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Programme Simandou 2040 : La Guinée lance un plan agricole historique de plus de 18 milliards de dollars

En marge des gigantesques investissements miniers, Conakry accélère sa transition économique. Le gouvernement a officiellement lancé le volet agricole du programme « Simandou 2040 ». Un projet titanesque de 18 milliards de dollars destiné à bâtir l’autosuffisance et à transformer la Guinée en puissance agro-industrielle d’ici quinze ans.

C’est un tournant stratégique majeur pour la République de Guinée. Le vendredi 5 juin 2026, le chapiteau du Palais du Peuple à Conakry a abrité la cérémonie officielle de lancement du Pilier 1 (Agriculture) du programme national « Simandou 2040 ». L’événement, qui a réuni des membres du gouvernement, le Comité stratégique Simandou et la direction du Guinea Development Board, jette les bases d’une économie post-mineure résiliente.
La ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Aminata Kaba, a dévoilé à cette occasion une feuille de route articulée autour de cinq programmes majeurs. Rappelant que la Guinée dispose d’un trésor de 13,7 millions d’hectares de terres arables, elle a inscrit cette démarche dans la vision du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya :
« Il ne saurait y avoir de souveraineté véritable sans souveraineté alimentaire. Aujourd’hui, nous posons les fondations d’une nouvelle agriculture guinéenne : moderne, industrielle, productive, compétitive, inclusive et durable », a-t-elle martelé.
Des infrastructures massives et une restructuration rurale
Pour rentabiliser ce colossal budget de plus de 18 milliards de dollars étalé sur 15 ans, le gouvernement guinéen mise sur une transformation en profondeur du monde rural et des circuits logistiques. Les objectifs opérationnels affichés sont particulièrement ambitieux :

  • Structuration du monde paysan : Création et accompagnement de 5 000 coopératives agricoles à travers le pays.
  • Soutien à la filière : Développement d’une centaine d’agrégateurs et mise en place de centres d’agrégation modernes pour assurer le stockage, le tri, la calibration et la conservation des récoltes.
  • Désenclavement des bassins de production : Construction et réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales pour connecter directement les champs aux grands centres de consommation.
  • Chaîne logistique : Déploiement de centres de collecte et de magasins communautaires afin de réduire drastiquement les pertes post-récolte qui plombent actuellement les revenus des producteurs.

Un partenariat public-privé (PPP) à 70%
Le financement de cette méga-infrastructure agricole répond à un modèle économique collaboratif. Prenant la parole au nom du chef de l’État, le ministre secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, a détaillé la clé de répartition des investissements : l’État guinéen prendra en charge 30 % du budget global, tandis que les 70 % restants proviendront des investissements du secteur privé.
« Cela signifie que ce programme de développement se réalisera avec la participation de tous […]. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour accompagner le développement de notre pays », a indiqué le Général Amara Camara, appelant opérateurs privés et partenaires au développement à se saisir de ces opportunités d’affaires.
Le soutien des partenaires internationaux
Présente à la cérémonie, la représentante pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) a salué, au nom des partenaires techniques et financiers, la pertinence de ce plan de rupture. Elle a rappelé que dans un contexte mondial bouleversé par le changement climatique et l’instabilité des prix alimentaires, investir dans la production nationale n’est plus une option, mais une exigence absolue de sécurité nationale. Les partenaires internationaux ont réitéré leur engagement ferme à accompagner Conakry dans la mobilisation et la mise en œuvre de ce programme historique.
En arrimant l’avenir de son agriculture au méga-projet minier de Simandou, la Guinée espère réussir là où de nombreuses économies rentières ont échoué : convertir la richesse éphémère du sous-sol en une prospérité verte, durable et partagée par l’ensemble de sa population.

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SEEG 2026 : Alpha Bacar Barry met en avant l’adéquation formation-emploi autour de la vision Simandou 2040.

