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Université sénégalaise : Ousmane Sonko annonce des réformes structurelles face à la crise de l’UCAD.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a affirmé devant l’Assemblée nationale la détermination de son gouvernement à engager « toutes les réformes nécessaires pour que l’université ne meure pas ». Cette déclaration intervient dans un contexte de crise profonde à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), confrontée à des difficultés structurelles, sociales et sécuritaires.

Une délocalisation à l’étude pour désengorger le campus

Parmi les pistes évoquées figure la délocalisation totale ou partielle de l’UCAD, institution phare de l’enseignement supérieur sénégalais. Cette option vise à répondre à la saturation du campus, qui accueille environ 25 000 étudiants dans des conditions jugées critiques.

Le chef du gouvernement insiste sur la nécessité de repenser en profondeur l’organisation de l’espace universitaire afin de garantir un environnement d’apprentissage plus sûr, mieux structuré et adapté à la croissance des effectifs.

Réouverture du campus et renforcement des mesures de sécurité

En amont de cette intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, a annoncé la réouverture du campus social à partir du 26 février, après plusieurs semaines de fermeture liées à des tensions récurrentes.

Un dispositif de sécurisation renforcé est également prévu, comprenant l’installation de systèmes de lutte contre les incendies, la mise en place de caméras de surveillance et un contrôle d’accès plus strict aux entrées du campus.

Ces mesures interviennent dans un climat particulièrement tendu, marqué par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, notamment après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, qui a suscité une vive émotion et relancé le débat sur la gestion sécuritaire des universités.

Vers une présence sécuritaire permanente

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé l’étude d’un projet de commissariat permanent au sein du campus social. L’objectif affiché est de « normaliser » la présence des forces de sécurité, en privilégiant une approche préventive et dissuasive, afin d’éviter les interventions jugées excessives observées ces derniers mois.

Une gestion des résidences universitaires remise en cause

Le ministre Daouda Ngom a dressé un constat préoccupant des conditions d’hébergement. Certaines chambres abriteraient jusqu’à 15 à 20 étudiants, tandis qu’environ 30 % des lits seraient attribués de manière irrégulière, en dehors des règles du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

Face à cette situation, une réforme du système de gestion des résidences universitaires apparaît indispensable pour restaurer l’équité et améliorer les conditions de vie des étudiants.

Bourses d’études : des dépenses en forte hausse

Sur la question des bourses, les autorités assurent qu’aucun retard n’est à signaler. Toutefois, le chevauchement des années académiques a conduit l’État à financer jusqu’à 16 mois de bourses, au lieu de 12 habituellement.

Cette situation a engendré une hausse significative des dépenses, atteignant environ 105 milliards de francs CFA, contre un budget initial estimé à 70 milliards.

Des réformes de fond pour sauver le système universitaire

Au-delà des mesures sécuritaires, Ousmane Sonko insiste sur la nécessité d’engager des réformes structurelles durables. Celles-ci visent notamment à stabiliser le calendrier académique, moderniser les infrastructures et garantir un cadre d’études propice à la réussite.

Pour le chef du gouvernement, l’enjeu dépasse la gestion de crise : il s’agit de refonder le système universitaire sénégalais afin d’en préserver la performance et la crédibilité à long terme.

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Décès d’un étudiant à l’UCAD : le président appelle à une réforme en profondeur de l’enseignement supérieur.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réagi officiellement au décès d’Abdoulaye Ba, étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Lors du Conseil des ministres, le chef de l’État s’est incliné devant la mémoire du disparu et a présenté ses condoléances à sa famille, à la communauté universitaire ainsi qu’à l’ensemble de la nation.

Cette prise de parole intervient dans un contexte de vives tensions et de débats récurrents autour des conditions d’études, de gouvernance et de stabilité dans les universités publiques sénégalaises.

Un secteur « névralgique » confronté à des crises récurrentes

Au-delà de l’hommage, le président a souligné l’urgence de moderniser et de stabiliser le secteur de l’enseignement supérieur, qu’il considère comme un levier stratégique pour la réussite de la Vision Sénégal 2050. Selon lui, l’université constitue un « facteur clé de l’excellence académique » et du développement national.

