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Guinée-Sénégal : l’ambassadeur Mandjou Dioubaté et le député de la diaspora Elhadj Diarouga Diallo participe à une rencontre avec la diaspora guinéenne à Dakar

L’ambassadeur de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a pris part, samedi 3 octobre 2026 à Dakar, à la Convergence de la Diaspora Guinéenne. Organisée par le député de la diaspora guinéenne, Elhadj Diarouga Diallo, la rencontre a réuni plusieurs représentants et acteurs de la communauté guinéenne autour des préoccupations de la diaspora.

La communauté guinéenne établie au Sénégal a été au cœur d’une rencontre consacrée à ses enjeux et à ses préoccupations. Samedi 3 octobre 2026, l’ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a participé à la Convergence de la Diaspora Guinéenne, organisée à Dakar par l’honorable Elhadj Diarouga Diallo, député de la diaspora guinéenne.

La rencontre a rassemblé différents acteurs de la communauté guinéenne autour d’échanges portant notamment sur les réalités vécues par les Guinéens établis au Sénégal et sur les questions liées à leur participation à la vie économique et sociale de leur pays d’origine.

 

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Belgique–Rwanda : Bruxelles et Kigali rétablissent leurs relations diplomatiques

La Belgique et le Rwanda ont officiellement décidé de rétablir leurs relations diplomatiques, rompues en mars 2025 sur fond de tensions liées à la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite le 22 septembre 2026, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Dans une déclaration conjointe, les deux gouvernements indiquent avoir convenu de reprendre leurs relations diplomatiques à compter du 22 septembre. Ils prévoient également de rouvrir prochainement leurs ambassades respectives. Dans un premier temps, celles-ci devraient être dirigées par des chargés d’affaires, avant la nomination ultérieure d’ambassadeurs.

Des mois de discussions pour renouer le dialogue

Cette reprise intervient après plusieurs mois de contacts entre les ministres des Affaires étrangères belge et rwandais, Maxime Prévot et Olivier Nduhungirehe. Selon le communiqué conjoint, leurs échanges ont permis d’aborder différents points de divergence et malentendus dans un « esprit constructif ».

Les deux pays ont par ailleurs salué le rôle du Qatar dans le processus de rapprochement. Doha avait notamment facilité une première rencontre entre les deux ministres à Doha en juin 2025.

À New York, les deux chefs de la diplomatie ont également confirmé leur volonté de maintenir un dialogue régulier, y compris sur les dossiers internationaux qui continuent de susciter des divergences.

Le conflit dans l’est de la RDC au cœur des tensions

La rupture diplomatique de mars 2025 était intervenue dans un contexte de fortes tensions autour du conflit dans l’est de la RDC. Le Rwanda avait alors mis fin à ses relations avec la Belgique, accusant Bruxelles de prendre position contre Kigali dans cette crise.

La Belgique avait, de son côté, adopté une position critique concernant la situation dans l’est congolais et avait soutenu au niveau européen des mesures de pression à l’encontre de responsables liés au conflit. Le dossier reste aujourd’hui l’un des principaux sujets de désaccord entre Bruxelles et Kigali.

Le conflit oppose notamment les autorités congolaises au mouvement AFC/M23, qui contrôle des territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les Nations unies et plusieurs gouvernements occidentaux accusent le Rwanda de soutenir le mouvement, ce que Kigali dément. Le Rwanda affirme pour sa part agir face à la menace constituée par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé opérant dans l’est de la RDC.

Un dialogue maintenu malgré les divergences

La reprise des relations diplomatiques ne signifie pas la disparition des désaccords entre les deux pays. Dans leur déclaration commune, la Belgique et le Rwanda réaffirment leur engagement en faveur d’un dialogue « ouvert, franc et transparent », fondé notamment sur la non-ingérence, le respect mutuel et une volonté de coopération constructive.

Le ministre belge Maxime Prévot a également souligné que le rétablissement des relations diplomatiques devait permettre de conserver des canaux de dialogue structurés tout en maintenant la position de la Belgique sur l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC.

La réouverture annoncée des ambassades à Bruxelles et à Kigali constitue ainsi la première étape concrète de la normalisation des relations entre les deux pays, après environ dix-huit mois de rupture diplomatique.

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Guinée : cinq nouveaux ambassadeurs présentent leurs copies de lettres de créance.

Cinq ambassadeurs accrédités auprès du président de la République, Mamadi Doumbouya, ont présenté jeudi à Conakry les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté.

