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CAN U17 2026 : le Sénégal sacré champion d’Afrique au terme d’une finale haletante.

Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations U17 2026 en s’imposant face à la Tanzanie au terme d’une finale particulièrement disputée, conclue par une séance de tirs au but après un match marqué par l’intensité, la rigueur tactique et une forte tension émotionnelle.

Dans une rencontre équilibrée de bout en bout, les deux sélections ont livré une bataille acharnée pour tenter de décrocher le titre continental. Malgré plusieurs situations offensives de part et d’autre, aucune équipe n’est parvenue à prendre l’avantage durant le temps réglementaire, témoignant de la solidité défensive et de l’engagement affichés sur le terrain.

Une finale fermée et indécise jusqu’au bout

Face à une équipe tanzanienne disciplinée et déterminée, les Lionceaux ont dû faire preuve de patience et de maturité. Les jeunes Sénégalais se sont heurtés à un adversaire qui a su résister à leurs offensives tout en se montrant dangereux dans les phases de transition.

Au fil des minutes, la pression est montée d’un cran, chaque erreur pouvant être décisive dans une finale où les marges étaient extrêmement réduites. Les deux formations ont continué à se neutraliser jusqu’au coup de sifflet final, repoussant l’issue du match à l’épreuve des tirs au but.

Le sang-froid sénégalais fait la différence

Dans cet exercice toujours redouté, les jeunes Sénégalais ont démontré une remarquable maîtrise mentale. Plus précis et plus efficaces face au but, ils ont su convertir leurs tentatives avec sang-froid tandis que la Tanzanie a fini par céder sous la pression.

Cette réussite a permis au Sénégal de décrocher un nouveau titre continental dans les catégories de jeunes, confirmant la qualité du travail de formation entrepris depuis plusieurs années au sein du football sénégalais.

Une génération prometteuse récompensée

Au coup de sifflet final, l’émotion a envahi les joueurs, les membres du staff et les supporters venus accompagner cette aventure. Entre larmes de joie, accolades et célébrations, chacun mesurait l’importance de cet accomplissement pour le football sénégalais.

Ce sacre vient couronner le parcours remarquable d’une génération qui s’est distinguée tout au long du tournoi par sa discipline, sa solidité collective et sa capacité à répondre présente dans les moments décisifs.

Le Sénégal confirme sa place parmi les références du football africain

Au-delà du trophée, cette victoire illustre la progression constante du football sénégalais dans les compétitions de jeunes. Depuis plusieurs années, le pays multiplie les performances sur la scène continentale et internationale, aussi bien chez les seniors que dans les catégories de formation.

En remportant la CAN U17 2026, les Lionceaux renforcent encore davantage la réputation du Sénégal comme l’un des principaux viviers de talents du continent. Un succès qui nourrit également l’espoir de voir émerger une nouvelle génération capable de porter les ambitions du pays sur les plus grandes scènes du football mondial dans les années à venir.

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Mondial 2026 : les dix nations africaines qualifiées et les hommes chargés de porter leurs ambitions.

Mondial 2026 : les dix nations africaines qualifiées et les hommes chargés de porter leurs ambitions

Avec l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes, l’Afrique sera représentée par dix sélections lors de l’édition 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le continent sera défendu par le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert et la République démocratique du Congo.

Au-delà des performances sportives, cette édition met également en lumière les choix stratégiques opérés par les différentes fédérations africaines. Certaines ont choisi de faire confiance à des techniciens du continent ou issus de leur diaspora, tandis que d’autres ont privilégié des profils expérimentés venus d’Europe afin de renforcer leurs ambitions sur la scène mondiale.

Maroc : Mohamed Ouahbi dans les pas de la génération historique

Après l’ère Walid Regragui, artisan de l’exploit historique des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022, le Maroc a confié son destin à Mohamed Ouahbi. Nommé en mars 2026, le technicien maroco-belge s’est forgé une solide réputation dans la formation des jeunes talents, notamment à la tête de la sélection marocaine des moins de 20 ans.

Sa mission est particulièrement exigeante : maintenir le Maroc parmi les grandes nations du football mondial après la demi-finale historique disputée au Qatar.

Sénégal : Pape Thiaw, la continuité d’une ambition nationale

Ancien international sénégalais, Pape Thiaw incarne la promotion des compétences locales. Déjà entré dans l’histoire du football sénégalais grâce à son sacre au Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2022 avec la sélection locale, il dirige désormais une équipe nationale riche en talents.

Porté par des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Nicolas Jackson, le Sénégal nourrit l’ambition de franchir un nouveau palier sur la scène mondiale.

Côte d’Ivoire : Emerse Faé, de sélectionneur intérimaire à héros national

L’histoire d’Emerse Faé reste l’une des plus marquantes du football africain récent. Appelé à la tête des Éléphants en pleine Coupe d’Afrique des nations 2024, dans un contexte de forte pression, l’ancien international ivoirien a réussi l’exploit de conduire son pays jusqu’au sacre continental.

Cette performance lui a permis d’être confirmé à la tête de la sélection ivoirienne, désormais attendue au plus haut niveau lors de la Coupe du monde.

Égypte : Hossam Hassan, une légende au service des Pharaons

Figure emblématique du football égyptien, Hossam Hassan demeure le meilleur buteur de l’histoire des Pharaons. Après une carrière exceptionnelle sur les terrains, il poursuit son parcours sur les bancs de touche.