Bassirou Diomaye Faye a rappelé que l’enseignement supérieur demeure marqué par des crises systémiques répétitives, liées à la gouvernance, au respect des calendriers académiques, aux conditions sociales des étudiants et à la soutenabilité budgétaire des institutions. Il a ainsi plaidé pour un alignement du système universitaire et de la recherche sur les meilleurs standards internationaux.

Dialogue permanent et gouvernance renforcée

Dans cette perspective, le chef de l’État a instruit le gouvernement d’instaurer un dialogue permanent avec l’ensemble des composantes de la communauté universitaire — étudiants, enseignants-chercheurs, personnel administratif et autorités académiques — afin de prévenir les tensions et de garantir la stabilité du calendrier académique.

Il a insisté sur le respect des prescriptions du système Licence-Master-Doctorat (LMD), ainsi que sur la rigueur dans la gestion administrative, budgétaire et financière des universités publiques et des centres des œuvres sociales universitaires.

Accélérer la transformation du système

Enfin, le président a appelé à une validation consensuelle et rapide des recommandations issues des concertations sur l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Cette réforme, présentée comme structurante pour l’avenir du pays, vise à renforcer la qualité de la formation, améliorer la gouvernance des établissements et mieux arrimer l’université aux besoins de l’économie nationale.

À travers cette intervention, le chef de l’État inscrit le drame survenu à l’UCAD dans une réflexion plus large sur la nécessité de refonder durablement le système universitaire sénégalais.

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Décès d’Abdoulaye Bâ à l’UCAD : une perte tragique qui bouleverse la communauté universitaire.

La communauté universitaire sénégalaise est sous le choc après le décès d’Abdoulaye Bâ, étudiant en deuxième année de Chirurgie dentaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le jeune homme a perdu la vie le lundi 9 février 2026, à la suite des violences survenues au Campus social de l’université, un drame qui a profondément ému étudiants, enseignants et acteurs de la société civile.

Un étudiant prometteur, symbole d’espoir familial

Âgé d’une vingtaine d’années, Abdoulaye Bâ était inscrit à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. Apprécié pour son sérieux, sa discipline et son engagement académique, il incarnait l’excellence et l’espoir d’une réussite construite par le travail. Une photographie largement relayée sur les réseaux sociaux le montre concentré sur un mannequin d’entraînement, vêtu de sa blouse blanche et de gants bleus, image devenue le symbole d’un parcours brutalement interrompu.

Orphelin de père, Abdoulaye Bâ portait sur ses épaules les espoirs de toute une famille. À un camarade, il confiait avec émotion : « Copain, ma mère n’a d’autre espoir que moi ». Ces mots résonnent aujourd’hui avec une intensité particulière, soulignant la dimension humaine et sociale de cette perte.

Une prise en charge médicale tardive et des zones d’ombre

Selon Cheikh Atab Sagna, président de l’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, Abdoulaye Bâ a été admis dans l’après-midi au service médical du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) dans un état jugé critique. Il présentait de graves difficultés respiratoires, nécessitant une évacuation urgente vers l’Hôpital Principal de Dakar.

Le transfert n’a toutefois pas pu être effectué à temps. L’étudiant a succombé avant son évacuation, soulevant de nombreuses interrogations sur les conditions de sa prise en charge. La gestion de sa dépouille a également été source de confusion et d’inquiétude, son corps ayant été conduit à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, sans communication claire dans l’immédiat.

Une onde de choc à l’UCAD et au-delà

La mort d’Abdoulaye Bâ a provoqué une vive émotion sur le campus de l’UCAD, déjà marqué par des tensions récurrentes liées aux conditions de vie et de sécurité des étudiants. Elle ravive le débat sur la gestion des crises au sein des établissements universitaires, la sécurisation des campus et l’efficacité des dispositifs de prise en charge médicale en situation d’urgence.

Au-delà du drame individuel, ce décès pose une fois de plus la question de la protection des étudiants et de la responsabilité des autorités académiques et administratives dans la prévention et la gestion des violences universitaires. Pour beaucoup, Abdoulaye Bâ restera le visage d’une jeunesse studieuse et déterminée, emportée trop tôt par un contexte de violences qui continue d’interpeller la conscience nationale.

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Sénégal : UCAD fermeture exceptionnelle du campus social pour raisons de sécurité.

