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Nairobi accueille le sommet « Africa Forward » autour des défis économiques du continent.

Le sommet international « Africa Forward » a officiellement ouvert ses portes ce lundi à Nairobi, au Kenya, en présence de plusieurs chefs d’État africains, responsables gouvernementaux, investisseurs, institutions financières et acteurs du secteur privé venus débattre des perspectives économiques du continent.

Coorganisé par la France et le Kenya, l’événement se déroule à l’Université de Nairobi et rassemble plus de 6 000 participants autour des enjeux liés à l’investissement, au financement du développement et au renforcement des partenariats économiques en Afrique.

Dans son discours inaugural, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a plaidé pour une coopération économique renforcée entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. Il a notamment insisté sur la nécessité de construire des partenariats plus équilibrés dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, les défis énergétiques et les mutations économiques.

Cette première journée est essentiellement consacrée au forum d’affaires « Inspire and Connect », conçu comme une plateforme d’échanges entre entrepreneurs, investisseurs et décideurs publics. L’objectif affiché est de favoriser la création de nouvelles opportunités économiques et d’encourager les investissements dans des secteurs jugés stratégiques pour la croissance africaine.

Les discussions portent notamment sur le financement des infrastructures, la transition énergétique, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que le rôle croissant du secteur privé dans le développement du continent.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le sommet entend également renforcer les connexions entre les entreprises africaines et les investisseurs internationaux afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants à forte valeur ajoutée.

Plusieurs chefs d’État africains et dirigeants d’institutions internationales doivent intervenir au cours des différentes sessions prévues jusqu’au 12 mai, dans un contexte où l’Afrique cherche à consolider sa place dans les grandes dynamiques économiques mondiales.

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Tournée panafricaine : Le Chef de l’État, S.E Mamadi DOUMBOUYA à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, est arrivé à Nairobi, au Kenya, pour participer au sommet « Africa Forward Summit », prévu les 11 et 12 mai 2026. Ce rendez-vous continental vise à promouvoir l’innovation, la croissance économique, la transition énergétique et le développement durable à l’échelle africaine.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA, porteur de la vision hautement stratégique Simandou 2040, programme phare de la Guinée pour les 15 prochaines années, a été accueilli chaleureusement à l’aéroport international Jomo Kenyatta aux alentours de 20 heures locales ( soit 17 h GMT). L’avion présidentiel, arborant fièrement l’insigne du Branding National, symbole de la nouvelle Guinée, a marqué l’importance accordée à cette participation.
À sa descente d’avion, le Chef de l’État a été reçu au nom du Président kényan William Ruto, par des hauts responsables kényans.
La délégation gouvernementale guinéenne, présente pour accueillir le Chef de l’État, était composée du Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda KOUYATÉ, du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, de la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, du Ministre des Mines et de la Géologie, Bouna SYLLA, ainsi que du Ministre du Travail et de la Protection sociale, Mory CONDÉ.
La délégation comprenait également plusieurs conseillers à la Présidence, notamment Dr Bernard GOUMOU, Ousmane DOUMBOUYA, Mahamadou Abdoulaye DIALLO et Maïmouna DIAKHABY, ainsi que Mamady DOUMBOUYA, Directeur général de l’ARPT.
Lors de sa rencontre dans le salon d’honneur de l’aéroport, les autorités kenyanes ont exprimé leur gratitude au Chef de l’État S.E Mamadi DOUMBOUYA, soulignant l’importance stratégique de sa présence pour renforcer les liens entre les deux pays et promouvoir la coopération africaine.Le chef de l’État a eu l’honneur de signer dans le cahier d’honneur, marquant ainsi son passage par un geste solennel et symbolique.
À sa résidence à l’hôtel Radisson Blu Hotel Nairobi, la forte communauté guinéenne vivant au Kenya a également réservé un accueil chaleureux au Chef de l’État, lui exprimant son adhésion aux valeurs et aux actions portées par le Président Mamadi DOUMBOUYA.

