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Sommet Africa Forward à Nairobi : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA porte le Programme Simandou 2040 et plaide pour une Afrique maîtresse de son destin économique.

Le sommet « Africa Forward », ouvert lundi à Nairobi au Kenya, a pris fin ce mardi après deux journées d’échanges stratégiques consacrées à l’avenir économique, énergétique et technologique du continent africain. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des représentants d’institutions internationales, des investisseurs, des entrepreneurs, des membres de la société civile ainsi que des acteurs de la jeunesse africaine.

Les thématiques débattues à Nairobi s’inscrivent pleinement dans la vision hautement stratégique portée par le Président DOUMBOUYA, « Simandou 2040 », un programme qui vise à accélérer la transformation socioéconomique durable et responsable de la Guinée.
Le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a marqué de sa présence ce rendez-vous continental placé sous le signe d’un nouveau paradigme de croissance pour l’Afrique. Ce sommet a mis en lumière la richesse et le dynamisme des relations entre les États africains, tout en soulignant la nécessité de construire une vision commune fondée sur l’innovation, la souveraineté économique et le développement durable.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la croissance verte, l’économie bleue, la santé, l’intelligence artificielle, l’agriculture durable, les infrastructures et le capital humain. Une attention particulière a également été accordée aux partenariats public-privé comme leviers de transformation économique du continent.
Dans son intervention, le Président S.E Mamadi DOUMBOUYA a défendu la nécessité pour l’Afrique de se positionner à l’avant-garde de la diversification économique à travers la maîtrise des chaînes de valeur et l’industrialisation locale. Pour le Chef de l’État, l’heure est venue pour les pays africains de transformer eux-mêmes leurs ressources afin de créer davantage de richesse et d’emplois sur le continent. Un cap déjà fixé par Simandou 2040.
Le Président a aussi insisté sur le rôle essentiel des institutions financières africaines, appelées à financer les projets et programmes de développement portés par les États africains eux-mêmes.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA a également mis en avant les immenses opportunités économiques qu’offre l’Afrique grâce à sa démographie galopante, son urbanisation croissante et l’émergence progressive d’une classe moyenne dynamique. Évoquant le cas de la Guinée, il a présenté notre pays comme une terre de ressources et une destination sûre pour les investissements.
En marge du sommet, le Chef de l’État a multiplié les rencontres diplomatiques et économiques. Il a notamment eu un entretien avec son homologue ivoirien, le Président Alassane OUATTARA, qui a salué les réformes engagées en Guinée en un temps record.
Parmi les moments les plus marquants figure notamment son entretiens en tête-à-tête avec son homologue français, au cours duquel les discussions ont porté sur le renforcement des relations de coopération entre Conakry et Paris.
Le président Emmanuel Macron s’est dit particulièrement impressionné par les réformes engagées en Guinée, les résultats déjà obtenus ainsi que la stabilité économique enregistrée sous la conduite du président Mamadi DOUMBOUYA. Il a, à cette occasion, réaffirmé la disponibilité de la France à accompagner la dynamique de développement impulsée par le Chef de l’État.

Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA a également échangé avec l’homme d’affaires nigérian Aliko DANGOTE autour des perspectives d’investissements et de coopération économique sur le continent. Une rencontre a aussi eu lieu avec Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Après cette étape kenyane, le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA est attendu à Kigali, au Rwanda, où il prendra part au CEO Forum, autre grand rendez-vous économique africain consacré aux investissements, à l’innovation et au développement du secteur privé sur le continent.

Source : Présidence de la Guinée.

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Africa Forward : Macron et Ruto plaident pour une alliance Afrique-Europe autour de la jeunesse et de la technologie.

En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, les présidents français Emmanuel Macron et kényan William Ruto ont affiché leur volonté de renforcer les partenariats entre l’Afrique et l’Europe dans les domaines de l’innovation, du sport, de la culture et des nouvelles technologies. Une vision commune portée par la conviction que le potentiel démographique africain et l’expertise technologique européenne peuvent devenir des moteurs majeurs de croissance économique.

