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Guinée : le Président Mamadi Doumbouya reçoit le Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040.

Le Palais Mohammed V de Conakry a servi de cadre, ce mardi 28 octobre 2025, à la cérémonie officielle de remise du Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040 à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République. Cet événement marque une étape décisive dans la concrétisation de la vision nationale de transformation économique fondée sur une exploitation responsable des ressources naturelles.

Un tournant stratégique pour la Guinée

Le Programme Simandou 2040 s’inscrit dans la volonté du gouvernement guinéen de faire du gigantesque gisement de fer de Simandou — l’un des plus riches du monde — un moteur de croissance inclusive et durable. Ce plan directeur vise à structurer, sur les quinze prochaines années, les investissements, les infrastructures, les politiques sociales et environnementales autour de ce projet minier emblématique.

La remise des documents officiels au Chef de l’État symbolise la mise en œuvre effective d’un cadre de développement socio-économique intégré, associant les dimensions industrielles, sociales et écologiques.

Une vision à long terme : du minerai à la transformation locale

L’un des piliers du Programme Simandou 2040 repose sur la valorisation locale des ressources. Il ne s’agit plus seulement d’extraire le fer, mais de transformer la richesse minière en opportunités nationales :

  • création d’emplois directs et indirects,

  • développement des infrastructures de transport et d’énergie,

  • amélioration des services sociaux de base dans les zones minières,

  • et promotion d’une économie verte respectueuse de l’environnement.

Cette approche traduit la nouvelle doctrine de gouvernance économique défendue par le Président Mamadi Doumbouya, axée sur la souveraineté, la responsabilité et la durabilité.

Une gouvernance responsable et participative

Le Programme Simandou 2040 s’appuie également sur une démarche participative impliquant l’État, les entreprises partenaires, les communautés locales et la société civile. L’objectif : garantir que les retombées économiques profitent directement aux populations et contribuent à réduire les inégalités régionales.

« Simandou doit être le levier d’un développement harmonieux et équitable, un symbole d’une Guinée qui se bâtit sur ses propres forces », a déclaré un représentant du gouvernement lors de la cérémonie.

Une ambition continentale

Au-delà de ses frontières, le projet Simandou 2040 positionne la Guinée comme un acteur majeur du développement durable en Afrique de l’Ouest. Le pays ambitionne de devenir un hub industriel et logistique, capable de transformer ses ressources naturelles en valeur ajoutée régionale.

Cette remise officielle consacre ainsi une étape majeure dans la mise en œuvre de la vision du Président Mamadi Doumbouya : faire du secteur minier un pilier de la souveraineté économique et du progrès social, dans le respect des équilibres environnementaux.

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Programme Simandou 2040 : un levier stratégique pour la souveraineté économique de la Guinée.

Le Programme Simandou 2040, pierre angulaire de la stratégie de développement de la Guinée, se positionne comme un moteur majeur de transformation socio-économique du pays. Porté par la vision du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, ce projet ambitieux vise à faire du fer de Simandou ce que le pétrole représente pour les nations du Golfe : une source durable de prospérité et de souveraineté.

Lors d’une récente communication, Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence et Président du Comité stratégique de Simandou, a rappelé que « Simandou doit être pour la Guinée ce que le pétrole a été et est encore aujourd’hui pour les pays du Golfe ».

Au cœur de ce programme, l’accent est mis sur le développement du capital humain. À travers l’initiative Simandou Academy, le gouvernement entend former une nouvelle génération de cadres guinéens capables de piloter les grands chantiers industriels, économiques et technologiques du pays.
Cette approche s’inscrit dans une logique de transfert de compétences et de valorisation du savoir local, gage d’une souveraineté durable.

Le Programme Simandou 2040, soutenu par plusieurs partenaires stratégiques tels que Winning Consortium Simandou, Baowu, Rio Tinto, SimFer et Chinalco, incarne une nouvelle ère : celle d’une Guinée résolument tournée vers un développement responsable, inclusif et orienté vers l’avenir.

