


Diplomatie économique : la Guinée s’impose dans les instances africaines.
En l’espace de 48 heures, la Guinée a enregistré une double avancée significative sur la scène institutionnelle africaine, en accédant à deux postes stratégiques au sein d’organisations majeures. Une dynamique qui confirme le renforcement progressif de son influence diplomatique et économique.
Une présidence stratégique à la BIDC
Le 8 avril 2026, à l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, la Guinée a été portée à la présidence du Conseil des gouverneurs pour un mandat d’un an.
Cet organe, composé des ministres en charge des Finances et de l’Économie des États membres, joue un rôle central dans l’orientation des politiques de financement du développement en Afrique de l’Ouest. Cette position offre à Conakry une capacité d’influence sur les priorités régionales, notamment en matière d’infrastructures et d’industrialisation.
À la tête de l’African Risk Capacity
Le lendemain, 9 avril, à Addis-Abeba, la Guinée a également été désignée à la présidence de la Conférence des États parties de l’African Risk Capacity.
Ce mécanisme, mis en place par l’Union africaine, vise à renforcer la capacité des États à anticiper et gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique sur le continent.
Des fonctions d’influence plus que de gestion
Si ces responsabilités ne relèvent pas de fonctions exécutives, elles n’en demeurent pas moins stratégiques. Elles permettent à la Guinée de peser dans les débats, d’orienter les priorités et de porter des initiatives à l’échelle régionale et continentale.
À la BIDC, il s’agira notamment de contribuer à orienter les financements vers des secteurs structurants. À l’ARC, la Guinée participera aux décisions liées à la résilience climatique, un enjeu devenu central pour les économies africaines.
Une reconnaissance du rôle croissant de la Guinée
Cette double désignation apparaît comme un signal fort de la reconnaissance du rôle grandissant de la Guinée dans les dynamiques africaines. Elle intervient dans un contexte où les enjeux de financement du développement, de souveraineté économique et de gestion des risques climatiques occupent une place centrale.
Au-delà de leur portée symbolique, ces positions offrent à Conakry une tribune pour défendre des priorités telles que la solidarité régionale, le renforcement des capacités économiques et l’adaptation aux défis climatiques.

Algérie : la Guinée met en avant ses avancées numériques au Global Africa Tech Summit.
À Alger, la deuxième journée du Global Africa Tech Summit a été marquée par une conférence ministérielle africaine de haut niveau, rassemblant plusieurs pays du continent ainsi que des institutions partenaires, dont l’Union africaine et les Nations Unies.
Les discussions ont porté sur des enjeux communs pour l’Afrique, tels que l’accès aux technologies, la cybersécurité, le développement des compétences numériques, ainsi que sur des thématiques stratégiques comme l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique.
La Guinée présente ses réalisations et ses engagements
Prenant la parole devant ses pairs, le Ministre Mourana Soumah a présenté les avancées de la Guinée en matière de développement des infrastructures numériques, de modernisation des services publics et de promotion de l’économie digitale.
Il a également réaffirmé le soutien de la Guinée à la Déclaration de Connectivité Africaine 2026-2030, qui consacre le rôle stratégique des infrastructures numériques dans le renforcement de la souveraineté et de l’intégration africaine.
Cette participation souligne la volonté de la Guinée de se positionner comme un acteur central dans la transformation numérique du continent et de contribuer à l’édification d’un écosystème technologique inclusif et sécurisé.