Avant de prendre les commandes de la sélection nationale, il a notamment dirigé plusieurs clubs majeurs du football égyptien, dont Zamalek, Al-Masry, Pyramids FC et Al-Ittihad Alexandrie.

Algérie : Vladimir Petkovic, l’expérience européenne

Pour encadrer les Fennecs, la Fédération algérienne a misé sur l’expérience de Vladimir Petkovic. Le technicien bosno-suisse s’est notamment illustré à la tête de la Suisse, qu’il a conduite jusqu’aux quarts de finale de l’Euro 2020 après un succès retentissant face à la France.

Son parcours comprend également une Coupe d’Italie remportée avec la Lazio Rome en 2013, preuve de son expérience au plus haut niveau.

Ghana : Carlos Queiroz, un technicien au parcours mondial

Le Ghana a choisi de s’appuyer sur l’un des entraîneurs les plus expérimentés du football international. Nommé en avril 2026, Carlos Queiroz possède un parcours impressionnant qui l’a conduit sur plusieurs continents.

Ancien sélectionneur du Portugal, de l’Iran, de l’Égypte et de la Colombie, il a également dirigé le Real Madrid et occupé le poste d’adjoint à Manchester United. Son palmarès comprend notamment deux titres de champion du monde U20 remportés avec le Portugal.

Tunisie : Sabri Lamouchi pour relancer les Aigles de Carthage

La Tunisie a confié sa sélection à Sabri Lamouchi au début de l’année 2026. Le technicien franco-tunisien connaît bien le football africain pour avoir déjà dirigé la Côte d’Ivoire lors de la Coupe du monde 2014.

Son expérience s’est également construite dans plusieurs championnats européens et au Moyen-Orient, notamment à Rennes, Nottingham Forest, Cardiff City et dans plusieurs clubs du Golfe.

Afrique du Sud : Hugo Broos, le vétéran des grandes compétitions

Parmi les sélectionneurs africains qualifiés pour le Mondial, Hugo Broos figure parmi les plus titrés. Le technicien belge a marqué l’histoire en offrant au Cameroun la Coupe d’Afrique des nations 2017.

Plus récemment, il a conduit l’Afrique du Sud à une remarquable troisième place lors de la CAN 2023. Son parcours en club est également riche, avec plusieurs titres de champion de Belgique remportés avec le Club Bruges et Anderlecht.

Cap-Vert : Bubista, l’homme de la première historique

Pedro Leitão Brito, plus connu sous le nom de Bubista, est devenu une figure incontournable du football cap-verdien. À la tête de la sélection depuis 2020, il a mené les Requins Bleus vers leur toute première qualification pour une Coupe du monde.

Cette réussite s’inscrit dans la continuité du parcours remarquable réalisé lors de la CAN 2023, où le Cap-Vert avait atteint les quarts de finale.

RDC : Sébastien Desabre, un spécialiste du football africain

La République démocratique du Congo s’appuie sur l’expertise de Sébastien Desabre, l’un des techniciens européens les plus familiers du football africain.

Passé notamment par l’ASEC Mimosas, Coton Sport, l’Espérance de Tunis, le Wydad Casablanca, la sélection ougandaise et Pyramids FC, le technicien français a progressivement redonné une dimension continentale aux Léopards. Après avoir conduit la RDC à la quatrième place de la CAN 2023, il a réussi à ramener la sélection congolaise sur la scène mondiale en décrochant sa qualification pour la Coupe du monde 2026.

Entre expertise locale et expérience internationale

La présence de ces dix sélectionneurs illustre la diversité des stratégies adoptées par les fédérations africaines. Entre techniciens locaux, anciens internationaux reconvertis, entraîneurs issus de la diaspora et spécialistes étrangers aguerris, l’Afrique abordera le Mondial 2026 avec une richesse de profils rarement observée dans son histoire.

Une diversité qui reflète les ambitions grandissantes du continent, déterminé à franchir un nouveau cap et à s’imposer durablement parmi les grandes puissances du football mondial.

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Semaine africaine de l’UNESCO : la RDC met en avant la gouvernance de l’eau comme enjeu stratégique pour l’Afrique.

Du 19 au 22 mai, le siège de l’UNESCO à Paris a accueilli une nouvelle édition de la Semaine africaine, un rendez-vous consacré au dialogue entre États, institutions internationales, chercheurs, partenaires techniques et jeunes autour des grandes priorités du continent.

Placée cette année sous le thème « L’eau, un levier de paix, de développement durable et d’intégration régionale », cette rencontre a mis en lumière les enjeux liés à la gestion des ressources hydriques dans un contexte marqué par les défis climatiques, démographiques et économiques.

Une participation de haut niveau de la République démocratique du Congo

Présidente de cette édition, la République démocratique du Congo a marqué sa présence par une délégation de haut niveau conduite par la Première ministre Judith Suminwa, accompagnée notamment de membres du gouvernement en charge des Affaires étrangères et de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté.

Lors de l’ouverture officielle, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale face aux enjeux liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Elle a souligné l’impact direct de ces questions sur la santé publique, l’éducation, la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.

Elle a plaidé pour une approche concertée et durable de la gouvernance de l’eau, estimant que sa gestion constitue un levier central de prévention des crises et de consolidation de la paix sur le continent.

