IMG 4296 1200x800 jpeg 360x320

Bassirou Diomaye Faye appelle à un multilatéralisme « fort et revitalisé » au Sommet UE-UA de Luanda.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé, lundi à Luanda, la nécessité d’un multilatéralisme robuste pour répondre efficacement aux crises sécuritaires et géopolitiques auxquelles sont confrontés l’Afrique et l’Europe. Il s’exprimait devant la plénière du 7ᵉ Sommet Union européenne–Union africaine (UE-UA), lors d’une session consacrée à la paix, la sécurité et à la gouvernance mondiale.

Le chef de l’État a plaidé pour une coopération davantage structurée entre les deux continents, estimant que leurs destins sécuritaires sont étroitement liés. Selon lui, cette interdépendance « a un prix » et impose de « se donner les moyens d’assurer un minimum de défense » face aux menaces croissantes, notamment dans le Sahel.

Bassirou Diomaye Faye a décrit un environnement mondial marqué par des risques multidimensionnels : conflits majeurs, expansion du terrorisme, crises économiques et financières, guerres commerciales, risques de nouvelles pandémies et accélération des changements climatiques. Il a également dénoncé « la banalisation de l’impunité » et « les postures unilatéralistes » qui, à ses yeux, « nous rapprochent du chaos ».

Dans cette perspective, le Président sénégalais a présenté cinq priorités destinées à renforcer la sécurité collective en Afrique. Ces axes, qui s’inscrivent dans une approche globale de coopération internationale, visent à consolider les capacités de défense, améliorer la coordination entre partenaires africains et européens, renforcer les mécanismes de prévention des conflits, et promouvoir des politiques de gouvernance adaptées aux nouvelles réalités géopolitiques.

Le Sénégal, a-t-il rappelé, reste engagé en faveur d’un partenariat Afrique–Europe fondé sur l’équité, la responsabilité partagée et l’efficacité dans l’action.

UA UE 1200x800 1 360x320

7ᵉ Sommet UA–UE à Luanda : un appel à un partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe.

Le 7ᵉ Sommet Union africaine -Union européenne s’est ouvert lundi 24 novembre à Luanda, marquant un moment diplomatique majeur pour les deux continents. Placée sous le signe d’un partenariat plus équilibré et d’un multilatéralisme renforcé, cette rencontre intervient dans un contexte mondial où les défis géopolitiques, économiques et sécuritaires exigent une coopération repensée.

Un sommet au cœur d’une double célébration

L’Angola, qui vient de célébrer ses 50 ans d’indépendance, accueille pour la première fois un sommet d’une telle envergure. Pour l’occasion, les autorités ont mis en place un dispositif exceptionnel.
Les travaux se déroulent dans un centre de conférences ultramoderne installé au Mémorial Agostinho Neto, édifié en hommage au premier président angolais.

Afin d’assurer fluidité et sécurité, le gouvernement a décrété deux journées chômées et payées pour réduire la circulation dans une capitale souvent confrontée aux embouteillages. À l’aéroport et aux abords du site, une troupe folklorique accueille les délégations, tandis que plus de 300 journalistes d’Afrique et d’Europe couvrent l’événement.

Une participation au plus haut niveau

Près de quatre-vingts chefs d’État et de gouvernement ont répondu présent à ce sommet UA–UE. La forte affluence témoigne de l’importance stratégique accordée aux relations entre les deux organisations, représentées respectivement par l’Union africaine et l’Union européenne.

Un appel à un partenariat équilibré

Dès l’ouverture, les dirigeants ont insisté sur la nécessité de bâtir un partenariat rénové reposant sur :

  • un dialogue politique plus équilibré ;

  • une coopération économique fondée sur l’investissement durable ;

  • une réforme de l’architecture financière mondiale jugée inadaptée aux besoins des économies africaines ;

  • un multilatéralisme renforcé, notamment face aux tensions géopolitiques et aux crises globales.

Le rapport « The State of Africa-Europe 2025 », publié par la Fondation Afrique-Europe en amont du sommet, appelle également à une refonte de la relation et à la mise en place de mécanismes de financement plus adaptés aux enjeux du continent africain.

Enjeux majeurs pour les deux continents

Ce sommet intervient dans un contexte où :

  • les questions de transition énergétique, de sécurité alimentaire et de stabilité politique sont prioritaires pour l’Afrique ;

  • l’Europe cherche à redéfinir sa présence stratégique et sécuritaire sur le continent ;

  • les débats sur la dette, le financement du développement et l’équité des partenariats dominent l’agenda international.

