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RDC : Félix Tshisekedi fixe les contours du futur dialogue national

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a précisé les grandes lignes du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Dans son adresse à la Nation du jeudi 27 août 2026, le chef de l’État a annoncé un processus qui devrait partir des provinces avant de converger vers Kinshasa, tout en excluant les groupes armés en tant qu’acteurs politiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, les tensions politiques et les difficultés socio-économiques. Le gouvernement entend faire du dialogue un espace de concertation destiné à réunir les différentes composantes de la société congolaise autour des principaux défis nationaux.

Un processus qui doit partir des provinces

Contrairement aux précédentes expériences de dialogue national, Félix Tshisekedi souhaite accorder une place centrale aux provinces. Le processus devrait commencer au niveau local afin de recueillir les préoccupations des populations et des forces vives, avant une convergence des propositions vers la capitale.

Cette démarche vise à donner au dialogue une dimension plus représentative et à éviter qu’il ne se limite à des discussions entre responsables politiques à Kinshasa. Elle tient également compte des réalités très différentes auxquelles sont confrontées les provinces congolaises, notamment sur les plans sécuritaire, économique et social.

Pour les autorités, cette consultation à la base doit permettre de faire émerger des propositions issues directement des territoires et de renforcer l’appropriation nationale du processus.

Les groupes armés exclus du dialogue politique

La question de la participation des mouvements armés constitue toutefois l’un des principaux points de débat. Le président congolais a affirmé qu’un groupe ayant choisi la voie des armes ne pourrait pas utiliser cette situation pour obtenir un statut d’acteur politique dans le cadre du dialogue national.

Cette position concerne notamment le Mouvement du 23 mars (M23), que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda, ce que Kigali conteste. Pour Félix Tshisekedi, l’ouverture du dialogue ne doit pas conduire à conférer une légitimité politique à des organisations engagées dans des affrontements armés contre les institutions de l’État.

Le chef de l’État entend ainsi distinguer le dialogue politique national des mécanismes consacrés au règlement des conflits armés. Cette ligne pourrait néanmoins susciter des discussions avec certains acteurs politiques et de la société civile qui défendent une approche plus inclusive de la résolution de la crise dans l’Est.

Des mesures de décrispation pour favoriser la participation

Parallèlement aux orientations relatives à la composition du dialogue, Félix Tshisekedi a annoncé des mesures destinées à favoriser un climat politique plus apaisé.

L’objectif affiché est de créer les conditions permettant aux différentes sensibilités politiques et sociales de participer aux consultations dans un environnement moins marqué par les tensions. La réussite de cette démarche dépendra notamment de la confiance que les acteurs de l’opposition, de la société civile et des provinces accorderont au processus.

La capacité des organisateurs à garantir une représentation suffisamment large constituera donc un élément déterminant de la crédibilité du dialogue.

Une initiative à articuler avec les processus diplomatiques

Le futur dialogue devra également s’inscrire dans un paysage diplomatique déjà marqué par plusieurs initiatives visant à résoudre la crise sécuritaire congolaise. Les processus engagés notamment à Doha et à Washington devront être pris en compte afin d’éviter une multiplication des cadres de négociation sans coordination suffisante.

L’enjeu sera de parvenir à une complémentarité entre le dialogue politique interne, destiné à traiter les questions nationales, et les démarches diplomatiques consacrées à la cessation des hostilités et au règlement des conflits dans l’Est.

La crédibilité du processus en question

En privilégiant une démarche partant des provinces et en excluant les groupes armés du dialogue en tant qu’acteurs politiques, Félix Tshisekedi cherche à concilier ouverture politique, recherche de cohésion nationale et défense du cadre institutionnel.

Mais au-delà des annonces, la réussite de l’initiative dépendra de sa mise en œuvre. La représentativité des participants, la liberté des échanges, la prise en compte des revendications exprimées dans les provinces et la capacité à produire des décisions concrètes seront autant de critères permettant d’évaluer la crédibilité du processus.

