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Burkina Faso–Union européenne : Ouagadougou dénonce une résolution « biaisée » et défend sa souveraineté.

Les autorités burkinabè ont vivement réagi à la suite de l’adoption d’une résolution par le Parlement européen et aux déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart, que Ouagadougou considère comme inexactes et offensantes à l’égard du Burkina Faso. Le gouvernement estime que ces prises de position reposent sur une lecture erronée de la situation sécuritaire et politique du pays.

Dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, afin de lui faire part officiellement du mécontentement des autorités.

Ouagadougou rejette des accusations jugées infondées

Selon le chef de la diplomatie burkinabè, cette démarche visait à exprimer la profonde désapprobation du gouvernement face aux arguments avancés lors des débats au sein du Parlement européen. Les autorités dénoncent des accusations qu’elles jugent fondées sur des informations inexactes et déconnectées des réalités du terrain.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment défendu les efforts engagés par le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, rappelant que le pays mène depuis plusieurs années un combat sécuritaire aux côtés du Mali et du Niger dans un contexte régional particulièrement complexe.

Le ministre a également critiqué ce qu’il considère comme une méconnaissance des réalités sahéliennes, estimant que certains responsables européens portent des jugements sans disposer d’une connaissance suffisante de la situation locale.

Une défense assumée de la souveraineté nationale

Au-delà du contenu de la résolution, les autorités burkinabè dénoncent ce qu’elles perçoivent comme une forme d’ingérence dans leurs affaires internes. Ouagadougou réaffirme son droit souverain à définir ses orientations politiques, sécuritaires et institutionnelles sans pression extérieure.

Le chef de la diplomatie a également replacé les défis sécuritaires actuels dans un contexte géopolitique plus large, évoquant les conséquences de l’intervention militaire menée en Libye en 2011 sous l’égide de l’OTAN, souvent présentée par les pays du Sahel comme un facteur ayant contribué à la déstabilisation de la région.

Des relations toujours sensibles entre Ouagadougou et Bruxelles

De son côté, Philippe Bronchain a indiqué avoir pris acte des préoccupations exprimées par les autorités burkinabè et s’est engagé à transmettre leur message aux instances compétentes de l’Union européenne.

Cet épisode illustre les tensions persistantes qui marquent les relations entre Ouagadougou et certaines institutions européennes. Depuis plusieurs années, les questions liées à la sécurité, à la gouvernance et à la souveraineté occupent une place centrale dans les échanges entre le Burkina Faso et ses partenaires occidentaux.

Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette nouvelle passe d’armes diplomatique témoigne de la volonté des autorités burkinabè de défendre leur position sur la scène internationale et de contester les critiques qu’elles jugent injustifiées.

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Burkina Faso : un accord de 1 milliard de dollars pour soutenir la transformation économique du pays.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de mobilisation de financements en faveur de son développement économique. Le gouvernement burkinabè a conclu un accord-cadre de financement d’un montant d’un milliard de dollars américains avec la Société internationale islamique pour le financement du commerce (ITFC), institution membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Cet engagement financier, qui couvre la période 2026-2030, vise à accompagner les priorités économiques du pays à travers le financement de secteurs jugés essentiels à la croissance, à la sécurité alimentaire et au développement du secteur privé.

Un partenariat scellé en marge des Assemblées annuelles de la BID

L’accord a été signé le 19 juin à Bakou, en Azerbaïdjan, à l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement. Le document a été paraphé par le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et le directeur général de l’ITFC, Adeeb Yousuf Al-Aama.

Cette signature illustre la volonté des autorités burkinabè de consolider leurs relations avec les institutions financières internationales tout en diversifiant leurs sources de financement dans un contexte économique marqué par d’importants besoins d’investissement.

Des ressources destinées aux secteurs stratégiques

Selon les autorités, ce financement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030, feuille de route gouvernementale destinée à accélérer la transformation économique et sociale du pays.