Lors de cette première journée du sommet, les deux chefs d’État ont échangé avec des étudiants, entrepreneurs, artistes et sportifs africains à l’Université de Nairobi, dans une séquence symbolique centrée sur la jeunesse et la créativité du continent.

Prenant la parole devant les participants, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité pour l’Afrique et l’Europe de bâtir une autonomie stratégique commune dans un monde dominé par les grandes puissances technologiques.

Le président français a souligné que les solutions numériques utilisées aujourd’hui à l’échelle mondiale proviennent majoritairement des États-Unis et de la Chine, estimant que l’Afrique et l’Europe disposent ensemble des capacités nécessaires pour développer des alternatives compétitives fondées sur l’innovation, la formation et les investissements.

« Nous devons construire ensemble notre autonomie stratégique. Si l’Europe et l’Afrique unissent leurs forces dans les investissements et les technologies, nous serons beaucoup plus forts », a-t-il affirmé.

De son côté, le président kényan William Ruto a mis l’accent sur le rôle central de la jeunesse africaine dans la transformation économique et numérique du continent. Selon lui, l’Afrique dispose aujourd’hui des ressources humaines et des infrastructures nécessaires pour accélérer son développement technologique.

Le chef de l’État kényan a notamment insisté sur l’importance des partenariats internationaux capables d’accompagner cette dynamique, tout en valorisant les compétences locales et l’esprit entrepreneurial des jeunes Africains.

« L’avenir repose sur la technologie, et l’Afrique possède une jeunesse talentueuse, connectée et entreprenante capable de porter cette transformation », a déclaré William Ruto.

Au-delà des discours, plusieurs initiatives de coopération dans les secteurs culturels, sportifs et technologiques ont été annoncées au cours des échanges. Les organisateurs du sommet ambitionnent de faire d’Africa Forward une plateforme durable de dialogue entre investisseurs, gouvernements et acteurs privés autour des grands enjeux de développement du continent.

Ce sommet intervient dans un contexte marqué par une reconfiguration des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, où les questions d’innovation, de souveraineté économique, de financement et de transformation numérique occupent une place de plus en plus stratégique.

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Africa Forward Summit : Mamadi Doumbouya multiplie les échanges diplomatiques à Nairobi.

Le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a accordé ce lundi 11 mai 2026 une série d’audiences présidentielles et participé à plusieurs activités diplomatiques de haut niveau en marge de l’Africa Forward Summit, qui réunit plusieurs chefs d’État africains ainsi que des partenaires stratégiques du continent.
La première journée, marquée par une intense séquence diplomatique à l’hôtel Radisson, a été consacrée à des rencontres bilatérales avec plusieurs personnalités africaines de premier plan. Introduites par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda KOUYATÉ, ces audiences se sont tenues en présence du conseiller principal du Chef de l’État et ancien Premier ministre, Dr Bernard GOUMOU, de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, ainsi que du conseiller à la Présidence, Ousmane DOUMBOUYA.
Le Chef de l’État a successivement échangé avec le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, puis avec le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération africaine, les enjeux de l’intégration régionale ainsi que les perspectives de partenariat économique et institutionnel entre les États du continent.
La Guinée sous le magistère du Président Mamadi DOUMBOUYA est perçue aujourd’hui comme un exemple de transition réussie et un pilier de stabilité régionale. À ce titre, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a sollicité l’appui du Président Mamadi DOUMBOUYA afin de soutenir les pays voisins et de jouer un rôle de leadership au sein de la sous-région. Il a également mis l’accent sur les réformes engagées sous son magistère, notamment le développement du projet minier de Simandou et la mise en œuvre du programme Simandou 2040.
En réponse, le Président Mamadi DOUMBOUYA a affirmé que la Guinée maintient une approche humanitaire envers ses voisins, tout en rappelant que la priorité demeure le bien-être des Guinéens. Il s’est également réjoui de la désignation officielle de la Guinée pour accueillir le siège du Centre africain de développement minier (CADM), décision prise lors du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba en février 2026. Il a enfin salué le retour de la Guinée au sein de l’Union africaine.
En définitive, ces rencontres bilatérales ont permis d’aborder plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les investissements structurants, les échanges commerciaux, les infrastructures ainsi que la consolidation des relations entre les pays africains dans un contexte de transformation économique du continent.
La journée s’est achevée par un dîner officiel offert au State House en présence des chefs d’État et des invités de marque.
À travers cette participation active aux travaux et rencontres de Nairobi, le Président Mamadi DOUMBOUYA réaffirme la volonté de la Guinée de consolider sa présence diplomatique sur la scène africaine, tout en renforçant les partenariats économiques et stratégiques susceptibles d’accompagner les ambitions de développement et de transformation du pays, conformément aux orientations fixées par le programme Simandou 2040.

