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Dakar accueille un atelier régional sur la lutte contre les ransomwares et la criminalité liée aux cryptomonnaies.

Les travaux de l’Atelier régional sur les ransomwares et les cryptomonnaies ont officiellement débuté le 16 juin 2026 à Dakar, au Sénégal. Cette rencontre de haut niveau est organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers son Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité, avec le soutien du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi du Département d’État des États-Unis.

Prévu du 16 au 18 juin, cet atelier réunit des experts, magistrats, enquêteurs, régulateurs financiers et spécialistes de la cybersécurité de plusieurs pays africains autour d’un objectif commun : renforcer les capacités nationales et régionales de prévention, de détection et de répression de la cybercriminalité.

Renforcer les capacités face aux nouvelles formes de criminalité numérique

Dans un contexte marqué par la multiplication des cyberattaques à l’échelle mondiale, les échanges portent principalement sur les ransomwares, ces logiciels malveillants utilisés pour bloquer l’accès à des systèmes informatiques en échange d’une rançon, ainsi que sur l’utilisation croissante des cryptomonnaies dans les circuits financiers illicites.

À travers des panels techniques, des études de cas, des exercices pratiques et des simulations multi-agences inspirées de scénarios réels, les participants travaillent à l’amélioration des mécanismes de coopération et des réponses opérationnelles face à ces menaces transnationales.

L’objectif est de permettre aux États africains de développer des stratégies coordonnées et durables afin de mieux protéger leurs institutions, leurs infrastructures critiques et leurs systèmes financiers.

Une forte représentation guinéenne

La Guinée participe activement à cette rencontre régionale à travers une délégation composée de représentants de plusieurs institutions stratégiques impliquées dans la lutte contre la criminalité économique et numérique.

La délégation comprend notamment Francis Kova Zomanigui, président de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mamadou Dian Diallo, conseiller à la CRIEF, Ibrahima Barry, inspecteur à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Boubacar Sidy Keïta, conseiller juridique de l’Agence nationale de la défense économique (ANDE), ainsi que Lansana Traoré, responsable de la communication au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Leur participation s’inscrit dans la continuité des formations spécialisées organisées à Conakry en 2024 et 2025 dans le cadre du Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité.

Une coopération régionale renforcée

Outre la Guinée, l’atelier rassemble des délégations venues du Sénégal, du Cameroun, du Togo et du Bénin. Les travaux visent à favoriser le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques et le renforcement de la coopération judiciaire et technique entre les pays participants.

Face à des cybercriminels qui opèrent désormais sans frontières, les organisateurs estiment que seule une approche collective permettra de répondre efficacement aux défis posés par les attaques numériques et les flux financiers illicites liés aux nouvelles technologies.

Cette rencontre illustre ainsi la volonté croissante des États africains de faire de la cybersécurité un pilier essentiel de la gouvernance, de la stabilité économique et de la protection des citoyens dans un environnement numérique en constante évolution.

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Dix ans après, l’Afrique interroge son architecture sécuritaire : l’AES et la CEDEAO au cœur des débats de l’APSACO 2026.

À Rabat, experts et décideurs débattent de l’avenir de la coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest

Dix ans après la création de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO), les profondes mutations du paysage sécuritaire africain ont dominé les échanges de la dixième édition de cette rencontre de référence organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Salé, près de Rabat.

Réunis autour du thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », chercheurs, experts et responsables institutionnels ont particulièrement analysé les conséquences de l’émergence de l’Alliance des États du Sahel (AES) et son impact sur les mécanismes traditionnels de coopération régionale portés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’AES, un tournant majeur dans l’histoire sécuritaire ouest-africaine

Pour plusieurs intervenants, la création de l’AES par le Burkina Faso, le Mali et le Niger constitue l’un des événements géopolitiques les plus marquants de la dernière décennie en Afrique de l’Ouest.

Selon Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, le retrait des trois États sahéliens de la CEDEAO a profondément redessiné l’architecture régionale de sécurité.

À ses yeux, cette évolution a donné naissance à une nouvelle configuration régionale caractérisée par l’existence de deux espaces distincts de coopération politique et sécuritaire. Une transformation qui oblige désormais les acteurs régionaux à repenser les mécanismes de défense collective et de gestion des crises.

Des lectures divergentes de l’impact réel de l’Alliance des États du Sahel

Cette analyse n’est toutefois pas partagée par l’ensemble des experts présents.

