Mamadi Doumbouya 2 360x320

Guinée : un vaste programme de 670 millions de dollars pour révolutionner l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation des infrastructures publiques en lançant, ce lundi 29 juin 2026, le Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry (PEAG). Doté d’un financement global de près de 670 millions de dollars américains pour la période 2025-2031, ce projet d’envergure ambitionne de transformer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement dans la capitale guinéenne et sa périphérie.

Face à une croissance démographique soutenue et à une demande toujours plus forte en infrastructures de base, ce programme entend répondre à l’un des défis majeurs du développement urbain en Guinée.

Le gouvernement promet un changement de paradigme

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a qualifié cette initiative de véritable tournant pour le pays.

Selon lui, la Guinée, souvent présentée comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ne pouvait plus accepter que sa capitale continue de faire face à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau potable malgré son important potentiel hydrique.

Le ministre a rappelé que les premières réflexions autour de ce projet remontent au Forum national de l’Eau de 2023, alors qu’il dirigeait encore la Société des Eaux de Guinée (SEG). Il a souligné que la concrétisation du PEAG est le fruit de plusieurs années de négociations techniques, de mobilisation financière et de concertation avec les partenaires au développement.

« Ce programme représente près de 670 millions de dollars d’investissements mobilisés entre 2025 et 2031. Derrière cette enveloppe se cachent plusieurs années de travail, de négociations, de missions techniques et d’efforts constants pour convaincre les partenaires de soutenir cette vision », a-t-il expliqué.

Aboubacar Camara a également rendu hommage au ministre directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, dont il a salué l’implication dans l’aboutissement du projet.

Plus de 2,6 millions de personnes concernées

Le coordonnateur du Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry, Arafan Bayo, a présenté les principales composantes de cette vaste réforme.

Le programme repose sur cinq axes majeurs :

  • le renforcement de l’accès à l’eau potable dans le Grand Conakry ;
  • la modernisation du secteur de l’eau et de l’assainissement à travers des réformes institutionnelles ;
  • l’amélioration de la gestion des ressources hydriques ;
  • l’appui à la coordination, au suivi et à l’exécution du programme ;
  • un mécanisme d’intervention d’urgence en cas de crise.

Selon lui, plus de 2,6 millions de personnes bénéficieront directement des retombées du PEAG.

Le coordonnateur a assuré que la mise en œuvre du projet reposera sur les principes de transparence, de redevabilité et de performance, afin de répondre aux fortes attentes des populations.

La Banque mondiale souligne un impact économique et social majeur

Présent à la cérémonie, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué l’ampleur de cette initiative, qu’il considère comme un levier majeur de développement.

Il a indiqué que le programme permettra notamment à près de 570 000 personnes d’accéder pour la première fois à une source d’eau potable améliorée.

Au-delà des bénéfices sanitaires, il estime que les investissements prévus contribueront également à améliorer les conditions de vie, à renforcer la productivité économique et à créer de nouvelles opportunités pour les populations.

Le représentant de la Banque mondiale a toutefois insisté sur un enjeu essentiel : la durabilité des infrastructures.

Selon lui, la mobilisation des financements et la réalisation des ouvrages constituent une première étape, mais leur entretien, leur gestion efficace et leur maintenance régulière demeurent indispensables pour garantir un service public performant sur le long terme.

Avec le lancement du PEAG, les autorités guinéennes affichent ainsi leur ambition de réduire durablement le déficit en infrastructures hydrauliques et d’accompagner la croissance du Grand Conakry à travers un accès plus équitable à l’eau potable et aux services d’assainissement.

IMG 20260626 WA0003 360x320

AFG Bank Guinée dévoile sa nouvelle identité : un tournant stratégique entre financement de l’économie, digitalisation et ambition panafricaine.

IMG 20260626 WA0004 1

Placée sous le slogan évocateur « Nous passons au vert », cette transformation ne se limite pas à un changement esthétique. Elle incarne une refondation stratégique articulée autour de trois axes majeurs : le financement de l’économie guinéenne, l’accélération de la transformation digitale et l’ancrage dans une dynamique de développement durable.

Selon les responsables de la banque, il s’agit d’« un nouveau chapitre fondé sur la continuité des engagements, l’innovation, la digitalisation des services et un accompagnement accru des acteurs économiques guinéens ».

Prenant la parole, le Directeur général d’AFG Holding, Karim Koné, a replacé cette évolution dans une perspective historique et continentale. « AFG, c’est Atlantic Financial Group. C’est le pôle financier d’un conglomérat fondé en 1978 dont le cœur de métier est la banque. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 14 pays africains à travers la banque commerciale, la banque d’investissement, la microfinance et l’assurance », a-t-il rappelé.

Le dirigeant a également souligné la diversification du groupe, actif au-delà du secteur bancaire, notamment dans les mines, l’industrie et la transformation agricole. Dans un passage particulièrement attendu, Karim Koné a insisté sur la confiance du groupe dans les perspectives économiques du pays. « Lorsque nous nous installons dans un pays, c’est parce que nous croyons fortement à son potentiel. Sur cet aspect, la Guinée était un choix naturel. Aujourd’hui, elle présente l’une des meilleures perspectives économiques, non seulement en Afrique mais également dans le monde. Le projet Simandou et toutes les opportunités qu’il représente renforcent davantage cette conviction», a-t-il affirmé.