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Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part au sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai.

Cette rencontre internationale marque le lancement d’un nouveau cadre de dialogue entre l’Afrique et la France. Elle réunira plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières, investisseurs et acteurs économiques autour des principaux défis liés au développement du continent africain.

Au cœur des discussions figurent notamment les questions du financement des économies africaines, de la paix, de la sécurité, ainsi que de la souveraineté économique et politique des États africains dans un contexte mondial en pleine recomposition.

À travers sa participation, le Sénégal entend défendre une vision d’une Afrique plus affirmée dans ses choix stratégiques, capable de mobiliser des partenariats équilibrés pour soutenir son développement durable et renforcer son autonomie économique.

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Crypto-actifs : les principales leçons des banques centrales africaines pour concilier innovation, stabilité et régulation.

Réunis le 8 mai 2026 à Dakar (Sénégal), les dirigeants de plusieurs banques centrales africaines ont échangé sur les défis posés par l’essor des crypto-actifs et des innovations numériques. Au cœur des discussions : l’encadrement réglementaire, la cybersécurité, la modernisation des paiements et la préservation de la stabilité financière dans des économies encore largement dominées par le cash.

Organisée sous l’égide de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Conférence internationale sur les crypto-actifs et les innovations numériques a réuni à Dakar plusieurs gouverneurs de banques centrales autour des enjeux liés à l’essor des actifs numériques. Les échanges ont porté sur la régulation de ces instruments, leurs effets potentiels sur la stabilité financière et les réponses à apporter face à une diffusion technologique plus rapide que l’adaptation des cadres de supervision.

Une montée en puissance des crypto-actifs qui interpelle les régulateurs

En ouverture, le gouverneur de la Banque centrale de São Tomé-et-Príncipe, Agostinho Quaresma dos Santos Afonso Fernandes, a souligné que l’absence actuelle de crypto-actifs dans son pays pouvait constituer une phase utile d’observation et de préparation. Ajoutant que cette situation offre aux autorités monétaires la possibilité de tirer des enseignements des expériences étrangères avant une éventuelle montée en puissance de ces instruments.

Le gouverneur de la Banque centrale du Mozambique, Dr Rogério Lucas Zandamela, a quant à lui insisté sur le décalage entre le rythme de progression des crypto-actifs et la capacité de réaction des régulateurs africains. Dans un environnement marqué par la multiplication des cyberattaques, il a plaidé pour un renforcement des compétences techniques, des partenariats et de la coopération internationale.

Entre innovation financière et impératif de stabilité

À Maurice, la gouverneure de la Banque centrale, Priscilla Muthoora Thakoor, a défendu une approche pragmatique. Dans son intervention, elle a estimé que les crypto-actifs s’inscrivent désormais dans l’environnement des économies ouvertes, ce qui impose aux autorités de concilier soutien à l’innovation et vigilance prudentielle.

Cette ligne d’équilibre a traversé l’ensemble des débats. Pour plusieurs intervenants, l’enjeu n’est pas uniquement technologique : il est aussi institutionnel. La diffusion d’outils financiers nouveaux peut favoriser l’innovation, mais elle accroît en parallèle les exigences en matière de supervision, de transparence et de protection des utilisateurs.

Le gouverneur de la Banque centrale d’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a rappelé que la confiance demeure le socle du système financier. Précisant que les innovations ne peuvent se substituer à la crédibilité des institutions monétaires et prudentielles. Il a mis en garde contre les dérives possibles en l’absence de règles claires, notamment face à des schémas frauduleux promettant des rendements élevés.