Les ressources mobilisées permettront notamment de soutenir l’approvisionnement du Burkina Faso en produits énergétiques, en intrants agricoles, en denrées alimentaires essentielles ainsi qu’en produits pharmaceutiques. Ces secteurs sont considérés comme prioritaires pour garantir la résilience économique du pays et répondre aux besoins croissants des populations.

L’accord prévoit également un accompagnement des filières exportatrices stratégiques, notamment le coton et l’anacarde, deux produits qui occupent une place importante dans les recettes d’exportation du Burkina Faso et dans les revenus de milliers de producteurs.

Un appui au financement du secteur privé

Au-delà du soutien aux échanges commerciaux, une partie des fonds sera orientée vers les établissements bancaires locaux sous forme de lignes de crédit. L’objectif est de renforcer l’accès au financement pour les entreprises nationales, en particulier les petites et moyennes entreprises qui constituent un moteur essentiel de la création d’emplois et de la croissance économique.

Cette approche vise à stimuler l’investissement productif, encourager l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique burkinabè.

Une stratégie de diversification des partenariats financiers

Pour les deux parties, cet accord témoigne de la solidité du partenariat entre le Burkina Faso et l’ITFC ainsi que de leur volonté commune d’intensifier les échanges commerciaux et les investissements entre le pays et ses partenaires arabes et africains.

La signature intervient dans un contexte où Ouagadougou multiplie les initiatives destinées à élargir son réseau de partenaires économiques et financiers afin de mobiliser davantage de ressources pour financer ses projets de développement et soutenir sa transformation structurelle.

À travers cet accord de grande envergure, les autorités burkinabè espèrent renforcer les capacités productives du pays, soutenir les secteurs stratégiques de l’économie et créer les conditions d’une croissance plus durable et inclusive au cours des prochaines années.

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Burkina Faso : les Archives nationales ouvrent leurs portes pour valoriser la mémoire collective.

À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives nationales du Burkina Faso ont inauguré, mardi à Ouagadougou, une série de journées portes ouvertes destinées à sensibiliser le public à l’importance du patrimoine documentaire national. Cette initiative vise à rapprocher les citoyens de leurs archives et à mettre en lumière leur rôle dans la préservation de l’histoire et de la mémoire du pays.

Placée sous le thème « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenir », cette édition entend rappeler la contribution essentielle des archives à la construction des sociétés modernes. Au-delà de leur fonction de conservation, les archives constituent des outils stratégiques pour la protection des droits, la transmission des savoirs et la compréhension des évolutions historiques.

Les archives, piliers de l’identité nationale

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, a souligné la place centrale qu’occupent les archives dans la construction de l’identité nationale. Selon lui, ces documents représentent une source précieuse permettant de retracer le parcours historique du Burkina Faso, de préserver la mémoire des générations passées et d’éclairer les décisions des générations présentes et futures.

Il a également insisté sur la nécessité de protéger et de valoriser ce patrimoine documentaire, considéré comme un élément fondamental de la souveraineté culturelle et historique du pays.

Trois jours d’immersion au cœur du patrimoine documentaire

Durant trois jours, les visiteurs auront l’opportunité de découvrir les richesses conservées par les Archives nationales à travers plusieurs activités pédagogiques et culturelles.

Une exposition photographique met notamment en lumière le parcours de personnalités ayant marqué l’histoire politique, sociale et culturelle du Burkina Faso. Des visites guidées permettront par ailleurs au public de mieux comprendre les missions de l’institution, les méthodes de conservation des documents ainsi que les différents fonds archivistiques préservés au sein des collections nationales.

L’objectif est de rendre les archives plus accessibles et de favoriser une meilleure appropriation de ce patrimoine par les citoyens.

Sensibiliser le public à la valeur des archives

La directrice générale par intérim des Archives nationales, Marie Jeanne Diasso, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche de vulgarisation visant à faire connaître davantage les archives auprès de la population. Elle a souligné l’importance de développer une culture de la consultation et de l’exploitation des documents archivistiques, aussi bien pour les chercheurs que pour les administrations et les citoyens.

