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Burkina Faso : trois plateformes numériques pour moderniser les services diplomatiques et consulaires.

Le Burkina Faso poursuit la transformation numérique de son administration. Le ministère des Affaires étrangères a officiellement lancé, mercredi à Ouagadougou, trois plateformes destinées à faciliter l’accès aux services protocolaires, diplomatiques et consulaires.

La cérémonie, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, s’est tenue en présence de la ministre de la Transition digitale, Aminata Zerbo/Sabane, ainsi que de plusieurs représentants du corps diplomatique. Les ambassades et postes consulaires burkinabè à l’étranger ont également participé à distance.

Des services accessibles en ligne

La première plateforme, le « Portail de la diaspora burkinabè », permettra aux ressortissants vivant à l’étranger de procéder à leur immatriculation et de prendre rendez-vous en ligne pour certaines démarches consulaires.

La deuxième, baptisée « E-Protocole », s’adresse notamment aux ambassades et organisations internationales accréditées au Burkina Faso. Elle doit faciliter les demandes de cartes diplomatiques, d’accès aux salons officiels des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que certaines autorisations spéciales.

La troisième plateforme regroupe le site officiel du ministère et ceux de ses 52 missions diplomatiques et postes consulaires. Cette centralisation vise à améliorer la visibilité de l’action diplomatique burkinabè et à faciliter l’accès aux informations officielles.

Accélérer la dématérialisation

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ce lancement constitue une nouvelle étape dans la modernisation des services publics. Le ministre a notamment appelé les représentations diplomatiques à maintenir les plateformes à jour et les usagers à faire part de leurs observations afin d’en améliorer le fonctionnement.

La ministre Aminata Zerbo/Sabane a, de son côté, souligné la fiabilité des outils et encouragé leur appropriation par les utilisateurs.

Le corps diplomatique a également salué cette initiative, présentée comme une avancée dans la simplification des démarches administratives.

À travers ces trois plateformes, le Burkina Faso entend ainsi rapprocher l’administration des citoyens, notamment de sa diaspora, et rendre les services diplomatiques plus accessibles, rapides et adaptés aux usages numériques.

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Burkina Faso : quatre centrales thermiques ajoutent 126,4 MW au parc national.

Le Burkina Faso poursuit le renforcement de ses capacités de production électrique avec la mise en service, en moins d’un mois, de quatre centrales thermiques totalisant 126,4 MW. Les autorités présentent ces nouvelles infrastructures comme un levier important pour améliorer l’approvisionnement en électricité et renforcer la souveraineté énergétique du pays.

Après l’inauguration de la centrale thermique d’urgence de Pabré, le 21 juillet, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Gouba, a procédé à la mise en service de trois autres installations à Bobo-Dioulasso, Koudougou et Kaya.

Des capacités renforcées à Bobo-Dioulasso

À Bobo-Dioulasso, l’extension de la centrale Bobo II a permis d’ajouter 26,4 MW à la capacité existante, qui passe ainsi de 60 à 86,4 MW. Le projet, réalisé avec l’appui de la BOAD, a nécessité un investissement de 33,893 milliards de FCFA.

Koudougou et Kaya renforcent leur production

À Koudougou, une nouvelle centrale thermique de 25 MW a été inaugurée le 10 août. Construite avec BUTEC Power Generation SA, elle représente un investissement d’environ 15 milliards de FCFA.

Le lendemain, une centrale de même capacité a été mise en service à Kaya, dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT. Son coût est également estimé à 15 milliards de FCFA.

À ces deux infrastructures s’ajoute la centrale de Pabré, d’une puissance de 50 MW. Réalisée avec Al Ahram Taqa dans le cadre d’un partenariat public-privé, elle dispose de 72 groupes de production pour un investissement d’environ 18 milliards de FCFA.