Paiements numériques, inclusion financière et souveraineté monétaire

Au-delà des crypto-actifs stricto sensu, la conférence a également mis en lumière les enjeux plus larges de transformation des systèmes de paiement en Afrique. Le gouverneur de la Banque centrale du Liberia, Henry F. Saamoi, a présenté l’orientation retenue par son pays pour interconnecter mobile money, banques et fintechs au sein d’un switch national.

Cette modernisation vise plusieurs objectifs économiques : améliorer l’inclusion financière, fluidifier les transactions, réduire les coûts liés à l’usage du cash et renforcer l’efficacité de la politique monétaire. Elle s’accompagne, selon les autorités libériennes, d’un effort accru en matière de lutte contre la cybercriminalité, de protection des consommateurs et d’éducation financière.

Souveraineté

En filigrane, une même préoccupation a dominé les échanges : celle de la souveraineté monétaire. Pour les banques centrales présentes, l’adoption de nouveaux instruments numériques ne peut se faire au détriment de la maîtrise des flux financiers, de la sécurité des transactions et de la capacité des autorités à conduire leur politique monétaire.

En clôture, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que certains pays disposent encore d’une fenêtre pour anticiper plutôt que subir. Il a appelé à une démarche fondée sur l’analyse des expériences déjà observées ailleurs, ainsi que sur une coopération renforcée entre banques centrales, autorités nationales, services de sécurité et institutions en charge de la protection des données.

Si la rencontre de Dakar n’a pas débouché sur des annonces normatives immédiates, elle a le mérite d’avoir mis en évidence une convergence : face à l’essor des crypto-actifs, les banques centrales africaines veulent avancer avec prudence, en cherchant à préserver à la fois l’innovation, la stabilité financière et la souveraineté monétaire.

Source : Financial Afrika.

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Nairobi accueille le sommet « Africa Forward » autour des défis économiques du continent.

Le sommet international « Africa Forward » a officiellement ouvert ses portes ce lundi à Nairobi, au Kenya, en présence de plusieurs chefs d’État africains, responsables gouvernementaux, investisseurs, institutions financières et acteurs du secteur privé venus débattre des perspectives économiques du continent.

Coorganisé par la France et le Kenya, l’événement se déroule à l’Université de Nairobi et rassemble plus de 6 000 participants autour des enjeux liés à l’investissement, au financement du développement et au renforcement des partenariats économiques en Afrique.

Dans son discours inaugural, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a plaidé pour une coopération économique renforcée entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. Il a notamment insisté sur la nécessité de construire des partenariats plus équilibrés dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, les défis énergétiques et les mutations économiques.

Cette première journée est essentiellement consacrée au forum d’affaires « Inspire and Connect », conçu comme une plateforme d’échanges entre entrepreneurs, investisseurs et décideurs publics. L’objectif affiché est de favoriser la création de nouvelles opportunités économiques et d’encourager les investissements dans des secteurs jugés stratégiques pour la croissance africaine.

Les discussions portent notamment sur le financement des infrastructures, la transition énergétique, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que le rôle croissant du secteur privé dans le développement du continent.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le sommet entend également renforcer les connexions entre les entreprises africaines et les investisseurs internationaux afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants à forte valeur ajoutée.

Plusieurs chefs d’État africains et dirigeants d’institutions internationales doivent intervenir au cours des différentes sessions prévues jusqu’au 12 mai, dans un contexte où l’Afrique cherche à consolider sa place dans les grandes dynamiques économiques mondiales.

