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Côte d’Ivoire : le Marché africain des solutions spatiales veut transformer l’innovation technologique en moteur de développement.

La deuxième édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS) a officiellement débuté ce mardi 7 juillet 2026 en Côte d’Ivoire. Organisé sur trois jours, jusqu’au 9 juillet, l’événement réunit les principaux acteurs de l’écosystème spatial africain autour d’un objectif majeur : faire des technologies spatiales un outil concret au service du développement économique, de l’aménagement du territoire et de l’amélioration des services publics.

Après une première édition consacrée à la découverte du concept et à la sensibilisation des acteurs, le MASS 2026 marque une nouvelle étape, avec une ambition clairement orientée vers la création d’opportunités économiques et la mise en œuvre de projets opérationnels.

« Nous lançons la deuxième édition qui est une édition de maturité pour faire du business », a déclaré Fabrice Irié, Commissaire général du MASS, soulignant le changement d’échelle de cette rencontre désormais tournée vers la concrétisation des solutions spatiales.

Faire du spatial un outil au service des territoires

Cette édition met l’accent sur l’intégration des innovations spatiales dans les réalités quotidiennes des collectivités et des populations. L’objectif affiché est de rapprocher les technologies développées dans le secteur spatial des besoins locaux, notamment en matière d’agriculture, d’urbanisme, de gestion des ressources naturelles, de connectivité et de prévention des risques.

Le dispositif du MASS repose sur trois grands axes complémentaires.

Le premier concerne les utilisateurs et porteurs de besoins, représentés notamment par les collectivités territoriales à travers l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI).

Le deuxième pilier regroupe les fournisseurs de solutions technologiques, parmi lesquels figurent les entreprises spécialisées, les start-up et les innovateurs proposant des applications issues de l’observation satellitaire, de l’intelligence artificielle ou encore de la géolocalisation.

Le troisième axe est consacré au financement des projets, avec l’appui du Comité national de pilotage des partenariats publics-privés, afin d’accompagner les initiatives présentant un potentiel économique et de faciliter leur transformation en projets réalisables.

Un espace d’échanges entre innovation, financement et collectivités

Le programme du MASS 2026 comprend plusieurs activités destinées à favoriser les rencontres entre acteurs publics et privés. L’événement prévoit notamment une web TV, un forum de discussions, des sessions de présentation de start-up ainsi qu’un espace de démonstration baptisé « l’Agora », conçu comme une plateforme de mise en relation directe entre collectivités et fournisseurs de solutions technologiques.

Pour Séka Hyacinthe, représentant du ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la vocation du MASS est de répondre aux besoins concrets des citoyens, des entreprises et des territoires grâce aux nouvelles capacités offertes par les technologies spatiales.

Selon lui, l’adoption de solutions modernes telles que les constellations de satellites en orbite basse (LEO) et moyenne (MEO) représente un levier stratégique pour améliorer l’accès au haut débit, réduire les zones non couvertes par les réseaux numériques et renforcer la transformation digitale des administrations.

Le spatial, un levier stratégique pour les politiques publiques africaines

Longtemps considéré comme un domaine réservé aux grandes puissances technologiques, le secteur spatial connaît aujourd’hui une démocratisation progressive grâce à l’émergence de nouvelles technologies plus accessibles, notamment les CubeSats et les nanosatellites.

Près de soixante-dix ans après les premiers grands jalons de la conquête spatiale, marqués par le lancement de Spoutnik 1 en 1957 et d’Explorer 1 en 1958, les pays africains disposent désormais de solutions capables de produire des données précises pour accompagner leurs politiques publiques.

Les images satellitaires haute résolution permettent notamment d’améliorer le suivi des cultures agricoles, la surveillance des forêts, la gestion des ressources naturelles, la planification urbaine ou encore l’anticipation des déplacements de populations.

Ces outils offrent également de nouvelles perspectives dans la lutte contre la cybercriminalité, la cartographie des infrastructures et la mise en place de stratégies publiques mieux adaptées aux réalités locales.