Cette déclaration positionne clairement la Guinée comme un hub stratégique dans la vision d’expansion du groupe en Afrique de l’Ouest. Au-delà de l’optimisme macroéconomique, l’accent est mis sur la continuité institutionnelle et la solidité de l’établissement. « Nous avons trouvé une banque solide, portée par un leadership exceptionnel, qui fait aujourd’hui partie des banques dominantes du marché. Notre ambition est de poursuivre cette dynamique et de faire en sorte que cette banque soit encore davantage au service de l’économie guinéenne », a ajouté le Directeur général d’AFG Holding.

Les priorités affichées incluent : le financement des infrastructures publiques, l’accompagnement des PME, l’élargissement de l’accès au crédit pour les entreprises, et le développement de services financiers innovants pour les particuliers.

La stratégie numérique occupe une place centrale dans cette nouvelle phase. Le groupe entend déployer en Guinée des solutions déjà éprouvées à l’échelle continentale. « Nous sommes très portés sur la digitalisation. Nous mettrons à la disposition de la clientèle guinéenne l’ensemble de nos produits innovants développés à l’échelle du groupe », a annoncé Karim Koné.

Il a également mis en avant une innovation stratégique pour les diasporas africaines : « Nous disposons également de solutions destinées à la diaspora afin de permettre aux Africains vivant à l’étranger de contribuer plus facilement au développement de leurs économies ».

De son côté, le Directeur général de l’AFG Bank Guinée, Thierno Ibrahima Diallo, a insisté sur la dimension évolutive de cette transformation. « Aujourd’hui, nous sommes en train de tourner une page, mais dans la continuité d’une histoire que nous construisons ensemble depuis plusieurs décennies. C’est un moment chargé d’émotion, mais aussi un moment de satisfaction au regard du chemin parcouru et des perspectives qui s’ouvrent désormais à nous », a-t-il déclaré.

Il a rappelé l’héritage institutionnel de la banque, anciennement opérant sous la marque Société Générale, avant son acquisition par AFG. « Cette transformation marque notre ambition renouvelée de contribuer davantage au financement de l’économie guinéenne et de renforcer notre accompagnement auprès des particuliers, des entreprises ainsi que des institutions », a-t-il souligné.

Malgré le changement d’identité, la banque assure la continuité de ses valeurs historiques. « Ce changement de nom est avant tout un symbole d’évolution et de croissance. Il ne remet nullement en cause les valeurs qui ont forgé notre réputation : la confiance, la proximité, l’excellence du service et l’engagement envers nos clients », a affirmé Thierno Ibrahima Diallo.

L’un des axes majeurs de la nouvelle stratégie repose sur l’inclusion financière et la modernisation des services bancaires. « Sous la marque AFG Bank Guinée, nous affirmons notre volonté de renforcer davantage l’inclusion financière. Nous avons déjà lancé récemment notre solution bancaire digitale et d’autres innovations suivront. Avec AFG, ce sont les besoins du client qui fixent la limite de l’innovation », a-t-il ajouté.

La banque entend ainsi renforcer son accompagnement des PME, entrepreneurs et porteurs de projets créateurs d’emplois. « Aujourd’hui, nous ne tournons pas simplement une page. Nous ouvrons un nouveau chapitre fondé sur l’innovation, la performance et une vision résolument africaine de la banque », a conclu le Directeur général.

Une nouvelle identité visuelle porteuse de sens

Présentant les éléments de la nouvelle marque, le Directeur Marketing et Communication Expérience (DMCX), Alpha Bah, a insisté sur la portée symbolique du rebranding. « Aujourd’hui est bien plus qu’un changement de nom ou d’identité. Nous célébrons la naissance d’une nouvelle identité qui s’inscrit dans une dynamique de continuité », a-t-il expliqué.

Il a rappelé que cette transformation avait été amorcée par le lancement des plateformes digitales AFG e-Bank et e-Business. Le nouveau logo et sa charte graphique traduisent une philosophie claire. « Le vert est lié à l’éco-conscience. Nous voulons agir en faveur de la protection de l’environnement à travers plusieurs initiatives concrètes. Nous sommes également fortement engagés dans les actions ESG et le développement de solutions digitales qui contribuent à réduire l’impact environnemental », a détaillé Alpha Bah.

Le rouge, autre couleur de l’identité, symbolise quant à lui la force et la passion, tandis que la forme du « A » illustre l’agilité et l’adaptation aux réalités africaines.

Dans la continuité de cette vision, AFG Bank Guinée prévoit des initiatives à impact social, notamment en faveur des femmes dans l’agriculture sur les îles de Fotoba, avec l’appui de la Fondation AFG. Ces projets s’inscrivent dans une logique de développement durable et de soutien aux communautés rurales.

