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Sommet Africa Forward à Nairobi : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA porte le Programme Simandou 2040 et plaide pour une Afrique maîtresse de son destin économique.

Le sommet « Africa Forward », ouvert lundi à Nairobi au Kenya, a pris fin ce mardi après deux journées d’échanges stratégiques consacrées à l’avenir économique, énergétique et technologique du continent africain. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des représentants d’institutions internationales, des investisseurs, des entrepreneurs, des membres de la société civile ainsi que des acteurs de la jeunesse africaine.

Les thématiques débattues à Nairobi s’inscrivent pleinement dans la vision hautement stratégique portée par le Président DOUMBOUYA, « Simandou 2040 », un programme qui vise à accélérer la transformation socioéconomique durable et responsable de la Guinée.
Le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a marqué de sa présence ce rendez-vous continental placé sous le signe d’un nouveau paradigme de croissance pour l’Afrique. Ce sommet a mis en lumière la richesse et le dynamisme des relations entre les États africains, tout en soulignant la nécessité de construire une vision commune fondée sur l’innovation, la souveraineté économique et le développement durable.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la croissance verte, l’économie bleue, la santé, l’intelligence artificielle, l’agriculture durable, les infrastructures et le capital humain. Une attention particulière a également été accordée aux partenariats public-privé comme leviers de transformation économique du continent.
Dans son intervention, le Président S.E Mamadi DOUMBOUYA a défendu la nécessité pour l’Afrique de se positionner à l’avant-garde de la diversification économique à travers la maîtrise des chaînes de valeur et l’industrialisation locale. Pour le Chef de l’État, l’heure est venue pour les pays africains de transformer eux-mêmes leurs ressources afin de créer davantage de richesse et d’emplois sur le continent. Un cap déjà fixé par Simandou 2040.
Le Président a aussi insisté sur le rôle essentiel des institutions financières africaines, appelées à financer les projets et programmes de développement portés par les États africains eux-mêmes.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA a également mis en avant les immenses opportunités économiques qu’offre l’Afrique grâce à sa démographie galopante, son urbanisation croissante et l’émergence progressive d’une classe moyenne dynamique. Évoquant le cas de la Guinée, il a présenté notre pays comme une terre de ressources et une destination sûre pour les investissements.
En marge du sommet, le Chef de l’État a multiplié les rencontres diplomatiques et économiques. Il a notamment eu un entretien avec son homologue ivoirien, le Président Alassane OUATTARA, qui a salué les réformes engagées en Guinée en un temps record.
Parmi les moments les plus marquants figure notamment son entretiens en tête-à-tête avec son homologue français, au cours duquel les discussions ont porté sur le renforcement des relations de coopération entre Conakry et Paris.
Le président Emmanuel Macron s’est dit particulièrement impressionné par les réformes engagées en Guinée, les résultats déjà obtenus ainsi que la stabilité économique enregistrée sous la conduite du président Mamadi DOUMBOUYA. Il a, à cette occasion, réaffirmé la disponibilité de la France à accompagner la dynamique de développement impulsée par le Chef de l’État.

Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA a également échangé avec l’homme d’affaires nigérian Aliko DANGOTE autour des perspectives d’investissements et de coopération économique sur le continent. Une rencontre a aussi eu lieu avec Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Après cette étape kenyane, le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA est attendu à Kigali, au Rwanda, où il prendra part au CEO Forum, autre grand rendez-vous économique africain consacré aux investissements, à l’innovation et au développement du secteur privé sur le continent.

Source : Présidence de la Guinée.

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Pourquoi le 15 % attribué à l’Etat Guinéen sur l’exploitation du gisement de fer de SIMANDOU 2040 ?

Sahel matin a reçu Dr souleymane KEITA, économiste, enseignant chercheur à l’université Cheikh Anta Diop et aussi spécialiste de l’économie industrielle.

à l’issu de l’entretien, il soutien en substance que la part de 15% attribué à l’Etat Guinéen dans ce contrat de concession sur l’exploitation du gisement de fer n’est pas insignifiante ,c’est plutôt une stratégie financière gratuite…



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Jeux universitaires de Guinée : la jeunesse mobilisée autour de la vision Simandou 2040.

La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée a été officiellement lancée, dimanche 19 avril 2026, à stade Petit Sory de Nongo, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah. La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des responsables du secteur de l’enseignement supérieur ainsi qu’une importante mobilisation d’étudiants.

