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Guinée : Conakry demande à la la restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro.

La Guinée a officiellement sollicité auprès de la France la restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro Barry, dernier souverain de l’État théocratique du Fouta-Djalon, ainsi que des restes de trois de ses proches : son frère, son père et son chef de guerre.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de récupération et de valorisation du patrimoine historique guinéen. Elle intervient après une première demande formulée par Conakry concernant les objets personnels de l’Almamy Samory Touré, figure majeure de la résistance anticoloniale en Afrique de l’Ouest.

Selon le ministre guinéen de la Culture, Moussa Moïse Sylla, les recherches engagées à la suite de cette première requête ont permis d’identifier les crânes de Bokar Biro et de ses compagnons conservés en France. Les autorités françaises ont confirmé leur découverte fin juillet, ouvrant la voie à une demande officielle de restitution.

Un symbole de la résistance au colonialisme

L’Almamy Bokar Biro Barry, dernier dirigeant du Fouta-Djalon, est considéré par les autorités guinéennes comme une figure emblématique de la résistance à la pénétration coloniale française à la fin du XIXᵉ siècle.

Pour le ministre Moussa Moïse Sylla, ces restes humains ne doivent pas rester exposés à l’étranger, estimant que Bokar Biro fait partie des grandes figures historiques de la Guinée, aux côtés notamment de Samory Touré et d’autres héros de la résistance nationale.

Mohamed Amirou Conté, directeur général du Musée national de Guinée et membre du comité scientifique chargé du dossier, rappelle que Bokar Biro avait été décapité en raison de son opposition à l’avancée coloniale française au Fouta-Djalon.

Vers une restitution encadrée par la loi française

La procédure de restitution est rendue possible par une loi adoptée par le Parlement français en 2023 concernant les restes humains conservés dans les collections publiques françaises.

En Guinée, un comité scientifique accompagne les démarches et les autorités espèrent une restitution dans un délai d’un à deux ans.

Les restes de l’Almamy Bokar Biro sont actuellement conservés au Musée de l’Homme à Paris. Contrairement à certaines restitutions patrimoniales destinées à l’exposition, la Guinée prévoit une approche différente, fondée sur les traditions culturelles et le respect dû aux défunts.

Des funérailles nationales envisagées

Les autorités guinéennes indiquent que le retour des restes de Bokar Biro pourrait être suivi d’obsèques nationales. Le lieu d’inhumation n’a pas encore été définitivement choisi entre Conakry et Timbo, ancienne capitale du Fouta-Djalon.

À travers cette démarche, la Guinée entend réhabiliter la mémoire d’un souverain dont le parcours reste profondément lié à l’histoire politique, religieuse et résistante du pays.

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Infra for Africa 2026 : Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget porte la voix de la Guinée au Forum Panafricain de Dar Es Salam.

En Tanzanie, à Dar es Salaam, la Guinée prend part au Forum Infra for Africa, organisé par Africa50, un rendez-vous continental qui réunit, les 5 et 6 août 2026, les décideurs publics, institutions financières, investisseurs et partenaires techniques engagés dans le développement des infrastructures en Afrique. A Infra for Africa 2026, la Guinée met en avant les ambitions du programme Simandou 2040 devant les principaux acteurs du financement des infrastructures africaines

Conduite par Madame la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, la délégation guinéenne participe à cette rencontre avec une ambition clairement affichée : présenter la vision de transformation économique portée par le programme Simandou 2040 et poursuivre les échanges avec les partenaires susceptibles d’accompagner la préparation, la structuration et le financement des projets prioritaires du Gouvernement.

Cette première journée a donné lieu à des échanges de haut niveau, marqués par la cérémonie d’ouverture du Forum, la participation à plusieurs panels stratégiques et des audiences avec le Fonds souverain du Nigeria, la Société Financière Internationale (SFI), Afreximbank et Africa50. Ces rencontres ont permis de présenter les ambitions du programme Simandou 2040 et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement.

