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Aéroport International Ahmed Sékou TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA quitte Conakry pour un congé annuel en Grèce

Le Président de la République de Guinée, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a quitté Conakry ce lundi 3 août 2026 à destination de la République hellénique (Grèce), où il effectuera un séjour privé de quelques jours avec sa famille.
À l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, le départ du Chef de l’État a mobilisé les principales figures de l’appareil institutionnel, politique et diplomatique du pays. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, le Chef de Cabinet de la Présidence Fodé Amadou FOFANA, les conseillers à la Présidence ainsi que les hauts responsables militaires, les représentants des institutions républicaines et du corps diplomatique accrédité en Guinée étaient présents pour saluer le Président avant son envol.
À 14 heures, l’avion transportant le Chef de l’État a quitté le tarmac de l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ, marquant le début d’une parenthèse de repos après cinq années d’une intense activité consacrée aux affaires de l’État.
Mais ce déplacement dépasse le simple cadre d’un congé présidentiel. Il constitue un événement inédit dans la vie publique guinéenne. Pour la première fois, un Président de la République informe officiellement la Nation de son départ en congé annuel, une démarche qui tranche avec les pratiques traditionnelles et qui place la transparence institutionnelle au cœur de la relation entre le pouvoir et les citoyens.
À travers cette communication, le Chef de l’État affiche une volonté de renforcer le lien de confiance avec le peuple souverain de Guinée, en faisant de l’information des citoyens un élément essentiel de l’exercice du pouvoir.
Après plusieurs années d’engagement au sommet de l’État, cette période de repos apparaît comme une étape nécessaire avant la reprise des grands chantiers inscrits dans le cadre du développement durable et responsable du pays. Une pause qui doit permettre au Président de la République de revenir avec une énergie renouvelée pour poursuivre les réformes et les projets engagés pour la transformation de la Guinée.
Au-delà des images protocolaires de l’aéroport, ce départ restera marqué comme un moment symbolique dans l’histoire politique récente du pays : celui d’un Président qui choisit d’associer les citoyens à un moment personnel de sa vie tout en réaffirmant son attachement aux principes de transparence et de responsabilité publique.

Source : DCI-PRG

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ECO : la Guinée mise sur son franc national.

Alors que la Cédéao prépare le lancement progressif de la monnaie unique ECO à partir de 2027, la Guinée réaffirme son attachement au franc guinéen, considéré par le président Mamadi Doumbouya comme un instrument de souveraineté économique et un levier de développement national. Conakry a également obtenu son intégration à la Task Force présidentielle chargée du programme de l’ECO.

Alors que la Cédéao a réaffirmé son ambition de lancer progressivement la monnaie unique ECO à partir de 2027, la Guinée a réaffirmé son attachement au franc guinéen, présenté comme un instrument majeur de sa souveraineté économique. Le pays a par ailleurs obtenu son intégration à la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique régionale.

Dans son message au Conseil des ministres du jeudi 30 juillet 2026, le président guinéen Mamadi Doumbouya a insisté sur l’importance de la monnaie nationale dans la stratégie économique du pays, rappelant que la Guinée « bat sa monnaie depuis plus de 65 ans » et qu’elle a développé une politique monétaire visant à préserver les intérêts de sa population.

« La République de Guinée reste attachée à sa souveraineté économique pour continuer à décider de son avenir économique à travers le franc guinéen », a déclaré le chef de l’État, faisant de cette monnaie un « élément essentiel d’expression » de cette souveraineté et un pilier de la stratégie nationale de développement.

Cette position intervient quelques jours après le 69ᵉ sommet ordinaire de la Cédéao tenu à Lungi, en Sierra Leone, où les dirigeants ouest-africains ont confirmé leur volonté de lancer l’ECO en 2027 selon une approche progressive. La première phase concernera uniquement les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique, tandis que les autres États bénéficieront d’un accompagnement pour rejoindre ultérieurement le dispositif.

