CAN feminine 360x320

WAFCON 2026 : l’Afrique du Sud dément toute reprise de l’organisation et réaffirme le rôle du Maroc.

Pretoria clarifie les propos du vice-ministre et appelle à la prudence institutionnelle

Le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, est monté au créneau pour clarifier la position officielle de son pays concernant la Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies 2026 (WAFCON). Cette mise au point intervient après des déclarations du vice-ministre, largement relayées, qui ont alimenté des spéculations sur une éventuelle reprise de l’organisation du tournoi par l’Afrique du Sud, initialement attribuée au Maroc.

Dans un communiqué officiel, le ministre a tenu à dissiper toute ambiguïté, rappelant que la désignation de l’hôte de la compétition demeure inchangée.

Le Maroc reste l’hôte officiellement désigné

Gayton McKenzie a souligné qu’aucune décision formelle n’a été prise en vue d’un déplacement du tournoi et que le Maroc conserve pleinement son statut de pays hôte de la WAFCON 2026.

« À ce stade, aucune décision officielle n’a été prise pour déplacer le tournoi, et le Maroc reste l’hôte officiellement désigné de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 », a précisé le ministre.

Il a ajouté que la Confédération africaine de football (CAF) n’a engagé aucune procédure visant à examiner un changement d’hôte, même si des échanges internes liés à l’état d’avancement des préparatifs peuvent exister, comme c’est habituellement le cas pour les grandes compétitions continentales.

Une disponibilité de principe, strictement encadrée

Le ministre sud-africain a toutefois reconnu que son pays avait exprimé une disponibilité de principe pour soutenir la CAF, uniquement dans l’hypothèse où une solution alternative deviendrait nécessaire.

« L’Afrique du Sud a exprimé sa volonté de soutenir la CAF, si nécessaire, dans le cas où des dispositions alternatives pour l’organisation de la WAFCON 2026 devaient être envisagées », a-t-il indiqué.

Cette position, selon lui, ne saurait être interprétée comme une candidature implicite ou une prise en charge anticipée de l’événement. Toute éventuelle implication sud-africaine serait conditionnée au respect strict des procédures institutionnelles et sportives en vigueur.

« Toute organisation du tournoi par l’Afrique du Sud serait soumise aux processus établis par le gouvernement et la gouvernance footballistique, en partenariat avec la Fédération sud-africaine de football (SAFA) et l’ensemble des parties prenantes concernées », a insisté Gayton McKenzie.

Ces processus incluent notamment une confirmation formelle de la CAF, l’approbation des autorités gouvernementales, l’identification et la validation des villes hôtes, l’évaluation de la disponibilité des infrastructures sportives et logistiques, ainsi que la mise en place des garanties financières et organisationnelles requises.

Des propos sortis de leur contexte

Le ministre a également tenu à revenir sur les déclarations du vice-ministre, à l’origine des interprétations hâtives observées ces dernières semaines dans les milieux du football africain.

« Les propos du Vice-Ministre reflètent l’engagement historique du gouvernement sud-africain en faveur du développement du football africain. Ils ne constituent ni une confirmation formelle ni une prise de responsabilité pour l’organisation du tournoi », a-t-il clarifié.

Cette précision vise à mettre un terme aux rumeurs faisant état d’une relocalisation déjà actée de la WAFCON 2026, dans un contexte où la préparation des compétitions féminines suscite une attention croissante à l’échelle continentale.

Coopération avec la CAF et responsabilité institutionnelle

En conclusion, Gayton McKenzie a réaffirmé l’attachement de l’Afrique du Sud à une coopération étroite et responsable avec la CAF, dans le respect des cadres institutionnels établis.

« Le Département, en collaboration avec la SAFA et les parties prenantes concernées, continuera d’échanger avec la CAF de manière structurée et responsable. Toute annonce supplémentaire ne sera faite qu’une fois l’ensemble des processus requis menés à leur terme », précise le communiqué.