Pour le gouvernement, l’exploitation du gisement de Simandou ne doit pas se limiter à la production minière, mais devenir un catalyseur de progrès national, à l’image du Prytannée Militaire de Guinée (PMG), symbole d’excellence et de patriotisme.

Simandou 2040, c’est donc plus qu’un projet minier : c’est une vision de société, une promesse d’avenir et une affirmation de la souveraineté économique guinéenne.

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Guinée : Le Président Mamadi Doumbouya reçoit le Programme Simandou 2040, pilier d’un développement durable et responsable.

Le Palais Mohammed V a accueilli, ce mardi après-midi, une cérémonie d’envergure nationale : la remise officielle du Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040 au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.

Fruit d’un travail stratégique mené dans le cadre du projet minier intégré de Simandou, ce programme définit une vision claire pour transformer les richesses minières du pays en véritable levier de croissance durable et inclusive. Il reflète la volonté du Chef de l’État de faire des ressources naturelles un pilier de la prospérité partagée et de la souveraineté économique.

Selon le Comité Stratégique de Simandou, cette feuille de route repose sur trois axes majeurs :

  • La durabilité économique et environnementale, fondée sur une exploitation responsable et une gestion transparente des revenus miniers ;

  • Le développement social, à travers des projets concrets dans l’éducation, la santé, la formation professionnelle et l’emploi local ;

  • La planification territoriale et l’inclusion, visant à garantir une répartition équitable des retombées économiques entre toutes les régions.

Dans son allocution, le Président Mamadi Doumbouya a salué la rigueur du travail accompli, soulignant que « Simandou 2040 n’est pas seulement une ambition minière, mais une vision de souveraineté économique et de justice sociale ». Il a également rappelé que ce programme s’inscrit dans la continuité des réformes structurelles engagées depuis 2021, notamment dans les domaines des infrastructures, de la gouvernance et de la réindustrialisation.

Porté par des partenaires de renom tels que Rio Tinto/Simfer, Winning Consortium Simandou (WCS) et Baowu, sous la supervision du Comité Stratégique de Simandou, ce projet est considéré comme le plus grand projet intégré Mines-Infrastructures au monde.

La remise du Programme Simandou 2040 symbolise ainsi un tournant décisif dans la construction d’une Guinée moderne, où la richesse du sous-sol devient un instrument au service du développement humain durable et du bien-être collectif.

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𝐏𝐑𝐎𝐑𝐄𝐂, 𝐔𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥 𝐡𝐨𝐫𝐢𝐳𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟒𝟎.

Le gouvernement guinéen et le Programme des Nations Unies pour le développement (#PNUD) ont signé un partenariat stratégique inédit baptisé #PRORECProgramme de Renforcement des Capacités de Planification et de Gestion du Développement. Ce programme s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Simandou 2040, vision nationale d’un développement durable et inclusif autour du plus grand projet minier du pays.

Doté d’un budget de 16,14 millions de dollars, PROREC a pour ambition de moderniser la gouvernance publique en renforçant les institutions nationales, en améliorant la coordination avec les partenaires techniques et financiers, et en instaurant un système de suivi-évaluation plus rigoureux. L’objectif est clair : garantir que chaque franc investi serve directement le bien-être du peuple guinéen.

Ce partenariat permettra notamment de moderniser le Système National de Planification, d’harmoniser les procédures d’aide publique au développement, et de créer un cadre de dialogue structuré et transparent entre l’État, le secteur privé et les partenaires internationaux.

Pour les citoyens, PROREC se traduira par des résultats concrets et mesurables : des routes mieux construites, des services publics renforcés, des infrastructures visibles et une administration plus efficace.

À travers cette initiative, la Guinée confirme sa volonté d’ancrer le développement dans la rigueur, la transparence et la performance, tout en posant les bases d’un État stratège capable d’accompagner la transformation économique portée par Simandou 2040.

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Simandou, levier de souveraineté : la vision de Baba Hady Thiam

Avocat inscrit aux barreaux de Guinée et de Paris, Baba Hady Thiam s’impose comme l’une des figures montantes du « deal-making » ouest-africain. Habitué aux négociations complexes, il pilote des montages où chaque clause et chaque virgule peuvent changer la donne. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, il revient sur les enjeux du projet Simandou, présenté comme l’un des plus ambitieux de l’histoire minière africaine.

