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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille depuis ce lundi 20 avril 2026 la 10ᵉ édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Pendant deux jours, responsables politiques, experts et partenaires internationaux se réunissent pour débattre des défis sécuritaires majeurs auxquels le continent est confronté.

La cérémonie d’ouverture doit être présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, confirmant l’importance stratégique de ce rendez-vous dans l’agenda diplomatique africain.

Un contexte marqué par de profondes recompositions sécuritaires

Cette édition anniversaire intervient dans un environnement régional en pleine mutation. Le retrait progressif des forces françaises du Sahel redessine les équilibres sécuritaires, obligeant les États de la région à repenser leurs dispositifs de défense et de coopération.

Parallèlement, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des tensions internes qui fragilisent sa capacité à coordonner efficacement les réponses aux crises.

Une menace sécuritaire en expansion vers les zones côtières

L’un des enjeux majeurs abordés lors de ce forum concerne l’extension des groupes jihadistes vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Cette évolution traduit un déplacement progressif des foyers d’instabilité vers des régions jusque-là relativement épargnées, suscitant de nouvelles préoccupations en matière de sécurité régionale.

Face à ces dynamiques, les États sont appelés à adapter leurs stratégies et à renforcer leur coopération pour contenir des menaces désormais transnationales et complexes.

Un cadre de réflexion stratégique pour le continent

Le Forum de Dakar s’impose comme une plateforme de dialogue incontournable pour repenser les approches sécuritaires en Afrique. Les échanges visent notamment à promouvoir des solutions concertées, à renforcer les mécanismes de coopération régionale et à anticiper les évolutions des menaces.

Dans un contexte de recomposition géopolitique et de diversification des risques, cette rencontre intervient à un moment clé pour l’avenir de la sécurité sur le continent africain.

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Niger : de nouvelles déchéances de nationalité au nom de la sécurité intérieure.

Les autorités nigériennes poursuivent leur politique de fermeté en matière de sécurité. Le général Abdourahamane Tiani a signé, mercredi 1er avril 2026, un décret ordonnant le retrait provisoire de la nationalité nigérienne à deux nouvelles personnes, portant à une vingtaine le nombre de cas enregistrés depuis octobre 2024.

Deux nouveaux noms inscrits sur la liste

Selon l’Agence nigérienne de presse, les personnes concernées sont Aminata Takoubakoye Boureima et Djibo Yaya. Les autorités leur reprochent des activités jugées de nature à « perturber la paix et la sécurité publiques », ainsi que la diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public.

Le communiqué officiel évoque également des faits de diffamation et d’injures via des moyens de communication électronique, ainsi que des accusations d’apologie du terrorisme.

Un dispositif juridique renforcé depuis 2024

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance du 27 août 2024, révisée le 7 octobre de la même année. Ce texte prévoit notamment la création d’un fichier national recensant les personnes impliquées dans des activités terroristes ou portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État.

Depuis son entrée en vigueur, ce mécanisme a conduit à des mesures similaires visant plusieurs figures publiques, parmi lesquelles Rhissa Ag Boulla, Hassoumi Massoudou et Abou Mahamadou Tarka.

Une stratégie sécuritaire assumée

À travers ces décisions, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie entend consolider son dispositif de lutte contre les menaces sécuritaires, dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de stabilité et de lutte contre le terrorisme.

Les personnes visées sont désormais inscrites dans un registre officiel, dont les modalités d’inscription, de radiation ainsi que les conséquences juridiques sont encadrées par les textes en vigueur.

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Guinée : plusieurs arrestations liées à des réseaux terroristes annoncées par le parquet de Conakry.

Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a annoncé, dimanche 22 mars 2026, l’arrestation de plusieurs individus soupçonnés d’implication dans des réseaux liés à l’extrémisme violent.

Des interpellations dans le cadre de la lutte antiterroriste

Dans un communiqué officiel, le parquet général précise que ces arrestations s’inscrivent dans une stratégie de renforcement de la lutte contre le terrorisme en Guinée. Au total, onze personnes, en majorité de nationalité étrangère, ont été interpellées en avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan.