Réunie le 19 juillet, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement a également approuvé la demande de la Guinée de rejoindre la Task Force présidentielle sur le programme de la monnaie unique. Cette instance devra poursuivre les travaux techniques sur les conditions de mise en œuvre de l’ECO avant le prochain sommet ordinaire prévu en décembre 2026.

Le débat sur la future monnaie régionale intervient dans un contexte marqué par la coexistence de plusieurs systèmes monétaires en Afrique de l’Ouest. Aux côtés du franc guinéen, plusieurs monnaies nationales circulent encore dans l’espace communautaire, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le leone sierra-léonais, le dollar libérien et l’escudo cap-verdien. Huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) utilisent pour leur part le franc CFA.

Pour Conakry, l’intégration aux discussions sur l’ECO ne remet pas en cause, à ce stade, la place du franc guinéen dans l’économie nationale. Le gouvernement guinéen entend maintenir une politique monétaire indépendante tout en participant aux réflexions régionales sur l’avenir de l’intégration économique ouest-africaine.

Le président Mamadi Doumbouya a également rappelé aux membres du gouvernement leur obligation de résultats dans la mise en œuvre du programme « Simandou 2040 », affirmant que chaque ministre sera évalué sur sa capacité à traduire les engagements gouvernementaux en réalisations concrètes.

Source : APANews

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Guinée : Dre Diaka Sidibé et Patricia Lamah nommées conseillères à la présidence.

Dans un décret lu à la télévision nationale ce jeudi 30 juillet, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux nouvelles conseillères à la Présidence de la République.

Au titre des nominations, l’ancienne Dre Diaka Sidibé est nommée conseillère chargée de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique.

De son côté, l’ancienne ministre Pauline Patricia Adeline Lamah est nommée conseillère chargée des questions de la femme, de la famille et des solidarités.

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Palais Mohammed V : les membres du Gouvernement prêtent serment devant le Président de la République en marge du Conseil des ministres.

Quelques jours après le remaniement partiel du Gouvernement, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a présidé, ce jeudi 30 juillet 2026, au Palais Mohammed V, la première session ordinaire du Conseil des ministres dans la nouvelle configuration de l’équipe gouvernementale.
Cette session a été marquée par un moment hautement symbolique : la prestation de serment des ministres entrants et des ministres confirmés. Conformément à la tradition républicaine, chacun s’est engagé, devant le Chef de l’État, à exercer ses fonctions avec loyauté, intégrité et dans le strict respect des obligations inhérentes à sa charge.
La session a également permis de présenter les nouveaux membres du Gouvernement. Les quatre personnalités qui rejoignent l’équipe gouvernementale ont été chaleureusement accueillies par leurs homologues, témoignant ainsi de l’esprit de solidarité, de cohésion et de responsabilité qui anime l’action de l’exécutif sous la conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury BAH et sous le leadership de Son Excellence le Président Mamadi DOUMBOUYA.
Au-delà de cette recomposition gouvernementale, cette première session a été marquée par une innovation majeure. Désormais, les responsables du Guinea Development Board (GDB) et de la Delivery Unit participeront aux réunions du Conseil des ministres élargi.
Avant de prendre part aux travaux, les responsables de ces deux structures ont, eux aussi, prêté serment devant le Président de la République, réaffirmant leur engagement à servir l’État avec rigueur, responsabilité et professionnalisme.
À travers cette première session du Conseil des ministres dans sa nouvelle configuration, le Président Mamadi Doumbouya imprime une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. L’objectif est clair : renforcer une administration davantage orientée vers les résultats, la performance et l’efficacité, en parfaite cohérence avec la vision du Chef de l’État et les ambitions du programme Simandou 2040.

DCI-PRG

Source : Présidence Guinée.

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Guinée : l’ISFAD devient l’Université Numérique de Guinée pour accélérer la transformation de l’enseignement supérieur.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’enseignement supérieur. Le président de la République a signé, ce jeudi 30 juillet 2026, un décret portant transformation de l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) en Université Numérique de Guinée (UNG).