Le Programme Simandou 2040 au cœur des échanges

Ces rencontres ont permis de consolider le dialogue avec les partenaires techniques et financiers autour des mécanismes de financement, de la préparation des projets, de l’assistance technique et de la gouvernance des fonds souverains. Ils ouvrent également la voie à un renforcement de la coopération en faveur de la réalisation des infrastructures prioritaires portées par le programme Simandou 2040.

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Madame la Ministre a notamment mis en lumière les opportunités d’investissement qu’offre ce programme dans plusieurs secteurs stratégiques, parmi lesquels les infrastructures de transport, l’énergie, la logistique, les télécommunications, les plateformes industrielles ainsi que les services destinés à soutenir la compétitivité de l’économie nationale.

Cette présentation a permis d’apporter aux différents interlocuteurs une vision d’ensemble des priorités du Gouvernement et des projets appelés à accompagner la dynamique de développement engagée par les autorités.

Un échange d’expériences autour de la gouvernance des fonds souverains

La délégation guinéenne a reçu le Directeur Général du Fonds souverain du Nigeria, dans le cadre d’un entretien consacré aux mécanismes de gouvernance et aux modèles de gestion des fonds souverains.

Après avoir présenté les ambitions de la Guinée dans le cadre du programme Simandou 2040, Madame la Ministre a échangé avec son interlocuteur sur les conditions de mise en place d’un instrument financier destiné à accompagner les investissements de long terme et à préserver les ressources au bénéfice des générations futures.

Les discussions ont porté sur plusieurs aspects structurants, notamment les modalités de capitalisation, l’organisation des organes de gouvernance, la composition des conseils d’administration, les critères de sélection des équipes dirigeantes ainsi que les principes de gestion appliqués par le Fonds souverain du Nigeria.

Les deux parties ont évoqué des possibilités de collaboration et des voyages d’études ont été émises.

Poursuite des échanges techniques avec la SFI

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Madame la Ministre s’est ensuite entretenue avec Madame Marième Travaly, Directrice des Infrastructures à la Société Financière Internationale (SFI).

Cette rencontre a permis de faire le point sur les discussions engagées précédemment à Conakry et d’examiner les prochaines étapes du travail technique autour des projets identifiés par les autorités guinéennes.  Au cours des échanges, les participants ont évoqué la nécessité de disposer d’un portefeuille de projets suffisamment documenté afin de faciliter les analyses techniques et financières qui accompagneront leur maturation.

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Plusieurs initiatives ont été passées en revue, notamment les projets relatifs à la production d’énergie solaire, aux infrastructures de transport urbain, au développement du réseau ferroviaire, aux plateformes logistiques, au Port sec de Kagbelen, à la route Fidel Castro, ainsi qu’à certaines infrastructures portuaires et de télécommunications. Les discussions ont également porté sur les réflexions engagées autour des enjeux de décarbonisation.

À cette occasion, Madame la Ministre a réaffirmé la disponibilité des équipes techniques du département à poursuivre le travail de préparation des dossiers afin d’en faciliter l’instruction.

Les mécanismes d’accompagnement explorés avec le staff d’Afreximbank

La délégation guinéenne a également rencontré Monsieur Alain Thiéry Mbongué, Directeur de Cabinet du Président d’Afreximbank. Les échanges ont essentiellement porté sur les besoins d’accompagnement de la Guinée dans la mise en œuvre des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

Madame la Ministre a présenté les principales attentes du Gouvernement en matière de financement, d’assistance technique, de garanties et de conseils destinés à renforcer la structuration des projets.

Pour sa part, la délégation d’Afreximbank a partagé plusieurs éléments de réflexion relatifs aux mécanismes de couverture et d’atténuation des risques susceptibles d’accompagner les projets d’investissement, tout en convenant de la poursuite des échanges techniques entre les équipes.

Africa50 et la Guinée poursuivent leurs échanges

La journée s’est poursuivie avec une séance de travail consacrée aux perspectives de coopération entre la Guinée et Africa50.

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À cette occasion, Madame la Ministre est revenue sur les principales priorités du programme Simandou 2040 et sur les besoins liés à la préparation des projets d’infrastructures appelés à soutenir la transformation économique du pays. Les représentants d’Africa50 ont, pour leur part, présenté leur approche en matière de préparation de projets, de mobilisation de capitaux et d’accompagnement des États dans la structuration d’infrastructures bancables.