Parmi les suspects figure un ressortissant malien, Fotigui Daou, présenté comme étant lié à une cellule affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupe actif dans la région du Sahel.

Des réseaux de radicalisation identifiés en ligne

Les investigations ont également mis en lumière l’existence de réseaux de radicalisation opérant via des plateformes de messagerie, notamment WhatsApp. Selon le parquet, plusieurs groupes, dont « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », ont été identifiés comme des espaces d’échanges et de diffusion de contenus extrémistes.

Ces groupes totaliseraient plus de 500 membres, dont plusieurs ressortissants guinéens. Deux d’entre eux, identifiés comme particulièrement actifs, ont été arrêtés : Ibrahima Sow à Siguiri et Cheick Ibrahima Savane à Conakry.

Des poursuites engagées pour terrorisme et financement illicite

D’après le communiqué, l’ensemble des personnes interpellées a été inculpé pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs et financement du terrorisme, avant d’être placé en détention.

Ces procédures judiciaires traduisent la volonté des autorités de renforcer la réponse pénale face à la menace terroriste, dans un contexte régional marqué par la progression des groupes armés dans plusieurs pays voisins.

Un appel à la vigilance citoyenne

Le parquet général se veut toutefois rassurant et appelle à la vigilance collective. Il réaffirme que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale, insistant sur la nécessité d’une mobilisation conjointe des services de sécurité et des populations pour prévenir toute menace.

Cette affaire met en lumière les défis sécuritaires auxquels la Guinée reste confrontée, notamment en raison de sa proximité avec des zones instables du Sahel, où les groupes extrémistes poursuivent leurs activités.

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Conakry : un sommet régional pour désamorcer les tensions aux frontières du fleuve Mano.

Réunis ce lundi 16 mars 2026 au Palais Mohammed V de Conakry, les présidents Mamadi Doumbouya, Julius Maada Bio et Joseph Nyumah Boakai ont franchi une étape importante dans la gestion des différends frontaliers qui agitent l’espace du fleuve Mano. Cette rencontre tripartite, élargie à la Côte d’Ivoire, représentée par sa ministre des Affaires étrangères Nialé Kaba au nom du président Alassane Ouattara, marque un tournant vers une approche collective et apaisée.

Une réponse concertée aux tensions frontalières

Au cœur des discussions figuraient les incidents signalés ces derniers mois dans certaines zones frontalières entre la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Face à ces tensions, les chefs d’État ont privilégié une stratégie fondée sur le dialogue politique, la négociation bilatérale et le recours aux mécanismes régionaux de prévention et de règlement des conflits.

Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et le bon voisinage. Ils ont insisté sur la nécessité d’un règlement pacifique des différends, dans un contexte régional où la stabilité reste un enjeu majeur pour la sécurité et le développement.

Renforcement de la coopération sécuritaire sur le terrain

Au-delà des déclarations de principe, des mesures concrètes ont été actées. Les trois pays se sont engagés à intensifier leur coopération sécuritaire à travers l’organisation de patrouilles conjointes le long des frontières, le partage de renseignements et la mise en place de canaux de communication rapide entre les forces déployées.

Parallèlement, les services techniques en charge des questions frontalières ont reçu instruction d’accélérer les travaux de délimitation et de démarcation. L’objectif est de lever les zones d’ambiguïté susceptibles d’alimenter les tensions locales et de prévenir de nouveaux incidents.

Allègement du dispositif militaire guinéen : un signal d’apaisement

Dans la continuité de ces engagements, l’état-major général des armées de la Guinée a annoncé un allègement progressif du dispositif militaire le long des frontières à partir du 17 mars 2026. Cette décision, hautement symbolique, traduit une volonté de désescalade après plusieurs semaines de vigilance renforcée.