Un objectif : améliorer l’approvisionnement électrique

Selon le gouvernement, l’entrée en service de ces quatre infrastructures doit contribuer à réduire les déficits de production, stabiliser le réseau national interconnecté et améliorer la continuité de l’alimentation électrique.

Les nouvelles capacités doivent notamment bénéficier aux ménages, aux entreprises et aux zones industrielles, alors que l’accès à une électricité disponible et régulière demeure un enjeu majeur pour l’économie burkinabè.

À travers ces investissements, le Burkina Faso entend ainsi accroître progressivement ses capacités nationales de production et réduire sa dépendance énergétique, avec l’ambition de faire de l’électricité un soutien durable à l’activité économique et au développement industriel.

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Burkina Faso : 840 milliards de FCFA pour accélérer la transformation du secteur agropastoral à l’horizon 2028

Le Burkina Faso s’apprête à renforcer ses investissements dans les secteurs agricole, pastoral, hydraulique et halieutique. Le gouvernement prévoit de mobiliser 839,99 milliards de FCFA pour financer la deuxième phase de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (OAPH) sur la période 2026-2028.

L’annonce a été faite jeudi à l’issue du Conseil des ministres, à l’occasion de la présentation du bilan de la première phase du programme, couvrant la période 2023-2025, et des principales orientations retenues pour la nouvelle programmation.

Le bilan présenté par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, fait état de résultats jugés significatifs dans plusieurs filières de production. Fort de ces performances, le gouvernement entend désormais élargir le dispositif et renforcer son impact sur la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus des populations rurales.

Une production céréalière portée à plus de sept millions de tonnes

La première phase de l’OAPH aurait permis au Burkina Faso d’enregistrer une progression notable de sa production agricole. Selon les données communiquées par le gouvernement, la production céréalière a dépassé sept millions de tonnes, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins alimentaires de 124 %.

Plusieurs filières ont également dépassé ou atteint leurs objectifs. En 2025, la production de riz s’est établie à 1 008 737 tonnes, soit 101 % de la cible fixée. Le maïs a enregistré une production de 2 686 531 tonnes, correspondant à 134 % de l’objectif.

Les résultats concernent également d’autres productions. La récolte de pommes de terre a atteint 51 818 tonnes, tandis que la production halieutique s’est établie à 58 476 tonnes de poisson.

Pour les autorités, ces performances traduisent les effets des investissements réalisés dans la production et l’accompagnement des producteurs, dans un contexte où la souveraineté alimentaire constitue une priorité stratégique pour le pays.

Élevage et pastoralisme : renforcer les capacités de production

Le secteur de l’élevage a également bénéficié de mesures spécifiques dans le cadre de la première phase de l’Offensive.

Au total, 30 631 kits de noyaux reproducteurs de petits ruminants ont été distribués aux producteurs. Cette initiative vise notamment à améliorer les capacités de reproduction des cheptels et à renforcer la productivité des élevages.

Parallèlement, 25 062 hectares de zones pastorales modernes ont été aménagés. Ces infrastructures doivent contribuer à une meilleure gestion des ressources pastorales, tout en facilitant la mobilité du bétail et en réduisant les tensions liées à l’accès aux espaces de pâturage.

Ces interventions s’inscrivent dans une volonté plus large de moderniser les systèmes de production et de renforcer la résilience des populations rurales face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires.

Plus de 91 000 emplois générés

Au-delà des volumes de production, le gouvernement met également en avant les retombées économiques et sociales du programme.

La mise en œuvre de la première phase de l’OAPH aurait permis de générer 91 027 emplois, dont 26 202 emplois permanents.

Les femmes figurent parmi les principales bénéficiaires, avec 32 009 emplois créés, tandis que 4 724 emplois ont bénéficié à des personnes déplacées internes. Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont, pour leur part, bénéficié de 289 emplois.

Cette dimension sociale constitue un axe important de la stratégie gouvernementale, dans un pays confronté à d’importants défis sécuritaires et humanitaires ayant entraîné des déplacements massifs de populations.