Une rencontre décisive

Les travaux se poursuivront jusqu’au 25 novembre, avec l’ambition de déboucher sur une feuille de route claire pour l’avenir du partenariat UA–UE. Pour Luanda, ce sommet représente également une vitrine internationale et un symbole de stabilité au moment où le pays célèbre un demi-siècle d’indépendance.

IMG 20251123 231248 700 x 380 pixel 360x320

Conakry accueille une rencontre régionale sur les Programmes élargis de vaccination en Afrique.

Des responsables de santé venus de seize pays africains, ainsi que de l’Algérie, se réunissent à Conakry du 24 au 28 novembre 2025 pour une session de travail consacrée à l’évaluation des Programmes élargis de vaccination (PEV) dans la sous-région.
Pendant cinq jours, les directeurs nationaux des PEV examineront l’état d’avancement des politiques vaccinales, analyseront les progrès réalisés et identifieront les priorités pour renforcer la vaccination systématique.

Cette rencontre régionale vise également à favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays participants, dans un contexte où la prévention des maladies évitables par la vaccination demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique.

La tenue de cet événement à Conakry marque une reconnaissance des efforts fournis par la Guinée ces derniers mois. Le pays est en effet parvenu à améliorer significativement sa couverture vaccinale, passée de 47 % à 63 % en un an.
Une progression rendue possible grâce à la modernisation de la chaîne de froid, au renforcement de la disponibilité des vaccins et à l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le programme national.

Les travaux de Conakry devraient permettre de dégager de nouvelles orientations et de consolider les stratégies régionales afin de garantir un accès élargi et équitable à la vaccination pour les populations africaines.

UILTwIB 360x320

Achraf Hakimi sacré meilleur joueur africain 2025 aux CAF Awards

Lors de la cérémonie des CAF Awards organisée ce mercredi à Rabat, le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, a été élu meilleur joueur africain de l’année 2025. Cette distinction consacre une saison exceptionnelle pour le Marocain, au terme d’un parcours marqué par de nombreux trophées.

Une saison monumentale au PSG

Pendant la saison 2024-2025, Achraf Hakimi a brillé avec le PSG, remportant la Ligue des champions, la Supercoupe d’Europe, la Coupe de France et la Ligue 1. Sa régularité, son influence sur le jeu et sa capacité à se projeter vers l’avant lui ont valu cette reconnaissance prestigieuse au niveau continental.

Un triomphe devant des stars du football africain

Pour décrocher cet award, Hakimi était en compétition avec des noms majeurs du football africain : Mohamed Salah, l’attaquant égyptien de Liverpool, et Victor Osimhen, le buteur nigérian de Galatasaray. Sa victoire témoigne de la qualité de sa performance collective et individuelle au cours de l’année.

Mise en lumière du football africain

Outre la reconnaissance du talent d’Hakimi, la cérémonie des CAF Awards a célébré d’autres figures du football africain — joueurs, entraîneurs, bâtisseurs — contribuant au rayonnement du sport sur le continent. Ces récompenses permettent de valoriser non seulement ceux qui brillent sur le terrain, mais aussi ceux qui œuvrent en coulisses au développement du football africain.

COP29 169 Presentation Cover 0 650x366 1 360x320

COP30 : de nouveaux États rejoignent la coalition pour une taxe sur les jets privés et les classes premium

La dynamique internationale autour d’une taxation des classes premium et des jets privés continue de s’amplifier. Djibouti, le Nigeria et le Soudan du Sud ont officiellement rejoint la coalition de huit pays créée fin juin pour instaurer ce mécanisme fiscal destiné à soutenir le financement de l’adaptation au changement climatique.

Ils rejoignent ainsi des États déjà engagés comme la France, l’Espagne et le Kenya, qui figurent parmi les initiateurs du projet.
Dans le même temps, le Brésil, pays hôte de la COP30, a intégré la coalition en tant qu’observateur, aux côtés des Fidji et du Vanuatu, deux États insulaires particulièrement vulnérables à la montée des eaux.

Une réponse à l’urgence climatique

L’objectif central de cette initiative est de proposer une solution innovante et équitable au défi du financement de l’adaptation climatique, notamment pour les pays les plus exposés.
La mesure vise à faire contribuer davantage les catégories de voyageurs et les modes de transport générant les plus fortes émissions de CO₂.

