Mamadi Doumbouya 2 360x320

Guinée : S.E Mamadi Doumbouya donne le feu vert à un vaste réseau de vidéosurveillance urbaine

Le président Mamadi Doumbouya a officiellement autorisé la mise en œuvre du projet de sécurité urbaine « Guinea Safe City ». À travers un décret lu ce mardi 16 juin 2026 à la télévision nationale, il a promulgué la loi ordinaire L/2026/009/CNT autorisant la ratification de l’accord de prêt concessionnel signé entre le gouvernement guinéen et la Banque d’import-export de Chine (China Exim Bank).

Conclu le 30 juin 2025, cet accord de financement vise à soutenir la réalisation de ce programme destiné à renforcer les capacités de sécurité et de gestion urbaine dans plusieurs villes du pays.

Présentant le dossier devant le Conseil national de la transition (CNT) le 13 mars dernier, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, avait précisé que le prêt accordé par la partie chinoise s’élève à 385,3 millions de renminbi, soit environ 54 millions de dollars américains.

Selon lui, ce financement permettra le déploiement d’infrastructures technologiques destinées à améliorer la sécurité dans les centres urbains guinéens.

Le ministre avait également rappelé que « Guinea Safe City » représente le premier projet concret issu du partenariat stratégique renforcé établi entre la Guinée et la Chine à l’issue du Forum sur la coopération sino-africaine 2024.

Soutenu par l’expertise technologique de Huawei, le programme prévoit notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance intelligentes, la création de centres de commandement numériques et la mise en place d’un système moderne de gestion et de régulation du trafic routier.

Selon les autorités, ce projet vise à moderniser les mécanismes de sécurité publique, à améliorer la fluidité de la circulation et à renforcer les capacités d’intervention des services de défense et de sécurité face aux défis liés à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.

Dans sa phase opérationnelle, « Guinea Safe City » prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillancerépartis dans huit villes, la création de huit centres de commandement, la mise à disposition de 900 terminaux portables pour les forces de sécurité, l’intégration de 100 équipements embarqués dans les véhicules d’intervention ainsi que le déploiement de six stations LTE destinées à sécuriser les communications.

Les autorités guinéennes présentent cette initiative comme un outil stratégique de modernisation visant à rapprocher Conakry et les principales agglomérations du pays des standards internationaux en matière de sécurité urbaine, tout en améliorant la gestion du trafic et l’efficacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité.

Source : Guinée 360.

PXL 20230301 194535439 360x320

Crise en Iran : la Guinée rapatrie un premier groupe de ressortissants et active un dispositif d’urgence.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran consécutive aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique, les autorités guinéennes ont engagé une opération d’urgence visant à assurer la protection et le rapatriement de leurs ressortissants présents sur le territoire iranien.

Sur instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les actions de suivi, d’assistance et d’évacuation des citoyens guinéens exposés aux risques liés au conflit.

Une cellule de crise mobilisée pour suivre la situation

Depuis le déclenchement des hostilités, plusieurs réunions de coordination ont été organisées sous la supervision du ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin d’évaluer l’évolution de la situation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens.

Les autorités diplomatiques guinéennes, en lien avec leurs partenaires et les représentations concernées, ont travaillé à l’identification des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les familles confrontées à des difficultés de déplacement dans un contexte régional particulièrement tendu.

Cette mobilisation s’inscrit dans la politique de protection consulaire mise en avant par les autorités guinéennes, qui accordent une attention particulière à la sécurité des citoyens vivant à l’étranger en période de crise.

Un premier contingent de 48 Guinéens de retour à Conakry

Les efforts engagés ont permis l’évacuation d’un premier groupe de ressortissants. Selon un reportage diffusé par la télévision nationale, 48 Guinéens sont arrivés à l’aube du jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.

Ce premier contingent était composé principalement de femmes et d’enfants, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’opération de rapatriement. À leur arrivée, de nombreuses scènes d’émotion ont marqué les retrouvailles avec leurs proches, illustrant le soulagement ressenti après plusieurs jours d’incertitude.

Entre gratitude et soulagement

Pour les personnes évacuées, cette opération représente bien plus qu’un simple retour au pays. Plusieurs rapatriés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités guinéennes pour les démarches entreprises dans un contexte particulièrement complexe.