Pour la RDC, l’enjeu est désormais de transformer ce projet de dialogue en un véritable instrument de rapprochement national, capable de contribuer à la consolidation des institutions, à l’apaisement politique et, surtout, à la recherche d’une solution durable aux crises qui affectent le pays.

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RDC : Kinshasa et l’AFC/M23 s’accordent sur une feuille de route pour poursuivre les négociations.

La République démocratique du Congo et l’AFC/M23 ont franchi une nouvelle étape dans le processus de négociation visant à mettre fin au conflit qui secoue l’est du pays. À l’issue de discussions organisées en Suisse, les deux parties sont parvenues à un accord sur une feuille de route destinée à encadrer la poursuite du dialogue.

Cette avancée s’inscrit dans le prolongement du processus engagé dans le cadre de l’accord de Doha. Le document adopté doit notamment préciser les prochaines étapes des négociations ainsi que le calendrier des discussions entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de l’AFC/M23.

Un dispositif pour suivre le cessez-le-feu

Le cessez-le-feu figure parmi les principaux sujets abordés. Kinshasa et l’AFC/M23 ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les discussions et de mettre en place des mécanismes permettant de suivre le respect de leurs engagements.

Les deux parties ont notamment convenu d’une procédure commune pour signaler et examiner les accusations de violations de la trêve. Une première mission de vérification doit être menée à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.

Un mécanisme de suivi doit également permettre d’évaluer régulièrement les progrès du processus, tout en identifiant les obstacles susceptibles de ralentir la mise en œuvre des engagements pris.

Une avancée, mais des défis persistants

Cette entente constitue une étape supplémentaire dans le processus de paix, mais elle ne signifie pas pour autant la fin du conflit. Plusieurs questions sensibles restent à régler et la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’est de la RDC.

Les affrontements et les déplacements de populations continuent notamment de fragiliser les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans ce contexte, la mise en œuvre effective du cessez-le-feu constituera un test majeur pour la crédibilité du processus.

La feuille de route adoptée en Suisse devra désormais permettre de transformer les engagements politiques en mesures concrètes et de maintenir le dialogue malgré la persistance des tensions entre les deux camps.

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Mali : 82 militaires libérés après plusieurs mois de détention.

L’armée malienne a annoncé la libération de 82 militaires détenus depuis les attaques du 25 avril, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement rebelle à dominante touarègue.

Selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa), les soldats étaient détenus par des groupes armés présentés par les autorités comme affiliés à la coalition GSIM-FLA. Leur libération aurait été rendue possible grâce à une opération reposant sur une planification et une coordination renforcées.

Les attaques du 25 avril avaient notamment ciblé plusieurs positions militaires ainsi que le principal aéroport du pays. Les mêmes groupes avaient également revendiqué des attaques contre des positions des forces maliennes le 4 juillet.

Un agent français bénéficie d’une grâce présidentielle

Dans le même temps, le président de la transition, Assimi Goïta, a accordé une grâce à Yann Christian-Bernard Vézilier, ressortissant français présenté par les autorités maliennes comme un agent de renseignement et officiellement affecté à l’ambassade de France à Bamako.

Arrêté en août 2025 alors qu’il se trouvait avec plusieurs officiers maliens, il avait été condamné en juin à 20 ans de prison pour des faits liés à une accusation de complot contre les institutions de la transition.

La mesure de grâce entraîne son retrait du territoire malien. Les autorités précisent toutefois qu’elle ne remet pas en cause les faits retenus lors de son procès. Elles ont également remercié un « pays frère » pour sa contribution à l’obtention de cette mesure, sans en révéler l’identité.

Les officiers maliens arrêtés dans la même affaire, depuis radiés des FAMa, restent pour leur part détenus dans l’attente de leur jugement. Ils sont accusés d’avoir participé à un réseau d’espionnage et à un projet de déstabilisation des institutions de la transition.