Les activités ont débuté par une conférence consacrée au rôle des archives dans la vie d’une nation. Les échanges ont notamment porté sur les défis liés à la conservation des documents historiques, à leur numérisation progressive et à leur contribution à la préservation de la mémoire collective.

Un patrimoine discret mais essentiel

À travers ces journées portes ouvertes, les autorités burkinabè entendent attirer l’attention sur un patrimoine souvent méconnu du grand public, mais dont la valeur demeure inestimable pour la compréhension de l’histoire nationale. En conservant les traces du passé, les archives participent non seulement à la sauvegarde de la mémoire collective, mais également à la transmission des repères historiques indispensables à la construction de l’avenir.

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Burkina Faso : le premier « Emprunt patriote » dépasse son objectif et mobilise plus de 151 milliards FCFA.

Une adhésion massive des investisseurs et de la diaspora burkinabè

Le Burkina Faso enregistre un succès notable dans sa stratégie de mobilisation de ressources internes. Le premier emprunt obligataire destiné à la diaspora et aux investisseurs nationaux, baptisé « Emprunt patriote », a permis de lever 151,5 milliards FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 125 milliards FCFA.

Selon les informations relayées par Financial Afrik, cette première phase de souscription, clôturée le 6 juin 2026, témoigne de la confiance accordée par les investisseurs aux perspectives économiques du pays ainsi qu’à la volonté des autorités de financer des projets structurants à travers des mécanismes innovants.

Un instrument financier au service du développement national

Lancé officiellement le 6 mai 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, l’« Emprunt patriote » s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement de l’État tout en renforçant la participation des Burkinabè, notamment ceux établis à l’étranger, aux efforts de développement national.

À l’issue de l’opération, le montant collecté dépasse de plus de 26 milliards FCFA l’objectif initial, confirmant l’intérêt suscité par cette initiative auprès des épargnants et des investisseurs.

Cette performance constitue également un signal fort quant à la capacité du Burkina Faso à mobiliser des ressources financières en dehors des circuits traditionnels de financement.

Deux tranches adaptées aux profils des investisseurs

L’opération a été structurée autour de deux tranches distinctes afin d’attirer un large éventail de souscripteurs.

La première tranche, d’un montant de 45 milliards FCFA, offre une maturité de cinq ans avec un taux d’intérêt de 6,75 %. La seconde, évaluée à 80 milliards FCFA, propose une durée de remboursement de sept ans assortie d’un rendement de 6,85 %.

Cette structuration a permis de répondre aux attentes des investisseurs recherchant à la fois rentabilité et sécurité, tout en contribuant au financement de projets d’intérêt national.

Des financements destinés à des projets stratégiques

Les ressources mobilisées serviront à soutenir plusieurs programmes prioritaires identifiés par les autorités burkinabè.

Parmi les projets annoncés figurent la création d’une zone franche industrielle agroalimentaire destinée à stimuler la transformation locale des produits agricoles, le développement d’infrastructures énergétiques, la construction de logements sociaux ainsi que la réalisation d’infrastructures routières.

Ces investissements s’inscrivent dans une vision de long terme visant à renforcer les capacités productives du pays, améliorer les conditions de vie des populations et soutenir la croissance économique.

La diaspora, un levier de financement de plus en plus stratégique

Au-delà du succès financier immédiat, cette opération met en lumière le rôle croissant de la diaspora dans le financement du développement africain.

À l’image de plusieurs pays du continent qui cherchent à mieux valoriser l’épargne de leurs ressortissants vivant à l’étranger, le Burkina Faso ambitionne de bâtir un mécanisme durable capable de canaliser ces ressources vers des investissements productifs.

Les autorités considèrent cette première expérience comme une étape importante vers la mise en place d’un modèle de financement plus autonome, reposant davantage sur les capacités d’investissement nationales et la contribution des communautés burkinabè établies à travers le monde.

Un signal positif pour l’économie burkinabè

Le succès de l’« Emprunt patriote » intervient dans un contexte où les États africains multiplient les initiatives pour sécuriser des ressources destinées au financement de leurs programmes de développement.