Les collectivités appelées à intégrer les solutions spatiales

Pour les responsables des collectivités territoriales ivoiriennes, l’utilisation des données spatiales constitue désormais un enjeu majeur de gouvernance.

Koffi N’Guessan Lataille, représentant du président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouelé, a insisté sur l’importance de ces technologies dans la modernisation de la gestion territoriale.

« Ils constituent désormais des outils indispensables pour améliorer la gouvernance locale, renforcer la planification territoriale, prévenir les catastrophes naturelles, sécuriser le foncier, optimiser les infrastructures et développer une agriculture intelligente », a-t-il déclaré.

À travers le MASS 2026, la Côte d’Ivoire ambitionne ainsi de positionner le spatial comme un secteur stratégique capable de stimuler l’innovation, de créer des emplois qualifiés et d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques, sociaux et environnementaux du continent africain.

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CEDEAO : le nouveau siège d’Abuja inaugure une nouvelle ambition pour l’intégration ouest-africaine.

Les dirigeants de l’organisation appellent à une CEDEAO plus efficace, plus proche des citoyens et davantage tournée vers les résultats

L’inauguration du nouveau siège de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à Abuja, a donné lieu à un plaidoyer en faveur d’une profonde transformation de l’organisation régionale. À cette occasion, plusieurs responsables ont souligné la nécessité de renforcer son efficacité afin de répondre plus concrètement aux attentes des populations ouest-africaines.

Au-delà de sa portée symbolique, cette nouvelle infrastructure est présentée comme un outil destiné à améliorer la coordination des institutions communautaires et à accompagner les ambitions de l’organisation dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et climatiques.

Une CEDEAO appelée à produire davantage de résultats

Prenant la parole lors de la cérémonie, le président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Julius Maada Bio, a rappelé que, plus de cinquante ans après sa création, l’organisation doit désormais transformer ses acquis institutionnels en bénéfices tangibles pour les citoyens.

Selon lui, les populations attendent des avancées concrètes en matière de sécurité, de libre circulation des personnes, de développement économique et de stabilité régionale. Il a estimé que la crédibilité de la CEDEAO dépendra désormais de sa capacité à répondre efficacement à ces priorités.

Le président sierra-léonais a également souligné que les crises sécuritaires, les mutations économiques et les effets du changement climatique imposent une organisation « plus efficace, plus réactive et plus proche des citoyens », au service des plus de 450 millions d’habitants de l’espace communautaire.

Un siège moderne pour renforcer la coordination régionale

Le président de la Commission de la CEDEAO, Oumar Alieu Touray, a qualifié cette inauguration d’étape majeure dans l’histoire de l’organisation.

Il a expliqué que ce nouveau complexe permettra de regrouper les différentes structures administratives jusque-là dispersées dans la capitale nigériane, afin d’améliorer la coordination des activités communautaires et de renforcer l’efficacité du fonctionnement institutionnel.

Le bâtiment comprend notamment des bureaux administratifs, des salles de conférence équipées de dispositifs d’interprétation simultanée, ainsi que plusieurs infrastructures de service, parmi lesquelles une clinique, une garderie, des espaces bancaires et des zones de restauration.

Tout en saluant la qualité des installations, Oumar Alieu Touray a rappelé que la performance de la CEDEAO dépendra avant tout de l’engagement des femmes et des hommes appelés à faire vivre cette institution.

« Les bâtiments ne transforment pas les sociétés. Ce sont les institutions et les personnes qui les animent qui créent le changement », a-t-il déclaré, appelant à faire de ce siège un véritable centre d’excellence au service de l’intégration régionale.

La Chine réaffirme son soutien à l’intégration régionale

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de Chine au Nigeria, Yu Dunhai, a salué l’achèvement du projet, baptisé « China Aid ECOWAS Headquarters Building ».

Il a présenté cette réalisation comme l’un des projets emblématiques de la coopération entre la Chine et l’Afrique dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), soulignant qu’elle traduit une vision commune fondée sur la promotion de l’unité, de la stabilité et du développement de l’Afrique de l’Ouest.