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Sécurité : le Mali plaide pour une autonomie technologique et stratégique africaine.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a appelé mercredi, à Kigali, les États africains à renforcer leur autonomie stratégique face à l’évolution rapide des technologies militaires, notamment les drones, les systèmes autonomes et l’intelligence artificielle.

Intervenant lors de la deuxième session de la Conférence internationale sur la sécurité en Afrique, le chef de la diplomatie malienne a estimé que ces transformations technologiques posent de nouveaux enjeux en matière de souveraineté et de sécurité.

Réduire les dépendances extérieures

Abdoulaye Diop a notamment évoqué l’expérience du Mali dans la lutte contre les groupes armés, estimant que les États africains doivent réduire leur dépendance à l’égard des acteurs extérieurs dans les domaines relevant de leur sécurité nationale.

Il a également décrit les conflits au Sahel comme des affrontements asymétriques combinant des dimensions militaires, économiques et informationnelles. Le ministre a par ailleurs accusé, sans les identifier, certains États étrangers de fournir des équipements et des drones à des groupes armés qualifiés de terroristes par les autorités maliennes.

Développer une industrie africaine de défense

Le ministre a appelé les pays africains à ne plus se limiter à l’acquisition de technologies étrangères, mais à développer leurs propres capacités de conception, de production et de maintenance.

Il a notamment défendu la création d’une industrie africaine de défense et le renforcement de la formation des jeunes dans les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

Dans ce cadre, il a cité la Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, comme un exemple de coopération régionale visant à renforcer la prise en charge des questions sécuritaires.

Des enjeux éthiques et juridiques

Les échanges de Kigali ont également porté sur les limites à fixer à l’utilisation des systèmes militaires autonomes. Le contrôle humain, la responsabilité, l’éthique et les cadres juridiques figurent parmi les principales préoccupations soulevées lors de la conférence.

De son côté, le colonel-major Yacouba Sanogo, conseiller en stratégie à l’état-major général des Armées maliennes, a présenté les efforts engagés pour renforcer les capacités et la professionnalisation des forces maliennes, tout en rappelant leur engagement en faveur du respect du droit international.

À Kigali, le Mali défend ainsi une approche fondée sur une plus grande souveraineté technologique et sécuritaire, dans un contexte où l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes transforment progressivement les modes de conduite des conflits.

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SÉCURITÉ MARITIME : L’ARTP ET L’ANAM RENFORCENT LEUR PARTENARIAT POUR FIABILISER LES COMMUNICATIONS EN MER.

Les radiocommunications demeurent un maillon essentiel de la sécurité maritime. Conscientes de cet enjeu, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) et l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) ont renouvelé leur partenariat afin d’améliorer la gestion des fréquences radioélectriques et de moderniser les dispositifs de communication destinés à la navigation.
Cette volonté commune a été réaffirmée lors d’un atelier consacré à la gestion des fréquences radioélectriques, des numéros MMSI (Maritime Mobile Service Identity) et des indicatifs d’appel, trois éléments indispensables au bon fonctionnement des communications maritimes et à la coordination des opérations de secours.

À cette occasion, le Directeur général de l’ARTP, Dahirou Thiam, a souligné que le spectre radioélectrique constitue une ressource stratégique dont la gestion conditionne l’efficacité des systèmes de sécurité en mer. Selon lui, une administration rigoureuse de ces fréquences permet de limiter les interférences, d’assurer la continuité des communications entre les navires et les centres de surveillance, tout en facilitant les interventions de recherche et de sauvetage.

« La sécurité maritime repose largement sur la fiabilité des systèmes de communication et sur une veille permanente en mer », a rappelé le responsable de l’ARTP, insistant sur la nécessité d’une utilisation conforme des fréquences pour garantir la protection des personnes et des biens.
Les échanges ont également porté sur les numéros MMSI, identifiants numériques attribués aux navires. Véritables cartes d’identité électroniques, ils permettent une identification immédiate des bâtiments et donnent accès à des informations essentielles sur leurs caractéristiques techniques et leur équipage, un atout déterminant lors des situations d’urgence.