En dépassant largement son objectif de collecte, cette opération confirme l’existence d’un potentiel important de mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora. Elle renforce également la crédibilité des instruments financiers innovants mis en place par les autorités burkinabè pour soutenir les investissements stratégiques et accélérer la transformation économique du pays.

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Mali–Burkina Faso : Bamako et Ouagadougou renforcent leur coopération face aux défis climatiques et pastoraux.

La Quinzaine de l’environnement au cœur du dialogue entre les deux pays

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu lundi à Bamako le ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, à l’occasion de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement. Cette rencontre illustre la volonté du Mali et du Burkina Faso d’intensifier leur coopération autour des enjeux climatiques, agricoles et pastoraux, devenus stratégiques pour la stabilité et le développement de la région sahélienne.

Organisée cette année autour des thématiques de la résilience climatique et de la restauration des pâturages, la Quinzaine de l’environnement a été officiellement lancée le 6 juin au Parc national de Bamako, en présence de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi que de plusieurs États voisins.

Agriculture et élevage, des secteurs vitaux pour les économies sahéliennes

Les échanges entre les deux responsables ont mis en lumière l’importance des secteurs agricoles et pastoraux dans les économies malienne et burkinabè. Selon les données de la Banque mondiale, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentaient près de 33,5 % du produit intérieur brut du Mali en 2024, contre 18,6 % pour le Burkina Faso.

Ces activités constituent une source essentielle de revenus, d’emplois et de sécurité alimentaire pour des millions de ménages ruraux. Elles sont toutefois confrontées à des défis croissants liés à la dégradation des terres, à la raréfaction des ressources en eau et aux effets du changement climatique.

L’élevage demeure également un pilier majeur des deux économies. Les estimations de la FAO font état d’un cheptel de plus de 115 millions de têtes au Mali et de plus de 81 millions au Burkina Faso. Dans ce contexte, la préservation des pâturages, l’accès aux ressources hydriques et la gestion des couloirs de transhumance apparaissent comme des enjeux déterminants pour la stabilité des communautés rurales.

Une convergence de vues au sein de l’AES

Présent à Bamako pour les travaux de la Quinzaine de l’environnement, Amadou Dicko a salué l’accueil réservé à la délégation burkinabè et sollicité les orientations des autorités maliennes sur les réponses à apporter aux défis environnementaux qui touchent l’ensemble du Sahel.

Le ministre burkinabè a également transmis une invitation officielle aux autorités maliennes pour participer aux activités prévues dans le cadre de la Journée nationale de l’environnement que le Burkina Faso célébrera à la fin du mois de juin.

Au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Abdoulaye Maïga a salué la présence de la délégation burkinabè, estimant qu’elle traduit la volonté commune des États membres de l’AES de développer des réponses concertées aux défis climatiques et environnementaux.

Le climat, nouvel axe stratégique de coopération régionale

Au-delà de la dimension environnementale, cette rencontre témoigne de l’élargissement progressif des domaines de coopération entre les pays de l’AES. Alors que les questions sécuritaires dominent souvent l’agenda régional, le changement climatique s’impose désormais comme un enjeu majeur de gouvernance et de développement.

Dans une région où des millions de personnes vivent directement de l’agriculture et de l’élevage, la dégradation des ressources naturelles accentue les vulnérabilités économiques et sociales. Les autorités maliennes et burkinabè entendent ainsi renforcer leur coordination afin de promouvoir une gestion durable des ressources pastorales et agricoles, considérée comme un levier essentiel de résilience pour les populations sahéliennes.

Cette rencontre de Bamako confirme ainsi la volonté des deux pays de faire des questions environnementales et pastorales un pilier de leur coopération au sein de l’espace sahélien.

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Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux.

Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins

Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire

Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets.

Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées.

Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur.

Une ambition de modernisation à l’échelle nationale

À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays.

En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire national.

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Ouagadougou : Évariste Ndayishimiye attendu pour une visite stratégique au Burkina Faso.