Le Bassin du Congo, un atout stratégique majeur

Avec une part importante des ressources en eau douce du continent, notamment à travers le Bassin du Congo, deuxième plus vaste bassin fluvial au monde, la République démocratique du Congo occupe une position stratégique dans les équilibres hydriques africains et mondiaux.

Ce potentiel naturel confère au pays à la fois une responsabilité majeure et une opportunité de se positionner comme un acteur central des solutions environnementales et climatiques, en cohérence avec les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Dans cette perspective, les autorités congolaises ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une gestion intégrée et durable des ressources en eau, en renforçant la coopération avec les partenaires internationaux et les institutions spécialisées.

L’UNESCO, partenaire clé des politiques de développement durable

Au cours de cette Semaine africaine, l’UNESCO a réitéré son engagement en faveur de l’Afrique, considérée comme une priorité stratégique de son action. L’organisation a mis en avant le rôle essentiel de la science, de l’innovation et de la coopération internationale dans la recherche de solutions durables aux défis liés à l’eau.

L’événement a également servi de plateforme d’expression pour les jeunes, dont les contributions ont enrichi les échanges en apportant des perspectives nouvelles et des approches innovantes.

Une dynamique de coopération renforcée

Pour la République démocratique du Congo, cette participation s’inscrit dans une volonté de consolider son positionnement comme acteur engagé des grandes questions globales, notamment celles liées à l’environnement et au développement durable.

En collaboration avec l’UNESCO et les partenaires techniques et financiers, le pays entend transformer ses ressources naturelles en leviers de développement inclusif, au service des populations africaines et de la stabilité régionale.

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Dakar accueille le FIPE-UEMOA 2026, un rendez-vous stratégique pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest.

La capitale sénégalaise s’apprête à devenir l’épicentre des réflexions sur le développement économique régional avec la tenue, du 24 au 26 juin 2026, du Forum International de la Presse Économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA). Placée sous le haut patronage du président de la Commission de l’UEMOA, cette rencontre ambitionne de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème économique ouest-africain autour d’une réflexion commune sur les leviers d’une croissance durable et inclusive.

Organisé autour du thème « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest », le forum se veut un espace de dialogue, de partage d’expériences et de mise en relation entre médias spécialisés, décideurs publics, institutions financières, investisseurs, entrepreneurs et partenaires au développement.

Une plateforme régionale au service de l’intégration économique

Portée par la Plateforme des Médias de l’UEMOA en partenariat avec la Commission de l’UEMOA, cette première édition bénéficie également du soutien de plusieurs institutions majeures de la sous-région, notamment la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).

À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent renforcer les synergies entre les différents acteurs du développement économique régional tout en valorisant le rôle stratégique de l’information économique dans les processus de transformation des États.

L’ambition affichée est de faire du FIPE-UEMOA un cadre permanent d’échanges capable de favoriser une meilleure compréhension des enjeux économiques, de promouvoir les opportunités d’investissement et de contribuer à une intégration plus efficace des économies ouest-africaines.

Le rôle clé des médias dans les dynamiques de développement

Au-delà des questions économiques, le forum entend mettre en lumière la place grandissante de la presse spécialisée dans l’accompagnement des politiques publiques et des réformes économiques.

Dans un environnement marqué par une accélération des mutations technologiques, financières et industrielles, les promoteurs du FIPE-UEMOA estiment qu’une presse économique forte, compétente et crédible constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité du débat public, renforcer la transparence et favoriser l’attractivité des économies africaines auprès des investisseurs.

Les organisateurs rappellent que l’espace UEMOA enregistre des performances économiques encourageantes, mais reste confronté à plusieurs défis structurels, notamment en matière d’infrastructures, de gouvernance, de compétitivité et de réduction des inégalités sociales.

Dans ce contexte, les médias économiques sont appelés à jouer un rôle accru dans l’analyse des politiques publiques, la vulgarisation des enjeux économiques et la promotion des initiatives porteuses de croissance.

Un programme riche autour des grands défis de la sous-région

Durant trois jours, les participants prendront part à un programme articulé autour de conférences, panels de haut niveau, ateliers de renforcement des capacités, expositions de projets innovants, rencontres d’affaires B2B et B2G ainsi que plusieurs tables rondes thématiques.

Les discussions porteront sur des sujets stratégiques pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest, notamment la gouvernance économique, l’attractivité des investissements, les partenariats public-privé, l’innovation technologique, la finance numérique, les villes intelligentes, l’intégration régionale, la transformation économique et les perspectives de développement à l’horizon 2040.

Cette diversité de thématiques reflète la volonté des organisateurs d’aborder les enjeux du développement sous un angle transversal, en associant les dimensions économiques, technologiques, institutionnelles et sociales.

Favoriser les partenariats et stimuler l’investissement régional

Le FIPE-UEMOA ambitionne également de devenir un catalyseur de partenariats entre les secteurs public et privé. En réunissant décideurs, institutions financières, investisseurs et entrepreneurs, le forum entend contribuer à la création d’opportunités concrètes d’affaires et d’investissement dans l’espace communautaire.

Une soirée de gala marquera par ailleurs l’événement avec la remise du Prix du Meilleur Média Économique de l’UEMOA, destiné à récompenser l’excellence journalistique et à encourager la production d’informations économiques de qualité dans la sous-région.