Les échanges ont également porté sur l’organisation prochaine d’une mission technique en Guinée, destinée à approfondir les discussions avec les différentes parties prenantes nationales autour des besoins en études, en préparation de projets et en assistance technique. Il a également été rappelé que la République de Guinée figure parmi les États actionnaires d’Africa50, une qualité qui témoigne des liens institutionnels déjà établis entre les deux parties.

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Au terme de cette première journée de travaux, la délégation guinéenne aura pris part à la cérémonie d’ouverture ainsi qu’à une série d’entretiens consacrés aux enjeux de financement, de préparation des projets et de partage d’expériences autour des infrastructures stratégiques. Ces rencontres, organisées en marge des travaux du Forum Infra for Africa 2026, s’inscrivent dans le calendrier des échanges engagés par le Gouvernement avec les partenaires techniques et financiers autour des projets prioritaires du programme Simandou 2040.

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Les activités du Forum se poursuivront à Dar es Salaam avec l’Assemblée Générale des actionnaires de Africa50, ainsi que plusieurs panels, rencontres institutionnelles et sessions de travail réunissant les principaux acteurs africains et internationaux du financement des infrastructures.

Source : Service Communication, Relations Publiques MEFB.

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La Guinée demande des garanties de sécurité avant son déplacement en Afrique du Sud.

À un mois du début des éliminatoires de la CAN PAMOJA 2027, la Fédération guinéenne de football (FGF) a saisi la Confédération africaine de football (CAF) afin d’obtenir des garanties de sécurité pour le déplacement du Syli National en Afrique du Sud.

Dans une correspondance adressée à l’instance continentale, la FGF fait part de ses préoccupations face aux violences xénophobes signalées ces derniers mois dans plusieurs régions sud-africaines. La sélection guinéenne doit affronter les Bafana Bafana à Johannesburg en septembre, lors de la première journée des qualifications.

Selon les informations disponibles, la Fédération guinéenne souhaite s’assurer que toutes les mesures nécessaires seront prises pour garantir la sécurité de sa délégation, notamment en ce qui concerne les déplacements, l’hébergement et la protection de l’équipe durant son séjour.

Cette demande intervient dans un contexte de recrudescence d’actes de violence visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud, une situation qui suscite des inquiétudes parmi plusieurs fédérations africaines appelées à se rendre dans le pays.

La CAF devrait désormais échanger avec la Fédération sud-africaine de football (SAFA) et les autorités compétentes afin d’évaluer les dispositions sécuritaires prévues pour cette rencontre.

À ce stade, aucun changement de calendrier n’a été annoncé. Le match reste programmé en septembre et ouvrira la campagne qualificative des deux sélections pour la CAN PAMOJA 2027.

Pour la Guinée, l’objectif est de garantir que le Syli National évolue dans des conditions de sécurité optimales avant ce rendez-vous sportif important.

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Guinée : l’État signe la convention de base de Nimba Mining Company, sa première société minière publique.

La République de Guinée a signé, mercredi au Palais présidentiel, la convention de base de Nimba Mining Company (NMC), une société minière détenue à 100 % par l’État guinéen et financée par des capitaux nationaux. Les autorités présentent cette étape comme un tournant dans leur stratégie de souveraineté sur les ressources minières.

La cérémonie, présidée par Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, intervient un an après la création de NMC et l’octroi de son permis d’exploitation.

Selon le gouvernement, cette convention marque l’entrée de la Guinée dans une nouvelle phase où l’État participe directement à l’exploitation et à la commercialisation de ses ressources minières.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a indiqué que cet accord s’inscrit dans la continuité de l’accord transactionnel global signé en mai 2026. Il vise à renforcer la gouvernance du secteur, sécuriser les investissements et accroître les retombées économiques des ressources naturelles.

5 millions de tonnes de bauxite déjà extraites

Le directeur général de Nimba Mining Company, Patrice Huillier, a annoncé que la société a déjà extrait 5 millions de tonnes de bauxite depuis sa création. L’objectif est d’atteindre 10 millions de tonnes produites et exportées en 2026.