Cette sortie officielle vise ainsi à rétablir les faits, à préserver la clarté institutionnelle autour de l’organisation de la WAFCON 2026 et à éviter toute confusion susceptible d’affecter la préparation de cette compétition majeure du football féminin africain.

9d46ddf550998c78481f77f812c414c8 360x320

Drame à Paris : l’ambassadeur sud-africain retrouvé mort.

Nkosinathi Emmanuel “Nathi” Mthethwa, ambassadeur d’Afrique du Sud en France, a été retrouvé mort ce mardi à Paris dans des circonstances tragiques. Son corps a été découvert près de l’hôtel Hyatt de Porte Maillot, après une chute depuis le 22ᵉ étage de l’établissement où il avait réservé une chambre. Selon les premiers éléments de l’enquête, la fenêtre de sécurité aurait été forcée. Les autorités françaises privilégient l’hypothèse d’un suicide, sans exclure d’autres pistes.

Âgé de 58 ans, Nathi Mthethwa était une figure de la vie politique sud-africaine. Ancien ministre de la Police, puis des Arts et de la Culture et enfin des Sports, Arts et Culture, il avait été nommé ambassadeur en France début 2024, tout en représentant l’Afrique du Sud auprès de l’UNESCO. Son parcours, marqué par des fonctions stratégiques, avait fait de lui un personnage influent dans les cercles du pouvoir.

La nouvelle de son décès a provoqué une onde de choc à Pretoria comme à Paris. Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a exprimé sa “profonde tristesse” et rendu hommage à “un serviteur dévoué de la nation”. Dans les milieux diplomatiques, l’émotion est vive, tant l’ambassadeur était impliqué dans la défense des intérêts de son pays sur la scène internationale.

Ce drame survient alors que Nathi Mthethwa faisait face à de vives critiques dans son pays, notamment pour sa gestion passée de certains dossiers sensibles. Mais pour beaucoup, son décès brutal marque avant tout la perte d’un diplomate expérimenté et d’une voix sud-africaine active dans les débats internationaux.

001 360x320

Afrique du Sud : sommet du G20 dans 100 jours.

Le G20 réunit les grandes puissances économiques de la planète ainsi que l’Union africaine, désormais membre permanent du groupe. Pour l’Afrique du Sud, il s’agit d’une occasion unique de renforcer son rôle de porte-voix du continent et de placer les priorités africaines au cœur de l’agenda mondial.

Les discussions devraient porter sur la croissance inclusive, la réforme du système financier international, la lutte contre le changement climatique, mais aussi sur les moyens de mieux intégrer les économies émergentes dans les chaînes de valeur mondiales.

L’Afrique au centre des débats

Au-delà de la diplomatie, ce sommet représente une plateforme stratégique pour mettre en lumière les défis et opportunités du continent :

  • Transition énergétique : promouvoir les énergies renouvelables face aux besoins croissants en électricité.

  • Financement du développement : plaidoyer pour un meilleur accès aux financements internationaux.

  • Commerce équitable : renforcer la place des économies africaines dans les échanges mondiaux.

  • Innovation et numérique : valoriser la jeunesse africaine et son potentiel technologique.

Un test grandeur nature pour Pretoria

L’organisation d’un tel événement constitue également un défi logistique et sécuritaire. L’Afrique du Sud entend démontrer sa capacité à accueillir un sommet d’envergure mondiale, tout en projetant une image de stabilité et de leadership.

À 100 jours de l’ouverture, les préparatifs s’intensifient et les attentes sont grandes. Pour l’Afrique, ce G20 en terre sud-africaine est bien plus qu’un sommet : c’est une chance de faire entendre sa voix dans la gouvernance mondiale.