À travers cette première édition, les initiateurs espèrent poser les bases d’un rendez-vous de référence capable d’accompagner les ambitions économiques de l’Afrique de l’Ouest, tout en renforçant le rôle des médias dans la promotion de l’intégration régionale et du développement durable.

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Wave Mobile Money met en avant la jeunesse et l’inclusion financière lors du Business Brunch de la Basketball Africa League à Kigali.

Organisé durant la semaine des Finales de la BAL, l’événement a rassemblé des dirigeants du sport, de la finance, des politiques publiques, de la technologie et de l’investissement pour explorer comment une infrastructure numérique inclusive peut accompagner la prochaine génération d’entrepreneurs et de leaders africains.

Wave Mobile Money a réaffirmé son engagement en faveur des opportunités pour la jeunesse, de l’innovation numérique et de l’inclusion financière lors du Business Brunch de la BAL à Kigali, une rencontre de haut niveau tenue durant la semaine des Finales de la BAL sous le thème « Jeunesse, Innovation et Inclusion Financière : Construire la Prochaine Génération de Leaders Africains ».

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L’événement a réuni des acteurs de premier plan du sport, de la finance, des politiques publiques, de la technologie et de l’investissement autour d’une réflexion approfondie sur la manière dont une infrastructure numérique inclusive peut créer des opportunités pour les jeunes à travers le continent. Il a également offert une plateforme de choix pour articuler la mission d’inclusion financière de Wave avec l’un des rendez-vous sportifs et culturels les plus fédérateurs du continent africain.

Se tenant peu après l’Africa CEO Forum, l’événement a prolongé le rôle de Kigali en tant que carrefour des grandes conversations qui façonnent la croissance, l’innovation et l’émergence de la prochaine génération de leaders africains. Pour Wave, ce Business Brunch a permis de porter cet élan vers une autre plateforme emblématique : le sport. Il illustre une prise de conscience croissante que la culture jeunesse, l’entrepreneuriat, la finance numérique et l’inclusion économique sont désormais profondément liés.

Le panel a réuni des représentants de piliers essentiels de l’écosystème de croissance du continent, notamment Amadou Gallo Fall, Président de la Basketball Africa League, Coura Tine Sène, Directrice Régionale et Responsable des Affaires Publiques chez Wave Mobile Money, Dr. Diane Karusisi, PDG de la Banque de Kigali, et Yves Iradukunda, Ministre d’État au Ministère des TIC et de l’Innovation du Rwanda. Ensemble, ils ont exploré comment les plateformes culturelles, l’infrastructure financière, les capitaux institutionnels et des politiques publiques favorables peuvent conjuguer leurs forces pour soutenir l’entrepreneuriat jeune, l’innovation et une croissance inclusive.

Pour Wave, cet échange a été l’occasion de mettre en lumière le rôle d’outils financiers simples, abordables et fiables pour aider les jeunes Africains à concrétiser leurs ambitions. Partout sur le continent, des jeunes créent des entreprises, produisent du contenu, fédèrent des communautés, portent la culture et inventent de nouvelles formes d’activité économique. Leur capacité à progresser ne repose pas seulement sur l’inspiration ou la visibilité, mais aussi sur l’accès à une infrastructure financière adaptée à leurs réalités du quotidien.

« Partout en Afrique, la nouvelle génération n’attend pas que les opportunités viennent à elle. Elle crée ses entreprises, bâtit ses communautés, façonne la culture et réinvente les contours de la croissance », a déclaré Coura Tine Sène, Directrice Régionale et Responsable des Affaires Publiques chez Wave Mobile Money. « Chez Wave, notre mission est de faire en sorte que les outils financiers soient suffisamment simples, abordables et accessibles pour soutenir cet élan au quotidien. Le sport est l’une des plateformes les plus puissantes pour toucher et inspirer les jeunes, et notre partenariat avec la BAL nous permet de relier l’inclusion financière à la culture, à l’entrepreneuriat et à l’ambition de façon concrète et porteuse de sens. »

L’engagement de Wave traduit une ambition plus large : aller au-delà de la simple visibilité de marque pour prendre part à des conversations de fond qui comptent pour l’avenir de l’Afrique. En alignant sa mission d’inclusion financière sur des plateformes qui parlent directement aux jeunes, Wave affirme son rôle d’entreprise engagée à favoriser la participation économique au quotidien — qu’il s’agisse de petits entrepreneurs, d’étudiants, de créateurs, d’athlètes, de travailleurs du secteur informel ou de porteurs de projets.

Les échanges ont également souligné l’importance de la collaboration entre le secteur privé, les institutions publiques, les acteurs financiers et les plateformes culturelles. À mesure que l’économie numérique africaine continue de se développer, la croissance inclusive dépendra de la capacité collective à bâtir des ponts entre innovation et accès, entre politique publique et usage concret, entre les grandes discussions continentales et les besoins réels des communautés.

À travers son engagement autour du basketball et des plateformes dédiées à la jeunesse, Wave fait du sport un espace stratégique pour approfondir ses relations avec les parties prenantes, renforcer sa présence et ancrer sa mission là où les jeunes Africains vivent, échangent, créent et construisent. Cette approche permet à Wave d’être présente dans des moments non seulement visibles, mais véritablement porteurs de sens pour les communautés, les entrepreneurs, les créateurs, les fans et les leaders de demain.