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Tournée panafricaine : Le Chef de l’État, S.E Mamadi DOUMBOUYA à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, est arrivé à Nairobi, au Kenya, pour participer au sommet « Africa Forward Summit », prévu les 11 et 12 mai 2026. Ce rendez-vous continental vise à promouvoir l’innovation, la croissance économique, la transition énergétique et le développement durable à l’échelle africaine.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA, porteur de la vision hautement stratégique Simandou 2040, programme phare de la Guinée pour les 15 prochaines années, a été accueilli chaleureusement à l’aéroport international Jomo Kenyatta aux alentours de 20 heures locales ( soit 17 h GMT). L’avion présidentiel, arborant fièrement l’insigne du Branding National, symbole de la nouvelle Guinée, a marqué l’importance accordée à cette participation.
À sa descente d’avion, le Chef de l’État a été reçu au nom du Président kényan William Ruto, par des hauts responsables kényans.
La délégation gouvernementale guinéenne, présente pour accueillir le Chef de l’État, était composée du Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda KOUYATÉ, du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, de la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, du Ministre des Mines et de la Géologie, Bouna SYLLA, ainsi que du Ministre du Travail et de la Protection sociale, Mory CONDÉ.
La délégation comprenait également plusieurs conseillers à la Présidence, notamment Dr Bernard GOUMOU, Ousmane DOUMBOUYA, Mahamadou Abdoulaye DIALLO et Maïmouna DIAKHABY, ainsi que Mamady DOUMBOUYA, Directeur général de l’ARPT.
Lors de sa rencontre dans le salon d’honneur de l’aéroport, les autorités kenyanes ont exprimé leur gratitude au Chef de l’État S.E Mamadi DOUMBOUYA, soulignant l’importance stratégique de sa présence pour renforcer les liens entre les deux pays et promouvoir la coopération africaine.Le chef de l’État a eu l’honneur de signer dans le cahier d’honneur, marquant ainsi son passage par un geste solennel et symbolique.
À sa résidence à l’hôtel Radisson Blu Hotel Nairobi, la forte communauté guinéenne vivant au Kenya a également réservé un accueil chaleureux au Chef de l’État, lui exprimant son adhésion aux valeurs et aux actions portées par le Président Mamadi DOUMBOUYA.

Au programme de cette visite, le Président DOUMBOUYA tiendra plusieurs audiences avec ses homologues et participera activement aux débats du sommet, qui constituera pour la Guinée une vitrine majeure pour mettre en avant les réformes entreprises sous son leadership et les opportunités offertes par le programme Simandou 2040. Lors de ce sommet, sous le leadership du président Mamadi DOUMBOUYA, la Guinée portera une vision centrée sur la souveraineté économique et le financement autonome du développement.
Cette tournée panafricaine s’inscrit dans la dynamique de repositionnement de la Guinée sur la scène internationale, illustrant sa volonté d’innovation et d’ouverture vers des partenariats stratégiques et mutuellement bénéfiques pour un développement durable, responsable et inclusif de la Guinée.

DCI-PRG

Source : Site Web Présidence de la Guinée.
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Corridor de Lobito : l’Afrique australe au cœur de la bataille mondiale des minerais stratégiques.

Longtemps présenté comme un ambitieux projet d’infrastructure régionale, le corridor de Lobito entre désormais dans une phase décisive. Reliant l’Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie, ce mégaprojet ferroviaire et logistique s’impose progressivement comme l’un des principaux enjeux géoéconomiques liés à l’exploitation des minerais stratégiques africains.

Porté par des investissements estimés à plus de 2,7 milliards de dollars, le corridor est destiné à faciliter l’exportation du cuivre et du cobalt extraits dans les régions minières de la RDC et de la Zambie vers le port angolais de Lobito, sur l’océan Atlantique. Ces ressources sont aujourd’hui considérées comme essentielles à la transition énergétique mondiale, notamment pour la fabrication de batteries électriques et de technologies vertes.

Au-delà du simple transport minier, les gouvernements concernés ainsi que leurs partenaires internationaux ambitionnent de faire du corridor un véritable levier de transformation économique régionale. L’Union européenne, principal soutien financier du projet, défend une approche intégrée associant infrastructures ferroviaires, développement agricole, plateformes logistiques, création d’emplois et renforcement des compétences locales.

Une infrastructure stratégique au cœur des rivalités internationales

L’épine dorsale du projet repose sur la ligne ferroviaire historique de Benguela, qui traverse l’Angola d’est en ouest jusqu’à la frontière congolaise. Détruite en grande partie durant la guerre civile angolaise, cette ligne a été reconstruite avec l’appui d’une entreprise chinoise avant d’être confiée, en 2022, au consortium européen Lobito Atlantic Railway (LAR) dans le cadre d’une concession de trente ans.