Un investissement public de près de 274 milliards de FCFA

La première phase de l’Offensive a été financée à hauteur de 273,99 milliards de FCFA par l’État burkinabè.

Selon le bilan présenté au Conseil des ministres, ces investissements auraient contribué à une croissance annuelle moyenne de 12,13 % du produit intérieur brut agricole. Les revenus des ménages ruraux auraient également progressé de 4,3 % sur la période.

Ces résultats confortent, selon les autorités, la pertinence d’une politique d’investissement public soutenue dans les secteurs productifs, avec l’objectif de renforcer la souveraineté alimentaire et de réduire la dépendance du pays aux importations.

Une deuxième phase élargie à l’hydraulique

Pour la période 2026-2028, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape. L’OAPH sera désormais élargie au secteur de l’hydraulique et deviendra l’un des principaux instruments de mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.

Cette évolution traduit une volonté de rapprocher les enjeux liés à la production agricole de ceux relatifs à l’accès à l’eau, considérée comme une condition essentielle au développement durable des activités agricoles, pastorales et halieutiques.

La deuxième phase bénéficiera d’une enveloppe prévisionnelle de 839,99 milliards de FCFA, soit un investissement nettement supérieur à celui mobilisé lors du premier cycle.

Huit filières stratégiques au cœur de la nouvelle programmation

Le nouveau programme ciblera en priorité huit filières stratégiques : le riz, le lait, le soja, le sésame, l’arachide, le blé, le manioc et le karité.

L’objectif est de consolider les chaînes de valeur jugées prioritaires pour la sécurité alimentaire, les revenus des producteurs et le développement des exportations.

Le gouvernement prévoit également de renforcer six filières déjà existantes et d’en développer six nouvelles, parmi lesquelles figurent le lapin, la banane plantain, le tournesol, l’ananas, le palmier à huile et le cacao.

Cette diversification doit permettre d’élargir la base productive du pays et de favoriser l’émergence de nouvelles opportunités économiques dans les zones rurales.

125 000 emplois attendus à l’horizon 2028

Les projections gouvernementales affichent des objectifs particulièrement ambitieux pour cette deuxième phase. Le programme devrait permettre d’augmenter de 40 % la production céréalière, tout en maintenant le taux de couverture des besoins alimentaires au-dessus de 120 %.

Le gouvernement table également sur la création de 125 000 emplois au cours de la période 2026-2028.

Ces objectifs traduisent l’ambition de faire de l’agriculture et des secteurs connexes des moteurs de la croissance économique et de l’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes.

Un financement intégralement assuré par l’État

Autre particularité annoncée de cette deuxième phase : son financement sera assuré intégralement sur les ressources propres de l’État burkinabè.

Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de renforcer leur autonomie financière et de privilégier la mobilisation des ressources nationales pour financer les secteurs considérés comme stratégiques.

Avec près de 840 milliards de FCFA annoncés pour les trois prochaines années, l’OAPH entre ainsi dans une nouvelle phase. Le défi sera désormais de transformer cette mobilisation financière en résultats durables, en consolidant les acquis de la première programmation tout en répondant aux enjeux d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire, d’emploi et de développement des territoires ruraux.

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Burkina Faso : Plus de 55 tonnes d’or enregistrées au premier semestre 2026

Le secteur minier burkinabè affiche des résultats très encourageants pour la première moitié de l’année 2026. Entre la production des installations industrielles et les captages de la filière artisanale, le pays franchit la barre des 55 tonnes d’or suivies et régulées, confirmant le rôle central du métal jaune dans l’économie nationale.

À l’occasion de l’évaluation à mi-parcours de son contrat d’objectifs, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présenté le bilan des activités extractives au 30 juin 2026. Les chiffres traduisent une dynamique soutenue et une reprise en main progressive des circuits de commercialisation par l’État.