Transnet 360x320

Afrique du Sud : le fret ferroviaire s’ouvre au privé pour relancer Transnet

Le gouvernement sud-africain a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de relance du secteur ferroviaire en autorisant l’ouverture du fret au secteur privé. Cette décision marque un tournant pour Transnet, l’opérateur public confronté depuis plusieurs années à des difficultés structurelles, notamment liées à la vétusté des infrastructures, aux vols de câbles, à la faible capacité logistique et à des problèmes de gouvernance.

Désormais, des opérateurs privés auront la possibilité d’exploiter certaines lignes, avec pour objectif d’améliorer la fluidité du transport de marchandises, en particulier pour les industries minières et agricoles fortement dépendantes du rail pour l’exportation. Selon les autorités, cette réforme vise à renforcer la compétitivité économique de l’Afrique du Sud et à réduire la pression sur le transport routier, actuellement surchargé.

La ministre des Transports, Sindisiwe Chikunga, a souligné que l’ouverture à la concurrence permettra d’« accroître la productivité, attirer des investissements et restaurer la confiance dans le réseau ferroviaire national ». Elle a également insisté sur la nécessité d’un partenariat étroit entre l’État et les investisseurs privés afin de moderniser le système et d’assurer sa durabilité.

Les milieux économiques ont accueilli favorablement cette annonce, considérant qu’elle pourrait contribuer à désenclaver certaines régions et faciliter les exportations de ressources stratégiques telles que le charbon, le minerai de fer et les produits agricoles. Toutefois, plusieurs analystes rappellent que la réussite de cette réforme dépendra de la capacité des autorités à mettre en place un cadre réglementaire clair et transparent pour éviter toute concentration excessive et garantir une concurrence équitable.

Avec cette ouverture, l’Afrique du Sud espère donner un nouvel élan à son réseau ferroviaire et repositionner Transnet comme un acteur compétitif, capable de répondre aux besoins d’une économie en pleine mutation.

89218489 63119700 360x230

Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa appelle les femmes à s’impliquer dans le dialogue national.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a lancé, lundi, un appel fort à l’endroit des femmes, les invitant à participer activement au futur dialogue national. Selon lui, leur implication est indispensable pour bâtir une société plus juste et préparer l’avenir du pays.

Les femmes au cœur de la construction nationale

Lors de son intervention, le chef de l’État a rappelé que les Sud-Africaines ont toujours joué un rôle déterminant dans les luttes sociales et politiques. Il a souligné que leur voix devait être entendue et prise en compte dans la recherche de solutions aux défis actuels, qu’il s’agisse de la gouvernance, de l’économie ou de la cohésion sociale.

Une vision inclusive pour l’avenir

Pour Ramaphosa, l’exclusion des femmes des processus décisionnels serait un frein au progrès. Il a insisté sur la nécessité de garantir leur place autour de la table des discussions, afin que le futur dialogue national reflète la diversité et la richesse de la société sud-africaine.

Un enjeu de transformation sociale

Au-delà de l’appel symbolique, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir l’égalité des genres et d’ancrer la participation féminine dans toutes les sphères de la vie publique. Le président a affirmé que la construction d’une Afrique du Sud prospère et stable ne peut se faire sans l’apport des femmes.

En plaçant la participation féminine au centre du débat, Cyril Ramaphosa envoie un signal fort : l’avenir du pays se construira dans l’inclusion et la diversité.

Nelson Mandela 360x320

Afrique du Sud : la 16ᵉ édition de la “Mandela Day” commémorée.

Johannesburg, 18 juillet 2025 – L’Afrique du Sud a célébré, ce vendredi 18 juillet, la 16ᵉ édition de la “Mandela Day”, une journée mondiale dédiée à l’héritage de l’icône de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela. Partout dans le pays et au-delà, des initiatives citoyennes, des actions solidaires et des événements culturels ont marqué cette commémoration, rappelant les valeurs universelles de justice, de paix et d’humanité défendues par Madiba.