Le diplomate chinois a également réaffirmé la volonté de Pékin de poursuivre son accompagnement des efforts de la CEDEAO en matière d’intégration économique, de coopération régionale et de développement durable.

Une nouvelle étape pour l’organisation régionale

L’ouverture de ce nouveau siège intervient à un moment où la CEDEAO cherche à renforcer son rôle face aux multiples défis qui affectent l’Afrique de l’Ouest.

Au-delà de son importance architecturale, cette inauguration symbolise la volonté affichée des dirigeants régionaux de moderniser l’organisation et d’améliorer son efficacité, afin qu’elle puisse répondre de manière plus concrète aux attentes des États membres et des populations de la sous-région.

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Sénégal : des chercheurs de l’UCAD découvrent une nouvelle bactérie prometteuse pour la lutte contre la malnutrition infantile.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a identifié une nouvelle espèce bactérienne, baptisée Neobacillus camarae, à partir du microbiote du lait maternel sénégalais. Cette découverte scientifique, publiée dans une revue internationale spécialisée, ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la malnutrition chez les jeunes enfants grâce au développement de probiotiques innovants.

Cette avancée est le résultat d’un programme de recherche mené en collaboration entre l’UCAD, l’IHU Méditerranée Infection et l’Université d’Aix-Marseille. Les travaux s’inscrivent dans une dynamique de recherche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote humain dans la santé infantile et à développer des solutions thérapeutiques adaptées aux défis nutritionnels auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment en Afrique.

Une découverte issue du microbiote du lait maternel

Les chercheurs ont isolé cette nouvelle espèce bactérienne à partir d’échantillons de lait maternel recueillis au Sénégal. Le microbiote du lait maternel est aujourd’hui reconnu comme un élément essentiel du développement immunitaire et digestif du nourrisson, en raison des micro-organismes bénéfiques qu’il transmet au nouveau-né dès les premiers jours de vie.

Selon les scientifiques, l’identification de Neobacillus camarae constitue une étape importante dans la compréhension des bactéries naturellement présentes dans le lait maternel et de leur potentiel thérapeutique.

À terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de nouveaux probiotiques capables de renforcer la santé nutritionnelle des enfants et de prévenir certaines formes de malnutrition.

Un hommage au professeur Makhtar Camara

La nouvelle espèce bactérienne a été nommée Neobacillus camarae en hommage au professeur Makhtar Camara, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD.

Cette distinction scientifique vient saluer sa contribution aux recherches en microbiologie ainsi que son engagement dans le développement des sciences biomédicales au Sénégal.

Une reconnaissance du savoir-faire scientifique sénégalais

Pour les responsables de l’UCAD, cette découverte illustre la capacité des chercheurs sénégalais à produire des travaux de haut niveau répondant à des enjeux majeurs de santé publique.

Le recteur de l’université, le professeur Alioune Badara Kandji, a adressé ses félicitations au professeur Makhtar Camara ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de recherche. Il estime que cette reconnaissance internationale contribue au rayonnement de l’UCAD, du Sénégal et, plus largement, de la recherche scientifique africaine.

L’université souligne que cette avancée confirme son engagement en faveur d’une recherche d’excellence, tournée vers l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis sanitaires auxquels le continent est confronté.

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Libreville : l’Afrique spatiale en quête de souveraineté et d’innovation.

Des délégations issues de 65 pays se sont réunies à Libreville pour une rencontre internationale consacrée aux enjeux du secteur spatial. Objectif : partager les dernières avancées technologiques, renforcer les coopérations et accélérer l’intégration de l’Afrique dans l’économie spatiale mondiale.

Un retard reconnu, mais une dynamique en marche

Dès l’ouverture des travaux, les participants ont dressé un constat sans équivoque : le continent accuse un retard significatif dans le domaine spatial. Une situation soulignée par Sémou Diouf, directeur du programme conjoint SatNav Africa, une initiative panafricaine soutenue par l’Union européenne.

Selon lui, les efforts se multiplient pour combler ce décalage, notamment à travers une meilleure coordination entre États africains et un engagement accru en faveur du développement de systèmes satellitaires propres au continent.

