internationaux de la FIFA et de la CAF. Les délégations ont pu constater la qualité des pelouses, des vestiaires, des espaces médias ainsi que des dispositifs de sécurité et d’accueil des supporters.

Outre les infrastructures sportives, une attention particulière a été portée aux hôtels et centres de séjour destinés aux équipes et aux supporters. Le Maroc entend offrir une expérience complète alliant compétition sportive et hospitalité, dans le respect des exigences logistiques et organisationnelles d’un tournoi de cette envergure.

Mettre en avant le savoir-faire marocain

Cette opération de communication s’inscrit dans la volonté des autorités marocaines de démontrer leur capacité à organiser une CAN de haut niveau. Elle traduit également l’ambition du royaume de se positionner comme un hub sportif et touristique en Afrique.

Le président de la FRMF a rappelé que l’accueil de la CAN 2025 représente « une opportunité unique de célébrer le football africain tout en mettant en valeur le dynamisme et les infrastructures modernes du pays ».

Une vitrine pour l’Afrique

La présence de journalistes et influenceurs africains offre une large visibilité médiatique à l’événement. À travers leurs reportages, chroniques et contenus numériques, ils joueront un rôle clé dans la promotion de la CAN auprès des millions de supporters du continent.

Un compte à rebours lancé

Prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, la CAN rassemblera 24 nations africaines dans une compétition qui promet de conjuguer sport, culture et fête populaire. Pour le Maroc, c’est un double enjeu : réussir l’organisation technique et logistique du tournoi, mais aussi renforcer son image de terre d’accueil et de football.

1009564 Drapeau de lOuganda 360x320

Ouganda : un accord bilatéral pour accueillir des migrants refoulés.

Le gouvernement ougandais a confirmé sa décision d’accepter sur son territoire certains migrants refoulés des États-Unis, dans le cadre d’un accord bilatéral conclu récemment entre Kampala et Washington. Cette initiative illustre la volonté de l’Ouganda de renforcer sa coopération diplomatique avec les États-Unis, tout en poursuivant sa politique d’accueil des personnes déplacées.

Selon les autorités, les modalités de cet accord prévoient l’installation temporaire de migrants dans des centres d’accueil spécialement désignés, avant que des solutions durables ne soient envisagées, qu’il s’agisse d’un retour volontaire, d’une réinstallation dans un autre pays ou d’une intégration locale.

L’Ouganda, déjà reconnu pour sa politique d’asile parmi les plus ouvertes d’Afrique, abrite actuellement plus de 1,5 million de réfugiés, principalement en provenance du Soudan du Sud, de la République démocratique du Congo et du Burundi. L’accord avec les États-Unis vient ainsi renforcer l’image du pays comme un acteur humanitaire clé sur la scène internationale.

Du côté américain, cet engagement est présenté comme une réponse conjointe aux défis migratoires mondiaux, dans un contexte marqué par l’augmentation des flux migratoires et la nécessité de solutions partagées.

Les autorités ougandaises précisent toutefois que l’accueil de ces migrants se fera dans le respect des droits humains et des standards internationaux, tout en veillant à la sécurité nationale et à la stabilité sociale.

Avec ce partenariat, Kampala entend consolider ses relations diplomatiques avec Washington et démontrer sa capacité à jouer un rôle actif dans la gestion des enjeux migratoires globaux.

Jad20231102 conf mauritanie ghazouani face a la presse 360x320

Afrique–Japon : le président Ghazouani invité d’honneur à la TICAD 9

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été convié à prendre part à la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), rendez-vous majeur du partenariat entre le Japon et le continent africain.

Un forum stratégique pour l’Afrique

La TICAD, lancée en 1993 par le Japon, réunit périodiquement chefs d’État, dirigeants d’organisations internationales, acteurs économiques et partenaires de la société civile. Son objectif est de stimuler la coopération entre l’Afrique et le Japon dans des domaines clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’innovation technologique, la santé et l’éducation.

La Mauritanie au centre des échanges

La présence du président Ghazouani à cette édition témoigne de la reconnaissance du rôle croissant de la Mauritanie dans les dynamiques régionales africaines. Pays riche en ressources minières et énergétiques, engagé dans la transition vers les énergies renouvelables, la Mauritanie attire un intérêt particulier des partenaires internationaux. Sa participation à la TICAD permettra de mettre en avant ses priorités nationales, notamment le développement durable, la sécurité alimentaire et l’intégration économique.

Un partenariat axé sur l’avenir

Le Japon, qui mise sur des partenariats équilibrés et respectueux de la souveraineté des pays africains, entend renforcer sa présence sur le continent à travers des investissements stratégiques. La TICAD 9 sera ainsi l’occasion de consolider les projets en cours et de définir de nouvelles pistes de coopération dans un contexte marqué par les défis mondiaux tels que le changement climatique et la sécurité énergétique.