« Aujourd’hui, ma plus grande fierté, c’est d’abord d’être Guinéen. Cette évacuation a été une épreuve difficile pour nous, mais nous remercions sincèrement le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Ils nous ont véritablement sauvé la vie », a confié l’un des ressortissants rapatriés à son arrivée à Conakry.

Une vigilance maintenue face à l’évolution de la crise

Les autorités guinéennes poursuivent le suivi de la situation des compatriotes qui se trouvent encore en Iran ou dans les zones concernées par les tensions régionales. La cellule de crise reste mobilisée afin de coordonner d’éventuelles nouvelles opérations d’assistance ou d’évacuation selon l’évolution du contexte sécuritaire.

Cette première évacuation témoigne de la volonté de l’État guinéen de renforcer la protection de ses ressortissants à l’étranger et de réagir rapidement face aux crises internationales susceptibles de mettre en danger ses citoyens.

GraphiqueColle 1 360x320

MMA : Francis Ngannou attendu à Conakry pour la quatrième édition du Challenge Fighting Championship.

La capitale guinéenne s’apprête à accueillir l’une des figures les plus emblématiques du sport africain. Le champion camerounais de MMA, Francis Ngannou, est attendu à Conakry le 27 juin 2026 à l’occasion de la quatrième édition du Challenge Fighting Championship (CFC 4), un événement qui ambitionne de positionner la Guinée parmi les places fortes des arts martiaux mixtes en Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Francis Ngannou Foundation, cette compétition réunira des combattants venus de plusieurs pays du continent et mettra en lumière une nouvelle génération d’athlètes africains dans une discipline en pleine expansion.

Conakry, capitale africaine du MMA le temps d’une soirée

Prévu aux Chapiteaux by Issa à partir de 20 heures, le Challenge Fighting Championship 4 proposera une programmation riche mêlant combats préliminaires et affrontements principaux. Des athlètes guinéens y croiseront le fer avec des compétiteurs issus de différentes nations africaines, dans un format destiné à promouvoir le niveau croissant du MMA sur le continent.

L’événement constitue également une occasion unique pour les passionnés de sports de combat de rencontrer Francis Ngannou, dont le parcours est devenu une source d’inspiration bien au-delà des cages. Ancien champion du monde des poids lourds, le Camerounais s’est imposé comme l’une des personnalités sportives africaines les plus influentes de sa génération.

Une plateforme de promotion pour la jeunesse africaine

Au-delà de la dimension sportive, le Challenge Fighting Championship s’inscrit dans une démarche de développement humain portée par la Fondation Francis Ngannou. L’initiative vise à offrir davantage de visibilité aux talents africains tout en sensibilisant les jeunes aux valeurs de discipline, de persévérance, de courage et de dépassement de soi.

Les organisateurs estiment que le sport peut constituer un puissant levier d’insertion, d’émancipation et de cohésion sociale. À travers cette compétition, ils entendent encourager les jeunes Africains à croire en leur potentiel et à poursuivre leurs ambitions malgré les obstacles.

Cette philosophie reflète d’ailleurs le parcours personnel de Francis Ngannou, passé d’une enfance modeste au Cameroun à une carrière exceptionnelle sur la scène mondiale des sports de combat.

Predictive Discovery s’associe à l’événement

La quatrième édition du CFC bénéficie du soutien de Predictive Discovery Limited, société minière active dans l’exploration aurifère en Guinée. L’entreprise a officiellement annoncé son partenariat avec la Fondation Francis Ngannou, affirmant partager les valeurs véhiculées par le champion camerounais.

Selon son directeur général, Matthew Wilcox, cet engagement s’inscrit dans une vision à long terme visant à accompagner les initiatives favorisant l’émergence des talents locaux et la création d’opportunités durables pour les communautés guinéennes.

Pour l’entreprise, soutenir un événement de cette envergure revient également à contribuer à la promotion de modèles de réussite inspirants pour la jeunesse.

Une ambition régionale affirmée

Avec la présence annoncée de Francis Ngannou et la participation de nombreux combattants africains, le Challenge Fighting Championship entend franchir un nouveau cap et renforcer son statut parmi les principales compétitions de MMA du continent.

