ONU : l’Union africaine confirme l’absence de consensus autour de la candidature de Macky Sall

Macky SALL

La perspective de voir l’ancien président sénégalais Macky Sall briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies continue de susciter débats et interrogations. Dernier développement en date : l’Union africaine a confirmé qu’aucun consensus n’existe, pour l’instant, entre ses États membres autour de cette candidature. 

Une candidature qui ne fait pas l’unanimité en Afrique

Selon plusieurs sources diplomatiques, l’initiative de porter la candidature de l’ancien chef d’État sénégalais ne résulte pas d’une décision collective clairement validée par l’ensemble des pays africains. Lors du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, un document recensant les candidatures africaines aux postes internationaux ne mentionnait d’ailleurs pas le nom de Macky Sall. 

Cette situation révèle une réalité diplomatique assez classique : dans la course à la direction de l’ONU, les candidatures doivent généralement s’appuyer sur un soutien régional solide avant d’être présentées sur la scène internationale. Or, dans ce cas précis, plusieurs capitales africaines semblent ne pas avoir été pleinement consultées, ce qui explique l’absence d’adhésion unanime. 

Une démarche portée par la présidence de l’UA

La candidature de Macky Sall a été introduite par le président burundais Évariste Ndayishimiye, alors président en exercice de l’Union africaine. Cette démarche a donné une visibilité internationale au dossier, mais elle n’a pas automatiquement garanti un soutien collectif des États membres. 

Dans le même temps, un élément intrigue les observateurs : le Sénégal lui-même, désormais dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, n’a pas officiellement annoncé son soutien à cette candidature. La diplomatie sénégalaise est restée très discrète sur le sujet, laissant planer un certain flou politique. 

Un débat politique au Sénégal et au-delà

Cette ambition internationale relance également un débat interne au Sénégal. Pour certains acteurs politiques et diplomatiques, l’accession d’un ancien président sénégalais à la tête de l’ONU serait une opportunité majeure pour renforcer la voix de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. 

D’autres, en revanche, estiment que le bilan politique de l’ancien chef d’État et les controverses liées à la fin de son mandat pourraient constituer des obstacles à une candidature consensuelle sur la scène internationale. 

Une bataille diplomatique encore ouverte

Le mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, arrive à son terme en 2026. Plusieurs régions du monde préparent déjà leurs candidats pour lui succéder, dans un processus où les équilibres géopolitiques, les alliances régionales et l’aval des membres permanents du Conseil de sécurité seront déterminants. 

Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall reste possible, mais elle devra d’abord franchir une étape essentielle : obtenir un véritable consensus africain. Sans cette base politique continentale, la route vers le sommet du système multilatéral pourrait s’avérer particulièrement difficile.