Au programme de cette visite, le Président DOUMBOUYA tiendra plusieurs audiences avec ses homologues et participera activement aux débats du sommet, qui constituera pour la Guinée une vitrine majeure pour mettre en avant les réformes entreprises sous son leadership et les opportunités offertes par le programme Simandou 2040. Lors de ce sommet, sous le leadership du président Mamadi DOUMBOUYA, la Guinée portera une vision centrée sur la souveraineté économique et le financement autonome du développement.
Cette tournée panafricaine s’inscrit dans la dynamique de repositionnement de la Guinée sur la scène internationale, illustrant sa volonté d’innovation et d’ouverture vers des partenariats stratégiques et mutuellement bénéfiques pour un développement durable, responsable et inclusif de la Guinée.

DCI-PRG

Source : Site Web Présidence de la Guinée.
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Corridor de Lobito : l’Afrique australe au cœur de la bataille mondiale des minerais stratégiques.

Longtemps présenté comme un ambitieux projet d’infrastructure régionale, le corridor de Lobito entre désormais dans une phase décisive. Reliant l’Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie, ce mégaprojet ferroviaire et logistique s’impose progressivement comme l’un des principaux enjeux géoéconomiques liés à l’exploitation des minerais stratégiques africains.

Porté par des investissements estimés à plus de 2,7 milliards de dollars, le corridor est destiné à faciliter l’exportation du cuivre et du cobalt extraits dans les régions minières de la RDC et de la Zambie vers le port angolais de Lobito, sur l’océan Atlantique. Ces ressources sont aujourd’hui considérées comme essentielles à la transition énergétique mondiale, notamment pour la fabrication de batteries électriques et de technologies vertes.

Au-delà du simple transport minier, les gouvernements concernés ainsi que leurs partenaires internationaux ambitionnent de faire du corridor un véritable levier de transformation économique régionale. L’Union européenne, principal soutien financier du projet, défend une approche intégrée associant infrastructures ferroviaires, développement agricole, plateformes logistiques, création d’emplois et renforcement des compétences locales.

Une infrastructure stratégique au cœur des rivalités internationales

L’épine dorsale du projet repose sur la ligne ferroviaire historique de Benguela, qui traverse l’Angola d’est en ouest jusqu’à la frontière congolaise. Détruite en grande partie durant la guerre civile angolaise, cette ligne a été reconstruite avec l’appui d’une entreprise chinoise avant d’être confiée, en 2022, au consortium européen Lobito Atlantic Railway (LAR) dans le cadre d’une concession de trente ans.

Le réseau est déjà connecté à la province congolaise du Lualaba, riche en minerais, et devrait à terme s’étendre jusqu’aux régions minières du Haut-Katanga et du nord de la Zambie.

Pendant plusieurs années, les États-Unis ont présenté le corridor de Lobito comme leur principal projet d’infrastructure en Afrique, dans un contexte marqué par la volonté occidentale de réduire la domination chinoise sur les chaînes d’approvisionnement minières du continent. Washington avait notamment mobilisé près de 550 millions de dollars via la Development Finance Corporation pour soutenir la modernisation de la ligne ferroviaire et du terminal minéralier de Lobito.

L’implication américaine avait atteint son apogée avec la visite du président Joe Biden à Lobito fin 2024, une première visite présidentielle américaine en Angola depuis près d’une décennie.

Cependant, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche semble avoir modifié les priorités stratégiques américaines. L’administration actuelle privilégierait davantage les accords bilatéraux ciblés que les grands projets multilatéraux de développement.

Dans ce contexte, l’Union européenne a renforcé son engagement. À travers ses institutions, ses États membres et plusieurs partenaires privés, elle a mobilisé près de 2 milliards d’euros pour soutenir le corridor. Bruxelles insiste sur la nécessité de faire du projet un véritable corridor de développement économique et non un simple axe d’exportation des ressources minières africaines.

La Chine conserve une influence déterminante

Malgré la perte de la concession ferroviaire au profit du consortium européen, la Chine demeure un acteur majeur dans la région. Plusieurs entreprises minières chinoises utilisent déjà le corridor pour l’exportation du cuivre congolais.