26 tonnes industrielles et une forte poussée de la SONASP

Selon les données officielles, les mines industrielles implantées sur le territoire ont extrait environ 26 tonnes d’or fin au cours des six premiers mois de l’année.

Parallèlement, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a réalisé une progression remarquable dans la formalisation de l’orpaillage en collectant près de 29 tonnes d’or issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. Ce résultat d’étape place la SONASP en excellente posture pour atteindre, voire dépasser, son objectif annuel fixé à 45 tonnes.

Traçabilité et application du nouveau Code minier

Afin d’assainir le secteur et de lutter efficacement contre les circuits frauduleux d’exportation, le gouvernement poursuit le déploiement des réformes prévues par le nouveau Code minier :

  • Organisation du secteur artisanal : Création de neuf nouvelles coopératives minières artisanales.
  • Aménagement des sites : Délimitation de quatre couloirs d’exploitation encadrés.
  • Contrôle renforcé : Intensification des opérations de pesée, de traçabilité et de suivi de la production sur l’ensemble du territoire.

Un taux d’exécution ministériel supérieur à 60 %

Lors de la session d’évaluation, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué les progrès accomplis en précisant que le taux global d’exécution du contrat d’objectifs du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières s’élevait à 61,7 % au 30 juin 2026.

Qualifiant ce bilan de « globalement satisfaisant », le ministre Yacouba Zabré Gouba s’est engagé à accélérer le rythme des réformes au second semestre pour consolider la souveraineté de l’État sur ses ressources minières et énergétiques.

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Burkina Faso : le Premier ministre appelle à une Union africaine plus souveraine et indépendante.

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé un appel en faveur d’une refondation de l’Union africaine (UA), estimant que l’organisation panafricaine devait renforcer son autonomie institutionnelle, financière et politique afin de mieux défendre les intérêts du continent. Cette déclaration a été faite jeudi à Ouagadougou à l’occasion d’une audience accordée au président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, en visite officielle au Burkina Faso.

Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement burkinabè a insisté sur la nécessité pour l’UA de devenir un acteur davantage engagé dans la promotion de la souveraineté africaine, en adaptant son fonctionnement aux nouvelles réalités géopolitiques et aux attentes des peuples du continent.

Une réforme jugée indispensable pour renforcer l’autonomie de l’organisation

Selon la Primature burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a plaidé pour une réforme en profondeur des mécanismes de gouvernance de l’Union africaine, de son processus décisionnel ainsi que de son mode de financement.

Le Premier ministre a notamment souligné que la forte dépendance financière de l’organisation à l’égard de partenaires extérieurs constituait un frein à son indépendance et limitait sa capacité à défendre pleinement les intérêts stratégiques des États africains.

À ses yeux, une Union africaine plus autonome serait mieux armée pour accompagner les ambitions de développement du continent et répondre efficacement aux défis politiques, économiques et sécuritaires auxquels sont confrontés ses États membres.

Le Sahel et la lutte contre le terrorisme au cœur des préoccupations

Le chef du gouvernement burkinabè a également évoqué la situation sécuritaire dans la région du Sahel, appelant l’organisation continentale à manifester une solidarité plus affirmée envers les pays confrontés à la menace terroriste.

Il a estimé que les réponses apportées jusqu’à présent par l’Union africaine restaient insuffisantes face à l’ampleur des défis sécuritaires, plaidant pour une implication plus soutenue de l’institution dans les efforts de stabilisation de la région.

Dans le même esprit, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a invité l’UA à renforcer son dialogue avec la jeunesse africaine afin que ses politiques répondent davantage aux aspirations des populations et accompagnent les mutations du continent.

Une visite placée sous le signe du dialogue

Le Premier ministre a salué la visite de Mahamoud Ali Youssouf, la première qu’effectue le président de la Commission de l’Union africaine au Burkina Faso depuis son entrée en fonction. Il y voit une opportunité de mieux appréhender les réalités du pays et de consolider les relations entre Ouagadougou et l’organisation panafricaine.