Chercheur associé au Centre d’études des crises et conflits internationaux (CECRI-UCL) et ancien conseiller spécial du président nigérien Mohamed Bazoum, Garba Abdoul Azizou estime que la création de l’AES n’a pas fondamentalement modifié la nature des menaces auxquelles sont confrontés les pays du Sahel.

Selon lui, le terrorisme, les trafics transfrontaliers et l’instabilité régionale demeurent des défis communs qui dépassent largement les frontières institutionnelles. Face à ces enjeux, il juge indispensable de promouvoir une coopération élargie associant les pays de l’AES, les États membres de la CEDEAO ainsi que les nations du Golfe de Guinée.

Les limites des mécanismes régionaux face à l’expansion du terrorisme

Les discussions ont également mis en lumière les interrogations persistantes sur l’efficacité des dispositifs régionaux de sécurité.

Sampala Balima a notamment distingué les notions de coopération sécuritaire et de défense collective, estimant que le système de sécurité collective mis en place par la CEDEAO n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés dans la lutte contre les groupes armés actifs au Sahel.

Les crises successives ayant touché le Mali, le Burkina Faso et le Niger auraient, selon elle, révélé certaines faiblesses structurelles du modèle régional existant.

Paradoxalement, l’experte souligne que l’AES repose elle aussi sur un mécanisme de défense collective, créant ainsi une situation inédite où deux cadres sécuritaires coexistent dans une même région confrontée aux mêmes menaces transnationales.

Plaidoyer pour une coopération renforcée

Face à cette nouvelle réalité géopolitique, plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de préserver les dynamiques de coopération régionale.

Professeur à l’Académie de défense du Nigeria, Sharkdam Wapmuk a rappelé que les défis sécuritaires contemporains ne peuvent être efficacement traités de manière isolée.

Selon lui, les États africains disposent d’une capacité d’action plus importante lorsqu’ils agissent collectivement. Il a ainsi appelé à la relance du dialogue entre les différentes organisations régionales afin de construire des mécanismes de coopération adaptés aux nouvelles formes de menaces.

Vers une nouvelle architecture régionale de sécurité ?

La réflexion a également porté sur l’évolution future des institutions régionales africaines.

Le professeur de droit mauritanien Sidi Mohamed Sidi a souligné la nécessité d’imaginer une architecture régionale capable de répondre aux nouvelles aspirations souverainistes observées dans plusieurs pays du continent.

Tout en qualifiant l’expérience de l’AES de phénomène inédit, qu’il associe à l’émergence d’un « néo-souverainisme » africain, il estime que les relations qui se construiront entre les États sahéliens et les organisations régionales traditionnelles seront déterminantes pour l’avenir de la stabilité ouest-africaine.

L’hypothèse d’un rapprochement entre l’AES et la CEDEAO

Au-delà des divergences d’analyse, plusieurs experts ont évoqué la possibilité d’un rapprochement futur entre l’Alliance des États du Sahel et la CEDEAO.

Garba Abdoul Azizou considère qu’il est envisageable de consolider l’AES tout en maintenant des liens institutionnels avec l’organisation ouest-africaine. Il n’exclut pas, à terme, une forme de rapprochement entre les deux ensembles régionaux.

De son côté, Sampala Balima a plaidé pour l’instauration d’un dialogue permanent entre les deux organisations. Selon elle, ni l’AES ni la CEDEAO ne semblent appelées à disparaître à court terme. Dans ce contexte, la coopération apparaît comme une nécessité stratégique pour répondre aux attentes des populations confrontées à l’insécurité et aux crises socio-économiques.

Une menace commune qui impose des réponses collectives

Malgré des approches parfois différentes, les participants à l’APSACO ont convergé sur un constat essentiel : le terrorisme et l’instabilité régionale demeurent des phénomènes transnationaux qui exigent des réponses coordonnées.

Au-delà de la dimension militaire, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’articuler les réponses sécuritaires avec des politiques de développement, de gouvernance et d’inclusion sociale afin de traiter les causes profondes des crises qui affectent plusieurs régions du continent.

La dixième édition de l’APSACO se poursuit jusqu’au 12 juin à Salé avec plusieurs panels consacrés aux enjeux de paix, de sécurité, de gouvernance et de coopération régionale en Afrique, dans un contexte marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques sur le continent.