Un événement au croisement du sport et de la vision nationale

Placée sous le thème « Simandou 2040, une opportunité d’émancipation pour les étudiants de Guinée », cette édition met en perspective le rôle de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. À travers cette initiative, les autorités entendent faire des Jeux universitaires un espace d’expression, de cohésion et de valorisation des talents.

La jeunesse, levier stratégique du développement

Au-delà de la dimension sportive, l’événement s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités guinéennes, visant à positionner les jeunes comme acteurs clés du développement national. Le programme Simandou 2040 est ainsi présenté comme un cadre structurant, offrant des perspectives en matière d’emploi, de formation et d’innovation.

Dans ce contexte, les Jeux universitaires apparaissent comme un moment de mobilisation collective, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’engagement des étudiants dans les grandes ambitions du pays.

Un rendez-vous fédérateur pour l’enseignement supérieur

En réunissant étudiants, institutions académiques et décideurs publics, cette 10ᵉ édition confirme le rôle des Jeux universitaires comme un rendez-vous majeur du calendrier universitaire guinéen. Elle traduit également la volonté des autorités de promouvoir une jeunesse dynamique, capable de contribuer activement aux mutations économiques en cours.

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Simandou 2040 : lancement d’un atelier stratégique pour accélérer la mise en œuvre des projets numériques.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, ce mardi 14 avril 2026, à l’ouverture d’un atelier stratégique consacré au pilotage opérationnel des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

La rencontre a réuni les principaux responsables du département, notamment le secrétaire général, les membres du cabinet, ainsi que le délégué général de l’Unité d’exécution du programme, Angelo Diallo. Directeurs nationaux, chefs de service et partenaires techniques ont également pris part aux travaux.

Le numérique, levier transversal du développement

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé la place centrale du programme Simandou 2040 dans la stratégie de développement de la Guinée, le présentant comme une véritable boussole pour l’action gouvernementale.

Il a particulièrement insisté sur le rôle structurant du numérique, considéré comme une infrastructure transversale essentielle. Selon lui, le développement des technologies de l’information constitue un levier clé pour renforcer la connectivité, soutenir la souveraineté nationale et favoriser l’appropriation des réformes par les populations.

Une approche orientée vers l’action

L’atelier vise à traduire les orientations stratégiques en plans d’action concrets. Les différentes directions, structures sous tutelle et experts mobilisés travaillent à la définition des priorités, à la structuration des projets et à l’organisation de leur mise en œuvre effective.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de passer d’une phase de planification à une logique d’exécution, en assurant une meilleure coordination entre les acteurs impliqués.

Des résultats attendus à court terme

Les travaux, en cours tout au long de la journée, doivent déboucher sur une restitution permettant de dégager des orientations opérationnelles claires. L’objectif est d’accélérer le déploiement des projets liés au numérique dans le cadre du programme Simandou 2040, afin d’en faire un moteur de transformation économique et sociale pour le pays.

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Simandou 2040 : S.E Mamadi Doumbouya accélère la mise en œuvre du programme stratégique.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a imprimé une nouvelle cadence à la mise en œuvre du programme Simandou 2040. À l’occasion du Conseil des ministres tenu le 9 avril 2026, le chef de l’État a instruit le gouvernement de procéder au lancement effectif de l’ensemble des projets et réformes inscrits dans la première phase, avant la fin du mois.

Selon la porte-parole adjointe du gouvernement, Djami Diallo, cette orientation traduit une volonté claire de recentrer l’action publique autour d’une priorité unique : le déploiement rapide de ce programme structurant, désormais érigé en socle de la politique gouvernementale.

Doté d’investissements estimés à plus de 300 milliards de dollars, Simandou 2040 s’inscrit dans une vision de transformation profonde de l’économie guinéenne sur les quinze prochaines années. Le programme ambitionne de valoriser de manière stratégique les ressources naturelles du pays, tout en maximisant les retombées économiques et sociales au bénéfice des populations.

À travers cette instruction, les autorités entendent franchir un cap décisif, en passant d’une phase de planification à une dynamique d’exécution concrète. Une inflexion qui témoigne d’une volonté politique affirmée de faire de Simandou 2040 un levier immédiat de développement et de transformation nationale.

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Guinée : Mamadou Angelo Diallo réhabilité et nommé à la tête du programme Simandou 2040.