Cette quatrième édition pourrait ainsi marquer une étape importante dans le développement des sports de combat en Guinée et en Afrique de l’Ouest. En réunissant athlètes, passionnés et partenaires autour d’un même événement, Conakry ambitionne de devenir, le temps d’une soirée, l’un des centres névralgiques du MMA africain.

Au-delà des combats, le rendez-vous se veut également une célébration du talent africain, de l’excellence sportive et du potentiel d’une jeunesse en quête de nouvelles perspectives.

726270333 989192963724835 2312418816196698836 n 360x320

Francophonie : la Guinée et la Cité internationale de la langue française renforcent leur coopération culturelle.

En visite de travail à Villers-Cotterêts, une délégation guinéenne conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a exploré de nouvelles perspectives de coopération avec la Cité internationale de la langue française. Les échanges ont porté sur la promotion du livre, de la littérature et du patrimoine francophone, ainsi que sur l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique et culturelle au sein de l’espace francophone. Une délégation officielle conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, accompagnée du chargé d’affaires de l’Ambassade de Guinée en France, a effectué mardi une visite de travail à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts.

Installée au sein du château historique de Villers-Cotterêts, lieu emblématique de l’histoire de la langue française, cette institution constitue aujourd’hui un centre de référence dédié à la promotion du français, à la valorisation des cultures francophones et au dialogue entre les peuples partageant un patrimoine linguistique commun.

Une rencontre tournée vers le livre et la création culturelle

La délégation guinéenne a été accueillie par Paul Rondin, directeur de la Cité internationale de la langue française, figure reconnue du monde culturel français, notamment pour son passage à la direction du Festival d’Avignon et son engagement en faveur de l’innovation culturelle.

Les discussions ont permis d’identifier plusieurs axes de coopération destinés à renforcer les échanges culturels entre la Guinée et la France. Parmi les projets évoqués figurent l’organisation d’une exposition dédiée à la Guinée, la mise en lumière de la littérature guinéenne auprès des publics francophones ainsi que l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry, présenté comme l’un des projets structurants de la politique culturelle nationale.

Les deux parties ont également exprimé leur volonté de développer une collaboration durable autour du livre, de la lecture publique et de la promotion de la francophonie, avec pour ambition de favoriser une meilleure circulation des œuvres, des auteurs et des initiatives culturelles entre les deux pays.

Le futur Musée du Livre de Conakry au cœur des échanges

Au-delà des projets immédiats, la rencontre a accordé une place importante au futur Musée du Livre de Conakry, considéré par les autorités guinéennes comme un outil majeur de préservation et de valorisation du patrimoine intellectuel national.

Cette future institution ambitionne de mettre en lumière l’histoire de l’écriture, de l’édition et de la création littéraire en Guinée, tout en contribuant au développement de la lecture et à la transmission du savoir auprès des jeunes générations.

La délégation guinéenne a salué l’ouverture et la disponibilité de la Cité internationale de la langue française à accompagner cette ambition, dans un contexte où les industries culturelles et créatives occupent une place croissante dans les stratégies de développement des États africains.

Des perspectives concrètes de partenariat

À l’issue des échanges, plusieurs pistes de collaboration ont été retenues. Elles incluent notamment la participation de Paul Rondin aux grands rendez-vous littéraires organisés en Guinée ainsi que l’établissement d’un partenariat structurant entre la Cité internationale de la langue française et le futur Musée du Livre de Conakry.

Pour les deux parties, ces initiatives constituent des leviers importants pour renforcer les liens culturels entre la Guinée et la France, tout en faisant du livre, de la lecture et de la langue française des instruments privilégiés de dialogue, de transmission du savoir et de rapprochement entre les peuples.

Cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer le rayonnement culturel du pays sur la scène internationale et de consolider sa place au sein de l’espace francophone, à travers des partenariats fondés sur la coopération, l’innovation et la valorisation du patrimoine culturel.

725708550 1452547450240834 2266739558689402879 n 360x320

Guinée–ONU : Conakry consolide son positionnement diplomatique sur les questions de paix et de sécurité internationales.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique sur la scène internationale. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a reçu ce 15 juin 2026 à Conakry Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération multilatérale.

Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables guinéens, parmi lesquels le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi que des représentants du système des Nations unies en Guinée.