Avec cette nouvelle identité, l’AFG Bank Guinée affirme une ambition claire : devenir un acteur central du financement de l’économie guinéenne tout en s’inscrivant dans une dynamique panafricaine portée par l’innovation, la digitalisation et l’engagement environnemental.

Entre continuité et rupture symbolique, cette transformation marque surtout l’émergence d’une banque résolument tournée vers l’avenir, où les besoins des clients, des entreprises et de la diaspora deviennent le moteur principal de l’innovation financière.

Source : Guinée360.

20260628 011758 1536x864 1 360x320

MMA : Conakry entre dans l’histoire avec un Challenge Fighting Championship spectaculaire.

Après trois éditions couronnées de succès au Cameroun, le Challenge Fighting Championship (CFC) a posé ses valises à Conakry pour sa quatrième édition, ce samedi 27 juin 2026. Organisé par Sport Events, ce grand rendez-vous des arts martiaux mixtes a rassemblé l’élite africaine de la discipline dans une ambiance électrique.

Au terme de plusieurs semaines de préparation, les combattants ont tenu toutes leurs promesses en transformant la cage du CFC en véritable théâtre de guerre sportive. Devant un public nombreux et passionné, les échanges de coups, les stratégies et l’intensité des combats ont fait vibrer les spectateurs jusqu’au bout de la soirée.

20260628 010341 scaledL’événement a été rehaussé par la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, du champion du monde de MMA Francis Ngannou, venu accompagné de sa mère, ainsi que de plusieurs hauts responsables de l’administration guinéenne, notamment des cadres du ministère des Sports et le secrétaire général du ministère des Mines. Une mobilisation exceptionnelle qui témoigne de l’essor grandissant des sports de combat sur le continent.

Dans son allocution, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué la tenue de cette compétition en Guinée, qu’il considère comme un symbole de la dynamique de transformation engagée dans le secteur sportif. Selon Cellou Baldé, l’accueil du Challenge Fighting Championship s’inscrit pleinement dans la politique de refondation sportive portée par les autorités. « Jeunes de Guinée, soyez fiers de vous, parce que nous sommes à l’heure de la refondation sportive. Accueillir un gala de cette envergure dans notre pays, c’est inspirer notre jeunesse et promouvoir les sports de combat. Nous allons poursuivre ce partenariat. Merci sincèrement à Francis Ngannou pour son engagement », a-t-il déclaré sous les applaudissements du public.

Des affrontements explosifs dans la cage

La soirée a été marquée par une série de duels internationaux où chaque combattant est venu défendre les couleurs de son pays.

Le premier combat a vu le Camerounais Assitimi Sosso Toto prendre le dessus sur le Guinéen Ibrahima Doumbouya au terme de trois rounds très disputés.

Le deuxième affrontement, chez les dames, a opposé la Congolaise (RDC) Sephora à la Camerounaise Mengue Marie. Plus incisive, la Congolaise s’est imposée après deux rounds de haute intensité.

Dans la catégorie des 66 kg, le Togolais Kudzete Fred a dominé le Camerounais Oten Stanickà l’issue d’un combat engagé.

L’une des grandes sensations de la soirée est venue de la catégorie des 77 kg. Pour son tout premier combat professionnel, le Guinéen Togba Gomou a créé l’exploit en mettant fin aux débats dès le premier round face au Gabonais Kobra Ruben, provoquant une explosion de joie dans les gradins.

Cette quatrième édition du Challenge Fighting Championship confirme la montée en puissance du MMA africain et l’ambition des organisateurs de faire de cette compétition une référence sur le continent.

Source : Guinée360.

Mamadi Doumbouya 2 360x320

Décret : Le Président MAMADI DOUMBOUYA nomme des hauts cadres au ministère des Infrastructures.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une vaste réorganisation du ministère des Infrastructures. Dans un décret lu ce mardi 23 juin 2026 à la télévision nationale, plusieurs hauts cadres ont été nommés à la tête des directions nationales, agences et structures techniques du département.

Les nominations annoncées

1. Inspecteur général : Abdoul Aziz Diallo, précédemment Directeur national des voies urbaines.

2.Inspecteur général adjoint : Lamine Diané, précédemment en service à l’Entretien routier.

3.Directeur général du Bureau de stratégie et de développement (BSD) : Ibrahima Diallo, précédemment en service à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).

4.Directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement (BSD) : Aboubacar Sidiki Sylla.

5.Directeur national des Infrastructures : Mohamed Mandian Traoré.

6.Directeur national adjoint des Infrastructures : Ousmane Bangoura, précédemment contrôleur interne à la SOGUIPAMI S.A.

7.Directeur national des Routes nationales : Mory Ouba Sanoh, précédemment conseiller chargé de mission au ministère des Infrastructures.

8.Directeur national adjoint des Routes nationales : Thierno Madjou Bah.

9.Directeur national des Voies urbaines : Mamadi Diawara, précédemment directeur général adjoint de l’École nationale d’administration.

10.Directeur national adjoint des Voies urbaines : Saliya Doumbouya, précédemment chef de division à la Direction nationale des voies urbaines.

11.Directeur national des Routes préfectorales : Djibril Soumah, précédemment directeur national adjoint des Routes préfectorales.