Cette réforme marque la volonté des autorités de renforcer l’offre de formation universitaire à distance et d’intégrer davantage les outils numériques dans l’enseignement supérieur. Elle intervient dans un contexte où l’accès à l’université demeure un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation du nombre de bacheliers et aux besoins croissants en compétences adaptées aux évolutions du marché du travail.

Une université publique dotée d’une autonomie de gestion

Selon les dispositions du décret présidentiel, l’Université Numérique de Guinée est érigée en Établissement public à caractère scientifique (EPS). Elle bénéficie à ce titre de la personnalité juridique, d’un patrimoine propre et d’une autonomie de gestion.

L’institution est appelée à exercer ses missions dans l’intérêt général et devra respecter plusieurs principes fondamentaux du service public, notamment l’égalité, la neutralité, l’impartialité, l’objectivité et la laïcité.

Sur le plan institutionnel, l’UNG sera placée sous la tutelle technique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Sa tutelle financière relèvera, quant à elle, du ministère en charge de l’Économie et des Finances.

Cette organisation vise à garantir un encadrement institutionnel clair tout en permettant à la nouvelle université de disposer d’une marge de manœuvre dans la gestion de ses activités et le développement de ses programmes.

Le numérique comme levier d’accès à l’enseignement supérieur

La principale mission de l’Université Numérique de Guinée sera de proposer des formations universitaires et continues en fonction des besoins du pays, en s’appuyant principalement sur une plateforme numérique et sur différents dispositifs d’enseignement et de formation à distance.

L’ambition est de permettre à un plus grand nombre d’apprenants d’accéder à des formations universitaires de qualité, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur capacité à suivre un cursus classique en présentiel.

La création de cette université répond ainsi à plusieurs défis auxquels est confronté le système éducatif guinéen, notamment l’augmentation des effectifs étudiants, la nécessité de diversifier les modalités d’apprentissage et l’adaptation des formations aux mutations technologiques et économiques.

Des formations innovantes pour les nouveaux bacheliers

Le décret attribue à l’UNG plusieurs missions prioritaires. L’établissement devra notamment proposer aux nouveaux bacheliers des filières de formation innovantes et porteuses, en cohérence avec les besoins du développement national et les perspectives d’évolution du marché de l’emploi.

L’université aura également pour objectif de mettre à la disposition du public des formations en ligne de haut niveau, accessibles au plus grand nombre.

Cette orientation vise notamment à démocratiser l’accès aux études supérieures et à offrir de nouvelles possibilités aux étudiants qui, pour des raisons géographiques, économiques ou professionnelles, ne peuvent pas toujours suivre un parcours universitaire traditionnel.

La formation continue au cœur du dispositif

Au-delà de la formation initiale, l’Université Numérique de Guinée aura également pour mission de soutenir la formation tout au long de la vie.

L’établissement devra notamment répondre aux besoins des professionnels et des entreprises en matière de formation continue, dans un environnement où l’évolution rapide des technologies impose une actualisation régulière des compétences.

Cette dimension pourrait permettre à l’UNG de jouer un rôle important dans l’accompagnement de la transformation du marché du travail, en proposant des parcours de perfectionnement et de reconversion adaptés aux besoins des secteurs économiques.

Une gouvernance ouverte aux acteurs socio-professionnels

Le décret fixe également le cadre de gouvernance de la nouvelle institution. L’Université Numérique de Guinée sera administrée par un Conseil d’administration composé de onze membres.

Cette instance comprendra notamment un représentant du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, un représentant du ministère chargé des Finances, ainsi que trois représentants du secteur socioprofessionnel.

La communauté universitaire sera également représentée avec deux enseignants-chercheurs, un représentant des étudiants et un représentant du personnel non enseignant. Deux personnes ressources compléteront la composition du Conseil d’administration.

Cette configuration traduit la volonté d’associer plusieurs parties prenantes à la gouvernance de l’établissement, notamment les pouvoirs publics, la communauté universitaire et le monde professionnel.