Le réseau est déjà connecté à la province congolaise du Lualaba, riche en minerais, et devrait à terme s’étendre jusqu’aux régions minières du Haut-Katanga et du nord de la Zambie.

Pendant plusieurs années, les États-Unis ont présenté le corridor de Lobito comme leur principal projet d’infrastructure en Afrique, dans un contexte marqué par la volonté occidentale de réduire la domination chinoise sur les chaînes d’approvisionnement minières du continent. Washington avait notamment mobilisé près de 550 millions de dollars via la Development Finance Corporation pour soutenir la modernisation de la ligne ferroviaire et du terminal minéralier de Lobito.

L’implication américaine avait atteint son apogée avec la visite du président Joe Biden à Lobito fin 2024, une première visite présidentielle américaine en Angola depuis près d’une décennie.

Cependant, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche semble avoir modifié les priorités stratégiques américaines. L’administration actuelle privilégierait davantage les accords bilatéraux ciblés que les grands projets multilatéraux de développement.

Dans ce contexte, l’Union européenne a renforcé son engagement. À travers ses institutions, ses États membres et plusieurs partenaires privés, elle a mobilisé près de 2 milliards d’euros pour soutenir le corridor. Bruxelles insiste sur la nécessité de faire du projet un véritable corridor de développement économique et non un simple axe d’exportation des ressources minières africaines.

La Chine conserve une influence déterminante

Malgré la perte de la concession ferroviaire au profit du consortium européen, la Chine demeure un acteur majeur dans la région. Plusieurs entreprises minières chinoises utilisent déjà le corridor pour l’exportation du cuivre congolais.

Parallèlement, Pékin poursuit sa propre stratégie logistique en Afrique australe. Fin 2025, la Chine a conclu un accord de 1,4 milliard de dollars avec la Zambie et la Tanzanie pour la réhabilitation du chemin de fer TAZARA, une ligne reliant les régions minières zambiennes à l’océan Indien via le port tanzanien de Dar es Salaam.

Cette initiative illustre la compétition croissante entre puissances mondiales pour sécuriser l’accès aux minerais critiques africains.

Lobito, un port stratégique pour les marchés mondiaux

Située à environ 500 kilomètres au sud de Luanda, Lobito dispose d’atouts logistiques majeurs. Son port naturel en eaux profondes permet une activité maritime continue tout au long de l’année, avec des capacités largement supérieures au trafic actuel. Cette situation réduit considérablement les délais d’attente et les coûts d’exportation pour les opérateurs miniers.

Pour autant, plusieurs défis demeurent. La Zambie, deuxième producteur africain de cuivre, reste encore insuffisamment connectée au corridor. Les infrastructures ferroviaires existantes nécessitent d’importants travaux de modernisation, estimés à près de 4 milliards de dollars.

À cela s’ajoutent les contraintes douanières, les lenteurs administratives, les incertitudes politiques liées aux échéances électorales dans la région ainsi que les risques climatiques. En avril dernier, de fortes pluies ont endommagé plusieurs portions de la ligne angolaise, perturbant temporairement les opérations ferroviaires.

Un projet attendu au tournant par les populations

Au-delà des enjeux géopolitiques et économiques, le corridor de Lobito est également observé avec prudence par une partie de l’opinion publique africaine. Plusieurs analystes et organisations locales estiment que le projet ne pourra être considéré comme une réussite que s’il génère des retombées concrètes pour les populations des trois pays concernés.

Création d’emplois, développement industriel local, amélioration des infrastructures sociales et valorisation des économies régionales figurent parmi les attentes majeures exprimées autour de ce vaste chantier continental.

Dans un contexte de transition énergétique mondiale et de forte demande en minerais stratégiques, le corridor de Lobito apparaît ainsi comme un symbole des nouvelles rivalités économiques en Afrique, mais aussi comme un test grandeur nature de la capacité des grands projets extractifs à produire un développement réellement inclusif.

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Gabon : un nouveau palais pour renforcer l’ambition diplomatique et économique.

Une infrastructure moderne au service du rayonnement international
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré le 3 mai 2026 un complexe de conférences internationales comprenant un palais des congrès baptisé Omar-Bongo-Ondimba, à Libreville. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État africains, dont Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, et Denis Sassou-Nguesso.