Certains pays ayant déjà mis en place une taxe similaire, à l’image de la France, plaident désormais pour une fiscalité plus ambitieuse et progressive. Cependant, le gouvernement français a récemment indiqué qu’aucune nouvelle hausse n’est envisagée à court terme.

Une mobilisation populaire à Belém

En parallèle des négociations officielles, des milliers de personnes ont défilé samedi 15 novembre 2025 à Belém, dans une atmosphère festive mais déterminée.
Associations, militants et citoyens avaient un objectif commun : accentuer la pression sur les négociateurs de la COP30 et rappeler l’urgence d’actions concrètes contre le réchauffement climatique.

Les manifestants ont plaidé pour des mesures fortes, une justice climatique accrue et une responsabilité partagée à l’échelle mondiale.

Un enjeu symbolique avant les décisions finales

Avec l’élargissement de la coalition et la mobilisation citoyenne croissante, le débat sur la taxation des transports les plus polluants s’impose comme l’un des sujets majeurs de cette COP30.
Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si cette initiative pourra rallier un plus grand nombre de pays et s’inscrire comme un levier durable de financement climatique.

Measles pictures 42 copy 360x320

Le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles éliminent officiellement la rougeole et la rubéole.

Le Cap-Vert, l’île Maurice et les Seychelles franchissent une étape historique en matière de santé publique : ces trois pays sont officiellement déclarés éliminés de la rougeole et de la rubéole, devenant ainsi les premiers pays subsahariens à atteindre ce niveau de protection contre ces maladies virales hautement contagieuses.

Cette certification a été accordée à l’issue des vérifications menées par la Commission régionale africaine de vérification de l’élimination de la rougeole et de la rubéole, mise en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les évaluations ont confirmé que ces nations ont maintenu l’interruption de la transmission de ces virus sur plusieurs années grâce à des programmes de vaccination efficaces et une surveillance sanitaire rigoureuse.

Avec cette annonce, le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles rejoignent le groupe restreint des pays à avoir éliminé la rougeole (94 pays) et la rubéole (133 pays) à l’échelle mondiale.

Pourquoi c’est important

  • La rougeole : virus respiratoire extrêmement contagieux pouvant provoquer des complications graves, voire mortelles, surtout chez les jeunes enfants.

  • La rubéole : infection virale qui, si elle survient pendant la grossesse, peut entraîner des malformations congénitales irréversibles.

Ces maladies peuvent être prévenues efficacement grâce à la vaccination, et la réussite de ces trois nations illustre l’impact positif des programmes de vaccination à grande échelle et de la surveillance sanitaire continue.

Cette avancée constitue un modèle pour les autres pays africains, démontrant qu’avec un engagement politique, des campagnes vaccinales soutenues et un suivi rigoureux, il est possible d’éradiquer durablement ces maladies.

74771519 6 360x320

Le Congo décroche sa qualification pour les barrages intercontinentaux après une victoire héroïque contre le Nigeria.

La République démocratique du Congo a réalisé un exploit majeur en se qualifiant pour les barrages intercontinentaux de la Coupe du monde, au terme d’un match intense face au Nigeria, dimanche soir. Après un nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire et de la prolongation, les Léopards se sont imposés lors d’une séance de tirs au but maîtrisée avec sang-froid.

La rencontre avait pourtant mal commencé pour la RDC, surprise dès les premières minutes par une ouverture du score nigériane. Mais les Congolais ont rapidement retrouvé leur rythme, multipliant les actions offensives jusqu’à obtenir l’égalisation grâce à une frappe déterminée en première période.

Le reste du match a été marqué par un engagement physique élevé, des occasions de part et d’autre et une tension croissante à mesure que les minutes défilaient. Incapables de se départager, les deux équipes ont dû recourir aux tirs au but pour décider du vainqueur.

Dans cet exercice, les Léopards ont fait preuve de maîtrise et de lucidité. Le tir décisif, transformé avec calme, a scellé leur qualification et provoqué une explosion de joie dans le camp congolais.

Cette victoire ouvre à la RDC la voie vers les barrages intercontinentaux, dernière étape avant une potentielle participation historique à la Coupe du monde. Pour le Nigeria, grand habitué de ces rendez-vous, l’élimination est un coup dur, tant l’équipe nourrissait de grandes ambitions.