Dans son communiqué, l’armée guinéenne a salué le calme et le sens du civisme des populations riveraines, tout en rendant hommage au professionnalisme des forces de défense et de sécurité. Elle a toutefois réaffirmé sa détermination à garantir la protection du territoire national, en appui aux initiatives diplomatiques engagées par les autorités.

Vers une relance de la coopération au sein de l’Union du fleuve Mano

Ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la paix dans la région. Les chefs d’État ont convenu de convoquer, dans un délai d’un mois, une réunion de Union du fleuve Mano afin de relancer les mécanismes de coopération en matière de sécurité et de développement.

Créée pour favoriser l’intégration et la stabilité entre pays voisins, cette organisation apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour accompagner les efforts de prévention des conflits et promouvoir un développement partagé.

Une désescalade progressive en perspective

Entre engagements politiques et mesures opérationnelles, le sommet de Conakry ouvre la voie à une décrispation progressive dans une zone historiquement sensible. En misant sur la concertation et la coopération, les États riverains du fleuve Mano entendent restaurer la confiance et poser les bases d’une stabilité durable.

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Conakry accueille un sommet régional sur les tensions frontalières en Afrique de l’Ouest.

Les présidents Mamadi Doumbouya de la Guinée, Joseph Boakai du Liberia et Julius Maada Bio de la Sierra Leone se réunissent ce lundi à Conakry dans le cadre d’un sommet jugé déterminant pour tenter d’apaiser les tensions frontalières qui opposent ces trois pays d’Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents récents le long des frontières communes, notamment entre la Guinée et la Sierra Leone, ainsi qu’entre la Guinée et le Liberia, selon un communiqué publié par la présidence guinéenne.

Des tensions frontalières récurrentes dans une zone stratégique

Les différends frontaliers dans cette région ne sont pas nouveaux. Cependant, les tensions se sont accentuées ces derniers mois dans certaines zones sensibles riches en ressources naturelles.

En 2025, plusieurs incidents ont été signalés entre les forces de sécurité de la Guinée et celles de la Sierra Leone. Parallèlement, des frictions ont également été observées entre les autorités guinéennes et celles du Liberia, notamment autour de territoires contestés et de l’exploitation de ressources minières dans les zones frontalières.

Ces événements ont alimenté les inquiétudes quant à un risque d’escalade susceptible de fragiliser davantage la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO en médiateur, avec l’appui de la Côte d’Ivoire

Face à cette situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris l’initiative de faciliter le dialogue entre les trois États concernés.

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, participe à la rencontre en qualité de facilitateur et de témoin. Son implication vise à renforcer les efforts de médiation régionale et à favoriser la recherche d’un compromis durable entre les parties.

Des discussions centrées sur les frontières et la coopération sécuritaire

Les échanges devraient porter principalement sur la clarification de la délimitation des frontières, la gestion concertée des ressources naturelles situées dans les zones contestées, ainsi que le renforcement des mécanismes de coopération sécuritaire.

Les dirigeants espèrent parvenir à un accord-cadre susceptible de désamorcer les tensions et de restaurer la confiance entre les États voisins. La présence de la CEDEAO et l’implication de la Côte d’Ivoire sont perçues comme un signal fort en faveur d’une approche collective de résolution des différends.

Un rendez-vous décisif pour la stabilité régionale

Au-delà des questions frontalières, ce sommet est considéré par plusieurs observateurs comme une opportunité importante pour consolider la paix et la coopération dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires et économiques.

Le succès de cette rencontre dépendra toutefois de la capacité des dirigeants à privilégier le dialogue, à faire des concessions mutuelles et à traduire leurs engagements en mesures concrètes.

Dans un contexte régional déjà fragilisé, l’issue de ce sommet pourrait ainsi constituer un tournant pour la stabilité et la coopération entre ces trois pays voisins d’Afrique de l’Ouest.

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Guinée : le Conseil supérieur de défense nationale réuni autour du président Mamadi Doumbouya.

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a présidé jeudi 12 mars 2026 une réunion exceptionnelle du Conseil supérieur de défense nationale de Guinée au Palais Mohammed V.