Les diplomates ont été reçus successivement par le chef de la diplomatie guinéenne. Il s’agit d’Antonio Haziroglou, ambassadeur de Grèce, Martin Podstavek, ambassadeur de Slovaquie, Gaston Gassoko, ambassadeur de la République du Congo, Edwin Pitty Madrid, ambassadeur du Panama, et Jacob Linulf, ambassadeur du Danemark.

Des représentants déterminés à renforcer les relations bilatérales

Au cours des différentes audiences, les nouveaux ambassadeurs ont transmis les salutations de leurs autorités respectives et exprimé leur volonté de consolider les relations d’amitié et de coopération avec la Guinée.

Les échanges ont également porté sur les perspectives de développement des relations bilatérales. Les diplomates ont notamment salué les initiatives engagées par les autorités guinéennes en faveur de la transformation économique et sociale du pays.

Ils ont par ailleurs relevé le climat de paix et de sérénité ayant accompagné les dernières échéances électorales, selon les éléments communiqués à l’issue des rencontres.

Conakry réaffirme sa disponibilité

En réponse, Morissanda Kouyaté a souhaité la bienvenue aux nouveaux représentants diplomatiques au nom du président Mamadi Doumbouya.

Le ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités guinéennes à travailler avec les cinq pays afin de renforcer les liens bilatéraux et de promouvoir des intérêts communs.

L’arrivée de ces nouveaux représentants ouvre ainsi une nouvelle étape dans le développement des relations diplomatiques entre la Guinée et leurs pays respectifs, dans un contexte où Conakry cherche à diversifier et à approfondir ses partenariats internationaux.

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Diplomatie : la Guinée renforce ses liens avec la France et le Maroc.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a reçu, mercredi 22 juillet 2026, au Palais Mohammed V, deux délégations venues transmettre des messages d’amitié et de coopération de la part de partenaires historiques de Conakry.

Ces deux audiences témoignent de l’attention croissante portée à la nouvelle dynamique politique engagée par la Guinée et de la volonté de plusieurs partenaires de consolider leurs relations avec le pays.

La France salue le retour à l’ordre constitutionnel

Le chef de l’État guinéen s’est d’abord entretenu avec une délégation française conduite par un envoyé spécial du président Emmanuel Macron. Au cours de cette rencontre, l’émissaire français a salué le retour de la Guinée à l’ordre constitutionnel et félicité les autorités pour la tenue des élections législatives et communales.

Les échanges ont également porté sur le discours prononcé récemment par Mamadi Doumbouya lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue à Freetown, en Sierra Leone.

Le message défendu par le président guinéen, axé sur l’unité régionale, la souveraineté des États et la solidarité entre les peuples ouest-africains, a été particulièrement relevé par la délégation française, qui y voit un plaidoyer en faveur d’une coopération régionale renforcée.

Rabat réaffirme son attachement au partenariat avec Conakry

Dans la continuité de ces échanges diplomatiques, le président Mamadi Doumbouya a accordé une audience à l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée, porteur d’un message du roi Mohammed VI.

À travers cette correspondance, le souverain marocain a adressé ses félicitations au peuple guinéen et au chef de l’État pour le bon déroulement des élections. Il a également réaffirmé sa volonté de consolider davantage les relations historiques d’amitié et de coopération entre Rabat et Conakry.

Le partenariat entre les deux pays couvre plusieurs secteurs d’intérêt commun et s’inscrit dans une relation diplomatique régulièrement présentée comme stratégique par les autorités des deux États.

Conakry poursuit son offensive diplomatique

Ces deux audiences illustrent la volonté de la Guinée de consolider ses relations avec ses partenaires traditionnels et de renforcer son positionnement sur la scène régionale et internationale.

Les messages transmis par la France et le Maroc traduisent, selon la présidence guinéenne, une volonté partagée de poursuivre une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts.

Pour Conakry, cette dynamique diplomatique doit contribuer à accompagner les ambitions de développement du pays et à renforcer son rayonnement, alors que les autorités mettent en avant une nouvelle phase de transformation nationale portée notamment par les projets structurants et la vision Simandou 2040.

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Diplomatie : Romuald Wadagni en visite d’État en Mauritanie pour renforcer le partenariat entre Cotonou et Nouakchott.

Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue ce lundi 6 juillet une visite d’État en Mauritanie à l’invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce déplacement officiel à Nouakchott s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement du dialogue politique entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques.

