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Tunis accueille un forum international sur la veille sanitaire en Afrique.

Un rendez-vous continental face aux défis des systèmes de santé

La capitale tunisienne accueille ce 15 juin un forum international consacré à la résilience sanitaire en Afrique, dans un contexte où les pays du continent renforcent progressivement leurs dispositifs de prévention, de surveillance épidémiologique et d’accès aux soins. Cette rencontre intervient alors que les systèmes de santé africains restent confrontés à des défis structurels, notamment les inégalités territoriales, le manque d’infrastructures spécialisées et la pression récurrente des crises sanitaires.

L’événement réunit des représentants institutionnels, des professionnels de santé ainsi que des acteurs de la société civile autour des enjeux liés à la prévention des épidémies et à l’amélioration de la capacité de réponse des systèmes sanitaires face aux urgences sanitaires.

Une dynamique de renforcement des politiques de santé publique

Au-delà du forum, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large observée en Tunisie et dans plusieurs pays africains, visant à consolider les politiques de santé publique et à rapprocher les services médicaux des populations.

Les autorités tunisiennes, en collaboration avec diverses organisations locales, multiplient les actions de terrain à travers l’organisation de caravanes médicales dans différentes régions du pays. Ces initiatives mobilisent des médecins spécialistes et des associations engagées dans la santé communautaire, avec pour objectif de réduire les écarts d’accès aux soins entre les zones urbaines et rurales.

Des actions médicales de proximité pour réduire les inégalités

Parmi ces opérations figure une caravane médicale prévue le 28 juin à Borj Cédria, au sud de Tunis. Organisée par le bureau local de l’Organisation de l’éducation et de la famille (OTE), en partenariat avec des acteurs associatifs et touristiques, cette initiative prévoit des consultations gratuites ainsi que la distribution de médicaments sur prescription aux habitants de la région.

Ces actions de proximité sont présentées par leurs promoteurs comme un complément essentiel aux efforts de l’État, notamment dans les zones où l’offre de soins demeure limitée ou insuffisamment spécialisée. Elles visent également à renforcer la prévention et à améliorer l’équité dans l’accès aux services de santé.

Une préoccupation croissante à l’échelle du continent

Le forum de Tunis reflète également une prise de conscience accrue des pays africains face aux risques sanitaires transfrontaliers. Les épisodes épidémiques récents ont mis en évidence la nécessité de renforcer la coordination régionale, d’améliorer les systèmes d’alerte précoce et de consolider les capacités nationales de réponse.

Dans ce contexte, la résilience des systèmes de santé s’impose désormais comme une priorité stratégique pour de nombreux gouvernements africains, qui cherchent à tirer les enseignements des crises passées afin de mieux anticiper les défis futurs et de réduire la vulnérabilité des populations.

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Algérie : la Guinée met en avant ses avancées numériques au Global Africa Tech Summit.

À Alger, la deuxième journée du Global Africa Tech Summit a été marquée par une conférence ministérielle africaine de haut niveau, rassemblant plusieurs pays du continent ainsi que des institutions partenaires, dont l’Union africaine et les Nations Unies.

Les discussions ont porté sur des enjeux communs pour l’Afrique, tels que l’accès aux technologies, la cybersécurité, le développement des compétences numériques, ainsi que sur des thématiques stratégiques comme l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique.

La Guinée présente ses réalisations et ses engagements

Prenant la parole devant ses pairs, le Ministre Mourana Soumah a présenté les avancées de la Guinée en matière de développement des infrastructures numériques, de modernisation des services publics et de promotion de l’économie digitale.

Il a également réaffirmé le soutien de la Guinée à la Déclaration de Connectivité Africaine 2026-2030, qui consacre le rôle stratégique des infrastructures numériques dans le renforcement de la souveraineté et de l’intégration africaine.

Cette participation souligne la volonté de la Guinée de se positionner comme un acteur central dans la transformation numérique du continent et de contribuer à l’édification d’un écosystème technologique inclusif et sécurisé.

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Alger accueille la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme : l’Afrique réclame justice.

Alger est, depuis ce dimanche 30 novembre, le centre d’un débat historique. La capitale algérienne accueille en effet la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme, un rendez-vous majeur organisé sous l’égide de l’Union africaine, avec un objectif clair : faire reconnaître les crimes coloniaux et poser les bases d’un mécanisme de réparations.

 Une mobilisation panafricaine et internationale

Pendant deux jours, diplomates, ministres, historiens, juristes et dirigeants venus de nombreux pays d’Afrique, des Caraïbes et de la diaspora se réunissent pour débattre des séquelles du colonialisme et des voies juridiques permettant de rendre justice aux peuples concernés.