Cette rencontre de haut niveau a été consacrée aux questions liées à la sécurité nationale et à la préservation de la stabilité du pays.

Une réunion de haut niveau autour des enjeux sécuritaires

Plusieurs responsables civils et militaires ont pris part aux travaux, parmi lesquels le président du Conseil national de la transition de Guinée, Dansa Kourouma, le Premier ministre Amadou Oury Bah, ainsi que le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara.

Le directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, des membres du gouvernement et plusieurs responsables de la haute hiérarchie militaire et paramilitaire étaient également présents.

Selon la présidence, les discussions ont porté sur le renforcement de la vigilance et de la coordination entre les différentes institutions chargées de la sécurité nationale.

Des instructions pour renforcer la vigilance et la coordination

Au cours de la réunion, Mamadi Doumbouya a donné des orientations aux responsables des forces de défense et de sécurité afin de mobiliser l’ensemble des dispositifs destinés à garantir la protection des populations et la sécurité des biens sur l’ensemble du territoire national.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer la discipline, la coordination et la réactivité des unités engagées dans les missions de sécurité.

Consolider la stabilité nationale

Cette réunion intervient dans un contexte où les autorités de transition affirment leur volonté de consolider les dispositifs de sécurité et de préserver la stabilité institutionnelle et sociale du pays.

À travers cette concertation au sommet de l’appareil sécuritaire, les autorités entendent maintenir un niveau élevé de vigilance afin de prévenir toute menace susceptible d’affecter la sécurité nationale.

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Souveraineté alimentaire : lancement d’un ambitieux programme de stockage horticole.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, procédera ce mardi 17 février 2026 à la pose de la première pierre du Projet d’infrastructures de stockage et de conservation des produits horticoles. La cérémonie se tiendra à Ngomène, dans la commune de Keur Moussa, région de Thiès, au cœur d’une zone agricole stratégique.

Cette initiative s’inscrit dans la politique de souveraineté alimentaire engagée par les autorités sénégalaises. Elle vise à renforcer les capacités nationales de conservation afin de réduire significativement les pertes post-récolte, un problème structurel qui fragilise les revenus des producteurs et pèse sur la stabilité des prix.

Réduire des pertes estimées jusqu’à 40 %

Selon les estimations officielles, entre 30 % et 40 % de la production horticole nationale se perd chaque année faute de solutions adaptées de stockage et de conservation. Les filières les plus touchées sont l’oignon, la pomme de terre, la tomate, la carotte ainsi que divers fruits issus de la zone des Niayes, principal bassin horticole du pays.

Le futur complexe comprendra des infrastructures de stockage frigorifique et de conservation à sec, destinées à prolonger la durée de vie des produits et à limiter le pourrissement en période de forte production. Au-delà de la simple conservation, le projet ambitionne de structurer le marché en régulant l’offre sur l’année.

Stabiliser les prix et sécuriser l’approvisionnement

En permettant un stockage plus long et mieux maîtrisé, les autorités entendent lisser l’approvisionnement des marchés, éviter les pénuries saisonnières et réduire les fluctuations brutales des prix. L’objectif est double : protéger le pouvoir d’achat des consommateurs tout en sécurisant les revenus des agriculteurs.

Le gouvernement, à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce, vise une capacité nationale de stockage horticole de 300 000 tonnes à l’horizon 2027. Un cap ambitieux qui traduirait une montée en puissance significative des infrastructures logistiques agricoles du pays.

Un levier stratégique pour l’agriculture sénégalaise

La pose de cette première pierre marque une étape structurante dans la modernisation de la chaîne de valeur horticole. En renforçant les capacités de conservation, l’État entend réduire la dépendance aux importations saisonnières, soutenir la compétitivité des producteurs locaux et consolider les bases d’une agriculture plus résiliente.

