Team 5

Rédactrice

IMG 9743 1200x800 1
Sénégal

Sénégal : le waqf poursuit sa progression avec plus de 4,6 milliards FCFA mobilisés

La dynamique du waqf continue de se renforcer au Sénégal. Entre janvier 2025 et janvier 2026, douze nouveaux waqf privés ont été enregistrés, pour une valeur cumulée de plus de 408 millions de FCFA. Au total, les waqf formalisés auprès de la Haute Autorité du Waqf dépassent désormais 4,6 milliards de FCFA. Ces chiffres ont été présentés jeudi 5 mars lors de la deuxième édition de l’iftar institutionnel organisé par l’institution à Dakar. La rencontre a réuni autorités publiques, leaders religieux, acteurs du secteur privé et partenaires au développement autour de la promotion de cet instrument de solidarité. Le directeur général de la Haute Autorité du Waqf, Ahmed Lamine Athie, a également souligné qu’environ 400 waqf identifiés, mais non encore formalisés, représentent un potentiel estimé à plus de 17 milliards de FCFA. Parmi les projets en cours figurent la construction d’un immeuble de 20 étages à Dakar pour financer les daaras modernes soutenus par la Banque islamique de développement, un programme de cantines scolaires bénéficiant déjà à 1.600 élèves, ainsi que le projet agricole WAPEC dédié à l’élevage caprin dans les départements de Podor et Koungheul. Représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy a salué le rôle du waqf dans la mobilisation de ressources au service du développement, rappelant que l’année 2026 a été placée par le président Bassirou Diomaye Faye sous le signe de l’économie sociale et … Read More

612078937 1314950074000573 6623521062790991966 n
Guinée 2026

Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040. Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes. Une réponse aux défis hérités du passé Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement. Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle. Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie. Un projet de société fondé sur cinq piliers Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays. Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée. La Constitution comme boussole de l’action publique Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption. Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles. Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes. Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations. Un cadre institutionnel à consolider Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure. Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution. Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État. « Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers. L’exemple des trajectoires asiatiques Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques. Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées. Un appel à la mobilisation nationale Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme. Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme. Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique … Read More

WhatsApp Image 2026 03 05 at 00 44 29 696x398 1
Guinée 2026

Au CNT, examen des lois fondatrices du programme Simandou 2040.

Une séance consacrée à l’avenir économique de la Guinée Les Conseillers nationaux de la Transition se sont réunis en séance plénière, jeudi 5 mars, à l’hémicycle du Palais du Peuple à Conakry, pour examiner deux textes jugés déterminants pour l’orientation économique du pays. Les débats ont porté sur le projet de loi de plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé Programme Simandou 2040, ainsi que sur le projet de loi-programme 2026-2030, qui constitue la première phase de mise en œuvre de cette vaste stratégie de transformation nationale. Le rapport présenté aux conseillers a été élaboré par la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire du Conseil national de la Transition. Il a été exposé par son rapporteur général, N’Gouamou Fabara Koné. Une stratégie portée par les autorités de la transition Dans son intervention, le rapporteur général a rappelé que ce programme constitue l’une des initiatives majeures impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, avec l’objectif de transformer en profondeur la structure économique du pays. Selon lui, cette stratégie vise à accélérer la croissance, diversifier les moteurs de l’économie nationale et générer massivement des emplois durables. Elle s’inscrit dans une vision à long terme destinée à faire de la Guinée une économie prospère, inclusive et durable à l’horizon 2040. Le programme repose ainsi sur une transformation systémique combinant investissements massifs, réformes institutionnelles et modernisation de l’appareil d’État. Les projections présentées devant les conseillers évoquent notamment une croissance économique moyenne de plus de 10 % par an, ainsi qu’une amélioration significative des revenus et des conditions de vie des populations. Des ambitions économiques d’envergure Les projections macroéconomiques associées à cette stratégie sont particulièrement ambitieuses. À l’horizon 2040, le produit intérieur brut du pays pourrait atteindre environ 152 milliards de dollars, contre près de 35 milliards aujourd’hui. Dans le même temps, plus de cinq millions d’emplois supplémentaires pourraient être créés dans l’ensemble des secteurs économiques. Le programme couvre quatorze secteurs prioritaires et repose sur deux grands moteurs de croissance : une économie de ressources, fondée notamment sur la valorisation du potentiel minier, et une économie de destination, visant à développer les services, le tourisme et les chaînes de valeur industrielles. 122 mégaprojets et 39 réformes structurantes L’architecture stratégique du programme s’articule autour de cinq piliers majeurs et comprend un portefeuille ambitieux de 122 mégaprojets accompagnés de 39 réformes structurantes. Au total, 345 projets ont été identifiés pour soutenir la transformation économique et sociale du pays. Ils concernent des domaines clés tels que les infrastructures, les mines, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, l’éducation, la santé et les services. Un programme estimé à 330 milliards de dollars Le coût global du Programme Simandou 2040 est estimé à environ 330 milliards de dollars pour la période 2026-2040. Sa mise en œuvre sera organisée en trois phases successives de cinq ans. Le schéma de financement repose sur une mobilisation conjointe de ressources publiques et privées. Les acteurs privés devraient contribuer à hauteur de 38 %, tandis que le budget de l’État couvrirait environ 32 % du financement. Les fonds souverains apporteraient près de 19 %, et les partenaires techniques et financiers internationaux environ 11 %. Il a également été rappelé que près de 20 milliards de dollars ont déjà été mobilisés dans le cadre du projet minier Projet minier de Simandou, considéré comme l’un des piliers de cette stratégie de transformation économique. Réformes administratives et grands projets structurants Le rapport présenté devant le CNT prévoit également la mise en place de cellules d’exécution au sein de chaque département ministériel impliqué dans la mise en œuvre du programme, afin d’accélérer les processus décisionnels et d’améliorer l’efficacité administrative. Parmi les réformes transversales annoncées figurent notamment la modernisation de l’administration publique, la digitalisation des services de l’État, la lutte contre la corruption, la réforme des forces de défense et de sécurité, ainsi que le développement des énergies renouvelables. Le programme prévoit par ailleurs une série d’investissements structurants dans plusieurs secteurs clés : construction de milliers de kilomètres de routes et de pistes rurales, électrification des zones rurales, relance des rizeries, création d’unités industrielles de transformation, construction d’hôpitaux spécialisés et de centres de santé, ainsi que des initiatives de reboisement et de protection de l’environnement. À travers ces orientations, les autorités guinéennes entendent poser les bases d’un modèle de développement plus diversifié et durable, capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays au cours des quinze prochaines … Read More