L’événement, présidé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, s’inscrit dans le cadre de la promotion du Programme Simandou 2040, présenté comme un levier stratégique de développement visant à stimuler la croissance, renforcer le tissu des petites et moyennes entreprises et favoriser la création d’emplois durables.

Un rendez-vous stratégique pour l’écosystème économique

Le SEEG se positionne comme une plateforme d’échanges entre décideurs publics, secteur privé et partenaires techniques. L’objectif est de mettre en lumière les opportunités offertes par la vision économique portée par les autorités de transition, notamment en matière d’investissement, d’entrepreneuriat et de structuration des PME.

Dans ce contexte, la présence du ministre Alpha Bacar Barry illustre l’implication du secteur éducatif dans les dynamiques de développement économique, en particulier sur la question de la formation et de l’employabilité des jeunes.

Formation et emploi : un enjeu central pour les politiques publiques

Pour le ministère en charge de l’éducation et de la formation professionnelle, les transformations économiques en cours imposent une meilleure adéquation entre les systèmes de formation et les besoins du marché du travail. L’enjeu est de former une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux exigences croissantes des entreprises, notamment des très petites, petites et moyennes entreprises appelées à jouer un rôle central dans la mise en œuvre du Programme Simandou 2040.

Cette orientation s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer le capital humain comme moteur de croissance et d’accompagner la diversification de l’économie nationale.

Une intervention attendue sur les compétences et l’avenir des PME

Au cours de la deuxième journée du salon, le ministre Alpha Bacar Barry participera à un panel consacré au thème « Compétences et emploi : préparer la main-d’œuvre des (T)PME pour Simandou 2040 ».

Cette intervention sera l’occasion de présenter les réformes engagées dans les secteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, ainsi que la vision du ministère en matière de développement des compétences, en cohérence avec les ambitions économiques à l’horizon 2040.

À travers cette participation, les autorités entendent renforcer le lien entre formation, emploi et développement économique, dans un contexte où la compétitivité nationale dépend de plus en plus de la qualité du capital humain.

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Guinée : lancement des projets du Pilier 1 de Simandou 2040 sous le signe de la transformation économique.

La Guinée poursuit le déploiement de son ambitieux programme de transformation structurelle Programme SIMANDOU 2040. Ce mardi 26 mai 2026, plusieurs membres du gouvernement se sont réunis à l’Hôtel Kaloum à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement des projets et réformes du Pilier 1 du programme national.

L’événement, organisé par le ministère de l’Industrie et du Commerce sous la conduite de Fatima Camara, a mobilisé plusieurs responsables gouvernementaux ainsi que des représentants institutionnels engagés dans la mise en œuvre des grands chantiers de développement du pays.

Une mobilisation gouvernementale autour des priorités économiques

Parmi les personnalités présentes figurait notamment Aminata Kaba, dont la participation traduit l’implication du secteur agricole dans les réformes économiques et industrielles portées par l’État guinéen.

La cérémonie s’est tenue sous la vision du président de la transition Mamadi Doumbouya et dans le cadre de la dynamique gouvernementale conduite par le Premier ministre Amadou Oury Bah.

Plusieurs hauts responsables de l’exécutif ont également pris part aux travaux, notamment Amara Camara ainsi que Djiba Diakité, également ministre directeur de cabinet de la présidence et président du Comité stratégique du programme Simandou.

Le Pilier 1 centré sur l’industrialisation et la transformation économique

Le Pilier 1 du Programme SIMANDOU 2040 constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de transformation économique engagée par les autorités guinéennes.

Ce volet est principalement consacré à l’industrialisation, au développement des infrastructures productives ainsi qu’à la valorisation des ressources nationales afin de renforcer la création de valeur locale et accélérer la diversification de l’économie.

À travers cette initiative, le gouvernement entend faire du programme Simandou un levier de transformation structurelle dépassant le seul cadre minier pour toucher l’ensemble des secteurs productifs, notamment l’agriculture, l’industrie, les infrastructures et la formation.