12.Directrice nationale adjointe des Routes préfectorales : Hawa Traoré, précédemment inspectrice régionale des infrastructures de Mamou.

13.Directeur général de l’Agence nationale de surveillance des routes : Alpha Sékou Bangoura.

14.Directeur général adjoint de l’Agence nationale de surveillance des routes : Mohamed Ismaïl Camara, précédemment consultant à l’Observatoire national des routes.

15.Directeur général de l’Agence de gestion des routes (Ageroute Guinée S.A.) : Moïse Sidibé

16.Directeur général adjoint de l’Agence de gestion des routes (Ageroute Guinée S.A.) : Moussa Camara.

17.Directeur général du Fonds d’entretien routier (FERSA) : Hamidou Sylla.

18.Directeur général adjoint du Fonds d’entretien routier (FERSA) : Boubacar Barry

19.Directeur général du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières : Dian Diallo.

20.Directeur général adjoint du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières : Sory Kourouma

21.Directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics (LBTP) : Mohamed Sacko, précédemment en service à la Direction nationale des Routes préfectorales.

22.Directeur général adjoint du Laboratoire du bâtimen et des travaux publics (LBTP) : Abdoulaye Donzo, précédemment directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics.

Ce décret qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistré et publié au Journal officiel de la République.

Source : GuinéeNews.

Gle Am 360x320

La Générale Aminata Diallo de Guinée élue Vice-présidente de l’AISS.

Le Bureau de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS) a élu la Générale Aminata Diallo, Directrice générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Guinée, au poste de Vice-présidente pour le triennat 2026-2028. L’élection a eu lieu lors de la 133ᵉ réunion du Bureau de l’AISS, tenue à Genève, Suisse, les 22 et 23 juin 2026.

Dans son discours d’acceptation, Mme Diallo a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance que lui ont accordée les membres du Bureau et a réaffirmé son engagement à servir l’Association et ses membres afin d’étendre et de renforcer la sécurité sociale dans le monde. Le Président de l’AISS, le Dr Mohammed Azman, a chaleureusement félicité Mme Diallo et souligné que cette élection renforce le leadership de l’Association. Mme Diallo a décrit la sécurité sociale comme un investissement dans la dignité humaine et la promesse que personne ne devrait être laissé sans soutien face aux défis de la vie. Elle a souligné la responsabilité des institutions de sécurité sociale de répondre à l’évolution des réalités sociales et économiques tout en restant fidèles aux principes de solidarité et d’inclusion.

Se tournant vers l’avenir, Mme Diallo a présenté trois ambitions pour son mandat: faire de la sécurité sociale un pilier encore plus fort de stabilité et de cohésion sociale; tirer parti de la transformation numérique pour améliorer la qualité, l’accessibilité et l’efficacité des services; renforcer la coopération internationale et régionale, notamment par le partage d’expériences et de bonnes pratiques au sein de l’AISS.

Évoquant le rôle de l’AISS, la Vice-présidente Diallo a souligné que, depuis sa création en 1927, l’Association est devenue la « maison de la sécurité sociale » à l’échelle mondiale. Elle a insisté sur l’importance de l’écoute et du dialogue, tout en mettant en avant le rôle unique de l’AISS dans la promotion de l’innovation, de la coopération et du partage d’expériences entre ses membres.

En 2027, l’AISS célébrera son centenaire, marquant 100 ans d’engagement au service de l’excellence dans l’administration de la sécurité sociale et du renforcement de la protection sociale à travers le monde.

Source : GuinéeNews.

Ibrahima Kalil Conde MATD Guinee 360x320

Guinée : les conseils communaux installés le 2 juillet, les maires élus dans la foulée.

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a fixé au 2 juillet 2026 l’installation officielle des nouveaux conseils communaux ainsi que l’élection des maires et de leurs adjoints dans l’ensemble des communes du pays. Cette décision, rendue publique à travers un arrêté publié le 23 juin, marque une nouvelle étape dans le processus de mise en place des exécutifs locaux à l’issue des élections communales du 31 mai dernier.

Les conseillers communaux élus sont ainsi convoqués en session inaugurale à partir de 9 heures au siège de leurs communes respectives afin de procéder à l’installation des nouveaux organes délibérants et à la désignation des autorités exécutives locales.

Une session inaugurale strictement encadrée

Selon les dispositions de l’arrêté, cette première réunion des conseils communaux sera exclusivement consacrée à trois points essentiels : l’installation officielle du conseil communal, l’élection du maire et celle des maires adjoints.

Aucune autre question ne pourra être examinée au cours de cette séance, dont le déroulement est strictement encadré par les textes en vigueur.

La supervision des opérations sera assurée par les représentants de l’État dans chaque circonscription administrative. À Conakry, cette responsabilité incombera au gouverneur ou à son représentant, tandis que dans les préfectures et sous-préfectures, elle sera exercée respectivement par les préfets et sous-préfets ou leurs délégués.

Le président de séance sera chargé de garantir la régularité de l’ensemble du processus. À ce titre, il pourra ouvrir, suspendre ou clôturer les travaux et veillera à la consignation de tout incident susceptible d’influencer le bon déroulement des opérations.