Une reconnaissance du rôle de la Guinée dans les opérations de paix

Porteur d’un message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Jean-Pierre Lacroix a salué la contribution historique de la Guinée aux missions de maintien de la paix déployées sous mandat onusien.

Depuis plusieurs décennies, les contingents guinéens participent à diverses opérations de paix sur le continent africain, contribuant aux efforts de stabilisation dans des zones affectées par des crises sécuritaires et humanitaires. Cette implication a permis à la Guinée de renforcer sa crédibilité au sein des mécanismes internationaux de gestion des conflits.

Le responsable onusien a également mis en avant les efforts engagés par les autorités guinéennes en faveur de la cohésion sociale, de la stabilité institutionnelle et du développement, estimant que ces initiatives participent à l’amélioration de l’image du pays sur la scène régionale et internationale.

Un dialogue centré sur les défis sécuritaires mondiaux

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales, notamment la prévention des conflits, les opérations de maintien de la paix et les mécanismes de coopération destinés à renforcer la stabilité dans les régions fragiles.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires et des tensions géopolitiques, Jean-Pierre Lacroix a encouragé la Guinée à poursuivre son engagement en faveur du multilatéralisme et du dialogue entre les nations.

Il a notamment souligné l’importance d’une coopération étroite entre les États, les organisations internationales et les partenaires au développement pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Une diplomatie guinéenne en quête d’influence accrue

Cette visite intervient alors que plusieurs partenaires internationaux saluent le renforcement de la présence diplomatique de la Guinée dans les grandes enceintes multilatérales.

Ces derniers mois, plusieurs responsables africains et internationaux ont souligné la volonté de Conakry de jouer un rôle plus actif dans les initiatives visant à promouvoir la stabilité régionale, la prévention des conflits et la coopération continentale.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement diplomatique portée par les autorités guinéennes, qui cherchent à renforcer l’influence du pays au sein des organisations internationales.

Des avancées saluées au sein des institutions internationales

Au cours de la rencontre, le président Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs succès diplomatiques récents enregistrés par la Guinée sur la scène internationale.

Le chef de l’État s’est notamment félicité de l’élection du pays au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), une instance clé chargée des questions liées au développement économique, social et environnemental.

Il a également salué l’entrée de la Guinée au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une désignation qui intervient dans un contexte marqué par les efforts de modernisation du système sanitaire national et de renforcement des capacités de réponse aux crises de santé publique.

Pour les autorités guinéennes, ces élections constituent une reconnaissance de la participation croissante du pays aux grandes initiatives internationales ainsi que des progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.

La Guinée réaffirme son engagement pour la paix et la coopération internationale

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a réitéré l’attachement de la Guinée aux principes de paix, de sécurité collective et de règlement pacifique des différends.

Le chef de l’État a confirmé la volonté de son pays de poursuivre sa participation aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, particulièrement sur le continent africain, où les défis sécuritaires demeurent nombreux.

Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les États et les institutions internationales afin de répondre efficacement aux enjeux liés à la sécurité, au développement et à la stabilité régionale.

Une nouvelle étape dans l’ouverture diplomatique de la Guinée

Cette audience illustre la volonté de la Guinée de consolider sa place dans les débats internationaux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement durable.

À travers le renforcement de ses partenariats multilatéraux et son implication dans les grandes instances internationales, Conakry cherche à affirmer son rôle d’acteur responsable et crédible sur les scènes africaine et mondiale.

La rencontre avec le responsable des opérations de paix des Nations unies apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture diplomatique engagée par les autorités guinéennes, qui ambitionnent de faire du pays un partenaire incontournable dans les efforts de stabilité et de coopération internationale.

722769702 1451598460335733 7148935893473885334 n 360x320

Guinée : lancement officiel de la raffinerie d’alumine de Chalco, un jalon industriel majeur du programme Simandou 2040.

Un projet structurant pour la transformation locale des ressources minières

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa, dans l’ouest du pays. L’annonce a été rendue publique le 13 juin 2026 par la présidence, confirmant l’entrée en phase opérationnelle d’un projet industriel d’envergure intégré au programme stratégique Simandou 2040.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale visant à accélérer la transformation locale des ressources minières, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de renforcer la création de valeur ajoutée sur le territoire.