L’agriculture intégrée à la stratégie de transformation nationale

La participation du ministère de l’Agriculture à cette cérémonie illustre la volonté des autorités d’intégrer pleinement le secteur agricole dans la dynamique de modernisation économique du pays.

Sous l’impulsion de Aminata Kaba, le département de l’Agriculture multiplie depuis plusieurs mois les initiatives liées à la modernisation des infrastructures techniques, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la productivité agricole.

Le gouvernement considère en effet que la souveraineté alimentaire, la transformation locale et le développement des chaînes de valeur agricoles constituent des composantes essentielles du projet de transformation économique porté par Programme SIMANDOU 2040.

Une ambition de transformation structurelle à long terme

À travers le lancement des projets et réformes du Pilier 1, les autorités guinéennes cherchent à accélérer la mise en œuvre d’un modèle de développement fondé sur l’industrialisation, la modernisation des services publics et la valorisation des ressources nationales.

Le Programme SIMANDOU 2040 apparaît désormais comme le principal cadre stratégique autour duquel s’articulent les ambitions économiques et sociales du gouvernement pour les prochaines années.

En réunissant plusieurs ministères autour de cette vision commune, l’exécutif guinéen affiche sa volonté de coordonner les politiques publiques afin d’accompagner la transformation structurelle du pays et renforcer les perspectives de croissance à long terme.

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Sommet Africa Forward à Nairobi : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA porte le Programme Simandou 2040 et plaide pour une Afrique maîtresse de son destin économique.

Le sommet « Africa Forward », ouvert lundi à Nairobi au Kenya, a pris fin ce mardi après deux journées d’échanges stratégiques consacrées à l’avenir économique, énergétique et technologique du continent africain. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des représentants d’institutions internationales, des investisseurs, des entrepreneurs, des membres de la société civile ainsi que des acteurs de la jeunesse africaine.

Les thématiques débattues à Nairobi s’inscrivent pleinement dans la vision hautement stratégique portée par le Président DOUMBOUYA, « Simandou 2040 », un programme qui vise à accélérer la transformation socioéconomique durable et responsable de la Guinée.
Le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a marqué de sa présence ce rendez-vous continental placé sous le signe d’un nouveau paradigme de croissance pour l’Afrique. Ce sommet a mis en lumière la richesse et le dynamisme des relations entre les États africains, tout en soulignant la nécessité de construire une vision commune fondée sur l’innovation, la souveraineté économique et le développement durable.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la croissance verte, l’économie bleue, la santé, l’intelligence artificielle, l’agriculture durable, les infrastructures et le capital humain. Une attention particulière a également été accordée aux partenariats public-privé comme leviers de transformation économique du continent.
Dans son intervention, le Président S.E Mamadi DOUMBOUYA a défendu la nécessité pour l’Afrique de se positionner à l’avant-garde de la diversification économique à travers la maîtrise des chaînes de valeur et l’industrialisation locale. Pour le Chef de l’État, l’heure est venue pour les pays africains de transformer eux-mêmes leurs ressources afin de créer davantage de richesse et d’emplois sur le continent. Un cap déjà fixé par Simandou 2040.
Le Président a aussi insisté sur le rôle essentiel des institutions financières africaines, appelées à financer les projets et programmes de développement portés par les États africains eux-mêmes.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA a également mis en avant les immenses opportunités économiques qu’offre l’Afrique grâce à sa démographie galopante, son urbanisation croissante et l’émergence progressive d’une classe moyenne dynamique. Évoquant le cas de la Guinée, il a présenté notre pays comme une terre de ressources et une destination sûre pour les investissements.
En marge du sommet, le Chef de l’État a multiplié les rencontres diplomatiques et économiques. Il a notamment eu un entretien avec son homologue ivoirien, le Président Alassane OUATTARA, qui a salué les réformes engagées en Guinée en un temps record.
Parmi les moments les plus marquants figure notamment son entretiens en tête-à-tête avec son homologue français, au cours duquel les discussions ont porté sur le renforcement des relations de coopération entre Conakry et Paris.
Le président Emmanuel Macron s’est dit particulièrement impressionné par les réformes engagées en Guinée, les résultats déjà obtenus ainsi que la stabilité économique enregistrée sous la conduite du président Mamadi DOUMBOUYA. Il a, à cette occasion, réaffirmé la disponibilité de la France à accompagner la dynamique de développement impulsée par le Chef de l’État.

Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA a également échangé avec l’homme d’affaires nigérian Aliko DANGOTE autour des perspectives d’investissements et de coopération économique sur le continent. Une rencontre a aussi eu lieu avec Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Après cette étape kenyane, le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA est attendu à Kigali, au Rwanda, où il prendra part au CEO Forum, autre grand rendez-vous économique africain consacré aux investissements, à l’innovation et au développement du secteur privé sur le continent.

Source : Présidence de la Guinée.

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Pourquoi le 15 % attribué à l’Etat Guinéen sur l’exploitation du gisement de fer de SIMANDOU 2040 ?

Sahel matin a reçu Dr souleymane KEITA, économiste, enseignant chercheur à l’université Cheikh Anta Diop et aussi spécialiste de l’économie industrielle.

à l’issu de l’entretien, il soutien en substance que la part de 15% attribué à l’Etat Guinéen dans ce contrat de concession sur l’exploitation du gisement de fer n’est pas insignifiante ,c’est plutôt une stratégie financière gratuite…



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Jeux universitaires de Guinée : la jeunesse mobilisée autour de la vision Simandou 2040.

La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée a été officiellement lancée, dimanche 19 avril 2026, à stade Petit Sory de Nongo, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah. La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des responsables du secteur de l’enseignement supérieur ainsi qu’une importante mobilisation d’étudiants.

Un événement au croisement du sport et de la vision nationale

Placée sous le thème « Simandou 2040, une opportunité d’émancipation pour les étudiants de Guinée », cette édition met en perspective le rôle de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. À travers cette initiative, les autorités entendent faire des Jeux universitaires un espace d’expression, de cohésion et de valorisation des talents.

La jeunesse, levier stratégique du développement

Au-delà de la dimension sportive, l’événement s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités guinéennes, visant à positionner les jeunes comme acteurs clés du développement national. Le programme Simandou 2040 est ainsi présenté comme un cadre structurant, offrant des perspectives en matière d’emploi, de formation et d’innovation.

Dans ce contexte, les Jeux universitaires apparaissent comme un moment de mobilisation collective, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’engagement des étudiants dans les grandes ambitions du pays.

Un rendez-vous fédérateur pour l’enseignement supérieur

En réunissant étudiants, institutions académiques et décideurs publics, cette 10ᵉ édition confirme le rôle des Jeux universitaires comme un rendez-vous majeur du calendrier universitaire guinéen. Elle traduit également la volonté des autorités de promouvoir une jeunesse dynamique, capable de contribuer activement aux mutations économiques en cours.

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Simandou 2040 : lancement d’un atelier stratégique pour accélérer la mise en œuvre des projets numériques.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, ce mardi 14 avril 2026, à l’ouverture d’un atelier stratégique consacré au pilotage opérationnel des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

La rencontre a réuni les principaux responsables du département, notamment le secrétaire général, les membres du cabinet, ainsi que le délégué général de l’Unité d’exécution du programme, Angelo Diallo. Directeurs nationaux, chefs de service et partenaires techniques ont également pris part aux travaux.

Le numérique, levier transversal du développement

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé la place centrale du programme Simandou 2040 dans la stratégie de développement de la Guinée, le présentant comme une véritable boussole pour l’action gouvernementale.

Il a particulièrement insisté sur le rôle structurant du numérique, considéré comme une infrastructure transversale essentielle. Selon lui, le développement des technologies de l’information constitue un levier clé pour renforcer la connectivité, soutenir la souveraineté nationale et favoriser l’appropriation des réformes par les populations.