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Dialogue social : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le Rapport 2025.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce lundi 27 avril 2026, au Palais de la République, le Rapport 2025 sur l’état du dialogue social, remis par Monsieur Mamadou Lamine Dianté, Président du Haut Conseil du Dialogue social, à la tête d’une délégation des mandants tripartites – Gouvernement, centrales syndicales de travailleurs et confédérations d’employeurs.
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Au-delà de sa portée protocolaire, cette cérémonie consacre une méthode de gouvernement. Depuis l’installation des nouvelles autorités, le dialogue social a été érigé en levier structurant de la refondation républicaine et de la transformation systémique du pays.
L’année 2025 en aura porté des marqueurs forts. La quatrième Conférence sociale, tenue en avril, a remis l’emploi et l’employabilité au cœur du débat public. Le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai, a scellé une trêve sociale de trois ans, traduisant l’engagement convergent du Gouvernement, des centrales syndicales et des organisations patronales. La nouvelle Politique nationale de l’Emploi a été techniquement validée. La Convention État-Employeurs privés, fruit d’un long travail inclusif, vient d’être signée. Les concertations nationales sur la gestion des retraites se sont déroulées, et leurs conclusions nourriront des décisions à la hauteur des attentes des travailleurs.
Le Chef de l’État a salué l’engagement du Premier Ministre Ousmane Sonko et du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, ainsi que la disponibilité de l’ensemble des mandants tripartites. Il a tenu à féliciter chaleureusement le Président Mamadou Lamine Dianté et les membres du Haut Conseil du Dialogue social pour la qualité du travail accompli durant l’année écoulée.
Le Président de la République a également annoncé que la productivité au travail constituera le thème de la prochaine Conférence sociale, conviant le pays à une réflexion lucide sur ce qui fonde, en définitive, la compétitivité de notre économie et la qualité de notre développement.
Le dialogue social, tel que la Présidence le conçoit, n’est ni une concession ni une formalité. C’est la discipline patiente par laquelle la République concilie le socialement souhaitable et l’économiquement possible, pour un Sénégal souverain, juste et prospère.
Source : Site web Présidence du Sénégal.
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Mali : le pouvoir renforce sa stratégie sécuritaire après les attaques du 25 avril.

Quatre jours après les attaques coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du pays, les autorités maliennes resserrent leur dispositif sécuritaire. Réuni le 29 avril 2026 à Koulouba, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a procédé à une évaluation approfondie de la situation et défini de nouvelles orientations stratégiques.

Une réponse coordonnée face à des attaques d’envergure

Autour du chef de l’État, les principaux responsables civils et militaires, dont le Premier ministre et le chef d’état-major général des armées, ont analysé les enseignements de ces offensives simultanées.

À l’issue de la rencontre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a décrit des opérations « minutieusement préparées » par des groupes armés poursuivant des objectifs stratégiques ciblés. Il a néanmoins assuré que la riposte des forces maliennes a permis d’infliger des pertes significatives aux assaillants, contraints de se replier.

De nouvelles orientations pour renforcer le dispositif national

Dans ce contexte, le président de la Transition a arrêté une série de seize orientations visant à consolider les capacités de défense et de sécurité. Si leur contenu détaillé n’a pas été rendu public, ces mesures traduisent une volonté claire de durcir la réponse face à la persistance des menaces sécuritaires.

Hommage au général Sadio Camara

La réunion a également été marquée par un hommage appuyé au général Sadio Camara, ministre de la Défense, décédé lors des attaques. Les autorités ont salué son engagement au service de la souveraineté nationale et son rôle dans la structuration de l’appareil sécuritaire malien.

Une situation jugée sous contrôle, appel à la vigilance

Selon les autorités, la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a mis en avant la réactivité des forces armées ainsi que la contribution des populations, notamment en matière de renseignement.

Dans ce contexte, les autorités appellent au calme et à la vigilance, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre la lutte contre les groupes armés et à préserver l’intégrité territoriale du pays.

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Mali : une riposte déterminée pour défendre l’État et préserver la stabilité.

Dans un contexte marqué par le deuil national consécutif au décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a livré, lundi 27 avril 2026, une lecture politique des attaques récentes ayant frappé plusieurs localités du pays.

Selon lui, ces assauts dépassent le cadre strictement militaire et s’inscrivent dans une stratégie visant à fragiliser les institutions et à compromettre le processus de transition en cours.

Une stratégie de déstabilisation assumée

Le chef du gouvernement estime que les groupes armés impliqués cherchaient avant tout à semer la peur au sein de la population, à fissurer la cohésion nationale et à remettre en cause l’autorité de l’État. Cette analyse met en lumière une volonté de déstabilisation globale, au-delà des objectifs tactiques habituels.