Selon un communiqué publié dimanche par la présidence béninoise, le chef de l’État béninois sera reçu au palais présidentiel de Nouakchott pour un entretien en tête-à-tête avec le président mauritanien. Cette rencontre de haut niveau sera suivie d’échanges élargis entre les délégations des deux pays, avec pour objectif d’identifier de nouvelles perspectives de coopération.

Les discussions porteront principalement sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie, ainsi que sur les différents axes du partenariat bilatéral. Les deux chefs d’État devraient notamment examiner les opportunités de collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, les infrastructures, l’énergie et les échanges institutionnels.

Au-delà des questions bilatérales, Romuald Wadagni et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani feront également le point sur les principaux dossiers régionaux. Les échanges devraient aborder les défis liés à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, au développement économique, ainsi qu’aux efforts d’intégration en Afrique de l’Ouest et dans l’espace sahélo-saharien, où les enjeux de stabilité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région.

Cette visite intervient dans le prolongement de la politique diplomatique impulsée par Romuald Wadagni depuis son accession à la magistrature suprême. Le président béninois multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération avec les pays africains et à rétablir un dialogue constructif avec l’ensemble des partenaires de la sous-région.

Au cours des dernières semaines, le chef de l’État s’est notamment rendu dans plusieurs capitales ouest-africaines, y compris dans des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces déplacements ont contribué à relancer les échanges avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, alors que les relations entre Cotonou et ces trois États avaient connu une période de fortes tensions avant son arrivée au pouvoir.

À travers cette visite officielle en Mauritanie, les autorités béninoises entendent poursuivre leur stratégie d’ouverture diplomatique et consolider les partenariats africains autour d’une vision commune fondée sur la coopération, le développement durable, la sécurité collective et l’intégration régionale.

Un communiqué conjoint devrait être publié à l’issue des entretiens afin de rendre compte des principales décisions et orientations arrêtées par les deux chefs d’État pour approfondir les relations entre le Bénin et la Mauritanie.

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Dakar : l’artiste Sayon Camara reçue en audience à l’Ambassade de Guinée

Une rencontre de courtoisie autour des préparatifs de la fête de l’indépendance du 2 octobre 2026

L’icône de la musique guinéenne, Sayon Camara, accompagnée de sa délégation, a effectué ce mardi 30 juin une visite de courtoisie à l’Ambassade de Guinée au Sénégal, où elle a été reçue par l’ambassadeur, Son Excellence Mandjou Djoubaté.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs des festivités commémorant la fête de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre 2026 à Dakar. À cette occasion, les échanges ont porté sur l’organisation artistique et culturelle de l’événement, qui ambitionne de mettre en valeur le patrimoine musical guinéen et de renforcer les liens entre la diaspora et la représentation diplomatique.

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Selon les informations issues de l’audience, le choix de l’artiste Sayon Camara a été retenu pour assurer l’animation culturelle de cette célébration, dans une volonté d’offrir au public une programmation à la fois festive et représentative de la richesse artistique guinéenne.

À l’issue de la rencontre, l’artiste a exprimé sa satisfaction et sa gratitude pour la confiance placée en elle. Elle a remercié l’ensemble du personnel diplomatique pour l’accueil et a réaffirmé son engagement à contribuer au rayonnement de la célébration du 2 octobre 2026 à Dakar, sous l’impulsion de l’Ambassadeur Mandjou Djoubaté.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture guinéenne à l’étranger et de mobilisation de la communauté autour des grandes dates symboliques du pays.

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Crise diplomatique : Paris dénonce la rupture des relations décidée par Ouagadougou.

La France a vivement réagi à la décision du Burkina Faso de mettre fin aux relations diplomatiques entre les deux pays, qualifiant cette initiative d’« hostile et sans fondement ». Paris annonce par ailleurs l’examen de mesures de réciprocité, tout en affirmant maintenir son attachement aux liens historiques entre les deux peuples.

Dans une déclaration publiée samedi, le porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a indiqué que la France « prenait acte » de la décision burkinabè, tout en regrettant une rupture qu’elle considère comme une nouvelle étape dans la dégradation des relations bilatérales.

Selon les autorités françaises, cette décision « illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè » et ne repose sur aucun élément justifiant une telle mesure. Paris précise que les dispositions de réciprocité qui pourraient en découler sont actuellement à l’étude.