De son côté, Mahamoud Ali Youssouf a réaffirmé l’attachement de l’Union africaine au Burkina Faso, rappelant que le pays demeure un acteur important de l’organisation continentale.

Le président de la Commission a assuré avoir pris bonne note des priorités exprimées par les autorités burkinabè, notamment leur volonté de renforcer la souveraineté nationale et de mieux valoriser les ressources du pays. Il a également réitéré la solidarité de l’Union africaine envers le Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme, soulignant que cette menace constitue un défi commun pour l’ensemble du continent africain.

À travers cet échange, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue autour des réformes de l’Union africaine et des réponses à apporter aux grands enjeux de souveraineté, de sécurité et de développement qui façonnent l’avenir de l’Afrique.

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Burkina Faso : l’État reprend pied dans l’exploitation minière avec le lancement de la mine d’or de Bouboulou.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de contrôle accru de ses ressources minières. Le gouvernement a approuvé, jeudi, l’octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à SOPAMIB BOUBOULOU S.A., une filiale de la Société de Participation minière du Burkina (SOPAMIB).

Cette décision marque le retour de l’État burkinabè comme opérateur direct dans le secteur minier, à travers un investissement estimé à plus de 32 milliards de francs CFA. Les autorités présentent ce projet comme une évolution majeure du modèle minier national, jusque-là largement dominé par des opérateurs privés.

Une mine stratégique située dans la région du Yaadga

Implantée dans la commune de Yako, dans la région du Yaadga, la mine d’or de Bouboulou dispose de réserves importantes estimées à 10,77 millions de tonnes de minerai.

Les études techniques indiquent une teneur moyenne de 0,64 gramme d’or par tonne, avec un taux de récupération métallurgique évalué à 88 %.

Sur une durée d’exploitation prévue de quinze ans, les autorités anticipent une production globale de 7,27 tonnes d’or, faisant de ce site un actif stratégique dans la politique de valorisation des ressources naturelles du pays.

Une nouvelle approche : faire de l’État un acteur industriel

À l’issue du Conseil des ministres, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présenté le projet comme un symbole de transformation profonde de la gouvernance minière burkinabè.

« C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier. C’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même puisse devenir un acteur industriel à part entière », a-t-il déclaré.

À travers cette orientation, le gouvernement entend dépasser le rôle traditionnel de régulateur pour participer directement à la chaîne de valeur minière, de l’exploitation à la commercialisation, afin d’accroître les bénéfices économiques tirés des ressources nationales.

Des retombées économiques attendues pour les finances publiques

Le projet Bouboulou représente un investissement initial de plus de 32 milliards de FCFA et devrait générer d’importantes recettes pour l’État.

Selon les projections présentées en Conseil des ministres, la contribution directe aux finances publiques devrait dépasser 39 milliards de FCFA, hors dividendes.

Dans le détail, plus de 34,5 milliards de FCFA devraient alimenter le budget national, tandis que plus de 4,4 milliards de FCFA sont prévus pour le Fonds minier de développement, destiné notamment à soutenir les collectivités et les initiatives liées au secteur extractif.

Le dispositif prévoit également une enveloppe de près de 966 millions de FCFA consacrée aux opérations de réhabilitation et de fermeture du site à la fin de son exploitation, conformément aux exigences environnementales et minières.

Plus de 1 200 emplois attendus

Au-delà des recettes économiques, le projet devrait également avoir un impact social important avec la création et le maintien de plus de 1 200 emplois directs et indirects.

Les autorités espèrent ainsi renforcer les opportunités économiques locales, notamment dans la zone d’implantation de la mine, tout en favorisant le développement des compétences nationales dans l’industrie extractive.

La souveraineté minière au cœur de la stratégie du gouvernement

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a engagé plusieurs réformes visant à renforcer la présence de l’État dans la gestion de ses ressources minières.