L’installation officielle des conseils communaux

La première étape de la session consistera à procéder à l’installation des conseils communaux nouvellement élus.

Après vérification de la présence des conseillers régulièrement proclamés élus, le président de séance procédera à leur installation conformément aux dispositions du Code des collectivités locales et aux textes réglementaires en vigueur.

Le secrétariat de la séance sera assuré par le secrétaire général de la commune ou, à défaut, par un agent désigné à cet effet jusqu’à la mise en place des nouvelles autorités communales.

Des élections au scrutin secret

Une fois le conseil communal installé, les conseillers passeront immédiatement à l’élection du maire et des maires adjoints.

Le scrutin se déroulera à bulletin secret, conformément aux dispositions du Code électoral et du Code révisé des collectivités locales.

Le maire et ses adjoints seront élus au scrutin uninominal secret à la majorité absolue des membres du conseil communal. Si aucun candidat n’obtient cette majorité au premier tour, un second tour sera organisé et l’élection se fera alors à la majorité relative.

L’arrêté prévoit également un mécanisme de départage en cas d’égalité parfaite. Dans cette situation, la priorité sera accordée à la candidate femme. À défaut, le candidat le plus jeune sera déclaré élu.

La séance élective sera présidée par le doyen d’âge du conseil communal, assisté des deux plus jeunes conseillers.

Un procès-verbal transmis sous 72 heures

À l’issue des opérations, un procès-verbal distinct devra être établi pour chaque commune afin de retracer le déroulement de la session, les résultats des élections, les éventuelles réclamations ainsi que les incidents enregistrés.

Ce document devra être signé par le président de séance, le secrétaire de séance et, le cas échéant, par les conseillers ayant formulé des observations ou des réserves.

Les procès-verbaux devront ensuite être transmis à la Direction nationale des collectivités locales dans un délai maximal de 72 heures après la clôture des travaux.

Vers la mise en place des nouvelles exécutifs locaux

Avec cette échéance du 2 juillet, la Guinée s’apprête à finaliser l’installation de ses nouvelles autorités communales, étape essentielle du processus de décentralisation et de gouvernance locale.

Les nouveaux maires et leurs équipes auront désormais la responsabilité de conduire les politiques de développement communal, de gérer les services de proximité et de répondre aux attentes des populations dans un contexte où les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans la mise en œuvre des politiques publiques.

WhatsApp Image 2026 06 19 at 15 11 38 360x320

Incendie du marché de N’Zérékoré : S.E Mamadi Doumbouya annonce un accompagnement des sinistrés et une reconstruction rapide.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a exprimé sa solidarité aux victimes de l’incendie qui a ravagé le principal marché de N’Zérékoré, tout en annonçant des mesures d’urgence pour soutenir les commerçants touchés et engager la reconstruction de cette infrastructure commerciale majeure de la Guinée forestière.

Dans un message publié après le sinistre survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, le chef de l’État s’est dit « profondément ému » par l’ampleur de l’incendie qui a frappé l’un des plus importants centres d’échanges économiques de la région. Il a adressé son soutien aux personnes blessées, assurant que toutes les dispositions nécessaires seraient prises pour leur prise en charge médicale, tout en exprimant sa compassion aux commerçants ayant perdu leurs biens ainsi qu’aux populations affectées.

Le président guinéen a également salué la mobilisation rapide des équipes de secours, notamment les sapeurs-pompiers, les forces de défense et de sécurité ainsi que les habitants engagés dans la lutte contre les flammes. Selon lui, cette mobilisation collective illustre l’esprit de solidarité et de résilience des communautés face aux situations difficiles.

L’État promet une reconstruction durable du marché

Au-delà de l’assistance immédiate aux victimes, Mamadi Doumbouya a annoncé avoir donné des instructions au gouvernement et aux structures compétentes afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires à une reconstruction « rapide et durable » du marché de N’Zérékoré.

Présenté comme un véritable moteur économique de la Guinée forestière, ce marché joue un rôle central dans les activités commerciales de la région, en regroupant de nombreux opérateurs économiques et en facilitant les échanges entre plusieurs localités.

Le chef de l’État a assuré que l’accompagnement des sinistrés se poursuivrait durant toutes les étapes du processus de relèvement, afin de permettre aux commerçants concernés de reprendre progressivement leurs activités.

D’importants dégâts matériels enregistrés

L’incendie, déclaré aux premières heures de vendredi, a causé d’importants dommages matériels. Plusieurs boutiques, étals et stocks de marchandises ont été détruits par les flammes, provoquant des pertes considérables pour de nombreux commerçants.

Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, plusieurs personnes ont été blessées lors du sinistre, mais aucun décès n’a été officiellement enregistré à ce stade.

Les circonstances exactes ayant conduit au déclenchement de l’incendie restent encore inconnues. Une enquête devrait être menée afin de déterminer l’origine du sinistre et d’établir les éventuelles responsabilités.

