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Burkina Faso : bilan 2025 et cap 2026, entre reconquête territoriale et souveraineté économique.

Lors de son allocution à la Nation du 31 décembre, le président de la Transition, Ibrahim Traoré, a présenté un bilan détaillé de l’année 2025, tout en esquissant les orientations stratégiques pour 2026. Le discours met en lumière une double dynamique : la consolidation des acquis sécuritaires et l’accélération des réformes structurelles au service de la souveraineté nationale.

Sécurité : l’offensive « Lalmassga » comme tournant opérationnel

L’année écoulée a été marquée par une intensification des opérations de reconquête. Le chef de l’État a particulièrement souligné l’opération Lalmassga (« mur de glace »), conduite par les Forces de défense et de sécurité (FDS) avec l’appui des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Cette manœuvre d’envergure a permis le rétablissement de l’autorité de l’État dans plusieurs zones longtemps sous pression, notamment le bassin du Nakambé, les abords du barrage de Kompienga ainsi que les secteurs de Djibo et de Toulfé. « Nous sommes allés là où l’on croyait l’accès impossible depuis six ans », a déclaré le président, annonçant la poursuite des opérations jusqu’aux frontières nationales en 2026.

Économie : l’annonce de l’autosuffisance alimentaire

Sur le front économique, l’annonce la plus marquante du discours concerne l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en 2025. Selon le président, ce résultat découle d’une politique volontariste de mécanisation agricole, combinée à des subventions ciblées en semences et en engrais.
Pour 2026, les priorités sont clairement établies : mise en valeur des terres récemment sécurisées, développement de la pisciculture et des cultures fourragères pour soutenir l’élevage, et multiplication des retenues d’eau afin de réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques.

Gouvernance et ressources : vers un « Burkinabè nouveau »

Sur le plan institutionnel et économique, le gouvernement entend renforcer le contrôle public des ressources stratégiques. Le secteur minier connaît ainsi une réorientation majeure, avec le rachat de certaines mines par des structures publiques afin d’assurer une meilleure redistribution des revenus au profit du Trésor national.
Parallèlement, la lutte contre la fraude fiscale s’intensifie, notamment à travers la généralisation de la facture électronique dès janvier, présentée comme un levier de transparence et d’élargissement de l’assiette fiscale.

En conclusion, le président de la Transition a appelé à l’émergence d’un « Burkinabè nouveau », fondé sur l’intégrité, le patriotisme et la discipline collective. Une vision qu’il juge indispensable pour consolider les acquis de 2025 et porter les ambitions nationales à l’horizon 2026.

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Restrictions sur le visa américain : le Burkina Faso invoque le principe de réciprocité

Après le Mali et le Niger, le Burkina Faso a officiellement réagi aux restrictions récemment imposées par les États-Unis en matière de visas, en annonçant son intention d’appliquer le principe de réciprocité. Cette position marque une nouvelle étape dans les tensions diplomatiques croissantes entre Washington et certains pays du Sahel.

Selon les autorités burkinabè, les mesures américaines, qui concernent principalement l’accès au territoire des États-Unis pour certaines catégories de ressortissants, sont jugées unilatérales et pénalisantes. En réponse, Ouagadougou estime légitime d’adopter une posture équivalente à l’égard des citoyens américains, conformément aux usages diplomatiques internationaux.

Un contexte régional déjà tendu

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte régional sensible, marqué par une recomposition des relations diplomatiques entre les pays du Sahel et plusieurs partenaires occidentaux. Le Mali et le Niger avaient, avant le Burkina Faso, exprimé leur désaccord face aux mêmes restrictions, dénonçant une décision perçue comme discriminatoire et déconnectée des réalités locales.

Le Burkina Faso, engagé depuis plusieurs années dans une lutte intense contre l’insécurité et dans une redéfinition de ses alliances stratégiques, considère que ces restrictions nuisent aux relations bilatérales et à la coopération internationale, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement et des échanges humains.