1001316523 1536x709 1
Guinée 2026

Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays. Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité. Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 » Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040. Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires. Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs. Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays. Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances. Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques. Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué. Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF. Transparence et efficacité au cœur des investissements publics Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance. À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les … Read More

Energie au Senegal 1140x570 1
Pétrole

Sénégal : le gouvernement anticipe la crise pétrolière mondiale.

Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur les marchés mondiaux, le Sénégal a choisi la prudence. Ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé une réunion de crise visant à sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers et à protéger l’économie nationale. Sécurisation stratégique et gestion proactive Au cœur des discussions, la « sécurisation stratégique » a été érigée en priorité. Le gouvernement a détaillé des mécanismes d’anticipation pour éviter toute rupture de stock susceptible de paralyser le marché intérieur. Cette démarche inclut une gestion proactive des réserves pétrolières afin de limiter l’impact des fluctuations des prix du brut sur le pouvoir d’achat des ménages. Une dimension économique et sociale Au-delà de l’aspect technique, la stratégie adoptée intègre une forte dimension sociale. Dans un contexte où le prix de l’énergie influence directement le coût des transports et le panier de la ménagère, l’exécutif vise à protéger les populations les plus vulnérables. « L’enjeu est autant économique que social », a rappelé la Primature. Création d’un comité de suivi interministériel Pour assurer une réaction rapide face aux chocs externes, un comité interministériel de suivi a été mis en place. Il aura pour mission d’observer les marchés internationaux, d’évaluer l’impact des tensions sur les finances publiques et de proposer des ajustements immédiats afin que le Sénégal anticipe plutôt que subisse les … Read More

Boni
Bénin

Séisme politique au Bénin à l’approche de la présidentielle.