Une riposte militaire présentée comme décisive

Face à cette offensive, les autorités mettent en avant la réactivité des forces armées. Abdoulaye Maïga évoque une « riposte cinglante », affirmant que l’armée a réussi à contenir les attaques et à neutraliser un nombre significatif d’assaillants sur plusieurs fronts.

Il a salué l’engagement et le professionnalisme des forces déployées, qu’il considère comme déterminants dans la préservation de la stabilité institutionnelle.

Des soupçons de soutiens extérieurs

Les autorités maliennes décrivent ces attaques comme une opération coordonnée d’envergure, susceptible d’avoir bénéficié d’appuis extérieurs. Sans désigner explicitement d’acteurs, le Premier ministre a évoqué l’existence de « sponsors du terrorisme », laissant entendre l’implication de soutiens internationaux dans la planification ou l’exécution des assauts.

Vers une adaptation du dispositif sécuritaire

Malgré la réponse militaire, le gouvernement reconnaît la nécessité d’ajuster son dispositif face à une menace qualifiée d’asymétrique. Des mesures de renforcement de la sécurité et d’anticipation de nouvelles attaques sont annoncées, dans un contexte de pression sécuritaire persistante.

Hommage aux victimes et affirmation de la détermination de l’État

Le Premier ministre a rendu hommage aux victimes civiles et militaires de ces violences, tout en réaffirmant la détermination des autorités à poursuivre la lutte contre les groupes armés jusqu’à leur neutralisation.

Au-delà du bilan opérationnel, le message du gouvernement se veut clair : si les attaques visaient à ébranler l’État, la réponse entend démontrer sa capacité de résilience et sa volonté de maintenir le cap de la transition.

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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille depuis ce lundi 20 avril 2026 la 10ᵉ édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Pendant deux jours, responsables politiques, experts et partenaires internationaux se réunissent pour débattre des défis sécuritaires majeurs auxquels le continent est confronté.

La cérémonie d’ouverture doit être présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, confirmant l’importance stratégique de ce rendez-vous dans l’agenda diplomatique africain.

Un contexte marqué par de profondes recompositions sécuritaires

Cette édition anniversaire intervient dans un environnement régional en pleine mutation. Le retrait progressif des forces françaises du Sahel redessine les équilibres sécuritaires, obligeant les États de la région à repenser leurs dispositifs de défense et de coopération.

Parallèlement, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des tensions internes qui fragilisent sa capacité à coordonner efficacement les réponses aux crises.

Une menace sécuritaire en expansion vers les zones côtières

L’un des enjeux majeurs abordés lors de ce forum concerne l’extension des groupes jihadistes vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Cette évolution traduit un déplacement progressif des foyers d’instabilité vers des régions jusque-là relativement épargnées, suscitant de nouvelles préoccupations en matière de sécurité régionale.

Face à ces dynamiques, les États sont appelés à adapter leurs stratégies et à renforcer leur coopération pour contenir des menaces désormais transnationales et complexes.

Un cadre de réflexion stratégique pour le continent

Le Forum de Dakar s’impose comme une plateforme de dialogue incontournable pour repenser les approches sécuritaires en Afrique. Les échanges visent notamment à promouvoir des solutions concertées, à renforcer les mécanismes de coopération régionale et à anticiper les évolutions des menaces.

Dans un contexte de recomposition géopolitique et de diversification des risques, cette rencontre intervient à un moment clé pour l’avenir de la sécurité sur le continent africain.

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Niger : de nouvelles déchéances de nationalité au nom de la sécurité intérieure.

Les autorités nigériennes poursuivent leur politique de fermeté en matière de sécurité. Le général Abdourahamane Tiani a signé, mercredi 1er avril 2026, un décret ordonnant le retrait provisoire de la nationalité nigérienne à deux nouvelles personnes, portant à une vingtaine le nombre de cas enregistrés depuis octobre 2024.

Deux nouveaux noms inscrits sur la liste

Selon l’Agence nigérienne de presse, les personnes concernées sont Aminata Takoubakoye Boureima et Djibo Yaya. Les autorités leur reprochent des activités jugées de nature à « perturber la paix et la sécurité publiques », ainsi que la diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public.

Le communiqué officiel évoque également des faits de diffamation et d’injures via des moyens de communication électronique, ainsi que des accusations d’apologie du terrorisme.