L’inclusion financière ne se résume pas à l’accès à un compte ou à des services de paiement. Elle consiste à intégrer des outils financiers simples, fiables et abordables dans les espaces où les vies, les projets et les aspirations des Africains sont déjà en mouvement.

En prenant part à cette conversation de haut niveau, Wave a réaffirmé sa volonté de bâtir des ponts entre sport et inclusion économique, entre culture jeunesse et infrastructure financière, entre dialogue continental et impact tangible sur le terrain.

Source : www.agenceecofin.com

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Enquête : Les racines coloniales du surendettement africain

Alors que les crises de la dette se succèdent sur le continent africain, la pensée économique contemporaine interroge de plus en plus les causes structurelles de ce phénomène. Derrière les chiffres des institutions de Bretton Woods, l’analyse des mécanismes historiques révèle que les fondations du surendettement actuel ont été coulées dès l’époque coloniale.

Aujourd’hui, la dette publique africaine est souvent analysée à travers le prisme exclusif de la gouvernance contemporaine : déficits budgétaires, chocs climatiques, ou volatilité des cours des matières premières. Pourtant, une enquête historique approfondie montre que la dépendance financière de l’Afrique n’est pas née avec les indépendances. Elle est le produit d’un système économique extraverti, pensé et imposé dès la fin du XIXe siècle, dont le continent n’a jamais totalement réussi à s’émanciper.

1. La « dette coloniale » primitive ou le coût de la soumission

Le premier paradoxe historique de la dette africaine réside dans son origine : ce sont les métropoles qui ont endetté les territoires conquis pour financer leur propre domination. Au tournant du XXe siècle, les puissances coloniales françaises et britanniques adoptent le principe de l’autonomie financière des colonies. En clair : la colonisation ne doit rien coûter au contribuable européen.
Pour bâtir les infrastructures lourdes nécessaires à l’extraction des richesses (chemins de fer, ports, routes), les administrations coloniales ont contracté des emprunts massifs sur les places financières de Paris ou de Londres. Ces dettes n’ont pas été souscrites par les populations locales, mais ce sont elles qui ont dû les rembourser à travers l’impôt de capitation (impôt par tête) et le travail forcé. Au moment des indépendances, dans les années 1960, plusieurs nouveaux États souverains ont hérité de ces « dettes odieuses », contractées sans le consentement des peuples et utilisées contre leurs propres intérêts.

2. Le piège de l’économie de rente et la spécialisation forcée

La racine la plus profonde du surendettement réside dans la structure même des économies coloniales, conçues pour être « extraverties ». Le pacte colonial interdisait aux colonies de transformer leurs matières premières ou d’industrialiser leurs territoires, réservant ce rôle exclusif à la métropole.
Cette division internationale du travail a enfermé l’Afrique dans le rôle de fournisseur de produits bruts (café, cacao, cuivre, coton) et d’importateur de produits manufacturés.

  • Le mécanisme du piège : À l’indépendance, pour construire des usines, des hôpitaux et des écoles, les nouveaux États ont dû importer massivement des technologies et des biens d’équipement occidentaux. N’ayant pour seules ressources financières que l’exportation de leurs matières premières, ils sont devenus ultra-dépendants des cours mondiaux.
  • Le choc : Dès que les cours des matières premières s’effondraient (comme lors du choc de 1980), les recettes de l’État s’écroulaient, rendant le recours à l’emprunt extérieur obligatoire pour maintenir le fonctionnement minimal des services publics.
3. Le pacte monétaire et la continuité de la dépendance

L’enquête sur les racines coloniales ne peut faire l’impasse sur l’outil monétaire. Dans les anciennes colonies françaises, la création du Franc CFA en 1945 a institutionnalisé un mécanisme financier rigide.
La parité fixe avec le franc français (puis l’euro) et l’obligation historique de déposer une partie des réserves de change auprès du Trésor français ont garanti une stabilité monétaire et repoussé l’inflation. Cependant, les économistes critiques soulignent que cette monnaie forte a agi comme un frein à l’industrialisation locale en rendant les importations européennes moins chères et les exportations africaines moins compétitives. Pour compenser ce manque de compétitivité structurelle, le recours aux flux financiers extérieurs et à l’endettement est devenu une béquille permanente.

4. De la colonisation aux Plans d’Ajustement Structurel (PAS)

Lorsque la crise de la dette éclate dans les années 1980, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale imposent les Plans d’Ajustement Structurel. Sous prétexte d’assainir les finances, ces institutions exigent des privatisations massives, la réduction des budgets de santé et d’éducation, et l’ouverture totale des marchés.
Pour de nombreux historiens de l’économie, les PAS ont fonctionné comme une réactualisation du logiciel colonial. En démantelant les tentatives d’États-providence africains et en interdisant le protectionnisme nécessaire à l’émergence de toute industrie nationale, ces plans ont maintenu le continent dans son rôle historique de réservoir de ressources, perpétuant le cycle vicieux : absence d’industrialisation ‭$\rightarrow$‬ faiblesse des revenus internes ‭$\rightarrow$‬ besoin d’emprunter à l’étranger.