Parallèlement, Pékin poursuit sa propre stratégie logistique en Afrique australe. Fin 2025, la Chine a conclu un accord de 1,4 milliard de dollars avec la Zambie et la Tanzanie pour la réhabilitation du chemin de fer TAZARA, une ligne reliant les régions minières zambiennes à l’océan Indien via le port tanzanien de Dar es Salaam.

Cette initiative illustre la compétition croissante entre puissances mondiales pour sécuriser l’accès aux minerais critiques africains.

Lobito, un port stratégique pour les marchés mondiaux

Située à environ 500 kilomètres au sud de Luanda, Lobito dispose d’atouts logistiques majeurs. Son port naturel en eaux profondes permet une activité maritime continue tout au long de l’année, avec des capacités largement supérieures au trafic actuel. Cette situation réduit considérablement les délais d’attente et les coûts d’exportation pour les opérateurs miniers.

Pour autant, plusieurs défis demeurent. La Zambie, deuxième producteur africain de cuivre, reste encore insuffisamment connectée au corridor. Les infrastructures ferroviaires existantes nécessitent d’importants travaux de modernisation, estimés à près de 4 milliards de dollars.

À cela s’ajoutent les contraintes douanières, les lenteurs administratives, les incertitudes politiques liées aux échéances électorales dans la région ainsi que les risques climatiques. En avril dernier, de fortes pluies ont endommagé plusieurs portions de la ligne angolaise, perturbant temporairement les opérations ferroviaires.

Un projet attendu au tournant par les populations

Au-delà des enjeux géopolitiques et économiques, le corridor de Lobito est également observé avec prudence par une partie de l’opinion publique africaine. Plusieurs analystes et organisations locales estiment que le projet ne pourra être considéré comme une réussite que s’il génère des retombées concrètes pour les populations des trois pays concernés.

Création d’emplois, développement industriel local, amélioration des infrastructures sociales et valorisation des économies régionales figurent parmi les attentes majeures exprimées autour de ce vaste chantier continental.

Dans un contexte de transition énergétique mondiale et de forte demande en minerais stratégiques, le corridor de Lobito apparaît ainsi comme un symbole des nouvelles rivalités économiques en Afrique, mais aussi comme un test grandeur nature de la capacité des grands projets extractifs à produire un développement réellement inclusif.

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Gabon : un nouveau palais pour renforcer l’ambition diplomatique et économique.

Une infrastructure moderne au service du rayonnement international
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré le 3 mai 2026 un complexe de conférences internationales comprenant un palais des congrès baptisé Omar-Bongo-Ondimba, à Libreville. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État africains, dont Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, et Denis Sassou-Nguesso.

Érigé sur le site de l’ancien palais détruit en 2013 en raison de la présence d’amiante, ce nouvel ensemble architectural incarne une volonté affirmée de modernisation des infrastructures d’État et de repositionnement stratégique du Gabon sur la scène internationale.

Une ambition affirmée pour l’accueil de grands sommets
À travers cette réalisation, les autorités gabonaises entendent faire de Libreville un pôle diplomatique de premier plan. Le chef de l’État a exprimé le souhait d’y accueillir le sommet de l’Union africaine en 2027, ainsi que celui de la Francophonie en 2030, traduisant une stratégie de rayonnement et d’influence à l’échelle régionale et internationale.

Le Forum international de Libreville, vitrine de la nouvelle stratégie économique
Dans la continuité de cette dynamique, le président a également procédé au lancement de la première édition du Forum international de Libreville, réunissant décideurs publics, acteurs privés et partenaires institutionnels autour des grands défis économiques du continent.

Parmi les intervenants, l’économiste et ancien ministre sénégalais Amadou Hott a insisté sur l’importance de ces cadres d’échange, qui permettent non seulement de confronter les analyses, mais surtout de faire émerger des initiatives concrètes susceptibles de renforcer la confiance des investisseurs.