L’entreprise emploie, avec ses sous-traitants, près de 2 000 personnes, dont 98 % de Guinéens, selon ses dirigeants.

Vers la transformation locale de la bauxite

Les autorités ambitionnent de faire de NMC un acteur majeur de la transformation des ressources minières. À terme, la Guinée prévoit de développer une industrie locale capable de produire de l’alumine, puis de l’aluminium, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La convention prévoit également des engagements en matière de contenu local, de formation, d’emploi, de développement communautaire et de transparence dans la gestion des ressources minières.

Pour le gouvernement, cette signature constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040, qui vise à faire du secteur minier un levier de développement économique, d’industrialisation et de création d’emplois en Guinée.

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Guinée : Dansa Kourouma appelle les nouveaux députés à mettre les vacances parlementaires à profit pour se former.

Le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a exhorté les nouveaux députés à profiter de la période des vacances parlementaires pour approfondir leur connaissance des règles, des procédures et du fonctionnement de l’institution. Il s’est exprimé lors de la première séance plénière de la nouvelle législature, tenue le 3 août.

Cette recommandation intervient dans un contexte de renouvellement du Parlement. La nouvelle Assemblée nationale compte 147 députés, dont plusieurs effectuent leur première expérience parlementaire, après la transition assurée par le Conseil national de la transition (CNT).

S’adressant aux nouveaux élus, Dansa Kourouma a rappelé que le mandat parlementaire implique bien plus que la participation aux débats en séance ou la représentation des électeurs. Il a insisté sur la nécessité de maîtriser les institutions, les procédures législatives ainsi que les responsabilités attachées à la fonction de député.

Le président de l’Assemblée nationale a invité les parlementaires débutants à faire de cette période de pause un temps de formation, en s’appuyant sur la Constitution, le règlement intérieur de l’Assemblée et les lois de la République pour renforcer leurs compétences.

Selon lui, une bonne connaissance du cadre juridique et institutionnel constitue une condition essentielle pour exercer efficacement le mandat parlementaire et prendre des décisions conformes à l’intérêt général.

Par cette intervention, Dansa Kourouma place le renforcement des capacités des députés parmi les priorités de la nouvelle législature, avec l’objectif de consolider l’efficacité du travail parlementaire.

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African Mining Week 2026 : la Guinée, l’Égypte et le Nigeria présenteront leurs stratégies pour attirer les investissements miniers

Des responsables de haut niveau de la Guinée, de l’Égypte et du Nigeria participeront à l’édition 2026 de l’African Mining Week (AMW), prévue du 14 au 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud. Cette rencontre réunira gouvernements, entreprises minières et investisseurs autour des enjeux liés au développement du secteur minier africain.

Considéré comme l’un des principaux forums miniers du continent, l’AMW 2026 mettra l’accent sur l’exploration, la transformation locale des ressources, le financement des projets et les réformes visant à renforcer l’attractivité des marchés africains.

Parmi les intervenants annoncés figurent Daouda Diakité, conseiller principal du ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Yasser Ramadan, président de l’Autorité égyptienne des ressources minérales et des industries minières (MRMIA), ainsi que Martins Imonitie, directeur général de la Nigerian Mining Corporation.

Les représentants des trois pays présenteront leurs politiques publiques et leurs initiatives destinées à accélérer l’exploitation des ressources naturelles, développer les chaînes de valeur locales et attirer davantage de capitaux privés dans un secteur stratégique pour la croissance économique du continent.

La Guinée mise sur Simandou 2040 pour transformer son potentiel minier

Pour la Guinée, l’AMW 2026 sera une occasion de mettre en avant son potentiel minier, notamment ses importantes réserves de bauxite et de minerai de fer, ainsi que la stratégie Simandou 2040, présentée comme un programme majeur d’industrialisation et de développement des infrastructures.

Conakry poursuit également des réformes visant à améliorer la gouvernance minière, renforcer la planification économique et créer un environnement plus favorable aux investisseurs. Le pays estime que ses ressources minières peuvent jouer un rôle central dans le financement de son développement national.