Une rencontre aux enjeux multiples

Au-delà de la dimension bilatérale entre Nouakchott et Tokyo, la participation du président Ghazouani symbolise l’importance croissante des pays africains dans le dialogue international. La conférence devrait déboucher sur des engagements concrets en faveur de la croissance inclusive, de l’innovation et de la stabilité régionale.

Avec la TICAD 9, l’Afrique et le Japon réaffirment leur volonté commune de bâtir un partenariat stratégique, durable et orienté vers l’avenir.

SONKO 360x320

“Jubbanti Koom” : le Sénégal opte pour une thérapie budgétaire made in Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé le 1er août dernier, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique et social inédit, à la hauteur des défis structurels que traverse le pays. Ce plan, baptisé “Jubbanti Koom”, symbolise une volonté claire : reconquérir la souveraineté économique du Sénégal, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Une stratégie de rupture maîtrisée

Doté d’un budget estimé à 4 600 milliards FCFA sur 3 ans, le plan repose sur une promesse audacieuse : mobiliser 90 % de ces ressources localement, via la rationalisation fiscale, l’élargissement de l’assiette, la suppression de certaines exonérations et la lutte contre la corruption.

« Ce plan n’est pas une austérité. C’est une réforme responsable et souveraine », a déclaré Sonko dans un ton sobre mais déterminé.

Objectif : un déficit public maîtrisé

L’objectif est clair : ramener le déficit budgétaire de 12 % à 3 % du PIB d’ici 2027, tout en continuant à investir dans les secteurs sociaux et productifs. Une performance budgétaire que le FMI et les bailleurs observeront de près.

Un pari politique autant qu’économique

Ce plan s’inscrit dans le discours de rupture porté par le Président Diomaye Faye : sortir des logiques d’endettement à tout prix, renforcer la redevabilité publique, et bâtir un modèle économique plus juste. Mais il pose aussi des défis : la capacité à mobiliser rapidement les ressources internes, à éviter les blocages syndicaux liés à la rigueur, et à maintenir la croissance.

Jubbanti Koom” est bien plus qu’un plan économique : c’est une vision politique du développement, une tentative de repositionner l’État comme pilote stratégique, et non comme simple relais d’une économie globalisée.

Reste à savoir si cette volonté de réformes profondes résistera aux épreuves du temps, des pressions sociales et des réalités budgétaires.

Annalyse

Le plan Jubbanti Koom, littéralement « redresser la Nation » en wolof, incarne la rupture voulue par le tandem Diomaye Faye – Sonko : sortir le Sénégal de sa dépendance chronique aux financements extérieurs, restaurer la transparence dans la gestion publique et stimuler une croissance plus équitable.

Les piliers du plan :

  1. Souveraineté budgétaire :

    • Financement à 90 % par ressources internes

    • Aucune dette extérieure nouvelle contractée

    • Rationalisation des dépenses

  2. Assainissement et justice fiscale :

    • Élargissement de l’assiette fiscale

    • Lutte contre les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale

    • Nouvelles taxes ciblées (tabac, jeux en ligne, visas)

  3. Réduction du déficit public :

    • Objectif : ramener le déficit de 12 % du PIB à 3 % d’ici 2027

    • Contrôle strict des dépenses publiques

  4. Relance de l’investissement productif :

    • Soutien accru à l’agriculture, à l’industrie locale, aux PME

    • Orientation des ressources vers des projets à impact réel

  5. Gouvernance participative :

    • Élaboration concertée avec les acteurs sociaux, économiques et institutionnels

    • Création d’un Haut Conseil de suivi du plan

Mouhamed Zamal Gueye photo  360x320

À 26 ans, Mouhamed Zamal Guèye consacre son talent en remportant le concours international de poésie 2025.

À seulement 26 ans, Mouhamed Zamal Guèye s’impose sur la scène littéraire mondiale en remportant le prestigieux concours international de poésie 2025. Originaire de Thiès et ayant poursuivi une partie de ses études à Saint-Louis, ce jeune poète incarne l’émergence d’une nouvelle génération d’écrivains africains, alliant authenticité culturelle et modernité stylistique.

Son œuvre, saluée par le jury pour sa force évocatrice et la richesse de ses images poétiques, puise dans les réalités africaines tout en abordant des thèmes universels tels que l’identité, la liberté, l’espoir et la résilience. Pour Zamal, la poésie n’est pas qu’un art, c’est un engagement : celui de donner une voix aux émotions, aux aspirations et aux luttes de toute une génération.