En marge de l’atelier, Dahirou Thiam et le Directeur général de l’ANAM, Bécaye Diop, ont procédé au renouvellement de la convention de partenariat liant leurs deux institutions. Cet accord traduit leur ambition de renforcer la coordination entre les secteurs des télécommunications et des affaires maritimes, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies numériques. À travers cette coopération renouvelée, l’ARTP et l’ANAM entendent consolider un dispositif de gouvernance plus performant des ressources radioélectriques et contribuer au renforcement de la sécurité maritime, un enjeu majeur pour un pays comme le Sénégal, dont l’économie et les échanges demeurent fortement liés à son espace maritime.

Source : RTS 

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Sécurité routière : la Guinée interdit provisoirement la circulation nocturne des gros porteurs sur les routes nationales.

Le gouvernement renforce les mesures pour freiner la recrudescence des accidents de la circulation

Face à la multiplication des accidents de la route, souvent meurtriers, le gouvernement guinéen durcit sa politique de sécurité routière. Réuni ce mercredi 1er juillet avec les représentants des principales organisations de transporteurs, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé une série de mesures destinées à réduire le nombre de drames enregistrés sur les axes routiers du pays.

Cette rencontre, tenue au siège du ministère, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte préoccupation des autorités face à l’augmentation des accidents de la circulation, qui continuent de faire de nombreuses victimes et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le facteur humain au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur le récent accident survenu à Mamou, dont les premières conclusions privilégient une erreur humaine comme principale cause.

Pour le ministre des Transports, cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer la discipline sur les routes et de responsabiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Il a ainsi appelé les transporteurs, les conducteurs et les propriétaires de véhicules à respecter rigoureusement le Code de la route et à abandonner les comportements à risque qui contribuent à la répétition des accidents.

Selon les autorités, plusieurs facteurs reviennent de manière récurrente dans les enquêtes menées après les sinistres. Parmi eux figurent la surcharge des véhicules, les excès de vitesse, l’absence de contrôles techniques réguliers ainsi que la fatigue des conducteurs, particulièrement sur les longues distances.

Une interdiction temporaire de circulation pour les gros porteurs

À l’issue de la réunion, le gouvernement et les représentants des transporteurs se sont accordés sur plusieurs mesures immédiates.

La décision phare porte sur l’interdiction provisoire, pour une durée de trois mois, de la circulation nocturne de l’ensemble des véhicules gros porteurs sur les routes nationales.

Les autorités estiment que cette mesure préventive permettra de réduire les risques d’accidents graves durant les heures de faible visibilité, période où la fatigue des conducteurs constitue également un facteur aggravant.

Cette restriction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer durablement la sécurité routière et à limiter les pertes en vies humaines.

Vers un renforcement du contrôle routier

Le ministère des Transports annonce également un suivi rigoureux de l’application des nouvelles dispositions.

Les services compétents seront chargés de veiller au respect de cette interdiction et des autres règles de circulation, tandis que les acteurs du transport sont invités à s’impliquer pleinement dans cette démarche de prévention.

À travers ces mesures, le gouvernement entend instaurer une culture de responsabilité partagée afin de rendre les routes guinéennes plus sûres et de réduire significativement le nombre d’accidents et de victimes au cours des prochains mois.

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AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger renforcent leur diplomatie commune face aux défis sécuritaires.

Réunis à Bamako dans le cadre d’une rencontre ministérielle consacrée à la diplomatie confédérale, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont décidé d’intensifier leur coordination afin de renforcer la visibilité et l’influence de la Confédération des États du Sahel (AES) sur la scène internationale. Les trois pays ont également réaffirmé leur détermination à faire face aux menaces sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation visant l’espace sahélien.

Cette réunion de haut niveau, présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a rassemblé son homologue malien Abdoulaye Diop ainsi que le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de la deuxième année d’existence de la Confédération AES.