L’Égypte et le Nigeria accélèrent leurs politiques minières

De son côté, l’Égypte poursuit la modernisation de son secteur minier à travers de nouveaux programmes d’exploration et de valorisation des ressources. Le pays a notamment lancé en 2026 un programme de levés géophysiques aéroportés afin d’identifier de nouveaux gisements et développer des projets liés à l’or, au phosphate et au minerai de fer.

Le Nigeria, engagé dans une stratégie de diversification économique au-delà des hydrocarbures, entend également faire du secteur minier un nouveau moteur de croissance. Abuja met en avant les investissements réalisés dans l’exploration de minerais stratégiques tels que le lithium, l’or, le nickel, le cuivre et les terres rares.

Avec 44 ressources minérales identifiées, le pays cherche à renforcer la participation du secteur privé et à accroître la contribution de l’exploitation minière à son économie.

À travers cette édition 2026, l’African Mining Week ambitionne de devenir une plateforme majeure de dialogue sur l’avenir de l’industrie minière africaine, en mettant en lumière les réformes, les opportunités d’investissement et les stratégies de transformation du secteur.

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États-Unis : les Guinéens devront désormais verser jusqu’à 20 000 dollars de caution pour certains visas.

À compter de ce 3 août 2026, les ressortissants guinéens sollicitant un visa américain temporaire pour les affaires ou le tourisme (B-1/B-2) pourront être contraints de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars américains. Cette mesure, qui relevait jusque-là d’un programme pilote, devient désormais permanente à la suite de l’entrée en vigueur d’une règle définitive adoptée par le département d’État des États-Unis.

Auparavant, dans le cadre du programme expérimental lancé le 20 août 2025, le montant maximal de cette caution était fixé à 15 000 dollars. Désormais, le plafond est relevé à 20 000 dollars, tandis que l’option de 5 000 dollars est supprimée.

Change et devises

Dans son avis officiel, le département d’État rappelle que « cette règle définitive rend permanent le règlement provisoire entré en vigueur le 20 août 2025, qui avait lancé un programme pilote de caution pour les visas d’une durée de 12 mois, et établit un programme permanent de caution pour les visas ».

Garantir le respect des conditions du visa

Selon les autorités américaines, cette caution a pour objectif de s’assurer que le bénéficiaire respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis à l’expiration de la durée autorisée.

« Les agents consulaires peuvent exiger des demandeurs concernés le versement d’une caution pouvant atteindre 20 000 dollars comme condition de délivrance du visa, à leur discrétion », précise le département d’État.

Autrement dit, cette caution ne sera pas automatiquement imposée à tous les demandeurs. Sa mise en œuvre dépendra de l’appréciation des agents consulaires, en fonction de la situation de chaque candidat au visa.

Une réponse aux dépassements de séjour

Les Etats-Unis justifient ce durcissement par le nombre élevé d’étrangers qui demeurent sur le territoire américain après l’expiration de leur visa.

Le département d’État rappelle qu’en application de la loi de 2000 sur l’amélioration de la gestion des données de l’immigration (Immigration and Naturalization Service Data Management Improvement Act), les États-Unis disposent d’un système intégré d’enregistrement des entrées et des sorties du territoire.

Les rapports transmis chaque année au Congrès recensent notamment les titulaires de visas non-immigrants pour lesquels aucune sortie du territoire n’a été enregistrée à l’issue de leur séjour autorisé.

Selon les autorités américaines, l’analyse de ces données sur plus d’une décennie montre que des centaines de milliers de visiteurs non-immigrants ne quittent pas les États-Unis dans les délais prévus par leur visa, justifiant ainsi la mise en place de ce mécanisme de caution.

Pourquoi la Guinée est concernée

La Guinée figure parmi une liste de 50 pays, dont 30 sont situés en Afrique, dont les ressortissants peuvent être soumis à cette exigence.

