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Lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique : Africa Food Systems Forum (AFSF 2025) prône des mesures audacieuses.

Réuni à Diamniadio, au Sénégal, du 2 au 6 septembre 2025, l’Africa Food Systems Forum (AFSF 2025) a placé la lutte contre l’insécurité alimentaire au cœur de ses débats. Ce rendez-vous continental, qui rassemble chefs d’État, décideurs, chercheurs, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé et de la société civile, vise à proposer des solutions concrètes pour bâtir des systèmes alimentaires durables et résilients.

Un enjeu vital pour le continent

Avec près de 280 millions d’Africains souffrant de sous-alimentation chronique, la question de la sécurité alimentaire demeure un défi prioritaire. Le Forum a rappelé que la croissance démographique, les effets du changement climatique, les crises géopolitiques et les faiblesses structurelles des chaînes de valeur agricoles accentuent la vulnérabilité des populations.

Des mesures audacieuses proposées

Les participants ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des politiques agricoles inclusives et de renforcer les investissements dans la transformation locale. Parmi les pistes évoquées :

  • l’adoption de technologies innovantes pour accroître la productivité agricole,

  • le soutien accru aux petits exploitants, qui constituent la majorité des producteurs,

  • le développement d’infrastructures de stockage et de transport,

  • et la mobilisation de financements innovants pour les chaînes de valeur agricoles.

Le rôle central des partenariats

Le Forum a également mis l’accent sur l’importance des partenariats public-privé, de la coopération régionale et du rôle des institutions financières internationales. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a rappelé que « la transformation de nos systèmes alimentaires doit être une priorité politique et un levier majeur de développement économique et social ».

Vers une feuille de route continentale

À l’issue des travaux, une feuille de route commune sera adoptée, afin d’aligner les stratégies nationales sur une vision panafricaine de la sécurité alimentaire. L’ambition est claire : faire de l’Afrique non seulement un continent capable de nourrir sa population, mais aussi un acteur incontournable des marchés agricoles mondiaux.

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Dr Sidi Ould Tah prête serment comme neuvième président de la Banque africaine de développement à Abidjan.

Abidjan, 1er septembre 2025. La capitale économique ivoirienne a été le théâtre d’un moment historique avec la prestation de serment de Dr Sidi Ould Tah, devenu officiellement le neuvième président de la Banque africaine de développement (BAD).

La cérémonie, organisée au siège de l’institution à Abidjan, a rassemblé de nombreuses personnalités du monde politique, économique et diplomatique, ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Dans une atmosphère solennelle, le Dr Ould Tah a juré d’exercer ses nouvelles fonctions avec intégrité, rigueur et transparence, au service du développement du continent.

Une transition symbolique

Il succède à Akinwumi Adesina, qui a dirigé la BAD pendant dix ans, laissant l’institution renforcée dans ses missions de financement du développement et d’accompagnement des réformes structurelles en Afrique. La passation de pouvoir, au-delà de l’acte administratif, symbolise une continuité dans la vision panafricaine de la BAD : être un moteur de transformation pour répondre aux défis du continent.

Le parcours d’un homme d’expérience

Économiste et ancien ministre mauritanien, le Dr Sidi Ould Tah a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Son expertise dans les domaines de la finance internationale, de l’agriculture et du développement durable a joué un rôle clé dans son élection à la présidence de la BAD.

Des défis immenses

Dans son discours, le nouveau président a rappelé que l’Afrique fait face à des enjeux stratégiques majeurs :

  • Accélérer l’industrialisation et la diversification économique ;

  • Renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique ;

  • Améliorer l’accès à l’énergie pour stimuler la compétitivité et l’innovation ;

  • Accroître les financements en faveur des jeunes et des femmes, véritables moteurs de croissance inclusive.

Il a également souligné la nécessité pour la BAD d’accroître son rôle dans la mobilisation des ressources financières internationales, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables et des infrastructures régionales intégrées.

Un rendez-vous continental

L’événement d’Abidjan a réuni plusieurs chefs d’État africains, des représentants d’institutions multilatérales et des partenaires bilatéraux, tous venus témoigner de l’importance de la BAD dans l’architecture financière du continent.

Avec cette investiture, Dr Sidi Ould Tah ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de la Banque africaine de développement, dont le rôle sera déterminant dans la réalisation de l’agenda de transformation économique et sociale du continent.