Dans un contexte régional marqué par les tensions sur les marchés alimentaires, l’investissement dans le stockage apparaît comme un levier stratégique pour transformer la production nationale en véritable moteur de sécurité alimentaire et de développement économique durable.

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Armée : le général Mbaye Cissé fait ses adieux après près de quatre décennies de service.

La République a rendu, au Camp Dial Diop de Dakar, un hommage solennel au général d’armée Mbaye Cissé, qui quitte le service actif après 39 années sous les drapeaux. La cérémonie d’adieu du Chef d’État-major général des Armées (CEMGA) sortant s’est déroulée en présence d’autorités civiles et militaires, de membres de sa famille et de nombreux compagnons d’armes.

Sous les chapiteaux dressés aux couleurs nationales, dans le carré d’armes du camp, l’émotion était palpable. À l’issue du discours du ministre des Forces armées, le général Cissé s’est levé pour adresser un ultime salut aux drapeaux. Dans un silence chargé de solennité, il a parcouru une dernière fois les étendards, au rythme des fanfares militaires, marquant la fin d’un commandement entamé en avril 2023.

Il passera officiellement le témoin au vice-amiral d’escadre Oumar Wade, dont l’installation à la tête des Armées est prévue le 17 février.

Un message d’unité et d’exemplarité

Avant la cérémonie militaire, le général sortant a signé le livre d’or dans la salle des souvenirs du Camp Dial Diop, inscrivant symboliquement son nom dans l’histoire des Forces armées sénégalaises. Il a exprimé sa gratitude au chef suprême des Armées, au ministre des Forces armées, ainsi qu’aux différents commandements et partenaires, saluant leur engagement au service de la Nation, tant sur le territoire national qu’en opérations extérieures.

Dans son adresse aux troupes, il a rappelé les valeurs fondamentales du soldat : l’honneur, la discipline et le sens élevé du devoir. Il a exhorté les militaires à demeurer « unis dans l’effort » et « exemplaires dans la conduite », afin que l’institution conserve son rôle de pilier de stabilité et de confiance au Sénégal.

Un parcours d’excellence

Né en 1964 à Kaolack, Mbaye Cissé appartient à la 9e promotion de l’École nationale des officiers d’active (ENOA) de Thiès (1988-1990). Sa formation l’a conduit dans plusieurs établissements militaires de renom, notamment à l’École d’artillerie de Draguignan en France et à Fort Sill aux États-Unis. Ses performances académiques lui ont également ouvert les portes du Command and General Staff College de Fort Leavenworth et du Collège interarmées de défense à Paris.

Officier d’artillerie, il a occupé divers postes de commandement, participé à des opérations intérieures et extérieures, puis dirigé la zone militaire n°2 entre 2016 et 2019. Il a ensuite été chef de cabinet du CEMGA, avant de prendre la direction du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) en juillet 2020. En octobre 2022, il est nommé Chef d’État-major particulier du président de la République, avant d’accéder, le 6 avril 2023, à la tête des Armées.

La cérémonie d’hier marque ainsi la fin d’un commandement et d’une carrière militaire marquée par la rigueur, la loyauté et le sens du service, dans une institution considérée comme l’un des socles de la stabilité sénégalaise.

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Mali : le gouvernement adopte un décret pour encadrer l’usage des drones civils.

Lors du Conseil des ministres du 16 janvier 2026, le gouvernement malien a adopté un projet de décret visant à encadrer strictement l’utilisation des drones civils et de leurs accessoires sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative intervient dans un contexte où ces appareils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à faible coût, suscitent des préoccupations sécuritaires majeures.

Des drones aux usages multiples… et risqués

Selon le texte adopté, les drones civils peuvent être détournés de leur usage initial et utilisés à des fins malveillantes :

  • Attaques terroristes ou violences ciblées ;

  • Surveillance illicite de personnes ou d’infrastructures sensibles ;

  • Transport de charges dangereuses, incluant des explosifs ou produits chimiques.

Ces risques croissants, associés à la démocratisation rapide de ces technologies, ont conduit le gouvernement à considérer l’encadrement légal comme une priorité nationale.