Décoloniser la finance africaine

L’analyse des racines coloniales du surendettement n’exonère pas les dirigeants africains post-indépendance de leurs responsabilités en matière de gestion publique. Elle démontre en revanche que les remèdes classiques proposés par la finance internationale attaquent les symptômes et non la maladie.
Tant que l’Afrique sera confinée dans une architecture économique mondiale héritée de Berlin (1885) — caractérisée par l’absence de transformation locale des ressources et une dépendance aux devises étrangères —, la dette restera un outil de domination géopolitique plutôt qu’un levier de développement. Pour sortir du surendettement, le continent doit achever sa décolonisation économique par l’intégration régionale, la souveraineté monétaire et l’industrialisation.

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Efficacité du gouvernement : classement 2026 des pays africains les plus performants (CGG).

Avec 71 % des pays ayant amélioré leur score global par rapport à 2025, l’Afrique a été la deuxième région la plus performante cette année derrière l’Asie-Pacifique, même si aucun pays du continent ne figure dans le Top 50 mondial.

La République de Maurice, le Rwanda et le Botswana sont les pays africains qui affichent les meilleures performances dans le domaine de l’efficacité du gouvernement en 2026, selon un classement publié le jeudi 14 mai par Chandler Governance Group (CGG), une organisation à but non lucratif qui œuvre à renforcer les capacités du secteur public dans le monde.

Le classement « The Chandler Good Government Index 2026 » mesure l’efficacité des gouvernements de 133 pays du monde indépendamment du système politique ou de l’idéologie, en se basant sur 35 indicateurs  regroupés en sept piliers : « Leadership et prospective » (éthique, leadership, vision à long terme, adaptabilité, établissement des priorités, innovation, etc.) ; « Solidité des lois et des politiques publiques » (État de droit, qualité du système judiciaire, transparence, gouvernance, etc.) ; « Institutions fortes » (coordination, capacité en matière de données, qualité de la mise en œuvre des projets, bureaucratie, etc.) ;  « Gestion responsable des finances » (niveau de dette publique, budget, dépenses, efficacité des dépenses, risque pays, etc.) ; « Attractivité du marché » (droits de propriété, capacité à attirer les investissements, performances logistiques, compétences, etc.) ; « Influence et réputation mondiales » (commerce international, rayonnement diplomatique, puissance du passeport, image de marque, etc.) ; « Capacité à favoriser l’épanouissement des citoyens » (éducation, santé, emploi, distribution des richesses, performances environnementales, qualité des services publics, non-discrimination, stabilité des prix, etc.).

Les pays couverts par l’indice sont évalués sur une échelle de 0 à 1 pour chacun des indicateurs. Les scores obtenus sont ensuite pondérés de manière égale, normalisés puis agrégés afin d’établir un score final par pays, allant de 0 (faible efficacité gouvernementale) à 1 (efficacité optimale).

La République de Maurice, qui occupe le 55e rang sur les 133 pays étudiés, conserve sa première place au niveau africain depuis le lancement de l’indice en 2021. Ce pays, qui appartient à la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, obtient un score global de 0,554 point. Il réalise ses meilleures performances dans les piliers « Solidité des lois et des politiques publiques » (37e place au niveau mondial) et « Institutions fortes » (40e place).

Avec un score global de 0,515 point, le Rwanda (62e rang mondial) occupe la deuxième position sur le plan continental devant le Botswana (70e rang mondial), le Maroc (79e), la Tanzanie (80e), l’Afrique du Sud (85e), l’Égypte (88e), le Bénin (89e), le Ghana (92e). La Côte d’Ivoire et la Namibie, qui arrivent ex aequo au 94e rang mondial, ferment le Top 10 africain.

(Voir le classement complet des 35 pays africains couverts par l’indice ci-dessous.)

À noter que sept pays africains ont fait leur entrée dans l’indice pour la première fois cette année : RD Congo, Liberia, Gambie, Tchad, Lesotho, Guinée et Togo.

L’Afrique progresse, mais reste en retrait au niveau mondial

Globalement, l’Afrique est la région ayant enregistré la deuxième plus forte progression en 2026, derrière l’Asie-Pacifique. Cette année, 71 % des pays africains figurant dans l’édition 2025 de l’indice ont amélioré leur score global par rapport à l’année précédente.

Les notes moyennes de la région dans six des sept piliers de l’indice se sont également améliorées par rapport à 2025. Les progrès les plus marqués ont été enregistrés au niveau des piliers : « Capacité à favoriser l’épanouissement des citoyens » et « Gestion responsable des finances ». Cela suggère que même dans un contexte budgétaire tendu, certains gouvernements africains commencent à stabiliser leurs finances publiques tout en améliorant la prestation de services dans des domaines qui touchent directement les citoyens, notamment les soins de santé, l’éducation et les services publics de base.

Malgré ces progrès, l’Afrique reste la région la moins performante de l’indice depuis son lancement en 2021.Le score moyen du continent se situe nettement en dessous de la moyenne mondiale, et aucun pays africain ne figure dans le Top 50 mondial en 2026.

À l’échelle mondiale, Singapour conserve le 1er rang dans le classement avec un score global de 0,884 point, devant la Norvège, le Danemark, la Finlande, la Suède, la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, les Émirats arabes unis et le Luxembourg.