Simandou, un tournant stratégique

Le gisement de fer de Simandou, situé en Guinée, est considéré comme l’un des plus importants au monde. Pour Baba Hady Thiam, ce projet dépasse largement le simple cadre économique :

« Simandou est notre penalty dans le temps additionnel : il faut le tirer sans trembler », affirme-t-il, soulignant l’urgence et la responsabilité historique qui incombent à la Guinée dans la conduite de ce mégaprojet.

Un pari de souveraineté industrielle

Au-delà des retombées financières, l’avocat met en avant la nécessité d’ancrer une véritable souveraineté industrielle. Cela passe par un contenu local crédible, garantissant que les populations et les entreprises guinéennes tirent profit du projet, sans pour autant décourager les investisseurs étrangers.

« L’équilibre est délicat, mais indispensable : il faut attirer les capitaux tout en consolidant les bénéfices pour le pays », précise-t-il.

Les lignes rouges de la négociation

Conscient des attentes immenses, Baba Hady Thiam insiste sur la rigueur des négociations en cours. Pour lui, la réussite de Simandou dépendra de la capacité de la Guinée à poser des lignes rouges claires, notamment sur le transfert de compétences, la création d’emplois et la durabilité des infrastructures associées.

Une vision ancrée dans le long terme

Pour l’avocat, le projet Simandou ne doit pas être réduit à un pari de court terme. Il doit servir de levier de transformation structurelle de l’économie guinéenne, en favorisant l’industrialisation et l’intégration régionale.

« Le succès de Simandou ne se mesurera pas seulement en tonnes de fer exportées, mais en capacités nouvelles pour la Guinée et pour l’Afrique de l’Ouest », conclut-il.

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Simandou : le FMI appelle à la prudence économique

Le Projet Simandou, l’un des plus grands projets miniers d’Afrique et atout majeur pour la Guinée, continue de susciter l’attention des partenaires techniques et financiers. Le Fonds Monétaire International (FMI), à travers une récente note d’analyse, appelle les autorités guinéennes à adopter une approche prudente et structurée afin de maximiser les bénéfices de cette opération stratégique, tout en limitant les risques macroéconomiques.

Un projet d’envergure à fort potentiel…

Le gisement de fer de Simandou, considéré comme le plus riche et le plus vaste non exploité au monde, pourrait transformer radicalement l’économie guinéenne. Les investissements projetés sont colossaux, avec des impacts attendus sur l’emploi, les recettes fiscales et les infrastructures, notamment via la construction de chemins de fer et d’un port minéralier.

Le FMI reconnaît cet immense potentiel, notamment dans la mobilisation accrue des recettes publiques, la diversification des exportations et le renforcement des infrastructures stratégiques du pays. À moyen terme, Simandou pourrait représenter une source importante de financement pour le développement durable de la Guinée.

… mais des risques structurels à surveiller

Le Fonds avertit cependant contre plusieurs risques économiques et de gouvernance :

  • Endettement excessif : le projet pourrait entraîner une augmentation importante de la dette si les garanties publiques ou les engagements implicites ne sont pas bien encadrés.

  • Pressions inflationnistes et risques de surchauffe économique, notamment si les flux financiers externes dépassent la capacité d’absorption de l’économie locale.

  • Risques budgétaires liés à une anticipation prématurée des revenus miniers (phénomène connu sous le nom de “malédiction des ressources”).

  • Manque de transparence et de suivi dans l’utilisation des revenus futurs, qui pourrait nuire à la stabilité macroéconomique et à la gouvernance publique.

Les recommandations du FMI

Face à ces enjeux, le FMI recommande plusieurs axes prioritaires :

  1. Adopter un cadre fiscal rigoureux pour la gestion des revenus miniers, incluant un fonds de stabilisation ou d’investissement à long terme.

  2. Renforcer la transparence contractuelle et la publication des accords miniers, en conformité avec les principes de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

  3. Maîtriser la dette publique en limitant les garanties souveraines et en évaluant les projets selon leur viabilité économique.