Le tourisme d’affaires, nouvel axe de diversification
Au-delà de l’événement, le Gabon mise désormais sur le développement du tourisme d’affaires comme levier de diversification économique. Dans un contexte de transition, cette orientation vise à réduire la dépendance aux ressources extractives, tout en positionnant le pays comme une plateforme régionale de rencontres économiques et diplomatiques en Afrique centrale.

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Afrique : forte hausse des dépenses militaires, tirée par l’Afrique du Nord et les tensions sécuritaires.

Les dépenses militaires cumulées des pays africains ont atteint 58,2 milliards USD en 2025, enregistrant ainsi une hausse de 8,5 % par rapport à 2024 et de 45 % comparativement à l’année 2016, selon un rapport publié le lundi 27 avril par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
En Afrique du Nord, les dépenses militaires ont culminé à 35 milliards USD durant l’année écoulée, soit 60 % du total des dépenses du continent. Ce chiffre représente une hausse de 9,3 % par rapport à 2024 et de 67 % par rapport à 2016. Les dépenses militaires de l’Algérie ont augmenté de 11 % pour atteindre 25,4 milliards USD en 2025, ce qui fait de ce pays producteur d’hydrocarbures le plus gros dépensier sur ce segment, tant en Afrique du Nord que sur l’ensemble du continent africain.
Avec 25 %, la part des dépenses militaires de l’Algérie dans les dépenses publiques était la deuxième plus importante au monde, après celle de l’Ukraine. Le Maroc a, quant à lui, augmenté ses dépenses militaires de 6,6 % l’an passé, à 6,3 milliards USD, pour occuper la deuxième marche du podium continental. L’Algérie et le Maroc ont ainsi représenté ensemble plus de 90 % du total des dépenses militaires de la sous-région Afrique du Nord en 2025.
En Afrique subsaharienne, les dépenses militaires se sont établies à 23,3 milliards USD durant l’année écoulée, ce qui représente une hausse de 7,4 % par rapport à 2024, et de 21 % comparativement à 2016. Cette hausse s’explique en grande partie par l’augmentation des dépenses au Nigeria, qui ont bondi de 55 % l’an passé pour atteindre 2,1 milliards USD, dans un contexte d’aggravation de la situation sécuritaire liée à l’exacerbation des violences extrémistes.
L’Afrique du Sud a alloué 3,2 milliards USD à son armée en 2025, soit une baisse de 1,2 % par rapport à 2024 et une diminution de 19 % par rapport à 2016. Les dépenses militaires en République démocratique du Congo ont augmenté de 20 % pour atteindre 1,2 milliard USD en 2025, alors que le conflit avec le mouvement rebelle du 23 mars (M23) s’est intensifié durant le premier semestre de l’année, avant la signature d’un accord de cessez-le-feu en juillet.
Source : Agence Ecofin.
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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille depuis ce lundi 20 avril 2026 la 10ᵉ édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Pendant deux jours, responsables politiques, experts et partenaires internationaux se réunissent pour débattre des défis sécuritaires majeurs auxquels le continent est confronté.

La cérémonie d’ouverture doit être présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, confirmant l’importance stratégique de ce rendez-vous dans l’agenda diplomatique africain.

Un contexte marqué par de profondes recompositions sécuritaires

Cette édition anniversaire intervient dans un environnement régional en pleine mutation. Le retrait progressif des forces françaises du Sahel redessine les équilibres sécuritaires, obligeant les États de la région à repenser leurs dispositifs de défense et de coopération.

Parallèlement, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des tensions internes qui fragilisent sa capacité à coordonner efficacement les réponses aux crises.

Une menace sécuritaire en expansion vers les zones côtières

L’un des enjeux majeurs abordés lors de ce forum concerne l’extension des groupes jihadistes vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Cette évolution traduit un déplacement progressif des foyers d’instabilité vers des régions jusque-là relativement épargnées, suscitant de nouvelles préoccupations en matière de sécurité régionale.

Face à ces dynamiques, les États sont appelés à adapter leurs stratégies et à renforcer leur coopération pour contenir des menaces désormais transnationales et complexes.