Le renforcement des capacités de la SOPAMIB et la participation directe de l’État à l’exploitation de certains gisements s’inscrivent dans cette volonté de reprendre davantage de contrôle sur un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Avec la mine de Bouboulou, Ouagadougou ambitionne de démontrer qu’un modèle minier davantage piloté par l’État peut contribuer à maximiser les retombées économiques, tout en renforçant la souveraineté du pays sur ses ressources naturelles.

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Burkina Faso : les exportations d’or propulsent un excédent commercial record au premier trimestre 2026

Portée par la forte progression des ventes d’or, l’économie burkinabè affiche un taux de couverture des importations supérieur à 213 %

Le Burkina Faso a enregistré un excédent commercial historique au premier trimestre 2026, porté par une envolée des exportations de produits miniers, en particulier de l’or. Selon les données officielles relayées par le média spécialisé Horonya Finance, la balance commerciale du pays a dégagé un solde positif de 1 232,7 milliards de FCFA, un niveau inédit qui reflète le dynamisme du secteur extractif.

Cette performance confirme le rôle stratégique de l’or dans l’économie burkinabè, dans un contexte marqué par la hausse des cours internationaux du métal précieux.

Les exportations progressent de 72 % grâce à l’or

Entre janvier et mars 2026, les exportations de biens ont atteint 2 319,3 milliards de FCFA, soit une progression de 72 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette hausse est largement attribuable aux exportations d’or brut, dont la valeur a augmenté de 968,2 milliards de FCFA, représentant une progression de 82,2 % sur un an. Cette évolution résulte à la fois d’une augmentation des volumes exportés et du maintien de prix élevés sur les marchés internationaux.

Le secteur minier domine désormais très largement le commerce extérieur du pays. Les produits miniers représentent 92,7 % des exportations totales, loin devant les produits agricoles et les produits transformés.

Parmi les principales filières agricoles, le coton affiche une progression de 63,6 % en valeur, tandis que le sésame connaît un net recul de 60,7 %. Les produits primaires, qui comprennent notamment le coton, le sésame et la noix de cajou, ne représentent plus que 5,8 % des exportations, contre 1,5 % pour les produits transformés.

Une hausse modérée des importations

À l’inverse, les importations ont connu une évolution beaucoup plus limitée. Elles se sont établies à 1 086,6 milliards de FCFA, en hausse de 9,3 % sur un an.

Cette progression est principalement alimentée par l’augmentation des achats de produits pétroliers raffinés, en hausse de 12,4 %, ainsi que par les importations de fer, de fonte et d’acier, qui progressent de 45,9 %.

En revanche, les importations de machines électriques et mécaniques enregistrent un recul respectif de 13,3 % et 2,5 %, une évolution qui pourrait traduire un ralentissement des investissements productifs.

Les biens de consommation demeurent la principale composante des importations, avec 66,5 % des achats extérieurs. Ils sont suivis des biens intermédiaires (17,1 %) et des biens d’équipement (16,4 %).

Un taux de couverture historique

Grâce à cette forte progression des exportations, le Burkina Faso affiche un taux de couverture des importations par les exportations de 213,5 %, contre un niveau nettement inférieur un an plus tôt.

Cet indicateur, en hausse de 77,8 points sur un an, témoigne du renforcement de la capacité du pays à financer ses importations grâce à ses recettes d’exportation.

Si cette performance souligne la solidité du secteur aurifère, elle met également en évidence la forte dépendance de l’économie burkinabè aux revenus miniers, dans un contexte où la diversification des exportations demeure un enjeu majeur pour assurer une croissance plus résiliente et durable.

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Burkina Faso : le HCDH entame la fermeture de son bureau à Ouagadougou après la suspension de ses activités.