Le secteur aérien, principal utilisateur des données satellitaires

À ce jour, l’un des rares domaines où l’Afrique exploite pleinement les données satellitaires reste celui de la navigation aérienne. Cette utilisation est portée notamment par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, dirigée depuis Dakar par Prosper Zo’o Minto’o.

Le recours au satellite permet d’assurer une couverture optimale des communications et du transfert de données, contribuant ainsi à la sécurité et à l’efficacité du trafic aérien sur le continent.

Un potentiel économique en forte croissance

D’après les projections de l’Agence spatiale africaine, basée en Égypte, l’économie spatiale africaine pourrait atteindre 22 milliards de dollars en 2026, avant de progresser à 35 milliards de dollars à l’horizon 2030.

Pour tirer pleinement parti de cette croissance, les experts estiment que les pays africains doivent renforcer leurs capacités en matière de lancement et d’exploitation de satellites. À ce jour, seule une dizaine d’États disposent de tels équipements.

Vers une stratégie continentale plus ambitieuse

La rencontre de Libreville vise précisément à combler ce déficit, en favorisant les partenariats, le transfert de compétences et la mise en place de stratégies communes. Dans un contexte de compétition technologique mondiale, le développement du secteur spatial apparaît désormais comme un levier stratégique pour la souveraineté, la sécurité et le développement économique du continent africain.

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Boké : la Fonction publique lance le Fichier unique et l’Espace agent FUGAS, un tournant dans la modernisation administrative.

La Direction générale de la Fonction publique a procédé, ce lundi 12 janvier 2026 à Boké, au lancement officiel du Fichier unique de l’État et à la vulgarisation de l’Espace agent FUGAS, marquant une étape majeure dans la transformation numérique de l’administration guinéenne. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités administratives régionales, des cadres publics et des responsables des ressources humaines des cinq préfectures de la région de Boké.

Ce lancement intervient à l’issue d’un cycle de formations destiné à renforcer les capacités opérationnelles et managériales des directeurs des ressources humaines (DRH), désormais chargés d’accompagner les agents de l’État dans l’appropriation des outils digitaux. L’initiative s’inscrit dans la volonté d’installer une fonction publique plus efficace, transparente et orientée vers la performance.

Dans son exposé, le directeur général de la Fonction publique, Guirassy, a mis en avant le rôle central du data center administratif, présenté comme un levier stratégique de gouvernance. Selon lui, ce dispositif a permis la démocratisation et la sécurisation des données de 130 946 agents publics, dont 36 780 femmes, la répartition des effectifs par tranche d’âge, l’orientation des politiques de formation, ainsi que la détection automatisée des fraudes et des doublons. Il a également évoqué l’apport du système à la modélisation des politiques de logement social.

Toujours selon la Direction générale, ces réformes ont généré, entre 2024 et 2026, plus de 240 milliards de francs guinéens et favorisé la création de 20 000 emplois dans le cadre des actions engagées sous le CNRD. « Nous sommes au cœur de la plus grande transformation digitale jamais engagée dans l’administration publique guinéenne », a affirmé le directeur général.

Présentant le module « Espace agent FUGAS », le directeur général adjoint, Alhassane Bangoura, a détaillé les modalités d’accès aux informations administratives et les fonctionnalités destinées à simplifier la vie professionnelle des agents de l’État.

Pour la cheffe de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Hassanatou Bah, ces innovations répondent à l’ambition de bâtir une administration moderne, alignée sur la vision stratégique Simandou 2040. Elle a souligné que l’Espace agent FUGAS contribue également à une meilleure maîtrise des effectifs et de la masse salariale.

Les autorités régionales ont, pour leur part, salué une réforme structurante, rappelant que sa réussite dépendra de l’engagement des responsables des ressources humaines et de l’accompagnement constant de l’administration territoriale.