Un dispositif juridique renforcé depuis 2024

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance du 27 août 2024, révisée le 7 octobre de la même année. Ce texte prévoit notamment la création d’un fichier national recensant les personnes impliquées dans des activités terroristes ou portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État.

Depuis son entrée en vigueur, ce mécanisme a conduit à des mesures similaires visant plusieurs figures publiques, parmi lesquelles Rhissa Ag Boulla, Hassoumi Massoudou et Abou Mahamadou Tarka.

Une stratégie sécuritaire assumée

À travers ces décisions, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie entend consolider son dispositif de lutte contre les menaces sécuritaires, dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de stabilité et de lutte contre le terrorisme.

Les personnes visées sont désormais inscrites dans un registre officiel, dont les modalités d’inscription, de radiation ainsi que les conséquences juridiques sont encadrées par les textes en vigueur.

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Guinée : plusieurs arrestations liées à des réseaux terroristes annoncées par le parquet de Conakry.

Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a annoncé, dimanche 22 mars 2026, l’arrestation de plusieurs individus soupçonnés d’implication dans des réseaux liés à l’extrémisme violent.

Des interpellations dans le cadre de la lutte antiterroriste

Dans un communiqué officiel, le parquet général précise que ces arrestations s’inscrivent dans une stratégie de renforcement de la lutte contre le terrorisme en Guinée. Au total, onze personnes, en majorité de nationalité étrangère, ont été interpellées en avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan.

Parmi les suspects figure un ressortissant malien, Fotigui Daou, présenté comme étant lié à une cellule affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupe actif dans la région du Sahel.

Des réseaux de radicalisation identifiés en ligne

Les investigations ont également mis en lumière l’existence de réseaux de radicalisation opérant via des plateformes de messagerie, notamment WhatsApp. Selon le parquet, plusieurs groupes, dont « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », ont été identifiés comme des espaces d’échanges et de diffusion de contenus extrémistes.

Ces groupes totaliseraient plus de 500 membres, dont plusieurs ressortissants guinéens. Deux d’entre eux, identifiés comme particulièrement actifs, ont été arrêtés : Ibrahima Sow à Siguiri et Cheick Ibrahima Savane à Conakry.

Des poursuites engagées pour terrorisme et financement illicite

D’après le communiqué, l’ensemble des personnes interpellées a été inculpé pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs et financement du terrorisme, avant d’être placé en détention.

Ces procédures judiciaires traduisent la volonté des autorités de renforcer la réponse pénale face à la menace terroriste, dans un contexte régional marqué par la progression des groupes armés dans plusieurs pays voisins.

Un appel à la vigilance citoyenne

Le parquet général se veut toutefois rassurant et appelle à la vigilance collective. Il réaffirme que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale, insistant sur la nécessité d’une mobilisation conjointe des services de sécurité et des populations pour prévenir toute menace.

Cette affaire met en lumière les défis sécuritaires auxquels la Guinée reste confrontée, notamment en raison de sa proximité avec des zones instables du Sahel, où les groupes extrémistes poursuivent leurs activités.

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Conakry : un sommet régional pour désamorcer les tensions aux frontières du fleuve Mano.

Réunis ce lundi 16 mars 2026 au Palais Mohammed V de Conakry, les présidents Mamadi Doumbouya, Julius Maada Bio et Joseph Nyumah Boakai ont franchi une étape importante dans la gestion des différends frontaliers qui agitent l’espace du fleuve Mano. Cette rencontre tripartite, élargie à la Côte d’Ivoire, représentée par sa ministre des Affaires étrangères Nialé Kaba au nom du président Alassane Ouattara, marque un tournant vers une approche collective et apaisée.

Une réponse concertée aux tensions frontalières

Au cœur des discussions figuraient les incidents signalés ces derniers mois dans certaines zones frontalières entre la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Face à ces tensions, les chefs d’État ont privilégié une stratégie fondée sur le dialogue politique, la négociation bilatérale et le recours aux mécanismes régionaux de prévention et de règlement des conflits.

Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et le bon voisinage. Ils ont insisté sur la nécessité d’un règlement pacifique des différends, dans un contexte régional où la stabilité reste un enjeu majeur pour la sécurité et le développement.

Renforcement de la coopération sécuritaire sur le terrain

Au-delà des déclarations de principe, des mesures concrètes ont été actées. Les trois pays se sont engagés à intensifier leur coopération sécuritaire à travers l’organisation de patrouilles conjointes le long des frontières, le partage de renseignements et la mise en place de canaux de communication rapide entre les forces déployées.