Paris réaffirme son soutien au peuple burkinabè

Malgré la rupture diplomatique, la France assure vouloir préserver les liens humains et historiques qui unissent les deux nations. Les autorités françaises ont renouvelé leur « solidarité avec la population du Burkina Faso », estimant que la décision politique prise par Ouagadougou ne remet pas en cause la profondeur des relations entre les deux peuples.

Paris indique également suivre avec attention la situation sécuritaire de ses ressortissants ainsi que celle de ses agents présents au Burkina Faso, appelant la communauté française sur place à renforcer sa vigilance.

Ouagadougou justifie une rupture au nom de la souveraineté

La décision burkinabè, annoncée la veille avec effet immédiat, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux capitales depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022.

Les autorités burkinabè expliquent cette rupture par une volonté de redéfinir leurs partenariats internationaux sur la base du respect de la souveraineté nationale, de la non-ingérence et d’une coopération jugée plus équilibrée.

Ouagadougou accuse notamment la France de mener un « activisme incessant » contre ses intérêts, évoquant des accusations liées à des ambitions néocoloniales, au soutien présumé à des réseaux subversifs et à des groupes armés actifs dans la région du Sahel. Ces accusations sont rejetées par Paris.

Une nouvelle étape dans le rapprochement avec l’AES

Cette rupture diplomatique s’inscrit dans une série de décisions prises par les autorités burkinabè depuis 2022 : dénonciation des accords militaires avec la France, départ des forces françaises du territoire, suspension de médias français comme France Médias Monde à travers ses antennes Radio France Internationale et France 24, ainsi qu’un rapprochement accru avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie.

Elle intervient également dans le cadre du repositionnement régional du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Mali et du Niger.

Maintien des liens humains malgré la crise politique

De son côté, Ouagadougou assure que cette décision ne remet pas en cause la protection des citoyens français vivant sur son territoire ni les relations culturelles et humaines établies depuis plusieurs décennies.

Cette nouvelle crise diplomatique confirme toutefois la profonde transformation des relations entre la France et plusieurs pays du Sahel, marquées par une redéfinition des alliances stratégiques et une remise en question de l’influence française dans la région.

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AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger renforcent leur diplomatie commune face aux défis sécuritaires.

Réunis à Bamako dans le cadre d’une rencontre ministérielle consacrée à la diplomatie confédérale, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont décidé d’intensifier leur coordination afin de renforcer la visibilité et l’influence de la Confédération des États du Sahel (AES) sur la scène internationale. Les trois pays ont également réaffirmé leur détermination à faire face aux menaces sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation visant l’espace sahélien.

Cette réunion de haut niveau, présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a rassemblé son homologue malien Abdoulaye Diop ainsi que le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de la deuxième année d’existence de la Confédération AES.

Une ambition commune : porter une voix unifiée sur la scène internationale

Au terme des travaux, les trois ministres ont adopté une série de mesures destinées à approfondir l’intégration diplomatique de la Confédération. L’objectif affiché est de permettre aux États membres de défendre des positions concertées sur les grandes questions régionales et internationales et de renforcer leur capacité d’influence dans les instances multilatérales.

Les participants ont salué les progrès enregistrés grâce au mécanisme de concertation diplomatique déjà en place, estimant qu’il a favorisé une meilleure harmonisation des positions des trois États sur plusieurs dossiers stratégiques.

Dans cette dynamique, les ministres ont appelé à une coopération accrue entre les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger à travers le monde. Ils ont également convenu de poursuivre les réflexions relatives à la création d’une carte diplomatique confédérale, un projet destiné à rationaliser et renforcer la présence internationale de l’AES.

La préparation de la 81e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre 2026 à New York, figurait également parmi les priorités abordées. Les trois pays entendent y défendre des positions communes sur plusieurs enjeux majeurs touchant à la sécurité, au développement et à la souveraineté des États.

Des avancées institutionnelles saluées

Les ministres ont par ailleurs mis en avant les progrès réalisés dans la construction institutionnelle de la Confédération. Ils ont notamment salué l’adoption et l’entrée en vigueur de plusieurs instruments juridiques destinés à structurer davantage le fonctionnement de l’organisation et à accélérer l’intégration entre les États membres.

Pour les responsables diplomatiques, ces avancées traduisent la volonté politique des chefs d’État de faire de l’AES un cadre durable de coopération et de solidarité entre les peuples du Sahel.