Lancé dans le sillage de la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, le Fichier unique et l’Espace agent FUGAS s’imposent comme des instruments clés d’une gouvernance publique plus rigoureuse, plus transparente et plus proche des agents de l’État. La cérémonie s’est achevée par un panel de haut niveau consacré aux enjeux et perspectives de la digitalisation de la Fonction publique en Guinée.

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Assemblage de véhicules militaires : au cœur de la première usine du Sénégal.

Le Sénégal vient de franchir un cap stratégique majeur dans le domaine de la défense et de l’industrialisation. Le pays abrite désormais sa première usine d’assemblage de véhicules militaires, une infrastructure inédite inaugurée samedi 13 décembre 2025 par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L’unité industrielle ambitionne d’assembler, à terme, 1 000 véhicules militaires par an, destinés essentiellement aux forces armées nationales.

Une implantation stratégique à Diamniadio

Située dans le bâtiment B1 de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), au cœur de Diamniadio, l’usine impressionne dès l’entrée par son dispositif de sécurité strict et son organisation rigoureuse. Accès contrôlé, exigences professionnelles, discipline et propreté irréprochable témoignent du caractère sensible et stratégique du site.

À l’intérieur, les visiteurs découvrent un environnement de travail structuré, moderne et méthodique. Les techniciens, concentrés et disciplinés, évoluent dans un cadre industriel conforme aux standards de l’industrie automobile.

Une première dans la sous-région ouest-africaine

« Il s’agit de la première usine d’assemblage de véhicules militaires non seulement au Sénégal, mais également dans la sous-région », explique Karamoko Guindo, directeur administratif et des opérations de l’entreprise. Cette implantation marque une étape décisive dans la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la souveraineté logistique et opérationnelle des forces de défense.

L’usine assemble principalement des véhicules tactiques KM 450 de la marque Kia, destinés à l’Armée sénégalaise. Ces véhicules robustes sont conçus pour le transport de troupes et les missions opérationnelles en terrains difficiles.

Des véhicules adaptés aux besoins militaires

Dotés de moteurs diesel à quatre cylindres, les véhicules assemblés se distinguent par leur sobriété énergétique, avec une consommation estimée entre 8 et 9 litres aux 100 kilomètres. Un atout majeur pour les opérations militaires, tant en matière de logistique que de coûts d’exploitation.

Selon la direction de l’usine, l’objectif principal est de réduire significativement la dépendance du Sénégal vis-à-vis de fournisseurs étrangers pour l’acquisition de moyens de locomotion militaires, tout en développant une expertise locale durable.

Un processus industriel rigoureux et maîtrisé

L’organisation du travail repose sur une chaîne d’assemblage strictement structurée. Les 28 techniciens sont répartis en équipes spécialisées. À la station 1, les éléments essentiels – cabines, châssis, ponts, radiateurs – sont soigneusement déballés et positionnés à l’aide de grues et de chariots élévateurs.

Les châssis sont ensuite équipés, puis transférés sur le convoyeur par des ponts roulants de trois tonnes. Chaque étape du processus est exécutée avec une précision millimétrée, conformément aux exigences de la technologie automobile moderne.

À la station 3, sous la supervision d’Ousmane Guèye, ancien militaire, sont installés les éléments mécaniques majeurs : moteur, boîte de transfert, arbres de transmission, système d’échappement, ainsi que la caisse et le support de batterie.

Un levier de souveraineté industrielle et sécuritaire

Au-delà de la simple production industrielle, cette usine symbolise une avancée stratégique pour le Sénégal. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer les capacités nationales, créer des emplois qualifiés, transférer des compétences et positionner le pays comme un acteur industriel crédible dans le secteur de la défense en Afrique de l’Ouest.

Avec cette première unité d’assemblage de véhicules militaires, le Sénégal pose les bases d’une industrie de défense nationale structurée, moderne et tournée vers l’avenir.

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FUGAS : La Guinée franchit une étape décisive dans la modernisation de sa gestion publique.

Le dispositif technique et organisationnel est désormais totalement prêt pour le lancement officiel du Fichier Unique de la Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS), prévu ce jeudi 27 novembre à l’Hôtel NOOM. Cette avancée marque un tournant majeur dans la transformation de l’administration publique guinéenne, engagée depuis plusieurs années dans une dynamique de transparence et de rationalisation des dépenses.