La RDC peut désormais aborder la suite avec confiance, portée par une performance qui restera gravée comme l’une des plus marquantes de son parcours récent.

C3b0014 8667 98iqni 360x320

Côte d’Ivoire : un boulevard de Cocody baptisé au nom de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, figure historique de la Nation.

La Côte d’Ivoire rend hommage à une femme d’exception. Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, Première Dame de la République de 1960 à 1993, a désormais un boulevard à son nom dans la commune de Cocody, à Abidjan. Cette décision, saluée par de nombreuses voix, traduit la reconnaissance de la Nation envers une figure féminine qui a marqué de son empreinte l’histoire politique et sociale du pays.

L’annonce a été faite par la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), précisant que le boulevard Marie-Thérèse Houphouët-Boigny relie désormais le rond-point Dominique Ouattara, situé près du lycée Jacques-Prévert, au rond-point de l’église Saint-Jean, en passant par celui de Notre-Dame de la Tendresse. Un axe central, très fréquenté, qui devient un symbole fort de mémoire et de gratitude nationale.

Une femme discrète, mais déterminée

Épouse du Président Félix Houphouët-Boigny, fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny s’est toujours tenue à ses côtés, dans l’ombre du pouvoir, mais avec une influence réelle sur la promotion du rôle des femmes dans la société ivoirienne. Connue pour sa discrétion, sa dignité et son sens du service, elle a œuvré avec constance pour l’éducation, la santé et l’émancipation des femmes, dans une époque où la voix féminine peinait encore à se faire entendre sur la scène publique.

Sous son impulsion, plusieurs initiatives sociales ont vu le jour, contribuant à renforcer la place des femmes dans la vie économique et familiale. Elle incarnait cette première génération de femmes africaines instruites et conscientes de leur rôle dans la construction d’une nation nouvelle.

Un hommage à la mémoire d’une pionnière

Plus de trente ans après la fin de son passage au palais présidentiel, le nom de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny continue de résonner comme un symbole de fidélité, de résilience et de patriotisme. En baptisant ce boulevard, les autorités ivoiriennes entendent perpétuer le souvenir d’une femme qui a su incarner la grâce et la force tranquille du leadership féminin africain.

Cet hommage s’inscrit également dans une dynamique plus large de valorisation des grandes figures féminines de l’histoire ivoirienne. Il vient rappeler aux jeunes générations que le progrès et la modernité de la Côte d’Ivoire se sont aussi bâtis grâce à des femmes de conviction, de cœur et de vision.

Au-delà d’un simple acte symbolique, ce baptême est une invitation à la mémoire et à l’inspiration. Sur ce boulevard désormais à son nom, c’est tout un pan de l’histoire nationale qui continue de vivre, entre héritage et modernité.

28151192559 f3dbb67abb o copy 1 360x320

Côte d’Ivoire : la réélection d’Alassane Ouattara officiellement validée par le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel ivoirien a confirmé, ce lundi 3 novembre 2025, la réélection du président sortant Alassane Ouattara à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre. Avec 89,77 % des suffrages exprimés, le chef de l’État ivoirien entame ainsi un quatrième mandat consécutif, dans un climat politique marqué par l’absence de ses principaux adversaires historiques.

La haute juridiction, présidée par Mamadou Koné, a jugé que le scrutin s’était déroulé dans le respect des dispositions constitutionnelles et électorales, estimant qu’aucune irrégularité majeure n’était de nature à remettre en cause la sincérité du vote. Le taux de participation s’établit à un peu plus de 52 %, selon les chiffres officiels de la Commission électorale indépendante (CEI).

Une victoire attendue mais controversée

Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, consolide son leadership sur la scène politique ivoirienne. Cette victoire était largement anticipée, notamment après l’invalidation des candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, respectivement pour des raisons judiciaires et administratives. Une situation qui a conduit une partie de l’opposition à boycotter le scrutin, dénonçant une compétition “verrouillée”.

Pour ses partisans, cette réélection traduit une volonté de continuité politique et économique, après plus d’une décennie de croissance soutenue, de grands chantiers d’infrastructures et de stabilité macroéconomique. “Le président Ouattara est l’homme de la stabilité et du développement. Ce résultat reflète la confiance du peuple”, a déclaré Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale et proche allié du chef de l’État.