Une ambition commune : porter une voix unifiée sur la scène internationale

Au terme des travaux, les trois ministres ont adopté une série de mesures destinées à approfondir l’intégration diplomatique de la Confédération. L’objectif affiché est de permettre aux États membres de défendre des positions concertées sur les grandes questions régionales et internationales et de renforcer leur capacité d’influence dans les instances multilatérales.

Les participants ont salué les progrès enregistrés grâce au mécanisme de concertation diplomatique déjà en place, estimant qu’il a favorisé une meilleure harmonisation des positions des trois États sur plusieurs dossiers stratégiques.

Dans cette dynamique, les ministres ont appelé à une coopération accrue entre les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger à travers le monde. Ils ont également convenu de poursuivre les réflexions relatives à la création d’une carte diplomatique confédérale, un projet destiné à rationaliser et renforcer la présence internationale de l’AES.

La préparation de la 81e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre 2026 à New York, figurait également parmi les priorités abordées. Les trois pays entendent y défendre des positions communes sur plusieurs enjeux majeurs touchant à la sécurité, au développement et à la souveraineté des États.

Des avancées institutionnelles saluées

Les ministres ont par ailleurs mis en avant les progrès réalisés dans la construction institutionnelle de la Confédération. Ils ont notamment salué l’adoption et l’entrée en vigueur de plusieurs instruments juridiques destinés à structurer davantage le fonctionnement de l’organisation et à accélérer l’intégration entre les États membres.

Pour les responsables diplomatiques, ces avancées traduisent la volonté politique des chefs d’État de faire de l’AES un cadre durable de coopération et de solidarité entre les peuples du Sahel.

Une condamnation ferme des attaques et des tentatives de déstabilisation

Sur le volet sécuritaire, les chefs de la diplomatie sahélienne ont exprimé leur vive préoccupation face à la persistance des menaces terroristes dans la région. Ils ont condamné avec fermeté les attaques récentes visant les institutions et les infrastructures stratégiques des pays membres.

Le communiqué final évoque notamment l’attaque menée le 25 avril 2026 contre les institutions de la transition au Mali ainsi que la tentative d’incursion contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey survenue le 18 juin dernier.

Les ministres ont rendu hommage aux forces de défense et de sécurité des trois pays pour leur réactivité et leur engagement, tout en saluant la mobilisation des populations face à ces menaces.

Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des actions de déstabilisation orchestrées par des groupes terroristes avec l’appui de soutiens extérieurs, estimant que ces manœuvres visent à freiner la consolidation de la Confédération.

L’AES veut renforcer sa riposte informationnelle

Les trois responsables ont également abordé la question de la guerre informationnelle et des campagnes de désinformation visant, selon eux, les États membres de la Confédération.

Ils ont dénoncé la diffusion de contenus jugés hostiles à l’AES et ont annoncé leur volonté de renforcer la coopération entre les structures nationales de communication afin de mieux coordonner la réponse institutionnelle face aux opérations de manipulation de l’information.

Cette approche vise à promouvoir une communication commune et à valoriser les actions entreprises par les États membres dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement.

Vers une consolidation accrue de l’espace sahélien

À travers cette rencontre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur volonté de poursuivre la mise en œuvre des orientations fixées par les chefs d’État de la Confédération. Les trois pays entendent approfondir leur coopération diplomatique, renforcer leur coordination sécuritaire et accélérer les mécanismes d’intégration régionale.

Dans un contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires au Sahel, les autorités de l’AES affichent leur ambition de construire un espace fondé sur la souveraineté, la solidarité et la défense des intérêts communs des peuples sahéliens.

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Niger : une attaque contre l’aéroport international de Niamey rapidement neutralisée.

L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque armée dans les premières heures de la journée du jeudi 18 juin 2026. L’assaut, attribué par les autorités nigériennes à des éléments qualifiés de terroristes, a brièvement perturbé les activités de cette infrastructure essentielle avant d’être rapidement maîtrisé par les forces de défense et de sécurité.