La réciprocité comme levier diplomatique

Le principe de réciprocité, régulièrement invoqué dans les relations internationales, consiste à appliquer à un État des mesures équivalentes à celles qu’il impose. Pour les autorités burkinabè, cette approche vise avant tout à préserver la souveraineté nationale et à rétablir un équilibre dans les relations avec les États-Unis.

Toutefois, des observateurs soulignent que l’application stricte de telles mesures pourrait avoir des conséquences sur la mobilité, les échanges universitaires, économiques et diplomatiques, ainsi que sur la coopération multilatérale dans une région déjà fragilisée.

Vers un durcissement durable des relations ?

Si aucune rupture officielle n’est évoquée, ces annonces traduisent un durcissement progressif du ton entre Washington et plusieurs capitales sahéliennes. Elles reflètent également la volonté affirmée de ces États de défendre une diplomatie fondée sur l’égalité de traitement et le respect mutuel.

À ce stade, l’évolution de la situation dépendra des discussions diplomatiques à venir et de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente permettant de préserver les canaux de coopération tout en tenant compte des préoccupations sécuritaires et politiques de chacun.

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Le Burkina Faso officialise son partenariat stratégique avec la Russie pour le développement nucléaire civil.

Le 23 octobre 2025, le Burkina Faso a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son programme nucléaire civil. Sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres, réuni à Ouagadougou, a examiné un projet de loi autorisant la ratification de la Convention de Vienne de 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

Cette convention, qui définit un cadre juridique pour l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, prévoit notamment la gestion des accidents et des dommages pouvant traverser les frontières. Jusqu’à présent, le Burkina Faso ne l’avait pas ratifiée. Avec cette initiative, le pays entend désormais encadrer légalement les responsabilités et les réparations liées à l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Le compte rendu officiel du Conseil des ministres précise que cette démarche vise à poser les bases juridiques nécessaires à la concrétisation de projets nucléaires civils. La ratification, validée par le Conseil, reste soumise à l’approbation finale de l’Assemblée législative, prochaine étape dans le renforcement du cadre légal du Burkina Faso dans ce domaine stratégique.

Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté énergétique pour le pays, visant à diversifier ses sources d’électricité et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles ou aux importations. Il représente également un volet clé de la coopération technique entre Ouagadougou et Moscou, offrant au Burkina Faso un accès à des technologies de pointe dans le domaine nucléaire civil.

Selon les autorités burkinabè, ce programme permettra de stabiliser l’approvisionnement en énergie, de soutenir le développement industriel et de renforcer la sécurité énergétique nationale. Dans un contexte régional marqué par une demande croissante en électricité et par la transition énergétique, le Burkina Faso mise sur ce partenariat pour poser les bases d’un approvisionnement durable et durablement maîtrisé.

Le projet prévoit la mise en place progressive d’infrastructures nucléaires civiles, ainsi que la formation de cadres locaux afin d’assurer la gestion autonome et sécurisée des installations. Cette initiative s’inscrit dans une logique de long terme, où l’énergie nucléaire devient un pilier de la stratégie de développement économique et industriel du pays.

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Burkina Faso : Ibrahim Traoré reçoit le Manifeste pour un Nouveau Panafricanisme.

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu ce lundi à Ouagadougou le Manifeste pour un Nouveau Panafricanisme, un document fondateur qui ambitionne de redéfinir la coopération entre les nations africaines sur des bases d’indépendance, de souveraineté et de renaissance culturelle.

Ce manifeste, élaboré par un collectif d’intellectuels, de chercheurs et de jeunes leaders du continent, prône une nouvelle approche de l’unité africaine, ancrée dans les valeurs de dignité, de solidarité et de développement endogène.
Il invite les États africains à repenser leurs modèles de gouvernance, à renforcer la coopération Sud-Sud et à libérer les politiques économiques des influences extérieures.

Le président Ibrahim Traoré, figure montante du panafricanisme contemporain, a salué cette initiative, soulignant qu’elle s’inscrit dans la vision du Burkina Faso pour une Afrique maîtresse de son destin.