Soutiens internationaux et appels à l’apaisement

La victoire du président ivoirien a été saluée par plusieurs partenaires internationaux, dont la France. Le président Emmanuel Macron a adressé ses félicitations à Alassane Ouattara, soulignant “le rôle clé de la Côte d’Ivoire dans la stabilité régionale” et appelant à “poursuivre les efforts de réconciliation nationale”.

Dans la sous-région, plusieurs chefs d’État de la CEDEAO ont également exprimé leur soutien, félicitant la Côte d’Ivoire pour le bon déroulement du scrutin.

Cependant, au sein de la société civile et de certains mouvements citoyens, des inquiétudes persistent quant à la concentration du pouvoir et à l’avenir démocratique du pays. “Cette réélection pose la question du renouvellement politique et de la préparation d’une transition apaisée”, estime un chercheur du Centre ivoirien d’études politiques.

Cap sur un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité

Le président réélu devrait prêter serment dans les prochaines semaines lors d’une cérémonie solennelle à Yamoussoukro. Ce quatrième mandat, qu’il a présenté comme celui de la “transmission et de la consolidation”, devrait être marqué par une attention particulière à la jeunesse, à la transformation économique et à la modernisation de l’administration publique.

Avec cette nouvelle validation, Alassane Ouattara s’affirme une fois de plus comme la figure centrale de la vie politique ivoirienne, tout en ouvrant une période charnière pour l’avenir institutionnel et démocratique de la Côte d’Ivoire.

AFIS 2025 Nadia Fettah 360x320

AFIS 2025 : construire la souveraineté financière de l’Afrique.

Casablanca est, cette semaine, la capitale financière de l’Afrique. Du 1er au 2 novembre 2025, plus de 1 200 dirigeants du secteur financier, décideurs publics, investisseurs et experts internationaux se réunissent dans la métropole marocaine à l’occasion de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS), sous le thème évocateur : « Construire la souveraineté financière de l’Afrique ».

Un sommet stratégique pour le continent

L’AFIS s’impose, au fil des années, comme le principal rendez-vous de réflexion et d’action sur l’avenir financier de l’Afrique. Pour cette édition 2025, les discussions se concentrent sur un enjeu majeur : comment mobiliser et canaliser les capitaux africains pour financer durablement le développement du continent, sans dépendre exclusivement des ressources extérieures.

Les débats, répartis en plusieurs panels, abordent des thèmes aussi variés que :

  • le financement des infrastructures et de l’énergie,

  • la digitalisation et l’innovation financière,

  • l’intégration régionale et la libre circulation des capitaux,

  • la résilience face aux chocs économiques mondiaux,

  • et la régulation des marchés financiers.

Vers une finance africaine plus autonome

Les dirigeants africains présents – parmi lesquels des gouverneurs de banques centrales, des ministres des Finances et des PDG d’institutions financières majeures – plaident pour une approche concertée afin de bâtir des systèmes bancaires solides, transparents et inclusifs.
Selon eux, la souveraineté financière passe avant tout par la maîtrise des ressources internes, la mobilisation de l’épargne locale et la création de chaînes de valeur africaines.

« L’Afrique doit être en mesure de financer ses propres ambitions. La souveraineté financière n’est pas seulement un idéal, c’est une nécessité stratégique », a déclaré un intervenant lors de la session d’ouverture, retransmise en direct.

Casablanca, place financière continentale

Ville hôte de ce sommet, Casablanca confirme son statut de hub financier incontournable. Grâce à la place financière Casablanca Finance City (CFC), la métropole s’impose comme un pont entre les marchés africains, européens et moyen-orientaux.
Les organisateurs soulignent que cette édition 2025 met l’accent sur les partenariats public-privé, la finance verte et l’inclusion numérique, trois leviers considérés comme essentiels pour soutenir la transformation structurelle du continent.

Un rendez-vous d’espoir et d’action

Au-delà des discours, l’AFIS 2025 se veut un cadre d’engagement concret. Des accords de coopération régionale, des initiatives d’investissement durable et plusieurs feuilles de route pour la réforme des systèmes financiers doivent être adoptés au cours des travaux.

Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique, la montée des taux et la compétition pour les ressources, l’Afrique choisit d’affirmer sa voix et de tracer sa propre trajectoire.
Le mot d’ordre est clair : unir les forces, valoriser les ressources africaines et bâtir une indépendance financière fondée sur la solidarité continentale.

Ainsi, l’AFIS 2025 n’est pas seulement un sommet — il est le symbole d’un continent qui veut redevenir maître de son destin économique.