Une cérémonie de lancement à forte portée institutionnelle

La cérémonie officielle a été coprésidée par le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Plusieurs membres du gouvernement, des représentants du partenaire industriel Chalco Hong Kong, filiale du groupe China Aluminium Corporation (Chinalco), ainsi que des autorités locales et des communautés riveraines ont pris part à l’événement.

Un projet issu d’un partenariat stratégique avec Chinalco

Le lancement des travaux intervient à la suite de la signature des accords conclus le 21 mai 2026 à Conakry entre Chalco Hong Kong et l’État guinéen. Ce partenariat illustre la consolidation de la coopération entre la Guinée et le groupe chinois Chinalco, déjà impliqué dans plusieurs projets structurants du secteur minier, notamment Simandou et la Compagnie du Transguinéen (CTG).

La raffinerie de Boffa constitue la troisième unité de transformation de bauxite en alumine engagée dans le pays dans le cadre de cette dynamique industrielle.

Un projet au cœur de la stratégie de souveraineté économique

Pour les autorités guinéennes, ce projet dépasse la seule dimension industrielle. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie nationale, fondée sur la montée en puissance des capacités de transformation locale.

Djiba Diakité a notamment souligné que cette initiative constitue un levier de souveraineté économique, reposant sur la création de valeur ajoutée, le développement de l’emploi et le renforcement des compétences nationales à travers la formation et le transfert de savoir-faire.

Des retombées économiques et sociales attendues

Les autorités estiment que le projet générera environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Il prévoit également la mise en place de programmes de formation, de bourses et la création d’infrastructures dédiées au renforcement des compétences techniques, notamment pour les jeunes de la région de Boffa.

Le préfet de la localité a salué l’implantation de ce projet industriel, appelant la jeunesse à se préparer aux opportunités économiques et professionnelles qu’il devrait engendrer.

Une capacité de production appelée à renforcer la chaîne de valeur locale

Évaluée à environ 1 milliard de dollars, la raffinerie devrait atteindre une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle reposera sur l’exploitation de la bauxite de haute qualité de la région de Boffa, l’une des principales zones minières du pays.

Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de développer une industrie minière intégrée, capable de transformer localement les ressources naturelles et de positionner la Guinée comme un acteur industriel plus structuré dans la chaîne mondiale de valeur de l’aluminium.

Une étape clé dans la stratégie industrielle nationale

Avec ce nouveau chantier, la Guinée poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de valorisation du secteur minier, considérée comme un levier central de développement économique.

Au-delà de la coopération avec Chinalco, les autorités entendent faire du programme Simandou 2040 un cadre global de transformation économique, fondé sur l’industrialisation, la diversification et l’intégration accrue des chaînes de production nationales.

4e5936fe 1378 4839 b8fd 44fb7a201d69 1200x798 1 360x320

Djiba Diakité : «le capital humain est la première richesse de la Guinée»

Simandou 2040 et la Vision du Président Doumbouya pour la Jeunesse Guinéenne

À la clôture de la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN), le 5 juin 2026, le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba Diakité, a livré un message puissant : la vraie richesse de la Guinée, ce sont ses hommes et ses femmes — bien avant son minerai.

Pendant trois jours, Conakry a vibré au rythme du SADEN — le Salon des Entrepreneurs et de l’Emploi de Guinée, dans sa 5ème édition. Des entrepreneurs venus des quatre coins du pays, des institutions engagées, des partenaires techniques et financiers, et par-dessus tout : une jeunesse déterminée, créative, prête à bâtir. C’est dans ce contexte que M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Suivi du Projet Simandou, a pris la parole pour clore cette édition. Son discours n’était pas un simple mot de fin. C’était une feuille de route, une déclaration d’intention, et un appel vibrant à toute une génération.

Un pays ne change pas grâce à ses ressources. Il change grâce à ses hommes.

M. Diakité a posé d’emblée une vérité que peu de dirigeants osent formuler avec autant de franchise. Cette déclaration résume l’âme de Simandou 2040 — le grand programme de développement socio-économique porté par S.E. Mamadi Doumbouya, Président de la République.