Placée sous le thème :
« Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations »,
la conférence met l’accent sur des solutions concrètes, notamment la reconnaissance officielle des crimes, la restitution des biens spoliés et l’indemnisation des victimes directes ou indirectes.

L’Algérie met en avant son combat historique

Dans son discours d’ouverture, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a réaffirmé la position de son pays : l’Algérie exige la reconnaissance des crimes coloniaux et la restitution des richesses et archives volées durant la période d’occupation française.

Il a également insisté sur la nécessité d’un cadre juridique international permettant d’assurer une restitution « juste » — une démarche qui, selon lui, ne doit être perçue « ni comme un cadeau ni comme une faveur », mais comme un droit légitime.

Un lieu symbolique de lutte et de mémoire

Le choix d’Alger pour accueillir cette conférence n’est pas anodin. Forte de son histoire marquée par 132 ans de colonisation française et d’une guerre d’indépendance parmi les plus violentes du XXᵉ siècle, l’Algérie reste une référence dans les combats pour l’émancipation.

La rencontre intervient également dans un contexte de tensions diplomatiques récentes entre Alger et Paris, ravivées par les mémoires coloniales non apaisées.

 Héritage révolutionnaire et solidarité historique

Dans les années 1960, l’Algérie a servi de base arrière à plusieurs mouvements de libération africaine, ce qui renforce la portée symbolique de cette conférence tournée vers la justice historique et la reconnaissance des droits des peuples colonisés.

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Algérie : la Présidence rend hommage à Khaled Louma, figure de la radio et de la culture.

La Présidence de la République algérienne a exprimé sa profonde tristesse à l’annonce du décès de Khaled Louma, artiste et journaliste reconnu, qui a marqué de son empreinte la Chaîne 3 de la Radio algérienne et conquis le cœur de nombreux auditeurs et passionnés de culture.

Dans un message officiel de condoléances adressé à sa famille et à ses proches, les plus hautes autorités du pays ont salué la mémoire d’un homme dont la carrière a été consacrée à la promotion de la culture et de l’information. Son parcours, fait de passion et de professionnalisme, a laissé une trace durable dans le paysage médiatique et artistique national.

Khaled Louma était apprécié pour son style unique, sa rigueur journalistique et sa capacité à mettre en lumière des sujets culturels et artistiques avec sensibilité. Sa voix familière à travers la Chaîne 3 restera associée à plusieurs générations d’auditeurs.

Son décès constitue une perte non seulement pour sa famille et ses collègues, mais également pour l’ensemble du secteur médiatique et artistique algérien.

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Tensions diplomatiques entre l’AES et l’Algérie : un incident aérien ravive les crispations

Les relations diplomatiques entre l’Alliance des États du Sahel (AES) — composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger — et l’Algérie connaissent une nouvelle détérioration suite à la destruction d’un drone malien par les forces algériennes près de la frontière entre les deux pays. Cet incident, survenu au début du mois d’avril 2025, a suscité une vive réaction de la part des gouvernements sahéliens qui y voient une atteinte à leur souveraineté.

Un acte jugé hostile par l’AES

Dans un communiqué conjoint, les ministères des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont condamné l’action de l’Algérie, qualifiée d' »acte hostile et irresponsable ». Ils ont déclaré que la destruction du drone malien constituait une violation du droit international et des règles de bon voisinage.

Le Mali a convoqué l’ambassadeur d’Algérie en poste à Bamako pour exprimer sa protestation officielle et a annoncé son intention de porter l’affaire devant les instances internationales. En signe de mécontentement, les trois pays membres de l’AES ont rappelé leurs ambassadeurs en poste à Alger pour consultations.

Une relation déjà fragilisée

Les relations entre les pays de l’AES et l’Algérie étaient déjà tendues en raison des positions jugées ambiguës d’Alger sur les processus de transition politique dans la région sahélienne. L’Algérie, qui joue traditionnellement un rôle de médiateur dans les conflits sahéliens, a été perçue par certains acteurs de l’AES comme adoptant une posture critique vis-à-vis des juntes militaires au pouvoir à Ouagadougou, Bamako et Niamey.

Un contexte régional sous tension

Cet épisode intervient dans un climat de reconfiguration géopolitique en Afrique de l’Ouest, marqué par la création de la Confédération des États du Sahel, le retrait des trois pays de la CEDEAO et leur rapprochement avec d’autres partenaires, notamment la Russie. L’incident aérien vient renforcer l’esprit de défiance mutuelle entre l’AES et certains de ses voisins, et pourrait compliquer davantage les efforts de stabilisation et de coopération régionale.