Parallèlement, les services techniques en charge des questions frontalières ont reçu instruction d’accélérer les travaux de délimitation et de démarcation. L’objectif est de lever les zones d’ambiguïté susceptibles d’alimenter les tensions locales et de prévenir de nouveaux incidents.

Allègement du dispositif militaire guinéen : un signal d’apaisement

Dans la continuité de ces engagements, l’état-major général des armées de la Guinée a annoncé un allègement progressif du dispositif militaire le long des frontières à partir du 17 mars 2026. Cette décision, hautement symbolique, traduit une volonté de désescalade après plusieurs semaines de vigilance renforcée.

Dans son communiqué, l’armée guinéenne a salué le calme et le sens du civisme des populations riveraines, tout en rendant hommage au professionnalisme des forces de défense et de sécurité. Elle a toutefois réaffirmé sa détermination à garantir la protection du territoire national, en appui aux initiatives diplomatiques engagées par les autorités.

Vers une relance de la coopération au sein de l’Union du fleuve Mano

Ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la paix dans la région. Les chefs d’État ont convenu de convoquer, dans un délai d’un mois, une réunion de Union du fleuve Mano afin de relancer les mécanismes de coopération en matière de sécurité et de développement.

Créée pour favoriser l’intégration et la stabilité entre pays voisins, cette organisation apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour accompagner les efforts de prévention des conflits et promouvoir un développement partagé.

Une désescalade progressive en perspective

Entre engagements politiques et mesures opérationnelles, le sommet de Conakry ouvre la voie à une décrispation progressive dans une zone historiquement sensible. En misant sur la concertation et la coopération, les États riverains du fleuve Mano entendent restaurer la confiance et poser les bases d’une stabilité durable.

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Conakry accueille un sommet régional sur les tensions frontalières en Afrique de l’Ouest.

Les présidents Mamadi Doumbouya de la Guinée, Joseph Boakai du Liberia et Julius Maada Bio de la Sierra Leone se réunissent ce lundi à Conakry dans le cadre d’un sommet jugé déterminant pour tenter d’apaiser les tensions frontalières qui opposent ces trois pays d’Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents récents le long des frontières communes, notamment entre la Guinée et la Sierra Leone, ainsi qu’entre la Guinée et le Liberia, selon un communiqué publié par la présidence guinéenne.

Des tensions frontalières récurrentes dans une zone stratégique

Les différends frontaliers dans cette région ne sont pas nouveaux. Cependant, les tensions se sont accentuées ces derniers mois dans certaines zones sensibles riches en ressources naturelles.

En 2025, plusieurs incidents ont été signalés entre les forces de sécurité de la Guinée et celles de la Sierra Leone. Parallèlement, des frictions ont également été observées entre les autorités guinéennes et celles du Liberia, notamment autour de territoires contestés et de l’exploitation de ressources minières dans les zones frontalières.

Ces événements ont alimenté les inquiétudes quant à un risque d’escalade susceptible de fragiliser davantage la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO en médiateur, avec l’appui de la Côte d’Ivoire

Face à cette situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris l’initiative de faciliter le dialogue entre les trois États concernés.

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, participe à la rencontre en qualité de facilitateur et de témoin. Son implication vise à renforcer les efforts de médiation régionale et à favoriser la recherche d’un compromis durable entre les parties.

Des discussions centrées sur les frontières et la coopération sécuritaire

Les échanges devraient porter principalement sur la clarification de la délimitation des frontières, la gestion concertée des ressources naturelles situées dans les zones contestées, ainsi que le renforcement des mécanismes de coopération sécuritaire.

Les dirigeants espèrent parvenir à un accord-cadre susceptible de désamorcer les tensions et de restaurer la confiance entre les États voisins. La présence de la CEDEAO et l’implication de la Côte d’Ivoire sont perçues comme un signal fort en faveur d’une approche collective de résolution des différends.

Un rendez-vous décisif pour la stabilité régionale

Au-delà des questions frontalières, ce sommet est considéré par plusieurs observateurs comme une opportunité importante pour consolider la paix et la coopération dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires et économiques.

Le succès de cette rencontre dépendra toutefois de la capacité des dirigeants à privilégier le dialogue, à faire des concessions mutuelles et à traduire leurs engagements en mesures concrètes.

Dans un contexte régional déjà fragilisé, l’issue de ce sommet pourrait ainsi constituer un tournant pour la stabilité et la coopération entre ces trois pays voisins d’Afrique de l’Ouest.