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Afrique du Sud : sommet du G20 dans 100 jours.

Le G20 réunit les grandes puissances économiques de la planète ainsi que l’Union africaine, désormais membre permanent du groupe. Pour l’Afrique du Sud, il s’agit d’une occasion unique de renforcer son rôle de porte-voix du continent et de placer les priorités africaines au cœur de l’agenda mondial.

Les discussions devraient porter sur la croissance inclusive, la réforme du système financier international, la lutte contre le changement climatique, mais aussi sur les moyens de mieux intégrer les économies émergentes dans les chaînes de valeur mondiales.

L’Afrique au centre des débats

Au-delà de la diplomatie, ce sommet représente une plateforme stratégique pour mettre en lumière les défis et opportunités du continent :

  • Transition énergétique : promouvoir les énergies renouvelables face aux besoins croissants en électricité.

  • Financement du développement : plaidoyer pour un meilleur accès aux financements internationaux.

  • Commerce équitable : renforcer la place des économies africaines dans les échanges mondiaux.

  • Innovation et numérique : valoriser la jeunesse africaine et son potentiel technologique.

Un test grandeur nature pour Pretoria

L’organisation d’un tel événement constitue également un défi logistique et sécuritaire. L’Afrique du Sud entend démontrer sa capacité à accueillir un sommet d’envergure mondiale, tout en projetant une image de stabilité et de leadership.

À 100 jours de l’ouverture, les préparatifs s’intensifient et les attentes sont grandes. Pour l’Afrique, ce G20 en terre sud-africaine est bien plus qu’un sommet : c’est une chance de faire entendre sa voix dans la gouvernance mondiale.

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Passation de pouvoir à la BAD : Akinwumi Adesina cède le flambeau à Sidi Ould Tah.

La Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à vivre un moment historique avec la passation de pouvoir entre son président sortant, Akinwumi Adesina, et son successeur, Sidi Ould Tah. La cérémonie est prévue pour le 1er septembre 2025 à Abidjan, siège de l’institution, et devrait rassembler de nombreuses personnalités politiques, économiques et diplomatiques venues du continent et d’ailleurs.

Une page qui se tourne

À la tête de la BAD depuis 2015, le Nigérian Akinwumi Adesina a marqué la décennie par une série d’initiatives phares axées sur la transformation agricole, le financement des infrastructures et l’intégration régionale. Sous son leadership, la Banque a consolidé son rôle de catalyseur du développement africain et de partenaire incontournable pour les grandes institutions internationales.

L’arrivée de Sidi Ould Tah

Son successeur, le Mauritanien Sidi Ould Tah, n’est pas un inconnu dans le milieu du développement. Ancien ministre et jusqu’ici directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), il apporte une expertise reconnue en matière de financement, de coopération internationale et de diplomatie économique. Sa nomination ouvre une nouvelle ère, marquée par des attentes fortes autour de la mobilisation des ressources et de l’innovation financière au service des priorités africaines.

Un événement symbolique

La cérémonie d’Abidjan, au-delà de son protocole, revêt une portée symbolique : elle illustre la continuité mais aussi la capacité de la BAD à se réinventer. Plusieurs chefs d’État africains, ministres des Finances, partenaires techniques et investisseurs internationaux sont attendus. Les discussions en marge de l’événement devraient porter sur les défis immédiats du continent : industrialisation, souveraineté alimentaire, financement climatique et inclusion numérique.

Des enjeux stratégiques

La transition entre les deux dirigeants intervient dans un contexte marqué par des pressions économiques mondiales, la nécessité de renforcer la résilience des économies africaines et l’accélération des réformes de financement du développement. Le nouveau président de la BAD devra rapidement s’imposer comme un fédérateur capable de maintenir la crédibilité et l’influence de l’institution.

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La montée en puissance des créateurs de contenu africains.

Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a vu émerger une nouvelle génération de créateurs de contenu qui redéfinissent la manière dont le continent est perçu, raconté et consommé à travers les médias numériques. Des plateformes comme YouTube, TikTok, Instagram et Facebook sont devenues de véritables tremplins pour des milliers de jeunes talents africains, offrant une visibilité mondiale inédite.