« Ce manifeste traduit l’aspiration légitime de nos peuples à l’autodétermination. Le Burkina Faso soutiendra toute démarche qui promeut la liberté, la dignité et la souveraineté du continent », a-t-il déclaré.

Les initiateurs du texte ont remis officiellement le document au chef de l’État lors d’une audience au Palais de Koulouba, en présence de plusieurs membres du gouvernement et représentants de la société civile.
Ce moment symbolique marque une étape importante dans la dynamique actuelle de réveil panafricain, portée notamment par les jeunes générations du Sahel.

Le Manifeste pour un Nouveau Panafricanisme devrait désormais circuler dans plusieurs capitales africaines, avant d’être présenté au cours d’un Sommet des mouvements panafricains prévu en 2026 à Bamako.

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Forum Invest In Sénégal 2025 : cap sur la souveraineté économique et la coopération Sud-Sud.

Le Sénégal accueille cette semaine la deuxième édition du Forum Invest In Sénégal, rebaptisé FII Sénégal 2025, un rendez-vous majeur dédié à la promotion des investissements et au renforcement des partenariats économiques. Organisé par l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX), l’événement se déroule au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, sous le thème de la souveraineté, de la résilience et de la coopération Sud-Sud.

Pendant deux jours, dirigeants politiques, investisseurs internationaux, institutions financières et acteurs du secteur privé se réunissent pour repenser les modèles de croissance et accélérer la transformation économique du Sénégal et du continent africain. Ce forum s’inscrit pleinement dans la Vision Sénégal 2050, feuille de route du pays pour bâtir une économie diversifiée, compétitive et durable.

🔹 Un espace de rencontre entre ambition nationale et investissement international

L’objectif affiché du forum est clair : mobiliser les capitaux et stimuler les investissements directs étrangers dans les secteurs prioritaires de l’économie sénégalaise. L’APIX ambitionne de générer plus de 10 000 milliards de FCFA d’intentions d’investissement, soit près du double de la première édition en 2023, qui avait enregistré 6 394 milliards de FCFA.

Les échanges s’articulent autour de rencontres B2B, B2G et PPP, permettant de rapprocher les investisseurs des décideurs publics et des entrepreneurs locaux. Cette approche pragmatique vise à transformer les intentions en projets concrets, créateurs de valeur et d’emplois durables.

🔹 Des secteurs porteurs au cœur des priorités

Le forum met en avant des secteurs stratégiques tels que :

  • Les infrastructures et la logistique, piliers de la compétitivité régionale ;

  • Les énergies renouvelables et la transition verte, pour renforcer l’autonomie énergétique du pays ;

  • L’agro-industrie et la sécurité alimentaire, enjeu majeur de souveraineté ;

  • Le numérique et l’innovation, moteurs d’un développement inclusif ;

  • L’économie bleue et les mines, sources de richesse et de diversification.

En valorisant ces secteurs, le Sénégal ambitionne de devenir un hub économique régional, capable de connecter les opportunités du continent et d’attirer les investisseurs du monde entier.

🔹 Souveraineté et coopération Sud-Sud au centre du discours

Dans son allocution d’ouverture, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité pour les pays africains de reprendre la main sur leur développement : « Investir au Sénégal, c’est investir dans une Afrique souveraine, résiliente et innovante. Nous devons bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur la confiance et la réciprocité. »

Cette vision trouve un écho particulier auprès des délégations étrangères, notamment venues du Burkina Faso, du Maroc, du Rwanda et du Nigéria, qui plaident pour une coopération Sud-Sud renforcée. Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné que « l’avenir du continent se jouera dans sa capacité à unir ses forces et à créer des synergies régionales au service du développement durable ».

🔹 Une dynamique d’émergence confirmée

Le Forum Invest In Sénégal 2025 illustre la volonté du pays de consolider ses acquis économiques tout en attirant des partenaires stratégiques. En faisant de Diamniadio le centre névralgique de l’investissement africain, le Sénégal confirme sa place parmi les économies les plus dynamiques du continent.

Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui s’impose : celle d’une Afrique qui investit en elle-même, confiante dans son potentiel et résolue à tracer sa propre voie vers la prospérité.

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Dialogue au sommet : ONU–Burkina Faso, un partenariat réaffirmé pour le développement.

En marge de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, le Burkina Faso et l’Organisation des Nations Unies ont tenu un dialogue de haut niveau marqué par une volonté commune : renforcer leur partenariat en faveur du développement durable.

Un engagement mutuel renouvelé

La délégation burkinabè, conduite par le Premier ministre, a échangé avec les responsables onusiens sur les priorités nationales, notamment la sécurité alimentaire, la résilience climatique, l’éducation et la consolidation de la paix. L’ONU a salué les efforts du Burkina Faso en matière de gouvernance et a réaffirmé son appui technique et financier aux programmes structurants du pays.

Le développement au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur la nécessité d’accompagner la transition socio-économique du Burkina Faso à travers des initiatives concrètes :

  • Soutien aux projets agricoles et énergétiques

  • Promotion de l’éducation et de l’insertion des jeunes

  • Renforcement de la résilience face aux défis sécuritaires et climatiques

Une coopération stratégique

Ce dialogue illustre l’importance de la coopération entre le Burkina Faso et l’ONU dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Les deux parties ont convenu de maintenir une concertation régulière pour assurer la mise en œuvre efficace des engagements pris.

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AES : satisfaction au Burkina Faso après le retrait de la CPI

Le gouvernement burkinabè a officiellement salué la décision de l’Alliance des États du Sahel (AES) de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), une décision prise conjointement avec le Mali et le Niger.

Pour les autorités de transition, cette rupture marque un pas vers une plus grande souveraineté judiciaire et politique. Dans un communiqué diffusé à Ouagadougou, le gouvernement a estimé que « la CPI a montré ses limites et ses insuffisances dans le traitement équitable des dossiers concernant l’Afrique », rappelant que plusieurs dirigeants africains ont, par le passé, dénoncé une justice internationale à « géométrie variable ».

La décision de retrait a été accueillie avec satisfaction par une partie de l’opinion publique burkinabè, qui y voit un acte d’affirmation de l’indépendance nationale et régionale. Des organisations de la société civile proches des autorités ont salué « une décision courageuse et historique », considérant que les États sahéliens doivent désormais bâtir leurs propres mécanismes de justice et de responsabilité.

Toutefois, certains acteurs de la société civile et des organisations de défense des droits humains rappellent que ce retrait ne doit pas se traduire par une impunité accrue. Ils soulignent que les populations, premières victimes du terrorisme et des violations des droits humains, ont besoin de garanties solides en matière de justice et de protection.

Avec ce choix, l’AES confirme sa volonté de redéfinir ses partenariats et de privilégier des solutions africaines aux défis sécuritaires, politiques et judiciaires. Le Burkina Faso, à l’instar de ses partenaires du Sahel, entend ainsi affirmer sa souveraineté dans un contexte marqué par des bouleversements régionaux et internationaux.

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Burkina Faso : le gouvernement supprime quatre jours fériés pour réduire la charge budgétaire.

Le gouvernement burkinabè a annoncé, ce mercredi en Conseil des ministres, la suppression de quatre jours fériés du calendrier national. Cette décision, motivée par des impératifs économiques, devrait permettre à l’État de réaliser une économie annuelle estimée à 17 milliards de francs CFA.

Selon les estimations officielles, les jours chômés entraînent un manque à gagner évalué à 67 milliards de francs CFA pour l’année 2025. Dans un contexte marqué par la nécessité de rationaliser les dépenses publiques et d’optimiser la productivité, l’Exécutif a donc choisi de réduire le nombre de jours fériés.