Une procédure de six mois engagée dans un contexte de tensions avec les autorités burkinabè

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a officiellement engagé le processus de fermeture de son bureau au Burkina Faso, conformément aux dispositions prévues par l’accord de siège liant l’organisation internationale aux autorités burkinabè. Cette procédure, qui devrait s’étendre sur une période de six mois, intervient après la suspension des activités du bureau décidée par le gouvernement en avril 2026.

Le coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a été reçu mardi par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré/Kaboré.

Au cours de cette rencontre, le responsable onusien, accompagné de la représentante résidente du HCDH, a informé les autorités burkinabè de la décision d’activer la clause de fermeture prévue dans l’accord de siège en cas d’interruption prolongée des activités du bureau.

Une rupture provoquée par des divergences sur la situation des droits humains

La suspension des activités du HCDH avait été annoncée par le gouvernement burkinabè en avril dernier, après des déclarations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, mettant en cause les restrictions présumées de l’espace civique dans le pays.

Les autorités burkinabè avaient contesté ces prises de position, estimant qu’elles portaient atteinte à la souveraineté nationale et ne reflétaient pas la réalité de la situation sécuritaire et politique du pays.

Face à l’absence de reprise des activités, le HCDH a donc décidé d’engager la procédure administrative de fermeture de sa représentation à Ouagadougou.

Les Nations Unies souhaitent maintenir un cadre de coopération

Dans le cadre de cette démarche, les responsables du HCDH ont demandé au gouvernement burkinabè de désigner un point focal national chargé d’assurer la coordination du processus de fermeture.

Ils ont également exprimé leur volonté d’ouvrir un nouveau dialogue avec les autorités afin de définir les futures modalités de collaboration entre le Burkina Faso et le système des Nations Unies.

Cette approche vise notamment à préserver les canaux de coopération institutionnelle malgré les tensions apparues ces derniers mois autour des questions liées aux droits humains.

Ouagadougou réaffirme ses exigences de souveraineté

En réponse, le ministre burkinabè des Affaires étrangères a appelé les représentants des organisations internationales à respecter strictement les principes encadrant leur présence dans le pays.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment dénoncé l’attitude de certains acteurs internationaux qui, selon lui, auraient tendance à « se comporter en super policiers » en dépassant les limites fixées par les accords de siège.

Le chef de la diplomatie burkinabè a estimé que la position du gouvernement constitue un « signal clair » adressé aux partenaires qui ne respecteraient pas, selon lui, la souveraineté du Burkina Faso et ses intérêts nationaux.

Il a toutefois indiqué prendre acte de la procédure engagée par le HCDH ainsi que de la demande de désignation d’un point focal, tout en réaffirmant la disponibilité des autorités à poursuivre des partenariats fondés sur le respect mutuel et la coopération.

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Burkina Faso : la Présidence dément une fausse circulaire appelant au rapatriement des familles vivant en France.

Ouagadougou dénonce une opération de désinformation dans un contexte de tensions avec Paris

La Présidence du Faso a fermement démenti, mardi, l’authenticité d’une circulaire diffusée sur les réseaux sociaux et présentée à tort comme un document officiel appelant les agents de l’État à rapatrier leurs familles établies en France. Les autorités dénoncent une tentative de manipulation visant à alimenter la confusion au sein de l’opinion publique.

Le document, largement relayé sur plusieurs plateformes numériques, invitait les fonctionnaires burkinabè dont les proches résident en France, notamment pour des études, des soins médicaux ou des séjours touristiques, à organiser leur retour au Burkina Faso.

La Présidence dénonce un faux document

Dans un communiqué officiel, la Direction de la communication de la Présidence du Faso a catégoriquement rejeté l’authenticité de cette circulaire, la qualifiant de « totalement fausse ».

Selon la Présidence, cette publication est l’œuvre « d’individus malveillants » dont l’objectif serait de créer un climat de psychose et de désinformation au sein de la population.

Les autorités ont également précisé qu’elles ne sauraient être tenues responsables de cette fausse information et ont annoncé se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs, coauteurs et éventuels commanditaires de cette diffusion.