À travers les mesures annoncées, les autorités guinéennes entendent répondre à l’urgence tout en transformant cette catastrophe en une opportunité de modernisation d’un site commercial stratégique pour l’économie de N’Zérékoré et de toute la Guinée forestière.

Mamadi Doumbouya 2 360x320

Guinée : Le Président de la République, S.E Mamadi Doumbouya engage une rupture historique avec l’exportation d’or brut.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique en annonçant une réforme majeure du secteur aurifère guinéen. Lors d’une rencontre stratégique tenue le 19 juin 2026 avec les acteurs de l’industrie minière, le chef de l’État a affirmé sa volonté de mettre un terme à l’exportation de l’or brut et d’imposer sa transformation intégrale sur le territoire national.

Cette décision marque un tournant dans la gestion des ressources minières du pays, deuxième détenteur de réserves aurifères en Afrique de l’Ouest. Elle s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer l’industrialisation de la Guinée et à accroître les retombées économiques des richesses naturelles pour les populations.

Une réforme présentée comme un impératif de justice économique

Dans une intervention particulièrement ferme, Mamadi Doumbouya a justifié cette orientation par la nécessité de corriger ce qu’il considère comme une injustice historique.

S’adressant aux opérateurs du secteur minier, il a rappelé que les ressources du sous-sol guinéen ont longtemps profité davantage aux acteurs étrangers qu’aux communautés vivant dans les zones d’exploitation.

Le président a évoqué les populations de Siguiri et de Kérouané, régions emblématiques de la production aurifère nationale, pour illustrer le contraste entre l’abondance des ressources extraites et les difficultés socio-économiques auxquelles restent confrontés de nombreux habitants.

Selon lui, la richesse minière du pays ne doit plus quitter la Guinée sans générer sur place les emplois, les investissements industriels et les recettes fiscales susceptibles de transformer durablement l’économie nationale.

Une orientation amorcée depuis 2022

Les autorités rappellent que cette réforme ne constitue pas une initiative isolée. Dès avril 2022, Mamadi Doumbouya avait annoncé sa volonté de revoir en profondeur le modèle économique du secteur extractif afin de favoriser la transformation locale des matières premières.

Cette stratégie a déjà commencé à se matérialiser dans la filière bauxite, où le gouvernement encourage le développement d’unités de transformation industrielle. Le secteur aurifère devient désormais l’un des principaux axes de cette politique de montée en gamme.

Pour l’exécutif, il ne s’agit plus seulement d’extraire et d’exporter les ressources naturelles, mais de bâtir un tissu industriel capable de générer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La raffinerie Nimba Gold Refinery au cœur du dispositif

La mise en œuvre de cette nouvelle politique repose en grande partie sur l’entrée en activité prochaine de la raffinerie Nimba Gold Refinery, installée à Gbessia, dans la périphérie de Conakry.

Présentée par les autorités comme la plus importante raffinerie d’or du continent africain, cette infrastructure doit permettre à la Guinée de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur du métal précieux, depuis le raffinage jusqu’à la certification des produits destinés à l’exportation.

Le gouvernement estime que cet outil industriel ouvrira la voie à une meilleure valorisation de la production nationale, tout en renforçant la traçabilité des exportations et les recettes fiscales associées.

À terme, l’ambition affichée est de faire de Conakry un centre régional de raffinage et de commercialisation de l’or africain.

Fin des exportations d’or brut : des sanctions annoncées

L’une des mesures phares annoncées par le chef de l’État concerne l’interdiction définitive des exportations d’or brut.

Désormais, toute production aurifère issue des mines guinéennes devra être raffinée localement avant d’être exportée vers les marchés internationaux.

Le président a averti que les entreprises qui ne respecteraient pas cette nouvelle réglementation s’exposeraient à des sanctions sévères, allant de la suspension de leur agrément à la résiliation de leurs conventions minières, voire à des poursuites judiciaires.

Cette position traduit la volonté des autorités de faire appliquer strictement cette réforme, considérée comme un élément central de la nouvelle doctrine économique du pays.

Un nouveau cadre pour les investisseurs étrangers

Malgré la fermeté de son discours, Mamadi Doumbouya a tenu à rassurer les investisseurs internationaux sur la volonté de la Guinée de maintenir un environnement favorable aux affaires.

Le chef de l’État a souligné que cette réforme ne visait pas à remettre en cause les partenariats étrangers, mais à établir une nouvelle relation fondée sur le partage de la valeur créée localement.

Il a notamment cité les grands projets en cours dans les régions de Simandou, Boffa et Boké comme illustration de la capacité du pays à attirer des investissements structurants tout en défendant ses intérêts stratégiques.

Selon lui, les entreprises souhaitant investir en Guinée devront désormais intégrer pleinement les objectifs nationaux d’industrialisation et de transformation locale.

 

raffinage de lor Guinee

Simandou 2040, symbole d’une nouvelle ambition économique

Le président a également replacé cette réforme dans le cadre plus large de la vision Simandou 2040, présentée par les autorités comme la feuille de route de la transformation économique du pays.

Cette stratégie vise à faire évoluer la Guinée d’une économie essentiellement exportatrice de matières premières vers un modèle davantage fondé sur la transformation industrielle, la création d’emplois qualifiés et le développement des infrastructures.