Une journée pour servir et inspirer

Instituée par les Nations Unies en 2009, la “Mandela Day” invite chaque individu à consacrer 67 minutes de son temps – en référence aux 67 années de lutte de Nelson Mandela – à des actions concrètes en faveur de la communauté : dons, bénévolat, activités sociales ou protection de l’environnement.
En Afrique du Sud, les citoyens, ONG et entreprises ont répondu présent en organisant des campagnes de nettoyage, des distributions de repas, des dons de sang, ainsi que des programmes d’aide aux écoles et aux hôpitaux.

Un hommage national et international

Le Président sud-africain Cyril Ramaphosa a présidé une cérémonie officielle à Pretoria, rendant hommage à la mémoire de Mandela.
« La meilleure façon d’honorer Madiba est de poursuivre son combat pour la justice et l’égalité. Chacun de nous peut être un agent de changement, peu importe l’ampleur de son action, » a-t-il déclaré.
De nombreux pays à travers le monde – du Royaume-Uni aux États-Unis en passant par le Kenya et l’Inde – ont également organisé des événements pour célébrer ce symbole planétaire de réconciliation.

Mandela, un héritage vivant

Nelson Mandela (1918-2013), premier président noir de l’Afrique du Sud, reste une figure universelle de la résistance à l’oppression. Prix Nobel de la Paix en 1993, il a incarné la réconciliation nationale et le dialogue, posant les bases d’une démocratie moderne dans un pays longtemps marqué par la ségrégation raciale.
La “Mandela Day” 2025 a été particulièrement marquée par des initiatives en faveur de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté, deux causes chères à l’ancien président.

Un thème centré sur la jeunesse

Le thème de cette année, “Empowering Youth for Change” (Autonomiser la jeunesse pour le changement), encourage les jeunes générations à s’inspirer de Mandela pour bâtir une société plus équitable et plus solidaire. Des ateliers de mentorat, des conférences et des projets entrepreneuriaux pour les jeunes ont été lancés dans plusieurs provinces.

Un appel à l’action continue

Au-delà des célébrations, la Mandela Day rappelle que le combat pour la justice sociale et la paix est un effort de chaque jour. Les autorités sud-africaines et la Fondation Nelson Mandela appellent à prolonger les actions solidaires tout au long de l’année, dans l’esprit de Madiba.

YR74FB2KLBOQJOZLS7CBD47BIE 360x320

G20 à Durban : l’Afrique porte ses priorités dans un contexte mondial sous tension.

Durban, en Afrique du Sud, accueille cette semaine la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20, un rendez-vous crucial pour l’économie mondiale. Alors que les tensions commerciales et les risques de fragmentation financière s’intensifient, cette édition prend une dimension particulière pour l’Afrique, qui veut faire entendre sa voix sur les grands dossiers du développement.

Une opportunité pour défendre la souveraineté économique africaine

L’Afrique plaide pour un meilleur accès au financement, une réduction des coûts de la dette et des investissements massifs dans les infrastructures. Ces priorités sont essentielles pour accompagner la croissance démographique et renforcer la compétitivité des économies africaines dans un contexte global incertain. Le continent veut également s’assurer d’une participation active dans la réforme des institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale.

Transition énergétique : une exigence partagée

Autre enjeu majeur : la transition énergétique. Les dirigeants africains insistent sur l’urgence de financer des projets d’énergies renouvelables pour répondre aux défis climatiques, tout en créant des emplois et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles. Les discussions portent sur des mécanismes de financement innovants, ainsi que sur la mise en place de partenariats public-privé pour accélérer le déploiement des infrastructures vertes.

Une intégration africaine renforcée dans la gouvernance mondiale

Avec la participation active de l’Union africaine, désormais membre permanent du G20, ce sommet illustre une reconnaissance croissante du rôle stratégique du continent dans l’économie mondiale. Durban devient ainsi un symbole : celui d’une Afrique qui ne veut plus être spectatrice, mais actrice des décisions économiques mondiales.