Un cadre de réflexion stratégique pour le continent

Le Forum de Dakar s’impose comme une plateforme de dialogue incontournable pour repenser les approches sécuritaires en Afrique. Les échanges visent notamment à promouvoir des solutions concertées, à renforcer les mécanismes de coopération régionale et à anticiper les évolutions des menaces.

Dans un contexte de recomposition géopolitique et de diversification des risques, cette rencontre intervient à un moment clé pour l’avenir de la sécurité sur le continent africain.

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Diplomatie économique : la Guinée s’impose dans les instances africaines.

En l’espace de 48 heures, la Guinée a enregistré une double avancée significative sur la scène institutionnelle africaine, en accédant à deux postes stratégiques au sein d’organisations majeures. Une dynamique qui confirme le renforcement progressif de son influence diplomatique et économique.

Une présidence stratégique à la BIDC

Le 8 avril 2026, à l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, la Guinée a été portée à la présidence du Conseil des gouverneurs pour un mandat d’un an.

Cet organe, composé des ministres en charge des Finances et de l’Économie des États membres, joue un rôle central dans l’orientation des politiques de financement du développement en Afrique de l’Ouest. Cette position offre à Conakry une capacité d’influence sur les priorités régionales, notamment en matière d’infrastructures et d’industrialisation.

À la tête de l’African Risk Capacity

Le lendemain, 9 avril, à Addis-Abeba, la Guinée a également été désignée à la présidence de la Conférence des États parties de l’African Risk Capacity.

Ce mécanisme, mis en place par l’Union africaine, vise à renforcer la capacité des États à anticiper et gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique sur le continent.

Des fonctions d’influence plus que de gestion

Si ces responsabilités ne relèvent pas de fonctions exécutives, elles n’en demeurent pas moins stratégiques. Elles permettent à la Guinée de peser dans les débats, d’orienter les priorités et de porter des initiatives à l’échelle régionale et continentale.

À la BIDC, il s’agira notamment de contribuer à orienter les financements vers des secteurs structurants. À l’ARC, la Guinée participera aux décisions liées à la résilience climatique, un enjeu devenu central pour les économies africaines.

Une reconnaissance du rôle croissant de la Guinée

Cette double désignation apparaît comme un signal fort de la reconnaissance du rôle grandissant de la Guinée dans les dynamiques africaines. Elle intervient dans un contexte où les enjeux de financement du développement, de souveraineté économique et de gestion des risques climatiques occupent une place centrale.

Au-delà de leur portée symbolique, ces positions offrent à Conakry une tribune pour défendre des priorités telles que la solidarité régionale, le renforcement des capacités économiques et l’adaptation aux défis climatiques.

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Ghana : suppression des frais de visa pour les Africains, un pas vers l’intégration continentale.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé la suppression des frais de visa pour les ressortissants africains, à compter du 25 mai 2026. Cette mesure permettra désormais d’obtenir des e-visas en ligne sans frais, dans une volonté affichée de renforcer la mobilité intra-africaine.

Une réforme pour faciliter les déplacements sur le continent

Portée par les autorités d’Accra, cette nouvelle politique d’immigration vise à lever les obstacles financiers à la circulation des personnes et à encourager une intégration régionale plus dynamique.

En facilitant l’accès au territoire ghanéen, le gouvernement entend stimuler les échanges économiques, culturels et touristiques entre pays africains.

Des procédures maintenues pour des raisons de sécurité

Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a toutefois tenu à préciser que cette gratuité ne dispense pas des formalités administratives.

Les demandeurs devront toujours suivre la procédure de demande de visa, notamment pour les contrôles de sécurité. « L’absence de frais ne signifie pas l’absence de contrôle », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de préserver les exigences sécuritaires.

Un signal en faveur de l’intégration africaine

Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large visant à promouvoir la libre circulation sur le continent, en cohérence avec les ambitions d’intégration portées par plusieurs organisations régionales.

En supprimant les frais de visa tout en maintenant les contrôles, le Ghana cherche à trouver un équilibre entre ouverture et sécurité, dans un contexte où la mobilité intra-africaine reste un enjeu majeur pour le développement du continent.