Walid Kéfi

Classement 2026 des pays africains les plus performants dans le domaine de l’efficacité du gouvernement :  

1-République de Maurice (55e rang mondial)

2-Rwanda (62e)

3- Botswana (70e)

4-Maroc (79e)

5-Tanzanie (80e)

6-Afrique du Sud (85e)

7-Égypte (88e)

8-Bénin (89e)

9-Ghana (92e)

10-Côte d’Ivoire (94e)

11-Namibie (94e)

12-Algérie (99e)

13-Sénégal (102e)

14-Kenya (103e)

15-Ouganda (104e)

16-Tunisie (105e)

17-Zambie (110e)

18-Malawi (111e)

19-Madagascar (111e)

20-Togo (113e)

21-Gambie (114e)

22-Cameroun (115e)

23-Ethiopie (116e)

24-Burkina Faso (117e)

25-Lesotho (118e)

26-Liberia (120e)

27-Nigeria (121e)

28-Guinée (122e)

29-Mozambique (124e)

30-Mali (125e)

31-Zimbabwe (127e)

32-Angola (128e)

33-Sierra Leone (130e)

34-RD Congo (131e)

35-Tchad (132e)

Source : Site Web Agence Ecofin.

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Ebola : Washington ferme ses portes aux voyageurs de trois pays africains.

Les États-Unis ont annoncé, lundi 18 mai 2026, un renforcement de leurs mesures sanitaires face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale.

Cette décision intervient après la contamination d’un médecin humanitaire américain exerçant en République démocratique du Congo, dans une zone touchée par la nouvelle flambée du virus.

Les autorités américaines ont désormais interdit l’entrée sur le territoire américain à tout ressortissant étranger ayant séjourné au cours des 21 derniers jours en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud.

Un médecin humanitaire contaminé dans la province de l’Ituri

Selon les informations communiquées par les autorités sanitaires américaines, le patient infecté est un médecin humanitaire basé depuis trois ans à l’hôpital de Nyankunde, dans la province de l’Ituri.

Le praticien aurait contracté le virus alors qu’il assurait la prise en charge de patients atteints d’Ebola dans cet établissement situé à proximité de Bunia.

Son transfert vers un hôpital militaire américain en Allemagne est actuellement en cours afin qu’il bénéficie d’une prise en charge spécialisée.

Plusieurs personnes placées en quarantaine

Dans le cadre des mesures de précaution mises en place par les autorités sanitaires, l’épouse du médecin ainsi qu’une autre personne proche, toutes deux de nationalité américaine, ont été placées en quarantaine malgré l’absence de symptômes.

Les autorités américaines ont également annoncé que plusieurs autres personnes potentiellement exposées au virus devraient être évacuées vers l’Allemagne dans les prochains jours pour des examens médicaux et une surveillance renforcée.

Les CDC renforcent les contrôles aux frontières

Face à l’évolution de la situation, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont décidé de renforcer les contrôles sanitaires aux frontières américaines.

Les autorités ont également annoncé une limitation temporaire de l’octroi de visas dans les pays concernés par la mesure.

Cette politique est déjà appliquée par l’ambassade américaine de Kampala, où les procédures de délivrance de visas font désormais l’objet de restrictions renforcées.

Washington veut prévenir tout risque de propagation

Malgré ce durcissement des mesures sanitaires, les autorités américaines assurent que le risque immédiat pour la population américaine demeure faible à ce stade.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie d’Ebola en RDC comme une urgence sanitaire internationale, en raison des risques de propagation régionale et des difficultés de contrôle dans certaines zones affectées.

L’est de la RDC reste particulièrement vulnérable aux crises sanitaires en raison des déplacements de population, de l’insécurité persistante et des défis logistiques rencontrés par les équipes médicales.

Une nouvelle étape dans le durcissement sanitaire américain

Cette décision marque une nouvelle phase dans la stratégie de prévention mise en place par Washington face à la résurgence d’Ebola en Afrique centrale.

Les autorités américaines cherchent à limiter les risques d’importation du virus tout en poursuivant la coopération sanitaire avec les organisations internationales mobilisées sur le terrain.

Cette situation relance également les inquiétudes autour des capacités de surveillance épidémiologique et de gestion des urgences sanitaires à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par la multiplication des crises sanitaires transfrontalières.

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Le Togo supprime les visas pour les voyageurs africains et mise sur l’intégration continentale.

Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique d’ouverture et d’intégration régionale. À compter de ce lundi 18 mai 2026, les ressortissants de l’ensemble des pays africains pourront entrer sur le territoire togolais sans visa, à condition de disposer d’un passeport en cours de validité.

L’annonce a été officialisée par les autorités togolaises à travers un communiqué publié à Lomé par le ministre chargé de la Sécurité.

Cette mesure marque un tournant important dans la stratégie du gouvernement togolais visant à renforcer la mobilité intra-africaine et à positionner le pays comme un espace d’échanges économiques et culturels au sein du continent.

Une volonté d’encourager les échanges africains

À travers cette décision, les autorités togolaises affichent leur volonté de faciliter davantage la circulation des personnes entre les États africains.

Le gouvernement entend également renforcer l’attractivité du pays en faisant du Togo un carrefour régional pour les affaires, les services, le commerce et les activités culturelles.