Un outil stratégique pour une administration moderne

Le FUGAS est conçu comme un système intégré, regroupant dans une base unique l’ensemble des informations administratives, professionnelles et salariales des agents de l’État. Ce fichier centralisé permettra de :

  • Maîtriser précisément les effectifs de la fonction publique ;

  • Garantir une gestion salariale fiable et transparente ;

  • Éliminer les doublons, agents fictifs et irrégularités ;

  • Renforcer la traçabilité dans le traitement des carrières ;

  • Optimiser l’utilisation des ressources publiques.

En réunissant toutes les données dans un seul système sécurisé, le FUGAS devient l’un des piliers de la gouvernance financière et administrative du pays.

Un jalon important dans les réformes de l’État

Le lancement du FUGAS s’inscrit dans les réformes structurelles engagées pour moderniser l’État. Ce dispositif contribue à :

  • L’assainissement du fichier de la fonction publique ;

  • La digitalisation des procédures administratives ;

  • La lutte contre la corruption et les pratiques frauduleuses ;

  • La fiabilisation du système de paie national.

Il s’agit d’un outil stratégique qui permettra aux autorités de disposer, en temps réel, d’une vision claire et actualisée des ressources humaines de l’État.

Un événement attendu par les acteurs institutionnels

Le lancement officiel réunira plusieurs responsables institutionnels, partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants des ministères et des administrations. La mise en œuvre du FUGAS est perçue comme une avancée majeure dans la construction d’une administration moderne, efficace et capable de répondre aux standards internationaux de gestion publique.

Vers une gouvernance plus efficace et plus transparente

Avec un dispositif désormais entièrement opérationnel, la Guinée consolide sa volonté de bâtir une administration plus performante, plus crédible et mieux structurée. Le FUGAS ouvre la voie à une nouvelle ère : celle d’une gestion publique digitalisée, maîtrisée et résolument tournée vers l’avenir.

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Gaindesat-1b : le Sénégal affirme sa souveraineté spatiale.

La grande nouveauté de Gaindesat-1b est la montée en compétence des ingénieurs sénégalais.
Contrairement au premier satellite, développé en coopération avec des partenaires étrangers, celui-ci mobilise un noyau dur d’experts formés dans les meilleures écoles et laboratoires, désormais capables de maîtriser :

  • la conception embarquée,

  • l’intégration des charges utiles,

  • la calibration,

  • les tests de résistance (vibrations, thermiques, vacuum),

  • la préparation des opérations en orbite.

Cette expertise locale n’est pas seulement technique : elle constitue une brique essentielle de l’indépendance stratégique du pays.

Pourquoi l’espace devient un enjeu crucial

À l’échelle mondiale, la course spatiale n’est plus réservée aux grandes puissances.
Agriculture intelligente, cybersécurité, communication, météo, infrastructures, prévision des catastrophes naturelles : l’espace influence désormais toutes les politiques publiques.

Pour le Sénégal, disposer de ses propres moyens d’observation signifie :

  • réduire la dépendance aux données étrangères,

  • acquérir une capacité de réponse rapide en cas d’urgence,

  • améliorer la planification du territoire,

  • surveiller les frontières maritimes et terrestres,

  • renforcer la recherche scientifique locale.

C’est aussi un puissant signal envoyé à la jeunesse : l’innovation est possible ici, sur le sol sénégalais.

Un projet qui s’inscrit dans une vision d’avenir

L’ambition du Sénégal dépasse la mise en orbite de Gaindesat-1b.
Le pays prépare :

  • la création d’un écosystème spatial complet,

  • des centres de formation spécialisés,

  • des partenariats scientifiques régionaux,

  • des applications destinées à l’agriculture, aux villes et à l’environnement.

Avec Gaindesat-1b, Dakar confirme son intention de devenir un acteur africain crédible dans le spatial, doté de compétences locales et d’une vision stratégique.