Les autorités américaines expliquent leur décision par plusieurs critères, notamment des pays qui :

présentent un taux élevé de dépassement de séjour (« overstay ») ;

assurent un partage d’informations jugé insuffisant avec les États-Unis ;

disposent de mécanismes de vérification de l’identité ou des antécédents judiciaires considérés comme insuffisants ;

doivent renforcer leurs procédures de contrôle, de filtrage et de sécurisation des documents de voyage et d’état civil, notamment dans le processus d’octroi de la nationalité.

Heure et calendriers

Le département d’État précise que la liste des pays concernés pourra être révisée au fil du temps, avec l’ajout ou le retrait de certains États en fonction de l’évolution de leur situation.

Source : GuinéeNews

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Assemblée nationale : les députés examinent plusieurs textes stratégiques en inter-commission avant la plénière.

En prélude à la séance plénière de ce lundi, les députés de l’Assemblée nationale se sont réunis en inter-commission sous la présidence du président de la Commission des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains. Cette séance de travail a mobilisé les membres des différentes commissions permanentes autour de l’examen de plusieurs projets de loi inscrits à l’ordre du jour de la prochaine plénière.

Cette étape préparatoire vise à permettre aux députés d’analyser en profondeur les textes soumis par le Gouvernement avant leur examen et leur éventuelle adoption en séance plénière.

Parmi les principaux dossiers examinés figure le projet de loi d’habilitation, destiné à autoriser le Président de la République à prendre, par ordonnance, certaines mesures relevant du domaine de la loi afin de répondre avec célérité aux priorités nationales, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Les députés se sont également penchés sur le projet de loi portant ratification de la convention minière conclue entre l’État guinéen, Chalco Guinée et la Société de Raffinerie. Ce texte vise à renforcer la valorisation des ressources minières nationales, à promouvoir la transformation locale de la bauxite, à attirer davantage d’investissements et à générer des emplois ainsi que des retombées économiques au profit des populations.

Dans le secteur de l’énergie, les parlementaires ont examiné le projet de loi portant ratification de l’ordonnance relative à l’interconnexion électrique entre la Guinée et le Mali. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’intégration énergétique sous-régionale et ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité, de renforcer la sécurité de l’approvisionnement et de favoriser les échanges d’énergie entre les deux pays.

Les travaux ont également porté sur le projet de loi ratifiant l’ordonnance relative à la convention de financement du projet de bitumage de la route nationale Faranah–Dabola. Ce projet d’infrastructure routière, considéré comme stratégique, vise à améliorer la mobilité des personnes et des biens, à désenclaver les zones concernées et à soutenir le développement économique des localités traversées.

À l’issue de cette phase d’examen technique, les différents projets de loi seront soumis à l’appréciation de l’ensemble des députés en séance plénière, en présence des membres du Gouvernement, en vue de leur adoption.

Cette réunion en inter-commission illustre la volonté de l’Assemblée nationale d’assurer un examen rigoureux des textes législatifs, dans le respect des procédures parlementaires et au service des intérêts de la Nation.

Compte rendu : Souleymane Diallo

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Ghana : les producteurs de cacao risquent jusqu’à 20 ans de prison selon un projet de loi.

Le Parlement ghanéen a adopté un projet de loi visant à renforcer la protection des exploitations cacaoyères, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement pour certains contrevenants. Le texte, dont le contenu a été rendu public dimanche, n’a toutefois pas encore été promulgué par le président John Mahama.

Selon une copie du projet de loi consultée par l’Associated Press, toutes les exploitations de cacao bénéficieraient d’un statut protégé. Leur conversion à d’autres usages sans autorisation gouvernementale constituerait une infraction pénale.

Des sanctions particulièrement lourdes contre l’orpaillage illégal

Les peines les plus sévères concernent notamment l’exploitation illégale de l’or sur des terres cacaoyères. Les personnes reconnues coupables pourraient être condamnées à une peine comprise entre 10 et 20 ans de prison, assortie d’une importante amende calculée en fonction du nombre de cacaoyers concernés.

Cette disposition suscite cependant des inquiétudes parmi certains producteurs, qui estiment que la protection des plantations doit s’accompagner d’un soutien accru de l’État.