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Algérie : la Guinée met en avant ses avancées numériques au Global Africa Tech Summit.

À Alger, la deuxième journée du Global Africa Tech Summit a été marquée par une conférence ministérielle africaine de haut niveau, rassemblant plusieurs pays du continent ainsi que des institutions partenaires, dont l’Union africaine et les Nations Unies.

Les discussions ont porté sur des enjeux communs pour l’Afrique, tels que l’accès aux technologies, la cybersécurité, le développement des compétences numériques, ainsi que sur des thématiques stratégiques comme l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique.

La Guinée présente ses réalisations et ses engagements

Prenant la parole devant ses pairs, le Ministre Mourana Soumah a présenté les avancées de la Guinée en matière de développement des infrastructures numériques, de modernisation des services publics et de promotion de l’économie digitale.

Il a également réaffirmé le soutien de la Guinée à la Déclaration de Connectivité Africaine 2026-2030, qui consacre le rôle stratégique des infrastructures numériques dans le renforcement de la souveraineté et de l’intégration africaine.

Cette participation souligne la volonté de la Guinée de se positionner comme un acteur central dans la transformation numérique du continent et de contribuer à l’édification d’un écosystème technologique inclusif et sécurisé.

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ONU : l’Union africaine confirme l’absence de consensus autour de la candidature de Macky Sall

La perspective de voir l’ancien président sénégalais Macky Sall briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies continue de susciter débats et interrogations. Dernier développement en date : l’Union africaine a confirmé qu’aucun consensus n’existe, pour l’instant, entre ses États membres autour de cette candidature. 

Une candidature qui ne fait pas l’unanimité en Afrique

Selon plusieurs sources diplomatiques, l’initiative de porter la candidature de l’ancien chef d’État sénégalais ne résulte pas d’une décision collective clairement validée par l’ensemble des pays africains. Lors du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, un document recensant les candidatures africaines aux postes internationaux ne mentionnait d’ailleurs pas le nom de Macky Sall. 

Cette situation révèle une réalité diplomatique assez classique : dans la course à la direction de l’ONU, les candidatures doivent généralement s’appuyer sur un soutien régional solide avant d’être présentées sur la scène internationale. Or, dans ce cas précis, plusieurs capitales africaines semblent ne pas avoir été pleinement consultées, ce qui explique l’absence d’adhésion unanime. 

Une démarche portée par la présidence de l’UA

La candidature de Macky Sall a été introduite par le président burundais Évariste Ndayishimiye, alors président en exercice de l’Union africaine. Cette démarche a donné une visibilité internationale au dossier, mais elle n’a pas automatiquement garanti un soutien collectif des États membres. 

Dans le même temps, un élément intrigue les observateurs : le Sénégal lui-même, désormais dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, n’a pas officiellement annoncé son soutien à cette candidature. La diplomatie sénégalaise est restée très discrète sur le sujet, laissant planer un certain flou politique. 

Un débat politique au Sénégal et au-delà

Cette ambition internationale relance également un débat interne au Sénégal. Pour certains acteurs politiques et diplomatiques, l’accession d’un ancien président sénégalais à la tête de l’ONU serait une opportunité majeure pour renforcer la voix de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. 

D’autres, en revanche, estiment que le bilan politique de l’ancien chef d’État et les controverses liées à la fin de son mandat pourraient constituer des obstacles à une candidature consensuelle sur la scène internationale. 

Une bataille diplomatique encore ouverte

Le mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, arrive à son terme en 2026. Plusieurs régions du monde préparent déjà leurs candidats pour lui succéder, dans un processus où les équilibres géopolitiques, les alliances régionales et l’aval des membres permanents du Conseil de sécurité seront déterminants. 

Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall reste possible, mais elle devra d’abord franchir une étape essentielle : obtenir un véritable consensus africain. Sans cette base politique continentale, la route vers le sommet du système multilatéral pourrait s’avérer particulièrement difficile.