Un nouvel outil pour accompagner la transformation du système universitaire

Avec la transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée, les autorités entendent faire du numérique un levier stratégique pour élargir l’accès à l’enseignement supérieur et diversifier l’offre de formation.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment la qualité et la stabilité des infrastructures numériques, l’accès à Internet, la disponibilité des équipements, la formation des enseignants aux méthodes d’enseignement à distance ainsi que la capacité de l’institution à garantir la qualité et la reconnaissance des diplômes délivrés.

L’UNG devra également relever le défi de l’inclusion numérique afin que la formation à distance bénéficie au plus grand nombre, y compris aux étudiants vivant dans les zones où l’accès aux technologies demeure limité.

À travers cette réforme, la Guinée pose néanmoins les bases d’un nouveau modèle d’enseignement supérieur, davantage tourné vers le numérique, la flexibilité et l’apprentissage tout au long de la vie. La transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée marque ainsi une étape importante dans l’adaptation du système universitaire aux nouveaux enjeux de formation et de développement des compétences.

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La nouvelle ministre Bintou Keïta entend inscrire son action dans la continuité des réformes engagées.

Nommée à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Bintou Keïta a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 29 juillet 2026. La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Alpha Bacar Barry, a été placée sous le signe de la continuité et de la consolidation des réformes engagées pour transformer le système éducatif guinéen.

Cette transition intervient alors que le secteur de l’éducation demeure au cœur des priorités nationales, avec des enjeux qui concernent aussi bien l’amélioration de la qualité des apprentissages que le renforcement des infrastructures scolaires, la formation professionnelle et l’adéquation entre les compétences des jeunes et les besoins de l’économie.

Bintou Keïta mise sur la continuité et l’action collective

Prenant officiellement les rênes du ministère, Bintou Keïta a, à son tour, rendu hommage au travail accompli par son prédécesseur. La nouvelle ministre a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une logique de continuité, tout en apportant sa propre dynamique aux réformes du secteur.

Consciente de l’ampleur des défis à relever, elle s’est toutefois montrée confiante quant aux capacités du département à poursuivre sa transformation.

« Je mesure pleinement l’ampleur des défis qui nous attendent, mais je suis également convaincue que notre ministère dispose des compétences, des ressources humaines et de la volonté nécessaires pour poursuivre la transformation de notre système éducatif », a-t-elle déclaré.

Pour Bintou Keïta, les acquis enregistrés ces dernières années constituent une base sur laquelle il convient désormais de s’appuyer pour accélérer les changements.

« Rien qu’à la lecture de tout ce qui a été accompli, je suis confiante que nous avons les fondations pour aller de l’avant », a-t-elle ajouté.

La poursuite des réformes au cœur de la nouvelle feuille de route

La nouvelle ministre a clairement indiqué que la continuité des réformes engagées constituera l’un des principaux axes de son action. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre les objectifs fixés au secteur éducatif.

« Je place mon mandat sous le signe de la continuité des réformes engagées. Ses priorités ne pourront être atteintes que grâce à un engagement collectif », a-t-elle souligné.

Dans cette perspective, Bintou Keïta a lancé un appel à l’ensemble des acteurs du système éducatif, notamment les cadres du ministère, les partenaires sociaux, les organisations syndicales, les parents d’élèves ainsi que les partenaires techniques et financiers.

La nouvelle ministre entend ainsi favoriser une approche fondée sur la concertation et la synergie d’action, dans un secteur où les réformes nécessitent une implication durable de l’ensemble des parties prenantes.

L’éducation au service du développement et de la vision « Simandou 2040 »

En clôturant son intervention, Bintou Keïta a rappelé la dimension stratégique de l’éducation dans le développement économique et social de la Guinée.

« L’éducation demeure le premier investissement pour l’avenir d’une nation. C’est par elle que se construisent le capital humain, la citoyenneté, la paix, la cohésion sociale, l’innovation et la prospérité », a-t-elle déclaré.

La nouvelle ministre a également établi un lien entre la transformation du système éducatif et les ambitions nationales de développement, en particulier celles portées par le programme Simandou 2040. Elle estime que la formation d’un capital humain qualifié constitue une condition essentielle à la réussite des grands projets économiques et industriels envisagés par le pays.