Dans un revirement aussi rapide qu’inattendu, Mamadou Angelo Diallo a été nommé, ce mardi 31 mars, délégué général de l’unité d’exécution du programme Simandou 2040, quelques jours seulement après son limogeage pour « faute lourde ».

Une décision fondée sur les conclusions d’une enquête

Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République, signé par son porte-parole, Amara Camara, cette nomination fait suite à une enquête approfondie ordonnée au plus haut niveau de l’État afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.

Les conclusions de cette investigation ont conduit à une réévaluation de la situation de l’ancien responsable, ouvrant la voie à son retour à des fonctions stratégiques.

Un poste clé au cœur des ambitions économiques

La désignation de Mamadou Angelo Diallo intervient dans un contexte de fortes attentes autour du programme Simandou 2040, projet structurant destiné à transformer en profondeur l’économie guinéenne, notamment à travers la valorisation des ressources minières et le développement d’infrastructures majeures.

La conduite de ce programme exige un pilotage stratégique rigoureux, une gouvernance renforcée et une coordination étroite entre les différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.

Des attentes élevées pour relancer la dynamique

Cette nomination relance les interrogations sur les priorités immédiates du nouveau délégué général et sur sa capacité à redynamiser la mise en œuvre de ce chantier emblématique.

Au cœur des ambitions de croissance et de souveraineté économique de la Guinée, le programme Simandou 2040 demeure un levier essentiel dont la réussite dépendra de l’efficacité de sa gouvernance et de la mobilisation des partenaires.

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Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant

Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040.

Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes.

Une réponse aux défis hérités du passé

Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement.

Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie.

Un projet de société fondé sur cinq piliers

Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays.

Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption.

Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles.

Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes.

Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations.

Un cadre institutionnel à consolider

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure.

Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution.

Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État.

« Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers.

L’exemple des trajectoires asiatiques

Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

Un appel à la mobilisation nationale

Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme.

Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique durable.

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Au CNT, examen des lois fondatrices du programme Simandou 2040.

Une séance consacrée à l’avenir économique de la Guinée

Les Conseillers nationaux de la Transition se sont réunis en séance plénière, jeudi 5 mars, à l’hémicycle du Palais du Peuple à Conakry, pour examiner deux textes jugés déterminants pour l’orientation économique du pays.

Les débats ont porté sur le projet de loi de plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé Programme Simandou 2040, ainsi que sur le projet de loi-programme 2026-2030, qui constitue la première phase de mise en œuvre de cette vaste stratégie de transformation nationale.

Le rapport présenté aux conseillers a été élaboré par la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire du Conseil national de la Transition. Il a été exposé par son rapporteur général, N’Gouamou Fabara Koné.

Une stratégie portée par les autorités de la transition

Dans son intervention, le rapporteur général a rappelé que ce programme constitue l’une des initiatives majeures impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, avec l’objectif de transformer en profondeur la structure économique du pays.

Selon lui, cette stratégie vise à accélérer la croissance, diversifier les moteurs de l’économie nationale et générer massivement des emplois durables. Elle s’inscrit dans une vision à long terme destinée à faire de la Guinée une économie prospère, inclusive et durable à l’horizon 2040.

Le programme repose ainsi sur une transformation systémique combinant investissements massifs, réformes institutionnelles et modernisation de l’appareil d’État. Les projections présentées devant les conseillers évoquent notamment une croissance économique moyenne de plus de 10 % par an, ainsi qu’une amélioration significative des revenus et des conditions de vie des populations.

Des ambitions économiques d’envergure

Les projections macroéconomiques associées à cette stratégie sont particulièrement ambitieuses. À l’horizon 2040, le produit intérieur brut du pays pourrait atteindre environ 152 milliards de dollars, contre près de 35 milliards aujourd’hui.

Dans le même temps, plus de cinq millions d’emplois supplémentaires pourraient être créés dans l’ensemble des secteurs économiques.

Le programme couvre quatorze secteurs prioritaires et repose sur deux grands moteurs de croissance : une économie de ressources, fondée notamment sur la valorisation du potentiel minier, et une économie de destination, visant à développer les services, le tourisme et les chaînes de valeur industrielles.

122 mégaprojets et 39 réformes structurantes

L’architecture stratégique du programme s’articule autour de cinq piliers majeurs et comprend un portefeuille ambitieux de 122 mégaprojets accompagnés de 39 réformes structurantes.