À la suite des événements survenus le lundi 9 février 2026, marqués par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a annoncé la fermeture exceptionnelle du campus social à compter de ce mardi 10 février à 12 heures, et ce jusqu’à nouvel ordre. La décision a été prise sur instruction des autorités compétentes, dans un contexte jugé sensible sur le plan sécuritaire.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, la Direction du COUD précise que cette mesure vise avant tout à garantir la sécurité des étudiants et du personnel, au lendemain de violences qui ont profondément affecté la communauté universitaire. Aucune date de réouverture n’a, pour l’heure, été communiquée.

Afin de prévenir tout incident durant la période de fermeture, les étudiants sont invités à libérer leurs chambres sans y laisser de bagages. Cette consigne s’inscrit dans une démarche de sécurisation du site pendant la suspension des activités du campus social.

Conscient de l’onde de choc provoquée par ces événements, le COUD annonce également la mise en place prochaine d’un dispositif d’accompagnement et d’écoute psychologique à destination des étudiants. Les modalités pratiques de ce soutien seront précisées ultérieurement par les services compétents.

Dans son communiqué, la Direction du COUD a exprimé ses condoléances les plus attristées à la famille d’Abdoulaye Ba, ainsi qu’à l’ensemble des étudiants et membres de la communauté universitaire touchés par ce drame.

Enfin, l’institution appelle au calme, à la responsabilité et à la collaboration de tous, dans l’espoir de rétablir un climat apaisé et de permettre un retour durable à la sérénité au sein du campus universitaire.

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Université du Sénégal oriental : Bassirou Diomaye Faye souligne l’importance du lien entre formation et développement régional.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué jeudi l’initiative visant à articuler les formations dispensées par l’Université du Sénégal oriental (USO) avec le potentiel minier et géologique du sud-est du pays. Il a insisté sur l’importance de combiner théorie et pratique, notamment à travers les incubateurs prévus dans la phase d’extension de l’université.

Arrivé à Tambacounda peu avant 10 heures pour une tournée économique de deux jours, le chef de l’État a visité le chantier de l’USO en compagnie du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, ainsi que des autorités administratives et locales de la région.

Une université au service du développement régional

Pour le président Faye, l’Université du Sénégal oriental représente une infrastructure stratégique appelée à renforcer le maillage éducatif du pays tout en soutenant la valorisation des ressources locales. « L’État accompagnera sur tous les plans pour que l’entreprise soit dans les conditions optimales de respecter la date convenue » pour la livraison, a-t-il précisé, en évoquant la mobilisation et l’accueil chaleureux des populations et des autorités locales.

Le président a également salué l’engagement de l’entreprise Royal BTP, chargée de la construction, et des ouvriers œuvrant sur le site. Il les a encouragés à maintenir, voire accélérer, le rythme des travaux afin de respecter la date de livraison fixée à octobre 2026.

« Je suis heureux de constater que l’entreprise déploie tous les moyens nécessaires. Il faut les féliciter et les encourager. C’est sur cette dynamique qu’il faudra continuer pour maintenir le rythme, et, au besoin, accélérer la cadence », a-t-il conclu, réaffirmant l’importance de ce projet pour le développement économique et éducatif de la région.

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Apprentissage et autonomisation des femmes : la Fondation Orange Guinée investit dans les compétences des métiers de demain.

Engagée de longue date en faveur de l’éducation, de l’employabilité des jeunes et de l’autonomisation économique des femmes, la Fondation Orange Guinée franchit une nouvelle étape stratégique. Avec l’appui de l’Agence française de développement et de la Fondation Orange Groupe, elle déploie un programme structurant destiné à renforcer les compétences autour des métiers de demain, dans une logique d’inclusion sociale et de développement durable.

Mis en œuvre sur la période janvier 2026 – second semestre 2028, ce programme ambitionne d’accélérer et de consolider des initiatives de formation innovantes, en ciblant prioritairement les femmes et les jeunes en situation d’insertion professionnelle. Il s’inscrit dans une vision globale visant à répondre aux défis de l’emploi, de la transition écologique et de la transformation numérique en Guinée.

