
Guinée : plus de 5 000 fonctionnaires radiés dans le cadre de l’assainissement de la fonction publique.
Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la réforme de l’administration publique. À travers plusieurs arrêtés signés le 18 juin 2026, les autorités ont prononcé la radiation de 5 125 agents de l’État, une mesure présentée comme un levier majeur de l’assainissement du fichier de la fonction publique et de la maîtrise de la masse salariale.
Cette opération, pilotée par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’efficacité de l’appareil administratif, à fiabiliser les effectifs de l’État et à lutter contre les irrégularités dans la gestion des ressources humaines.
Plus de 4 900 agents sanctionnés pour abandon de poste
Selon les arrêtés pris par le ministre Faya François Bourouno, 4 906 fonctionnaires ont été radiés pour abandon de poste, tandis que 219 autres ont perdu leur statut d’agent de l’État pour avoir dépassé la durée réglementaire de leur mise en disponibilité, fixée à cinq ans.
Les radiations concernent un large éventail d’administrations publiques. Parmi les structures touchées figurent notamment la Présidence de la République ainsi que plusieurs ministères clés, dont ceux des Affaires étrangères, de l’Éducation, de la Santé, de la Justice, de la Sécurité, de l’Environnement et du Tourisme.
Une procédure encadrée par la réglementation
Le ministère précise que les agents sanctionnés avaient, dans un premier temps, fait l’objet d’une suspension conservatoire de leurs droits pendant une période de trois mois. En l’absence de reprise effective du service à l’issue de ce délai, leur radiation a été prononcée conformément aux dispositions prévues par la législation en vigueur.
Les textes indiquent toutefois que cette mesure administrative ne remet pas en cause les droits à pension des fonctionnaires concernés, lesquels demeurent garantis par les dispositions réglementaires applicables.
Une réforme pour moderniser l’administration publique
Cette opération s’appuie sur les dispositions de la loi de 2018 relative à l’organisation de l’administration publique ainsi que sur le Statut général des agents de l’État, adopté en 2019.
Elle s’inscrit dans le vaste chantier de modernisation engagé par les autorités guinéennes, qui vise à disposer d’une administration plus performante, à éliminer les dysfonctionnements liés à la gestion des effectifs et à optimiser les dépenses publiques.
À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la discipline administrative, améliorer la gouvernance des ressources humaines de l’État et garantir une meilleure utilisation des finances publiques, dans un contexte où la rationalisation de la fonction publique constitue l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale.

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