Les créateurs africains se distinguent par leur authenticité, leur capacité à mêler traditions locales et innovations technologiques, mais aussi par la diversité des formats qu’ils proposent : humour, lifestyle, éducation, mode, musique, gaming, et même entrepreneuriat. Cette créativité s’accompagne d’un véritable essor économique, certains influenceurs devenant de puissants leviers de communication pour les marques locales et internationales.

Selon plusieurs études, le marché africain du digital et de l’influence connaît une croissance annuelle à deux chiffres. De Lagos à Dakar, en passant par Nairobi, Abidjan ou Johannesburg, les créateurs de contenu bâtissent des communautés de millions de personnes et participent à façonner une narration africaine décomplexée et tournée vers l’avenir.

Mais cette ascension soulève aussi des défis : monétisation encore limitée, accès irrégulier à Internet, manque de formations spécialisées et cadre réglementaire parfois flou. Malgré ces obstacles, la dynamique reste forte et attire de plus en plus d’investissements dans l’écosystème numérique africain.

La montée en puissance des créateurs de contenu africains illustre ainsi non seulement la vitalité culturelle et créative du continent, mais aussi son rôle croissant dans l’économie numérique mondiale.

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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara dépose sa candidature pour la présidentielle du 25 octobre 2025

Le président ivoirien Alassane Ouattara a officiellement soumis son dossier de candidature pour l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Cette annonce intervient dans un contexte politique où le chef de l’État souhaite affirmer la continuité de son action et répondre aux attentes de son parti ainsi qu’à celles d’une large partie de la population.

Dans un communiqué, le président Ouattara a expliqué que sa démarche s’inscrit dans la volonté de poursuivre le chemin de la paix, de la stabilité et du développement du pays. Il a également souligné l’importance de maintenir un environnement politique serein, propice à la consolidation des acquis économiques et sociaux réalisés au cours de ses mandats précédents.

La candidature d’Alassane Ouattara marque ainsi le début officiel de la campagne présidentielle, qui s’annonce cruciale pour le futur du pays. Les prochaines semaines seront déterminantes, alors que les différents acteurs politiques préparent leurs stratégies et que les électeurs se préparent à exprimer leur choix dans les urnes.

Cette étape confirme l’engagement du président à poursuivre sa mission et à participer activement au processus démocratique, tout en encourageant le dialogue et la cohésion nationale dans la perspective de l’élection d’octobre.

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Stablecoins en Afrique : entre révolution monétaire et incertitudes réglementaires.

Un outil face à l’instabilité monétaire

Dans de nombreux pays africains, la dépréciation fréquente des monnaies nationales fragilise le pouvoir d’achat et complique les échanges internationaux. Les stablecoins, adossés à des devises fortes comme le dollar, apparaissent alors comme une solution pour protéger la valeur de l’épargne et faciliter les transactions transfrontalières.

Une porte d’accès au dollar

Au Nigeria, en Afrique du Sud ou encore en Côte d’Ivoire, ces actifs numériques séduisent de plus en plus de particuliers et d’entreprises. Ils permettent non seulement de conserver une valeur stable, mais aussi d’accéder plus facilement au dollar, monnaie de référence mondiale souvent difficile à obtenir par les circuits bancaires classiques.

 Un levier pour l’inclusion financière

Au-delà de l’épargne, les stablecoins favorisent aussi l’inclusion financière. Dans des régions où les services bancaires restent limités, ils offrent une alternative rapide et parfois moins coûteuse pour transférer de l’argent ou réaliser des paiements internationaux.

 Des incertitudes réglementaires persistantes

Malgré leur potentiel, l’essor des stablecoins en Afrique se heurte à un obstacle majeur : l’absence d’un cadre légal clair. Certains pays, comme le Nigeria, testent des politiques publiques liées aux monnaies numériques, mais la majorité des États adoptent une position prudente, évoquant des risques liés à la stabilité financière, au blanchiment d’argent ou encore à la protection des consommateurs.

Une révolution à encadrer

La dynamique est lancée : les stablecoins gagnent du terrain et pourraient transformer en profondeur les systèmes financiers africains. Mais leur véritable révolution dépendra de la capacité des régulateurs à mettre en place un cadre équilibré, qui sécurise les utilisateurs sans freiner l’innovation.

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La BAD s’associe à Aerosense pour développer l’usage des drones en Afrique.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un partenariat stratégique avec Aerosense, entreprise japonaise spécialisée dans les technologies de drones, afin de promouvoir l’utilisation de ces appareils à des fins civiles et commerciales à travers le continent africain.