Selon plusieurs sources locales, les assaillants auraient tenté de pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire en s’approchant notamment à bord de véhicules civils, dont certains taxis. Leur objectif présumé était de franchir le dispositif de sécurité déployé à l’entrée principale de l’aéroport, principal point d’accès aérien du pays et site stratégique pour les activités civiles et sécuritaires du Niger.

Une intervention rapide des forces nigériennes

Face à cette menace, les forces de défense et de sécurité ont été immédiatement mobilisées. Leur intervention a permis de repousser les assaillants et de reprendre rapidement le contrôle de la zone concernée.

À l’issue de l’opération, le périmètre de l’aéroport a été entièrement sécurisé afin de garantir la reprise normale des activités. Aucun bilan officiel détaillé n’avait encore été communiqué au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, plusieurs sources évoquent la neutralisation de plusieurs assaillants lors de l’intervention.

Les autorités poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, l’identité des auteurs et leurs éventuels réseaux de soutien.

L’Union africaine condamne fermement l’attaque

La réaction de l’Union africaine n’a pas tardé. Dans un communiqué officiel publié à la suite des événements, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec fermeté cette attaque visant une infrastructure civile stratégique.

Le responsable continental a exprimé sa solidarité envers les autorités nigériennes ainsi qu’envers les populations affectées par cet acte de violence. Il a également adressé ses condoléances aux familles des victimes et formulé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées.

Le président de la Commission a par ailleurs salué la réactivité des forces de sécurité nigériennes, soulignant que leur intervention rapide a permis de contenir l’attaque et d’éviter des conséquences potentiellement plus graves.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de forte pression sécuritaire au Niger, confronté depuis plusieurs années à l’activisme de groupes armés opérant dans différentes régions du pays, notamment dans les zones frontalières du Sahel.

Les infrastructures stratégiques figurent régulièrement parmi les cibles potentielles de ces groupes, qui cherchent à déstabiliser les institutions et à perturber les activités économiques et administratives.

En janvier 2026, la base aérienne 101 de Niamey, située à proximité immédiate de l’aéroport international Diori Hamani, avait déjà fait l’objet d’une attaque. Cet épisode avait alimenté les tensions diplomatiques régionales après des déclarations du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, mettant en cause certains acteurs étrangers dans les tentatives de déstabilisation du pays.

La lutte contre le terrorisme au cœur des priorités régionales

Au-delà de l’incident de Niamey, cette attaque rappelle la persistance des défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs États du Sahel. Face à l’évolution des menaces terroristes et à leur capacité d’adaptation, les organisations régionales et les gouvernements africains multiplient les initiatives visant à renforcer la coopération sécuritaire, le partage du renseignement et la protection des infrastructures critiques.

L’Union africaine a réaffirmé, à cette occasion, son engagement à soutenir les efforts des États membres dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, considérés comme des obstacles majeurs à la stabilité, au développement économique et à la paix durable sur le continent.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya donne le feu vert à un vaste réseau de vidéosurveillance urbaine

Le président Mamadi Doumbouya a officiellement autorisé la mise en œuvre du projet de sécurité urbaine « Guinea Safe City ». À travers un décret lu ce mardi 16 juin 2026 à la télévision nationale, il a promulgué la loi ordinaire L/2026/009/CNT autorisant la ratification de l’accord de prêt concessionnel signé entre le gouvernement guinéen et la Banque d’import-export de Chine (China Exim Bank).

Conclu le 30 juin 2025, cet accord de financement vise à soutenir la réalisation de ce programme destiné à renforcer les capacités de sécurité et de gestion urbaine dans plusieurs villes du pays.

Présentant le dossier devant le Conseil national de la transition (CNT) le 13 mars dernier, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, avait précisé que le prêt accordé par la partie chinoise s’élève à 385,3 millions de renminbi, soit environ 54 millions de dollars américains.

Selon lui, ce financement permettra le déploiement d’infrastructures technologiques destinées à améliorer la sécurité dans les centres urbains guinéens.