“Un pays ne change pas parce qu’il possède des ressources. Un pays change lorsque ses ressources créent des emplois, des entreprises, des compétences et de la richesse pour sa population.”, poursuit Djiba Diakité.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent encore, Simandou 2040 n’est pas simplement un projet d’exploitation minière. C’est le socle d’une transformation économique et sociale durable pour toute la nation guinéenne. Sa réussite ne se mesurera pas aux tonnes de minerai extraites. Elle se mesurera aux emplois créés, aux entreprises nationales qui émergeront, et aux portes ouvertes à la jeunesse guinéenne.

Simandou Academy : Quand le Président investit dans l’Humain

Au cœur de cette vision se trouve une conviction centrale du Chef de l’État : le capital humain est la première richesse de la Guinée. Et pour que cette conviction devienne réalité concrète, il faut une institution à la hauteur de l’ambition. C’est le sens profond de Simandou Academy — l’initiative présidentielle dédiée à la formation de la prochaine génération de bâtisseurs guinéens.

“Il y a des diplômés — mais ce qui est important, ce sont les compétences.”
— M. Djiba Diakité

Dans un monde où la concurrence est mondiale et les exigences sans cesse croissantes, la Guinée ne peut pas se permettre de former pour former. Elle doit former pour transformer. Simandou Academy ambitionne ainsi de produire des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs armés pour les métiers de demain — capables d’innover, de prendre des risques, et de répondre aux exigences réelles d’une économie en pleine mutation. L’objectif n’est pas le parchemin. L’objectif, c’est la capacité à agir.

La jeunesse guinéenne, première ressource de la nation

Le moment le plus fort du discours fut sans doute celui où M. Diakité s’est adressé directement aux jeunes présents dans la salle — et à travers eux, à toute une génération. Il a reconnu leur attente sans détour : un emploi, une chance de prouver leur valeur, la possibilité de construire leur avenir ici, en Guinée.

“Votre formation, votre énergie, votre exigence sont les premières ressources de la Guinée — bien avant le minerai.”
— M. Djiba Diakité

Cette phrase dit tout. Elle inverse la hiérarchie traditionnelle des richesses. Elle place le jeune Guinéen — avec ses idées, son énergie, sa créativité — au sommet de ce que la nation possède de plus précieux. Investir dans la jeunesse, selon la vision du Président Doumbouya incarnée dans ce discours, n’est pas un acte de charité. C’est l’acte fondateur du développement national.

a793172f fd87 40bf b406 43f4b0efcddf

Un appel à l’action pour les entrepreneurs

M. Diakité a également adressé un message clair aux PME et TPME guinéennes. Les opportunités liées à Simandou 2040 seront considérables — mais elles ne tomberont pas du ciel. Elles appartiennent à ceux qui se préparent. Compétitivité, qualité, formation et capacité à collaborer : telles sont les clés pour que les entreprises guinéennes soient au rendez-vous de cette transformation historique. Le SADEN lui-même incarne cet esprit — un espace d’anticipation où se construisent, année après année, les alliances et les ambitions de la Guinée de demain.

Le discours de M. Djiba Diakité à la clôture du SADEN 2026 restera comme l’un des énoncés les plus clairs et les plus inspirants de la vision présidentielle pour la Guinée. Une vision qui ne mise pas uniquement sur ce que la terre contient, mais sur ce que les hommes et les femmes de ce pays sont capables d’accomplir. Simandou 2040 est un pont vers la prospérité. Mais ce pont, c’est la jeunesse guinéenne qui le bâtira.

“Croyez en vos capacités. Croyez en vos idées. Surtout, croyez en votre pays. Car la Guinée de demain se construira à travers vos projets, votre créativité et votre courage à prendre des risques pour entreprendre.”
— M. Djiba Diakité

Source : www.financialafrik.com

717287589 1427690029395053 712554858769753373 n 360x320

Conakry accueille la CEDEAO autour d’une nouvelle stratégie forestière régionale 2026-2035

La capitale guinéenne abrite, ce lundi 8 juin, l’atelier régional de validation du Plan de Convergence Forestier révisé de la CEDEAO couvrant la période 2026-2035. La rencontre se tient sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, et rassemble les représentants des États membres ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Une feuille de route pour renforcer la gouvernance environnementale

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux visant à améliorer la gestion durable des ressources forestières en Afrique de l’Ouest. Les travaux portent sur la validation d’un cadre stratégique commun destiné à renforcer la gouvernance forestière, à restaurer les zones dégradées et à promouvoir une exploitation plus durable des écosystèmes.