« Je suis persuadée qu’ensemble, dans le respect de la vision du Président de la République, nous poursuivrons avec succès les réformes engagées et construirons un système éducatif plus performant, plus inclusif, davantage tourné vers les orientations du programme Simandou 2040 », a-t-elle conclu.

 

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire dès le 3 août.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a convoqué les députés de l’Assemblée nationale en session extraordinaire à compter du vendredi 3 août 2026 à 10 heures, selon un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce mercredi 29 juillet 2026.

D’après le texte, cette convocation vise à assurer la continuité de l’action législative durant la période des vacances parlementaires. À cette occasion, les élus seront appelés à examiner plusieurs textes jugés prioritaires.

L’ordre du jour de cette session extraordinaire portera principalement sur deux points. Il s’agit, d’une part, de l’examen et de la ratification des ordonnances récemment prises et transmises par le gouvernement.

D’autre part, les députés devront se prononcer sur le projet de loi d’habilitation autorisant le président de la République à légiférer par ordonnances dans les matières relevant du domaine de la loi pendant les vacances parlementaires.

Cette habilitation, si elle est adoptée, couvrira la période allant de l’entrée en vigueur de la loi jusqu’au 5 octobre 2026.
Conformément aux dispositions du décret présidentiel, la session extraordinaire prendra fin dès l’épuisement de son ordre du jour.

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Bintou Keïta entre au gouvernement guinéen : une figure de l’ONU au défi de la refondation du système éducatif.

Après plus de trois décennies consacrées au service des Nations unies, Bintou Keïta ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en rejoignant l’exécutif guinéen. L’ancienne représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et cheffe de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) a été nommée, le 27 juillet 2026, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Cette nomination intervient dans le cadre du remaniement gouvernemental décidé par le président Mamadi Doumbouya. Elle marque surtout l’arrivée au sein de l’équipe gouvernementale d’un profil au parcours singulier, forgé au cœur des grands enjeux internationaux de développement, de maintien de la paix et de gestion des crises.

Longtemps éloignée de la scène publique nationale, Bintou Keïta reste relativement peu connue du grand public guinéen. Elle est pourtant l’une des cadres africaines ayant occupé les responsabilités les plus importantes au sein du système des Nations unies. Son retour à Conakry apparaît ainsi comme un choix à la fois technique et politique, alors que les autorités guinéennes cherchent à mobiliser des compétences issues de la haute fonction publique internationale pour accompagner leurs réformes.

Une carrière internationale au cœur des crises africaines

Née en Guinée en 1958, Bintou Keïta est diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas et de l’université Paris IX Dauphine. Elle rejoint les Nations unies en 1989 et entame une carrière qui la conduira, pendant plus de trente-cinq ans, sur plusieurs terrains majeurs du continent africain.

Au fil de son parcours, elle exerce des responsabilités au Tchad, au Congo, à Madagascar, au Rwanda, au Burundi et au Cap-Vert. Ces différentes expériences lui permettent de développer une expertise dans des domaines aussi variés que le développement, l’action humanitaire, la prévention des conflits et les opérations de maintien de la paix.

Son parcours est également marqué par son implication dans la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Elle participe notamment à la coordination des efforts engagés en Sierra Leone, à une période où la mobilisation des institutions internationales et des acteurs nationaux constitue un enjeu majeur pour contenir la propagation du virus.

Cette expérience de terrain est progressivement complétée par des fonctions stratégiques au sein de l’appareil onusien. Bintou Keïta s’impose ainsi comme une responsable expérimentée, habituée à évoluer dans des environnements institutionnels complexes et à coordonner des acteurs aux intérêts parfois divergents.

La Monusco, l’épreuve d’une mission parmi les plus complexes de l’ONU

L’un des moments les plus marquants de sa carrière intervient en 2021. Bintou Keïta est alors nommée représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et prend la direction de la Monusco.

À la tête de l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix des Nations unies, elle est confrontée à un environnement particulièrement difficile. Dans l’est de la RDC, la persistance des groupes armés, l’instabilité sécuritaire et les violences contre les populations civiles placent la mission internationale sous une forte pression.