Un contexte diplomatique particulièrement sensible

La circulation de ce faux document intervient dans un climat marqué par une forte dégradation des relations entre le Burkina Faso et la France.

Quelques jours auparavant, Ouagadougou avait officiellement annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Paris, une décision justifiée par les autorités burkinabè au nom de la défense de la souveraineté nationale. Le gouvernement accuse notamment la France de mener des actions qu’il estime contraires aux intérêts du Burkina Faso.

Des relations franco-burkinabè en profonde recomposition

Cette nouvelle polémique s’inscrit dans un contexte de refroidissement progressif des relations entre les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022.

Depuis cette date, plusieurs décisions ont illustré cette recomposition diplomatique, notamment la dénonciation des accords de coopération militaire, le départ des forces françaises stationnées au Burkina Faso, la suspension de plusieurs médias français et le renforcement des partenariats du pays avec les membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi qu’avec de nouveaux partenaires internationaux.

Face à la multiplication des fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, les autorités burkinabè appellent les citoyens à privilégier les canaux officiels de communication et à faire preuve de vigilance avant de relayer des documents dont l’authenticité n’est pas établie.

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Burkina Faso–Union européenne : Ouagadougou dénonce une résolution « biaisée » et défend sa souveraineté.

Les autorités burkinabè ont vivement réagi à la suite de l’adoption d’une résolution par le Parlement européen et aux déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart, que Ouagadougou considère comme inexactes et offensantes à l’égard du Burkina Faso. Le gouvernement estime que ces prises de position reposent sur une lecture erronée de la situation sécuritaire et politique du pays.

Dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, afin de lui faire part officiellement du mécontentement des autorités.

Ouagadougou rejette des accusations jugées infondées

Selon le chef de la diplomatie burkinabè, cette démarche visait à exprimer la profonde désapprobation du gouvernement face aux arguments avancés lors des débats au sein du Parlement européen. Les autorités dénoncent des accusations qu’elles jugent fondées sur des informations inexactes et déconnectées des réalités du terrain.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment défendu les efforts engagés par le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, rappelant que le pays mène depuis plusieurs années un combat sécuritaire aux côtés du Mali et du Niger dans un contexte régional particulièrement complexe.

Le ministre a également critiqué ce qu’il considère comme une méconnaissance des réalités sahéliennes, estimant que certains responsables européens portent des jugements sans disposer d’une connaissance suffisante de la situation locale.

Une défense assumée de la souveraineté nationale

Au-delà du contenu de la résolution, les autorités burkinabè dénoncent ce qu’elles perçoivent comme une forme d’ingérence dans leurs affaires internes. Ouagadougou réaffirme son droit souverain à définir ses orientations politiques, sécuritaires et institutionnelles sans pression extérieure.

Le chef de la diplomatie a également replacé les défis sécuritaires actuels dans un contexte géopolitique plus large, évoquant les conséquences de l’intervention militaire menée en Libye en 2011 sous l’égide de l’OTAN, souvent présentée par les pays du Sahel comme un facteur ayant contribué à la déstabilisation de la région.

Des relations toujours sensibles entre Ouagadougou et Bruxelles

De son côté, Philippe Bronchain a indiqué avoir pris acte des préoccupations exprimées par les autorités burkinabè et s’est engagé à transmettre leur message aux instances compétentes de l’Union européenne.

Cet épisode illustre les tensions persistantes qui marquent les relations entre Ouagadougou et certaines institutions européennes. Depuis plusieurs années, les questions liées à la sécurité, à la gouvernance et à la souveraineté occupent une place centrale dans les échanges entre le Burkina Faso et ses partenaires occidentaux.

Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette nouvelle passe d’armes diplomatique témoigne de la volonté des autorités burkinabè de défendre leur position sur la scène internationale et de contester les critiques qu’elles jugent injustifiées.