Lors de la cérémonie de remise des prix, tenue en ligne et retransmise à l’international, le jeune poète a exprimé sa gratitude envers ses lecteurs et mentors, soulignant l’importance de la discipline et de la passion dans un parcours artistique. « La poésie m’a appris la patience et la force des mots. Chaque vers est une promesse faite à l’humanité », a-t-il déclaré.

Avec cette victoire, Mouhamed Zamal Guèye ouvre une nouvelle page pour la poésie sénégalaise, confirmant que la littérature reste un outil puissant de rayonnement culturel. Ses projets à venir incluent la publication d’un recueil inédit et des ateliers d’écriture destinés aux jeunes passionnés.

89807424 63449373 360x320

CAN Féminine 2024 : les Lionnes de l’Atlas renversent la RDC et s’ouvrent la voie des quarts.

La sélection marocaine féminine a signé un véritable exploit ce week-end lors de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2024, en venant à bout de la République démocratique du Congo sur un score spectaculaire de 3-2. Menées au score en première période, les Lionnes de l’Atlas ont fait preuve d’une remarquable résilience pour inverser la tendance et s’imposer dans un match à haute intensité.

Une entame difficile, une réaction exemplaire

Tout avait pourtant mal commencé pour les Marocaines, surprises dès les premières minutes par une équipe congolaise agressive et bien organisée. La RDC a ouvert le score à la 14e minute, puis doublé la mise avant la pause, profitant de quelques errements défensifs côté marocain.

Mais au retour des vestiaires, les Lionnes de l’Atlas sont revenues avec un tout autre visage. Sous l’impulsion de leur capitaine Ghizlane Chebbak et avec le soutien d’un public venu en nombre, elles ont réduit le score à la 50e minute, avant d’égaliser dix minutes plus tard grâce à un superbe tir lointain. Le but de la victoire est survenu à la 83e minute, scellant un retour triomphal et un message fort envoyé au reste du continent.

Un pas vers les quarts de finale

Cette victoire permet au Maroc de prendre une option sérieuse pour la qualification en quarts de finale, en se positionnant parmi les meilleures équipes de son groupe. Elle confirme également les progrès constants du football féminin marocain, soutenu depuis plusieurs années par une stratégie de développement ambitieuse portée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Une dynamique à confirmer

Pour les joueuses de Reynald Pedros, cette remontée spectaculaire renforce la cohésion et la confiance du groupe avant les prochaines rencontres. Le sélectionneur s’est montré satisfait : « Les joueuses ont montré du caractère, de la solidarité et un esprit de compétition remarquable. Rien n’est encore joué, mais cette victoire montre qu’on est prêtes à aller loin. »

Du côté de la RDC, la frustration était palpable. Les Léopards dames devront absolument l’emporter lors de leur prochain match pour espérer rester en lice dans la compétition.

CIAO sac de riz 812x530 1 360x320

Le Groupe CIAO annonce une stabilité remarquable des prix du riz en Guinée

Le Groupe CIAO est fier d’annoncer une stabilité remarquable des prix du riz en Guinée, denrée essentielle au quotidien des Guinéens. Cette tendance positive offre un répit bienvenu aux consommateurs, qui voient enfin les prix de leur aliment de base demeurer constants après une période de fluctuations.

Cette stabilité représente un avantage direct pour les ménages guinéens, leur permettant d’aborder leurs dépenses alimentaires avec une plus grande sérénité.

À titre d’exemple, le sac de 50 kg de riz blanc 25 % brisures est actuellement disponible à 220 000 GNF chez CIAO, importateur majeur du pays. Mieux encore, le prix de gros du sac de 50 kg de riz étuvé « barabara » s’établit à 250 000 GNF. Ces tarifs sont demeurés constants depuis de nombreux mois.

Cette tendance positive est le fruit de la convergence de plusieurs facteurs clés. D’une part, la fluctuation baissière des prix du riz sur le marché international, notamment en Inde, a contribué à cette accalmie.

D’autre part, les efforts significatifs du gouvernement guinéen au niveau de la chaîne de dédouanement ont joué un rôle crucial. L’État a activement œuvré pour faciliter l’importation et réduire les coûts annexes, allégeant ainsi le fardeau sur les importateurs et, par extension, sur les consommateurs.

Le Groupe CIAO saisit cette occasion pour exprimer sa profonde gratitude au Président de la République, Général Mamadi Doumbouya, pour ses efforts continus visant à assurer le bien-être des populations guinéennes.

Nous remercions également chaleureusement Madame Diaka Sidibé, Ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, dont le travail acharné contribue sans relâche à l’amélioration de l’environnement des affaires en Guinée.