Le ministre avait également rappelé que « Guinea Safe City » représente le premier projet concret issu du partenariat stratégique renforcé établi entre la Guinée et la Chine à l’issue du Forum sur la coopération sino-africaine 2024.

Soutenu par l’expertise technologique de Huawei, le programme prévoit notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance intelligentes, la création de centres de commandement numériques et la mise en place d’un système moderne de gestion et de régulation du trafic routier.

Selon les autorités, ce projet vise à moderniser les mécanismes de sécurité publique, à améliorer la fluidité de la circulation et à renforcer les capacités d’intervention des services de défense et de sécurité face aux défis liés à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.

Dans sa phase opérationnelle, « Guinea Safe City » prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillancerépartis dans huit villes, la création de huit centres de commandement, la mise à disposition de 900 terminaux portables pour les forces de sécurité, l’intégration de 100 équipements embarqués dans les véhicules d’intervention ainsi que le déploiement de six stations LTE destinées à sécuriser les communications.

Les autorités guinéennes présentent cette initiative comme un outil stratégique de modernisation visant à rapprocher Conakry et les principales agglomérations du pays des standards internationaux en matière de sécurité urbaine, tout en améliorant la gestion du trafic et l’efficacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité.

Source : Guinée 360.

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Crise en Iran : la Guinée rapatrie un premier groupe de ressortissants et active un dispositif d’urgence.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran consécutive aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique, les autorités guinéennes ont engagé une opération d’urgence visant à assurer la protection et le rapatriement de leurs ressortissants présents sur le territoire iranien.

Sur instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les actions de suivi, d’assistance et d’évacuation des citoyens guinéens exposés aux risques liés au conflit.

Une cellule de crise mobilisée pour suivre la situation

Depuis le déclenchement des hostilités, plusieurs réunions de coordination ont été organisées sous la supervision du ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin d’évaluer l’évolution de la situation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens.

Les autorités diplomatiques guinéennes, en lien avec leurs partenaires et les représentations concernées, ont travaillé à l’identification des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les familles confrontées à des difficultés de déplacement dans un contexte régional particulièrement tendu.

Cette mobilisation s’inscrit dans la politique de protection consulaire mise en avant par les autorités guinéennes, qui accordent une attention particulière à la sécurité des citoyens vivant à l’étranger en période de crise.

Un premier contingent de 48 Guinéens de retour à Conakry

Les efforts engagés ont permis l’évacuation d’un premier groupe de ressortissants. Selon un reportage diffusé par la télévision nationale, 48 Guinéens sont arrivés à l’aube du jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.

Ce premier contingent était composé principalement de femmes et d’enfants, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’opération de rapatriement. À leur arrivée, de nombreuses scènes d’émotion ont marqué les retrouvailles avec leurs proches, illustrant le soulagement ressenti après plusieurs jours d’incertitude.

Entre gratitude et soulagement

Pour les personnes évacuées, cette opération représente bien plus qu’un simple retour au pays. Plusieurs rapatriés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités guinéennes pour les démarches entreprises dans un contexte particulièrement complexe.

« Aujourd’hui, ma plus grande fierté, c’est d’abord d’être Guinéen. Cette évacuation a été une épreuve difficile pour nous, mais nous remercions sincèrement le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Ils nous ont véritablement sauvé la vie », a confié l’un des ressortissants rapatriés à son arrivée à Conakry.

Une vigilance maintenue face à l’évolution de la crise

Les autorités guinéennes poursuivent le suivi de la situation des compatriotes qui se trouvent encore en Iran ou dans les zones concernées par les tensions régionales. La cellule de crise reste mobilisée afin de coordonner d’éventuelles nouvelles opérations d’assistance ou d’évacuation selon l’évolution du contexte sécuritaire.

Cette première évacuation témoigne de la volonté de l’État guinéen de renforcer la protection de ses ressortissants à l’étranger et de réagir rapidement face aux crises internationales susceptibles de mettre en danger ses citoyens.