À six semaines de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, la scène politique béninoise est secouée par une annonce inattendue. L’ancien chef de l’État Thomas Boni Yayi et son fils, Chabi Georges Nadjim Yayi, ont officiellement démissionné du parti d’opposition Les Démocrates. L’information a été rendue publique mercredi 4 mars par le secrétaire national à la communication du parti, Guy Mitokpè, confirmant une décision aux conséquences potentiellement majeures dans un contexte déjà tendu. Un contexte politique sous haute tension Cette double démission intervient alors que l’opposition béninoise a récemment annoncé son intention de ne pas participer au scrutin présidentiel. Le retrait de Boni Yayi, figure centrale de l’opposition et président du Bénin de 2006 à 2016, intervient donc à un moment stratégique. Fondateur et pilier structurant des Démocrates, l’ancien chef de l’État incarnait jusqu’ici l’un des principaux visages de la contestation politique. Son départ soulève de nombreuses interrogations, tant au sein du parti que dans l’opinion publique. Silence et spéculations À ce stade, aucune explication officielle n’a été avancée pour justifier cette décision. Ni Thomas Boni Yayi ni son fils n’ont communiqué sur les motivations de leur retrait, laissant place aux spéculations à mesure que l’échéance électorale approche. Cette évolution pourrait-elle reconfigurer les équilibres internes de l’opposition béninoise, voire redessiner le paysage politique à court terme ? Dans l’attente de clarifications, le dossier reste ouvert, à quelques semaines d’un scrutin déjà marqué par de fortes tensions … Read More

FB IMG 1772668596714 750x563 1
Guinée

Guinée : 940 nouvelles recrues officiellement intégrées à la Police nationale

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a procédé à l’intégration officielle de 940 nouveaux agents au sein de la Police nationale de Guinée, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo. L’événement a réuni l’ensemble des responsables de l’institution policière, notamment l’Administrateur général de police, Djénaba Sory Camara, marquant une étape importante dans le processus de renforcement des effectifs et de modernisation des forces de sécurité. Servir la Nation, un engagement avant tout moral Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement des jeunes recrues, soulignant qu’elles ont choisi de servir la Nation avant même la formalisation administrative de leur statut. Un geste qu’il a présenté comme le reflet d’un profond sens du devoir et du patriotisme. Rappelant la portée symbolique et institutionnelle du port de l’uniforme, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo a insisté sur les valeurs qui doivent guider l’action policière : loyauté, intégrité et sens du service public. Selon lui, l’uniforme représente avant tout un engagement moral envers la République et les citoyens. Il a par ailleurs réaffirmé que la formation continue et la professionnalisation des forces de police demeurent au cœur des priorités du département, dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles. Discipline et professionnalisme au cœur des attentes De son côté, la Directrice générale de la Police nationale a indiqué que cette intégration répond à une attente forte et légitime en matière de sécurisation du territoire. Djénaba Sory Camara a invité les nouveaux agents à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à exercer leurs fonctions avec discipline, loyauté et sens du devoir. Elle a également réaffirmé la détermination de la Direction générale à poursuivre, avec professionnalisme et dévouement, sa mission républicaine de protection des personnes et de leurs biens. À travers cette intégration massive, les autorités entendent consolider les effectifs et adapter l’institution policière aux défis sécuritaires contemporains, dans un contexte où les attentes des populations en matière de sécurité demeurent … Read More

B4624113 3be5 4d2c bfbf 316fa6c8c64c 1200x847 1
Guinée

Coopération institutionnelle : le CNT reçoit une délégation d’ONU Femmes.

La Première Vice-Présidente du Conseil national de la transition (CNT), accompagnée de plusieurs conseillères nationales, a reçu en audience, mardi 3 mars, une délégation du Bureau régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. La rencontre s’est tenue dans la salle Saïfoulaye Diallo du Palais du Peuple, à Conakry. Cette visite de courtoisie et de travail s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les institutions guinéennes et l’agence onusienne en matière de promotion des droits des femmes et d’autonomisation des filles et des femmes. Promouvoir l’égalité et réduire les inégalités de genre Conduite par Dr Maxim Winato, la délégation séjourne en Guinée depuis le début de la semaine avec pour objectif d’appuyer les initiatives nationales visant à réduire les inégalités de genre. À travers ses programmes, ONU Femmes intervient notamment dans l’amélioration des cadres juridiques, le renforcement des capacités institutionnelles et l’évolution des normes sociales afin de favoriser une égalité effective entre les sexes. Ces échanges interviennent dans un contexte où la question de la participation des femmes à la vie politique, économique et sociale demeure un enjeu majeur pour la consolidation de l’État de droit et du développement durable. Engagement des autorités de la transition Au nom du président du CNT, la Première Vice-Présidente a salué la démarche de l’agence onusienne et réaffirmé l’engagement des autorités de la transition en faveur de la valorisation de la femme guinéenne. Elle a présenté les efforts entrepris pour renforcer l’épanouissement des femmes et leur participation active aux processus décisionnels et au développement national. La rencontre s’est conclue par la remise d’un présent symbolique au représentant d’ONU Femmes, suivie d’une photo de famille, marquant la volonté commune de consolider ce partenariat au service de l’égalité et de … Read More

5b537882 a093 4610 aa5c a33b6025c987 1200x742 1
Guinée 2026

Le CNT convoque une plénière décisive sur le « Programme Simandou 2040 ».