  4. Renforcer les capacités institutionnelles pour la négociation, le suivi et l’exécution des grands projets.

  5. Soutenir la formation et l’insertion professionnelle afin de maximiser les retombées locales.

Une opportunité historique à sécuriser

Pour le gouvernement guinéen, le Projet Simandou constitue une opportunité rare de bâtir une économie résiliente et prospère. Mais cette ambition ne pourra être atteinte qu’à condition d’intégrer une gestion rigoureuse, une planification prudente et une gouvernance transparente.

À l’heure où la mise en œuvre opérationnelle du projet entre dans une phase cruciale, l’équilibre entre exploitation minière, discipline macroéconomique et bénéfices sociaux sera déterminant pour inscrire Simandou dans l’histoire comme un levier de transformation, et non comme un piège de dépendance.

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Guinée : Le projet Simandou renforce sa démarche environnementale avec 8 études d’impact en cours

Le développement du projet minier de Simandou, l’un des plus grands gisements de fer inexploités au monde, franchit une nouvelle étape clé. Selon les autorités guinéennes, huit études d’impact environnemental et social (EIES) sont actuellement en cours pour évaluer de manière approfondie les effets du projet sur l’écosystème et les communautés locales.

Un projet minier d’envergure, sous haute surveillance environnementale

Le projet Simandou, qui implique notamment la construction d’une voie ferrée de plus de 600 km, d’un port en eau profonde et de vastes infrastructures minières, a toujours été entouré de préoccupations environnementales majeures.

Face à l’ampleur du chantier, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable a initié plusieurs études couvrant :

  • L’impact sur la biodiversité terrestre et marine,

  • La qualité de l’air et des eaux,

  • L’érosion des sols et la déforestation,

  • Les effets sur les habitats naturels et les espèces protégées,

  • L’impact socio-économique sur les communautés riveraines.

Objectifs des études d’impact

Ces études visent à :

  • Identifier les risques environnementaux et sociaux avant le démarrage des travaux lourds,

  • Proposer des plans d’atténuation, de compensation et de suivi,

  • S’assurer du respect des standards internationaux (comme ceux de la Banque Mondiale, de l’IFC ou de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives – ITIE),

  • Garantir une exploitation minière responsable et durable sur le long terme.

Une volonté politique de concilier développement et écologie

La Ministre de l’Environnement a réaffirmé que la Guinée souhaite faire du Simandou un modèle africain d’exploitation minière durable.

Le gouvernement entend :

  • Associer les communautés locales aux décisions,

  • Renforcer les capacités de suivi environnemental,

  • Exiger des opérateurs miniers un engagement ferme en matière de responsabilité sociétale (RSE).

Le projet Simandou, longtemps attendu comme un levier économique majeur pour la Guinée, veut désormais aussi devenir un exemple de développement minier respectueux de l’environnement.

La conduite rigoureuse de ces huit études d’impact est une étape indispensable pour assurer un équilibre entre croissance économique, protection des écosystèmes et bien-être des populations locales.

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Guinée : Cap sur la transformation locale des ressources minières

La Guinée, l’un des pays les plus riches d’Afrique en ressources naturelles, franchit un tournant décisif dans sa politique minière. Le gouvernement guinéen impose désormais l’obligation de transformation locale des minerais extraits, marquant une nouvelle ère dans la gestion des ressources nationales. Cette décision stratégique vise à stimuler l’industrialisation, créer de l’emploi local et accroître les revenus de l’État.

Une rupture avec l’exportation brute

Depuis des décennies, la Guinée exporte l’essentiel de ses ressources – bauxite, or, fer, diamant – à l’état brut, générant peu de retombées industrielles sur son sol. En exigeant la construction de raffineries, d’usines d’alumine ou de traitement d’or, l’État guinéen entend désormais retenir la valeur ajoutée dans le pays.

« Il n’est plus acceptable que la Guinée se contente d’être une source de matières premières pour les industries étrangères », a déclaré un haut responsable du ministère des Mines.