Cette collaboration vise à renforcer les capacités technologiques locales, faciliter la collecte de données géospatiales et soutenir des secteurs clés tels que l’agriculture, la gestion des infrastructures, la sécurité et la réponse aux catastrophes naturelles. Les drones permettront notamment de surveiller les cultures, de cartographier les zones rurales et de transporter du matériel médical dans des régions difficiles d’accès.

Pour la BAD, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer la transformation numérique en Afrique et à favoriser l’innovation technologique au service du développement durable. Aerosense, de son côté, apportera son expertise en matière de conception, de pilotage et de maintenance de drones, tout en formant les talents locaux pour assurer une appropriation durable des technologies.

Ce projet illustre l’importance croissante des technologies avancées dans le développement africain et ouvre la voie à de nouvelles opportunités économiques et sociales sur le continent.

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Afrique : forte croissance attendue du nombre de millionnaires d’ici 2035.

Le Africa Wealth Report 2025 dresse un portrait encourageant de l’évolution de la richesse privée sur le continent africain. Selon cette étude, la population de millionnaires en Afrique devrait connaître une croissance spectaculaire de 65 % au cours de la prochaine décennie, renforçant le rôle économique du continent sur la scène mondiale.

Actuellement, l’Afrique compte environ 25 milliardaires, 348 centi-millionnaires (c’est-à-dire des individus disposant d’au moins 100 millions de dollars) et près de 122 500 millionnaires. Ces chiffres, déjà significatifs, devraient s’accroître rapidement grâce à une combinaison de facteurs économiques et démographiques favorables.

Facteurs de croissance de la richesse en Afrique

Plusieurs tendances expliquent ce dynamisme :

  1. Diversification économique : des pays africains investissent massivement dans des secteurs stratégiques tels que les télécommunications, les services financiers, l’industrie extractive et l’immobilier, offrant de nouvelles opportunités de création de richesse.

  2. Croissance démographique et urbanisation : la forte urbanisation stimule la demande intérieure et favorise l’essor d’entreprises innovantes et de marchés locaux.

  3. Investissement et entrepreneuriat : l’expansion des startups, l’innovation technologique et l’ouverture à l’investissement international attirent des capitaux et créent des fortunes nouvelles.

  4. Ressources naturelles et secteurs stratégiques : le continent continue de bénéficier d’abondantes ressources minières et énergétiques, qui constituent un moteur historique de richesse pour certains pays.

Enjeux et défis

Cependant, les analystes avertissent que cette croissance ne sera durable que si plusieurs conditions sont réunies : la stabilité politique, la sécurité juridique pour les investissements, des réformes économiques profondes et la lutte contre les inégalités persistantes. La concentration de la richesse dans certaines régions ou secteurs pourrait en effet limiter l’impact positif pour l’ensemble de la population.

Perspectives pour les investisseurs

Pour les investisseurs locaux et internationaux, l’Afrique se positionne comme un terrain stratégique de création de valeur. Les marchés émergents, combinés à une classe moyenne en expansion, offrent des opportunités inédites dans les domaines du numérique, de la consommation, de l’énergie et de l’industrie. Le continent devient ainsi un acteur incontournable dans l’économie globale, capable d’attirer et de générer de nouvelles fortunes.

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Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo dépose sa candidature à la CEI

L’ancien chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo, a officiellement déposé sa candidature auprès de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de l’élection présidentielle prévue en 2025. Ce geste marque une étape importante dans le processus politique du pays, où la prochaine échéance électorale s’annonce déterminante pour l’avenir de la nation.

Selon les informations disponibles, le dossier de candidature de Laurent Gbagbo a été réceptionné par la CEI, qui devra désormais procéder à l’examen de conformité avant de valider ou non son inscription sur la liste définitive des prétendants à la magistrature suprême.

Laurent Gbagbo, figure centrale de la vie politique ivoirienne depuis plusieurs décennies, entend porter un projet axé sur la réconciliation nationale et le renforcement des institutions. Son retour dans l’arène électorale suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile, entre partisans convaincus et voix critiques.

La présidentielle de 2025 apparaît ainsi comme un rendez-vous majeur, où les choix des électeurs ivoiriens pourraient redéfinir l’équilibre politique du pays. La CEI, pour sa part, a réaffirmé son engagement à garantir un processus électoral transparent, inclusif et crédible.