Le président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, est attendu ce lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou pour une visite d’amitié et de travail. L’annonce a été faite par la présidence du Burkina Faso à travers un communiqué publié la veille.

Une rencontre au sommet avec Ibrahim Traoré

Au cours de son séjour, le chef de l’État burundais sera reçu au palais de Koulouba par son homologue burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré. Ce dernier assure également la présidence en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), un cadre de coopération régionale en pleine structuration.

Cette rencontre de haut niveau devrait permettre d’aborder plusieurs enjeux stratégiques, notamment les questions sécuritaires et les perspectives de coopération régionale.

Renforcer le dialogue entre l’Union africaine et l’AES

La visite s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’Union africaine et la Confédération des États du Sahel, dans un contexte marqué par des recompositions politiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest.

Face à la montée des défis sécuritaires dans la région, les deux parties cherchent à renforcer les mécanismes de concertation et à harmoniser leurs approches pour une réponse plus coordonnée.

Une visite tournée aussi vers le développement

Au-delà des échanges politiques, Évariste Ndayishimiye devrait également visiter plusieurs infrastructures socio-économiques à Ouagadougou. Cette dimension vise à mettre en lumière les initiatives locales en matière de développement et à explorer de nouvelles opportunités de coopération.

Cette visite intervient à un moment clé, alors que les équilibres régionaux évoluent et que les États africains cherchent à consolider leurs partenariats pour faire face aux défis contemporains.

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Électricité : Ouagadougou dément une hausse des importations depuis la Côte d’Ivoire

Les autorités burkinabè ont récemment démenti les informations faisant état d’une augmentation des importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, dans un contexte marqué par des tensions et des arriérés de paiement entre les deux pays.

Selon le gouvernement du Burkina Faso, les informations relayées sur une hausse significative des achats d’électricité auprès de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité ne reflètent pas la réalité de la situation énergétique actuelle.

Des relations énergétiques sous tension

Les relations énergétiques entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire reposent depuis plusieurs années sur des échanges d’électricité permettant au Burkina de renforcer son approvisionnement, notamment en période de forte demande.

Cependant, ces relations ont récemment été marquées par des tensions liées à des retards de paiement et à des discussions sur les modalités de fourniture d’énergie.

Dans ce contexte, certaines informations ont évoqué une hausse des importations d’électricité burkinabè depuis la Côte d’Ivoire, ce que les autorités de Ouagadougou ont fermement contesté.

Une stratégie de diversification énergétique

Face aux défis liés à l’approvisionnement en électricité, le Burkina Faso poursuit une stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à renforcer sa production nationale.

Cette stratégie repose notamment sur le développement de projets d’énergie solaire, l’amélioration des infrastructures électriques et le renforcement de la coopération énergétique régionale.

L’objectif est de réduire la dépendance aux importations d’électricité tout en garantissant un approvisionnement stable pour les populations et les activités économiques.

Un enjeu majeur pour la stabilité économique

La question de l’énergie demeure un enjeu stratégique pour le développement du Burkina Faso. Un accès fiable à l’électricité est essentiel pour soutenir l’activité économique, favoriser l’industrialisation et améliorer les conditions de vie des populations.

Dans ce contexte, les autorités burkinabè assurent travailler à stabiliser le secteur énergétique tout en clarifiant les informations circulant autour des relations électriques avec leurs partenaires régionaux, notamment la Côte d’Ivoire.

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Burkina Faso : le FMI renforce son appui financier dans un contexte de résilience économique.

Le Fonds monétaire international (FMI) a validé le décaissement de 19,4 milliards de francs CFA en faveur du Burkina Faso, portant à près de 97 milliards de FCFA le volume total de son soutien financier au pays. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un programme d’appui visant à stabiliser l’économie et à accompagner les réformes structurelles engagées par les autorités.

Un financement additionnel de 72,6 milliards de FCFA est par ailleurs prévu d’ici à 2027. Il devrait contribuer à renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques, tout en consolidant les équilibres budgétaires et la gestion des finances publiques.