Un investissement stratégique au service de l’inclusion

Doté d’un financement global de 163 000 euros, cofinancé par l’AFD et la Fondation Orange Groupe, le programme permettra à la Fondation Orange Guinée de renforcer la montée en puissance de ses FabLabs solidaires, notamment à Conakry et Coyah. Ces espaces d’apprentissage et d’innovation constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour l’acquisition de compétences pratiques, la créativité et l’entrepreneuriat local.

À travers ce dispositif, la Fondation entend offrir des formations qualifiantes, adaptées aux réalités du marché du travail, tout en favorisant l’égalité des chances et l’autonomie économique des bénéficiaires.

Deux programmes phares au cœur du dispositif

Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi : créativité, écologie et insertion

Déployé au sein du SankuLab de Conakry, le programme Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi se distingue par son approche innovante, à la croisée de l’art, de la décoration intérieure et du recyclage. Il valorise une démarche écoresponsable fondée sur l’utilisation de matériaux recyclés tels que le carton, le cuir, le tissu ou le bois, combinée à des techniques de peinture artistique.

En complément, des formations gratuites en couture et broderie sont proposées à des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans, sans emploi. L’objectif est de former 125 bénéficiaires, avec un taux attendu de 30 % de sorties positives vers l’emploi ou l’auto-emploi, contribuant ainsi à une insertion professionnelle durable.

Le FabLab de Coyah : former aux métiers verts

Le FabLab de Coyah constitue le second pilier du programme. Spécialisé dans les métiers dits “verts”, il est mis en œuvre en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFP-E).

Ce dispositif vise à former plus de 125 femmes à travers des parcours qualifiants axés sur l’employabilité, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique, tout en accompagnant la transition vers des activités respectueuses de l’environnement.

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Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

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Recrutement d’enseignants-chercheurs par la Guinée : le Mesri rappelle le cadre légal et appelle à la vigilance

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a réagi au recrutement, par un pays voisin, d’enseignants-chercheurs sénégalais en activité. Dans un communiqué de presse transmis à la rédaction du quotidien « Le Soleil », le département ministériel invite les recteurs des universités publiques à veiller scrupuleusement au respect de la réglementation en vigueur.

Le Mesri rappelle que la loi n°61-33 du 15 juin 1961, relative au statut général des fonctionnaires, consacre en son article 9 le principe de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique. Ce texte limite strictement les possibilités de cumul d’activités pour les agents de l’État. De manière plus spécifique, l’article 11 de la loi n°81-59 du 9 novembre 1981, portant statut du personnel enseignant des universités, encadre les conditions d’utilisation hors cadre des enseignants-chercheurs.

Sur cette base juridique, le ministère précise qu’un enseignant-chercheur sénégalais en fonction ne peut être engagé par contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, sauf dans le cadre de mécanismes de coopération dûment ratifiés et conformément aux dispositions relatives à la mise à disposition ou à la délivrance de fonctions de service prévues par les lois et règlements nationaux.

C’est pourquoi le Mesri indique avoir demandé aux recteurs de vérifier les informations faisant état de tels recrutements et de s’assurer que toute mobilité internationale respecte strictement le cadre légal et administratif sénégalais.

Dans son communiqué, le ministère a par ailleurs tenu à souligner l’attractivité des universités sénégalaises, mettant en avant la valorisation progressive des rémunérations des enseignants-chercheurs, qu’il qualifie parmi les plus élevées de l’espace francophone d’Afrique subsaharienne.

Enfin, le Mesri rappelle que la coopération universitaire reste un axe stratégique pour le Sénégal. À ce titre, il cite le protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique signé entre les gouvernements du Sénégal et de la Guinée à Conakry, le 23 mai 2025. Cet accord prévoit la mobilité encadrée des enseignants et des étudiants entre les deux pays. Les modalités de sa mise en œuvre, précise le ministère, seront examinées par un comité de suivi dédié et rendues publiques en temps opportun.

À travers cette sortie officielle, le Mesri entend réaffirmer son attachement au respect de la loi, tout en promouvant une coopération académique internationale structurée, transparente et conforme aux intérêts du système universitaire sénégalais.

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Guinée : inauguration des bâtiments des écoles doctorales de l’Université Gamal Abdel Nasser et remise de 1 000 ordinateurs fabriqués localement.