« Si la loi reste telle qu’elle est actuellement, ce n’est pas juste », a déclaré Moses Djan Asiedu, administrateur de la Ghana Cooperative Cocoa Farmers and Marketing Association Limited et producteur de cacao. Il souligne que de nombreux agriculteurs financent eux-mêmes l’acquisition, la mise en valeur et l’entretien de leurs plantations, parfois pendant plusieurs années avant de générer des revenus significatifs.

Le cacao, un secteur stratégique pour l’économie ghanéenne

La mesure intervient dans un pays où le cacao constitue un pilier de l’économie agricole. Des centaines de milliers de producteurs en Afrique de l’Ouest dépendent de cette culture pour leurs revenus.

Au Ghana, les fèves de cacao représentent près de 15 % des recettes d’exportation, tandis qu’en Côte d’Ivoire voisine, premier producteur mondial, elles génèrent environ 40 % des recettes d’exportation.

Pour protéger les producteurs contre les fluctuations des cours internationaux, les autorités ghanéennes fixent chaque saison un prix d’achat et encadrent la commercialisation des fèves à travers des opérateurs agréés.

Des cours mondiaux très volatils

Le secteur reste toutefois exposé aux fortes fluctuations du marché international. En 2024, les contrats à terme sur le cacao ont dépassé 12 000 dollars la tonne, atteignant leur niveau le plus élevé depuis plusieurs décennies, avant de retomber autour de 4 000 dollars lorsque l’offre a commencé à dépasser la demande.

Le projet de loi doit désormais être soumis à la signature du président John Mahama. Son adoption définitive pourrait renforcer la protection du patrimoine cacaoyer ghanéen, mais ouvre également un débat sur l’équilibre entre la préservation d’une filière stratégique et les droits ainsi que les conditions de vie des producteurs.

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Guinée : le GDB appelle à renforcer les investissements égyptiens autour du programme Simandou.

Alors que la Guinée multiplie les initiatives pour renforcer son attractivité économique et diversifier ses partenariats, le programme Simandou s’impose comme l’un des principaux leviers de la stratégie de développement du pays.

Lors d’une rencontre tenue lundi 3 août 2026 à la Primature avec une délégation d’investisseurs égyptiens, le directeur général du Guinea Development Board (GDB), Namory Camara, a présenté les perspectives économiques de la Guinée et plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires internationaux autour du programme Simandou.

Le Simandou au cœur de la stratégie économique

Selon Namory Camara, la conjoncture économique actuelle offre des perspectives encourageantes pour les investisseurs. Il a notamment évoqué une dynamique qu’il juge favorable, affirmant que « les indicateurs économiques sont au vert ».

Le responsable du GDB a également souligné l’importance du programme Simandou, présenté par les autorités comme un cadre de référence pour la transformation économique du pays. Il estime que sa réussite nécessite l’implication d’un éventail élargi de partenaires, au-delà des acteurs traditionnels déjà présents en Guinée.

Conakry veut renforcer ses relations économiques avec Le Caire

Les échanges ont également porté sur les relations entre la Guinée et l’Égypte. Namory Camara a rappelé la profondeur des liens historiques entre les deux pays, tout en appelant à renforcer leur dimension économique.

Selon lui, la coopération entre Conakry et Le Caire, déjà établie sur le plan diplomatique, pourrait davantage s’étendre aux investissements et aux échanges commerciaux. La Guinée souhaite ainsi attirer davantage de capitaux et d’expertises égyptiens dans ses secteurs prioritaires.

Diversifier les partenariats autour de Simandou

Cette rencontre s’inscrit dans la stratégie du gouvernement guinéen visant à développer de nouveaux partenariats économiques et à attirer des investisseurs étrangers.

À travers le programme Simandou, les autorités ambitionnent de transformer le potentiel minier du pays en un moteur de développement plus large, notamment grâce au renforcement des infrastructures, à l’industrialisation et à la création de valeur ajoutée locale.

L’enjeu pour Conakry est désormais de convertir l’intérêt croissant des investisseurs en projets concrets, capables de soutenir durablement la croissance économique et de produire des retombées significatives pour l’économie nationale.