 

Africa Guinée

Sommet Afrique Espagne 360x320

Madrid accueille le 3e Sommet Afrique-Espagne pour renforcer les échanges économiques

La capitale espagnole a accueilli le troisième Sommet Afrique-Espagne, un rendez-vous stratégique destiné à intensifier les partenariats économiques, commerciaux et diplomatiques entre les pays africains et l’Espagne. Organisé par la Confédération espagnole des organisations patronales (CEOE) en partenariat avec Casa África et le gouvernement espagnol, cet événement témoigne de l’ambition de l’Espagne de s’ancrer davantage sur le continent africain, considéré comme un partenaire d’avenir.

Une volonté de dynamiser les relations Sud-Sud

Ce sommet, qui a rassemblé plus de 300 participants, dont des ministres africains, des ambassadeurs, des chefs d’entreprise et des décideurs institutionnels, s’est articulé autour du thème : « Une alliance pour la croissance partagée ». L’objectif est clair : faire de l’Espagne une porte d’entrée privilégiée pour l’Afrique vers l’Europe et inversement, tout en favorisant les investissements croisés.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réaffirmé la vision de Madrid : « L’Afrique est une priorité de la politique étrangère espagnole. Nous voulons dépasser la logique d’aide pour bâtir de véritables partenariats économiques équilibrés. »

Des secteurs prioritaires au cœur des discussions

Les échanges ont principalement porté sur les secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’agro-industrie, la technologie et la finance verte. L’Espagne, qui voit dans l’Afrique une région à fort potentiel de croissance, veut mettre à profit son expertise pour accompagner le développement de projets structurants sur le continent.

Le président de la CEOE, Antonio Garamendi, a souligné que « le secteur privé espagnol est prêt à investir dans des projets durables, à condition que la stabilité et la transparence soient garanties dans les pays partenaires ».

Vers une coopération gagnant-gagnant

Le sommet a aussi été l’occasion de signer plusieurs accords bilatéraux et protocoles d’entente entre des entreprises espagnoles et africaines. Un accent particulier a été mis sur le rôle des PME et sur l’importance de créer des chaînes de valeur locales intégrées.

Pour les pays africains présents, cette rencontre illustre une nouvelle dynamique : celle d’un partenariat respectueux, qui rompt avec les anciennes approches paternalistes et mise sur la réciprocité.

Un sommet qui s’inscrit dans la durée

Après les éditions précédentes, le sommet de Madrid confirme la volonté des deux parties d’inscrire leur coopération dans le long terme. La multiplication de forums économiques, de missions commerciales et de plateformes de dialogue entre les acteurs africains et espagnols laisse entrevoir une montée en puissance des relations Afrique-Espagne.

Petrole le president du Senegal Diomaye Faye aux anges 360x320

Un an après le début de l’exploitation du pétrole à Sangomar : le Sénégal dépasse les attentes et affirme sa souveraineté énergétique

Il y a un an, le 11 juin 2024, la société australienne Woodside Energy lançait officiellement l’exploitation pétrolière du champ offshore de Sangomar, marquant une étape décisive pour le secteur énergétique sénégalais. Grâce à son unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), installée au large des côtes, les premiers barils de brut étaient extraits des profondeurs de l’Atlantique.

Douze mois plus tard, le bilan dépasse largement les projections initiales. D’après un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production nationale a atteint 16,9 millions de barils en 2024, soit bien au-dessus des 11,7 millions prévus. Cette performance exceptionnelle s’est traduite par des recettes avoisinant les 950 millions de dollars (soit 595,5 milliards de francs CFA), illustrant l’importance économique de cette ressource pour le pays.

Le champ de Sangomar, situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises, repose sur un réseau de 12 puits en activité, connectés à la plateforme FPSO. Celle-ci assure une production stable de près de 100 000 barils par jour, destinés en grande partie aux marchés internationaux. Une nouveauté de taille a également marqué cette première année : le marché intérieur a pu bénéficier, pour la première fois, d’un approvisionnement en brut extrait localement. Ce tournant est salué par les autorités comme un pas important vers une plus grande autonomie énergétique.

La dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2025. En janvier, la production s’est élevée à 3,11 millions de barils, avant de se stabiliser à 2,70 millions en février, puis de repartir à la hausse avec 3,08 millions en mars et un record de 3,8 millions en avril, correspondant à quatre cargaisons destinées à l’export. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait franchir le cap des 30,5 millions de barils produits d’ici la fin de l’année, soit près du double du volume de 2024.

Au-delà des chiffres, ce premier anniversaire symbolise un tournant historique pour le pays. Le gouvernement souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente de cette manne pétrolière, affirmant sa volonté d’en faire un moteur de développement durable et de prospérité partagée pour l’ensemble de la population.