Pour le chef de l’État, cette orientation doit permettre au pays d’occuper une place plus importante dans les chaînes de valeur mondiales et de tirer un meilleur profit de ses ressources naturelles.

Faire de la richesse minière un moteur du développement national

Au-delà des considérations économiques, Mamadi Doumbouya a insisté sur la dimension sociale de cette réforme.

Les revenus générés par l’exploitation et la transformation de l’or doivent, selon lui, contribuer davantage au financement des infrastructures publiques, de l’éducation, de la santé et de l’emploi.

Les autorités estiment que la valorisation locale des ressources minières constitue un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et réduire les inégalités entre les zones de production et le reste du pays.

Avec cette réforme, la Guinée affiche clairement son ambition de reprendre un contrôle accru sur l’exploitation de ses ressources stratégiques et d’inscrire leur gestion dans une logique de développement industriel à long terme.

B095625c 5a2d 4557 a3fd 6e32c2dcf0b1 scaled 2550x1434 2 360x320

Souveraineté économique : le Président Mamadi Doumbouya scelle la fin de l’exportation de l’or brut en Guinée

C’est un virage historique et hautement stratégique que vient d’amorcer la République de Guinée. Sous l’impulsion du Président de la République, le Chef de l’État Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, le pays s’engage de manière irréversible dans l’industrialisation et la transformation locale de ses ressources minières, en mettant officiellement fin à l’exportation de son or brut.
Vendredi 19 juin 2026, le Palais présidentiel a été le théâtre d’une rencontre décisive. Le Chef de l’État a réuni autour d’une même table les plus hauts responsables sécuritaires et économiques du pays (notamment les ministres de la Présidence, des Mines, de la Sécurité, ainsi que le haut commandement de la gendarmerie et la direction des douanes) face aux acteurs majeurs du secteur aurifère : compagnies industrielles, semi-industrielles, artisans et responsables des comptoirs d’achat.
Le message délivré par le Président de la République a été d’une clarté absolue : la Guinée ne sera plus le simple fournisseur de matières premières des usines du reste du monde.

De la bauxite à l’or : une vision globale de transformation

Cette réforme majeure n’est pas un fait isolé, mais la suite logique d’une doctrine économique amorcée dès le 8 avril 2022. À cette époque, le Président Doumbouya avait sommé les compagnies minières de respecter leurs engagements en construisant des infrastructures de transformation de la bauxite. Un pari qui porte aujourd’hui ses fruits avec la construction en cours de trois raffineries d’alumine sur le territoire guinéen.
Désormais, c’est au secteur aurifère de basculer dans cette nouvelle ère. L’ambition nationale est de créer la richesse, former les compétences et générer l’emploi directement en Guinée.

La « Nimba Gold Refinery » : le fleuron de la souveraineté aurifère

Pour soutenir cette ambition, la Guinée s’appuie sur une infrastructure industrielle de pointe : la Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air (Conakry). Cette usine ultramoderne incarne le pivot de cette politique de transformation locale.
Dotée de technologies de dernière génération, la raffinerie affiche des caractéristiques techniques impressionnantes :

  • Une capacité industrielle hors norme : Le complexe peut traiter 2 000 kg d’or par jour, une capacité pouvant s’étendre à 4 000 kg en fonctionnement continu (24h/24), pour un traitement mensuel estimé à 520 tonnes.
  • Une technologie de pointe : Les lignes de production bénéficient d’une automatisation avancée limitant les pertes, de processus de récupération des métaux secondaires (comme l’argent) et d’un système de traçabilité numérique intégrale des lots.
  • Des standards mondiaux : L’usine produit des lingots d’or certifiés aux normes internationales tout en intégrant des systèmes de contrôle environnemental rigoureux pour minimiser les émissions toxiques.
Un levier économique pour les générations futures

Cette mutation industrielle s’inscrit en droite ligne avec les ambitions du programme national Simandou 2040, pensé pour propulser la Guinée au rang de puissance industrielle émergente.
En retenant la valeur ajoutée de l’or sur son sol, l’État guinéen ne vise pas seulement l’indépendance industrielle. Les retombées attendues touchent directement le quotidien des populations et la solidité de l’État : création de milliers d’emplois directs et indirects, stricte application du contenu local pour les sous-traitants, maximisation des recettes fiscales, et constitution de réserves d’or stratégiques et souveraines pour le pays.
En fermant définitivement la porte à l’exportation de son or brut, la Guinée prouve qu’elle a choisi de prendre son destin économique en main. Sous la direction du Général Mamadi Doumbouya, le cap vers une industrialisation nationale et irréversible est désormais solidement fixé.

FB IMG 1781800669572 860x474 1 360x320

Guinée–FMI : des consultations stratégiques pour accompagner les réformes économiques et la vision Simandou 2040.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement en séjour à Conakry dans le cadre des consultations économiques périodiques menées avec les autorités guinéennes. Conduite par Papa Ndiaye, directeur adjoint du Département Afrique de l’institution, la délégation multiplie les rencontres avec les principaux responsables gouvernementaux et financiers du pays afin d’évaluer la situation macroéconomique nationale et d’examiner les perspectives de coopération entre la Guinée et le FMI.