Vers une économie plus intégrée

Les sociétés minières actives sur le territoire devront désormais inclure dans leurs plans :

  • La mise en place d’unités de transformation locale (raffineries, fonderies),

  • Le transfert de technologies,

  • La formation de main-d’œuvre nationale qualifiée,

  • La contribution à des zones industrielles intégrées autour des sites miniers.

Cette transformation permettra de structurer une véritable chaîne de valeur minière et de relier le secteur extractif aux autres composantes de l’économie (transport, énergie, formation technique, industrie locale).

Un levier pour l’emploi et la souveraineté économique

Cette stratégie est également pensée comme une réponse au chômage des jeunes et à la faible insertion locale dans les projets miniers. La transformation sur place ouvrira des perspectives dans :

  • La mécanique industrielle,

  • La logistique et maintenance,

  • Les métiers de laboratoire et de certification,

  • Le développement d’entreprises sous-traitantes locales.

Elle participe aussi à la souveraineté économique du pays, en réduisant sa dépendance aux marchés extérieurs pour les produits finis.

Conclusion

Avec cette orientation audacieuse vers la transformation locale des ressources minières, la Guinée affiche sa volonté de reprendre la maîtrise de son destin économique. Si les investissements suivent, et si les partenariats publics-privés sont bien encadrés, cette politique pourrait changer durablement le visage industriel et social du pays.

Simandou

Projet Simandou : Le gouvernement interdit les transactions foncières le long des voies ferrées

Dans un communiqué publié le jeudi 20 mars 2025, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la récupération des domaines spoliés de l’État, Mory Condé, a annoncé l’interdiction formelle de toute transaction foncière sur le corridor du projet Simandou.

Cette mesure concerne l’ensemble de l’emprise des voies ferrées Forécariah-Kérouané-Beyla, et s’étend sur une bande d’au moins 15 kilomètres de part et d’autre de ces infrastructures stratégiques.

Le ministère déplore une multiplication des opérations spéculatives sur les terrains situés dans ce périmètre, en contradiction avec le Programme de constitution des réserves foncières de l’État. Dans cette optique, de nouvelles mesures ont été mises en place pour protéger et valoriser le patrimoine foncier national, conformément au Code de l’Urbanisme.

Dans le cadre du développement du projet Simandou 2040, cette restriction vise à garantir la disponibilité de terrains pour les futurs projets d’infrastructures et de développement économique. Le communiqué précise également que les réserves foncières situées au-delà des 15 km restent protégées et ne doivent en aucun cas faire l’objet de spéculation ou d’occupation illicite.

Le ministre Mory Condé prévient que toute transaction foncière en violation de cette interdiction sera nulle et sans effet, et que les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la loi.

Enfin, les autorités locales, les professionnels du foncier et l’ensemble des citoyens sont appelés à respecter scrupuleusement cette mesure et à collaborer activement à la sécurisation du domaine foncier de l’État, dans l’intérêt du développement durable de la Guinée.

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Signature d’un contrat pour 65 locomotives du TransGuinéen – Projet Simandou

La République de Guinée franchit une étape cruciale dans la concrétisation du projet Simandou avec la signature d’un contrat stratégique entre WCS (Baowu & Winning Group) et Wabtec pour l’acquisition de 65 locomotives. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du développement du chemin de fer TransGuinéen, un axe majeur pour l’économie nationale.

Un levier essentiel pour l’économie guinéenne

Le Ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a mis en avant l’importance de ce partenariat pour la Compagnie du TransGuinéen (CTG) et pour l’ensemble du pays. « Ces locomotives seront un véritable vecteur de développement. Elles faciliteront le transport des passagers, des marchandises et des produits agricoles tout en stimulant la création de nouvelles infrastructures telles que des zones agricoles, des villes, des plateformes logistiques et des parcs industriels », a-t-il déclaré.

Une vision à long terme : Simandou 2040

La signature de cet accord s’inscrit dans une vision plus large, celle du programme Simandou 2040. Une partie des revenus générés par ce projet sera directement affectée au financement de la formation technique et professionnelle des jeunes à travers tout le pays. Parallèlement, des fonds seront alloués au développement des infrastructures essentielles pour garantir une exploitation durable et bénéfique à long terme.