Son mandat se déroule également dans un contexte de défiance croissante d’une partie de la population congolaise à l’égard de la présence onusienne. La Monusco est régulièrement critiquée pour son incapacité présumée à mettre un terme aux violences, alors même que la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile.

Cette période à la tête de la mission congolaise constitue une nouvelle démonstration de sa capacité à gérer des dossiers complexes, à dialoguer avec des gouvernements et des acteurs locaux et à piloter de grandes structures internationales dans des contextes de crise.

Un choix stratégique pour le secteur éducatif guinéen

En confiant à Bintou Keïta le portefeuille de l’Éducation nationale, les autorités guinéennes misent sur une personnalité disposant d’une solide expérience internationale et d’une connaissance approfondie des mécanismes institutionnels.

Le choix est d’autant plus stratégique que le ministère qu’elle prend désormais en charge couvre un champ particulièrement vaste : éducation de base, alphabétisation, enseignement technique et formation professionnelle. Autant de secteurs qui jouent un rôle central dans la préparation de la jeunesse guinéenne aux défis économiques et sociaux du pays.

Les chantiers sont nombreux. Le système éducatif reste confronté à des défis liés aux infrastructures scolaires, à la qualité des apprentissages, à la formation et à la disponibilité des enseignants, mais également à l’adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du marché de l’emploi.

À cela s’ajoutent les enjeux liés à l’alphabétisation et au développement de la formation professionnelle, dans un pays où l’insertion des jeunes constitue une préoccupation majeure. La nouvelle ministre devra donc composer avec des attentes fortes de la part des élèves, des étudiants, des enseignants, des syndicats et des familles.

Le pari des compétences internationales

Au-delà de la politique éducative, la nomination de Bintou Keïta peut également être interprétée comme une volonté des autorités de Conakry de faire appel aux compétences de cadres guinéens ayant acquis une expérience au sein des grandes institutions internationales.

Son parcours pourrait notamment lui permettre de renforcer les capacités de mobilisation de partenariats et de coopération autour des projets éducatifs, tout en apportant une approche davantage axée sur la gouvernance, la coordination et la gestion de réformes à grande échelle.

Pour le gouvernement, l’enjeu sera toutefois de transformer cette expertise internationale en résultats visibles et mesurables sur le terrain. Car l’administration d’un ministère national impose des contraintes différentes de celles d’une organisation multilatérale. Les décisions doivent se traduire rapidement dans les salles de classe, les établissements de formation et les communautés.

De l’expérience internationale à l’action nationale

Le principal défi de Bintou Keïta sera désormais celui de la mise en œuvre. Après avoir consacré l’essentiel de sa carrière à la gestion de crises et de programmes internationaux, elle devra répondre à des problématiques quotidiennes et concrètes : améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la qualité de l’enseignement, accompagner les enseignants et développer une formation professionnelle mieux adaptée aux besoins du pays.

À 68 ans, la nouvelle ministre entame ainsi une étape inédite de sa trajectoire. Son parcours l’a conduite des missions internationales aux plus hauts niveaux du système des Nations unies, jusqu’à la direction de la Monusco en RDC. Elle revient désormais en Guinée pour mettre cette expérience au service d’un secteur déterminant pour l’avenir du pays.

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L’Éco se rapproche : la Guinée est-elle prête à abandonner le franc guinéen ?

En rejoignant la Task Force présidentielle de la CEDEAO chargée de piloter la mise en œuvre de l’Éco, la Guinée s’invite au cœur des décisions sur la future monnaie unique ouest-africaine. Si cette intégration ne signifie pas l’abandon imminent du franc guinéen, elle relance le débat sur l’avenir monétaire du pays. Le gouvernement affiche son soutien au projet, tout en conditionnant toute décision aux réalités économiques nationales.

Le projet de monnaie unique ouest-africaine entre dans une nouvelle phase. Réunis le 19 juillet 2026 à l’occasion de la 69ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les dirigeants de la sous-région ont réaffirmé leur ambition de lancer l’Éco à l’horizon 2027.