Une économie sous pression, mais résiliente

Malgré un environnement sécuritaire toujours fragile, l’économie burkinabè affiche des signes de résistance. La croissance économique est attendue autour de 5 % en 2025, portée notamment par la bonne tenue du secteur aurifère. La hausse des prix de l’or, principale ressource d’exportation du pays, continue de soutenir les recettes extérieures.

Dans le même temps, l’inflation demeure contenue, proche de zéro, grâce à une baisse des prix des produits alimentaires. Cette évolution contribue à préserver le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte marqué par des défis sociaux et sécuritaires persistants.

Des indicateurs extérieurs et budgétaires en amélioration

Selon les projections, le Burkina Faso pourrait enregistrer un excédent commercial pour la première fois depuis plusieurs années, grâce à la dynamique de ses exportations minières. Une telle performance constituerait un signal positif pour l’équilibre de la balance des paiements.

Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire reste maîtrisé et inférieur aux seuils fixés dans le cadre des engagements régionaux. Cette discipline budgétaire traduit les efforts des autorités pour renforcer la crédibilité de la gestion financière et préserver la soutenabilité de la dette.

Un appui stratégique face aux défis structurels

L’accompagnement du FMI intervient dans un contexte où le Burkina Faso doit concilier impératifs sécuritaires, adaptation aux changements climatiques et besoins de développement économique. L’appui financier et technique de l’institution apparaît ainsi comme un levier essentiel pour soutenir les politiques publiques et renforcer la stabilité macroéconomique du pays à moyen terme.

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Burkina Faso : le Parlement de transition acte la dissolution des partis politiques.

Le Burkina Faso a franchi une étape majeure dans la recomposition de son paysage institutionnel. Réunis en séance plénière à Ouagadougou, les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté à l’unanimité, lundi 9 février, une loi portant dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays.

Porté par le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, le texte met officiellement fin à l’existence juridique de partis dont les activités étaient déjà suspendues depuis septembre 2022, au lendemain de l’arrivée au pouvoir des autorités de transition. Les 69 députés présents ont voté sans réserve ce projet de loi, présenté par le gouvernement comme un acte fondateur de la refondation politique nationale.

Un cadre juridique entièrement démantelé

L’adoption de cette loi entraîne l’abrogation de plusieurs piliers du système partisan burkinabè. Sont notamment supprimées la charte des partis politiques de 2001, la loi de 2009 relative au financement des formations politiques ainsi que les dispositions encadrant le statut de l’opposition. Pour l’exécutif, ces textes ont favorisé une prolifération de partis jugés peu structurés et faiblement représentatifs, contribuant à la fragmentation de la scène politique et à une perte de confiance des citoyens envers les institutions.

Selon le gouvernement, la dissolution des partis vise à « assainir » la vie politique et à rompre avec un modèle perçu comme déconnecté des réalités sociales et sécuritaires du pays. Les autorités affirment vouloir jeter les bases d’un nouveau système politique plus cohérent, ancré dans les valeurs nationales et capable de répondre aux défis actuels, notamment la lutte contre l’insécurité.

Une refondation sous haute tension

La loi prévoit également que les biens mobiliers et immobiliers des partis dissous feront l’objet d’un inventaire et d’une évaluation, avant d’être intégrés au patrimoine de l’État, dans des conditions que le gouvernement assure vouloir transparentes.

Si l’exécutif revendique une rupture assumée avec l’ancien ordre politique, cette décision suscite de vives interrogations. Plusieurs analystes et observateurs y voient un affaiblissement supplémentaire du pluralisme démocratique, dans un contexte déjà marqué par la restriction de l’espace politique, la suspension de nombreuses organisations de la société civile et la concentration du pouvoir entre les mains des autorités de transition.

La dissolution des partis politiques confirme ainsi la volonté du régime de transition de redéfinir en profondeur les règles du jeu politique au Burkina Faso, au risque d’alimenter le débat sur l’avenir démocratique du pays.