Érigé sur le site de l’ancien palais détruit en 2013 en raison de la présence d’amiante, ce nouvel ensemble architectural incarne une volonté affirmée de modernisation des infrastructures d’État et de repositionnement stratégique du Gabon sur la scène internationale.

Une ambition affirmée pour l’accueil de grands sommets
À travers cette réalisation, les autorités gabonaises entendent faire de Libreville un pôle diplomatique de premier plan. Le chef de l’État a exprimé le souhait d’y accueillir le sommet de l’Union africaine en 2027, ainsi que celui de la Francophonie en 2030, traduisant une stratégie de rayonnement et d’influence à l’échelle régionale et internationale.

Le Forum international de Libreville, vitrine de la nouvelle stratégie économique
Dans la continuité de cette dynamique, le président a également procédé au lancement de la première édition du Forum international de Libreville, réunissant décideurs publics, acteurs privés et partenaires institutionnels autour des grands défis économiques du continent.

Parmi les intervenants, l’économiste et ancien ministre sénégalais Amadou Hott a insisté sur l’importance de ces cadres d’échange, qui permettent non seulement de confronter les analyses, mais surtout de faire émerger des initiatives concrètes susceptibles de renforcer la confiance des investisseurs.

Le tourisme d’affaires, nouvel axe de diversification
Au-delà de l’événement, le Gabon mise désormais sur le développement du tourisme d’affaires comme levier de diversification économique. Dans un contexte de transition, cette orientation vise à réduire la dépendance aux ressources extractives, tout en positionnant le pays comme une plateforme régionale de rencontres économiques et diplomatiques en Afrique centrale.

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Afrique : forte hausse des dépenses militaires, tirée par l’Afrique du Nord et les tensions sécuritaires.

Les dépenses militaires cumulées des pays africains ont atteint 58,2 milliards USD en 2025, enregistrant ainsi une hausse de 8,5 % par rapport à 2024 et de 45 % comparativement à l’année 2016, selon un rapport publié le lundi 27 avril par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
En Afrique du Nord, les dépenses militaires ont culminé à 35 milliards USD durant l’année écoulée, soit 60 % du total des dépenses du continent. Ce chiffre représente une hausse de 9,3 % par rapport à 2024 et de 67 % par rapport à 2016. Les dépenses militaires de l’Algérie ont augmenté de 11 % pour atteindre 25,4 milliards USD en 2025, ce qui fait de ce pays producteur d’hydrocarbures le plus gros dépensier sur ce segment, tant en Afrique du Nord que sur l’ensemble du continent africain.
Avec 25 %, la part des dépenses militaires de l’Algérie dans les dépenses publiques était la deuxième plus importante au monde, après celle de l’Ukraine. Le Maroc a, quant à lui, augmenté ses dépenses militaires de 6,6 % l’an passé, à 6,3 milliards USD, pour occuper la deuxième marche du podium continental. L’Algérie et le Maroc ont ainsi représenté ensemble plus de 90 % du total des dépenses militaires de la sous-région Afrique du Nord en 2025.
En Afrique subsaharienne, les dépenses militaires se sont établies à 23,3 milliards USD durant l’année écoulée, ce qui représente une hausse de 7,4 % par rapport à 2024, et de 21 % comparativement à 2016. Cette hausse s’explique en grande partie par l’augmentation des dépenses au Nigeria, qui ont bondi de 55 % l’an passé pour atteindre 2,1 milliards USD, dans un contexte d’aggravation de la situation sécuritaire liée à l’exacerbation des violences extrémistes.
L’Afrique du Sud a alloué 3,2 milliards USD à son armée en 2025, soit une baisse de 1,2 % par rapport à 2024 et une diminution de 19 % par rapport à 2016. Les dépenses militaires en République démocratique du Congo ont augmenté de 20 % pour atteindre 1,2 milliard USD en 2025, alors que le conflit avec le mouvement rebelle du 23 mars (M23) s’est intensifié durant le premier semestre de l’année, avant la signature d’un accord de cessez-le-feu en juillet.
Source : Agence Ecofin.