Vers une escalade ou une médiation ?

Pour l’heure, l’Algérie n’a pas publiquement réagi à l’accusation de destruction du drone. Des observateurs appellent au dialogue et à la retenue afin d’éviter une escalade diplomatique préjudiciable à la sécurité régionale. L’Union africaine et d’autres acteurs internationaux pourraient être sollicités pour faciliter une désescalade et promouvoir une solution concertée.

L’incident entre l’AES et l’Algérie souligne la fragilité des relations interrégionales dans le Sahel et la complexité des dynamiques sécuritaires transfrontalières. Alors que les tensions montent, les enjeux de coopération, de souveraineté et de stabilité imposent une approche diplomatique prudente et inclusive pour préserver la paix dans la région.

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Union Africaine : L’Algérie Devance le Maroc et Remporte la Vice-Présidence de la Commission

Lors du 38ᵉ sommet de l’Union africaine (UA) tenu à Addis-Abeba, l’Algérie a remporté la vice-présidence de la Commission de l’UA, surpassant le Maroc dans une compétition diplomatique intense. Cette victoire marque un tournant stratégique pour Alger, qui renforce ainsi son influence au sein des instances panafricaines.

Une Élection Sous Haute Tension

Le poste de vice-président de la Commission de l’UA, attribué cette année à l’Afrique du Nord, devait être occupé par une femme, conformément à la politique de parité de l’organisation. Deux candidates étaient en lice :

Selma Malika Haddadi (Algérie), ambassadrice en Éthiopie et représentante permanente auprès de l’UA.

Latifa Akharbach (Maroc), présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Maroc.

Ce scrutin, hautement stratégique, a reflété les tensions diplomatiques persistantes entre Alger et Rabat, deux puissances régionales rivales sur de nombreux dossiers africains et internationaux.

Une Victoire Stratégique pour Alger

L’élection de Selma Malika Haddadi à la vice-présidence de la Commission de l’UA est une consécration pour la diplomatie algérienne, qui a mené une campagne active en faveur de sa candidate. Son expérience en tant que diplomate en poste en Éthiopie, pays hôte de l’UA, a été un atout majeur.

Cette victoire offre à l’Algérie un levier important dans la gestion des affaires de l’organisation, notamment en ce qui concerne les finances et les ressources humaines. Elle lui permet également d’affirmer son rôle en tant qu’acteur clé dans les affaires africaines.

Le Maroc en quête d’influence

De son côté, le Maroc, qui a multiplié les initiatives diplomatiques ces dernières années pour asseoir sa présence au sein des instances africaines, subit un revers. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait mené une campagne diplomatique active pour soutenir la candidature de Latifa Akharbach, mais cela n’a pas suffi.

Rabat, qui avait réintégré l’UA en 2017 après 33 ans d’absence, cherche à renforcer son ancrage institutionnel sur le continent. Cette élection manquée démontre que la bataille pour l’influence au sein de l’Union africaine reste âpre et que l’Algérie conserve un avantage diplomatique dans certaines sphères.

Implications et Perspectives

L’élection de Selma Malika Haddadi pourrait avoir des implications majeures pour la gouvernance de l’UA et les rapports de force en Afrique du Nord. Parmi les enjeux clés à venir :

Une gestion stratégique des ressources : La vice-présidence supervise notamment les finances et la gestion administrative de l’UA, des leviers cruciaux pour influencer les décisions de l’organisation.

L’orientation des politiques africaines : L’Algérie pourrait jouer un rôle plus actif dans les décisions stratégiques de l’UA, notamment sur les questions de sécurité, d’intégration régionale et de développement économique.

Les relations avec le Maroc : Cette élection renforce la rivalité entre Alger et Rabat, dans un contexte où les tensions restent vives, notamment sur le dossier du Sahara occidental.

Avec cette victoire, l’Algérie affirme son ambition de peser davantage sur l’échiquier africain. Reste à voir comment cette nouvelle dynamique influencera les décisions futures de l’UA et les relations entre les États membres.

L’élection de l’Algérienne Selma Malika Haddadi à la vice-présidence de la Commission de l’UA est une victoire diplomatique majeure pour Alger et un revers pour Rabat. Cet épisode illustre la lutte d’influence entre les deux nations au sein des instances africaines et marque une étape importante dans l’évolution des rapports de force au sein de l’Union africaine.