Les dates concernées par cette mesure sont :

  • 3 janvier : fête de la Révolution de 1966,

  • 5 août : jour de la Proclamation de l’indépendance,

  • 31 octobre : journée des Martyrs et commémoration de l’insurrection populaire de 2014,

  • Lundi de Pâques.

Cette réforme suscite déjà des débats dans l’opinion publique. Certains saluent une décision pragmatique face aux défis économiques actuels, tandis que d’autres estiment qu’elle pourrait affecter la valeur symbolique et historique de certaines dates marquantes du pays.

Le gouvernement, de son côté, justifie son choix par la nécessité de trouver un équilibre entre mémoire collective et exigences économiques, affirmant que l’objectif est de renforcer la résilience budgétaire de l’État tout en soutenant le développement national.

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Burkina Faso : l’homosexualité désormais criminalisée par une révision du Code de la famille.

L’Assemblée législative de la Transition a adopté une modification majeure du Code des personnes et de la famille, introduisant la criminalisation de l’homosexualité. Désormais, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’amendes financières.

La révision prévoit également des mesures spécifiques pour les étrangers : toute personne non nationale condamnée pour des faits d’homosexualité pourra faire l’objet d’une expulsion immédiate du territoire burkinabè après l’exécution de sa peine.

Cette décision marque un tournant juridique et sociétal au Burkina Faso, où l’homosexualité, jusque-là tolérée dans le vide juridique, devient désormais une infraction pénale inscrite dans le droit de la famille.

Les autorités de la Transition justifient ce choix par la volonté de « préserver les valeurs culturelles et sociales » du pays. Toutefois, cette mesure soulève déjà des inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains, qui redoutent une atteinte accrue aux libertés individuelles et une possible stigmatisation de certaines communautés.

Le Burkina Faso rejoint ainsi la liste des pays africains qui ont récemment durci leur législation en matière de mœurs, dans un contexte où la question des droits des minorités sexuelles demeure hautement sensible sur le continent.

Stade du 4 Août

Burkina Faso : le Stade du 4-Août rouvre ses portes, symbole de renouveau sportif et national

Ce 4 août 2025, date hautement symbolique pour le Burkina Faso, marque la réouverture officielle du Stade du 4-Août à Ouagadougou. Après plusieurs années de travaux de réhabilitation, cette enceinte sportive emblématique est de nouveau prête à accueillir des compétitions nationales et internationales.

Un chantier de modernisation abouti

Fermé depuis 2021 pour cause de non-conformité aux normes de la Confédération africaine de football (CAF), le stade a fait peau neuve. Les travaux de réhabilitation ont porté sur :

  • La modernisation de la pelouse et de la piste d’athlétisme,
  • La rénovation des tribunes, vestiaires, salles de presse et sanitaires,
  • L’amélioration de la sonorisation, de l’éclairage et de la sécurité.

La CAF a officiellement homologué le stade, lui permettant désormais d’accueillir des matchs internationaux, au grand bonheur des supporters burkinabè.

Une fierté nationale retrouvée

La réouverture du stade coïncide avec la commémoration de la révolution du 4 août 1983, menée par le capitaine Thomas Sankara. Cette synchronie ajoute une portée hautement symbolique à l’événement.

Le Stade du 4-Août n’est pas qu’une infrastructure sportive. Il est un symbole de résistance, d’union nationale et de dépassement collectif, très cher au peuple burkinabè.

Des retombées sportives et économiques attendues

La remise en service de ce stade devrait :

  • Stimuler le développement du sport local, notamment du football et de l’athlétisme,
  • Offrir de nouvelles opportunités pour les événements culturels et artistiques,
  • Générer des retombées économiques pour la ville de Ouagadougou et ses environs.

La réouverture du Stade du 4-Août incarne le retour du Burkina Faso sur la scène sportive continentale, mais aussi une affirmation de sa capacité à rebondir malgré les difficultés. Plus qu’un chantier d’infrastructure, c’est une victoire symbolique pour tout un peuple en quête de renouveau.