Au cœur des échanges figurent les réformes structurelles engagées par les autorités, les orientations de la politique économique nationale, ainsi que les ambitions de transformation portées par le programme Simandou 2040, présenté comme la feuille de route stratégique du développement économique et social du pays.

Une mission d’évaluation au titre de l’Article IV

Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations prévues par l’Article IV des Statuts du FMI, un mécanisme qui permet à l’institution de procéder régulièrement à l’évaluation des économies de ses États membres. Ces consultations visent notamment à analyser les politiques budgétaires, monétaires et financières mises en œuvre, à identifier les risques éventuels et à formuler des recommandations destinées à renforcer la stabilité économique et la croissance durable.

Dans ce contexte, la délégation du FMI a été reçue par le Premier ministre Bah Oury, avec qui elle a échangé sur les priorités économiques du gouvernement, les perspectives de croissance et les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et les conditions de vie des populations.

Le FMI salue les ambitions de la vision Simandou 2040

À l’issue de cette rencontre, Papa Ndiaye a souligné la qualité des discussions et salué l’ambition du programme de transformation porté par les autorités guinéennes.

Selon lui, la vision Simandou 2040 constitue un projet structurant susceptible de modifier durablement le profil économique du pays. Il a notamment mis en avant la volonté affichée par les autorités de faire des ressources minières un levier de diversification économique, de création d’emplois et d’amélioration du bien-être des populations.

Le responsable du FMI a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner la Guinée dans cette trajectoire de transformation, en appui aux efforts engagés pour renforcer les fondamentaux économiques du pays.

Le gouvernement réaffirme son engagement réformateur

Pour sa part, le Premier ministre Bah Oury a rappelé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles considérées comme essentielles à la réussite des grands projets de développement en cours.

Le chef du gouvernement a souligné que les autorités entendent maintenir le cap des réformes économiques et institutionnelles afin de créer les conditions favorables à une croissance inclusive, durable et résiliente. Il a également assuré la mission du FMI de la pleine disponibilité de l’administration guinéenne pour faciliter le déroulement des travaux et fournir toutes les informations nécessaires à l’évaluation en cours.

Discussions approfondies avec la Banque centrale

En parallèle des rencontres gouvernementales, la mission du FMI s’est entretenue avec les responsables de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Les échanges ont porté sur la conduite de la politique monétaire, la stabilité du système financier, la gestion des réserves internationales ainsi que les perspectives macroéconomiques à moyen terme.

Les discussions ont également abordé la possibilité de mettre en place un Programme de Facilité élargie de crédit (FEC), un mécanisme de soutien financier du FMI destiné aux pays engagés dans des programmes de réformes économiques d’envergure.

Des indicateurs économiques en amélioration

À l’occasion de cette rencontre, la Banque centrale a présenté plusieurs indicateurs témoignant, selon elle, d’une évolution favorable de la situation économique nationale.

L’institution met notamment en avant l’assouplissement progressif de sa politique monétaire avec une baisse du taux directeur, passé de 10,75 % à 9,50 %, ainsi qu’une réduction du coefficient des réserves obligatoires des banques. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par une forte progression de la liquidité bancaire.

La BCRG souligne également le renforcement des réserves internationales du pays, dont près d’un quart est désormais constitué d’or, traduisant une stratégie de diversification des actifs de réserve destinée à consolider la résilience financière nationale.

L’impact croissant du projet Simandou

Les autorités monétaires attribuent une part importante de l’amélioration des indicateurs extérieurs au développement du projet minier de Simandou, considéré comme l’un des plus importants projets d’exploitation de minerai de fer au monde.

Les flux d’investissements directs étrangers enregistrés en 2025 ainsi que l’amélioration significative de la balance des paiements illustrent, selon la Banque centrale, l’effet d’entraînement du projet sur l’économie guinéenne et sur l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Le premier vice-gouverneur de la BCRG, El Hadj Mohamed Lamine Conté, a insisté sur la nécessité de maintenir une gestion prudente de la politique monétaire afin de soutenir la croissance sans compromettre la stabilité des prix. Il a également souligné l’importance stratégique des réserves en or, présentées comme un instrument de protection contre les chocs économiques extérieurs.

Une étape importante pour la coopération entre Conakry et le FMI

L’arrivée de cette mission intervient dans un contexte économique particulier, marqué par l’accélération des grands projets structurants, l’augmentation des investissements étrangers et la volonté des autorités de consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Au-delà de l’évaluation annuelle prévue par l’Article IV, les consultations en cours pourraient ouvrir la voie à un approfondissement de la coopération entre la Guinée et le FMI, notamment à travers un éventuel Programme de Facilité élargie de crédit destiné à accompagner les réformes économiques engagées.

Pour Conakry, cette séquence constitue une occasion de mettre en avant les progrès réalisés, tout en renforçant la confiance des partenaires techniques et financiers dans les perspectives de développement du pays à l’horizon 2040.