Au total, 345 projets ont été identifiés pour soutenir la transformation économique et sociale du pays. Ils concernent des domaines clés tels que les infrastructures, les mines, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, l’éducation, la santé et les services.

Un programme estimé à 330 milliards de dollars

Le coût global du Programme Simandou 2040 est estimé à environ 330 milliards de dollars pour la période 2026-2040. Sa mise en œuvre sera organisée en trois phases successives de cinq ans.

Le schéma de financement repose sur une mobilisation conjointe de ressources publiques et privées. Les acteurs privés devraient contribuer à hauteur de 38 %, tandis que le budget de l’État couvrirait environ 32 % du financement. Les fonds souverains apporteraient près de 19 %, et les partenaires techniques et financiers internationaux environ 11 %.

Il a également été rappelé que près de 20 milliards de dollars ont déjà été mobilisés dans le cadre du projet minier Projet minier de Simandou, considéré comme l’un des piliers de cette stratégie de transformation économique.

Réformes administratives et grands projets structurants

Le rapport présenté devant le CNT prévoit également la mise en place de cellules d’exécution au sein de chaque département ministériel impliqué dans la mise en œuvre du programme, afin d’accélérer les processus décisionnels et d’améliorer l’efficacité administrative.

Parmi les réformes transversales annoncées figurent notamment la modernisation de l’administration publique, la digitalisation des services de l’État, la lutte contre la corruption, la réforme des forces de défense et de sécurité, ainsi que le développement des énergies renouvelables.

Le programme prévoit par ailleurs une série d’investissements structurants dans plusieurs secteurs clés : construction de milliers de kilomètres de routes et de pistes rurales, électrification des zones rurales, relance des rizeries, création d’unités industrielles de transformation, construction d’hôpitaux spécialisés et de centres de santé, ainsi que des initiatives de reboisement et de protection de l’environnement.

À travers ces orientations, les autorités guinéennes entendent poser les bases d’un modèle de développement plus diversifié et durable, capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays au cours des quinze prochaines années.

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Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays.

Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité.

Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 »

Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040.

Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs.

Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux

L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays.

Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances.

Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État

Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques.

Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF.

Transparence et efficacité au cœur des investissements publics

Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance.

À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les résultats.

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Le CNT convoque une plénière décisive sur le « Programme Simandou 2040 ».

Le Conseil national de la transition (CNT) se réunira en séance plénière ce jeudi 5 mars 2026 à 15 heures, dans l’hémicycle du Palais du Peuple, à Conakry. L’annonce a été faite à travers le communiqué N°005/2026/PCNT signé par le président de l’institution, Dansa Kourouma.

Au centre des travaux figure l’examen et l’adoption du projet de Loi de Plan 2026–2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé « Programme Simandou 2040 ». Les conseillers nationaux devront également se prononcer sur le projet de loi-programme 2026–2030, correspondant à la première phase opérationnelle de cette stratégie de long terme.

Un programme stratégique pour la transformation économique

Le projet Simandou, adossé à l’exploitation du gisement de fer du même nom, est présenté par les autorités comme un levier structurant pour l’économie guinéenne. Au-delà de la seule dimension minière, le programme ambitionne de catalyser une transformation plus large, intégrant infrastructures, industrialisation, diversification économique et développement social.

À travers la Loi de Plan 2026–2040, l’exécutif entend inscrire cette vision dans un cadre programmatique pluriannuel, afin d’assurer cohérence, visibilité et prévisibilité aux politiques publiques liées au projet. La loi-programme 2026–2030 en constituerait la première déclinaison concrète, avec des priorités opérationnelles et des engagements budgétaires définis.

Une mobilisation institutionnelle élargie

Compte tenu des enjeux économiques et structurels liés à Simandou, la plénière revêt un caractère particulier. Plusieurs hautes autorités sont conviées, notamment le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents des institutions républicaines, ainsi que des représentants des partis politiques, des centrales syndicales, de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Guinée.

Le CNT a par ailleurs souligné que la présence de l’ensemble des conseillers nationaux est requise, signe de l’importance accordée à cette séquence parlementaire dans le contexte de la transition.

Cette session pourrait ainsi marquer une étape déterminante dans la formalisation institutionnelle du Programme Simandou 2040, présenté comme l’un des piliers de la stratégie de développement à long terme du pays.