À cette occasion, la Guinée, récemment réintégrée au sein de l’organisation régionale, a obtenu l’approbation de sa demande d’intégrer la Task Force présidentielle chargée de conduire les travaux politiques devant aboutir à la création de la monnaie commune.

Cette décision marque un tournant pour Conakry. Sans préjuger d’une adhésion à l’Éco, elle place le pays au cœur des discussions stratégiques sur l’avenir de l’intégration monétaire ouest-africaine.

L’intégration de la Guinée dans l’instance de pilotage relance naturellement une interrogation : le pays est-il prêt à tourner la page du franc guinéen au profit de l’Éco ?

Pour le gouvernement, la réponse est loin d’être tranchée. Les autorités affichent une position favorable au principe de la monnaie unique, mais refusent toute décision précipitée.
« La Guinée est partie prenante dans la réflexion pour la mise en place de cette monnaie. Le président de la République a été approché pour intégrer ce groupe de chefs d’État qui va travailler sur sa mise en œuvre. Ensuite, nous verrons, en fonction des paramètres de notre pays, quelle décision sera prise », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence animée ce lundi 27 juillet 2026.

Autrement dit, l’adhésion éventuelle de la Guinée dépendra avant tout de l’évaluation de ses intérêts économiques, financiers et monétaires.
Pour les autorités, le projet de monnaie unique s’inscrit dans un processus d’intégration déjà engagé depuis plusieurs années au sein de la CEDEAO.
Le porte-parole invite d’ailleurs à ne pas comparer mécaniquement l’Éco à l’euro.
« Il faut comparer l’Éco et l’euro avec discernement. Ce n’est pas une monnaie héritée, mais une volonté politique des États de mettre en place une monnaie commune pour l’ensemble des pays de la sous-région. »

Selon lui, plusieurs instruments communautaires témoignent déjà de cette intégration progressive.
« Les permis de conduire sont déjà des permis CEDEAO. Les passeports sont des passeports CEDEAO. Les cartes nationales d’identité évolueront également vers un format CEDEAO. Beaucoup de facteurs d’intégration sont déjà en cours de réalisation. »

À ses yeux, la monnaie unique constituerait l’aboutissement logique de cette dynamique régionale.
« On ne peut pas avoir des passeports communs, des cartes d’identité communes, des permis communs et de nombreux autres documents communautaires, tout en laissant chaque pays évoluer seul sur le plan monétaire. À un moment donné, il faut oser pour renforcer l’intégration de la sous-région. »

Malgré cette volonté affichée, le gouvernement insiste sur le fait qu’aucune décision n’a encore été arrêtée concernant une éventuelle substitution du franc guinéen par l’Éco.
Il assure que les études techniques et économiques seront déterminantes avant toute orientation politique.
« Les économistes et les spécialistes disposant des instruments et des variables nécessaires à cette intégration prendront la parole le moment venu. Ils expliqueront clairement les raisons qui pourraient conduire l’État à adhérer à cette monnaie ou, au contraire, à ne pas y adhérer. »

En rejoignant la Task Force présidentielle de la CEDEAO, la Guinée envoie un signal clair : elle entend participer activement à la construction de la future monnaie unique. Mais entre participation aux travaux et abandon du franc guinéen, un pas reste à franchir. Pour l’heure, le gouvernement privilégie une approche pragmatique, laissant les analyses économiques déterminer si l’Éco représente une opportunité ou un risque pour l’économie nationale.

Source : Guinée360.

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Guinée : le gouvernement veut relancer le Conakry Express et moderniser le transport ferroviaire.

Le gouvernement guinéen entend donner une nouvelle vie au Conakry Express, dont le fonctionnement est aujourd’hui fortement perturbé par la vétusté du matériel roulant et le coût élevé de sa maintenance. L’annonce a été faite lundi 27 juillet 2026 par le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry.