ONU : l’Union africaine confirme l’absence de consensus autour de la candidature de Macky Sall
La perspective de voir l’ancien président sénégalais Macky Sall briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies continue de susciter débats et interrogations. Dernier développement en date : l’Union africaine a confirmé qu’aucun consensus n’existe, pour l’instant, entre ses États membres autour de cette candidature.
Une candidature qui ne fait pas l’unanimité en Afrique
Selon plusieurs sources diplomatiques, l’initiative de porter la candidature de l’ancien chef d’État sénégalais ne résulte pas d’une décision collective clairement validée par l’ensemble des pays africains. Lors du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, un document recensant les candidatures africaines aux postes internationaux ne mentionnait d’ailleurs pas le nom de Macky Sall.
Cette situation révèle une réalité diplomatique assez classique : dans la course à la direction de l’ONU, les candidatures doivent généralement s’appuyer sur un soutien régional solide avant d’être présentées sur la scène internationale. Or, dans ce cas précis, plusieurs capitales africaines semblent ne pas avoir été pleinement consultées, ce qui explique l’absence d’adhésion unanime.
Une démarche portée par la présidence de l’UA
La candidature de Macky Sall a été introduite par le président burundais Évariste Ndayishimiye, alors président en exercice de l’Union africaine. Cette démarche a donné une visibilité internationale au dossier, mais elle n’a pas automatiquement garanti un soutien collectif des États membres.
Dans le même temps, un élément intrigue les observateurs : le Sénégal lui-même, désormais dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, n’a pas officiellement annoncé son soutien à cette candidature. La diplomatie sénégalaise est restée très discrète sur le sujet, laissant planer un certain flou politique.
Un débat politique au Sénégal et au-delà
Cette ambition internationale relance également un débat interne au Sénégal. Pour certains acteurs politiques et diplomatiques, l’accession d’un ancien président sénégalais à la tête de l’ONU serait une opportunité majeure pour renforcer la voix de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
D’autres, en revanche, estiment que le bilan politique de l’ancien chef d’État et les controverses liées à la fin de son mandat pourraient constituer des obstacles à une candidature consensuelle sur la scène internationale.
Une bataille diplomatique encore ouverte
Le mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, arrive à son terme en 2026. Plusieurs régions du monde préparent déjà leurs candidats pour lui succéder, dans un processus où les équilibres géopolitiques, les alliances régionales et l’aval des membres permanents du Conseil de sécurité seront déterminants.
Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall reste possible, mais elle devra d’abord franchir une étape essentielle : obtenir un véritable consensus africain. Sans cette base politique continentale, la route vers le sommet du système multilatéral pourrait s’avérer particulièrement difficile.

Électricité : Ouagadougou dément une hausse des importations depuis la Côte d’Ivoire
Les autorités burkinabè ont récemment démenti les informations faisant état d’une augmentation des importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, dans un contexte marqué par des tensions et des arriérés de paiement entre les deux pays.
Selon le gouvernement du Burkina Faso, les informations relayées sur une hausse significative des achats d’électricité auprès de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité ne reflètent pas la réalité de la situation énergétique actuelle.
Des relations énergétiques sous tension
Les relations énergétiques entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire reposent depuis plusieurs années sur des échanges d’électricité permettant au Burkina de renforcer son approvisionnement, notamment en période de forte demande.
Cependant, ces relations ont récemment été marquées par des tensions liées à des retards de paiement et à des discussions sur les modalités de fourniture d’énergie.
Dans ce contexte, certaines informations ont évoqué une hausse des importations d’électricité burkinabè depuis la Côte d’Ivoire, ce que les autorités de Ouagadougou ont fermement contesté.
Une stratégie de diversification énergétique
Face aux défis liés à l’approvisionnement en électricité, le Burkina Faso poursuit une stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à renforcer sa production nationale.
Cette stratégie repose notamment sur le développement de projets d’énergie solaire, l’amélioration des infrastructures électriques et le renforcement de la coopération énergétique régionale.
L’objectif est de réduire la dépendance aux importations d’électricité tout en garantissant un approvisionnement stable pour les populations et les activités économiques.
Un enjeu majeur pour la stabilité économique
La question de l’énergie demeure un enjeu stratégique pour le développement du Burkina Faso. Un accès fiable à l’électricité est essentiel pour soutenir l’activité économique, favoriser l’industrialisation et améliorer les conditions de vie des populations.
Dans ce contexte, les autorités burkinabè assurent travailler à stabiliser le secteur énergétique tout en clarifiant les informations circulant autour des relations électriques avec leurs partenaires régionaux, notamment la Côte d’Ivoire.

La Chine supprime les droits de douane sur les importations africaines.
Le 14 février 2026, le président chinois Xi Jinping a annoncé une mesure majeure visant à renforcer les liens économiques entre la Chine et l’Afrique : la suppression des droits de douane sur les importations en provenance de presque tous les pays africains à compter du 1er mai.
Une décision stratégique pour renforcer l’influence chinoise
Jusqu’ici, 33 pays africains bénéficiaient déjà d’exemptions douanières. Avec cette décision, ce dispositif s’étend désormais à 53 États africains partenaires diplomatiques de la Chine. Seul Eswatini demeure exclu, en raison de ses relations avec Taïwan, que Pékin considère comme une province rebelle.
Cette initiative traduit la volonté de la Chine de consolider son rôle de partenaire commercial privilégié du continent et d’acteur clé du financement des infrastructures, notamment dans le cadre des projets liés aux Nouvelles routes de la Soie.
Une opportunité pour l’Afrique
Face aux fluctuations des relations commerciales avec les États-Unis et à la hausse des droits de douane imposée par l’administration Trump, plusieurs pays africains se tournent aujourd’hui vers Pékin pour diversifier leurs partenaires commerciaux et sécuriser l’accès aux marchés mondiaux. La mesure chinoise pourrait ainsi stimuler le commerce intra-continental et favoriser la transformation industrielle locale.

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