Dans un contexte marqué par la montée des initiatives en faveur de l’intégration africaine, cette réforme s’inscrit dans une dynamique continentale portée notamment par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et les débats autour de la libre circulation des citoyens africains.

Un séjour sans visa de 30 jours

Concrètement, les voyageurs africains pourront désormais séjourner au Togo pendant une durée maximale de trente jours sans avoir à solliciter de visa préalable.

Les autorités précisent toutefois que certaines formalités administratives demeurent obligatoires avant le voyage.

Les passagers devront notamment effectuer une déclaration préalable sur la plateforme gouvernementale dédiée au moins 24 heures avant leur arrivée afin d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux services de contrôle aux frontières.

Cette procédure vise à maintenir un suivi administratif des entrées sur le territoire tout en simplifiant les démarches pour les voyageurs africains.

La libre circulation au cœur des enjeux africains

À Lomé, cette mesure est présentée comme un signal fort d’ouverture dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à assouplir les conditions de mobilité sur le continent.

Depuis plusieurs années, la question de la libre circulation des personnes s’impose comme un enjeu majeur pour de nombreux Africains confrontés aux coûts élevés des visas, aux lourdeurs administratives et aux difficultés de déplacement entre pays voisins.

Plusieurs organisations africaines plaident ainsi pour une harmonisation progressive des politiques migratoires afin de favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements et l’intégration régionale.

Le Togo rejoint les pays africains les plus ouverts

En supprimant l’obligation de visa pour les citoyens africains, le Togo rejoint désormais le cercle encore restreint des États du continent ayant adopté une politique largement ouverte envers les voyageurs africains.

Cette orientation est perçue comme un levier potentiel de croissance économique, notamment dans les secteurs du transport, du commerce, du tourisme et des services.

Les autorités togolaises assurent néanmoins que les contrôles liés à la sécurité, à l’immigration et à la santé publique resteront pleinement opérationnels aux différents postes frontaliers du pays.

À travers cette réforme, le Togo entend ainsi conjuguer ouverture régionale et maintien des dispositifs de contrôle, dans une logique de mobilité africaine plus fluide et mieux encadrée.

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Africa CEO Forum : Paul Kagame appelle l’Afrique à repenser sa gouvernance pour accélérer son développement.

Le coup d’envoi de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum 2026 a été donné ce lundi à Kigali, au Rwanda, en présence de plusieurs chefs d’État africains, dirigeants d’entreprises et investisseurs internationaux.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président rwandais Paul Kagame, entouré notamment de ses homologues de la Guinée, du Gabon et du Nigeria.

Considéré comme l’un des principaux rendez-vous économiques du continent, l’Africa CEO Forum réunit chaque année des responsables politiques et des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés à l’investissement, à l’intégration régionale et à la transformation économique de l’Afrique.

Paul Kagame place la gouvernance au cœur du développement africain

Lors d’un échange interactif organisé pendant la cérémonie d’ouverture, Paul Kagame a insisté sur le rôle central des politiques publiques dans la réussite du développement africain.

Selon le chef de l’État rwandais, les difficultés rencontrées par plusieurs pays du continent ne relèvent pas uniquement du déficit d’infrastructures, mais avant tout de problèmes de gouvernance et de choix politiques.

Pour lui, aucune dynamique de développement durable ne peut émerger sans des politiques cohérentes, efficaces et adaptées aux réalités africaines.

Paul Kagame a également appelé les dirigeants africains à renforcer l’organisation institutionnelle et la qualité de la gouvernance afin de créer un environnement favorable à la croissance économique et à l’investissement.

Le secteur privé présenté comme un acteur clé de la transformation du continent

Le président rwandais a par ailleurs souligné l’importance stratégique du secteur privé dans la construction de l’Afrique de demain.

Il a estimé que les États devaient davantage créer les conditions permettant aux entreprises d’investir, d’innover et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour les jeunes générations africaines.

Selon lui, le débat sur le développement africain ne doit pas se limiter aux questions d’infrastructures, souvent présentées comme les principaux freins à la croissance.

Paul Kagame considère au contraire que les difficultés résident d’abord dans les politiques publiques mises en œuvre et dans les modèles de gouvernance adoptés par les États.

Il a ainsi appelé gouvernements, entrepreneurs et citoyens à adopter de nouvelles approches fondées sur les meilleures pratiques, la responsabilité et l’efficacité.

Kagame plaide pour une accélération de la ZLECAf

Interrogé sur la Zone de libre-échange continentale africaine, le président rwandais a insisté sur la nécessité d’un changement profond de mentalités afin de permettre à l’intégration économique africaine de progresser.

Selon lui, la réussite de la ZLECAf dépend autant de la volonté politique que de la capacité des États africains à dépasser certaines résistances administratives et techniques.

Paul Kagame a estimé que les transformations les plus importantes commencent souvent par des changements d’état d’esprit, rappelant que cette évolution ne nécessite pas forcément d’importantes ressources financières, mais surtout une volonté collective et des efforts constants.

Le président rwandais a également mis en garde contre les risques de voir les lenteurs techniques et bureaucratiques freiner la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale.

Pour lui, malgré les difficultés, les pays africains doivent rester concentrés sur l’objectif principal : bâtir un espace économique intégré capable de garantir le développement, la prospérité et une meilleure compétitivité pour les populations africaines.