Dans une région où la pression sur les ressources naturelles s’intensifie sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique et de certaines pratiques agricoles, la révision du plan de convergence apparaît comme un instrument central de coordination des politiques environnementales.

Une mobilisation régionale et des enjeux transfrontaliers

Les forêts ouest-africaines jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique, la régulation du climat et le soutien aux économies rurales. Leur dégradation progressive constitue un défi commun aux États de la CEDEAO, nécessitant une approche concertée et harmonisée.

La participation des experts et partenaires internationaux à cet atelier traduit la volonté de renforcer les mécanismes de financement, de suivi et de mise en œuvre des politiques forestières à l’échelle régionale.

La Guinée met en avant le massif du Fouta Djallon

À cette occasion, la Guinée a réaffirmé son engagement en faveur de la préservation de l’environnement, en mettant particulièrement en avant le processus de classement du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que son inscription envisagée comme réserve mondiale de biosphère.

Ce massif, considéré comme un véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, revêt une importance stratégique pour l’alimentation en eau de plusieurs grands bassins fluviaux de la région.

Une étape clé pour la coopération environnementale régionale

La validation du Plan de Convergence Forestier 2026-2035 marque une étape importante dans la consolidation de la coopération environnementale au sein de la CEDEAO. Elle illustre la volonté des États membres de renforcer leur action collective face aux défis de la déforestation, de la perte de biodiversité et des changements climatiques.

Cette dynamique devrait permettre d’harmoniser les politiques nationales et de favoriser des actions coordonnées en faveur de la protection durable des forêts ouest-africaines.

Mamadi Doumbouya 2 360x320

Diplomatie : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya nomme de nouveaux ambassadeurs en Arabie saoudite et en Chine

Par décret présidentiel lu ce lundi 8 juin 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République de Guinée.

À ce titre, Mohamed Ahmed Diallo, précédemment superviseur général du soutien technique pour le Hadj, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée auprès du Royaume d’Arabie saoudite.

De son côté, Loucény Condé, jusqu’alors ambassadeur de Guinée auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, est désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la représentation diplomatique guinéenne auprès de partenaires stratégiques du pays.

FB IMG 178077559155511 1140x570 1 360x320

La Guinée rejoint le Conseil économique et social des Nations unies pour le mandat 2027-2029.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein des institutions multilatérales. Le pays a été élu membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, à l’issue d’un vote organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.

L’annonce a été faite ce samedi 6 juin 2026 par le ministère guinéen du Plan et de la Coopération internationale, qui a salué une avancée diplomatique majeure pour le pays sur la scène internationale.

Une présence renforcée au sein du système onusien

Considéré comme l’un des principaux organes des Nations unies, l’ECOSOC joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et environnementales de l’organisation. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et favorise le dialogue entre les États membres, les institutions spécialisées et les différents acteurs du développement.

L’élection de la Guinée lui permettra de participer activement aux travaux du Conseil et de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux mondiaux liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement et à la coopération internationale.

Une opportunité pour porter les priorités nationales

À travers ce mandat, Conakry disposera d’une tribune supplémentaire pour défendre les priorités de développement du pays et faire entendre la voix de l’Afrique dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance économique mondiale.

Cette présence au sein de l’ECOSOC intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts pour renforcer sa visibilité diplomatique et accroître sa participation dans les grandes instances décisionnelles internationales.

Cap sur le Forum politique de haut niveau

Cette élection intervient également à quelques semaines d’un rendez-vous important pour les autorités guinéennes. En juillet prochain, la Guinée présentera à New York son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies.

Ce document permettra d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale et la croissance économique durable.

Une dynamique africaine au sein des Nations unies

L’entrée de la Guinée à l’ECOSOC s’inscrit dans une dynamique plus large portée par plusieurs États africains, qui cherchent à renforcer leur représentation au sein des organes stratégiques des Nations unies. Cette présence accrue vise à permettre au continent de peser davantage sur les décisions relatives au développement, au financement international et aux réformes de la gouvernance mondiale.

Pour la Guinée, cette élection constitue à la fois une reconnaissance de son engagement diplomatique et une opportunité de contribuer davantage aux grandes orientations économiques et sociales discutées au sein de l’organisation internationale.