Longtemps considéré comme une alternative importante à la circulation routière et aux embouteillages qui affectent régulièrement la capitale, le train de banlieue fonctionne désormais de manière sporadique. Une situation qui, selon les autorités, s’explique principalement par le vieillissement des équipements et le poids financier de leur entretien.

Un service fragilisé par la vétusté des équipements

Face aux journalistes, Ousmane Gaoual Diallo a reconnu les difficultés auxquelles le Conakry Express est confronté. Le ministre estime que le modèle actuel n’est plus viable à long terme, compte tenu des dépenses nécessaires pour maintenir en service un matériel roulant vieillissant.

« Effectivement, le Conakry Express est à l’arrêt ou fonctionne de manière très sporadique parce que c’est un très vieux train. Le coût d’entretien est très élevé et la rentabilité n’est pas au rendez-vous. On ne peut pas continuer à subventionner indéfiniment un train qu’il faudra finalement abandonner », a déclaré le ministre.

Pour le gouvernement, la question ne se limite donc plus à assurer la maintenance du matériel existant. Elle implique désormais une transformation plus profonde du transport ferroviaire urbain, avec l’ambition de disposer d’une infrastructure adaptée aux besoins croissants de mobilité de la population de Conakry.

Vers une refonte du réseau ferroviaire urbain

Les autorités guinéennes indiquent avoir engagé des démarches pour mobiliser les financements nécessaires à la modernisation du réseau. Le projet envisagé repose notamment sur le renouvellement du matériel roulant, la réhabilitation de la ligne existante et le développement de nouvelles compétences dans les métiers du rail.

Plusieurs échanges seraient ainsi en cours avec des partenaires techniques et financiers. Parmi les pistes actuellement examinées figure une proposition de financement du Royaume-Uni.

Selon Ousmane Gaoual Diallo, cette offre prévoit l’acquisition d’un nouveau train et de wagons modernes, la reconstruction de la ligne ferroviaire ainsi que la création d’une école spécialisée dans les métiers du chemin de fer.

« Nous avons reçu une offre de financement britannique pour acheter un nouveau train avec de nouveaux wagons, reconstruire la ligne et créer une école de chemin de fer. Cette offre est actuellement en examen au ministère des Finances », a expliqué le ministre.

Le projet présente ainsi une double ambition : améliorer les conditions de mobilité dans la capitale et renforcer durablement les capacités nationales dans le domaine ferroviaire. La création d’une école spécialisée pourrait notamment contribuer à former des techniciens et des professionnels capables d’assurer l’exploitation et la maintenance des futures infrastructures.

Un financement encore soumis à validation

À ce stade, la proposition britannique doit toutefois franchir plusieurs étapes administratives avant une éventuelle mise en œuvre. Le ministre des Transports a indiqué que le projet a reçu un avis favorable de son département et qu’il est désormais soumis à l’examen du ministère des Finances.

« Nous l’avons déjà approuvée à notre niveau et nous espérons qu’elle recevra également l’accord du ministère des Finances », a précisé Ousmane Gaoual Diallo.

Une validation financière permettrait d’engager le processus de concrétisation du projet. Toutefois, les autorités reconnaissent que le renouvellement d’un système ferroviaire constitue un chantier de long terme, nécessitant notamment des études, des procédures de financement, des travaux d’infrastructure et la livraison des équipements.

Les usagers appelés à patienter

La relance du Conakry Express apparaît ainsi comme un projet stratégique pour améliorer la mobilité urbaine dans la capitale guinéenne, où la croissance démographique et l’augmentation du trafic routier accentuent les difficultés de déplacement.

Mais avant une reprise durable du service, plusieurs étapes restent encore à franchir. En attendant la concrétisation du projet de modernisation, les usagers devront donc composer avec un service ferroviaire limité.

Pour le gouvernement, l’objectif est désormais de passer d’une logique de maintenance coûteuse d’un matériel vieillissant à une véritable politique de modernisation du transport ferroviaire. Si le financement envisagé est validé, la Guinée pourrait ainsi engager une nouvelle étape dans le développement de son réseau ferroviaire urbain et offrir, à terme, une alternative plus fiable et plus durable au transport routier à Conakry.