Une approche orientée vers l’action

L’atelier vise à traduire les orientations stratégiques en plans d’action concrets. Les différentes directions, structures sous tutelle et experts mobilisés travaillent à la définition des priorités, à la structuration des projets et à l’organisation de leur mise en œuvre effective.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de passer d’une phase de planification à une logique d’exécution, en assurant une meilleure coordination entre les acteurs impliqués.

Des résultats attendus à court terme

Les travaux, en cours tout au long de la journée, doivent déboucher sur une restitution permettant de dégager des orientations opérationnelles claires. L’objectif est d’accélérer le déploiement des projets liés au numérique dans le cadre du programme Simandou 2040, afin d’en faire un moteur de transformation économique et sociale pour le pays.

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Simandou 2040 : S.E Mamadi Doumbouya accélère la mise en œuvre du programme stratégique.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a imprimé une nouvelle cadence à la mise en œuvre du programme Simandou 2040. À l’occasion du Conseil des ministres tenu le 9 avril 2026, le chef de l’État a instruit le gouvernement de procéder au lancement effectif de l’ensemble des projets et réformes inscrits dans la première phase, avant la fin du mois.

Selon la porte-parole adjointe du gouvernement, Djami Diallo, cette orientation traduit une volonté claire de recentrer l’action publique autour d’une priorité unique : le déploiement rapide de ce programme structurant, désormais érigé en socle de la politique gouvernementale.

Doté d’investissements estimés à plus de 300 milliards de dollars, Simandou 2040 s’inscrit dans une vision de transformation profonde de l’économie guinéenne sur les quinze prochaines années. Le programme ambitionne de valoriser de manière stratégique les ressources naturelles du pays, tout en maximisant les retombées économiques et sociales au bénéfice des populations.

À travers cette instruction, les autorités entendent franchir un cap décisif, en passant d’une phase de planification à une dynamique d’exécution concrète. Une inflexion qui témoigne d’une volonté politique affirmée de faire de Simandou 2040 un levier immédiat de développement et de transformation nationale.

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Guinée : Mamadou Angelo Diallo réhabilité et nommé à la tête du programme Simandou 2040.

Dans un revirement aussi rapide qu’inattendu, Mamadou Angelo Diallo a été nommé, ce mardi 31 mars, délégué général de l’unité d’exécution du programme Simandou 2040, quelques jours seulement après son limogeage pour « faute lourde ».

Une décision fondée sur les conclusions d’une enquête

Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République, signé par son porte-parole, Amara Camara, cette nomination fait suite à une enquête approfondie ordonnée au plus haut niveau de l’État afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.

Les conclusions de cette investigation ont conduit à une réévaluation de la situation de l’ancien responsable, ouvrant la voie à son retour à des fonctions stratégiques.

Un poste clé au cœur des ambitions économiques

La désignation de Mamadou Angelo Diallo intervient dans un contexte de fortes attentes autour du programme Simandou 2040, projet structurant destiné à transformer en profondeur l’économie guinéenne, notamment à travers la valorisation des ressources minières et le développement d’infrastructures majeures.

La conduite de ce programme exige un pilotage stratégique rigoureux, une gouvernance renforcée et une coordination étroite entre les différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.

Des attentes élevées pour relancer la dynamique

Cette nomination relance les interrogations sur les priorités immédiates du nouveau délégué général et sur sa capacité à redynamiser la mise en œuvre de ce chantier emblématique.

Au cœur des ambitions de croissance et de souveraineté économique de la Guinée, le programme Simandou 2040 demeure un levier essentiel dont la réussite dépendra de l’efficacité de sa gouvernance et de la mobilisation des partenaires.

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Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant

Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040.

Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes.

Une réponse aux défis hérités du passé

Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement.

Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie.

Un projet de société fondé sur cinq piliers

Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays.

Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption.

Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles.

Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes.

Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations.

Un cadre institutionnel à consolider

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure.

Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution.

Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État.

« Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers.

L’exemple des trajectoires asiatiques

Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

Un appel à la mobilisation nationale

Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme.

Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique durable.