Le Conseil national de la transition (CNT) se réunira en séance plénière ce jeudi 5 mars 2026 à 15 heures, dans l’hémicycle du Palais du Peuple, à Conakry. L’annonce a été faite à travers le communiqué N°005/2026/PCNT signé par le président de l’institution, Dansa Kourouma. Au centre des travaux figure l’examen et l’adoption du projet de Loi de Plan 2026–2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé « Programme Simandou 2040 ». Les conseillers nationaux devront également se prononcer sur le projet de loi-programme 2026–2030, correspondant à la première phase opérationnelle de cette stratégie de long terme. Un programme stratégique pour la transformation économique Le projet Simandou, adossé à l’exploitation du gisement de fer du même nom, est présenté par les autorités comme un levier structurant pour l’économie guinéenne. Au-delà de la seule dimension minière, le programme ambitionne de catalyser une transformation plus large, intégrant infrastructures, industrialisation, diversification économique et développement social. À travers la Loi de Plan 2026–2040, l’exécutif entend inscrire cette vision dans un cadre programmatique pluriannuel, afin d’assurer cohérence, visibilité et prévisibilité aux politiques publiques liées au projet. La loi-programme 2026–2030 en constituerait la première déclinaison concrète, avec des priorités opérationnelles et des engagements budgétaires définis. Une mobilisation institutionnelle élargie Compte tenu des enjeux économiques et structurels liés à Simandou, la plénière revêt un caractère particulier. Plusieurs hautes autorités sont conviées, notamment le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents des institutions républicaines, ainsi que des représentants des partis politiques, des centrales syndicales, de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Guinée. Le CNT a par ailleurs souligné que la présence de l’ensemble des conseillers nationaux est requise, signe de l’importance accordée à cette séquence parlementaire dans le contexte de la transition. Cette session pourrait ainsi marquer une étape déterminante dans la formalisation institutionnelle du Programme Simandou 2040, présenté comme l’un des piliers de la stratégie de développement à long terme du … Read More

Cheikh Niang 1200x801 jpg
ONU

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Dakar prend ses distances.

Le gouvernement sénégalais affirme ne pas avoir été associé à la démarche portant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. La précision a été apportée par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un entretien accordé au quotidien Sud Quotidien. Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, l’exécutif a découvert l’information par voie de presse le 2 mars, avant d’en recevoir confirmation par la représentation permanente du Sénégal à New York. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de la transmission d’une lettre émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations unies, relative à la candidature de l’ancien chef de l’État. Une initiative portée par le Burundi au nom de l’Union africaine La démarche a été initiée par le Burundi, dirigé par le président Évariste Ndayishimiye, qui assure également la présidence en exercice de l’Union africaine. Toutefois, Cheikh Niang insiste sur un point : le gouvernement du Sénégal n’a pas été associé à cette initiative telle que formulée dans la correspondance adressée aux instances onusiennes. Le ministre précise en outre que la question n’a pas fait l’objet de discussions officielles lors du dernier sommet de l’Union africaine tenu en février, ni d’un quelconque endossement formel par les chefs d’État et de gouvernement du continent. Une « double liberté » diplomatique Pour autant, le chef de la diplomatie rappelle les principes encadrant ce type de candidature au sein du système onusien. Toute personnalité estimant remplir les critères requis est libre de se porter candidate, et tout État membre conserve le droit souverain de proposer le profil de son choix. Cheikh Niang évoque ainsi une « double liberté », à la fois individuelle et nationale, conforme aux usages diplomatiques en vigueur aux Nations unies. Cette précision vise à replacer la candidature dans son cadre institutionnel, sans pour autant valider ou invalider l’initiative. Le soutien du Sénégal toujours en suspens La position officielle de Dakar n’est, à ce stade, pas arrêtée. Le ministre révèle que Macky Sall a adressé une lettre sollicitant le soutien de sa candidature au président Bassirou Diomaye Faye. Toutefois, aucune décision n’a encore été prise. La demande demeure à l’examen, et le délai de dépôt des candidatures n’est pas encore expiré. « Nous verrons, à l’expiration de ce délai, quelle suite sera réservée à cette demande », indique le ministre. Dans ce dossier à forte portée diplomatique, le Sénégal adopte donc une posture de réserve stratégique, évitant pour l’heure tout engagement formel dans une course internationale où les équilibres politiques et régionaux demeurent … Read More

Latest Post