Sous la présidence du Premier ministre Bah Oury, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a procédé, ce vendredi 21 novembre 2025, à l’inauguration officielle des nouveaux bâtiments des écoles doctorales de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC). Un moment fort pour l’enseignement supérieur guinéen, marqué également par la remise de 1 000 ordinateurs fabriqués en Guinée aux enseignants-chercheurs et chercheurs — une première dans l’histoire du pays.

Un pas décisif vers un enseignement supérieur moderne et performant

L’inauguration de ces infrastructures s’inscrit dans la volonté du gouvernement de doter l’écosystème académique d’outils modernes et adaptés aux exigences de la recherche scientifique. Les nouveaux édifices représentent un investissement stratégique pour renforcer la qualité de la formation, soutenir l’émergence de pôles d’excellence et encourager l’innovation.

Les infrastructures comprennent :

  • Un bâtiment principal R+3, comprenant des salles de classe équipées, des laboratoires, des bureaux administratifs et des installations sanitaires modernes.

  • Une salle des fêtes de 600 places, destinée à abriter conférences, colloques scientifiques, soutenances et événements académiques de grande envergure.

  • Le bâtiment Pharmacie R+2, doté de laboratoires didactiques, d’espaces expérimentaux et de salles de cours spécialisés.

  • Le bâtiment Génie Civil R+2, équipé de laboratoires technologiques de dernière génération, essentiels à la formation pratique des ingénieurs.

  • Le bâtiment des Écoles Doctorales R+1, comprenant amphithéâtres, espaces de recherche, bureaux et services annexes dédiés aux doctorants.

Remise de 1 000 ordinateurs fabriqués en Guinée

Moment phare de la cérémonie, la distribution de 1 000 ordinateurs fabriqués localement symbolise l’engagement du gouvernement en faveur de la souveraineté technologique. Cette initiative vise notamment à :

  • renforcer les capacités des enseignants-chercheurs ;

  • encourager la production locale d’équipements informatiques ;

  • réduire la dépendance extérieure en matière de technologie ;

  • améliorer l’accès aux outils numériques dans le milieu universitaire.

Un engagement renouvelé pour la recherche et l’innovation

En soutenant la création d’infrastructures modernes et la mise à disposition d’équipements technologiques, les autorités entendent impulser une nouvelle dynamique au sein des établissements d’enseignement supérieur. L’objectif est de créer un environnement propice à l’excellence académique, à la recherche appliquée et à l’innovation scientifique.

L’inauguration des écoles doctorales de l’UGANC marque ainsi une étape importante dans la transformation du système universitaire guinéen, qui ambitionne de se hisser au rang des pôles d’enseignement supérieur les plus compétitifs de la région.

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Gala de la Fondation Diaka Camara : un élan international en faveur de l’éducation des jeunes filles.

La Fondation Diaka Camara a organisé, ce samedi, à l’hôtel Palm Camayenne, un gala d’envergure internationale rassemblant des personnalités venues de Guinée et de plus de quinze pays. Placé sous le parrainage du ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, l’événement a mis à l’honneur l’engagement de la fondation pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles.

Cette édition 2025 a également été l’occasion de lancer le Cercle des Alliances AWA, une initiative visant à renforcer l’impact social de la fondation à travers des partenariats et des projets innovants pour le développement des jeunes filles.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre du Commerce, Fatima Camara, et la ministre de l’Enseignement technique, Hadja Aminata Kaba, représentant la ministre de l’Action sociale, Mme Charlotte Daffé, marraine de la soirée. Des diplomates et ambassadeurs accrédités en Guinée ont également pris part à l’événement, témoignant de l’intérêt international porté à la cause défendue.

Au nom du gouvernement, la ministre de l’Enseignement technique a réaffirmé le soutien des autorités à toutes les initiatives favorisant l’éducation et l’épanouissement des jeunes filles, soulignant l’importance de telles actions pour le développement durable du pays.

Le gala a été ponctué de discours inspirants, de témoignages émouvants et de performances culturelles, offrant une plateforme de visibilité et de mobilisation autour de la mission de la fondation. Par son engagement et ses initiatives, la Fondation Diaka Camara confirme sa place en tant qu’acteur majeur de la promotion de l’éducation des jeunes filles en Guinée et au-delà.