Un cadre réglementaire pour l’acquisition et l’usage

Présenté par le ministre de la Sécurité, général de division Daoud Aly Mohammedine, le décret a pour objectif de réglementer plusieurs aspects de la circulation des drones civils :

  • Acquisition : formalités d’achat et enregistrement obligatoire des appareils ;

  • Utilisation : restrictions liées aux zones de vol, altitudes maximales et conditions d’emploi ;

  • Circulation et importation : contrôle des dispositifs et accessoires susceptibles d’être détournés à des fins criminelles.

Le texte se veut une réponse globale et adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques posés par l’usage croissant de ces engins dans la vie civile.

Vers une sécurité renforcée et une utilisation responsable

Avec ce décret, le Mali rejoint une tendance internationale visant à encadrer l’usage des drones, combinant innovation technologique et sécurité publique. L’objectif affiché est de garantir que ces appareils, dont le potentiel économique et logistique est reconnu, soient utilisés de manière responsable et conforme aux règles de sécurité, tout en limitant les risques pour les citoyens et les infrastructures stratégiques du pays.

Le décret devrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines, accompagnant des campagnes de sensibilisation et d’information pour les propriétaires et utilisateurs de drones civils.

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Sécurité alimentaire : Ousmane Sonko appelle à une révision profonde de la stratégie nationale.

Réuni ce mercredi 26 novembre 2025 au Palais de la République, le Conseil des ministres a été marqué par une intervention forte du Premier ministre Ousmane Sonko, qui a appelé à une refonte ambitieuse de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (SNSAR). Une démarche présentée comme indispensable pour anticiper les crises, coordonner efficacement les actions de l’État et renforcer la protection des populations face aux vulnérabilités alimentaires.

Renforcer la coordination et anticiper les crises

Dans un contexte marqué par des aléas climatiques, des pressions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse des besoins sociaux, Ousmane Sonko a rappelé la nécessité de moderniser les dispositifs existants.
Selon lui, la SNSAR, dans sa forme actuelle, ne répond plus suffisamment aux défis émergents. Il appelle ainsi à une mise à jour profonde de cet outil stratégique afin d’assurer :

  • une meilleure coordination entre les différents ministères, agences et partenaires ;

  • une anticipation accrue des crises alimentaires potentielles ;

  • une réaction rapide aux chocs qui affectent les populations vulnérables ;

  • une gestion plus efficace des ressources mobilisées par l’État et les partenaires techniques.

Protéger les populations et assurer la stabilité sociale

Le Premier ministre a souligné que la sécurité alimentaire n’est pas seulement un enjeu agricole ou économique : c’est aussi une question de stabilité sociale, de santé publique et même de sécurité nationale.
Garantir un accès suffisant et régulier à une alimentation de qualité constitue, selon lui, une priorité incontournable dans un pays où les disparités régionales et les effets du changement climatique accentuent les risques de vulnérabilité.

Alignement avec l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 »

La révision demandée devra être cohérente avec les grandes orientations de l’Agenda Sénégal 2050, feuille de route stratégique du gouvernement pour bâtir un pays plus souverain, plus résilient et plus inclusif.
Cet alignement permettra de :

  • renforcer la résilience structurelle face aux chocs climatiques et économiques ;

  • consolider la production locale ;

  • améliorer la sécurité nutritionnelle des ménages ;

  • promouvoir des systèmes agricoles durables et performants.

Une dynamique gouvernementale pour une sécurité alimentaire durable

En conclusion, Ousmane Sonko a exhorté l’ensemble des services de l’État concernés à travailler de manière synergique pour proposer une version réactualisée de la SNSAR, capable d’intégrer les défis contemporains et d’orienter les politiques publiques pour les années à venir.

Cette annonce confirme la volonté du gouvernement sénégalais de placer la sécurité alimentaire au cœur de ses priorités, dans une logique de souveraineté, d’efficacité et de justice sociale.