Une condamnation ferme des attaques et des tentatives de déstabilisation

Sur le volet sécuritaire, les chefs de la diplomatie sahélienne ont exprimé leur vive préoccupation face à la persistance des menaces terroristes dans la région. Ils ont condamné avec fermeté les attaques récentes visant les institutions et les infrastructures stratégiques des pays membres.

Le communiqué final évoque notamment l’attaque menée le 25 avril 2026 contre les institutions de la transition au Mali ainsi que la tentative d’incursion contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey survenue le 18 juin dernier.

Les ministres ont rendu hommage aux forces de défense et de sécurité des trois pays pour leur réactivité et leur engagement, tout en saluant la mobilisation des populations face à ces menaces.

Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des actions de déstabilisation orchestrées par des groupes terroristes avec l’appui de soutiens extérieurs, estimant que ces manœuvres visent à freiner la consolidation de la Confédération.

L’AES veut renforcer sa riposte informationnelle

Les trois responsables ont également abordé la question de la guerre informationnelle et des campagnes de désinformation visant, selon eux, les États membres de la Confédération.

Ils ont dénoncé la diffusion de contenus jugés hostiles à l’AES et ont annoncé leur volonté de renforcer la coopération entre les structures nationales de communication afin de mieux coordonner la réponse institutionnelle face aux opérations de manipulation de l’information.

Cette approche vise à promouvoir une communication commune et à valoriser les actions entreprises par les États membres dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement.

Vers une consolidation accrue de l’espace sahélien

À travers cette rencontre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur volonté de poursuivre la mise en œuvre des orientations fixées par les chefs d’État de la Confédération. Les trois pays entendent approfondir leur coopération diplomatique, renforcer leur coordination sécuritaire et accélérer les mécanismes d’intégration régionale.

Dans un contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires au Sahel, les autorités de l’AES affichent leur ambition de construire un espace fondé sur la souveraineté, la solidarité et la défense des intérêts communs des peuples sahéliens.

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Diplomatie : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya nomme de nouveaux ambassadeurs en Arabie saoudite et en Chine

Par décret présidentiel lu ce lundi 8 juin 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République de Guinée.

À ce titre, Mohamed Ahmed Diallo, précédemment superviseur général du soutien technique pour le Hadj, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée auprès du Royaume d’Arabie saoudite.

De son côté, Loucény Condé, jusqu’alors ambassadeur de Guinée auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, est désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la représentation diplomatique guinéenne auprès de partenaires stratégiques du pays.

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Gabon : un nouveau palais pour renforcer l’ambition diplomatique et économique.

Une infrastructure moderne au service du rayonnement international
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré le 3 mai 2026 un complexe de conférences internationales comprenant un palais des congrès baptisé Omar-Bongo-Ondimba, à Libreville. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État africains, dont Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, et Denis Sassou-Nguesso.

Érigé sur le site de l’ancien palais détruit en 2013 en raison de la présence d’amiante, ce nouvel ensemble architectural incarne une volonté affirmée de modernisation des infrastructures d’État et de repositionnement stratégique du Gabon sur la scène internationale.

Une ambition affirmée pour l’accueil de grands sommets
À travers cette réalisation, les autorités gabonaises entendent faire de Libreville un pôle diplomatique de premier plan. Le chef de l’État a exprimé le souhait d’y accueillir le sommet de l’Union africaine en 2027, ainsi que celui de la Francophonie en 2030, traduisant une stratégie de rayonnement et d’influence à l’échelle régionale et internationale.

Le Forum international de Libreville, vitrine de la nouvelle stratégie économique
Dans la continuité de cette dynamique, le président a également procédé au lancement de la première édition du Forum international de Libreville, réunissant décideurs publics, acteurs privés et partenaires institutionnels autour des grands défis économiques du continent.

Parmi les intervenants, l’économiste et ancien ministre sénégalais Amadou Hott a insisté sur l’importance de ces cadres d’échange, qui permettent non seulement de confronter les analyses, mais surtout de faire émerger des initiatives concrètes susceptibles de renforcer la confiance des investisseurs.

Le tourisme d’affaires, nouvel axe de diversification
Au-delà de l’événement, le Gabon mise désormais sur le développement du tourisme d’affaires comme levier de diversification économique. Dans un contexte de transition, cette orientation vise à réduire la dépendance aux ressources extractives, tout en positionnant le pays comme une plateforme régionale de rencontres économiques et diplomatiques en Afrique centrale.